La première cérémonie de remise du prix Dominique Bernard à Arras, en présence de Brigitte Macron
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- 3:00Brigitte MacronFait
« Être professeur, ce n'est pas seulement une profession, c'est un engagement, c'est aussi un tempérament, une forme d'optimisme, une inlassable énergie, une formidable curiosité. »
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« Lire, écrire, penser comme le proclame le titre de ce concours. »
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« Chérir les livres, chérir chérir les bibliothèques et les mots comme Sartre, chérir les auteurs, chérir les pièces de Molière de Racine. »
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« La lecture de Montaigne, rien de l'humaine condition ne nous est étranger. »
- 10:00Brigitte MacronFait
« Chaque mot compte parce qu'il est une victoire sur le silence et le chagrin. »
- 12:00Brigitte MacronFait
« Ce prix est bien plus qu'un concours. »
- 14:00Brigitte MacronFait
« Lire, penser, écrire ou dessiner comme l'a fait Coco aujourd'hui. C'est ça notre réponse au terrorisme et à la barbarie. »
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[Musique] M. Ah. [Musique] He.
M. [Musique] [Applaudissements] [Musique] H [Musique] Ah. H [Musique] [Applaudissements] Nous passons maintenant à la remise des deux derniers prix, celui du journal de bord de collège ainsi que du prix de la nouvelle collective de 3e.
Ces distinctions seront remises par madame Brigitte Macron en personne, première dame et marine de cette cérémonie. Merci de l'accueillir comme il se doit. [Applaudissements] Alors, chère Isabelle, madame la ministre, monsieur le maire, mesdames messieurs, bonjour les élèves.
Je suis contente d'être parmi vous. Je veux exprimer mon émotion d'être là avec les lauréats, avec les professeurs, avec tous ceux qui ont permis cette organisation. Merci Isabelle.
Je tenais à vous apporter le témoignage de mon soutien à vous et à vos filles bien évidemment, à tous les membres de votre famille, à saluer ce chemin aussi pour surmonter l'épreuve et le chagrin, ce chemin tracé pour transformer la désolation en résolution. Je tenais aussi à être ici à cette place particulière devant des élèves et parmi des professeurs. Être professeur, ce n'est pas seulement une profession, c'est un engagement, c'est aussi un tempérament, une forme d'optimisme, une inlassable énergie, une formidable curiosité.
Dominique Bernard était de ses professeurs. Ce qu'on aimerait rencontrer, ce qu'on essaie d'être, ce dont on se souvient, ce qui marque une vie. Ainsi était-il.
Un homme qui aimait les livres. Avec beaucoup d'amour et de simplicité, vous avez dessiné ces goûts, madame. Votre mari, disiez-vous, aimer Grac, Flobert, Standal, Balzac.
Ainsi vous grainé une magnifique liste qui dessinait ce paysage personnel, cet imaginaire qui dessinait l'histoire d'un homme, d'un cœur intelligent dont la curiosité s'étendait à la musique, à l'architecture, à toutes les formes du génie humain. À travers vos mots, se lisez l'histoire de votre amour, votre révérence pour la culture, les voyages, vos bonheurs communs. Vous qui lisiez un texte 19 octobre 2023, vous rendiez toujours présent ce professeur, votre mari, cet enseignant qui aimait cultiver son jardin et semer dans l'esprit de ses élèves toutes ses graines de savoir, choisir les mots plutôt que la mort, l'écriture ou la vie, s'interroger sans print.
Non, la littérature et la vie. La vie parce que la littérature, le même combat que celui entrepris dans nos salles de classe par tous nos enseignants. Ce combat qui était aussi celui de Samuel Patti, combat pour la liberté de l'esprit.
Liberté insupportable aux yeux des fanatiques et des obscurantistes. Lire, écrire, penser comme le proclame le titre de ce concours. Chérir les livres, chérir chérir les bibliothèques et les mots comme Sartre, chérir les auteurs, chérir les pièces de Molière de Racine.
Chérir Colette, chérir Modiano, chérir Philippe Claudel puisqu'il est là. Lisez son dernier livre, il est mais le lisez pas avant de dormir parce que vous allez passer un drôle de moment. Chérir tous nos acteurs, tous nos tous nos écrivains actuels qui nous apportent tant.
Alors et je veux saluer aussi chérir les élèves, je veux saluer votre travail chers élèves. Je sais que vous avez pris ce concours très au sérieux avec passion. J'ai entendu les secondes tout à l'heure, ils étaient vraiment heureux.
Vous avez tous été heureux de participer. Il y avait des conversations intenses, des échanges passionnés, un gros travail fourni. Je salue tout cet engagement.
Alors, j'ai lu les beaucoup de vos nouvelles. J'étais amusée, enchantée, impressionnée, bouleversé et j'en passe. J'y ai lu cet amour des mots que vous avez, que l'on vous a transmis ou que vous aviez déjà de ces trois mots lire, écrire, penser qui pour moi sont synonymes de liberté, égalité, fraternité.
Chérir l'égalité parce que dans l'ordre des livres, il n'y a pas de différence. La liberté parce que lire retire nos chaînes. La fraternité, je cite Baudler, hypocrite lecteur dit-il, mon semblable, mon frère hein.
Avec la lecture de Montaigne, rien de l'humaine condition ne nous est étranger. Avec Gustave Flobert, nous sommes tous madame Bovari puisque madame Bovari, c'est lui. Alors, chérir la République des livres, la République par les livres, la République par les professeurs.
Je peux imaginer parfois la souffrance, le pessimiste, nos enseignants. Je sais toute la difficulté de ce métier parce que l'époque est difficile parce qu'il suppose une ferveur chaque année retrouvée. Je le dis aux professeurs, tout ce que vous faites compte, absolument tout.
Je le dis aux élèves. De même, vos nouvelles forment-elles une phrase, un crédau pour le savoir et la tolérance ? Chaque mot compte parce qu'il est une victoire sur le silence et le chagrin.
Merci Coco pour vos mots et pour vos dessins. Merci beaucoup. Alors vous voyez ce qu'elle arrive à faire avec un trait de crayon.
Vous l'avez fait aussi avec à votre crayon à vos crayons. Alors maintenant je vais remettre les prix. Merci beaucoup.
Alors, j'ai le prix du journal de bord collège qui est remis à Ilona Calderara, la classe de madame Legri. [Applaudissements] Alors, prix de la nouvelle collective de 3e. C'est la classe de 3e de Saint-Vincent d'Aras pour la nouvelle rentrée inattendue. place de madame le Tu [Applaudissements] Ça Oui, j'ai oublié de dire la nouvelle c'est un exercice difficile parce que il faut être très bon en très peu de temps.
Vous allez tout de suite à l'essentiel et il faut travailler la chute. Ils ont tout travaillé eux et ils sont en 3è. C'est vrai. [Applaudissements] [Applaudissements] Bonjour à toutes et tous.
Je vais faire la lecture d'une nouvelle, une nouvelle collective qui a été écrite par les secondes professionnelles du lycée Ferry Savari, je vais dire leur nom. Henri Mordelet, Tom Vésilier, Soan Playou et honoré Alexandre. La nouvelle en question, la loi de la savane.
Dans la savane, terrible savane, un lion mourra peut-être ce soir. Dans la savane vivait un lion avec une particularité unique. Ses congénères lions mangent des gazelles alors que lui se balade dans la nature à la recherche de verdure pour manger.
Il trouve la nature belle et pleine de richesse. Alors oui, ça peut paraître paraître surprenant mais il est végétarien. Parfois les autres lions, enfin par les autres lions, il est surnommé radis.
Radis est moqué par les autres, bousculé par tout le monde dont une personne en particulier, Naka. Naka, c'est un lion aimé de tous. Figure parfaite du roi de la savane, celui qui serait capable de sauver les lions si un jour quelque chose devait arriver.
Il était vénéré par certains, craint par d'autres, presque comme un dieu. Et on lui demandait toujours son avis. Rad lui n'a pas le droit de boire en même temps que tout le monde à la rivière sous peine d'être attaqué, chassé.
Il est même rejeté par sa mère car lui il ne ramènera jamais de proie. Il ne pourra jamais nourrir sa famille. Une nuit, Rad ne voulait plus dormir à nouveau seul.
Alors dans la nuit, il se lève discrètement, marche à côté de sa mère qui s'est endormie. Alors qu'il se sent gagné par le sommeil, Naka remarque Radi. Brusquement, il se lève, il pousse un grand cri pour réveiller les autres.
Alors, Naka, une fois de plus, fait. Il montre qu'il est supérieur à Rad. Mais cette fois, Rad ne veut pas se laisser faire.
Il met un coup de patte dans l'œil de Naka et le blesse gravement. Naka hurle de douleur. Il le repousse.
Après tout ça, Rad sera rejeté encore plus qu'avant. et perçu comme un démon qui a essayé d'attaquer le grand Nact. Personne n'avait jamais osé l'attaquer.
Radi était pourtant considéré comme le plus faible. Pourtant, un jour le drame arriva. Les humains assoiffés de sang viennent perturber la vie de cette grande famille.
Les humains armés viennent tuer, chasser les lions, ils les massacrent. Certains lions se font capturés pour être privés de liberté, conduit dans un zoau juste pour satisfaire le plaisir humain. Certains seront contraints d'être dressés pour être utilisés dans des cirques.
D'autres seront tués pour en récupérer la fourrure et en faire des tapis. Certains lions se battent. D'autres fuit.
Naka voulant faire le beau jouer les vaillants va se battre. Et après avoir vu cette bataille, cette bataille impossible à gagner, il décide de prendre la fuite. Et Rad Radi, rongé par la vengeance décide de ne pas aider ses congénères lions et lui aussi prend la fuite.
Il se réfugiera dans une petite grotte. Et après quelques heures de panique et de regret, le lion rencontrera les humains dans cette même grotte. Il tente alors de fuir, mais en quelques minutes, il sera abattu et il périra dans la tristesse et le regret.
Cette fin vous satisfait peut-être pas. Alors, les élèves ont été prévoyants, ils ont prévu une autre version de cette fin et je vais vous en donner lecture tout de suite. Donc, je reprends un peu plus tôt.
Pourtant, un jour le drame arrive. Les humains assoiffés de sang viennent perturber la vie de cette grande famille. Les humains armés viennent tuer, chasser les lions.
Les humains les massacrent. Certains lions se font capturer pour être privés de liberté dans un zoau juste pour satisfaire le plaisir humain. Certains seront contraints d'être dressés pour être utilisés dans des cirques et d'autres seront tués pour en récupérer leur fourrure et en faire des tapis.
Quand Radi se rend compte de la situation, il n'hésite pas une seconde et il court aider ses congénères. Sur le champ de bataille, il voit Naka, le tyran qui lui a mené une vie d'enfer pendant toutes ces années. Hadi se montre bienveillant et il décide de demander à Naka de se lever pour se battre ensemble.
Il le savait. Naka était très fort et il était capable de renverser la situation. Alors ensemble, ils se battent, ils viennent à bout des humains qui effrayés prennent la fuite.
Après ce combat acharné, Naka se rend compte de la vraie valeur de rad et il le présente aux autres comme son sauveur. Comme quoi, la différence n'est pas une faiblesse. Alors, vous trouvez peut-être cela étrange que Radis soit rejeté par tout le monde, que certains soient considérés comme faible alors que d'autres sont considérés considérés comme des dieux intouchables. que la simple différence de radis l'amène à être rejeté même par sa mère.
Que les lions se battent juste parce que l'un est différent. Vous trouvez cela peut-être étrange. Pourtant, des hommes en rejettent d'autres simplement à cause de leur différence dans la vraie vie.
Dans la vraie vie, les hommes s'attaquent entre eux juste pour des idéologie, des différences. La différence c'est quoi ? C'est simplement une force. [Applaudissements] Il est temps de conclure cette cérémonie et c'est pas moi qui vais le faire.
J'ai l'immense honneur de d'inviter sur scène Isabelle Bernard pour la conclusion de la cérémonie. Merci d'accueillir. Bonjour à tous.
Merci pour l'ambiance chaleureuse que vous avez installé. Je vais vous parler des jours d'après. Au-delà de l'émotion, de notre douleur, il nous fallait une réponse au terrorisme et à la barbarie.
Et c'est d'abord avec mes filles et en famille que nous l'avons trouvé. Et c'est avec des amis et des collègues que nous avons avancé. Certains ont parcouru tout le pays pour être là, présent, nous entourer, nous protéger, nous apporter toute leur amitié.
Chacun à sa façon a tenté de combler le vide par des mots de réconfort et des lettres et par ses milliers de fleurs déposé au lycée là où il est tombé, à la maison là où il manquait aujourd'hui là où il est enterré. Un lundi, David, Florence et Stéphanie, les compagnons de Dominique, ceux qui étaient à ses côtés quand il a été tué, sont venus chez nous et nous ont tout raconté. Il nous fallait une réponse au terrorisme et à la barbarie.
La lecture et les rencontres ont été une étape pour comprendre l'impensable. Un jour, des amis de Gambetta sont venus m'apporter l'argent d'une collecte. Qu'en faire ?
Dominique a été tué par un terroriste islamiste pour ce qu'il était. un bon prof, passionné de littérature et de culture, qui aimait partager ce qui le passionnait, qui aimait plaisanter et qui donnait le goût de lire. Oui, il nous fallait une réponse au terrorisme et à la barbarie.
Pourquoi pas un prix littéraire a suggéré Stéphanie, quelque chose qui a du sens. L'idée semée a germé et une autre histoire s'est écrite. Une odysée a commencé.
Beaucoup nous ont aidé à surmonter les obstacles. Je voudrais donc remercier la direction de mon collège, toujours extrêmement compréhensive et bienveillante, et celle du lycée Gambetta, dévouée, accueillante et les acteurs de ce projet, la direction du rectorat qui a tout mis en œuvre pour ce prix et sa réalisation. le Centre National du livre qui nous a mis en relation avec de formidables auteurs qui ont permis aux élèves de créer des nouvelles de cette qualité et bien sûr la ville d'Aras qui veille sur nous et nous accompagne avec beaucoup de délicatesse Frédéric Lurc et ses équipes tous ceux derrière les institutions tellement attentionnés à notre égard toujours.
Je vous suis à tous profondément reconnaissante de votre soutien et de la confiance que vous m'avez témoigné dans la construction de ce projet qui nous rassemble aujourd'hui. Nous l'avons pensé comme un moment de fête et de partage parce que ce prix est bien plus qu'un concours. Merci madame Macron d'honorer cette cérémonie par votre présence.
Ma famille et moi nous en sommes particulièrement touchés et nous ne serions assez vous en remercier. Merci également madame Borne d'être là et nous témoigner ainsi à nouveau le soutien de l'éducation nationale. Merci monsieur Claudel d'être à nos côtés.
Par vos livres très souvent étudiés en classe, vous permettez à nos élèves de réfléchir sur le monde et d'apprécier toute la beauté de la langue française. Merci à Antoine DCHAc, le créateur de ce trophée qui m'a comprise au-delà de mes espérances et merci aux membres du jury d'avoir donné de leur temps pour lire et d'avoir accepté la tâche difficile de devoir élire une seule nouvelle dans chaque catégorie. Le prix Dominique Bernard.
Voilà une réponse à la haine et à la barbarie. C'est un appel à la compréhension mutuelle, à la paix et à la tolérance. Une des valeurs qui fondent notre République et que nous devons défendre.
C'est pourquoi aujourd'hui je tiens à vous remercier chers élèves d'avoir donné vie par vos écrit à cette valeur essentielle d'avoir suivi vos professeurs et les auteurs qui vous ont ensemble guidé éclairés. Qu'ils en soient grandement remerciés. Merci de leur avoir fait confiance pour relever ce défi d'écrire une nouvelle à chute.
C'est une belle aventure au cours de laquelle vous avez réfléchi, échangé, débattu pour composer ensemble et créer votre nouvelle, nous faire découvrir vos différences et votre richesse. Nous avons pris beaucoup de plaisir à lire vos textes. Nous avons été tantôt surpris, intrigués, tantôt ému, amusés, parfois admiratif toujours.
Merci et bravo à tous de votre engagement et d'avoir mis autant d'énergie et de cœur à l'ouvrage d'être allé au bout de votre effort. Vous pouvez être fier de ce que vous avez fait. [Applaudissements] Enfin, un immense merci à ceux arageois ou artésiens qui ont fait vivre cette scène et préparer cette fête.
Ils incarnent des arts différents et précieux dans notre culture. Le champ avec les couristes d'Obini et Maxime Alguitard. Les arts circasciens avec la compagnie bruit de couloir accompagné par Hugo Saxo du conservatoire d'Aras et aujourd'hui au CNSM.
La danse avec Louise et Marceau de la classe Chad à Lille. L'art dramatique avec les élèves de la section théâtre du lycée Gambetta et Arnaud comédien ancien élève de Gambetta et de monsieur Bernard. qui a lu une de vos nouvelles et puis Coco dont la présence à nos côtés est tellement riche de sens.
Merci de d'avoir pris la plume pour nous amuser ce matin. Merci d'avoir accepté notre invitation et saisi des instants de cette fête pour notre plus grand plaisir. Lire, penser, écrire ou dessiner comme l'a fait Coco aujourd'hui.
C'est ça notre réponse au terrorisme et à la barbarie. une réponse joyeuse et artistique et je crois une belle façon de ne pas oublier Dominique. Merci. [Applaudissements] Merci beaucoup. [Applaudissements] C'est merci.
Merci.