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Podcast / conversationTMC / Quotidien (sur YouTube)· 12 octobre 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Après Lecornu, c'est toujours Lecornu ! Retour sur son premier mandat

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteÉludée

    C'est qui, lui ?

  • 0:04OuverteÉludée

    Est-ce qu'on a un gouvernement ?

  • 0:26OuverteÉludée

    Dis-nous le plus de Sébastien Lecornu, le moins de Sébastien Lecornu et la durée de son mandat.

  • 1:56OuverteÉludée

    Que dit-elle cette lettre adressée par le Premier ministre Sébastien Lecornu au syndicat ?

  • 4:13OuverteÉludée

    Que veut Sébastien Lecornu ?

  • 5:59OuverteÉludée

    Tu nous donnes des nouvelles de Sébastien Lecornu.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:17PrésentateurPromesse
    « Je m'engage à ce que la retraite des femmes soit revalorisée. »
  • 6:50PrésentateurFait
    « La réforme des retraites, on ne la suspendra pas. Elle va se poursuivre. »
  • 13:51PrésentateurFait
    « Il faut toujours préférer son pays à son parti. »
  • 18:56InvitéFait
    « Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre après la démission de son prédécesseur François Bayrou comme quelqu'un capable de bâtir un consensus et d'éviter une nouvelle dissolution. »
  • 19:52PrésentateurChiffre
    « Le gouvernement d'Henri Cueil qui a tenu, lui, deux jours. »
  • 21:34InvitéFait
    « Emmanuel Macron, réélu président de la République, incapable de réunir une majorité législative en mai-juin 2022, procédant à une dissolution à un très mauvais moment. »

Temps de parole

  • Présentateur88 %
  • Invité2 %

6,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est qui, lui ? Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu. Est-ce qu'on a un gouvernement ? Bientôt. Où est passé Sébastien Lecornu ? Peut-être qu'il cherche à être dans les livres d'histoire comme celui qui est resté à Matignon le moins longtemps. La France traverse un tremblement de terre politique. Sébastien Lecornu a donc jeté l'éponge. Il s'est fait brûler en 28 jours. Comment qualifier ce moment politique sans précédent ? Brûler, broyer, Lecornu, fini. Merci à toutes et à tous. Jean-Michel, tu vas nous dire le plus de Sébastien Lecornu, le moins de Sébastien Lecornu et la durée de vie de Sébastien Lecornu à Matignon. Voilà.

Alors, le plus, il est jeune, il a 39 ans, mais il a déjà une vie d'élu local. On lui prête, on verra bien, parce que c'est un sacré banc d'essai, beaucoup d'habileté politique. Et pour faire face à une assemblée où il n'y a pas de majorité, il en faudra. Le moins, c'est qu'il est macroniste. C'est Emmanuel Macron. C'est l'homme de confiance du chef. C'est comme Bayrou. C'est plus que Bayrou. C'est plus. Bayrou, il avait un peu d'indépendance, il avait une histoire personnelle. Là, Sébastien Lecornu, c'est vraiment Emmanuel Macron. C'est la dernière carte. C'est le contraire de l'originalité. C'est le contraire de la surprise. C'est la dernière carte d'Emmanuel Macron.

Je crois que Suzanne, ton téléphone sonne. J'aime le couscous. J'adore les autres sur le temps.

1:21
Invité

L'automne est bien là.

1:24
Présentateur

Je me suis remis le yoga. Vous êtes fachos, vous êtes fachos. Moi, j'ai été premier ministre. Je dis, je n'en ai rien à péter. Ça n'a pas besoin de chier. Mais ne mettons pas dos à dos.

1:31
Invité

Nicolas, si je peux faire quelque chose, vous me le demandez. Hé hé, hou hou.

1:35
Présentateur

Etc, etc. On sait enfin pourquoi il ne se passe rien à Matignon depuis trois semaines. Toujours pas de son ni d'image de la part de Sébastien Lecornu. Toujours pas le début d'une piste. C'est le monde du silence. Rien. Sébastien Lecornu doit maintenant sortir du bois. Certains l'enjoignent à sortir du bois. En fait, Sébastien Lecornu n'a pas le temps. Une lettre, une lettre que vous venez de recevoir. Que dit-elle cette lettre adressée par le Premier ministre Sébastien Lecornu au syndicat ?

2:00
Invité

C'est une lettre qui fait suite à la rencontre qui a eu lieu la semaine dernière avec l'intersyndicat.

2:04
Présentateur

Sébastien Lecornu envoie des lettres. En fait, on ne l'entend pas car depuis trois semaines, il communique. Sébastien Lecornu prend donc sa plume à Matignon. Il la trempe dans l'encrier. Il écrit « Je m'engage à ce que la retraite des femmes soit revalorisée. » Ensuite, il signe Lecornu. Il relie avec son monocle. Il met dans l'enveloppe. Il colle le timbre. Il va à la boîte aux lettres. Il poste. La poste trie le courrier. Le facteur prend la lettre jusqu'au syndicat. Et voilà, on n'a pas de nouvelles depuis trois semaines. Voilà, c'est tout simple. Lecornu a été nommé le 9 septembre. Il a dit « Faites-moi confiance. » On peut avoir un gouvernement dans 10 ou 15 jours.

Ce qui nous faisait un gouvernement pour au max le 25 septembre, c'est-à-dire jeudi dernier max. Ensuite, on a eu « Le Premier ministre qui doit nommer son gouvernement avant mercredi. » C'est-à-dire avant aujourd'hui. Est-ce qu'on a un gouvernement ? Non, toujours pas. Du coup, aujourd'hui. Le gouvernement n'est pas encore nommé. Il devrait l'être dans les jours qui viennent. « Nomination du gouvernement en fin de semaine ou ce week-end. » Il dit qu'il y aura un gouvernement d'ici ce week-end. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu. La vraie question, elle est plutôt posée à Emmanuel Macron.

Quand, de son aveu même, ce Premier ministre est aussi faible, quelle est son espérance de vie ? Potentiellement très faible. Donc Emmanuel Macron doit déjà réfléchir au coup d'après. Il a intérêt à réfléchir au coup d'après. Il a deux possibilités. Est-ce qu'il peut nommer un sixième Premier ministre son second quinquennat ? C'est ridicule. Peut-être qu'il sera obligé. Ou alors, deuxième possibilité. Il peut nous refaire un truc qu'il a déjà fait. On écoute. « Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale. » Et c'est ridicule aussi. Donc Emmanuel Macron a le choix entre le ridicule et le ridicule. On est bien ? Où est passé Sébastien Lecornu ?

Cela fait 20 jours qu'il est à Matignon et il n'est pas sorti ou presque de son bureau pour consulter, consulter, consulter. Mais c'est à se demander s'il y a de la lumière au bout du tunnel. Tout le monde commence à s'impatienter. Quand connaîtra-t-on le futur gouvernement ?

4:02
Invité

Ça fait 20 jours maintenant que Sébastien Lecornu est à Matignon. Ça commence à faire long, non ? Le gouvernement, on a besoin d'en avoir un. Le budget, on a aussi besoin d'en avoir un.

4:10
Présentateur

C'est le retour de la semaine cruciale sur les bandes aux des chaînes Infos. Que veut Sébastien Lecornu ? Se demande France 2. Personne n'a la réponse après cette interview. Dans Le Parisien, vendredi, qui était censée tout éclaircir. La taxe Zuckmann n'est pas la bonne réponse.

4:22
Invité

Moi, je l'ai lue. Je vous avoue, je n'ai pas compris cette interview. Grande interview fleuve dans Le Parisien, qui était censée nous donner des réponses. Moi, je n'en ai aucune.

4:30
Présentateur

Cette interview au Parisien en France, elle est ratée. Parce qu'il y a un vrai problème de pédagogie. Un problème de pédagogie et surtout un très gros problème avec la gauche pour éviter la censure. Si rien ne change, le résultat est déjà connu. Il y aura une censure et donc ce gouvernement tombera. Le chaos, c'est eux. Et si ce budget était en fait impossible ? Et s'il n'y avait aucune solution ? La méthode Lecornu agace tellement que les off se multiplient dans la presse depuis plusieurs jours. Ces petites phrases assassines mais anonymes. Quand on le voit, il nous tape sur le ventre. Mais on ne sait pas où il va. Ça commence sérieusement à nous agacer.

Il ferme la porte aux principales revendications. Tout en ne proposant rien. Je ne vois pas le chemin. Voilà donc pour la fournée livrée dans Le Parisien. Pas mieux aux 20h de France 2 hier.

5:14
Invité

Comment ouvrir un dialogue en claquant la porte au nez du PS ? Quand on va à Matignon, il nous écoute attentivement pendant que son chien gambade. Mais lui, il ne nous dit rien.

5:22
Présentateur

Lecornu fait son mystérieux. Genre, je discute depuis trois semaines. Mais si on fait la compile de ceux qui refusent d'y aller. Dans ce gouvernement, c'est certain que les socialistes n'iront pas.

5:33
Invité

Évidemment non.

5:34
Présentateur

En fait, c'est juste que Lecornu est seul.

5:36
Invité

Vous ne resterez pas coûte que coûte.

5:38
Présentateur

C'est clair que non. Moi, je ne suis pas à la recherche de votre nom. Je ne crois pas à cet en même temps. Je suis redevenu maire et je suis très heureux de l'être. Il n'y aura aucun socialiste. Enfin, je dis seul. Pas tout à fait seul. Il peut toujours compter sur...

5:50
Invité

Bonsoir, c'est le royal.

5:52
Présentateur

Alors, c'est le royal, j'imagine que c'est non aussi. Je n'ai pas changé de la vie de ce... Oui, bien sûr, je n'ai pas changé de la vie de ce point de vue-là. Ok, ce sera oui. Tu nous donnes des nouvelles de Sébastien Lecornu. Bah oui, parce que Julien disait où il est passé. Et il est où ? Bah, il bosse. Et voilà. Pour une fois qu'il y en a un qui bosse. Qu'est-ce qu'il essaie de faire, Sébastien Lecornu ? Il essaie de faire un budget. De s'en sortir. Oui, c'est un peu ça, oui, l'idée. Il essaie de faire un budget sans fâcher personne. C'est-à-dire de couper des dépenses et d'augmenter des prélèvements, de mettre des taxes ou d'augmenter les impôts.

On appelle ça comme on veut, mais sans fâcher personne. C'est extrêmement compliqué. Donc, du coup, il se planque. On ne sait pas trop où il en est, en fait. C'est un peu vrai. Mais l'interview qu'il a faite samedi est réputée être la plus mauvaise interview depuis longtemps qu'un Premier ministre ait faite, puisqu'il cherche à draguer les socialistes, c'est-à-dire à obtenir des 66 députés socialistes qu'il ne le censure pas à l'Assemblée nationale. Et dans cette interview, il met deux choses. Il dit « Taxe Zuckman, pas question, ce n'est pas la bonne réponse. Les socialistes la voulaient. » Bon, donc déjà, c'est normal.

Et puis, à l'intérieur, il dit « La réforme des retraites, on ne la suspendra pas. Elle va se poursuivre. » Et les socialistes, pour rompre avec LFI, pour amener éventuellement les écologistes avec eux, ils ont besoin de quelque chose sur la retraite. Donc, en fait, ce qu'a fait Sébastien Lecornu, c'est qu'il a deux fois fermé la porte aux socialistes. Et donc, du coup, si Sébastien Lecornu n'a pas d'allié, qu'est-ce qui va se passer ? Eh bien, il va se passer ce que, par exemple, Michel Barnier a connu. C'est-à-dire, il va devoir partir. On a fait un petit classement. Michel Barnier, il est resté 90 jours. Mais là, si ça se trouve... Combien ? 20, non ? 18 ? Là, il est le 9.

On est le 29, donc 20 jours. Il peut peut-être tenir jusqu'à la mi-novembre, jusqu'au premier vote du budget, Sébastien Lecornu, mais il risque de battre le record de Michel Barnier. C'est peut-être ce qu'il cherche à faire. Peut-être qu'il cherche à être dans les livres d'histoire, comme celui qui est resté à Matignon le moins longtemps. Ce n'est pas impossible. Après tout, est-ce que ça marche mal aujourd'hui ? Non. Est-ce qu'on a besoin d'un gouvernement ? Peut-être pas. Oui, il faut avancer quand même aussi un peu. Peut-être un peu. Et alors, en termes d'avancée, il y en a un qui pense à la suite, c'est Emmanuel Macron.

Et j'ai trouvé cette phrase d'Emmanuel Macron dans Le Figaro que j'ai bien aimée. On ne va pas en faire tous les ans. Quoi ? La dissolution de l'Assemblée nationale. Et si, Emmanuel, il va falloir s'y remettre. Une par an, c'est le nouveau défi d'Emmanuel Macron. Au moins, les journalistes politiques ne seront pas au chômage. Hier soir, on a regardé Secrets d'Histoire, présenté par Stéphane Berne.

8:18
Invité

Et alors, on sent bien qu'il est acteur maintenant, parce que ses lancements sont beaucoup plus dramatiques.

8:23
Présentateur

Cela ne fait aucun doute. Désormais, Henriette en sait beaucoup trop.

8:27
Invité

Stéphane Berne, qui était très en forme. Alors, on connaissait déjà son regard changement de cam. Mais alors, hier, il a réussi à caler un regard 180.

8:38
Présentateur

Je vous remercie de votre fidélité. Et je vous donne rendez-vous très bientôt. Surprise, trois fois.

8:43
Invité

Trop fort. Mais l'épisode d'hier soir nous a quand même beaucoup rappelé notre situation politique actuelle. Le roi tente désespérément d'imposer son autorité face au Parlement.

8:53
Présentateur

Emmanuel Macron a choisi Sébastien Lecornu hier soir. On est dans un contexte très tendu.

8:58
Invité

Je pense qu'il y a un quatrième ministre à nommer. Je ne sais pas, qui va pouvoir choisir de plus proche, peut-être Brigitte Macron.

9:04
Présentateur

Une instabilité permanente. Alors, je n'ai plus compté, ça doit être le septième ou le huitième premier ministre d'Emmanuel Macron. Ça commence à faire beaucoup. Les gens sont sidérés. On te dit, on en a marre de toi, qui tu nommes ton meilleur pote ? C'est une vanne pour faire réfléchir. Pourquoi Emmanuel Macron se trompe tout le temps ? Pourquoi le sens politique lui manque ? Je pense que c'est quelqu'un, alors je sais que quand je vais dire ça, tout le monde va hurler intérieurement ou extérieurement. Il est très intelligent, sauf dans un domaine, la politique. Un merde raté. Je dis ce que je pense. Je dis ce que je pense.

Il n'a aucune formation politique, il n'avait aucune expérience politique, il a des grandes cultures, par exemple littéraires ou philosophiques ou économiques, pas du tout politiques. Il déteste les partis, il n'en a jamais vraiment fait un. Non, il sait faire beaucoup de choses dans la vie, mais pas de la politique. Nous allons voir cette image fixe qui date de ce matin. Sébastien Lecornu est devant l'entrée de Matignon. L'enfer de Matignon. Il me manque déjà. Oui, il me manque déjà. Il me manque déjà. Il s'est fait brûler en 28 jours. Il y en a qui ont quand même tenu plus longtemps que lui. Donc c'est le record. L'enfer de Matignon, c'est une expression assez ancienne.

Il y a 20 ans, la journaliste Raphaël Baquet, en 2006, avait publié un livre sous ce titre. Elle avait recueilli le témoignage de tous les anciens premiers ministres vivants à l'époque, qui étaient passés par l'enfer. Et Michel Rocard avait dit « Matignon, c'est un enfer gestionnaire ». Et Jean-Pierre Raffarin avait dit « Matignon, c'est une machine à broyer ». Ben voilà, brûlé, broyé, Lecornu finit. Cette journée était l'équivalent d'un film pornographique pour les journalistes politiques, un film pornographique matinal, 9h43 ce matin. Regardez les yeux. Alors, on apprend à l'instant que Sébastien Lecornu a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a accepté.

Regardez les yeux, les yeux ! Alors, on apprend à l'instant que... Alors, il y a quelques années, cette séquence aurait été différente. Je suis comme vous, j'attends. Mais vous voyez, les nouvelles n'ont pas l'air d'être bonnes. Oui. Comment on sait que des journalistes politiques kiffent quand ils détachent toutes les syllabes tellement l'information est importante ? Sébastien Lecornu n'aura pas tenu. Sébastien Lecornu démissionne. Vivre ces moments de vie politique tournés vers l'Elysée, vers Emmanuel Macron. Il a point, son point, choqué, point. Commence alors une journée dite de chaîne alimentaire.

La chaîne alimentaire, c'est quand les petits poissons se font manger par des plus gros, qui eux-mêmes se font manger par des encore plus gros. Le langage, beaucoup de... Elle va se faire manger. La peine est en train d'arriver. Voilà, hop, là, il se fait manger. Un ou deux marocains mystériels supplémentaires. Ah, il va se faire manger par le cornu. Voilà. On l'écoute. Toute la journée, tout le monde se fait manger par plus gros qu'eux.

12:14
Invité

Le faire, et c'est surtout pour moi... Je vous interromps, priorité au direct, c'est Jean-Luc Mélenchon.

12:18
Présentateur

Manger ! Dans ce pays, que l'on soit de droite ou que l'on soit de gauche. Manger ! François-Xavier Bellamy pour les Républicains. Nous sommes tous unis. Oui, il peut y avoir des points d'accord. Manger ! Quand on voit le bilan de M. Retailleau,

12:30
Invité

on a guise à ce pas-t-il. Vous allez pouvoir faire une vraie alternative ? Ce qui est certain, là, dans l'ingendal, sont des annulations. On va préparer la suite.

12:41
Présentateur

Vous vous dites abattre. Abattre. Michel Barnier, pardonnez-moi. 10h45, prise de parole de Sébastien Lecornu. L'image qu'on nous envoie, c'est ça. Et si on entend, si on tend l'oreille, on entend des portes qui claquent à l'intérieur. Il n'y a pas de trucage. Alors, il faut qu'il s'amuse. 17 pages jusqu'au micro. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17. Bien, mesdames et messieurs. Bien, mesdames et messieurs. Bonjour à toutes et à tous. Je suis un de ton téléphone sonne. Qu'est-ce que c'est le corin ? Il n'aura pas duré longtemps, ce jingle. Quelques mots spontanés au moment où j'ai remis la démission du gouvernement. Spontanés, non, mais pas loin.

Si on zoomait sur ses mains, on pouvait voir deux feuilles volantes pliées en deux. Il y avait des mots-clés dessus, comme élaboration feuille de route, qu'il dit à 1 minute 46. Des formations politiques, du socle commun, pour bâtir une feuille de route. Ou cette phrase, préférer son pays à son parti, qui sont les derniers mots de son allocution. J'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent, mais il faut toujours préférer son pays à son parti. Merci à toutes et à tous. Je vous remercie. Alors, il n'est pas resté longtemps à Matignon, mais il nous a fait une très belle sortie de chant. Et à la fin, on a entendu qu'il était très énervé.

Écoutez, pas de trucage encore, écoutez la porte qui claque en partant. Comment qualifier ce moment politique sans précédent ? Surréaliste.

14:24
Invité

3, c'est le coup de tonnerre.

14:29
Présentateur

J'aime le couscous. J'adore les sociotans. Je me suis remise au yoga. La France est un paillasson.

14:34
Invité

Tu sais, moi j'ai été Premier ministre. Jeudi, je n'en ai rien à péter.

14:36
Présentateur

Tout ça, la papelle, le chien. Il faut toujours préférer son pays à son parti. Ne nous mettons pas dos à dos.

14:41
Invité

Nicolas, si je préfère quelque chose, vous me le demandez. Eh eh, ouh ouh, on est...

14:47
Présentateur

Alors c'est fou comme une image peut venir très vite exemple. La deuxième des choses, c'est de dire aux Françaises et aux Français qu'on va y arriver. Lol. Et c'était pas il y a trois mois ça, c'était il y a trois semaines. Et ça là ? Bonsoir mesdames et messieurs. Sur la proposition du Premier ministre, le Président de la République a nommé. C'était pas il y a trois mois, c'était hier soir. La une du JDD, elle a mal vieilli aussi. La une du JDD d'hier avec le titre. Le plan secret de Le Cornu, sa stratégie, sa méthode. Son objectif, réponse, sa stratégie aucune. Sa méthode, démissionner. Son objectif, 12 heures. Les marges de manœuvre d'Emmanuel Macron. Faible.

Alors là, je vais vous demander deux mots. Bon, on sait très bien qu'en réalité, il va faire ce qu'il pourra pour essayer d'aider Sébastien Le Cornu à former un gouvernement, mais il n'y arrivera pas. Donc, il lui restera, en réalité, à dissoudre. Donc ça, c'est une piste. Oui, je ne vois pas très bien. Pourquoi il veut éviter à tout prix la dissolution ? Je ne suis pas sûr qu'il veuille l'éviter à tout prix. Mais s'il y avait une dissolution... On est en lisé pour l'instant. S'il y avait une dissolution, il perdrait encore des soutiens. Le Rassemblement national. Ça, s'il y a une dissolution, ça sera mauvais pour les députés de son camp. Ça, c'est bien clair.

Donc, il ne la redoute peut-être pas, mais il n'a rien à en attendre. Il n'en a pas envie. Et quelle est l'alternative ? Un référendum ? Non, il le perdrait. De toute façon, vous savez comment ça se passe. Quand il y a un référendum, on vote sur celui qui pose la question. Donc, il perdra. Retour sur les mots. Les mots de ces dernières 24 heures. Déflagration, séisme, tremblement de terre, tsunami. On aura exploré à ces dernières 24 heures tout le champ lexical des catastrophes naturelles pour qualifier la situation politique traversée par la France.

16:40
Invité

Bonjour à tous et bienvenue. C'est le coup de tonnerre de cette matinée. Ce coup de tonnerre...

16:44
Présentateur

Un coup de tonnerre... Le coup de tonnerre de la démission du Premier ministre.

16:47
Invité

Comme un coup de tonnerre...

16:50
Présentateur

Oh, ça va, si on ne peut plus rigoler. Plus sérieusement, le monde parle de crise majeure à sa une. Les institutions entre chaos et chaos pour Mediapart. La France désole l'Europe à la une du point. Une crise politique majeure pour le Parisien. Quoi d'autre ?

17:04
Invité

Spectacle pitoyable.

17:06
Présentateur

Un spectacle affligeant.

17:07
Invité

Tout ça, c'est du théâtre.

17:08
Présentateur

Blablabla.

17:09
Invité

Tout ça n'est pas sérieux.

17:10
Présentateur

Vous l'aurez compris, c'est la consternation qui domine dans les médias depuis ce matin. Pas mieux à l'étranger, Alain Duhamel. Tous nos confrères internationaux sont complètement largués. Ils suivent eux aussi notre crise politique, minute par minute. Le Premier ministre est venu de Paris.

17:24
Invité

Le Premier ministre a résigné. Oh my goodness ! On est arrivés ici ce matin, oups, plus de Premier ministre. Cette démission-là ne devait pas être attendue.

17:34
Présentateur

Et oui, je confirme, on ne s'y attendait pas. Et les médias étrangers n'en reviennent donc pas non plus. De nombreuses chaînes d'info à l'international sont elles aussi passées en édition spéciale. Les chaînes d'écho aussi qu'a regardé le CAC 40 et l'euro ont largement chuté. Après l'annonce de la démission du Premier ministre, les présentateurs ont donc appris son nom pour rien. France le Premier, Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu.

17:56
Invité

Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu.

18:02
Présentateur

Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu.

18:05
Invité

Sébastien Lecornu. Sébastien Lecornu.

18:07
Présentateur

Et sur Sky News, ils ont un peu tout mélangé. The National Rally's Leader Sébastien Bartela. Et oui, je vous l'avais dit, les médias étrangers n'y comprennent plus grand-chose. Sébastien Lecornu qui démissionne 13 heures plus tard seulement après avoir nommé son gouvernement. En France, on parle de crise politique majeure, inédite et historique. À l'international, ils parlent de nous de cette manière.

18:26
Invité

La France traverse un tremblement de terre politique.

18:29
Présentateur

La réalité de la politique française est tragique.

18:31
Invité

La crise politique en France est catastrophique.

18:34
Présentateur

Quel désastre absolu. Le pays s'enfonce encore un peu plus dans la crise politique. Et toutes les chaînes ont donc fait appel à leur reporter en France. Mélisabelle de CNN a tenté de faire de la pédagogie.

18:44
Invité

Personne ne l'avait vu venir. Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre après la démission de son prédécesseur François Bayrou comme quelqu'un capable de bâtir un consensus et d'éviter une nouvelle dissolution. Mais en réalité, je pense que le Premier ministre s'est juste rendu compte qu'il ne disposait pas des conditions nécessaires pour gouverner. Il démissionne et laisse donc la France une nouvelle fois sans gouvernement.

19:05
Présentateur

Et à l'étranger aussi, donc, tous les yeux sont tournés vers l'Élysée ce soir. Emmanuel Macron, qui selon plusieurs médias, prendra ses responsabilités en cas d'échec d'ultime négociation. Elles doivent durer à priori 48 heures jusqu'à mercredi. Voici maintenant la photo d'un homme. Un homme qui, bon, a été là, tout tranquille. Il était dans sa tombe depuis les années 70 à faire un gros dodo. Il était là. Il avait son petit record à lui, dans son cercueil. Et aujourd'hui... Le record précédent, c'était Henri Cueil en 1950 et ça avait duré deux jours. En 1950, Henri Cueil 2, le deuxième gouvernement d'Henri Cueil, deux jours. En 2025, il ne s'attendait pas à ce qu'on pulvérise son record.

Le gouvernement d'Henri Cueil qui a tenu, lui, deux jours. En Henri Cueil en 1950 et c'était deux jours. En Henri Cueil en 1950. Nous avons une pensée pour deux personnes aujourd'hui. Madame Naïma Moutchou, ministre de la Transformation et de la Fonction Publique, de l'Intelligence Artificielle et du Numérique. C'est elle, nommée hier soir ministre, qui n'a même pas eu le temps d'aller au bureau. Pensez également pour... Vix, c'est fou. Monsieur Mathieu Lefebvre, chargé des Relations avec le Parlement. C'est lui. Et hier, en apprenant la nouvelle, il a tweeté. Immense honneur de rejoindre le gouvernement. Merci au Président, au Premier Ministre, pour leur confiance.

Et il termine en mettant un dynamique... Au travail !

20:31
Locuteur

Viré !

20:32
Présentateur

Il aurait juste tweeté, en fait. Est-ce qu'on est dans une crise de régime ? On est en haut d'un mur sur lequel on oscille. D'un côté, il y a une crise politique. De l'autre côté, il y a une crise de régime. Et il ne faut pas grand-chose pour passer de l'un à l'autre. C'est quoi une crise de régime, la définition de la crise de régime ? Une crise de régime, c'est quand un système s'épuise, quand un système, j'allais dire, se débloque. Non. Quand un système commence à partir dans tous les sens, et comment, surtout, les règles qui sont appliquées d'ordinaire ne fonctionnent plus. C'est comme...

Une crise de régime, c'est comme un moteur qui s'emballe sans qu'on sache comment on peut l'arrêter et dans quelle direction il va aller. C'est un peu ce qui se passe, non ? C'est pour ça que je vous dis, on n'est pas loin de la crise de régime. Pourquoi on n'y est pas dedans ? Le système n'est pas épuisé. Le système est déréglé. Et il est déréglé par la personne qu'on a évoquée tout à l'heure, qui n'a pas de sens politique. C'est Emmanuel Macron, réélu président de la République, incapable de réunir une majorité législative en mai-juin 2022, procédant à une dissolution à un très mauvais moment. Il a déréglé le système. Mais le système est bon, il n'est pas épuisé.

Simplement, le système, il faut le reprendre. J'entends bien qu'Alain, il ne veut même pas y réfléchir, mais peu importe. Il faut le reprendre dans l'ordre. Si vous faites bien fonctionner le système, vous avez un président élu et une majorité à l'Assemblée nationale. Il n'a jamais dit qu'il ne voulait pas y réfléchir ? Si, si, mais j'ai bien vu. Ah bon, d'accord, qu'est-ce que vous dites ? Non, en règle générale, j'aime bien réfléchir. Et contrairement à certains, j'aime bien réfléchir avant de parler. Je ne sais pas qui vont biser, mais c'est pas bien.

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