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AutrePublic Sénat (sur YouTube)· 17 octobre 2022 46 minMixte

Grèves, mobilisations, pénurie et 49.3 : la semaine noire du gouvernement

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[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public vous le savez la promesse est dans le titre donner du sens à l'actu vous proposez tous les soirs des clés de compréhension des mutations de notre société et voici le sommaire de ce 17 octobre c'est une semaine noire qui commence pour le gouvernement la grève qui continue dans plusieurs raffineries Total énergie et demain la CGT et ses alliés qui veulent étendre le mouvement au transport au crèches au centrale nucléaire entre autres Emmanuel Macron et sa première ministre sont-ils tombés dans un piège tendu par les syndicats proches des parties de la Nupe ce sera notre premier débat et puis notre second thème volontairement décalé de l'actualité vous le savez il sera consacré au sondage faut-il faire comme le quotidien Ouest-France en octobre dernier nous on estime à Ouest-France que ce n'est plus possible nous refusons de participer comme le dit François-Xavier Lefranc à cette grande manipulation qui consiste à finalement à fabriquer l'opinion sans parler des propositions des candidats les sondages nuits style à la démocratie faut-il en changer les règles les médias peuvent-ils s'en passer ne ratez pas notre second débat dans trois quarts d'heure mais d'abord donc la crise des carburants qui continuent malgré l'accord signé par deux syndicats majoritaires chez Total énergie Cécile sigsu Emmanuel Macron s'impatiente en visite au Mondial de l'Automobile il veut régler la crise des carburants au plus vite et réunit ce soir en urgence à l'Élysée 6 de ces ministres je suis aux côtés de tous nos compatriotes qui galèrent et qui en ont assez de cette situation donc voilà je veux simplement leur dire que on va continuer de faire le maximum le gouvernement a ordonné de nouvelles réquisitions a fait un dans le Rhône et prolongé de 6 heures celle du dépôt de mardi près de Dunkerque dans le Nord au total trois autres raffineries poursuivent les blocages en France dans les Bouches-du-Rhône en Normandie et en Loire-Atlantique une grève inacceptable et illégitime pour Bruno Le Maire qui estime que le temps de la négociation est terminé c'est inacceptable et c'est illégitime il faut libérer des pots de carburant libérer les raffineries qui sont bloqués utilisez les moyens de la réquisition et faire en sorte que comme dans toutes démocratie la voix de la majorité l'emporte sur la voie de la minorité la semaine dernière deux syndicats majoritaires ont trouvé un accord avec la direction de Total énergie mais la CGT le rejette cet accord il prévoit 5% d'augmentation générale de salaire et nous considérons c'est insuffisance les propositions de la CGT c'est 7% d'augmentation d'augmentation générale de salaire liés à l'augmentation du coût de la vie et 3% par rapport au partage des richesses il faut que la négociation se prolonge mais en tout cas 5% d'augmentation générale de salaire c'est inacceptement et appelle d'autres professions à faire grève demain de son côté l'exécutif craint la contagion du mouvement social voilà cette grève dans les raffineries cette possibilité d'une contagion du mouvement social avec l'appel à une journée d'action interprofessionnelle demain de des thèmes dont on va parler tout de suite avec mes invités Catherine tricot bonsoir Catherine bienvenue vous êtes directrice de la revue regard Jean-Sébastien Ferjoux bonsoir et bienvenue fondateur directeur d'Atlantico Daiko douille bonsoir bon bienvenue à vous aussi heureux de vous accueillir vous êtes éditorialiste politique sur France Info TV et Mathieu croissanto bienvenue Mathieu politique bon je commence son rebondit sur le sujet qu'on vient de voir de cette sigsous cette grève qui qui continue elle le disait je le disais titre malgré le vote d'un accord de syndicat majoritaire est-ce que vous diriez Catherine tricot qu'elle a qu'elle est en train de changer de nature quand même pourquoi parce que de syndicat majoritaires qui ont voté ont voté la reprise du travail qu'on peut parler d'un une sorte de de mutation un peu vers un greffe plus politique par exemple non je ne crois pas c'est à dire que historiquement ça ne se enfin je veux dire des syndicats majoritaires mais ça ne oberbère pas le droit de grève des salariés donc en l'occurrence ils exercent leur droit de grève combien même des syndicats majoritaires qui ne sont pas majoritaires dans les voilà ce sont prononcés pour une augmentation qui est inférieure au coût de la vie bon voilà et donc eux ils se disent si total qui fait tant de bénéfices ne nous donne pas une augmentation équivalente à l'inflation alors les autres salariés et nous-mêmes nous-mêmes nous sommes défavorisés et par ailleurs c'est d'un très mauvais signal pour l'ensemble des salariés en France c'est-à-dire si totale ne paye pas au moins le coût de la vie alors qui va payer le coût de la visière qu'on va continuer de faire une pression à la baisse sur les salaires et je pense que c'est pour ça que ce mouvement rencontre c'est pas un soutien bien unanime parce que les gens sont partagés 55 ans donc c'est un partage d'opinion publique elle est partagée là-dessus et puis en même temps les majoritaires pour le réquisition des Français et français sont très gênés par cette grève mais le fond de la revendication lui reçoit un certain soutien parce que les gens souffrent de des baisses de salaire sachant qu'on est déjà dans des salaires bas comme on le sait dans tout un tas de domaines d'hôpital l'École etc etc j'en sais pas si un faire jouer est-ce que vous vous dites que la grève prend une tournure politique il y a eu deux dimensions bien sûr qu'il y a des salariés de Total ou d'autres entreprises pétrolières qui étaient c'est parfaitement légitime dans des revendications salariales mais quand on regarde la CGT le calendrier de la CGT les tensions internes à la CGT entre fédérations certaines étant plus radicales d'autres moins il y a le Congrès qui s'annonce au mois de mars prochain il y a les élections professionnelles on sait que la CGT est menacé d'être potentiellement attraper par d'autres syndicats selon les secteurs donc il y a une composante politique de toute façon depuis quasiment le mois d'août dernier parce que il y avait un cycle de négociation salariale qui est arrivé le fait d'avoir voulu l'accélérer je ne crois pas que les salariés total face ou des ou de ceux des entreprises il s'agit absolument pas de remettre en cause le niveau de leur rémunération mais je suis pas certain qu'ils étaient à un ou deux mois de près sur les fameuses augmentations donc il y a cette composante politique qui incontestable maintenant moi je crois aussi que probablement Jean-Luc Mélenchon ceux qui ont essayé de récupérer politiquement ce conflit là parce que les syndicats sont dans leur rôle mais ceux qui ont essayé de le récupérer politiquement sont en train un peu de se casser les dents sur une autre réalité il y a une angoisse qui s'est emparée de la société française sur l'inflation c'est évident sur le pouvoir d'achat mais enfin aussi quand même sur les questions énergétiques je crois que à l'arrivée c'est cet angoisse là qu'il l'emporte sur la volonté de passer par ce type de conchilage je vous dis pas que la préoccupation pouvoir d'achat n'existe pas elle est majeure dans le pays en revanche que ça passe par ce biais là je ne crois pas que nous sommes partis vers un conflit généralisé dans l'actualité de cette fin d'après-midi donc le pré dans la République qui qui a convoqué une réunion des ministres concernés à l'Élysée on se dit pas trop ce qui va pouvoir faire c'est de la comme purement et simplement qu'elle levier d'action il a encore je crois que Emmanuel Macron il s'inquiète quand même que la promesse ou l'engagement ou tout simplement la parole qu'il a tenu la semaine dernière sur France Télévision en disant que il y aurait un retour vers la normale au milieu de la semaine qui vient c'est-à-dire au milieu de cette semaine on devrait y être quasiment dans 48 heures voilà bah peut-être que ça ne va pas être tenu si on reste dans ce qui est fait aujourd'hui c'est d'ailleurs ce qui a dit que les membres ce matin le ministre des Transports à France Inter qui lui a parlé d'un retour vers la normale c'est pas tout à fait un retour à la normale c'est pas c'est un peu différent dans le vocabulaire du gouvernement mais pour la semaine prochaine or entre cette semaine et la semaine prochaine qu'est-ce qu'il y a il y a les départs en vacances vendredi et je pense que c'est évidemment ce que veut savoir Emmanuel Macron si tout est fait pour tenir ce rythme au moins sa promesse à lui mieux cette semaine un minima quand même que vendredi il y a pas des gens qui puissent abandonner l'idée de partir en vacances parce que ils n'ont pas réussi à faire de plein dans leur voiture ou là il pourrait peut-être dans ce cas-là avoir un retournement de l'opinion qui en effet partager et qui pourrait du coup basculer non pas en soutien aux grévis mais en disant que vraiment le gouvernement est impuissant pour permettre de partir en vacances tout simplement oui mais la question de la marge de manœuvre ou de levier pour l'exécutif elle demeure je vous propose je dis Mathieu puis on écoutera Isabelle ça se retournera contre l'exécutif puisque toute façon ce conflit a mis c'est un conflit politique en ce sens qu'il a mis sur la place publique sur le devant de la scène un débat politique sur le partage des richesses un vrai débats plus ou moins l'exécutif depuis cet été et puis là ils ont été quand même d'une imprudence folle on peut railler critiquer leur manque d'anticipation mais depuis que la crise s'est déclenchée depuis qu'ils ont soi-disant les meilleurs manettes mais on a tous les deux jours quelqu'un qui nous dit c'est une question ça va se régler ça fait 10 jours que ça dure donc plus il le disent plus il se ridiculise donc soit il règle la question soit ils arrêtent de parler et comme ça et puis dernière chose il y a un accent de taille quand même et où est Monsieur Pouilly c'est un match à 3 qui se joue à deux il y a les syndicats il y a l'exécutif et le patron de Total il est là aux abonnés lui est aux abonnés absences il faut juste avoir en tête un élément c'est que total ils sont américains c'est la Compagnie française des pétrole c'est une histoire associés les symboles associés qui se passe en France je suis pas tout je suis assez d'accord avec vous sur le fait que ça tombait bien qu'il puisse prendre la parole alors écoute français voir le visage de Monsieur pouyen donc cristaux ont une qualité confirmée par Elisabeth borne et de la part du gouvernement et de la part de Total Elisabeth borne qui justement était hier soir invité du 20h de TF1 et on revient à ce que je vous disais tout à l'heure sur cette question de marge de manœuvre d'un d'une première ministre face à une telle situation à l'écoute 10 derniers jours j'ai mis beaucoup d'énergie pour qu'il y ait des négociations dans les entreprises chez Esso et chez Total parce que c'est bien la bonne façon de sortir du conflit qu'il y ait des négociations salariales et dans les deux entreprises Esso puis total il y a bien eu un accord majoritaire qui a été signé et donc du coup moi je demande aux salariés qui restent en grève malgré cet accord majoritaire de respecter l'accord majoritaire et de ne pas bloquer le pays avec toutes les difficultés que ça crée aujourd'hui pour les Français Jean Sébastien Ferjou la marge de manœuvre là aussi intervient elle est quand même fait parce que quand il y a réquisition on dit enfin il y a certaines critiques qui s'expriment le gouvernement met de l'huile sur le feu et si ils avaient de borne n'annonce rien on va dire à votre faiblesse de la part de la première ministre oui bien sûr c'est une ligne de Crète mais en réalité non la feuille de route elle est assez claire il faut éviter que ce soit le blocage absolu donc le gouvernement a attendu aussi bien pour des raisons juridiques parce que pour que les réquisitions soient validées par la justice il faut que les dans un certain nombre de conditions soient respectées que pour des raisons peut-être de cynisme un peu politique de jouer sur le réflexe légitimisme plus le pays est bloqué et plus l'opinion peut se retourner contre les quelques centaines de personnes c'est de ça dont on parle peut-être même quelques dizaines de personnes qui sont à l'origine de la situation là ils avaient bornier on l'a souvent présenté par comme une première ministre techno en tout cas dans les dans les dans les premiers jours de son arrivée à Matignon est-ce qu'elle est suffisamment politique dans son intervention hier soir non on n'est pas politique parce qu'elle court derrière quelque chose qu'elle ne rattrapera pas moi je veux bien qu'on parle je partage des richesses le sujet c'est plutôt et je pense que les Français en ont conscience le partage des pénuries et le partage de la récession qui vient et de qui va trinquer pour la récession qui vient en moyenne une autre phrase qui m'a beaucoup plus intéressé parce que c'est 20 finalement quand Elisabeth borne dit on a qu'à demander enfin j'appelle toutes les entreprises qui le peuvent engager des négociations salariales ou être très bien montaque mais le pourrait sacrifier des vierges sur un temple Incas ça produirait à peu près le même résultat en revanche quand même manuel Macron nous dit ce matin il ne faut pas que l'Europe s'enferme dans une dynamique de croissance faible et il faut résister à ce suivez-moi regarde les Allemands la Banque centrale européenne qui sont en train de vouloir étouffer la croissance ça c'est le vrai rapport de force politique parce que le pouvoir d'achat des Français demain il va dépendre de ça sauf que précisément là où elle n'est pas politique c'est que personne ne m'est jamais ces questions là sur la table et personne n'assume jamais de s'y confronter c'est pas une question d'augmenter les salaires la rémunération le niveau de vie des Français il dépend de bien d'autres critères comme le logement comme l'accès aux transports il y a bien d'autres manières vous pouvez augmenter les gens si derrière c'est absorbé par des hausses de l'immobilier à quoi ça leur sert ce qui est intéressant aussi on a entendu Bruno Le Maire dans le dans le sujet d'ouverture de Cécile Sixou Catherine tricot c'est qu'il y a aussi à l'intérieur de ce gouvernement des on va peut-être pas des fractures mais en tout cas des bémols qui s'expriment on peut dire ça comme ça on peut dire depuis cet été d'ailleurs c'est quand même cette situation elle Bruno Le Maire n'y est pas étranger c'est-à-dire cette c'est arc-bouté pour dire on ne touche pas au super profit et ça a vraiment je pense contribuer à mettre de total pour qu'il y ait les fameuses qui représente quand même si je pense ça sera plus de 10 milliards à l'arrivée je regrette mais ce n'est pas du tout la même chose que de ça non non non c'est pas c'est pas négligeable mais ce que je veux dire c'est que le problème de taxer les super profits c'est de dire on décide collectivement de l'usage de ces super profits là c'est pas ce qui s'est passé c'est que l'argent c'est total qui décide comment il l'utilise éventuellement qui se fait une belle pub pour lui-même et puis d'ailleurs ces stations services demandaient à Édouard Leclerc ce qu'il en a pensé c'est quand même tout le monde est allé chez Total pour chercher son essence et il s'est fait une belle publicité là le sujet n'était pas celui avec de dire il faut que cet argent vienne à la collectivité pour qu'elle décide qu'elle va isoler les bâtiments qu'elle va renforcer l'hôpital qu'elle va mettre de l'argent pour la réindustrialisation là c'est total qui décide lui-même de ce qu'il fait de ses super profits et c'est cette discussion là qui doit aussi avoir c'est à dire que l'argent appartient pas simplement à Total alors qu'il n'a fait absolument aucune invention nouvelle il a juste bénéficié d'une situation d'aubaine et il n'a absolument pas mérité si on fait des profits comme cela c'est aussi parce que on a su prendre un virage stratégique etc etc je répète et qu'ils ont essuyé des pertes parce que ça n'en parle jamais quand les actionnaires assument les paires d'une entreprise je vous rappelle que pendant le covid total est en perte et que la rémunération de Patrick puyannais elle avait été divisée par deux il n'a pas encore retrouvé alors je vais pas pleurer sur son sort parce que c'était absurde de faire ce qu'il a fait mais grave selon le il gagne moins qu'en 9 donc ça ne marche pas que dans un sens figuré je voudrais revenir juste sur Elisabeth borne parce que si une colère des Français c'est une colère non pas contre des décisions que pourrait prendre le gouvernement mais contre l'absence de décision et quand on voit Isabelle borne hier on est presque de l'ordre de la supplication ou de la prière c'est pas hyper ferme quoi et c'est pourquoi Bruno Le Maire ce matin dès ce matin on se dit je vais corriger un petit peu et je vais avoir une parole de fermeté voilà où il dit c'est illégitime il faut maintenant débloquer alors qu'il est pas forcément de blocage enfin il joue un peu sur les mots donc on sent bien que voilà il y a ces deux lignes quand même au sein de l'exécutif il Isabelle Band qui dit attention ok je peux cibler la CGT c'est plutôt payant auprès de l'opinion mais d'un autre côté je peux mettre de l'huile sur le feu selon l'expression consacrée par rapport au mouvement de demain et voilà donc elle garde un équilibre Bruno Le Maire lui par rapport à son propre agenda personnel d'avoir cette image de fermeté c'est c'est le mot qu'il a encore employé ce matin lui il y va et on a été un peu surpris quand même par ce mot illégitime en disant ah il est allé trop fort quoi ça n'empêche pas que pendant ce temps là parce qu'on est en train de parler d'un conflit qui est absolument épouvantable pour les gens qui en sont victimes qui peuvent pas aller travailler etc enfin le l'inconfort du race que dure le conflit l'autre conflit en cours dans les centrales nucléaires et là EDF ils font pas des super profits ce sont des pertes records comme EDF qu'on a historiquement jamais connu parce que le calendrier de redémarrage des réacteurs nucléaires ça c'est ce qui potentiellement va mettre la France dans le mur alors qu'on le sait nous allons dans le mur d'un point de vue énergétique donc ça peut passer si toutes les circonstances sont favorables là on voit qu'il y a un des éléments majeurs du scénario du gouvernement pour passer l'hiver sans heurt qui est en train de s'effondrer que fait le gouvernement parce que l'anticipation sur total j'ai envie de vous dire c'est ce que je disais tout à l'heure la CGTL était dans un conflit politique moi je crois qu'il y avait pas de baguettes magiques ils auraient pu anticiper tout ce qu'il voulait les autres il y avait décidé d'aller au clash en revanche dans les centrales nucléaires et que peut faire le gouvernement il y a un droit de grève il est constitutionnel il n'y a pas Patrick alors certes il y a pas de patron de EDF véritable mais la faute à qui la fautaki mais il y a quand même un patron des agences de la participation de l'État parce que l'État c'est actionnaire de DF à 85 % donc là il y a une responsabilité majeure et frontale de l'État qui en profite pour parler d'autre chose à la télé donc c'est quoi la solution c'est réquisition point barre parce que je pense qu'il va falloir pour EDF en arrivait à des solutions parce que nous allons vraiment dans une phase de complication énergétique sur EDF je pense que la responsabilité de l'État et les mises en cause là aussi c'est à tout à l'heure je parlais de Bruno Le Maire oui oui et d'une façon plus générale et plus ample et depuis un petit moment c'est-à-dire la politique énergétique à l'échelle européenne est désastreuse et aujourd'hui tout le monde considère que là il y a une situation on peut aussi poser la question de la responsabilité de la CGT alors je sais bien je les redis le droit de grève est constitutionnel mais enfin faire grève dans les centrales nu en ce moment dans la situation dans laquelle elles sont nos centrales on peut se poser la question dans la caisse se trouve EDF est absolument hâte quand on ours dans quel état était cette entreprise il y a une dizaine d'années et où est-ce qu'elle en est aujourd'hui c'est quand même pas les ouvriers et les employés non non évidemment pas le seul problème moi ce que je pense c'est qu'à un moment il faut quand même se dire que ceux qui travaillent dans ces entreprises peuvent aussi avoir droit à la parole droit à la décision stratégique et qu'en l'occurrence et bah excusez-moi pour l'instant c'est ce qu'on leur conteste on les met à l'écart on leur demande d'être moins payés de renoncer à avoir le maintien de leur salaire et on les on les incrimine de la situation alors qu'ils ne sont pas moi je pose une question de temporalité d'opportunités alors j'ai juste un dernier petit mot c'est que je veux dire ce que je crois que expliquer la situation actuelle par des conflits à l'intérieur de la CGT me paraît complètement lunaire c'est à dire que si on pense que pas le temps Camille Philippe Martinez à s'intéresser non mais au conflit on peut dire que ce n'est pas complètement idiot de dire qu'il y avait une arrière-pensée qui s'est rendu compte que le conflit pouvait progresser qu'il fallait pas qu'il soit à l'extérieur dessus pensez que les salariés de des raffineries ou de EDF sont les jouets des appareils syndicaux et encore plus des appareils des fédérations contre la Confédération des salariés ce ne sont pas les salariés totales sont-ils le sujet de la CGT mobilise une petite partie des salariés ne sont pas les jouets des entrées pas comme s'il y avait pas une manipulation possible sur un petit noyau de gens je ne pense pas qu'il y a une manipulation je pense qu'il y a une exaspération c'est totalement différent bon on a attendu vos on a entendu vos arguments à lune et à l'autre je voudrais qu'on parle maintenant des des deux calendriers en quelque sorte le calendrier des des syndicats et puis le calendrier de la nuque et de Jean-Luc Mélenchon évidemment retour sur cette journée hier marche contre la vie chère forcément pour Alexis Corbière c'était un succès on l'écoute je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde et je pense que la dernière semaine a accéléré la mobilisation parce que il y a dans ce pays désormais comme on dit dans le jargon la question sociale est posée désormais c'est à dire que beaucoup de Français ont vu 5,8% d'inflation sur les prix les Cadix coûtent de plus en plus cher les salaires ne suivent pas et dans deux grands groupes de l'industrie de l'énergie qui a fait des surprofits des salés se mobilise pour avoir une juste meilleure rémunération et je crois que beaucoup de gens se disent oui c'est c'est le moment alors bien sûr ils sont en difficulté bien sûr cela pose beaucoup de problèmes mais il y a un ras-le-bol et hier la manifestation était une des étapes de ce moment où la question sociale la question d'une meilleure répartition des chaises avec engouement assez inactif marche contre la vie chère et contre l'inaction climatique pour être précis Mathieu Paris réussi pour Jean-Luc Mélenchon c'est une histoire de vert à moitié plein à moitié vide sur la mobilisation d'abord on a eu le droit à la traditionnelle bataille de chiffres avec un premier indice les nombreux tweets des leaders insoumis pour dire il y a du monde hier il y a du monde il y a du monde il y a du monde et puis ce chiffre qui est un peu sorti de nulle part le plus vite possible 140000 personnes par par les insoumis histoire d'être les PREMIERS fixer un étage quand vous êtes obligés de souligner de surligner de dire il y a du monde c'est globalement que ça se voit pas naturellement c'est quand il y a énormément de monde il y a pas besoin de dire il y a du monde c'est c'est une première règle en politique donc du monde il y en avait quand même pourtant il y avait quand même quelques dizaines de milliers de personnes alors on est loin très loin des appels vous souvenez il y a 5 ans de Jean-Luc Mélenchon à faire défaire les 1 million de personnes sur les Champs-Élysées là cette fois-ci les insoumis c'était montré beaucoup plus prudents mais il y avait quand même il y avait quand même du monde et la pénurie de carburant le refus des conférences syndicales de lancer les modes d'or de manifestation on s'en doute fait baisser aussi un petit peu il y a peut-être eu un peu plus de mobilisation à cause de la colère sociale mais un peu moins de mobilisation à cause de ça maintenant une fois qu'on a dit ça faut se faire connaître une capacité même si elle est limitée une quand même capacité à mobiliser les gens dans la rue qui peut faire ça aujourd'hui est-ce que c'est le patron de du parti Renaissance je suis pas certain est-ce que c'est Marine Le Pen et si jamais risqué est-ce que c'est François Bayrou est-ce que c'est Édouard Philippe non ça fait rire ça fait rire tout le monde personne n'est capable de mettre autant de autant de gens dans la rue évidemment que la nupaisse et alors sur le plan politique alors la marche elle a permis à la nups de tourner la page de sa rentrée catastrophe qui avait été marqué par sa gestion qu'elle a mitose de des affaires de violence sexistes ou conjugales ou sexuelles de certains de ses membres le paradoxe de l'histoire c'est que la nups liée quasiment pour rien ou presque puisqu'en fait c'est le mouvement des raffineries qui ramène remise sur le devant de la scène la question des salaires car réveillé d'une certaine façon une forme de colère sociale et qui a offert surtout une forme de débouché à Jean-Luc Mélenchon ou Alexis Corbière qu'on a entendu quand ils disent c'est la première étape la première étape de quoi de quelque chose qui pourrait repenser ressembler à un front populaire quand ils ont lancé la manifestation en juillet il s'agissait pas de première étape d'un Front populaire c'était la manifestation de Jean-Luc collant or ce Front populaire est resté évidemment très très hypothétique parce qu'il y a beaucoup de questions de fonds à régler lesquels la première est concerne la coordination tumultueuse de cette révolte de ce mouvement social et notamment les relations de la nupesse avec les confédérations syndicales il y avait des syndicalistes à la marche hier mais les confédérations continuent de voir d'un très mauvais œil Jean-Luc Mélenchon et les insoumis occupés empiéter leur traditionnelles terre d'expression la rue quitte à fouler au pied au passage la charte Damien pie et autre chose j'ai repensé quand on dialoguait de nucléaire et de et de total c'est pas des ces syndicats là si on part en odeur de santé à la nupes ou on prône quand même la décarbonation totale de l'économie et la fin du nucléaire donc d'ici est-ce que ces gens là se parlent et manifeste Brad tubrassou j'attends de voir ou alors certains reviendront sur sur leurs ambitions la seconde question est concerne l'unité de la nupes alors Lauper c'est la prouvé depuis le depuis les législatives qu'elles tenaient c'était une alliance électorale qui a montré qu'elle savait perdurer mais qui resterait fragile vous regardez un des candidates gauche à la présidentielle Yannick Jadot Fabien Roussel ils étaient pas les hier le PS était divisé sur la question et alors que chacun en plus elle est congrès internes et puis des élections européennes qui se profilent va falloir et puis enfin la dernière question elle concerne Jean-Luc Mélenchon lui-même son rôle sa parole son statut il a pas de mandat il a pas de fonction il arboré hier une une cocarde de tricolore à la boutonnière comme si il voulait toujours exister d'une personne d'une certaine façon il voulait parler alors ses amis on est séparer mais en coulisse il y a quelque chose qui a changé et que le sujet de son éventuel succession je dis bien de son éventuel succession et désormais sur beaucoup beaucoup de bouche à la nups mais y compris au sein de la France insoumise c'est plus tabou et ça la marge d'hier n'est rien changé Catherine tricot vous étiez dans la manifestation hier qu'est-ce qui vous a frappé ce qui m'a frappé c'est qu'il y avait du monde au-delà des militants voilà c'est pas la déferlante ça c'est d'accord mais il y avait du monde et il y avait pas simplement ce qui ont l'habitude de battre le pavé il y avait beaucoup de jeunes notamment la jeunesse étudiante enfin c'est la jeunesse des centres-villes c'était pas la jeunesse des quartiers populaires qui étaient là mais la jeunesse des centres-villes était assez présente et puis il y avait le monde salarié pas tout le monde salarié évidemment non mais c'est évident mais il y avait bien au-delà des des cercles militants habituels voilà c'est ça c'est ce qu'on peut dire et quand vous disiez tout à l'heure les insoumis disaient il y a du monde il y a du monde il y a du monde je crois que c'était aussi pas simplement pour dire qu'il y avait du monde parce qu'ils sont ils étaient rassurés qui est du monde c'est-à-dire qu'en fait on ne savait pas s'il y aurait du monde et une semaine avant je me souviens d'avoir vu samedi dernier tous les insoumis faire des tweets et des choses et des machins tout le monde devait faire de l'agitation pour que on parle de cette marche et en fait on a parlé de cette marche et ça a assuré son succès grâce à la mobilisation donc en fait c'est plutôt un ouf de soulagement de cette relative succès de ce succès de cette bonne tenue de la diversité qui était présente Olivier Faure par exemple ça c'est plutôt bien passé pour lui sa prise de parole donc voilà non mais son intégration son intégration dans d'une certaine manière c'est la première fois que Olivier Faure va dans une manifestation et que d'une manifestation gauche et dans lequel on lui fait pas le reproche de du bilan de François Hollande et qu'il est accepté donc d'une certaine manière la nuit pèse dans la rue ça a existé alors je dois juste rappeler que il y a un cabinet qui s'appelle le cabinet occurrence qu'un cabinet indépendant qui est un pays mais en fonction des manifestations par certains médias donc il y avait choisi cette fois-ci deux financer un calcul qui est scientifique indépendant encore une fois et on arrive à 30000 personnes moi je comprends pas la logique des organisateurs de continuer de balancer un 140 000 je trouve que c'est c'est totalement dépassé comme comme façon de communiquer parce effectivement on peut considérer aux doigts que dans un contexte de lassitude de l'opinion c'est pas c'est ce que disait Mathieu c'est pas si mal de faire venir 30000 personnes dans la rue comment vous l'avez analysé moi je sais pas si mal mais c'est pas fou non plus ça permet pas de donner un élan parce que encore une fois et Mathieu la rappeler c'était à l'appel le la nuque nupes cette marche n'était pas la peine de seulement Jean-Luc Mélenchon donc vous me direz il y a pas beaucoup de militants au PS ou du côté d'Europe Écologie les syndicats n'avaient pas forfait formellement appelé même s'il y avait des syndicalistes et c'est quand même avant tous les insoumis qui était le principal bataillon mais c'était le même nombre de gens qui avaient eu en 2017 pour la manifestation post présidentielle de Jean-Luc Mélenchon donc en elle-même c'est pas un flop mais ça permet pas de donner un énorme sauf qu'à l'intervient dans un calendrier ou ce n'est pas la seule manifestation qui participe à un mouvement social en France et ça c'est la grande force de Jean-Luc Mélenchon c'est qu'il apparaît pas comme seul alors qu'à l'origine cette marche était prévue bien avant qu'il y ait de grève dans les raffineries on n'avait pas il n'avait pas anticipé donc ça lui donne quoi une autre résonance qui les collectif alors que Jean-Luc Mélenchon on lui reproche de ramener tout à soi et là il a pas dit qu'il va être Premier ministre du Front populaire il va pas être le nouveau Léon Blum il a pas dit ça alors qu'au mois de juin ils disent bien qu'il voulait être le premier ministre donc voilà ça lui permet de se collectiviser de de mettre d'avoir moins la pression sur lui n'acarde pas à lui seul le mouvement avec tout le côté clivant qu'il a ou même le côté peut-être dépassé pour reprendre les mots de Mathieu et donc ça lui permet voilà de d'être dans un mouvement et d'être en finalement au chaud de pas être le seul à apporter sur ses épaules tout ce mouvement et donc voilà c'est plus confortable pour lui et puis c'est plus signifiant à gauche d'être un mouvement collectif donc finalement grâce au calendrier bah c'est pas un un succès complet Jean-Sébastien Ferjoux il y a deux mains cette journée de grève interprofessionnelle à l'appel de la CGT Force Ouvrière elle fait su et solidaire faire de nombreux secteurs qui sont concernés des transports au crèches en passant par évidemment les centrales nucléaires l'énergie on en parlait tout à l'heure et aussi une amorce de mouvement dans certaines universités qui a la main je parlais de calendrier là et on voilà d'un côté il y a cette journée d'action de la nuque qui était prévu depuis longtemps de l'autre il y a la CGT d'autres syndicats qui essayent de généraliser un peu le mouvement qu'à la main sur le calendrier mais personne je crois n'a la main sur le calendrier parce qu'une dimension comme toujours dans les conflits sociaux qui échappent un peu à ceux qui veulent peu d'improvisation particulière qui est difficile de prédire après moi je verrai plutôt quand même le vert aux trois quarts vide en ce qui concerne hier pour habiter dans les quartiers concernés je peux vous garantir que par rapport aux gilets jaunes ou à des tas d'autres moments de mobilisation contre les retraites etc il y avait quand même pas grand monde maintenant peu importe il y avait quand même 30 000 personnes mais ça sert à quoi 30 000 personnes pour le coup les sondages mais contrairement à Ouest-France je pense que les enquêtes d'opinion ont quand même intérêt vous parlez dans votre vie qui sera sûrement patient parce qu'elle montre parce qu'elle montre des dynamiques l'image de Jean-Luc Mélenchon catastrophique l'image de la Nupe c'est catastrophique et la législative partielle qui a eu lieu la semaine dernière la candidat de la nuit ça fait 7 points de moins face à Jean-Noël Barrault qui pourtant est ministre Renaissance donc s'il y avait une insatisfaction absolue de la population on aurait pu imaginer à minima que le score de la nups ne recule pas même si c'était dans un contexte d'abstention très élevé mais surtout il y a un autre point parce que tout ça c'est pareil c'est moi je veux bien qu'on va être une personne pour la dans la rue mais ça va changer quoi au pouvoir d'achat et ça va changer quoi aux politiques qu'on peut mettre en oeuvre pour le dérèglement climatique parce que c'était quand même un oxymore la journée en question parce que c'est quand même ça qu'il faut dire marcher pour le pouvoir d'achat et contre l'inaction climatique mais pardon il se trouve que justement un certain nombre d'enjeux c'est que l'action climatique elle va coûter très cher et que justement on est en train de voir ce que ça pourrait coûter à l'économie française d'être obligé de passer par des économies d'énergie forcée et c'est ça le sujet et c'est ça le défi politique et quand vous avez quelqu'un qui prétend être renouveau politique de demain mais qui est infoutu mais absolument infoutu d'aborder ni près ni de loin la question qui est la clé de notre avenir parce que c'est ce que je vous disais pour le coup le dérèglement climatique et comment garder prospérité tout en étant dans l'action climatique ça c'est un défi intellectuel avez-vous entendu une seule personne hier mais la seule chose que j'ai entendu c'est les gens qui s'adressaient à son disant qui a été une revue une révolutionnaire de salon parce que ça montre bien justement que c'est de la posture que c'est on se fait plaisir on s'amuse à refaire les mêmes conflits qu'avant machin on est 30 000 on est content d'être ensemble mais ça change quoi pour les Français ça change quoi au débat politique alors moi je crois allez-y je crois que et peut-être à quoi sert la journée demain si on essaie de se projeter un peu alors le débat c'est de savoir comment on va faire le défi on va relever le défi climatique en faisant en aggravant pas les inégalités c'était ça un peu le sens de ce que ce qui ce qui vous apparaît comme un oxymore et qui en fait doit être lié qui était le slogan des gilets jaunes fin du monde fin du mois c'est-à-dire comment on fait pour que tout ça ne se traduise pas par une plus grande difficulté de vie pour et ceux qui sont aujourd'hui les plus donc la question de la Charte de la vie est une question qui doit s'articuler avec le fait de lutter contre le réchauffement climatique ce que je pense c'est que ce qui est en train de se passer qui est un peu le hasard du calendrier puisqu'en effet comme vous l'avez rappelé c'était décidé depuis le mois de juillet c'est qu'en fait cette question sociale devient une question politique et en ce sens je crois qu'il faut pas il faut pas exagérer l'attention entre les syndicats et la nupèce c'est à dire qu'en fait il y a des conflits parce que ils étaient pas d'accord sur les thématiques qui prenaient l'initiative etc mais le fait que au fond cette question elle soit portée d'une part par les syndicats et d'autre part qu'elle soit porté par les organisations politiques je pense que de ce point de vue là il y a un consensus pour dire que c'est une question qui n'est pas que syndicale ni que politique elle est là et l'autre et c'est en ce sens que j'en ai Mélenchon faisait référence au Front populaire cercle Front populaire il a articulé le social et le politique et je crois que c'est ça qui peut se qui a commencé à se jouer et peut se jouer dans les jours qui viennent c'est peut-être à courte vue ce que je vais vous dire mais les Français ils veulent ils veulent le retour de l'État pour justement actionner cette transition écologique ou alors au contraire ils veulent juste le autour du carburant dans leur dans leur station service à court terme pour continuer de prendre leur voiture justement qui doit se mettre en en branle et donc en l'occurrence moi je crois que nous ne cesserons de payer l'absence de débat pendant l'élection présidentielle c'est-à-dire le fait que nous avons été nous n'avons pas eu ces discussions pendant le la période qui était un parti et que donc où on met le curseur entre les différents arbitrages qu'il faut faire le social le politique la transition écologique les services publics la hausse du pouvoir d'achat ça ça n'a pas été discuté et c'est en train on cherche les voies de cette de cette discussion et de cette arbitrage à l'Assemblée nationale dans la rue dans les dans les débats qui sont menés sur les plateaux télévisés et dans les partis politiques je crois que c'est ça qui est en train de se jouer c'est cet équilibre cet arbitrage est éventuellement cette inflexion que le gouvernement doit prendre à mon avis parce qu'il faut qu'ils sortent de sa posture et qu'il engagerait réellement ce Macron avait dit son septennat devait être son quinquennat devait être écologique ou ne devait pas être mais il faut qu'il devienne écologique et pour l'instant c'est pas fait Daiko douille moi ça m'a un peu marqué ou choqué je ne sais pas mais d'entendre la terminologie j'ai grève générale pour parler de la journée demain on en est très long enfin les mots ont un sens on en est très loin on en est très loin oui après tout le monde utilise pas ce mot bien sûr que non mais dans la façon un petit la petite musique médiatique on va dire ça ressemble à une grève générale c'est ça l'idée même si ça sera pas tout à fait le cas mais l'idée c'est une première journée ça va parce que si c'est juste pour manifester une journée ça n'a pas de sens qui espère les syndicats c'est impulser un mouvement et surtout encouragé des entreprises dans leur coin à faire grève c'est là-dessus qu'ils espèrent que ce soit pas simplement des grands mouvements du public auquel les Français sont habitués c'est qu'il y a un climat global dans les petites entreprises c'est d'ailleurs ce que dit est-ce qu'appelle Philippe Martinez dans plein d'entreprises privées il y a des petits conflits ici ou là ça permettra pas au gouvernement de la régler de façon nationale tout bien y opposé il veut pas une grande conférence sociale donc c'est pas forcément ça ce que veulent les syndicats ils veulent jouer un rapport de force peut-être au sein de chaque entreprise mais les politiques eux veulent un rapport de force au niveau national c'est peut-être là qui a non pas des frictions mais il y a une différence d'intérêt et de faire de compréhension du mouvement entre d'un côté Jean-Luc Mélenchon et de l'autre les syndicats qui appellent au mouvement de main notamment la CGT le plus important et puis à la SNCF Sud mais des différences d'intérêts majeurs rappel quand même que les fédérations de l'énergie défendent quand même le nucléaire et est-ce que les salariés et les syndiqués de de Total énergie ou des sauts sont contre la fin des énergies fossiles ou pour je pense que là il va y avoir vraiment une grosse friction sur le fond alors Jean-Sébastien et ensuite je pense une vraie différence d'anticipation sur la conjonction économique la petite phrase d'Emmanuel Macron dont je vous parlais tout à l'heure elle est majeure la réalité c'est celle-là c'est que nous avons des politiques monétaires qui sont en train d'étrangler la croissance en Europe la dernière fois qu'on a commis les mêmes erreurs en 2009 en 2008 et en 2011 on est rentré dans une période de croissance faible la croissance faible ça se traduit par des millions de chômeurs et on sait que les millions de chômeurs de longue durée sont des gens qui ne reviennent jamais sur le marché de l'emploi le social c'est ça c'est de réfléchir au contexte macroéconomique pas juste de réclamer des augmentations que dans un certain nombre de cas les entreprises ne peuvent pas consentir alors bien sûr qu'on comprend le point de vue des gens qui ont des difficultés bouclées leur fin de mois le sujet n'est pas celui-là le sujet nous allons dans le mur et en plus de ça cette fois-ci il n'y a aucun moteur de croissance contracyclique ce qui nous a sauvé dans les périodes précédentes c'est qu'il y avait soit de la croissance aux États-Unis soit de la croissance en Chine il n'y en a plus ni aux Etats-Unis ni en Chine la réalité économique de ce qui nous attend elle est extrêmement sombre et potentiellement je vais vous dire il y a même une crise financière qui nous convenait parce que quand vous regardez l'état du Crédit Suisse oui mais ce sont des éléments qu'il faut mettre dans le débat parce que sinon on parle un peu tout et n'importe quoi on doit mouillé mais le Crédit Suisse ça peut être un élément un événement à la leiman Brothers sur cette partie non mais ce qui est je voulais rebondir sur quels sont les moteurs de croissance et finalement qu'est-ce que il peut se passer sur la question énergétique ce conflit entre la raffineries et puis la fin du pétrole mais justement si on écoute bien les syndicalistes qu'est-ce qu'ils disent ils disent qu'il faut c'est réinvestir dans les raffineries françaises pour qu'elles ne sortent pas de de France et d'Europe pour aller s'implanter dans des pays avec moins de protection environnementale c'est-à-dire qu'en vérité quand je dis justement quand je faisais tout à l'heure que l'enjeu c'est que les salariés et leur place et leurs mots c'est à la fois la reconnaissance d'un point de vue salarial mais c'est aussi d'avoir sur les raffineries françaises du sans plomb raffiné du sans-plomb et les constructeurs automobiles ont fait du diesel et les Français ont acheté du diesel en masse donc quand on mélange la décision publique absurde comme là la décision publique quelque chose qu'on est en train de prendre sur les véhicules électriques et que nous regrettons exactement de la même manière dans cinq ans ou dans 10 ans mais un moment il faut choisir soit vous faites confiance au privé soit vous faites confiance à la planification de l'État allez on laisse voir les doctrine conclure donc là non mais ce que je pensais qu'il faut faire confiance en l'occurrence au débat politique pour qu'il y ait des orientations qui soient prises et qui soit tenues et qu'on soit pas dans la godille et que donc c'est ça publiquement c'est dans ce contexte de grandes sociales que le budget est discuté évidemment à l'Assemblée c'est mercredi a priori que le gouvernement devrait être utilisé de 49-3 informations quasi confirmée ce matin par Franck Riester c'était sur Public Sénat face à rien de Mancini le ministre délégué des relations avec le Parlement l'écoute on a un fin un débat qui est prévu jusqu'à mercredi donc nous aurons besoin à l'issue du débat de voter le budget puisque on doit donner aux pays un budget pour payer les fonctionnaires pour permettre justement la politique par exemple de bouclier énergétique et donc nous prenons nos responsabilités le moment venu d'utiliser cet outil prévu par la Constitution qui est pas un passage en force mais qui nous permet de voter le budget pourquoi je dis pas de passage en force parce que un c'est prévu dans la Constitution et deux on a laissé le temps au débat ça fait maintenant presque une semaine qu'on débat du projet de loi de finance dans l'hémicycle après un travail en commission après les dialogues de Bercy ou Gabriel Attal et Bruno Le Maire ont reçu toutes les forces politiques pour pouvoir discuter et changer du budget et on parle donc de ce 49-3 avec Audrey vettaz qui peut nous rejoindre sur ce plateau bonsoir Audrey aujourd'hui Elisabeth borne réunissait les présidents de groupe de la majorité pour plancher sur ce texte oui car en cas de 49.3 le gouvernement reprend la main sur le texte sur lequel il engage sa responsabilité il peut s'il le souhaite supprimer tous les amendements qui ont déjà été votés normalement c'est pas ce qui devrait se passer parce que ça va pas dans une optique de conciliation de refondation qui est vanté depuis plusieurs semaines alors qu'est-ce qui sera jeté qu'est-ce qui sera gardé pour l'instant difficile de le savoir c'est confidentiel alors on s'est intéressé aux lignes rouges des LR puisque le texte arrivera ensuite au Sénat ou la droite et le centre sont majoritaires alors ce n'est pas une surprise la majorité LR du Sénat ne veut pas d'une taxe sur les super profits qu'elle considère être une taxe totale énergie anecdotique en revanche elle aimerait qu'on garde la sobriété administrative qui est demandé au service de l'État parce que les sénateurs qui défendent les collectivités estiment qu'on en demande beaucoup aux collectivités ils aimeraient que l'État les services de l'État fassent leur part enfin le Sénat c'est un peu technique aimerait reporter la suppression de certaines cotisations pour que ces fonds aillent au financement d'un bouclier énergétique en faveur de ces mêmes collectivités nous souhaitons mettre en place en fait un bouclier énergétique mais qui soit ciblé dans le sens où il serait attribué sur présentation d'un réel dérapage en fait des coûts de l'énergie de manière à vraiment dissocier ce qui pourrait relever d'une gestion ou de choix de politique qui n'ont pas de lien en fait avec l'envoler des primes d'énergie vous le voyez la droite et le gouvernement peuvent tomber d'abord corps sur de petites défenses pour le reste les sénateurs LR sont assez critiques puisque d'après eux le gouvernement ne construit pas son budget selon les bons calculs écoutés gouvernement construit son budget 2023 sur une hypothèse de croissance de 1% alors même que de début septembre déjà le consensus des économistes étaient plutôt autour de 0,605 % et que depuis les environnements macroéconomique a plutôt été en se dégradant quand s'améliorant vous le voyez ce sont des choses qui pourront peut-être être changées quand le texte arrivera au Sénat ou quand les sénateurs étudieront la trajectoire de redressement des finances publiques du gouvernement mais ça c'est un autre texte et une autre histoire toi merci beaucoup Audrey coude oui moi j'ai le sentiment d'un jeu de dupe depuis plusieurs jours avec ces débats alors le Parlement l'Assemblée en l'occurrence fait son travail mais c'est une chacun est dans son dans sa posture et est-ce que vous êtes d'accord avec ça une sorte de jeu de dupe en revanche est-ce que les débats pour autant ont été inintéressants on a pu voir des amendements passés contre la vie du gouvernement grâce à la majorité notamment sur les super profils sur les super profits les super dividendes on a vu aussi des amendements LR voilà il y a eu tout un débat qui était intéressant à observer il faut bien comprendre que là c'est le premier 49-3 on ne parle que de la partie recette du budget après il va y avoir la partie dépenses c'est vraiment un laboratoire en grandeur nature de ce qui peut se passer à l'assemblée par rapport à ces débats donc c'est vrai que le gouvernement on avait dit que il le ferait le 49-3 très vite parce qu'il voulait pas se donner le luxe d'être mis en minorité qu'on dise des quoi etc finalement de jour en jour et notamment à cause du mouvement parce que c'est pas possible de déclencher avant le mouvement de demain ça aurait pu être considéré comme provocateur finalement il est allé il est obligé d'aller au bout des débats par rapport de la première partie de ce budget donc l'argument de dire oui on a laissé place au débat il va il est plutôt vrai il y a eu des vrais débats je dupe oui parce que sur l'issue pas forcément sur la tenue des bacs qui encore une fois en plus on s'est peut-être focalisé sur deux trois moments notamment le maire Le Pen lâche et tout qui n'est pas très intéressant et qui je pense n'a pas témoigné de la tenue des débats à l'Assemblée nationale qu'est-ce que ça dit Mathieu pour conclure de peut-être de la faiblesse de la majorité présidentielle on a vu que il y a une sorte de fatigue de fatigue des députés qui sont appelés à la à la rescousse à longueur de de journée ou de si euh la présence de réussite oui vous avez raison c'est vrai qu'ils sont obligés de de galoper pour aller dans l'hémicycle dès que même s'ils sont en commission voilà même s'ils sont en commission donc pendant qu'ils sont dans l'hémicycle c'est très bien parce que pour les téléspectateurs quand il y a personne ici qu'on a toujours l'impression qu'ils sont tous à la plage mais non la vérité c'est qu'il bosse pour la plupart d'entre eux donc ça donne cette belle image après pour le gouvernement c'est un test grandeur nature des carrés il va y avoir 8 ou 9 49-3 entre le BF le PLFSS et les aller-retours entre l'Assemblée et le Sénat donc c'est le premier d'une longue série moi je pense qu'ils l'ont plutôt pas mal géré parce que ça paraisserait être pas comme une violence insensé être au Parlement et puis franchement les Français je pense n'ont pas grand-chose à faire de cette idée de 43 sauf ceux qui connaissent la technique parlementaire particulièrement bien mais les autres ne ne voient pas forcément l'intérêt de toute cette affaire en revanche là ils peuvent le faire parce que entre guillemets le 49 toit est gratuit c'est qu'ils peuvent le faire pour les projets de loi de finances pour les projets de loi de financement de la sécurité sociale mais ensuite pendant le reste de la juge Saturne nous pourrons faire qu'une fois puisque depuis Nicolas Sarkozy on ne peut plus le faire qu'une fois et attention c'est là que les ennuis ont commencé au pas des autres parties c'est pas pour ce budget là parce que tout bien à l'autre contre c'est pour les textes à venir si on fait un petit un petit signe comme ça où elle est en reprenant leurs amendements c'est pas pour que votre budget ils voteront pas mais c'est pour d'autres textes pour avoir leur soutien à sortir de 49 3 c'est quand même plutôt une défaite ce qu'ils avaient pas envie d'envoyer non mais non mais je ne dis pas le au sein des républicains mais ils espérait au moins avoir une abstention des républicains bienveillantes qu'il aurait évité cette cette façon de procéder qui n'est pas très pas très souple quoi qui est un peu autoritaire c'est le temps du 1er débat on va regarder autant parce que ça promet d'être passionnant pour merci à tous d'avoir participé évidemment