"Un été historique pour les cinémas lorrains" se réjouit le patron de deux salles vosgiennes
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Peut-on parler d'été historique pour les salles obscures en Lorraine ?
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La fréquentation a progressé de 22% au mois de juillet par rapport à juillet 2025.
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Est-ce la tendance aussi en Lorraine ?
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Avec Simon Abkarian, ça a coûté très cher, près de 40 millions d'euros pour les deux films.
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Thierry Tabarro, un mot quand même, parce qu'on parle des films français. On a bien raison, mais aussi des blockbusters américains.
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Vos salles climatisées, vous pensez qu'ils vont continuer à venir cet hiver ? Vous les avez fidélisées, c'est bon ?
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« les gens se sont précipités pour se refroidir, pour se rafraîchir dans les salles de cinéma. »
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« La fréquentation a progressé de 22% au mois de juillet par rapport à juillet 2025. »
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« 18 millions d'entrées enregistrées par le Centre National du Cinéma partout en France. »
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« les deux films arrivent à plus de 5 millions de spectateurs, ce qui est énorme. »
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« La Bataille de Gaulle est en 9ème, le numéro 2 est en 9ème semaine, le 1 est en 12ème semaine. »
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« Avec Simon Abkarian, ça a coûté très cher, près de 40 millions d'euros pour les deux films. »
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« c'est l'Odyssée qui est à 6,4 millions. »
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« Spider-Man qui le talonne, mais avec un nombre de semaines beaucoup moins important, à 6,2 millions. »
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« Avec l'acteur Tom Holland qui va sans doute toucher un bonus de 100 millions de dollars, donc l'équivalent de 90 millions d'euros. »
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« Tomber du ciel, qui n'a pas coûté grand chose, le fait de faire 600 000 la première entrée, ça va faire un succès finalement financier. »
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Thierry Tabarro qui est président du syndicat des directeurs des cinémas de l'Est et à la tête de deux cinémas dans les Vosges. Bonjour Thierry Tabarro. Oui, bonjour Mathieu. Peut-on parler d'été historique pour les salles obscures en Lorraine ?
On peut parler d'un été historique avec surtout une offre de films qui est bien la preuve que les gens viennent au cinéma quand il y a une offre de films. Puis avec, comme vous l'avez dit parfaitement, avec un phénomène où les gens se sont précipités pour se refroidir, pour se rafraîchir dans les salles de cinéma.
Alors la fréquentation a progressé de 22% au mois de juillet par rapport à juillet 2025. 18 millions d'entrées enregistrées par le Centre National du Cinéma partout en France. Est-ce la tendance aussi en Lorraine ?
C'est la tendance en Lorraine. Alors on le compare à 2025 qui a été, comme vous le savez, une année un peu difficile au niveau de la fréquentation, mais qui était surtout en raison de l'offre. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui on retrouve des chiffres de 2024 qui a été une bonne année, qui n'est pas bien sûr les belles années que nous avions avant le phénomène Covid et l'arrivée du streaming. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui nous avons une offre de films qui a été diversifiée, qui a vraiment été très forte, qu'elles soient françaises, blockbusters, films pour enfants. Et qui a démarré bien sûr avec, un peu timidement au démarrage, mais avec La Bataille de Gaulle début juin.
Et qui a eu, et qui maintenant, aujourd'hui, les deux films arrivent à plus de 5 millions de spectateurs, ce qui est énorme. Et avec une carrière qui continue, puisque La Bataille de Gaulle est en 9ème, le numéro 2 est en 9ème semaine, le 1 est en 12ème semaine. Et les gens continuent à venir voir le film.
Mais avec Simon Abkarian, ça a coûté très cher, près de 40 millions d'euros pour les deux films. Et les producteurs ont dû suer lors de la première semaine, parce que les chiffres n'étaient pas bons. Et c'est le bouche à oreille ensuite qui a fonctionné avec la fête du cinéma. Thierry Tabarro, un mot quand même, parce qu'on parle des films français. On a bien raison, mais aussi des blockbusters américains, avec celui qui remplit les salles en ce moment. Évidemment, il y a Odyssée, mais Spider-Man qui devient l'un des dix plus grands succès de l'histoire du cinéma. C'est un vrai phénomène, ce nouveau film.
Complètement. C'est-à-dire qu'il y a deux films, les deux films qui ont très bien marché, c'était un blockbuster américain. Comme vous l'avez dit, c'est l'Odyssée qui est à 6,4 millions. Spider-Man qui le talonne, mais avec un nombre de semaines beaucoup moins important, à 6,2 millions. C'est énorme, parce que c'est des films très différents. Je veux dire, on est comme sur un film d'auteur grand public avec l'Odyssée, Spider-Man, avec un film qui est... Alors, il faut le savoir, c'est que Spider-Man revient, mais il ne revient pas tout souvent. Il revient tous les 3, 4 ans. Et c'est vrai que le retour dans les salles a été énorme.
Si on regarde De Gaulle, qui a eu un succès, je dirais, un peu sur la longueur et sur l'envie, c'est vrai que Spider-Man a explosé dès les premiers jours. Ce qui revient à l'exploitation, ce qu'on avait un peu plus en avant.
Avec l'acteur Tom Holland qui va sans doute toucher un bonus de 100 millions de dollars, donc l'équivalent de 90 millions d'euros, justement en raison du succès phénoménal du film. Vous le disiez, beaucoup d'amateurs de ciné sont venus aussi parce qu'il faisait très chaud cet été. Vos salles climatisées, vous pensez qu'ils vont continuer à venir cet hiver ? Vous les avez fidélisées, c'est bon ?
C'est bon, c'est ce qu'on espère. On a toujours un petit choc au mois de septembre, parce que c'est un mois un peu plus compliqué. Un petit choc entre le dimanche des vacances et le lundi du jour d'après. Mais je pense qu'on a une offre de film qui est vraiment très forte et qui va continuer à amener du monde dans les salles. Le phénomène qui s'est passé aussi cet été, c'est ce phénomène que lorsque les gens vont au cinéma, ils voient des bonnes annonces, ils se donnent envie d'aller voir autre chose. Et ce qui est très bien, c'est qu'ils aillent voir autre chose, qu'ils aillent dans la diversité.
Parce qu'on peut parler aussi du succès de la comédie française, qui est à plus de 900 000 entrées. C'est quand même un film, je dirais une comédie qui attire les gens, ou comme le succès inattendu de la semaine dernière avec la comédie française de Tomber du ciel. Donc c'est vrai que tout ceci montre que lorsque les gens viennent au cinéma, ils ont cette envie d'y rester et de partager cette belle aventure dans les salles de cinéma, de voir un film.
Oui, parce qu'on précise qu'on peut avoir un succès public, mais un échec financier en fonction du prix d'un film. Alors que par exemple Tomber du ciel, qui n'a pas coûté grand chose, le fait de faire 600 000 la première entrée, ça va faire un succès finalement financier. Ça va permettre aussi de gonfler les caisses du cinéma français.
Oui, et c'est vrai que vous le disiez tout à l'heure, c'est que l'ambition des deux bioptifs sur De Gaulle, c'est des films qui sont arrivés à plus de 70 millions d'euros, ce qui est très cher. On savait que ça allait être compliqué de les amortir, je dirais, sur le passage en salle de cinéma. Mais c'est vrai que ce succès donne cet espoir qu'on fait une compte des films qui s'amortissent au plus long terme sur les différents passages qui arrivent derrière. Qui sont prévendus aux jeunes de télé aussi. Oui, télé, et qui donne en fait envie, je dirais, aux producteurs à continuer à prendre ces risques financiers. Parce que c'est vrai que nous avons besoin de grands films.
Alors c'est vrai que la fin d'année, nous avons Les Misérables, nous avons un très beau film sur Moulin, un peu compliqué, mais magnifique. On a également Photome de l'Opéra, il y a vraiment des films français ambitieux. Et une nouvelle Avengers ! Et Avengers, bien sûr. Il y a quand même une semaine où les spectateurs vont faire le choix, où ils iront voir les deux, c'est-à-dire Avengers, Domsday et Dune numéro 3. Ça nous rappelle un peu la sortie de Barbie et Oppenheimer, c'est-à-dire deux très gros blockbusters la même semaine. S'il y avait le même phénomène, que les gens aillent voir les deux, ça serait fantastique.
Merci beaucoup Thierry Tabarro à la Tête des Cinémas Nova City, à Saint-Dié, Néopolis, à Neuchâtel. Vous êtes aussi président du syndicat des directeurs de Sanima de l'Est. Bonne journée.
Voilà.