Meeting de Fabien Roussel à Avion (62)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:45Invité politiquePromesse
« Grâce à cette augmentation du budget, on pourra d'une part augmenter le salaire du personnel de l'Education Nationale de 30% mais également d'embaucher 90 000 nouveaux enseignants à terme. »
- 13:48InvitéChiffre
« Sous la pression européenne, les gouvernements ont privatisé, ont abandonné progressivement l'EDF dans les bras des financiers. Aujourd'hui, plus de 60% d'augmentation des tarifs. 13 millions de personnes en précarité énergétique. »
- 14:28InvitéPromesse
« Le programme de Fabien Roussel permet de garantir un service public de l'énergie, une maîtrise complète des tarifs et le développement des filières industrielles énergétique, 100% public et 100% décarboné d'ici 2040 à 2050. »
- 20:13InvitéChiffre
« Il n'y a pas d'argent dans ce pays. Nous savons qu'il existe. Il suffirait de lutter contre l'évasion fiscale pour récupérer au moins 80 milliards. »
- 26:54InvitéFait
« Dans ce territoire dans lequel il nous manque 200 médecins généralistes, par exemple, pour atteindre la moyenne nationale, on sait très bien qu'il faut investir massivement dans la santé et qu'il faut organiser la formation sur quelques années pour que demain l'hôpital soit en capacité d'assumer l'ensemble des maladies et des malades qui se présentent à lui. »
- 28:45InvitéPromesse
« Le programme des jours heureux prévoit 100 000 emplois et la revalorisation des salaires en accord avec les organisations syndicales. »
- 42:16Invité politiqueFait
« Donner la priorité à la diplomatie pour résoudre tous les problèmes de manière pacifique. »
- 43:40Invité politiqueFait
« L'élargissement de l'OTAN vers la Russie était certainement la pire erreur des États-Unis depuis la fin de la guerre froide. »
- 49:35Invité politiquePromesse
« Je propose d'investir dans le nucléaire pour ne plus dépendre d'autres puissances, pour sortir des énergies fossiles. »
- 52:48Invité politiquePromesse
« Je ferai entrer Martha Derumeau au Panthéon. »
- 1:01:19Invité politiqueChiffre
« 13 milliards d'euros de bénéfices sur l'année 2021. »
- 1:03:25Invité politiqueChiffre
« L'entreprise est passée de 2 200 salariés à 1 200 aujourd'hui. »
- 1:03:35Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 8 000 postes supprimés en deux ans chez Peugeot. »
- 1:10:17Invité politiquePromesse
« La retraite à 60 ans. »
- 1:13:02Invité politiqueFait
« La retraite à 60 ans, par Mitterrand et par Marché, car à l'époque, notre score au premier tour donnait de la force à nos propositions. »
- 1:15:15Invité politiqueChiffre
« Avant, il touchait 6 millions. »
- 1:21:19Invité politiqueFait
« moi, je ne suis pas de cette gauche justement, sectaire, qui parfois d'ailleurs peut insulter ou vous regarder de travers. »
- 1:21:30Invité politiqueFait
« Vous ne savez pas où aller, la porte vous est grande ouverte. »
- 1:22:06Invité politiqueFait
« je dis que nous sommes tous du même côté, unis, unis comme une grande famille. »
- 1:22:15Invité politiqueFait
« c'était important de le dire ici, parce que ici, la famille, c'est important. »
- 1:22:27Invité politiqueFait
« Ici, c'est comme ça. Ici, un est des gens honnêtes. »
- 1:22:33Invité politiqueFait
« même quand on est pauvre, on donne un ch'ti qui n'a rien. »
- 1:22:44Invité politiqueFait
« Ça, c'est le fierté ouvrière. »
- 1:22:57Invité politiqueFait
« nous sommes la grande famille de la classe ouvrière. »
- 1:23:03Invité politiqueFait
« ma candidature, notre candidature, c'est celle-là, c'est la vôtre, c'est celle de la fierté ouvrière. »
Temps de parole
- Fabien Roussel54 %
- ?14 %
- Invité10 %
- Invité 27 %
- Présentateur5 %
- Invité 35 %
- Invité 43 %
- Invité 52 %
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dernier arbre aura été abattu,
quand
la dernière rivière aura été empoisonnée,
quand
le dernier poisson aura été pêché,
alors
on saura que l'argent ne se mange pas.
Il
est temps de rendre la République aux Français, apporter justement une note d'espoir et dire que oui, le monde du travail peut reprendre le pouvoir en France. Les machines, ce que vous faites ici, ça vous appartient et nous placerons cette usine pour la protection de la République.
Nous
avons gagné ces idées, donné du poids à la candidature que je porte pour qu'elle crée la surprise. Gardons l'espoir, jusqu'au bout, tout est possible.
Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue, bienvenue à vous toutes et à vous tous pour ce grand meeting de la France des jours heureux, ce grand meeting de Fabien Roussel, candidat à
l
'élection présidentielle. Bienvenue et un grand merci à vous de nous accueillir ici à Avion, dans le Pas-de-Calais.
J
'étais venu dans le cadre de la campagne des élections européennes.
Et
c'est évidemment une grande joie
d
'être là ce soir pour cette magnifique campagne menée par notre ami Fabien Roussel. Vous êtes très très nombreux ce soir, très très nombreux. Je vous vois agiter les drapeaux. On me dit, du côté de la technique, que ce serait bien de ne pas les lever tout le temps parce que sinon on ne voit plus rien sur les images. Mais ce n
'est
pas grave, ça témoigne aussi
du
beau dynamisme de cette salle. Bravo à vous
et
un grand merci.
Je
vous propose tout de suite
d
'accueillir un grand monsieur
que
nous admirons tous beaucoup. Il s'appelle Jean-Marc Tellier, il est maire d'Avion.
Jean
-Marc, tu es maire de cette belle ville d'Avion qui nous accueille. Avion, la belle, la rebelle, la passionnée. Merci à toi de nous accueillir ici.
On
a beaucoup entendu parler de toi ces derniers mois, notamment parce que tu as pris un arrêté contre les coupures de gaz et d'électricité.
Et
donc, Jean-Marc, on t'écoute avec un grand plaisir.
Merci. Mesdames,
Messieurs, chers amis, chers camarades,
c
'est une grande fierté pour nous
d
'accueillir l'un de tes mythiques, mon cher Fabien,
pour
cette campagne présidentielle qui nous redonne espoir.
En
tout cas,
qui
permet à des idées différentes de s'imposer dans le débat.
Sûr que
tu continueras à imposer un autre son de cloche,
des
propositions différentes
sur
l'emploi des jeunes,
sur
le logement, sur le pouvoir d'achat, sur l'enfance, sur l'énergie, sur la santé,
sur
le développement des services publics, sur les conditions de vie des personnes âgées
et
sur la paix.
C
'est bien cela.
Et
on le comprend
qui
gêne certains,
peu
habitués à cette culture de débat, d'écoute et d'action.
Je
vous souhaite à toutes et à tous, à toi Fabien, la bienvenue à Avion, ville emblématique du bassin minier,
qui
se donne un maire communiste depuis 1935, un maire ouvrier,
un
maire ouvrier depuis plus longtemps encore, une municipalité d'union de la gauche, bienvenue dans cette ville d'avion,
la
belle, la rebelle, la passionnée.
Tu
n'es pas
en
terre inconnue ici, Fabien.
D
'abord parce que tu es chez toi,
sur
cette terre ouvrière, aujourd'hui meurtrie, qui a tant donné à notre pays.
Cette
terre
de
solidarité,
de
résistance et de lutte.
Tu
as vécu ton enfance
au
pied des corons et des cheminées d'usines.
Comme
Macron,
tu
es du Pas-de-Calais,
mais
pas vraiment,
mais
pas vraiment du même coin
et
encore moins du même monde.
Et
c'est ici à Avion
que
tu es venu en 2018,
jeune
député du Nord, nouvellement élu, présider la cérémonie des vœux à la population,
où
tu as pris la parole avec fougue devant plus de mille personnes.
C
'est pour nous,
pour
moi, en tout cas, un souvenir chaleureux et fraternel, une grande curiosité pour la population de découvrir ce jeune député communiste qui succédait à l'imbocque.
Maintenant, tu
es devenu le secrétaire national du Parti communiste
et
surtout
le
candidat,
la
voix des salariés et des ouvriers dans cette campagne électorale.
Aujourd
'hui,
te
voilà candidat des jours heureux
et
cela nous va très bien.
Parmi
ceux aux idées qui remontent des profondeurs des égouts, avec une vie politique gangrénée par le libéralisme
au
milieu d'une campagne où la réflexion est noyée par les sondages quotidiens, ce candidat qui nous parle des jours heureux est une bouffée d'air pur.
Un
candidat
qui
nous parle du quotidien,
de
ce que nous vivons chaque jour,
des
difficultés à vivre
et
les élus locaux, en première ligne,
pour
aider la population à ne pas se résigner, à résister, à être des acteurs
de
leur propre vie.
Nous
l'avons encore vécu
cette
fin de semaine,
avec
la tempête qui a causé d'importants dégâts ici. Certes,
c
'était le vent
et
on n'y est pour rien.
Mais
comment ne pas être fier de ces agents de l'électricité qui ont réparé en haut des poteaux pendant trois jours sans dormir ?
Des
sapeurs-pompiers présents pour sécuriser les toits aux quatre coins de la ville. Des agents
des
services techniques qui ont été extraordinaires. Des élus qui, à mes côtés, sont allés solutionner certains problèmes logistiques, rassurer les gens, s'occuper des plus fragiles.
Cela
porte un nom, la solidarité.
Mais
surtout
les
services publics dont nous avons tant besoin.
Il
nous faut les défendre, pied à pied, quitte à bousculer parfois rudement les institutions et à se faire entendre chez les sourds des bureaux parisiens.
Parce
qu'ils sont utiles à chacun d'entre nous et particulièrement plus démunis.
Mais ce
n'est pas moi que vous êtes venu écouter,
mais
le candidat qui parle des jours heureux. Alors bien sûr,
mon
camarade Pierre
va
me dire « T'as pas dit ça.
T
'aurais dû parler de ça.
»
Rassure-toi Pierre,
comme
tout le monde,
je
me suis réveillé ce matin
avec
l'annonce de la guerre en Ukraine.
Que
dire
pour
le moment
si
ce n'est
la
phrase de Prévert que nous avons toujours fait nôtre
?
Quelle connerie la guerre
? Nous
sommes comme ça les communistes. Rebelles et passionnés. Encore une fois, bienvenue à toutes et à tous à Avion.
Et
pour paraphaser un acteur célèbre de notre région,
à
Avion,
on
pleure toujours deux fois quand on arrive et quand on repart. Merci.
Merci beaucoup Jean-Marc. Je vous propose tout de suite d'enchaîner avec deux vidéos que vous allez voir apparaître
sur
l'écran. Une première de Valérie Cuvillier sur les enjeux de culture et une deuxième de Raphaël Méquignon sur l'énergie et l'industrie. Vidéo.
Bonjour, je suis Valérie Cuvillier, maire de la commune de Rouvois et vice-présidente en charge de la culture au département du Pas-de-Calais. Parler de la culture dans le cadre de ce programme politique est important, me semble-t-il.
C
'est même essentiel au sortir de ces deux années durant lesquelles la culture dans son ensemble a été mise à mal. La culture est malheureusement loin d'être une priorité en général pour les politiques. Lorsqu'on veut faire des économies, en général, elles sont faites sur le dos de la culture. Alors que la culture, rappelons-le, est créatrice d'emplois. Des emplois pérennes, des emplois précaires, certes, mais des emplois importants, nombreux. Et durant ces deux années, les intermittents du spectacle ont particulièrement pâti de cette crise que nous venons de traverser.
La proposition qui est faite dans le programme de Fabien Rousset de créer un véritable statut des intermittents qui soit protecteur et garant de leurs droits sociaux et de leur rémunération est vraiment un point essentiel. Enfin, j'aimerais utiliser ici une citation de Ladislas, que Fabien Roussel a cité dans l'un de ses discours. Il ne suffit pas d'offrir un toit et du pain à chaque homme. Il lui faut mettre du gauguin dans les assiettes, du rimbaud dans les verres. C'est vraiment le reflet de ce programme des jours heureux auquel j'adhère complètement. Et c'est pourquoi j'appelle à voter Fabien Roussel et je le soutiens pour les élections présidentielles du mois d'avril.
Pouvoir
se déplacer, se chauffer, s'éclairer sans que ça soit un luxe. La candidature de Fabien Roussel, un engagement désintéressé pour défendre l'intérêt général. C'est aussi une France du service public. En 2007, l'ouverture des marchés à la concurrence promettait une énergie moins chère. 15 ans après, c'est tout l'inverse. Sous la pression européenne, les gouvernements ont privatisé, ont abandonné progressivement l'EDF dans les bras des financiers. Aujourd'hui, plus de 60% d'augmentation des tarifs. 13 millions de personnes en précarité énergétique. Cette privatisation et l'ouverture des marchés énergétiques à la concurrence
a
provoqué une augmentation généralisée des prix et une dégradation du service. Là où le monopole public garantit sécurité énergétique pour toutes et tous, il est temps. L'énergie est un bien commun, une ressource qu'une bulgare marchandise. C'est un choix majeur pour notre avenir. Et le programme de Fabien Roussel permet de garantir un service public de l'énergie, une maîtrise complète des tarifs et le développement des filières industrielles. Énergétique, 100% public et 100% décarboné d'ici 2040 à 2050. Et la bonne orientation stratégique. C'est pour toutes ces raisons que je suis mobilisé pour la campagne des jours heureux avec Fabien Roussel.
à Valérie Cuvilliers.
Elle
ne le dit pas dans la vidéo, mais elle a gagné un siège de conseillère départementale aux dernières élections départementales en faisant échec au Rassemblement National. Bravo à elle.
Et
maintenant, je vous propose d'accueillir une sénatrice que vous connaissez fort bien. Elle s'appelle Cathy Apourso-Poli. Cathy,
Cathy,
elle se défend au Sénat
pour
l'hôpital public, pour les personnes en situation de handicap. Elle est la porte-parole de la classe ouvrière au Palais du Luxembourg. Et ça fait du bien. Cathy Apourso-Poli.
Vous
êtes nombreux ce soir, militants du Parti communiste, militants du bonheur, amis, citoyens, compagnons de route.
Vous
êtes nombreux ce soir, maires et élus communistes, de gauche
ou
partageant des valeurs qui nous sont chères.
Un
salut à Hervé Poli, secrétaire du Parti communiste du Pas-de-Calais, à mes deux amis parlementaires,
c
'est à Dominique Coitrin et Michel de Messines. Loyal, généreux, tenace
et
sage.
Voilà les
valeurs que tu partages avec Brahan, Fabien Roussel.
Ce
sont les valeurs du courage, de la loyauté,
de
la générosité, de la ténacité, comme le sont la plupart des gens d'ici.
Nous
nous connaissons bien, Fabien, depuis longtemps. Bon, on n'est pas si vieux, mais on se connaît quand même depuis longtemps.
Nous
avons déjà mené de nombreux combats ensemble. Et ça va continuer, j'en suis certaine.
Mais
permets-moi de te le dire, et son père est ici dans la salle, il ne
va
pas me contredire, j'ai un gros, mais un gros doute sur sage.
Je
dirais plutôt intrépide. Alors, bienvenue chez toi, Fabien, bienvenue à vous, bienvenue à nous, nous
sommes
ici, sur cette terre du Pas-de-Calais, dans ce bassin minier.
Cette
terre de solidarité,
où
nous savons que l'entraide, la fraternité veulent dire quelque chose.
Cette
terre de partage, de solidarité qui a du sens, où nombreux sont les citoyens engagés dans les associations caritatives, où les élus, les citoyens se serrent les coudes lorsqu'il faut aider.
Nous
l'avons encore vécu ce week-end, avec la tempête, avec une formidable mobilisation de nos précieux services publics, comme le disait le maire d'Avion.
Avec
les citoyens,
avec
les citoyens qui se sont unis aux côtés des élus victimes de cette catastrophe, ensemble, dès dimanche soir,
avec
les parlementaires communistes du Nord Pas-de-Calais dont tu es Fabien,
nous
rédigions un courrier au ministre Darmanin pour demander l'état de catastrophe naturelle. Solidarité dans la crise du Covid-19 que nous venons de vivre, avec une mobilisation exceptionnelle des citoyens, des associations pour aider les plus fragilisés et nos anciens.
Et
je salue à ce moment précis les personnels des EHPAD, les aides à domicile, les assistantes familiales, le personnel soignant du médico-social, les agents territoriaux, les agriculteurs, les enseignants, les agents SNCF, les caissières, les transporteurs luchés, les éboueurs, et toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés chaque jour et qui ont été les grands oubliés de ce gouvernement qui a essayé de diviser en octroyant des primes à certains et pas aux autres, alors que c'est de revalorisation salariale, de reconnaissance qu'ont besoin ces salariés.
Il
n'y
a
pas d'argent dans ce pays. Nous savons qu'il existe. Il suffirait de lutter contre l'évasion fiscale pour récupérer au moins 80 milliards. Bienvenue à toi Fabien, bienvenue à vous, bienvenue à nous, ici dans le bassin minier, ce bassin minier qui a vu des milliers d'hommes et de femmes, les plaques de la citadelle d'Arras,
les
218 plaques des fusillés en témoignent. Ici,
on
connaît la valeur de la paix et le prix de la guerre. Notre choix est fait. Il est pour nous celui de la paix.
L
'occasion
de
rappeler
pour
la sénatrice que je suis à la ministre en visite dans le Pas-de-Calais cette semaine « Le rôle des femmes dans la résistance » comme Emilienne Mopti, décapitée à Cologne, qui mériterait une reconnaissance plus importante, au même titre que Martha Derumeau et de nombreuses femmes.
Et
cet esprit de résistance, il vit toujours
chez
les ouvriers qui se battent becs et ongles pour leur usine. Je veux saluer notre camarade Franck Saillot,
qui
a payé de sa personne pour que vive la papeterie Arjo-Vigine.
Je
veux saluer mes camarades, ici présents dans cette salle, Christian Duchâteau, Jean-Luc Richebout, Rick Buche et David Deltour, qui ont tout fait pour sauver Bridgestone.
J
'ai par ailleurs une pensée pour les Bridgestones qui cherchent toujours du travail. Et la famille de Bruno Wable disparue trop tôt, il y a peu de temps.
Cet
esprit de résistance, il est ancré chez nos élus
qui
se battent ici, face à l'Etat,
pour
exiger la rénovation de nos cités minières et le respect
de
la dignité de notre population. Et à cet instant, j'ai une pensée pour notre camarade Norbert Gilmé, qui a 101 ans et qui réclame toujours que l'Etat reconnaît son préjudice.
Le
Pas-de-Calais a tous les atouts
pour
que vivent les jours heureux et d'abord sa jeunesse,
que
j'appelle à se mobiliser. Oui, l'avenir commence aujourd'hui. Vous êtes nombreux ici ce soir. Pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, lancez-vous, lancez-vous dans cette campagne. La dynamique, nous le sentons, est enclenchée. Maintenant, il faut accélérer. Nous avons le meilleur des candidats, un programme qui nous ressemble, qui vous ressemble, qui parle de la vie des gens. Tous ensemble, tous ensemble, nous allons gagner. Alors, comme on dit chez nous, allez, un dernier coup de coude, on y va
! Merci.
Merci beaucoup, Cathy, pour cette magnifique intervention. Et je vous propose de continuer avec trois vidéos. La première de Gianni Ranieri sur les questions d'enseignement. La deuxième de Jean Letaucard sur les enjeux de santé. La troisième d'Aurore Dutahi sur l'aide à domicile. Vidéo tout de suite.
Bonjour, je
m'appelle Gianni Ranieri, j'habitais Nabeaumont et je suis professeur de français au collège Paul-Éluard de Vermel. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait essayé de vendre du rêve aux professeurs en leur expliquant que l'éducation serait une des priorités de son quinquennat. Pourtant, aujourd'hui, la réalité est tout autre. Cinq ans de Macron à l'Elysée, c'est 7900 postes de supprimés dans l'enseignement du second degré et 440 postes qui seront encore supprimés à la rentrée 2022. Tous les professeurs sont d'accord pour dire qu'on est loin d'être en sureffectif. On est 28 élèves par classe.
28 élèves par classe, c'est assez difficile de prendre en compte les difficultés de chacun et ainsi de garantir l'égalité des chances. Pourtant, malgré le fait qu'on manque de moyens, d'AESH et de personnel enseignant, on continue de supprimer des classes comme par exemple au lycée Fernand d'Archicourt des Nabeaumont où 4 classes seront supprimées à la rentrée prochaine. En plus de ces classes supprimées, on a aussi des établissements scolaires qui sont dans très mauvais état. Je pense encore une fois à Nabeaumont, au lycée Pasteur où un plafond s'est effondré en plein cours il y a encore quelques jours.
Le prochain président de la République devra répondre sérieusement aux exigences du personnel enseignant et du personnel de l'Education Nationale. Fabien Roussel à l'Elysée, c'est l'augmentation de 50% du budget de
l
'Education Nationale. Grâce à cette augmentation du budget, on pourra d'une part augmenter le salaire du personnel de l'Education Nationale de 30% mais également d'embaucher 90 000 nouveaux enseignants à terme. En plus de ces embauches, on pourra construire et rénover de nouveaux établissements scolaires ce qui permettra d'un effectif de 20 à 25 élèves maximum par classe au collège comme au lycée. Grâce à ces mesures, on pourra enfin enseigner comme on le souhaiterait et exercer notre métier comme on le souhaiterait et ainsi garantir l'égalité des chances et enfin honorer la devise de notre pays, liberté, égalité, fraternité.
À
l'hôpital de Lens, au SMUR, je suis délégué syndical CGT et je suis élu communiste de la ville d'Avion et de la communauté d'agglomération de Lens-Lévin. Des jours heureux de Fabien Roussel, que la santé serait une priorité. Et dans ce territoire dans lequel il nous manque 200 médecins généralistes, par exemple, pour atteindre la moyenne nationale, on sait très bien qu'il faut investir massivement dans la santé et qu'il faut organiser la formation sur quelques années pour que demain l'hôpital soit en capacité d'assumer l'ensemble des maladies et des malades qui se présentent à lui.
D'ailleurs, dans le bassin minier, on a une revendication des élus communistes mais aussi d'autres élus, de la population, des organisations syndicales et des hospitaliers pour qu'ici, au cœur du bassin minier, on forme nos médecins, on forme nos professionnels de santé pour que demain, enfin, lorsqu'ils ont leur diplôme, ils ne quittent plus le bassin minier et retournent vivre dans les territoires où ils ont été formés. Ce discours contre la métropolisation que Fabien Roussel a défendue à Marseille, est quelque chose qui est très important ici, au cœur du bassin minier.
Nos gens les mieux formés, si on les laisse partir, si on ne les forme pas sur le territoire, ils ne resteront pas et demain, ils ne feront pas tourner notre système de santé. Donc, j'appelle vraiment à ce que cette campagne des jours heureux continue de prendre de l'ampleur. J'appelle vraiment à voter pour Fabien Roussel parce qu'il a compris que demain, on peut enfin faire que les actionnaires des cliniques privées et des EHPAD ne soient pas mieux traités que leurs résidents et que leurs patients.
Je
suis la secrétaire du syndicat CGT des personnels de la CANSSM, la Caisse Autonome Nationale de la Sécurité Sociale minière.
Je
suis là pour parler des aides à domicile. Cette branche a vraiment besoin d'un service public, un vrai accord de branche pour toutes les aides à domicile gérées par l'État. Pour une vraie égalité de traitement pour tous. L'égalité des indemnités kilométriques, du temps de trajet et plus encore. Le programme des jours heureux prévoit 100 000 emplois et la revalorisation des salaires en accord avec les organisations syndicales. Et pour les patients, une égalité de prise en charge. C'est ça que nous voulons pour les soignants et les patients. Alors, votons Fabien Roussel !
A
E3 pour ces très belles vidéos
qui
en disent long sur les combats que nous menons. Je vois que vous avez vu qui nous attend maintenant.
Je
sais que vous attendez depuis le début de ce meeting. A Poursopoli, rebaptisé tout à l'heure Raon. Notre Raon
qui
partage avec nous toutes et nous tous de belles valeurs.
Ce
sont les valeurs de la France, des jours heureux. Celui que vous attendez toutes et tous, c'est Fabien Roussel. Je vous demande de l'accueillir.
Allo, ça marche
? Le
micro y est au pas allumé
! Mes
chers amis,
mes
chers amis,
vous
imaginez, vous qui me connaissez combien
c
'était important pour moi de maintenir notre rencontre ce soir malgré
cette
actualité difficile dont je vais parler,
mais
de pouvoir quand même venir au cœur de ce bassin minier que j'aime tant et qui m'est si cher.
Un
bassin minier qui représente pour moi ma famille, là où j'ai grandi, mais qui est une terre de conquête sociale,
mais
aussi une terre de paix.
Avec
ses grandes figures de la résistance, avec
ses
héros,
ses
héroïnes de la République.
La
République
mort
parfois
pour
que nous, nous puissions vivre libres
dans
cette République.
Oui,
je sais combien le bassin minier
a
payé
un
lourd tribut
pour
la paix.
Alors, dans
ce contexte difficile,
nous
avons hésité à maintenir cette rencontre de ce soir,
et
nous avons voulu quand même
pouvoir
nous retrouver
pour
pouvoir justement
en
parler, simplement, entre nous et mesurer la gravité de la situation.
C
'était important pour moi de le faire et de venir ici à l'heure où, en ce moment,
les
bombes et les armes résonnent,
à
quelques heures d'ici.
Alors
oui, c'est un symbole important
de
se retrouver ici, au cœur du bassin minier, à Avion. Avion, ville solidaire. Avion, ville de paix, de fraternité. Avion, et pour tous ceux qui sont rentrés dans cette ville,
ont
vu cette belle ville jumelée avec Kouchra en Palestine, avec Sgorzelek en Pologne, avec Olnitz en Allemagne, avec Larjam, Tamassi, Tabia au Maroc, avec Bourges-Béragené au Liban. Avion, plus que jamais ville de paix. Alors merci à toi, Jean-Marc Tellier. Merci à vous toutes, les avionnés. Merci pour votre accueil si chaleureux. Merci à toi, Cathy, pour tes mots. Merci, Hervé Poli. Merci à tous les élus. Merci à vous tous les militantes, les militants, les syndicats, les hommes et les femmes qui vous donnez, je le sais, sans compter toujours
pour
être au plus proche de votre prochain. Vous qui vous engagez au quotidien pour défendre les gens, leur travail,
leur
service public,
leur
dignité en somme.
C
'est ici,
ici,
dans ces terres où je suis né,
où
la fraternité entre les peuples n'est pas qu'un slogan. Ici, dans ces terres où la solidarité se vivait au fond de la mine et aujourd'hui encore
dans
les usines.
C
'est ici,
dans
cette terre où la solidarité, l'amitié, la chaleur humaine
sont
toujours inscrits dans nos cœurs,
dans
nos gènes. C'est ici que je souhaite parler de paix et de solidarité.
Le
prix de la paix,
le
coût de la guerre,
ici, nous
savons ce que c'est
et
nous la connaissons mieux que quiconque.
Le
monument aux morts d'avions,
comme
ceux d'ailleurs
de
toutes nos communes
dans
le Nord-Pas-de-Calais,
dans
la Somme, en Picardie.
Tous
ces monuments aux morts rappellent chaque jour
le
sacrifice entière de la population d'une région transformée en champ de bataille.
C
'était il y a plus d'un siècle,
mais
les mémoires sont toujours vives,
car
la situation
que
nous vivons aux portes de l'Europe
est
gravissime.
La
guerre
est
là,
cette
guerre que tout le monde redoutait.
Les
canons tonnent en ce moment.
Les
premières victimes sont tombées, civiles et militaires, et elles s'ajoutent à celles
de
ces dernières années.
Le
président russe a décidé d'intervenir en Ukraine en violation de toutes les règles élémentaires fondamentales du droit international.
C
'est une invasion militaire,
et
je veux dire ici, en votre nom à tous,
que
nous condamnons sans réserve
cette
décision.
Bien
sûr,
il
sera toujours temps de disserter,
et
je l'entends sur les chaînes de télévision, de radio, sera toujours temps de disserter sur les responsabilités des uns et des autres.
Sur
celle de l'OTAN,
qui
ces dernières années n'a eu de cesse de vouloir toujours pousser plus loin ses bases aux frontières de la Russie, de vouloir élargir, y compris jusqu'à l'Ukraine.
Mais
aujourd'hui,
on
peut disserter tous les jours, aujourd'hui la guerre est là,
et
la responsabilité du président russe
est
immense.
Ce
président tout-puissant
veut
montrer ses muscles au monde entier.
C
'est un nationaliste, autoritaire,
c
'est le compagnon de route des extrêmes droites françaises.
Il
est responsable chez lui de tant de pauvreté, d'inégalités dans son propre pays, et il entend masquer ce terrible bilan en engageant son peuple
dans
une guerre.
Oui,
nous devons tenir le langage de la fermeté avec le président russe,
et
je tiens d'ailleurs ici à rendre hommage aux forces progressistes de Russie qui s'engagent parfois au péril de leur vie contre ce dirigeant autocrate, qui lui
a
choisi de se mettre au service des oligarques et de la finance. Mais l'urgence,
l
'urgence aujourd'hui,
c
'est de faire taire les armes.
Nous
ne voulons pas vivre sur un baril de poudre.
L
'urgence,
c
'est de mettre une pression immense sur le président russe
afin
qu'il soit contraint
au
cesser le feu
et
de retirer ses troupes.
C
'est d'obtenir que les dirigeants russes acceptent de faire taire les armes, mais aussi de quitter l'Ukraine.
Oui,
nous devons tout faire, tout mettre en œuvre pour que la Russie, mais aussi l'Ukraine,
se
retrouvent autour d'une table
avec
l'ensemble des pays européens
pour
dialoguer,
pour
trouver les conditions
d
'un cessez-le-feu
immédiat, mais
aussi pour qu'ensemble, ils travaillent, nous travaillons ensemble à la garantie de la sécurité de chacun,
la
sécurité collective de chaque pays,
de
chaque peuple, de chaque famille, de chaque jeune vivant
sur
ce grand continent européen.
Nous
vivons ensemble
sur
cette terre,
sur
ce grand continent européen qui va de Brest à Vladivostok,
de
l'Atlantique à l'Oural.
Ça
a déjà été tellement utilisé, ces formules.
Mais
c'est une réalité et nous devons vivre ensemble
dans
la paix
et
la sécurité collective. La paix. Voilà l'objectif que nous devons poursuivre inlassablement.
La
paix.
Alors
bien sûr,
tout
le monde veut la paix.
Tout
le monde dit vouloir la paix.
Mais
la paix,
c
'est pas seulement un slogan. Certains d'ailleurs
proposent
la guerre pour l'atteindre. Quel paradoxe
! La
paix,
c
'est pas un slogan. C'est une construction.
La
paix,
c
'est une aspiration, une volonté politique.
C
'est une construction à laquelle tous les peuples aspirent.
La
paix, c'est une volonté politique.
C
'est une ambition. Et ce sont aussi d'immenses efforts
de
dialogue,
de
diplomatie.
Et
c'est surtout aujourd'hui éviter la surenchère. Éviter d'exacerber les tensions.
Et
quand nous disons, nous, nous,
quand
nous disons
que
nous voulons
la
paix et que nous ne voulons pas la guerre,
c
'est parce que justement nous voulons faire entendre la voix de la paix pour couvrir celle
des
nationalistes,
des
extrémistes,
des
vattes en guerre.
Car
on les entend déjà, les vattes en guerre. Ceux
qui
vont se faire la course à celui qui proposera
les
sanctions les plus sévères contre la Russie et qui proposeront même, ils le font déjà, de vendre des armes,
de
participer militairement au conflit.
Mais
jusqu'où
veulent
-ils qu'on aille
? Jusqu'où doit
-on aller
? Il
n'y a jamais eu autant d'armes vendues dans le monde que ces dernières années.
Il
n'y a jamais eu autant d'investissements dans l'arme nucléaire.
Il
n'y a jamais eu autant d'ogives nucléaires, même au sein du continent européen.
En
Russie, puissance nucléaire, comme dans l'OTAN qui réunit beaucoup de puissances nucléaires et qui aujourd'hui se font face.
Il
n'y a jamais eu autant de sanctions, de guerres économiques que ces dernières années.
Et
pour quels résultats
? Pour
quels progrès
? Au
contraire,
les
courants nationalistes réactionnaires se sont renforcés
en
Russie
comme
en Ukraine.
Comme
le dit Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, il faut, je cite,
«
Donner la priorité à la diplomatie pour résoudre tous les problèmes
de
manière pacifique
». Fermez
les guillemets. Alors la France
doit
agir urgentement,
elle
-même, mais aussi avec d'autres, avec l'Allemagne,
pour
réussir à réunir une conférence européenne large, ouverte à tous les pays de notre continent, y compris la Russie, afin de parvenir vite
à
un cessez-le-feu et un règlement global
par
le dialogue.
Nous
disons
non
à l'expansion de la Russie, comme nous devons dire non à l'expansion de l'OTAN à l'Ukraine.
Nous
devons aussi retrouver en Europe, et surtout en France, une vraie politique étrangère, non alignée derrière les États-Unis, qui n'ont eu de cesse, eux, de souffler sur les braises ces 20 dernières années. Mais,
car
la responsabilité,
elle
est aussi importante du côté de l'administration américaine, qui depuis 1999, je dirais même depuis 1990,
c
'est la chute du mur de Berlin,
de
s'empresser à élargir les bases de l'OTAN jusqu'aux portes de la Russie.
Et
même des anciens dirigeants de la CIA
ont
dit eux-mêmes
que
l'élargissement de l'OTAN vers la Russie était certainement la pire erreur des États-Unis depuis la fin de la guerre froide. Même Henri Kissinger,
qui
n'est pas connu pour être un grand pacifiste,
a
dit qu'il fallait trouver une solution pour l'Ukraine,
hors
de l'OTAN, en lui donnant un statut de pays neutre,
comme
la Finlande. Et c'est pour ça que l'on a parlé de la finlandisation de l'Ukraine.
Il
faut
aujourd
'hui avoir en tête cette histoire
pour
pouvoir construire l'avenir.
Alors
oui, certains sont encore nostalgiques de la guerre froide. Mais nous, ce soir, nous disons, nous ne voulons plus de la guerre froide. Nous voulons la paix, l'amitié, la fraternité entre les peuples d'Europe,
de
l'Atlantique à l'Oural.
Et
je veux dire
avec
beaucoup de sincérité que nous,
nous
ne sommes ni pro-russes, ni pro-américains,
ni
Biden, ni Poutine. Nous, nous voulons la sécurité pour tous, nous voulons la paix des peuples en Europe. Quels que soient d'ailleurs les dirigeants russes, aujourd'hui ou demain,
nous
devons construire ensemble le cadre de notre sécurité en Europe,
en
y incluant la Russie,
et
sans avoir les États-Unis qui nous soufflent à l'oreille, ce que nous devons dire.
Oui, nous
demandons
pour
cela. La France doit pouvoir demander.
Elle
doit le faire rapidement.
La
tenue d'une grande conférence en urgence, réunissant l'ensemble des pays du continent européen pour mettre un terme rapidement à cette escalade guerrière et obtenir le plus rapidement possible un cessez-le-feu.
Jacques
Prévert a dit « Quelle connerie la guerre
! »
Eh bien nous, nous disons « Plus jamais la guerre ! » Plus jamais la guerre en Europe ! Plus jamais la guerre en Europe
!
Plus jamais !
Oui,
quelle connerie la guerre ! Plus jamais la guerre en Europe ! Il nous l'avait promis !
Il
faut aussi voir plus loin et mesurer ce qui se passe en ce moment.
Car
à travers cette période dangereuse,
nous
voyons aussi à quel point le capitalisme, lui,
est
vicieux. Lui qui profite en ce moment, en ce moment,
il
profite de spéculer, il profite de cette crise pour spéculer sur la hausse des prix du blé,
du
gaz, du pétrole. Honte à eux
!
Honte à ces boursicoteurs, à ces spéculateurs, à ces multinationales qui achètent des stocks de blé avant même qu'ils les poussaient, jouant avec l'implacable loi de l'offre et de la demande. Et comme d'habitude, c'est nous qui paierons les pots cassés de ces pratiques ignobles. Comment peut-on à ce point spéculer sur la guerre, spéculer sur nos vies, spéculer sur le prix
du
pain, de la farine, des pâtes, des galettes, de toutes ces denrées alimentaires
les
plus populaires et que nous utilisons le plus
? Comment
peut-on spéculer à ce point pendant une guerre, sur le cours du pétrole, du gaz, de l'électricité, et rendre encore plus cher nos factures d'énergie
qui
sont déjà tellement élevées
?
Oui, comme disait Jaurès,
le
capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage.
Et
ces spéculateurs,
et
dont nous, nous connaissons les visages, les noms, les adresses, profitent d'un système que cette Europe de la finance défend avec zèle.
Alors
ils veulent maintenant profiter de la guerre.
Et
du coup, nous voyons.
Nous
voyons aujourd'hui le prix de ces abandons de souveraineté en matière alimentaire comme en matière énergétique. Nous voyons aujourd'hui comment il est essentiel
de
sortir du marché, de l'économie spéculative, des produits comme le blé, comme l'électricité, afin de garantir à chacun, à chaque famille, à chaque être humain, de pouvoir se nourrir, de pouvoir se chauffer, de pouvoir se déplacer.
D
'ailleurs,
en
matière énergétique,
nous
voyons bien
combien
il est important
de
ne dépendre ni du vent,
ni
de personne, ni d'aucune puissance,
dont
la Russie,
en
matière d'approvisionnement. Regardez ce qui se passe en ce moment. Faute de pouvoir s'approvisionner en gaz russe,
nous
serions obligés d'importer des millions de tonnes de gaz de schiste américain issus de la fracturation de la terre. En ce moment,
ça
arrive par Dunkerque.
Le
gaz de schiste
a
été interdit en France parce qu'il fracture la terre, abîme la terre, abîme la nature.
Et
nous décidons aujourd'hui
d
'acheter aux Américains
du
gaz de schiste que eux produisent
et
que eux sont bien contents de nous le vendre et de faire leur business.
Eh
bien moi, justement,
je
propose d'investir dans le nucléaire pour ne plus dépendre d'autres puissances, pour sortir des énergies fossiles, ces énergies qui abîment notre planète. Et ça, je suis le seul à le dire à gauche. Nous voulons un grand service public de l'énergie en France et retrouver toute notre indépendance et notre souveraineté en la matière. Souveraineté énergétique, souveraineté alimentaire. Oui, dans ce moment, ce qui est à l'ordre du jour, c'est la sortie de ces logiques de l'argent.
Et
c'est le retour
de
la souveraineté et de l'indépendance de la France.
Nous
voulons des jours de paix pour nos enfants. Nous voulons des jours de paix
pour
tous les enfants, ceux de France comme pour ceux d'Ukraine et de Russie. Alors, les jours heureux, ce sont aussi des jours de paix.
Les
jours heureux, les jours de paix sont ceux qui mettent
l
'être humain,
la
fraternité humaine au cœur
de
tous les choix, de tous les choix politiques que nous devons prendre.
Et
ici, au cœur de ce bassin minier, nous savons ce que c'est.
Et
c'est pour ça que c'était important pour moi de venir ici ce soir.
Parce
que
c
'est dans notre histoire.
C
'est dans l'histoire de ces hommes
et
de ces femmes. Oui,
des
femmes.
Des
femmes parce que je ne veux pas oublier
les
filles du textile, les filles de la mine
comme
Martha Derumeau, comme Émilienne Mopti. Martha Derumeau, sixième enfant d'une famille de sept, ouvrière dès l'enfance
parce
qu'elle a commencé à travailler à l'âge de 13 ans
en
1910.
Tout
de suite, Martha Derumeau, à peine adolescente, orpheline d'un père radical, républicain et laïque,
comme
quoi ça fait des bonnes pousses, elle s'engage pour défendre les conditions de travail de ses collègues
du
même âge et de ses collègues femmes pour exiger de meilleurs salaires, de meilleures conditions
et
elle y consacrera en fait toute sa vie. Martha Derumeau, déportée aussi à Ravensbrück
et
députée
dès
1946, parmi les 16 premières femmes députées
à
la Libération.
Oui,
Martha Derumeau,
dans
notre région, c'est notre fierté, elle symbolise que de l'usine à l'Assemblée nationale, nous pouvons défendre la condition ouvrière
et
la défendre bien.
À
elle,
à
toutes ces ouvrières, à toutes ces travailleuses
qui
ont tenu le pays à bout de bras pendant la pandémie et qui le font encore aujourd'hui,
à
elle, la patrie doit la reconnaissance totale.
La
patrie enfin reconnaissante et c'est pour cette raison que je ferai entrer Martha Derumeau au Panthéon. Martha Derumeau symbolise tous ces combats,
toutes
ces luttes pour l'égalité salariale et sociale, mais aussi ces luttes
pour
la paix,
pour
la République, contre le fascisme.
ça,
oui, ici, on connaît la lutte contre le fascisme, contre le nazisme
et
d'ailleurs, ce combat, on l'a payé cher, on l'a payé cher dans notre région. Et là encore, je pense à une femme, Émilienne Mopti,
une
femme d'ici, courageuse,
c
'est elle, avec 1500 autres femmes, qui prend la tête des grandes grèves des mineurs de 1941. Ce sont les mères de famille, les femmes, les femmes de mineurs qui poussent les premières, les portes des patrons pour réclamer du savon, du pain, des pommes de terre pour vivre,
pour
manger, pour se laver.
En
mai 1941, plus de 100 000 mineurs du Nord-Pas-de-Calais se lancent
dans
une grande grève patriotique, la plus grande, la plus longue dans l'Europe occupée et que l'on considère encore aujourd'hui comme l'un des premiers actes de résistance collective face à l'occupation. Emilienne l'a payée de sa vie, cet engagement dans la résistance. À 35 ans, elle est arrêtée, torturée par les nazis et elle est décapitée en janvier 1943. Alors,
alors
oui, ce soir, c'était important pour moi
de
le dire, de le rappeler, quand certains se réclament encore de pétain, quand certains
font
des étrangers les ennemis de la République. Eh bien, nous, au contraire,
nous
gardons en mémoire Emilienne Mopti, mais aussi l'italien Eusebio Ferrari, le polonais Tadeus Sichi, mais aussi Missac Manoukian, l'arménien et tous les FTP immigrés qui font l'honneur, l'honneur de la France, l'honneur de notre République.
Nous
sommes fiers de les avoir eus avec nous.
Nous
sommes fiers de les avoir dans notre histoire, dans notre cœur, notre honneur à nous. C'est celui-là.
C
'est notre histoire. C'est l'histoire de notre parti. C'est l'histoire aussi
du
mouvement ouvrier.
C
'est l'histoire d'un mouvement ouvrier qui a payé cher
le
prix de son combat aussi
pour
l'indépendance de l'Algérie
contre
les guerres coloniales.
Cette
histoire, nous en sommes fiers. C'est l'histoire de notre parti qui a toujours fait le choix des peuples, de la paix, de la souveraineté, de leur indépendance. Et cette histoire, nous on l'a. Pas les autres partis. Soyons-en fiers.
Et
je dirais même que certains partis ont les mains souillées. Et je voulais le dire parce qu'à chaque fois que je vais à la télévision,
on
me parle de mon communisme et de l'histoire de mon parti.
Et
pourquoi on n
'a
pas changé de nom
? On
n
'a
pas changé de nom. Parce que c'est notre histoire. Parce qu'on est fiers
des
belles heures de notre parti
comme
des mauvaises analyses ou des erreurs que nous avons faites. Mais nous, on ne change pas de nom tous les 10 ans, tous les 15 ans à cause des scandales, à cause de la collaboration.
Nous,
notre histoire, on l'assume.
Alors
cette élection, elle est aussi importante pour cela. Oui.
Et
d'abord,
pour
la paix.
La
paix que nous chérissons, nous, de toute notre chair.
nous
l'avons défendue dans notre chair, la paix. Cette élection, elle est importante
parce
que la République, encore une fois, dans notre histoire, elle est attaquée. La République est attaquée quand le monde du travail est divisé à ce point, divisé en fonction de ses origines, de ses religions et même de son prénom. La République est attaquée quand ceux
qui
arrivent aujourd'hui à être candidats à l'élection présidentielle, arrivent pour prendre pour cible
les
musulmans, les juifs, les homosexuels, les juges, les journalistes, les féministes. Rendez-vous compte, aujourd'hui,
ça
arrive encore.
Eh
bien, nous, encore, nous serons là
et
nous porterons ce bel espoir du Conseil national de la Résistance qui a écrit le programme des jours heureux. c'est notre histoire que nous avons partagée avec tant d'autres.
Et
d'ailleurs, pour construire cet espoir, pour construire cet espoir dans cette campagne
si
particulière,
avec
ces menaces qui pèsent sur notre République,
je
fais ce soir une proposition
pour
rassembler toutes celles et ceux qui nous rejoignent dans cette campagne,
dans
la diversité de leurs opinions et même de leurs forces politiques.
Tant
qu'ils partagent les valeurs que nous portons
ces
jours heureux
pour
pouvoir rassembler
toutes
celles et ceux qui sont attachés à défendre, comme nous, les principes
d
'une République laïque, universaliste, sociale, alors je propose de créer dans les prochains jours le Conseil national pour la République. Ce sera notre CNR à nous du XXIe siècle pour faire vivre et mettre en œuvre ce projet de société les jours heureux
du
XXIe siècle.
Et
je proposerai dès demain aux personnalités républicaines issues du mouvement social, de la société civile et d'autres forces de gauche de participer à ce Conseil national de la République pour faire gagner ces belles valeurs de la République au service du progrès social et de la justice. Vive le CNR
!
Vive les jours heureux ! Encore 45 jours de patience,
plus
les 15 jours pour le second tour.
Il
y en a deux. Partez pas le 11 !
La
France des jours heureux,
c
'est celle de la paix,
mais
c'est aussi celle du respect de la dignité humaine.
Et
au cœur du respect de cette dignité,
il
y a le travail.
Quel
gâchis pour notre région, pour notre jeunesse
qui
aimerait tant retrouver la fierté du travail et d'une industrie qui a permis à la France de se reconstruire.
Mais
avec Macron,
c
'est pas ce qui arrive. Macron
et
son gouvernement,
c
'est toujours le grand déménagement industriel qui se poursuit jour après jour, malgré les annonces et les déplacements ministériels. Et ici, ils en font beaucoup.
Mais
vous, vous le savez.
Vous,
vous le savez, vous le vivez tous les jours.
Et
nous l'avons vécu il y a plusieurs mois avec Bridgestone et les drames qui suivent
quand
une usine ferme ses portes.
Mais
nous le vivons encore, aujourd'hui, avec l'avenir incertain pour la française de mécanique à Douvrain.
Je
voulais en parler parce que
quand
j'entends depuis hier
que
Peugeot, Stellantis, on dit maintenant, va réaliser 13 milliards d'euros de bénéfices sur l'année 2021. 13 milliards d'euros.
Ils
peuvent en verser des primes,
à
ce compte-là.
Mais
enfin, ils en verseront qu'un milliard et quelques
et
les primes, encore une fois, ça ne cotise pas pour sa retraite et sa sécu.
Les
primes, c'est la déprime. Nous, on veut du salaire. Sonnant, être émuchant,
il
faut que ça finance la sécu, la protection sociale, sinon, ce n
'est
pas du salaire. Et puis, une prime, c'est un coût.
Les
salaires, c'est tous les mois.
Mais
en même temps, ce groupe, la famille Peugeot, l'État, qui participe au capital, à travers la BPI,
ils
font 13 milliards d'euros de bénéfices et en même temps,
comme
disait l'autre, ils décident de continuer de délocaliser.
Ils
délocalisent en ce moment en Chine la C5 électrique. Ils refusent de donner du travail à nos fonderies pour s'approvisionner à l'étranger.
et
ici, à Douvrin, à la française de mécanique.
Ils
ont non seulement décidé, il y a un an, de délocaliser la production d'un moteur en Hongrie.
Et
voilà, dit pas qu'hier, nous apprenons que le PDG est allé poser une première pierre d'une usine à Naples, en Italie, pour produire un nouveau moteur thermique. C'est un scandale, c'est une trahison pour l'industrie française. C'est une honte, une honte ce qu'ils font.
C
'est un vrai scandale industriel.
Dans
la presse,
il
y a encore quelques années, vous le retrouverez facilement, Peugeot et sa direction se glorifiaient avec des grands titres
dans
la Voix du Nord
de
recevoir des aides publiques pour investir à Douvrin. Ouais, ils ont reçu beaucoup d'argent public pour investir à Douvrin. Le résultat des courses,
c
'est que depuis le début du mandat Macron et aujourd'hui, l'entreprise est passée de 2 200 salariés à 1 200 aujourd'hui. Voilà où sont partis leurs investissements. La vérité, c'est qu'en France, il y a eu 8 000 postes supprimés en deux ans chez Peugeot. La réalité, c'est que quand ils touchent des aides publiques, c'est pour se distribuer des dividendes. Eh bien, moi, je dis qu'avec nous à l'Elysée, et je dis bien, nous irons ensemble et avec nous, nous reprendrons le pouvoir sur notre outil indique au pays
la
production de nos voitures.
Un
slogan, un pays sans usine, c'est un pays sans avenir.
Car
ce sont nos emplois, nos territoires, nos communes. C'est la souveraineté de la
France
qui est en cause avec ces abandons industriels. Alors, la France des jours heureux, c'est la France qui va se battre vraiment, tous les jours, ici comme ailleurs, pour son industrie. C'est la France qui placera
chaque
emploi, chaque compétence, chaque savoir-faire sous la protection de la République. Et dès qu'il y aura une menace, dès qu'un groupe décidera
un
plan, ils disent un plan social, il
n'y
a rien de social dans un plan de licenciement, dès qu'ils décideront de délocaliser ou de supprimer des emplois, nous ferons tout, nous, pour trouver des solutions et nous les trouverons avec les salariés, avec les syndicats, car les salariés, ce n
'est
jamais un problème, c'est toujours la bonne solution.
La
France des jours heureux, c'est la France du travail, bien sûr. Travailler tous, travailler mieux, c'est travailler
avec
de bonnes conditions de travail et surtout un bon salaire. C'est une France qui reconnaîtra le travail et les travailleurs pour ce qu'ils sont. C'est la seule richesse que nous avons et la seule richesse qui mérite d'être connue et reconnue. Car
sans
cette richesse, sans vos savoir-faire,
sans
votre force, sans vos mains, sans votre intelligence, sans les ouvriers, sans les ingénieurs,
point
de richesse.
Il
n'y a rien qui tourne.
La
France des jours heureux, c'est celle du travail qui paye, c'est celle qui valorise le travail
au
lieu de valoriser la spéculation. C'est celle qui cessera de valoriser les parasites qui s'enrichissent en jouant votre argent en bourse. Ce sera la France des salaires revalorisée, ce sera la France du SMIC à 1 900 euros bruts. Et oui, je calcule en brut.
Et
c'est important.
Et
c'est important de parler en brut quand on parle de salaire. Et c'est important de dire comment nous allons augmenter les salaires en brut.
Parce
que là, je dis gare à l'arnaque.
Gare
aux prometteux de bonjour, comme on dit ici.
À
ceux-là, à droite, et à l'extrême droite,
qui
vous promettent des lendemains qui chantent,
mais
avec
des
cotisations sociales en moins,
en
fait,
quand
ils promettent
leur
hausse hausse de salaire, moi, ils me font penser en fait
à
des assureurs
qui
vous présentent un contrat de travail, un contrat d'assurance, et puis en fait, il
y a
le petit astérix
en
bas de page. Ils vous promettent une hausse de salaire, mais il
y a
le petit astérix et puis en dessous, c'est écrit, mais c'est sans cotisation sociale. Donc ça veut dire qu'après, il n
'y
aura plus de sécurité sociale. Et ça veut dire que demain,
si
vous êtes malade, si vous avez une maladie grave, il ne faudra plus compter dessus.
Et
nous aurons besoin d'avoir une bonne assurance et d'une bonne carte bleue pour aller se faire soigner. Alors moi, tous ces arnaqueurs, ces Macron, ces Pécresse, ces Zemmour, ces Le Pen, nous ne voulons pas les écouter. Ils veulent ruiner la sécurité sociale.
Nous,
ce que voulons, c'est une vraie sécurité sociale et c'est des salaires bruts. pour tous qui nous permettent de vivre dignement.
Mais, c
'est sérieux ce que je vous dis parce qu'ils peuvent tromper beaucoup de gens avec
ces
soi-disant hausses de salaire. Il y en a même un qui promet un treizième, un quatorzième mois. Mais, quelle hypocrisie ! En fait, vous savez,
ceux
qui vous disent ça,
ceux
qui vous donnent de la main gauche,
ils
vous le reprennent de la main droite, en fait.
En
fait,
ils
ont deux mains droites, ils marchent comme ça. Méfiez-vous, vous les reconnaissez.
Alors
oui, ma France, c'est celle des bons salaires,
c
'est celle de la bonne paye, c'est celle du retour d'une vraie sécurité sociale
qui
garantira à tous
l
'accès à la santé,
à
la retraite.
mais
la France des jours heureux,
ce
n'est pas que ça.
Et
pour une raison très simple, c'est que
la
vie, pour nous, ce n'est pas que le travail,
c
'est aussi le droit au repos.
Et
donc, je veux être le candidat du droit au repos et surtout au repos à la fin de sa vie professionnelle. C'est pour ça qu'au cœur de nos propositions, il y a l'abaissement de l'âge de départ en retraite. Et c'est pour cela que nous, nous proposons de mettre en œuvre la retraite à 60 ans. Car la retraite à 60 ans, c'est ça le progrès social dont nous avons besoin aujourd'hui.
La
retraite à 60 ans, c'est permettre
à
ceux qui sont cassés par le travail, une vie au travail, de pouvoir enfin se reposer et de profiter de la vie, de profiter de ses petits-enfants, de pouvoir aller à la pêche de temps en temps, se promener, distribuer des tracts. C'est tout ça, la retraite à 60 ans.
Tout
le monde ne le fait pas.
Mais
il y en a qui le font.
C
'est permettre à des jeunes d'accéder à l'emploi
parce
que ceux qui ont 60 ans partent en retraite. Et c'est d'ailleurs un beau projet que de permettre aux anciens de former
les
plus jeunes et de se faire remplacer sans perte de savoir-faire. C'est aussi soulager
tous
les seniors âgés de plus de 60 ans mais qui doivent continuer de travailler parce qu'ils n'ont pas tout leur trimestre. Il y en a tant aujourd'hui qui ont plus de 60 ans et qui pointent au chômage,
qui
perçoivent le RSA et qui ne peuvent pas toucher leur retraite.
Les
Zemmour, les Pécresse et les Macron, eux, ils veulent tous augmenter l'âge de départ en retraite
mais
les 60-65 ans sont déjà à près de 70% au chômage.
C
'est ça la réalité. Alors, quand ils parlent d'allonger le temps de travail, comme ils disent, dans bien des cas, ce n
'est
pas le travail qu'on va allonger, c'est le chômage pour toutes ces personnes
et
c'est l'angoisse
de
perdre tous ses revenus.
le
chômage des seigneurs a explosé dans notre pays. En 10 ans, il a augmenté, tenez-vous bien, de 180%
et
ils veulent allonger l'âge de départ en retraite.
Mais
c'est une folie et alors,
il
y en a une, je me la réserve, Le Pen.
On
découvre maintenant son vrai programme et alors là,
il
n'y a plus la retraite à 60 ans. Pourtant,
elle
avait dit qu'elle en faisait un totem de la retraite à 60 ans.
sauf
qu'il y a quelques jours, elle a dû se faire rattraper par le MEDEF, patatras.
Elle
a annoncé que non, l'âge de départ à la retraite resterait inchangé. A 62 ans, elle, elle est championne parce qu'il
y
a ceux qui trahissent leurs promesses une fois élue, elle trahit ses promesses avant d'être élue. Championne du monde, du nez qui s'allonge. C'est ça, Marine Le Pen. Nous, on est clair.
on
le dit, ce sera la retraite à 60 ans pour tous ceux, toutes celles qui voudront la prendre. Nous voulons de la dignité pour celles et ceux qui ont travaillé. Nous voulons le progrès social, la justice sociale. Nous voulons la retraite à 60 ans
parce
que c'est aussi une grande conquête sociale de la gauche, celle conquise
par
les luttes, par vous,
par
les syndicats, celle mise en place par la gauche en 1981, la retraite à 60 ans, par Mitterrand et par Marché, car à l'époque, notre score au premier tour donnait de la force à nos propositions. Bon, c'était ça, 81.
Bien
sûr,
les
actionnaires,
le
MEDEF,
les
libéraux,
à
chaque fois, quand je fais ces propositions,
ils
me disent, mais enfin, M. Roussel,
c
'est trop cher, c'est pas possible.
Il
faut les voir s'agiter sur leur chaise. Ils vivent en vase clos, ils passent leur temps à la télévision avec leurs experts et à dire, mais combien ça coûte ?
C
'est pas possible, ça coûte trop cher. On n'a même pas le temps de finir sa phrase. Ça coûte trop cher.
Ils
sont bien au chaud, eux, ils n'ont pas de problème.
Ce
sont les gardiens du temple libéral.
Et
quand Macron supprime l'ISF,
il
nous explique que c'est seulement 4 milliards d'euros perçus par l'État, que c'est pas grand-chose, et puis quand même, il ne faut pas effrayer les super-riches. Par contre, quand il s'agit d'aider ceux qui en ont besoin,
d
'ouvrir des nouveaux droits pour les salariés, de construire une société plus juste, d'investir dans les services publics, là, vous pouvez être sûr, ils hurlent. Eh bien moi, je dis, j'assume, l'argent, on ira le chercher là où il est, le capital, on ira le taxer, l'évasion fiscale, on s'y attaquera.
C
'est notre argent, c'est votre argent.
Et
on va remettre la main dessus. Oui, il y a un pognon de dingue, mais c'est le neutre.
Les
richesses,
des
centaines de milliards d'euros qui partent à l'étranger, distribués aux accès en salaire mirobolant à des PDG de multinationales, en parachute doré, tout ça, c'est terminé. Vous avez vu le salaire du PDG de Total
?
4 millions d'euros par an.
Mais
il l'a baissé, parce que c'est la crise. Avant, il touchait 6 millions.
Mais
quelle honte, mais quelle indécence.
Et
il s'étonne qu'on soit en colère.
Il
s'étonne qu'on occupe des ronds-points après.
Il
s'étonne qu'on sorte dans la rue.
On
n
'a
pas fini de sortir dans la rue.
Oui,
résolument
et
de manière déterminée, nous, on veut remettre l'argent, la main sur ces richesses.
On
veut remettre la main sur ces richesses, sur nos richesses.
parce
que nous,
on
veut les mettre au service
de
l'être humain,
au
service du respect de la dignité de chacun,
au
service de nos enfants,
de
notre jeunesse,
au
service de la planète et du climat.
Ces
richesses, elles existent.
Elles
ne doivent plus être accaparées par une minorité. Reprenons le pouvoir sur l'argent, reprenons le pouvoir sur la finance. C'est ça le fond des jours heureux. C'est ça notre projet de société.
Mes
chers amis, nous pouvons faire de grandes choses et surtout,
à
l'occasion de cette élection présidentielle et de ces élections législatives, très importantes aussi, je voudrais que l'on puisse redonner un espoir à gauche et nous sommes en train de le faire.
Et
je voudrais même,
à
45 jours du premier tour,
créer
même les conditions de la victoire à gauche. Et je veux que nous y croyions. N'abandonnons pas ce combat. Il faut conserver cet espoir et y travailler sans relâche. Et le problème,
ce
n'est pas
qu
'il y ait plusieurs candidats, comme on nous le dit.
Le
problème, c'est que
il
y a d'un côté
six
candidats de droite et d'extrême droite, et je mets Macron dedans, qui font 75 %
et
de l'autre côté, six candidats de gauche et d'extrême gauche, et je ne me mets pas dedans, qui font 25 %.
C
'est ça le problème. C'est qu'il y a une droite et une extrême droite qui pèsent 75 % dans le pays.
Et
la gauche n'en pèse que 25
%.
Et donc, le problème pour la gauche,
c
'est non seulement d'accéder au second tour,
mais
c'est surtout de l'emporter, c'est de gagner les élections.
C
'est ça l'enjeu. Alors, notre objectif à nous, notre campagne, notre projet, nos jours heureux, doivent servir à cela. C'est d'ailleurs un des événements de cette élection. Et nous pouvons
continuer
de faire événement et de se fixer l'objectif d'être la première force à gauche à l'issue de ce premier tour, d'aller conquérir cette place au second tour.
Il
faut y croire. On avance.
On
est en dynamique. Et on ne prend des voix personne à gauche.
On
va en convaincre, nous.
C
'est ça, notre force.
Il
faut y croire comme moi, j'y crois.
Il
va falloir continuer à convaincre. Tous les jours, un peu plus.
À
montrer nos différences aussi à gauche pour convaincre
et
surtout
à
nous adresser à tout le monde. À nous adresser à tout le monde en étant bienveillants, positifs, rassembleurs
et
même rassembleurs pour deux comme nous le sommes souvent.
Et
je veux dire à mon tour, ici, solennellement,
à
tous ceux qui ont un jour voté à gauche
et
qui depuis ont renoncé.
À
tous ceux qui expriment leur colère par l'abstention ou voire même parfois
qui
vont s'égarer en votant pour l'extrême droite. À chacune et chacun de ceux-là.
Je
veux dire
que
je vous entends.
Je
veux dire que je partage votre colère.
Je
sais que parmi vous, beaucoup sont même noirs de colère,
mais
qu'ils ont toujours le cœur rouge.
Ce
cœur rouge de la couleur de la vie. Ce cœur
rouge
de la couleur du chiffon rouge. Rouge des luttes du mouvement ouvrier. Rouge de la classe ouvrière. Ce rouge qui nous donne de l'espoir aussi. Il faut pouvoir leur parler, toucher leur cœur, leur rappeler ce que nous avons réussi à faire ensemble, unis.
Ils
sont noirs de colère, mais toujours rouges dans leur cœur.
Il
faut pouvoir leur parler. Ils ont
leur
raison
de
ne plus voter pour nous,
mais
discutons-en. Proposons-leur
de
nous retrouver.
Et
puis,
il
y a ceux qui ont voté à gauche
et
qui ont été déçus, forcément, quand cette gauche a été au pouvoir
et
elle a tellement déçu. Et elle a même déçu
ceux
qui l'ont soutenu
et
qui ont contribué à la faire aller au pouvoir. Beaucoup de ceux-là sont aujourd'hui aussi déçus. alors,
je
veux leur dire
à
tout cela
que
nous avons
tant
de choses à faire ensemble,
à
reconstruire ensemble, dans la sincérité
et
dans le respect de nos différences.
Je
veux vous dire
que
moi, je ne suis pas de cette gauche justement, sectaire,
qui
parfois, d'ailleurs, peut insulter ou vous regarder de travers.
je
veux vous dire à ceux-là,
vous
êtes partis, mais vous pouvez revenir. Vous ne savez pas où aller,
la
porte vous est grande ouverte. Venez, entrez et vous verrez, entrez
et
vous verrez que nous pouvons faire de vos colères,
de
vos déceptions et surtout de vos espoirs,
quelque
chose
d
'infiniment plus utile,
plus
beau,
plus
fraternel.
Mes
chers amis, mes chers camarades, dans cette bataille, je dis que nous sommes tous du même côté, unis, unis comme une grande famille. Et pour moi, c'était important de le dire ici, parce que ici, la famille, c'est important. Ici, c'est comme ça. Ici, un est des gens honnêtes. Ici, un est drôle. Ici, même quand on est pauvre, on donne un ch'ti qui n'a rien. Ici, un est fier. Ici, un est bio. Un est bio d'un autre cœur. Ça, c'est le fierté ouvrière. Et mi, j'ai su fier.
Nous
sommes la grande famille de la classe ouvrière. Et ma candidature, notre candidature, c'est celle-là, c'est la vôtre, c'est celle de la fierté ouvrière. Vive la France, vive la République, et vive la République pour que vive la paix.
Fabien Roussel