TAXE ZUCMAN : QUAND LA MACRONIE ET LE SÉNAT VOLENT AU SECOURS DE BOLLORÉ, ARNAULT…
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Peux-tu nous expliquer très concrètement ce que c'est que cette taxe dite Zucman ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette taxe peut réellement faire fuir les riches ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi cette mesure est-elle importante face à la concentration des richesses ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le COR préconise-t-il un recul de l'âge légal de départ à la retraite à 66,5 ans ?
- 22:00OuverteRéponse directe
Quelles pourraient être les alternatives au recul de l'âge de départ à la retraite ?
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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Media TV et le Mia 247, et d'activer la cloche. Entre 50 et 70, les plus riches se sont enrichis, mais ils se sont enrichis moins vite que le reste de la population, ce qui a permis de créer ce qu'on appelle une classe moyenne et des services publics. À partir des années 80, c'est très riches, se sont enrichis beaucoup plus vite que le reste de la population.
Et moi, j'ai très peur qu'on referme la parenthèse où quelqu'un qui est prof, quelqu'un qui est employé puisse avoir accès à la propriété, partir en vacances et cetera. Ça n'a été possible que une quarantaine d'années et on est en train de renfermer cette parenthèse, ce qui est un vrai problème. Bonjour à toutes et à tous.
Merci de nous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché pour un décryptage de l'actualité économique. Et c'est primordial car avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleure arme est encore de comprendre ce qui se joue. Car l'extrême droite, aidée par des médias financés par les milliardaires, cherche à imposer sa vision en muselant la diversité des voix et en bafouant le pluralisme.
Pour reposter, le média a lancé une campagne citoyenne appelée repost, cruciale pour bâtir une chaîne d'information indépendante et populaire. Sur les réseaux sociaux, mais aussi sur la TNT francilienne à visée nationale, on nous a fermé la porte. On entrera par la fenêtre pour porter les voix qui dérangent, celles qu'on ne veut pas entendre ailleurs.
Cette bataille pour la démocratie nous concerne tous. Rejoignez-nous et soutenez la reposte sur campagne.fr.
Bonjour Thomas. Salut Nadia. Alors avec toi aujourd'hui on va parler de la taxe dite Zucman.
Une taxe qui s'appliquerait sur le patrimoine des ultra riches. C'est un texte qui a été présenté par les écologistes à l'Assemblée nationale, adopté le 20 février dernier et pourtant rejeté par le Sénat ce jeudi. Un texte qui a uni la gauche mais a divisé la droite.
Et nous allons aussi parler du prérapport du corps, le conseil d'orientation des retraites qui s'est exprimé dans le sens d'un nouveau recul de l'âge légal de départ à la retraite allant jusqu'à 66,5 ans en 2070. C'est parti. [Musique] Il s'agissait d'un nouvel impôt, d'une nouvelle taxe, d'une mesure importante pour faire participer les ultra riches à l'effort collectif.
La taxe dite Zucman du nom de cette économiste directeur de l'observatoire de la fiscalité en Europe et professeur à l'école Normale Sup. Une taxe reprise donc dans un texte adoptée par l'Assemblée nationale le 20 février dernier et largement porté et soutenu par la gauche a été retoqué jeudi 12 juin par le très droitier Sénat et ce malgré la pression mise par des mouvements comme attaque 350.org org ou Oxfam qui ont fait signer une pétition à plus de 65000 personnes pour je cite taxer les ultra riches et faire un pas de géant vers une contribution plus juste des ultra riches qui payent aujourd'hui moins d'impôts que la moyenne des Françaises et des Français.
Alors, est-ce que Thomas tu peux nous expliquer très concrètement ce que c'est que cette taxe dite Zucman ? Tout à fait. Alors la taxe de Zucman, elle part d'un principe simple.
Elle part du d'un principe que la plupart des Français, y compris les riches, les classes moyennes, les pauvres, mais mais aussi les riches, ont une pression fiscale grosso modo, qui représente 50 % de leur revenus. Ce qui n'est pas le cas des très très très riches. On parle des milliardaires ou des gens qui ont plus de 100 millions de patrimoines.
Pour ces gens-là, la fiscalité diminue. Elle est presque deux fois moins importante que la majorité des gens, y compris y compris les riches. Donc là, il y a un vrai problème euh d'égalité devant l'impôt qui est marqué dans la Constitution et donc il faut rectifier ça.
Et le but de la taxe Zucmane, elle est de rectifier ça en mettant un impôt de 2 % sur le patrimoine des gens qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine. Voilà c'est énorme on parle ça rien à voir avec on était à plus de 300000 personnes qui pay l'ISF où il fallait avoir plus d'un3 million de de de fortune. Là on parle vraiment de gens qui on des très très gros patrimoines et donc ça concerne à peine 1800 foyers et ça rapporterait cette taxe ça rapporterait euh selon les estimations entre 20 30 milliards en plus à un moment où on recherche quelque part voilà on recherche 40 milliards.
Donc ce ce ce n'est pas ce n'est pas négligeable. Surtout que on est dans un contexte, rappelons-le, où la fortune des très riches en une dizaine d'années a été multiplié par 6. Personne n'a vu son épargne que vous avez 20000 € de côté, personne n'a vu en disant cette épargne se multiplié par 6.
Là, on parle de gens qui sont déjà très riches et qui ont vu leur épargne se multiplier par 6. Donc il y a il y a une idée en fait que l'organisation de l'économie a été mis à leur service et leur a permis de s'enrichir plus vite que le reste de la population. Et donc il faut rectifier d'autant plus que leur pression fiscale est plus est plus faible.
Il faut rectifier en ayant une pression fiscale qui permette à tout le monde d'être égau devant l'impôt et en plus ça permettrait d'avoir des rentrées fiscales. Donc c'est quelque chose de de de très bien et de soutenu par la majorité des Français en plus. Alors, soutenu par la majorité des Français mais soutenu évidemment par la gauche et par une partie de la droite parce que cette mesure elle a diviser la droite.
Il se trouve qu'un certain nombre de personnalités connues pour avoir été de profond soutien d'Emmanuel Macron, il y a Olivier Blanchard, les économistes, hein, je parle de d'économiste, Olivier Blanchard ou Pisaniferi qui a été un artisan de la victoire du président a signé une tribune dans le monde au côté de Gabriel Zucman afin de défendre cette mesure. Ensemble, ils ont fait donc le constat que tu viens de faire aussi que les plus grandes fortunes payent très peu d'impôts sur le revenu parce qu'elles peuvent contourner légalement cet impôt grâce à diverses techniques d'optimisation et que par conséquent il y a une violation du principe constitutionnel d'égalité devant la peau. Pourtant l'autre partie de la droite, elle s'est insurgée contre un texte qu'elle qualifie d'inconstitutionnel et d'économiquement néfaste.
Là, je cite Emmanuel Capu qui est le sénateur horizon du Men et Loir et qui était le rapporteur du texte au Sénat. Sénat qui a donc retoquer euh le 10te texte. Le sénateur s'est rallié au à la position globale du gouvernement qui lui juge cet outil confiscatoire pour les plus fortunés et il craint l'exil fiscal.
Alors, c'est toujours le le le drapeau rouge qu'on sort dès qu'on veut taxer un peu les riches, c'est l'exil fiscal. Euh est-ce que cette taxe peut réellement faire fuir les riches ? Et finalement, est-ce que ça a vraiment de l'importance ?
Alors la première chose déjà avant de répondre à ta question, tu as tu as raison de de rappeler qu'en fait cette taxe alors même si la majorité de la gauche est est plutôt pour, euh elle divise quand même dans les rangs y compris des des politiques hein de de la Macronie, euh moins moins dans la moins dans la droite hein, mais mais elle divise quand même. Et chez les économistes là clairement on a eu une association, moi j'étais assez surpris de cette tribune, une association entre un Zucman, un Blanchard qui était directeur du qui a été chez économiste en chef du FMI qui qui est quand même un des artisans de l'austérité, voilà de un artisan de l'austérité appliqué euh en Europe après la crise 2010 et qu'il a rejoint aussi le même constat que Zukman et monsieur Pisaniferi qui sur qui était quand même comme tu l'as dit un un architecte quand même de de la politique économique de Macron mais qui l'a quitté et qui a sorti quand même un rapport aussi intéressant sur le financement de la transition écologique qui a aussi se raller à ça. Donc on voit bien que sur le constat purement factuel des grands scientifiques disent "Oui, très clairement une partie les 001 % échappe à l'impôt et donc il y a vraiment même pas une rupture des 1 % contre les 99 %, il y a une rupture des 001 contre les 99,9 % qui eux on ont une autre pression fiscale." Donc le constat le le constat est là.
Après sur la fuite, c'est toujours l'argument qu'on nous a sorti mais y compris à l'époque de l'ISF. Je veux dire l'ISF, on était sur un impôt à un peu plus d'un million. C'était vraiment 300000 400000 ménages.
C'était quand même des voilà des il y avait pas mal de ménages et et à l'époque on nous disait voilà il faut retirer l'ISF parce que les gens partent et quand on regardait les chiffres, c'était pas du tout le cas. Il y avait juste 02, 2 % des asti qui partaient. 02 % c'estàd que vous en aviez 800 qui partaient, 300 qui revenaient.
Euh on était très loin de l'image qu'on voulait nous manquer de nous montrer de la fuite des gens très riches qui vont se placer ailleurs. Donc la plupart des études montrent effectivement que euh les changements euh de réglementation fiscale n'amènent pas euh à cette fuite-là. Et quand bien même euh il y aurait une fuite, il faut la prévoir.
Et là dans le mécanisme, il y a quelque chose qui prévoit que les gens seraient redevables de l'impôt pendant un certain nombre d'années s'il quittait le le le le territoire. Donc la première des choses, c'est il faudrait que ce soit vrai et et force de constater que c'est pas vrai. Et là, on a des vraies données parce que quelqu'un qui va partir, il le dit tout de suite à l'administration fiscale pour pas payer doublement l'impôt.
Donc là, on a des données très fortes et on voit que ce n'est pas la fuite qui a été dit, y compris pour l'ISF. Et même s'il partait, il y a quelque chose qui est prévu dans le mécanisme pour qu'il puisse payer l'impôt un certain nombre d'années. Ça ça changerait quelque chose s'il y avait une fra enfin si finalement il y avait une fuite de cette ces ultra riches.
Je pense que c'est on est plus dans l'ordre du symbole parce queil y a déjà une telle alors effect il participe à l'économie dans ce qui même même s'il paye beaucoup moins en terme de pression fiscale, il paye quand même un un un impôt. Mais je pense que aujourd'hui quand on regarde au niveau européen les besoins de financement qui sont énormes dans tous les pays. Certes, nous nous avons un déficit plus élevé qui va qui va créer une forme d'urgence.
Je dis une forme parce que en réalité l'urgence n'est pas aussi forte que celle que que nous disent les politique. Mais même dans les pays qui vont avoir des déficits plus faibles, il y a des besoins de financement d'infrastructure énorme et donc la question au moment des des recettes, elle doit être là. Surtout que dans une concurrence fiscale depuis des années, on a baissé le taux d'impôt sur les sociétés de 33 à 25 pour être plus compétitif. l'Allemagne a fait la même chose.
Il y a des pays qui pratiquent de l'optimisation enfin de qui sont des des des limites des paradis fiscaux comme l'Irlande, Luxembourg parce qu'ils sont pas reconnus comme tels même s'ils le sont he qui qui ont des taux d'imposition extrêmement faible qui perment à des grandes compagnies comme Apple de de ne payer quasiment pas d'impôts. À un moment la la on a asséché les recettes dans tous les pays et donc la question de de retrouver de la recette pour financer la transition énergétique pour financer des des voilà des voilà des structures étatiques. on a beaucoup parlé de la défense, voilà, service public et cetera.
Bah là, il va falloir avoir des recettes. Donc c'est vrai que le il ai il y a aussi un effet d'imitation qui pourrait avoir lieu dans d'autres pays suite à à l'adoption de cette taxe cette taxe et donc la France aurait pu être pour une fois plutôt que de se comparer toujours aux autres pays, aurait pu être une fois le pays que l'on imite plutôt que de vouloir imiter toujours les autres. Voilà, le précurseur.
Ouais. D'après toi, pourquoi cette mesure ? Cette mesure, on le rappelle, elle a été retoquée au Sénatin.
Euh pourquoi est-ce qu'elle est importante, déterminante au regard de l'évolution la concentration des richesses ? On a parlé du 0,001 % contre les 99,9 %. Pourquoi c'est vraiment important d'avoir de telles mesures qui se développent ?
La première chose, c'est vraiment la question dans la tête des gens en dehors de toutes les questions constitutionnelles sur les légalités devant l'impôt et cetera. C'est dans la tête des gens. Non, c'est très Non, c'est hyper important mais vraiment c'est dans l'imaginaire des gens.
Le consentement à l'impôt est de plus en plus difficile. Pourquoi il est de plus en plus difficile ? Parce que les gens ont l'impression que eux payent et que d'autres ne payent pas.
Et c'est pareil pour les petites entreprises et les grandes entreprises. Quand vous avez le 440 qui a 1200 filiales dans les paradis fiscaux, il faut se poser la question de qu'est-ce qu'elles font dans ces paradis fiscaux. Donc quand vous êtes vous vous ouvrez un restaurant et qu'en face de vous avez un géant américain du café qui fait de l'optimisation fiscale, vous avez un problème du consentement à l'impôt.
Et c'est pareil partout. C'est pareil pour les gens quand ils disent voilà moi je travaille je gagne bien ma vie gagne peut-être 15000 € 20000 € ce qui sont des sommes déjà énormes où on est dans les 0 % en terme de revenus des Français les plus riches mais que vous payez énormément d'impôts et que vous dites quelqu'un qui a des millions va en payer moins que moi, il y a un problème de consentement à l'impôt y compris pour des gens qui vont être dans la dans la classe riche et et ne parlons même pas de la classe moyenne qui va être parfois martelée euh encore plus par des taxes diverses notamment comme la taxe carbone qui qui a entraîné le le mouvement des gilets jaunes. Et donc c'est ça la vraie question de fond, c'est l'impôt.
Normalement on doit être égau devant l'impôt et même je dis on a une tradition d'un impôt qui doit être progressif. Donc plus on est riche, plus on paye. Et quand on voit l'augmentation de la fortune, on rappelle ce chiffre hein, les 500 premières familles ont vu, on parle de milliards là, on ont vu leur fortune qui a été multipliée par 6 en une quinzaine d'années.
C'est les chiffres de challenge qui dit toujours les en une quinzaine d'années, c'est quand même énorme. Euh et c'est des gens qui ont des des des centaines de millions, voire des milliards. C'est quelque chose d'énorme. quelqu'un qui a un patrimoine de 200000 300000 € qui est un assez bon patrimoine par que 80 % des à côté de ça il y a la popérisation des services publics la popérisation des classes les plus les moyennes et plus pauvres exactement et et à côté de ça voilà comme tu l' dis il y a une popérisation il y a une volonté de faire des économies supplémentaires là-dessus on le voit bien le gouvernement a fait des économies énormes sur les services publics et ils sont à l'os quasiment partout et quand on regarde on aurait plutôt besoin d'investir dans les services publics le salaire des professeurs qui est en dessous des des chiffres de l'OCDE l'université qui qui ne fait que que que chuter en terme de dotation par étudiant et là il y aurait vraiment des choses à faire.
La petite enfance, l'hôpital et le gouvernement comme il sait que c'est les économies sont difficiles, elles sont elles sont très faibles là-dessus et ben il va maintenant sur les retraites et sur l'assurance maladie donc sur les médicaments et sur et sur les retraités. Donc oui, il y a des besoins de financement et là il y a des possibilités de les trouver sans changer radicalement finalement la la vie de ces gens-là. même même à la marge en réalité, ils resteront toujours très riches et et ce qu'ils vont gagner en plus va faire que leur richesse va augmenter.
C'est ça qu'il faut avoir en tête. C'est-à-dire que entre 50 et 70 les plus riches se sont enrichis. Ils ont continué à s'enrichir mais ils se sont enrichis moins vite que le reste de la population.
Ce qui a permis de créer ce qu'on appelle une classe moyenne et des services publics. À partir des années 80, c'est très riches se sont enrichis beaucoup plus vite que le reste de la population. ce qui a créé en fait une popérisation de la classe moyenne et moi j'ai très peur qu'on referme la parenthèse où quelqu'un qui est prof quelqu'un qui est employé puisse avoir accès à la propriété partir en vacances et cetera.
Ça n'a été possible que une quarantaine d'années et on est en train de renfermer cette parenthèse, ce qui ce qui est un vrai problème et donc on retourne dans une société finalement c'est l'ancien régime où vous avez des rois euh et le reste de la population. Voilà. Exactement.
P globalement. H alors c'est une transition euh intéressante parce que dans le contexte actuel de quête d'économie, le gouvernement annonce vouloir trouver 40 milliards d'euros pour le prochain budget. Et euh un autre sujet donc refait surface pour aller chercher ces ces économies, c'est l'âge de départ à la retraite.
Alors ça c'est quand même aussi récurrent à chaque fois on nous remet ça effectivement. Donc on veut pas taxer les riches. Par contre, on veut reculer l'âge de départ à la retraite.
Alors que la majorité des Français, quel que soit le sondage et la date du sondage porté par BFM ou la CGT, c'est constant, plus de 60 % des Français veulent revenir à un âge de départ à la retraite à 62 ans au moins. Le Conseil d'orientation des retraites, le Corpent de publier un prérapport dans lequel il préconise d'ici 2070 un départ à la retraite allant jusqu'à 66,5 ans. Est-ce que tu peux nous expliquer quelles sont les pistes mises en avant par le corps ?
Pourquoi est-ce que on nous rabâche systématiquement cette rangaine de recul de départ de l'âge à la retraite ? Pourquoi ils ne retiennent que cette donnée là ? Je pense que là le corps est quand même sorti de de son rôle.
C'estd que le corps a pour but voilà de de faire un état des financements de de faire un état en fonction de la démographie et de présenter des scénarios. il faut en présenter plusieurs et après c'est au décideurs de politique de de choisir ce qu'ils veulent, voilà, ou de faire avec les informations qu'ils ont. Voilà.
Mais le corps en aucun cas ne doit prendre des décisions politiques ou des orientations politiques comme il le fait là en disant voilà c'est 66 ans. Il sait très bien qu'en lâchant ça parce que c'était un prérapport un prérapport qui avait pas été validé par les syndicats mais il sait très bien qu'en lâchant ça bon ben il influence le débat le débat qui a lieu encore dans le conclave où la la majorité des syndicats ont quitté la CGT a quitté FO a quitté mais où il y a encore un débat et où la CFDT a lâché sur les 62 ans. La CFDT a dit qu'elle acceptait la direction de la CFDT, faudrait voir ce que disent les grandes fédérations, mais qu'elle acceptait les 64 ans.
Donc il y a quand même derrière tout ça, moi je trouve une espèce de volonté, voilà, que dans le débat public, il y ait des faisceaux de pression qui disent "Ah bah non, on peut pas revenir à 62 ans, le but c'est plutôt d'augmenter l'âge de départ à la retraite." Et le corps pour moi là a outrepassé ses fonctions en balançant ça tout en sachant les comédiatiques que ça allait avoir alors même que bon, il y a d'autres scénarios possibles. et et d'ailleurs ce qui ce qui est assez étonnant là, j'en ai relevé quelques perles mais dans le prè rapport au départ il y avait quand même des des vraiment des points de vue par exemple augmentation des cotisations pour eux c'était égal à l'appauvrissement du pays alors que on peut on a augmenté les cotisations hein quand il y a eu le choc démographique sur les retraites et ce qui a permis de de financer nos systèmes de retraite et eux ils parlent direct d'appauvrissement du pays enrichissement du pays pour eux c'est le recul de l'âge de légal de départ à la retraite.
Voilà c'est toujours la même chose. Si on augmente attention les cotisations employeur donc du patronat, ça réduit l'investissement et l'emploi. Alors qu'aujourd'hui, il y a aussi un certain nombre d'études qui vont vous dire voilà que les baisses de cotisation n'ont pas relancé l'emploi comme vous l'avez prévu et cetera.
Donc il y a un point de vue politique pour voilà écarter toutes les solutions possibles et qu'à la fin il y en ait qu'une qui est de travailler plus longtemps. Voilà. Alors même que les Français qui eux travaillent dans leur chair ne veulent pas ça.
Voilà. Donc les les technos les technos en haut lieu vont vous dire il faut travailler plus longtemps. C'est ça que disent les technos reliés par des experts de ah ben heureusement qu'ils sont là le corps pour vous dire qu'il faut travailler plus longtemps.
Mais le français qui travaille bah dans 50 % des cas il vous dit que le travail des labres et qui pourra pas faire le même travail à 60 ans. Donc il y a la réalité versus la la la la techno quoi. Alors on cesse du coup effectivement de nous dire que le modèle économique français repose entièrement sur cet âge de départ.
Qu'est-ce que ça pourrait quelles pourraient être les alternatives ? Est-ce que il y a effectivement d'autres leviers qu'on peut utiliser puisquon on nous donne toujours c cette âge de départ à la retraite mais pour financer notre système de retraite, est-ce qu'il y a d'autres possibilités que l'âge ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire ?
Je sais ce que tu vas dire mais est-ce que tu peux il y a moi ce que j'appelle les possibilités de dans le cadre établi. Donc dans les possibilités dans le cadre établi effectivement il y a l'âge de départ le report de l'âge de départ à la retraite, la baisse des pensions ou les hausses des cotisations. Faut pas s'interdire le fait que on puisse tous cotiser un peu dans la joie.
Non mais c'est vrai. Ouais. Ouais.
Cotis. Non mais c'est on avait on avait pour donner un exemple, on avait trois retraités en 70. On avait trois retraités pour 10 actifs.
H en 2018 là 2000 enfin 2000 2020 on est passé à six retraités pour 10 actifs. Donc le nombre de retraités a fait x 2. Comment on a maintenu le système de retraite ?
On a tous cotisé dans la joie. Et là, le choc démographique, le choc démographique qu'on qu'on nous présente, c'est le passage de 6 à 7 retraités pour 10 actifs d'ici d'ici à 2040. Donc tu donc ce que ce que je veux dire, c'est que dans la l'augmentation n'a pas n'a rien à voir avec celle qu'on vécu avec on a vécu et le choc démographique, le vrai choc est derrière nous et nous l'avons absorbé en partie par la hausse des cotisations.
Voilà, on a cotisé dans la joie. Donc faut pas enlever, faut pas enlever ça. Non, mais le le le la réalité c'est quoi ? le notre pays ne veut pas consacrer plus d'argent retraité alors que la tendance quand même globale va être que le pays va vieillir, on va vivre plus longtemps, on va vieillir et ne veut pas consacrer plus d'argent à à ses retraités.
Comme il veut pas consacrer plus d'argent à ses retraités, et ben il faut que les retraités soient plus pauvres. Voilà, il veut consacrer que moins de 14 % au PIB au retraités. Donc il y aura plus de retraités mais ils seront ils seront plus pauvres.
Donc on on peut ouvrir quand même d'autres voies de réflexion en disant on va oui non on veut consacrer plus d'argent parce que comme il y a plus de vieux à un moment si c'est pas un système par répartition et par cotisation qui paye les retraites qui va les payer ? C'est je veux dire si si ma mère n'a pas d'argent qui va bah c'est le fils, l'enfant, la famille en le sortant de sa poche. Donc soit c'est un système euh intergénérationnel de solidarité euh où tu cotises pour les retraités mais je cotise aussi pour moi parce que c'est ça le c'est soit c'est chacun voilà ça repose sur une famille et celui qui a les moyens peut le faire et celui qui n'a pas les moyens obligera ses parents voilà obligera ses parents à aller travailler.
Celui qui n'a pas de famille devra travailler s'il est pauvre jusqu'à jus jusqu'à la la fin de ses jours. Donc ça c'est ça c'est les solutions dans le cadre. Et après il y a comment tu augmentes l'assiette ?
Est-ce que tu vas taxer d'autres choses et cetera pour qu' parce que si tu juges que c'est important, tu arrives à augmenter l'assiette, à faire en sorte qu'il y ait plus de financement qui rentre. question presque à la première question du coup mais ces questions c'est aller chercher de l'argent là où il a voilà mais ces questions ne sont ne sont ne sont jamais posées débattu et on reste que sur l'âge l'âge l'âge l'âge comme si on a alors que la plupart des gens vous disent que l'espérance de vie en en bonne santé elle est de 64 65 ans maximum et on va vous faire bosser plus longtemps enfin c'est il y a des métiers où les gens vous disent qu'ils ne peuvent pas et s'ils ne peuvent pas qu'est-ce qu'on fait pas les obliger à en terme de productivité ils vont être mauvais on va pas les obliger à continuer alors qu'ils sont en incapacité de le faire et alors du coup toi toi Toi, tu penses qu'il faut revenir même sur les anciennes réformes ? Alors, la dernière, c'est sûr.
La dernière sans parce que la dernière, elle est bon, elle a été passé au Forcepte. Bon 493, d'accord, les syndicats étaient contre et puis surtout et puis surtout elle est très violente. C'estàd qu'on a même pas pu mesurer l'impact des anciennes réformes touren et qu'on passe à une nouvelle réforme qui qui est qui qui se mon application assez mais elle est progressive mais assez rapidement.
C'est-à-dire que quelqu'un avait pareil, on parlait du consentement à l'impôt mais là pareil, c'est le consentement au système de répartition. Quelqu'un avait côé toute sa vie et on lui rajoute quelques mois, une année tout de suite en partant du principe que l'espérance de vie augmente. Mais l'espérance de vie à 60 ans, ces 10 dernières années, elle n'a pas beaucoup bougé.
Pour les femmes, je crois que c'est quasi zéro. Pour les hommes, on est à quelques mois. Donc ça veut dire qu'on rajoute 2 ans de travail à des gens qui vont qui vont pas vivre plus longtemps et donc on prend ces travails sur la retraite et donc voilà euh on leur prend sur leur vie qu'ils peuvent avoir euh avant la mort et ça c'est parfaitement scandaleux.
Voilà. Parfaitement scandaleux. C'est c'est une réforme qui qui est brutale, très brutale.
Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porscher. Vous le savez, la situation politique est inédite, historique. Nous vivons une submersion des idéologies d'extrême droite diffusée partout.
Et face à cela, le média a lancé Ripost, une contreoffensive vitale et citoyenne. C'est notre unique chance de bâtir une chaîne d'information populaire et indépendante capable de percer sur les réseaux sociaux et sur la TNT francilienne à visée nationale pour donner enfin la parole à celles et ceux qu'on ignore. Bâtir un contrediscours, une analyse plus fine, humaniste et réelle de notre société.
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À la semaine prochaine. [Musique]