Européennes : qui pourra arrêter le RN ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous quotidien de débat de chronique et de reportage on est ensemble du lundi au jeudi à 18h et 22h pour donner du sens à l'actualité grâce à nos experts et au journalistes de la rédaction de Public Sénat et voici le sommaire de ce 29 février anné bissextile un Gabriel Atal en recul un Raphaël gluxman qui émerge et un Jordan Bardella qui caracole en tête à 3 mois des européenne c'est le principal enseignement du baromètre odoxa mascaré de février un trimestre justement c'est le temps court dont bénéficira Valéri AER pour mener la liste de la majorité présidentielle peut-elle réduire l'écart avec le rassemblement national on en débat tout à l'heure et puis dans notre seconde partie d'émission c'est un retour sur le scandale du Qatar gate que je vous propose décembre 2022 deux médias belges révèlent une corruption massive de députés européens des millions d'euros en petite coupure la corruption n'est pas qu'une affaire de sac de billet remis dans des chambres d'hôtel la corruption c'est aussi le conflit d'intérêt c'est de travailler pour un grand groupe pétrolier quand on est député européen la corruption c'est aussi de vendre son carnet d'adresse de chancelier de président de ministres ou d'élus à des intérêts hostiles à nos démocraties sitôt son mandat fini et la corruption ce n'est pas qu'un enjeu éthique ou moral c'est pour nos démocraties une question de salut public que s'est-il passé depuis décembre 2022 où en est l'enquête le Parlement européen a-t-il revu ses règles en matière de transparence et de lobbying on en débat dans 45 minutes mais d'abord retour sur cette soirée historique hier au Sénat la constitutionnalisation de l'interruption volontaire de grossesse adopté dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale les parlementaires se réuniront lundi en congrès à Versailles Jonathan dupriz de longs applaudissements pour un vote historique après 4hur de débat le projet de loi visant à inscrire l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution et donc adopté au Sénat à une très large majorité exprimer 317 pour 267 contre 50 le Sénat a adopté dans l'hémicycle l'émotion est palpable la plupart des sénateurs sont debout c'est un moment de bonheur disons-le clairement de plusieurs points de vue d'abord du point de vue de la vie parlementaire et du de la fonction parlementaire c'est pas toujours évident d'être parlementaire que soit sénateur ou député on a parfois l'impression de travailler beaucoup de parler beaucoup et d'avoir assez peu de résultats concrets là pour une fois il y a un résultat concret qui est un beau résultat l'issue du vote est pourtant restée très incertaine jusqu'au bout la formulation liberté garantie a ont suscité les réticences d'une partie des sénateurs de droite et du centre cette prudence ne doit pas nous faire céder à une forme de juridisme qui nous détournerait du principal au final le texte est adopté sans modification dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale bravovo avec toutes les voix de la gauche et une partie des voix de droité du centre ayant finalement basculé les choses ont évolué d'abord la donne n'est pas tout à fait la même aujourd'hui qu'elle était il y a 1 an voire il y a 16 mois puisqueon est dans une initiative gouvernementale donc certaine qu'il n'y aurait pas de référendum ce que nous souhaitions pas et quant à la rédaction la rédaction proposée aujourd'hui à l'article 34 de la Constitution est tout à fait proche de celle qui avait été déjà adoptée par le Sénat et nous pensons que c'est avant tout symbolique et que c'est un moindre mal que de l'inscrire à cet endroit dans la Constitution à l'issue du vote l'exécutif s'est exprimé Emmanuel Macron salue un pas décisif fait par le Sénat Gabriel Atal évoque lui une France à l'avant-garde du progrès dernière étape la réunion lundi du Congrès à Versailles pour entériner le texte ce congrès réunit à versaill la campagne des élections européennes mais aussi l'audition choc de l'actrice Judi GARCH au Sénat ce jeudi on en débat avec Rachel gar Valcarcel bonsoir et bienvenue vous êtes journaliste politique à 20 minutes Pascal Perino bonsoir et bienvenue politologue et professeur à Sciences pour Paris Gal Sliman bonsoir bienvenue à vous vous êtes président et cofondateur de doxa on va détailler avec vous les les résultats du du baromètre de de février et Tam tranui bonsoir Tam qui ne quitte pas le plateau de sens publ hier soir éditorialiste politique et on commentait d'ailleurs ensemble en direct à 22h le le cette inscription de l'IVG dans la Constitution Rachel gar valcasser c'est quoi c'est une est-ce que vous disiez je disais un de vos articles c'est une victoire des sénatrices euh oui Laurence Rossignol le disait voilà c'est c'est un vrai processus parlementaire qui a eu lieu parce que il y a pas si longtemps le gouvernement les macronistes étaient pas étai pas emballé par cette idée et puis il y a quand même eu une influence étrangère si je puis dire mais parce que la France n'est pas une île isolée au milieu de l'océan et donc évidemment que sur ce sujet-là comme sur d'autres on a des influences étrangères et on se dit mais peut-être que ça pourrait arriver chez ce qui s'est passé aux États-Unis a déclanché un mouvement fr mais rappelons que les initiatives pour inclure l'IVG dans la Constitution date d'avant 2022 il y en avait eu des 2017 je crois avec 201 avec groupe communiste qui avait déposé une proposition de loi qui n'avait jamais été débattu he et je trouve et je trouve que il y a eu des grands discours des beaux discours hier je pense à celui de Mélanie Vogel et à la présidente de la délégation des droits des femmes Dominique Verrien si je me trompe pas qui chacune dont leur genre parce qu'il y en a une qui est écologiste l'autre qui est centriste euh ont eu des des des beaux discours qui peut-être peut-être resteront h Pascal Perino est-ce que le une partie des sénateurs de la droite et du centre ont peur d'être catalogué ringar hier soir certainement certainement parce que quand on regarde l'évolution des vote c'est vrai que le noyau dur qui voulait faire de la résistance est réduit au fond à 50 hein c'est peu et certainement que il s'attendait à être plutôt au autour de 80 90 sénateurs donc c'est peu donc oui le climat général a fait évoluer une partie des sénateurs et des sénatrices de droite et du centre des pressions familiales ils ont raconté ça d'entre des discussions en famille très bien discussions en famille et pour une droite qui est en difficulté on le voit quelques encablures des élections européennes la liste LR dirigée par François Xavier Belami a du mal à se faire une place une place au soleil c'est le moins qu'on puisse dire euh et bien cette droite est peut-être appelée à une certaine prudence et se dit dans le contexte actuel si on envoie un message d'une droite qui mène un combat qui a tort ou à raison est perçu comme d'arrière-garde ça ne va pas aider le retour de la droite au premier plan de la scène politique donc je crois oui qu'il y a eu un certain pragmati et puis n'oublions pas aussi que certains sénateurs se sont souvenus tout de même que l'IVG c'est une réforme qui est du à Simon vel qui était une femme du centre associé à la droite oui évidemment g slimman il y a un mouvement de fond il y a même un une une une large part des Français c'est entre 80 et 90 % sondage après sondage étude après é qui disent on est favorable à à l'IVG mais aussi à la constitutionnalisation cétait c'était un mouvement trop fort d'une certaine façon on peut l'évaluer comme ça oui oui parce que dans le débat en fait dans dans l'espace politique contrairement à ce qui s'est passé vous l'avez évoqué aux États-Unis il y a pas d'espace politique pour une formation politique qui dirait et bien moi je suis pour la remise en question de l'IVG il y a pas ça en France il y a pas de force lobby qui existe y ESP politique ou de force politique fort on nentend pas Marine Le Pen par exemple qui incarne quement la force politique la plus à droite celle qu'on pourrait le plus comparer finalement à du Donald Trump aux États-Unis ou à ses amis on n a aucune force politique qui est sur ce schémal peut-être un peu chez reconquête d' un peu chez reconquête mais ça pèse 5 % donc ça ça existe très faiblement la difficulté qu'avait les les députés d'abord puis les sénateurs de de droite c'est d'être sur une ligne on a entendu Gérard Larché il y a quelques semaines ou quelques mois sur sur cette ligne là expliquer à la fois qu'on est très attaché à l'idg mais en même temps que euh on ne souhaite pas l'inclure dans la Constitution en donnant tout un tas d'arguments qui se tiennent tout à fait qui s oui les arguments juridiques étaient peut-être bons mais c'était assez inaudible mais c'est complètement inaudible et à l'heure des réseaux sociaux vous ne pouvez pas c'est juste impossible d'être sur ce que Emmanuel Macron appelait il y a un moment il y a un temps la pensée complexe c'est-à-dire je suis pour mais je vais voter contre oui même si on avait des arguments pertinents pour le faire entendre ils ont bien vu avec leurs enfants ils ont bien vu avec leurs administrés le circonscription que ça n'était pas audible donc ils ont cédé et on en arrive à à ce résultat oui t m tout message nuancé sur le sujet hier était extrêmement compliqué j'en prends pour exemple Philippe Bas Philippe Bas qui était quand même l'artisan du premier consensus qu'il avait eu l'année dernière avec la première rédaction et la rédaction qui a été adoptée là été très proche il défendait un amendement pour dire je suis pas tout à fait d'accord il voulait retirer le mot garantie et cetera moi j'ai vu sur les réseaux sociaux il voulait une liberté voilà il ne voulait pas qu'il y a une liberté garantie mais simplement une liberté des femmes à pouvoir recourir à l'IVG et bien ne serait-ce que cela j'ai vu comment il a été reçu sur les réseaux sociaux alors que Philippe B il nous l'avait confié mais il ne voulait pas le dire à ce moment-là allait voter le texte même dans la version finale et vous voyez le message nuancé c'est impossible de l'expliquer comme ça c'est pour ça aussi qu'il y en a beaucoup qui fent à l'opinion publique se sont dit bon ben je vais voter parce que sinon je vais me reoir plein la figure alors je vais vous redonner la parole sur ce sur ce thème et vous avez évoqué ce ce chiffre là 5 qu'on a vu apparaître sur sur les écrans de de Public Sénat un peu un peu après 20h hier soir et qui nous a quand même les les autres surpris on s'attendait à à plus de votes contre on va décortiquer tout ça avec Mathias Arz qui qui était déjà là hier soir lui aussi mais merci Mathias d'être fidèle au poste on rentre dans le détail de ce vote oui Thomas car ce si ce vote qu'il y a encore quelques semaines on imagine est impossible ici au Sénat était rendu possible et bien c'est grâce au voix de la droite et du C centre qui se sont agrégés à celle de la gauche et de la majorité présidentielle 72 LR et 41 centristes ont donc voté le texte conforme parmi ces voix qui ont permis de faire basculer le vote on retrouve chez leslr agès Canayer rapporteur du texte Roger carucci Sophi prima Philippe B qui s'est pourtant vu retoquer un amendement voulant supprimer le mot garantie chez les centristes les voix de Françoise Gatel Jean-Marie Mison et Jean-Marie van lerenberg étaient du scrutin avec 113 voix pour la majorité sénate représente quasiment la moitié des votes en faveur de la constitutionnalisation oui on le voit sur cette sur cette infographie et puis il y avait quand même eu on l'a évoqué des voix importantes Gérard Larché Bruno rotaillot Hervé Marseille qui s'était opposé à cette inscription de l'IVG dans la Constitution qu'est-ce qui a pu jouer pour que finalement le les rangs ne suivent pas et ben on parle d'un d'un sujet de société et comme souvent sur ces sujets il n'y avait pas de consigne de vote au sein des groupes on peut imaginer que parmi la majorité sénatoriale beaucoup étant étaient en votant pour en accord avec leur propre conviction pour les autres qui ont basculé on a par exemple entendu hier la sénatrice socialiste Laurence Rossignol remercier les femmes les sœurs et les filles des sénateurs qui les ont incité à voter ce texte d'autres sénateurs qui avaient voté contre l'an dernier ont confié à nos journalistes parlementaires que quand on les interrogeait dans leur département et bien l'argument juridique n'était tout simplement plus audible de la part de leurs électeurs enfin Thomas plusieurs fois hier pendant la séance a été brandie la carte C news en référence à cette infographie faisant de Liv la première cause de mortalité dans le monde là encore des sénateurs et sénatrices nous ont confié que face à l'ampleur de l'affaire et bien ça a pu jouer dans leur décision et donc Mathias lundi rendez-vous à Versailles le Congrès est-ce une simple formalité alors par définition un vote n'est jamais joué d'avance cependant au moment de l'annonce des résultats hier les pronstitutionnalisation ont pu constater on l'a vu que le vote était plus large que prévu pour que l'issue soit favorable il faut les 3/5e du Parlement si on s'en tient tout simplement au députés et au sénateurs qui ont voté le texte en première lecture dans leur chambre on arrive à 760 parlementaires soit déjà plus des 35e un vote qui pourrait selon les information de Public Sénat être finalement encore plus large à Versailles merci beaucoup Mathias Rachel gar on va reparler du Congrès mais quand même je voudrais qu'on parle de Gérard Larcher parce que c'est quand même un peu une pierre dans son jardin ce qui s'est passé hier soir aussi il y a quand même un petit désaveux il y a eu quandme on est passé par plusieurs États dans cette campagne si je puis dire on a pensé que la la la la la la manière dont avait rédigé le gouvernement le sa son projet de loi constitutionnel serait relativement consensuelle et passerait facilement et puis il y a eu cette déclaration de Gérard Larcher il y a quelques semaines qui a qui a mis un peu un froid quand même où on a dit la droite sénatoriale n'a pas apprécié que la date du Congrès soit cétait la Constitution n'est pas un catalogue de droit soci un catalogue de droits sociaux ce qui est ce qui peut être contesté d'ailleurs parce que il y a c'est aussi je pense c'est un moche mot de dire catalogue pour parler de la Constitution mais il y a une une liste de liberté de droit que la la France s'en orgueilli de garantir ou de ou de proposer euh donc c'était contestable euh et jusqu'il y a deux TR semaines même dans les cadres de la majorité présidentielle on disait non les sénateurs vont vouloir se faire entendre et ça ne sera pas conforme en tout cas pas conforme tout de suite au moins symboliquement et puis dans les tous derniers jours la gauche Mélanie Vogel ses collaborateurs nous disaient on a senti que les choses bougeaient pas au point qu'il n'y ait que 50 contre mais dans les derniers jours ils ont senti que a beaucoup de thèmes dont on va parler dans dans dans ce débat donc je voudrais terminer sur sur cette constitutionnalisation historique de de l'IVG quand même le Congrès il faut dire un mot parce quealpino de ce ce cérémonial on est quand même un peu enfin moi c'est ce que je ressens au cœur des contradictions de notre République toujours fasciné par la monarchie c'est on va faire ça où à c'est pas nouveau he je le découvre pas mais on va faire ça où à versaill pourquoi B parce que si vous voulez toucher à la Loi fondamentale réformer la Constitution l'amender c'est important on touche à voilà ce qui nous rassemble tous en dépit de nos différences politiques donc ça a besoin d'un symbole fort et comme la République est bonne fille en effet et bien ça se fait à Versailles c'est vrai vous citiez c'est une monarchie républicaine c'est une république qui a de temps en temps des rolants monarchiques mais qui a besoin aussi d'un certain cérémonial que l'on voit très bien surtout dans la majorité qualifiée c'est pas une majorité simple 3/5e c'est-à-dire qu'il faut presque un un consensus pour toucher à la Loi fondamentale et ça au fond on ne peut que s'en réjouir ouais g Sliman un un tout dernier mot peut-être sur la popularité d'Emmanuel Macron ti on peut voir le l'un des résultats puis ensuite on va en détailler beaucoup d'autres de du résultat de du baromètre de février au doxa mascaré pour Public Sénat et les titres de la presse quotidienne régionale je propose qu'on regarde la popularité des u Macron qui est en légère baisse moin moin un point sur sur un moin c'est relativement stable est-ce que cette séquence vous avez peut-être pas la réponse donc c'est pas une col mais est-ce que cette séquence parce que ça faisait partie des promesses de campagne d'Emmanuel Macron la constitutionnalisation et C c'était pas une promesse de pour c'était c'est arrivé après c'est ça pard j'étais pas assez précis c'était après législative est-ce que ça peut profiter au chef de l'État pas du tout non pas du tout on est sur un sujet qui fait consensus dans l'opinion ou pour lequel il y a pas de de différenciation possible et encore moins avec le vote qui vient d'avoir lieu et qui sera largement confirmé à à Versailles et on est plutôt dans une séquence qui n'est pas bonne pour Emmanuel Macron parce que il y a cette micro parenthèse si j'ose dire au milieu d'une tempête la tempête Ukraine avec le sondage que nous publions aujourd'hui dans le Figaro le montre des Français qui n'ont pas compris et qui désavouent totalement la position d'Emmanuel Macron sur l'idée de ne pas exclure l'envoi de troupes l'hypothèse stratégique d'envoyer des troupes occidentales au sol en Ukraine on a les 2 tiers des Français qui sont contre sur un sujet qui angoisse de manière structurelle les 3/4 de nos concitoyens depuis 2 ans donc je crois que ça ça aura beaucoup plus de poids parce que à la fois ce que je viens de dire et le vote d'aujourd'hui sont des éléments qui ne sont pas pris en compte dans le résultat du sondage de notre baromètre politique baromère polique é fait avant ces deux événements et donc je je crois plutôt que la tendance actuelle euh modulos qui vient de se passer sur sur la constitutionnalisation de l'IVG est une tendance qui n'est une séquence qui n'est pas bonne pour Emmanuel Macron et on a vu et ça c'est déjà enregistré dans dans notre baromètre des images très dures encore euh au salon de l'agriculture d'un président de la République ué faut bien comprendre qu'on est face à un président au-delà du tiers de français qu' l' apprécie et qu'il soutient pour les 2 tiers restants ça ne dit pas l'intensité j'ai presque envie de dire de la haine qu'il peut susciter chez certains et qui est inquiétante en en démocratie qui est très inquiétante on l'avait un peu vécu sous Nicolas Sarkozy très peu sous François Hollande qui était pourtant encore plus impopulaire mais pas avec une telle un tel niveau de radicalité aujourd'hui on a un président de la République qui ne peut plus concrètement se présenter dans un espace public ouvert un salon une manifestation sportive on aura les Jeux Olympiques bientôt sans susciter immédiatement des casserolades des sifflés des hués donc je ne crois pas que ce qui vient de se produire euh atténuera tout cela ou calmera la chose allez 2uxème chapitre dans notre débat 100 % politique cette audition très forte de Judith GARCH par la délégation au droits des femmes au Sénat l'actrice demande l'ouverture d'une commission d'enquête sur les violences sexistes et sexuelles dans le monde du cinéma on l'écoute je me permets de vous demander de constituer une commission d'enquête contre les violences sexuelles et sexistes dans le milieu du cinéma de demander de demander et pardonnez-moi je je j'imagine crois savoir que ce n'est pas forcément votre pouvoir mais tant pis ce sera dit le retrait de Dominique boutona dont le procès va bientôt avoir lieu je crois il y a des charges de violence sexuelle contre lui Dominique boutona qui est le Président du CNC l'affaire Weinstein aux États-Unis c'était octobre 2017 Rachel gara valccel pourquoi a-t-il fallu attendre aussi longtemps en France est-ce que vous le le ressentez comme tel il y a clairement un gros décalage en France par rapport à ce qui a pu se passer aux États-Unis ou ailleurs en vérité le Meon est arrivé que très doucement en France et on le fait de aussi de par catégorie presque souvenez-vous il y a cette commission d'enquête dans le sport qui ne touchait pas que la question des abus sur les mineurs mais qui c'était un des thèmes là le le cinéma il y a eu dans le journalisme aussi euh et euh ça arrive doucement alors que euh en fait ce qu'on voit bien ce qu'on commence à bien cerner c'est que c'est un phénomène massif on l'a bien vu avec le nombre de témoignages reçus par la civise on l'avait vu avant par le nombre de témoignages reçus par la Commission c'é la commission sauvée je crois pour pour l'Église il y a un sujet qui qui est colossal qu'on a du mal clairement à appréhender en France parce qu'on est un peu on s'auto anesthésie avec la présomption d'innocence qui est un quelque chose de très important mais qui quelque chose qui concerne les palais de justice pas le reste de la société en fait mais c'est une vraie question d'ailleurs Judie godrch elle accuse notamment Jacques Doyon d'abus sexuel sur un tournage quand elle n'avait que 15 ans le réalisateur lui parle de fausses accusations et de mensonge son avocate annonce une plainte en diffamation on verra bien Jacques Doyon il devait sortir un film le 27 mars sorti reporté à cause de ce scandale et là où ça prend une dimension également politique c'est que la ministre de la Culture Rachid hadti s'est dit je je la cite gêné par cette sanction collective gêné de punir tout un film en raison d'un comportement inapproprié ou illégal d'une seule personne parqueal Pino il y a plein de questions autour de de ça il y a la question de d'une œuvre est-ce qu'on peut détacher une œure du comportement de de l'artiste mais c'est pas là-dessus que je je voudrais vous interroger je voudrais rebondir sur la question du finalement du du temps médiatique par rapport au temps judiciaire le tribunal médiatique est à l'œuvreà c'est c'est c'est ce que notre époque est aujourd'hui est-ce que c'était possible de sortir un film dans ces conditions d'après vous c'était possible c'était envisageable voil voilà l'actrice en effet s'y opposait mais enfin euh voilà euh un film c'est une œuvre collective c'est pas simplement une personnalité d'un réalisateur ou une actrice parmi plusieurs et là tout le monde va va certainement payer entre guillemets le retard mis à la la sortie de cette œuvre donc c'était c'était possible apparemment donc les choses sont différentes parce que le climat est elle euh le climat créé par la pression aussi médiatique les groupes de pression aussi qui utilise le fait que les violences sexistes et sexuelles sont à l'agenda de manière extrêmement préignante depuis des semaines et des semaines tout cela va dans le sens euh il faut faire attention euh tout ça va dans le sens parfois d'hommes et de femmes qui sont mis au premier plan de l'actualité euh et qui qui sont coupables avant que leur culpabilité soit démontrée je veux dire et ça pose tout de même problème parce qu'on sait très bien que quand le rouleau médiatique commence cela peut se traduire par une mort sociale des individus dont on découvrira peut-être dans quelques mois quelques semaines voilà qu'ils sont innocents hein et que fera-t-on vous verrez on entendra assez peu les excuses des procureurs de la place publique donc il y a certainement un équilibre à trouver moi je vous donne un sentiment V de l'extérieur qui est extrêmement compliqué mais attention à ne pas considérer que le doute le soupçon est une condamnation votre avis là-dessus parce qu'effectivement c'est on a déjà consacré des débats entiers à cette question sur sur ce plateau ça semble inconciliable finalement la libération de la parole et le respect de la présempption d'innocence fondamentalement compliqué dans ce type d'affaire c'est qu'il n'y a pas de preuve matérielle et que c'est le cas de Judit GARCH euh la parole arrive des années des années et des années après euh mais en fait quand on est dans une entreprise confronté à un problème avec un employé de toute sorte hein je parle pas forcément d'agression sexuelle bien entendu bien souvent la sanction de l'entreprise elle tombe bien avant une éventuelle sanction judiciaire qui qui n'aura d'ailleurs pas forcément lieu parce que c'est pas forcément quelque chose qui qui est répréhensible pénalement éventuellement mais l'entreprise elle a elle a une responsabilité pour pour les autres ces autres salariés par exemple donc en fait je trouve qu'on se met beaucoup de barrières qui qui en fait n'existent pas vraiment et qui au fond considèent finissent par nous faire considérer que les témoignages ne sont pas crédibles en fait la difficulté aussi me semble-t-il c'est de bien dire à Judit godrch je vous crois alors que elle l'a dit à plusieurs reprise elle a expliqué combien sa parole avait été en quelque sorte un petit peu empêchée pas correctement écouté par le système du cinéma et par le système médiatique et on a revu tous les passages où a notamment parler de son premier roman où elle parlait de cette relation d'emprise avec benoî Jaco même si elle avait jamais réussi à l'exprimer comme elle l'a exprimé cette année donc c'est aussi là que se trouve l'équilibre et la difficulté je crois à sortir ce film au-delà de cela il y a le fait que quasiment là tout le casting c'est était opposé à à la sortie du film personne n'en aurait fait la promotion et que c'est comme ça que ça aurait été interprété comme sans doute une une une nouvelle gifle donnée à Judith godrch donc voilà c'est comme ça que que vit notre système médiatique aussi on parlait de pensée complexe peut-être un un un mot g Siman sur la la réaction de Rachid adati parce qu' effffectivement elle est on peut entendre l'argument qui consiste à dire il y a eu d'autres talents qui se sont qui ont été à l'œuvre sur ce film et ils sont victime collatéral de euh de de du report euh de de la sortie du du dernier Doyon on est au confluent pour ce qui est mon domaine de compétence l'opinion publique ce que pense la manière dont les Français ressentent les choses et les vivent on est au confluent de à l'intersection de deux de deux de deux systèmes de valeurs très forts de deux de deux éléments très forts dans les dans ce qui compte aux yeux de nos concitoyens aux yeux de chacun d'entre nous d'une part la préoccupation concernant les violences faites aux femmes et les violences sexistes notamment qui a un phénomène une prise de conscience et quelque chose qui n'est qui était acceptable dans le quotidien il y a 20 ans 30 ans quand on y repense même plutôt que ça hein et qui aujourd'hui devient absolument impossible si vous discutez avec des jeunes d'une vingtaine d'années sur ce qu'ils vivent et qu'ils peuvent ressentir eux comme des agressions nos générations les femmes de nos générations devaient finalement les subir et s'en contenter et les générations de nos mères plus encore donc il y a cette ce mouvement de la socié h et puis d'un autre côté il y a ce que disait Pascalin sur la présomption d'innocence et je rebondis sur ce que vous disiez sur ce qui se passe dans une entreprise il y a quand même la notion d'établir un minimum de preuve ou de charge général il y a on ne peut pas se contenter de dire monsieur Duran a fait je ne sais quoi puisque so agression sexuel ou autre a fait je ne sais quoi contre moi s'il n'y a aucun autre élément qui peut l'étayer monsieur Duran il gardera son poste dans une entreprise c'est une certitude et donc la la prise de position de de Rachid hadti elle est elle s'inscrit exactement là-dedans c'est à la fois je ne veux pas nier que c'est un combat dont on doit se préoccuper aujourd'hui et qui est majeur pour tout le monde et particulièrement pour les jeunes générations et en même temps on ne veut pas que la place publique médiatique les réseaux sociaux ou que sais-je devienne une forme de tribunal ou comme le disait Pascal Perino très justement et bien on pourrait se rendre compte qu'une personne sal'it réédiablement bah finalement était innocente quelques quelques mois ou quelques années plus tard donc c'est ça la difficulté à gérer de de ce type de situation allez j'ouvre notre chapitre large chapitre consacré aux élections européennes c'est dans un peu plus de 3 mois 9 juin prochain et on va commencer par le rassemblement national la popularité d'un Jordane Bardella qui agace peut-être Marine Le Pen dame dans cette campagne on va se concentrer pour commencer sur ce cafouillage entre juste Marine Le Pen et le président du Rassemblement national sur cette question des prix planchés on parle de l'agriculture éid oui on va refaire le film des derniers jours un samedi lors de sa visite qui fut vous l'avez souligné une véritable promenade de santé au Salon de l'Agriculture pour Emmanuel Macron et bien le président de la République a proposé des prix planchers pour garantir les revenus agricoles un prix minimal garanti pour chaque filière Jordan Bardella lui et bien vient le lendemain il laisse entendre lors de son passage Porte de Versailles qu'il est montre que ça serait une trappe à pauvreté pour l'État sauf que oups c'était dans le dans le programme présidentiel de Marine Le Pen et c'est ce que défend le rassemblement national depuis 12 ans résultat et bien recadrage en privé de Jordane Bardella par la vraie présidente du parti Marine Le Pen qui en publ joula non tout va bien madame la marquise nous sommes tout à fait d'accord Jordan et moi ce que le RN demande ce ne sont pas les prix planchés mais les prix garantis par l'État au cas où producteurs et distributeurs n'arrivent pas à se mettre d'accord bon voilà cafouillage et rétropédalage comment vous l'analysez cette école bah comme le fait que l'élève bardellaa a beau avoir dépasser le maître Le Pen dans certains sondages il n'est pas encore venu le temps où il aurait le dernier mot et ce mot et bien ce n'est pas forcément le même que Marine Le Pen rappelons nous par exemple la phrase de Jordane Bardella sur Jean-Marie Le Pen n'est pas antisémite Marine Le Pen a dû immédiatement redire qu'elle avait bien exclu son père du parti qu'il avait fondé en raison de ses propos sur la Choa et c'est Jordan Bardella qui a dû reconnaître une maladresse voilà pour cette différence d'appréciation sur les fondations du mouvement il y en a une autre qui nous emmène sur l'actualité internationale oui elle nous engage encore plus pour l'avenir ce sont les relations avec la Russie lorsqu'on a appris la mort d'alexay Navalny Marine Le Pen fait le minimum syndical en parlant d'une perte importante pour la démocratie russe alors que Jordan Bardella lui et bien dénonce la responsabilité du pouvoir russe je le cite la Russie est un régime autoritaire voire totalitaire ce ne sont pas les mêmes rapports avec avec la Russie et pour le coup on na pas vu de rétropédalage de Jordan Bardella qui sur ce sujet et sans doute d'autres veut jouer sa propre partition lui qui s ménagement d'ailleurs l'an dernier avait déjà fustigé dans l'opinion la naïveté collective à l'égard des intentions et des ambitions de Vladimir Poutine notamment donc la naïveté de la présidente du rassemblement national pardon des députés rassemblement national lui qui ne se sent pas engagé de la même façon par les liens historiques du RN avec la Russie peut-on déjà parler d'une guerre de succession ah on adore hein dire ça bien sûr voilà bon laaffiche de cette année c'est Atal Bardella 34 ans l'autre pas 30 ans ils sont dans la lumière dans le cadre des européennes et incarnent le saut générationnal Jordan Bardella Marine Le Pen ont beau s'être affiché dans les colonne du JDD très droitier JDD comme un ticket l'une candidate potentielle à 2027 et lui alors son premier ministre si Jordane bardellaa l'emporte aussi haut que le prévoit pour l'instant et bien certains sondages mais on va le redire un sondage n'a pas de valeur prédictive sur l'issue du scrutin certains lui prévoient une ascension encore plus rapide pour 2027 bon que le dauphin tue la reine ne donne ne détonnerait pas dans l'histoire de ce parti où la fille a dû tuer le père pour vivre son émancipation politique bon on n est pas merci beaucoup on en est pas encore là mais on va plutôt s'intéresser à la situation actuelle Rachel gara Valcarcel est-ce qu'il y a un agacement euh marine lepignen si j'ose dire euh face à cette popularité de son daupin pour l'instant je je suis pas certaine de ça pour l'instant ça la serre quand même je veux dire si le 9 juin le rassemblement national obtient 30 % des suffrage ou même 27 ce sera un franc succès un grand succès de Marine Le Pen enfin je veux dire il y a pas j'ai pas de doute là-dessus après c'est sûr que pour le moment et je dis bien pour le moment le principal ennemi du rassemblement national c'est le rassemblement national j'ai l'impression qu'on est quand même plutôt parti vers ça il est très loin devant tout le monde dans les sondages et au fond euh bah du coup ça ça a des conséquences c'est-à-dire qu'on va regarder très minutieusement chaque chaque chaque incohérence chaque petit décalage entre le président du parti et la présidente du groupe le truc c'est que je crois que jusque-l en tout cas les électeurs du rassemblement national n'en ont rien à faire souvenez-vous lors de la la loi immigration le matin même à la radio Jordane Bardella dit mais il est impossible que nous votons ce texte le soir même c'est le coup politique magistral il le votent ils mettent la majorité sans dessus dessous qui leur en tient vraiment rigueur dans leur électorat j'ai l'impression ce qu'on retient c'est plutôt le coup politique c'est pas le le le qu si s'en était un ça pouvait être un piège aussi ils ont des incohérences sur beaucoup de sujets considérables même mais rien ne les touche parce que je crois qu'aujourd'hui le rassemblement national c'est une sorte c'est paradoxal c'est une auberge espagnole c'est un parti attrape tout venez comme vous êtes venez avec votre colère il y aura forcément quelqu'un pour vous accueillirou si on regarde les résultats de de notre baromètre de ça mascaré pour Pen la PQR les les les intentions de vote on a toujours une liste du RN à 30 % et liste de la majorité présidentielle à 19 et ensuite on a le le PS de raaphaël PS et place publique de Raphaël gluxman avant les LR de François Xavier Bellami je je vous donne la parole dans un instant mais Pascal Perino je revient sur la la le le la répartition des rôles on peut appeler ça comme ça en quelque sorte entre Jordan Bardella et et Marine Le Pen elle elle est établie depuis un un certain moment est-ce que elle est en train de se compliquer quand même un petit peu ou pas encore bon avec le temps elle se compliquera forcément hein mais pour l'instant j'allais dire le tandem marche drôlement bien ouis encore marche drôlement bien parce que Jordan Bardella a donné un coup de jeunesse à une candidate du rassemblement national voilà qui en sera peut-être la prochaine fois sa 4e candidature vous voyez ça donne un coup de vieux donc dans ce paysage voilà Jordan Bardella apparaît comme un certain renouveau et puis d'autre part il y a une répartition des tâches d'une certaine manière la présidente du groupe parlementaire Marine Le Pen gère j'allais dire l'électorat les bataillons traditionnels du RN et en particulier ces bataillons de la protestation populaire tous ces ouvriers employés petits cadre moyen qui aujourd'hui constiue euh les essentiel des troupes et puis Jordan Bardella joue davantage sur les secteurs sur lequels le Front National a encore quelques problèmes par exemple la jeunesse hein il pourrait être plus haut dans la jeunesse par exemple l'école blanc hein et le côté très lisse bien bien propre derrière les oreilles de Monsieur geordan Bardella voilà d'une certaine manière on le voit bien est assez bien perçu jusque dans certaines couches de la bourgeoisie française il a un côté gendre idéal vous voyez hein qui peut qui peut séduire et d'ailleurs ce sera intéressant d'aller chercher son bilan de députés européens de voir ce qu'il a voté et pas voté peut-être que ça n'aura aucun impact dans l'opinion en tout cas ce sera notre notre job de journaliste donc on voit bien il peut étendre contribuer à étendre l'électorat du rassemblement national qui plutôt était aux alentours de 25 là aujourd'hui ça y est 30 30 alors information confirm affiration de cette fin d'après-midi de de jeudi l'eurodéputé Renaissance Valérie AER et bien tête de liste de la majorité on y consacrera le dernier chapitre de ce de ce débat 100 % politique mais Giman quand même peut-être en tendance cette cette liste bardela rassemblement national elle est stable à un très haut niveau elle continue de progresser qu'est-ce qu'on peut en dire alors elle est stable par rapport à notre dernière mesure faite ensemble en décembre dernier il était à peu près dans les mêmes zoau il était à 31 % h des chiffres spectaculaires et globalement si on prend puisil y a des margeserreur statistiques dans les sondages si on lisse l'ensemble des derniers sondages on tourne autour des 30 % vous avez tout à fait raison un sondage n'est pas un pronostic c'est important de de le rappeler mais quand on part de 30 on a plus de chance de finir tiens par exemple vous évoquz 27 à à 27 à 26 c'est-à-dire probablement si la campagne ne rebque pas complètement les cartes ce qui est possible mais probablement à des niveaux bien supérieurs au niveau obtenu par le Front national il y a 5 ans souvenez-vous à l'époque on avait été très impressionné quand même que symboliquement et c'était uniquement symboliquement le Front national se situe devant la majorité présidentielle sur un point d'écart c'était pas grand-chose d'ailleurs en terme de projection sur les députés européens c'était le même nombre pour pour les uns comme les autres là cette fois avec 30 % on se situe à la fois 7 points au-dessus du niveau d'il a 5 alors que la liste de la majorité elle elle recule par rapport à à il y a 5 ans et surtout on se situe sur un nombre de députés alors c'est très aléatoire qu'on enenregistre pas ce que je viens de dire si si pas direct voilà gardons ça pour le off on C mais ça veut dire en projection si il y avait ce score là on va le dire comme ça de 30 % ça ferait 28 sièges pour le rassemblement national ça ferait 5 sièges de plus alors que Renaissance avec son score de 19 % n'aurait que 17 sièges 11 sièg d'écart alors qu'ils avaient le même nombre de sièges à l'époque et vous parliez de de tendance Thomas on a aussi une tendance intéressante par rapport à ce duel ce mano à mano cette rivalité entre Marine Le Pen et et Jordan Bardella Jordan Bardella il y a 1 an jour pour jour comptait 10 points de retard en code d'adhésion sur notre baromètre politique par rapport à Marine Le Pen aujourd'hui il se tiennent sur un point c'est-à-dire qu'il est quasiment aussi populaire qu'elle sur notre code d'adhésion il y a que Édouard Philippe qui est il y a que édard Philippe qui parvient à les mettre à distance donc il se passe quelque chose mais vous avez raison euh à partir du moment où le Front national ou rassemblement national est sous les projecteurs il va pouvoir essuyer des critiques et et pouvoir reculer voilà et on voit la popularité des personnalités je reprends la main très vite parce qu'il nous reste 5 minutes je voudrais qu'on parle de Valérie aet donc confirmation elle sera bien tête de liste de la de la majorité présidentielle pour ces élections européennes euh elle est présidente du groupe Renaissance d'ors et déjà au Parlement européen et il y a 3 jours le sénateur François patria soutenait sa candidature on l'écoute elle est d'abord une parlementaire expérimenté et les filles de paysans en Mayenne elle sait débattre elle connaît bien ses dossiers aujourd'hui c'est quelqu'un qui a à la fois une un engagement politique et puis une connaissance des dossiers qui lui permettra je pense moi je soutiens la candidature de Val and et jeis PIST n déjà dans dans profit très bas j'espère qu'on fera plus de 20% on joue à colonne plus colonne moins Pascal Perino qu'est-ce que vous mettez dans la colonne plus un petit peu bon Valérie a si vous voulez est en cohérence avec le message que le Président de la République veut faire passer c'està-dire sont des élections européennes et nous sommes la liste la plus européenne et c'est vrai que Valérie ayet joue à Strasbourg un rôle important présidente du groupe renew c'est une femme qui connaît bien tout le monde le dit que les eurodéputés soient de gauche comme de droite il dit c'est quelqu'un qui connaît bien ses dossiers qui est une députée solide qui se repère très bien dans les arcanes européennes et qui va donner certainement à ces campagnes vous savez les élections européennes c'est très souvent des élection national vaguement européanisé là avec elle il y aura une européenne qui existe beaucoup moins chez les autres candidats sauf peut-être un peu chez Raphaël gluxman oui mais il y a quand même des h Têt de liste qui qui sont députés européens donc je pense que dans la campagne je disais ça va pas peser sur l'électorat mais ils vont se renvoyer ce qu' ont voté activité au Parlement européen vous savez c'est le gros problème des eurodéputés français voilà beaucoup d'eurodéputés français tout de même ne se caractérise pas par toujours si vous voulez l'implication que PE voir les députés allez hollandais allemands vous avez fait la colonne plus je vous propose de faire la colonne moins la colonne moin elle est inconnue elle est inconnue après est-ce que c'est vraiment elle la candidate elle est extrêmement compétente ça tout le monde le dit c'est pas une question euh enfin c'est une question mais malheureusement j'ai peur que c'est pas soit pas ça qui compte euh le le est-ce que c'est elle la candidate ou est-ce que c'est Gabriel Atal le candidat est-ce que c'est Emmanuel Macron le candidat euh la vérité c'est que quand vous votez aux élections européennes qui sont globalement des élections de mi-mandat pour la liste de la majorité présidentiel c'est que vous soutenez le président de la République euh Valérie Aillet Olivier duopte Clément bon ou Stéphane séjourné en fait c'est c'est à mon avis c'est ça qui va compter ouis la cristallisation des votes tiens on termine là-dessus gayiman ça se fait tardivement dans une élection européenne puisquon se posait la question les sondages aujourd'hui comment ça peut voilà à quel point peut-elle réduire les carart voyez ce que je veux dire oui oui ça se fait ça se fera sans doute encore plus tard pour toutes les raisons qui ont été évoquées parce que finalement c'est une élection en réalité nationale et et qu'en fonction du contexte national dans lequel nous serons en mai prochain ou en début juin prochain ça aura une incidence majeure sur le vote et puis parce que bah elle on ne la connaissait pas dans l'intention de vote on a Renaissance à 19 % on ne savait pas qui tester à l'époque on a testé celui qu'on présentait le plus la semaine dernière c'est-à-dire Clément cl souviens de la discussion des échanges de mail sans doute que sans doute que le fait de mettre son nom àelle n'aurait pas changé grandchose aujourd'hui mais elle a des cartes à jouer notamment sur ce créneau européen on voit bien d'ailleurs qu'à gauche il commence à se passer quelque chose autour de de gluxman qui est en train d'agréger des voies de gauche elle peut en récupérer quelquesunes récupérer quelques voies de droite et changer la donne et finalement il y a que trois points d'écart entre le 19 % et le score de la dernière fois donc revenir au score antérieur c'est une mission possible pour pour Valérie aet difficile mais possible merci beaucoup merci à tous les trois d'avoir participé à à ce débat 100 % politique qui était passionnant
Gabriel Attal