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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 22 mai 2025 15 min

"Le régime algérien nous marche dessus" (Sébastien Chenu)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour madame. Bienvenue à la grande interview sur ces news européens.

Vous êtes député du nord et vice-président du Rassemblement national. Beaucoup de questions sur l'actualité nationale et internationale. Sébastien Chenu, le président américain Donald Trump dénonce d'horribles meurtres motivés par l'antisémitisme après la mort cette nuit de deux membres dans l'ambassade d'Israël aux États-Unis, tués dans une fusiade près du musée juif de Washington.

C'est un un jeune couple qui a été évisé. le suspect qui a été interpellé à crier free Palestine. Alors, votre première réaction ce matin et je fais tout de suite un lien évidemment avec la situation des juifs partout dans le monde et en l'occurrence plus singulièrement en France.

Comment on peut davantage protéger aujourd'hui nos compatriotes juifs ? Ma première réaction, c'est d'abord de penser à ce couple, mais plus largement à nos compatriotes de confessions juives ici qui doivent s'inquiéter de ce qui se passe là-bas. Parce que moi ce que je redoute euh c'est qu'effectivement euh l'utilisation euh politique euh les excès euh dans ce débat euh qui euh doit se tenir euh évidemment et bien euh amène à ce genre euh d'action.

Euh il faut lutter contre l'antisémitisme parce que c'est bien de cela dont il s'agit qui souvent est masqué par un antisionisme euh politique mais qui cache en fait une volonté de détruire non seulement Israël mais aussi toutes les communautés juives à travers le monde. Et je pense que là nous sommes très faibles. Il y a de quoi s'inquiéter en France.

Il y a un antisémitisme qui est relayé politiquement. La France insoumise souffle sur les braises du matin au soir, chauffablant une certaine partie de la population. Et ce que je redoute, et c'est déjà miraculeux, c'est que la transposition des faits de Washington se fasse évidemment sur le territoire français un jour.

C'est une grande crainte et tout ça intervient dans un contexte international. Sébastien Chene qui est très tendu. Jean Noël Barreau, le ministre des affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Israël en France après des tirs sur une délégation diplomatique à Génine près du camp de réfugiés de de génie, une délégation où il y avait un représentant français.

Est-ce que vous comprenez cette convocation et peut-être même des sanctions à l'égard de l'État hébreu après un tel incident ? Je je comprends euh évidemment cette convocation, ça fait partie euh des choses tout à fait normales. Euh en revanche, ne soyons pas complotistes.

Euh Israël euh est un état qui se défend euh qui tant qu'il n'aura pas éradiqué le Hamas, qui veut sa destruction ne pourra pas vivre en paix. Donc euh soutenons euh Israël, je pense que c'est la position de la France. Israël est un état ami face au Hamas, une organisation terrorist.

C'est la la position de la France, vous la connaissez là, c'est de parler de honte hein par rapport à ce qui se passe dans la bande de Gaza. Ce qu'il faut, c'est soutenir l'État d'Israël qui est un pays ami et qui se défend. Maintenant, il faut évidemment, non, c'est jamais inconditionnel le soutien à un pays.

Il y a pas de pays qu'on soutient de façon inconditionnelle. Il faut permettre d'arriver que l'aide humanitaire puisse arriver. C'est nécessaire.

Nous pensons que ce qu'il faut c'est protéger évidemment les civils qui sont utilisés par le Hamas comme un bouclier. Mais la première chose qu'on doit faire c'est soutenir Israël qui est un état attaqué par le Hamas organisation terroriste. Dans l'actualité Sébastien Chenu colère froide hier d'Emmanuel Macron en conseil de défense qui dit attendre des propositions très très fermes après l'examen du rapport sur les frères musulmans.

Le président a fait savoir qu'il exigeit des mesures d'ici quelques jours face à la gravité des faits. Est-ce que malgré les différences, les polémiques, les débats qu'il peut y avoir, vous saluez une mobilisation qui semble générale ? Non, écoutez, tous ces gens ouvre les yeux alors qu'ils font partie du problème.

Emmanuel Macron pique une colère, il a le rapport depuis le mois d'août sur son bureau. Bruno Retaillot nous sort quelques mesures administratives extrêmement faibles. Enfin, ça fait des années avec Marine Le Pen, je le rappelle, Marine Le Pen, député dès 2017, le dit à l'Assemblée nationale que nous dénonçons cet entrisme de l'islam. le plus radical à travers les frères musulmans dans notre société.

Moi je suis élu du nord, vous l'avez rappelé à Denin, je me bats depuis bien avant d'être député d'ailleurs contre l'entrisme islamique et la présence notamment de l'imam Iusen à Denin Douchilemmine. Oui, on voit un entrisme islamique et nous les élus de terrain avec Marine Le Pen, nous le dénonçons et nous l'avons fait sous les insultes. Nous avons été agonnés d'injure par la Macronie la première.

Les LR ont détourné le regard pendant des années. Bah, on n'ont pas regardé les choses en face et ne se sont pas attaqué au problème et ont refusé de voter parce que nous proposions, bah le groupe L à l'Assemblée nationale n'a jamais voté les propositions du Rassemblement national et certains vous font le reproche vous-même de ne pas être allé assez fort sur la loi sur le séparatisme, ne pas avoir voté certaines dispositions aussi permettant peut-être de freiner cette entrée. Nous nous avons voté tout ce que nous devions voter mais la loi sur le séparatisme, elle est aujourd'hui à chaque fois déférée devant les tribunaux.

On voit bien qu'il faut changer de paradigme en réalité si vous voulez. Ces petites mesures, ces mini mesures, nous avons voté. C'est pas la politique des petits pas aussi pour euh enfin euh mais la politique des petits pas face à ces immenses défis, face à ces immenses dangers ne produira que des mini résultats, que des petits résultats.

Renverser la table. Oui. D'abord, il y a deux choses à faire.

Dans le rapport que moi j'ai lu hier, il est écrit quelque chose, c'est que tout ce développement de l'entrice islamique se fait à la faveur de politique migratoire. C'est écrit dans le rapport. C'estàd que tant que vous ne vous attaquez pas à la politique migratoire, à l'immigration dans notre pays, et bien vous créez le terau.

Vous terre qui fait naître effectivement la possibilité pour les frères musulmans de semer leurs petites graines partout dans la société. Et puis il faut non seulement une volonté de faire mais il faut des actes. Je le disais monsieur, lui il est sur de l'administratif. administratif.

Il effectivement il y a un parquet administratif qui va être relié au ministère de de de l'intérieur. Ça peut être aussi par souci d'efficacité, non ? Oui, on est très loin de la réponse.

La première chose euh comme d'autres pays pays euh arabes souvent interdire les frères musulmans. Pourquoi ici même quand on lui a posé, vous pensez vraiment que s'il pouvait le faire, le ministre de l'intérieur ne le ferait pas ? Mais je ne sais pas.

Je pense que il y a derrière probablement aussi un manque de courage, un manque de soutien euh probablement du président de la République. Pas point et et et m'ié par rapport justement ça c'est sûr monsieur Rota il est pied et point lié. Ça c'est sûr que monsieur Rota il est pied et points liés par la Macronie.

Il parle comme le rassemblement national mais il travaille comme la Macronie. Oui. Non mais c'est parce que c'est une réalité en fait.

On voit ils ont ce rapport sous la main depuis des mois quand il fait rien du tout. Rien, il s'est rien passé. Donc interdire d'abord l'idéologie pour mieux la combattre partout, la définir Marine Le Pen et le Rassemblé national, on a fait une proposition loi, elle est disponible sur le bureau de l'Assemblée nationale qui est l'auteur de Oui, mais d'un livre donc de référence sur les réseaux FR, je l'ai interviewé il y a quelques jours, elle me dit c'est très compliqué l'interdiction, on peut lutter contre les tentacules mais sur le cerveau je veux dire le le cœur du réacteur, c'est très compliqué parce qu'ils ne se définissent pas au vu de tous comme frère.

Nous pouvons les définir. Nous pouvons définir ce qu'est l'islam radical dans notre pays don et moi je fais la différence entre l'islamisme porté par les frères musulmans et puis la religion de l'islam. Je je ne considère pas que tous les musulmans soient des des frères musulmans infiltrés.

Monsieur Rota a tenu à dire la même chose que vous hier au Sénat avec cette phrase quand même. Je tiens à dire-il qu'il faut séparer les menées islamistes d'une pratique de l'islam compatible avec les valeurs de la République. Est-ce qu'il a raison ?

Est-ce que de votre point de vue, est-ce que ORN vous estimez que l'islam est compatible avec la République ? Oui, mais nous l'avons toujours dit. Regardez, beaucoup de nos compatriotes, d'abord de confessions musulmanes sont d'authentiques républicains et puis regardons d'ailleurs la façon dont nos compatriotes Arquis, de nos compatriotes Maoré qui sont musulmans dans leur grande majorité, ils sont pleinement dans la République.

Je veux dire bien entendu, il y a pas de de de problème à dire cela. En revanche, euh l'islamisme qui est une version dévoyée euh hystérique et fadatique euh de l'islam et qui a pour volonté d'imposer la charia dans notre pays doit être combattu. Donc d'abord, il faut définir ce que c'est que cette idéologie, la caractériser.

Euh il y a des critères dans la proposition de loi qu'on porte, on définit ces critères. L'antisémitisme en fait d'ailleurs partie, l'homophobie en fait d'ailleurs partie. L'interdiction de changer de religion en fait d'ailleurs partie.

La volonté de la cission de notre société en fait d'ailleurs partie. Donc il y a des critères. Une fois qu'on définit des critères, on interdit la manifestation de cette idéologie.

Le nazisme dont l'antisémitisme est le miroir, l'antisém dont le dont le fait dans le le comment dire le cette idéologie radicale est le miroir et bien est comment dire est une représentation qu'il nous faut combattre par ses manifestations, par ses financements. Vous vous affirmez que le gouvernement ne fait pas assez. Parlons du bloc.

On interdit. Ce que je veux dire, c'est qu'on a interdit et tant mieux le nazisme et son idéologie, sa présentation. On peut le faire aujourd'hui pour le frérisme.

Lorsque Gabriel à tal Sébastien Chim propose d'interdire le voile pour les jeunes filles de moins de 15 ans dans l'espace public, sachant que vous souhaitez l'interdire pour toutes les femmes dans la rue, même si vous estimez hein que c'est très compliqué à faire, vous dénoncez un revirement de l'ancien premier ministre. Mais la question vraiment pour vous et pour lui, c'est est-ce que c'est faisable ? Est-ce que c'est possible ?

Est-ce que c'est vraiment réalisable ? Ouais. Bon, d'abord, monsieur Atal dit tout et son contraire.

C'est-à-dire que il nous a lui aussi, il a fait partie de ces gens qui lorsque on proposait de combattre le port du voile qui est l'étandard de l'islam radical dans notre pays, nous a insulté aujourd'hui lui, il veut combattre. Il a dit difficile de courser toutes les femmes dans la rue pour le faire leur voet. Non, non.

D'abord, il veut combattre l'obligation de porter le voile. Je rappelle qu'il y a des gens qui sont tout à fait volontaires pour porter le voile. Donc là, on parle pour voilà des jeunes filles qui seraient obligé.

Donc déjà, il ne combat pas le problème dans son entièreté. Il aborde par, j'allais dire la plus petite des portes. La sincérité de monsieur Natal sur le sujet, je vous le dis.

Mais comment vous faites pour sonder les cœurs et les reins pour savoir qui le porte en pleine conscience ? Nous considérons qu'il faut à terme faire tomber le voile dans nos sociétés. Donc il faut y aller par palier.

Donc ça veut dire qu'il faut combattre d'abord le port du voile dans tous les espaces de service public, à l'université, dans les administrations, là où l'État a la présence et où l'État a l'arbitrage. Il faut interdire le voile et puis au fur et à mesure parce que nous allons faire tomber le voile dans ces services publics, nous allons envoyer un message aussi à la société française qui est notre volonté de le faire disparaître dans son entièreté. Donc allons-y, n'ayons pas peur.

Nous avons euh été capables d'ailleurs euh d'obliger des gens à porter le masque au moment du Covid. On peut effectivement combattre le port euh du voile, symbole de l'islamisme, symbole de l'infériorité euh de la femme. On peut le combattre et je pense que beaucoup de Français, ils sont favorables.

Est-ce que toute femme, Sébastien Chenu portant un voile porte une idéologie ? Non, parce que parfois elles sont euh euh obligées, parfois elles se elles ont une pression sociale. Euh mais en revanche, je pense que partout où le voile est imposé, il est le signe du fondamentalisme religieux.

D'ailleurs, euh quand les les les islamistes arrivent au pouvoir, la première chose qu'ils font, c'est qu'ils voent les femmes. Donc, par conséquent, il faut se battre. Euh nous sommes une société laïque contre ces euh ces images mais aussi ces faits qui dégradent la femme.

Pensé d'ailleurs pour euh notre compatriote Boalem Sansal qui euh aussi euh parmi les premiers hein les pionniers à dénoncer cet islamisme et cette emprisme euh Boem Sansal euh généralement au festival de Cann ou à Cann et bien il y a beaucoup de paroles engagé d'engagement en tous les cas de paroles pour soutenir certaines causes. Ça a pas été le cas pour Boem Sansel. Comment vous l'expliquez ?

Oui. Bon, au festival de CAN, on n'est jamais déçu. Euh, il ne regarde le monde qu'à travers un seul prisme.

Euh, c'est celui effectivement de la défense de la Palestine. Bolhem sans sal les intéresse pas. Pourtant, Bolem Sans sal, c'est un écrivain, c'est un intellectuel, euh c'est un homme de liberté.

Euh et toutes ces artistes subventionnés qui vivent finalement en partie avec les impôts des Français devraient peut-être tourner vers le regard vers cet homme qui est qui n'a rien fait. Rappelons-le. Wem Sansal est innocent.

Il est emprisonné dans les jeux de l'algérienne. Il n'a rien fait. Et on attend piteusement peut-être une grâce au mois de juillet.

On ose à peine demander au régime algérien le étant le gouvernement. Piteusement d'esv euh et je vais vous faire réagir Sébastien Chenu au propos de l'historien Benjamin Stora qui dans un entretien à la FP affirme en substance qu'il faut poursuivre le travail mémoriel avec l'Algérique. C'est peut-être là la solution de la sortie de crise, il s'en prend.

Bruno Roto affirmant qu'il y a des gens qui ont intérêt à ce que les choses ne se passent pas bien. J'imagine que quand il y a une attaque comme ça, queles que soient les différents politique, on soutient un ministre du du gouvernement. Oui, mais vous savez la relation qu'on qu'on a avec l'Algérie et notamment l'absence de de capacité à se faire respecter est problématique.

Bruno Ro nous a parlé d'une réponse graduée. Elle est où cette réponse graduée ? En réalité, il y a plus il y a rien du tout.

L'Algérie, le régime algérien, je ne confonds pas avec les Algériens. Le régime algérien euh nous marche dessus, euh utilise la rente mémorielle euh de façon totalement euh euh hystérique euh et manipulatrice pour antagoniser euh les relations entre les Algériens et les Français. Et tant qu'on accepte ça et bien finalement euh on accepte.

Donc les historiens Benjamin Stora euh se trompent complètement quand il dit au contraire poursuivre ce travail mémoriel. Mais ce travail mémorial, il peut être poursuivi à partir du moment où il est équilibré. Euh moi, je veux bien qu'on reconnaisse effectivement un assassinat comme celui je regardais de Boomenil.

Euh on on peut on peut le reconnaître. D'ailleurs, ça a déjà été fait par la France je crois en 2021. Mais de l'autre côté, il faut aussi reconnaître ce qui a été fait vis-à-vis d'un certain nombre de nos compatriotes français nés en Algérie qui ont subi le FLN.

Pourquoi on a pas cette relation équilibrée aujourd'hui ? Pourquoi on ne l'assume pas selon vous ? Mais parce qu'en fait on a peur parce qu'en fait bah euh d'une d'une diaspora euh de réaction de manipulation euh politique et je pense que ça explique beaucoup la peur explique beaucoup l'absence de courage politique explique beaucoup l'incapacité qu'on a à regarder l'Algérie comme un partenaire euh avec qui on a la nécessité d'être exigeant.

Pour conclure Sébastien Chenu, parlons du du RN. Il y a deux piliers au niveau du Rassemblement national à l'Assemblée et qui sont d'une fidélité absolue. Vous allez pas me contredire à Marine Le Pen, c'est vous et Jean-Philippe Tangui avec des nuances hein dans la manière de d'apporter le soutien.

Vous n'êtes pas interchangeable, n'est-ce pas ? Pas comme certains journalistes. La question est-ce qu'on peut être mariniste depuis toujours et devenir à 100 % bard des listes si cette dernière est empêchée dans quelques mois ?

C'est le combat des idées qui compte en réalité. Moi, je me suis engagé pour et avec Marine Le Pen et aussi par rapport à des idées qu'elle porte pour la femme qu'elle est, pour le courage, pour sa solidité et pour les idées qu'elle porte. Demain, si Marine Le Pen venait être empêché pour des raisons judiciaires mais aussi politiques, ce serait évidemment un scandale, mais nos idées doivent nous dépasser.

Donc le président de notre mouvement prendrait la relève. Ce serait probablement une autre campagne. Mais aujourd'hui, Marine Le Pen n'est pas empêché.

Marine Le Pen se bat. Marine Le Pen fait se bat pour faire reconnaître son innocence et face aux problématiques que nous connaissons aujourd'hui. On a parlé de l'entrisme islamique, on a parlé de la sécurité et bien Marine Le Pen et je crois celle qui a la vision, qui a vu les choses depuis longtemps et qui est prête pour relever ses défis.

Et nous le verrons dans quelques mois. Merci Sébastien Chenus et votre grande interview. À bientôt et bonne journée à vous.

Ah.