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interviewRMC (sur YouTube)· 1 février 2023 21 min

🔮 EN DIRECT - François Bayrou invitĂ© de RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

il est 83 et vous ĂȘtes bien sur RMC et BFM TV bonjour François Bayrou merci d'ĂȘtre dans ce studio ce matin pour rĂ©pondre Ă  mes questions vous ĂȘtes au commissaire au Plan vous ĂȘtes prĂ©sident du MoDem vous ĂȘtes maire de Pau on va revenir d'ailleurs aussi sur la dĂ©cision du parquet hier qui a annoncĂ© qu'il souhaitait vous renvoyer devant un procĂšs vous et 12 autres personnes du modĂšle pour dĂ©tournement de fonds publics mais je voudrais d'abord vous interroger sur ce qui s'est passĂ© hier et sur la sortie de ce qui ressemble de plus en plus Ă  un bras de fer installĂ© dans le pays une mobilisation qui reste trĂšs forte 1,2 millions de Français dans la rue une accĂ©lĂ©ration deux journĂ©es de mobilisation par semaine Ă  partir de la semaine prochaine le 7 et le 11 fĂ©vrier une opinion publique qui tous les sondages le montrent et de plus en plus hostile Ă  cette rĂ©forme et puis de l'autre cĂŽtĂ© un gouvernement qui dit qu'il ne nĂ©gociera plus en tout cas sur l'essentiel et qui reste extrĂȘmement ferme comment on sort de ce bras de fer comment on sort de ce qui ressemble de plus en plus Ă  une impasse le sujet principal c'est ce que vous avez dit c'est Ă  dire une partie de l'opinion une partie trĂšs importante majoritaire dans les sondages qui ne se reconnaĂźt pas dans cette rĂ©forme et elle ne se reconnaĂźt pas parce que on n'a pas partagĂ© avec les Français les raisons vĂ©ritables de la rĂ©forme tout Ă  l'heure j'entendais la reprĂ©sentante de Sud qui Ă©tait sur votre plateau et qui disait un sentiment d'injustice c'est prĂ©cisĂ©ment pour la justice qui qu'il faut qu'une rĂ©forme soit construite chacun y entend ce qu'il veut et d'ailleurs il est plus tellement utilisĂ© par le gouvernement peut-ĂȘtre Ă  tort aujourd'hui la situation que nous avons l'ambiguĂŻtĂ© de la situation dans laquelle nous sommes c'est que un certain nombre de responsables font croire croire ou font semblant de croire que les retraites sont Ă©quilibrĂ©es que ça n'est pas nĂ©cessaire ce n'est pas urgent qu'on a tout le temps pourquoi on fait une rĂ©forme la vĂ©ritĂ© des chiffres que nous avons Ă©tabli avec un rapport au plan que tout le monde peut trouver sur plan.fr la vĂ©ritĂ© de cette situation c'est que aujourd'hui aujourd'hui et depuis de trĂšs nombreuses annĂ©es les retraites sont dĂ©ficitaires Ă©coutez bien de 30 milliards d'euros par an 30 000 millions d'euros chaque annĂ©e 30 000 millions d'euros chaque annĂ©e justice et on a prĂ©cisĂ©ment l'impression que dans ce dĂ©bat sur les retraites il n'y a pas de vĂ©ritĂ© des chiffres alors certes dans vos papiers du plan sans doute mais le corps par exemple lui-mĂȘme a reconnu que il y avait diffĂ©rents scĂ©narios que suivant qu'on soit optimiste tout le monde c'est exactement la queue le loup comme on disait autrefois parce que le corps qui a Ă©tĂ© institutionnalisĂ© comme comme portant la vĂ©ritĂ© pour les Français le corps a fait un choix qui est vous allez le voir extrĂȘmement discutable pernicieux le corps dit nous ne tiendrons plus compte des dĂ©ficits actuels les 30 milliards dont je parle c'est dĂ©ficit lĂ  on les considĂšre comme acquis et tous les ans le gouvernement fournira le mĂȘme montant ou le mĂȘme pourcentage de mon temps par rapport aux produits du pays et il ne s'intĂ©resse oĂč il ne mesure que les dĂ©ficits Ă  venir pourquoi on entend des chiffres comme disent 12 milliards mais vous voyez bien que ces 30 milliards que nous fournissons tous les ans plus ce qui vont venir c'est que 30 milliards ils sont dĂ©jĂ  dans le sable quoi pire que ça si c'Ă©tait dans le sable ça pourrait aller cet argent que l'État fournit tous les ans si on l'avait bon ça serait discutable on pourrait dire voilĂ  on a un pays qui produit plus c'est un choix on va financer les retraites mais cet argent nous ne l'avons pas et c'est lĂ  qu' est l'injustice majeure c'est-Ă -dire laissez-moi finir ma phrase parce que je pense que c'est trĂšs important et que si ceux qui nous Ă©coutent pensent que lĂ  et la vĂ©ritĂ© alors quelque chose peut bouger dans l'opinion publique cet argent nous ne l'avons pas et pour le verser tous les ans qu'est-ce qu'on fait on l'emprunte c'est Ă  dire qu'on fait payer les retraites d'aujourd'hui par les actifs de demain et donc ce sont les actifs ceux qui vont rester au travail plus les jeunes qui vont arriver qui vont avoir la charge de payer ses dizaines de milliards d'euros par an et ceci n'est pas Ă©videmment les prix sur les vrais dĂ©penses d'investissement qu'on devrait faire on sort d'une pĂ©riode d'abord on sort d'une pĂ©riode qui a Ă©puisĂ© les Français qui les a mĂȘme laissĂ©s sidĂ©rer il y a eu le covid il y a aujourd'hui l'inflation il y a la guerre aux portes de l'Europe et puis il y a une quoi qu'il en coĂ»te pendant quoi qu'il en coĂ»te tout le monde pensait qu'on n'avait pas d'argent comme vous le dites et puis on s'est rendu compte que quand on en voulait vraiment on en trouvait donc pourquoi on en aurait trouvĂ© pour quoi qu'il en coĂ»te et que lĂ  maintenant on dirait ben non ça c'est pas possible il faut bosser extrĂȘmement simple d'abord ça ne peut pas durer quand vous avez un pĂ©pin dans une famille quand vous avez un pĂ©pin dans une famille vous faites un effort et c'est tout Ă  fait naturel et puis aprĂšs ça revient en vitesse de croisiĂšre si j'ose dire mais lĂ  la question c'est que dans pendant le quoi qu'il en coĂ»te on pouvait emprunter Ă  zĂ©ro pour cent les taux d'intĂ©rĂȘt Ă©taient Ă  zĂ©ro et quand vous empruntez Ă  zĂ©ro aussi avec cet argent vous faites un peu de croissance depuis les taux ont triplĂ© quadruplĂ©s un peu soudain ils sont Ă  3 et vous voyez bien que ceci n'est pas soutenable ce n'est pas dur mĂȘme quand on voit qu'il y a eu 240 milliards d'euros pour le quoiqu'il en coĂ»te et que maintenant pour les 30 milliards on nous dit c'est plus possible il y a plus rien ce n'est pas 30 milliards c'est 30 milliards de dĂ©ficit les retraites de retraite c'est 345 milliards par an l'État sur ces 345 fournit 143 milliards c'est-Ă -dire 40 % et les dĂ©ficits c'est 30 milliards et donc de ce point de vue lĂ  les chiffres que je donne ils sont Ă  la disposition de tout le monde cette rĂ©forme et vous dites au fond la mĂȘme chose qu'Emmanuel Macron quand il dit que c'est indispensable et que il n'y a pas le choix maintenant le problĂšme c'est la situation avec cette France qui est dans la rue qui n'a pas l'air de vouloir essouffler la mobilisation qui prĂ©voit de nouvelles journĂ©es et de l'autre cĂŽtĂ© en effet le gouvernement qui reste extrĂȘmement ferme qui va craquer le premier est-ce que comment on sort de ce bras de fer il va y avoir un dĂ©bat au Parlement l'AssemblĂ©e nationale et le SĂ©nat font voter j'espĂšre que ce dĂ©bat sera utile c'est-Ă -dire qu'on pourrait approfondir un certain nombre des dĂ©cisions prises en matiĂšre de justice ce sont des 64 ans quand vous Ă©coutez Laurent Berger c'est ça qui a mis le feu aux poudres Laurent Berger avec la CFDT qui Ă©tait prĂȘt Ă  soutenir la rĂ©forme version 1 c'est-Ă -dire la rĂ©forme par point qui aujourd'hui fait Ă©videmment partie des opposants lui il dit si on ne retire pas la question des 64 ans il n'y a pas le reste ne sert Ă  rien c'est le 60 est-ce qu'on peut renĂ©gocier les 64 ans François Bayero je pense que si on abandonnait la rĂ©forme alors on se trouverait dans une crise d'opinion dans une crise politique il ne pourrait pas y avoir de l'argent une allongement de durĂ©e de cotisation mais oĂč on supprime la question de l'Ăąge vous savez bien que c'est la mĂȘme chose si vous allongez si vous allongez la durĂ©e de cotisation vous reculez l'Ăąge c'est la mĂȘme chose le gouvernement avons choisi d'avoir les deux signaux et pour une raison qui existe vraiment c'est Ă  dire que le problĂšme du fait que on ne puisse plus trouver de travail Ă  partir d'un certain Ăąge vient de ce que la sociĂ©tĂ© tout entiĂšre s'est mise dans la tĂȘte qu'Ă  60 ans c'Ă©tait fini il y a un problĂšme de rapport au travail il y a un gros problĂšme de rapport au travail je vais vous en dire un mot mais si on met un signal Ăąge qui n'est plus Ă  60 ans mais Ă  62 ans mais qui alors on augmente comme tous les pays autour de nous de l'ont fait le comment je peux te dire l'image des de ceux qui sont au travail de celles et ceux qui sont au travail et qui on va y revenir mais dans le dĂ©bat tel qu'il s'est installĂ© vous faites partie de ceux qui aujourd'hui dans l'entourage du prĂ©sident ont un peu de mĂ©moire politique davantage en tout cas que ceux qui sont au gouvernement quand vous voyez la maniĂšre dont le dĂ©bat s'est amorcĂ© avec l'accusation de tous ceux des opposants avec l'accusation Ă  Laurent Berger d'ĂȘtre irresponsable Ă©tait une bonne maniĂšre d'engager le dĂ©bat franchement ce genre d'affrontement c'est la c'est la plus mauvaise maniĂšre d'engager le dĂ©bat quand on est dans des confrontations qui sont des conversations des confrontations blessantes enfin de mise en cause personnelle vous n'auriez pas dit ce sont des parents pour une raison prĂ©cise c'est que je pense qu'il y a une question de rapport au travail qu'il faut prendre au sĂ©rieux c'est pas de la paresse c'est ça que vous dit non je pense que cette attente de la retraite comme une pĂ©riode de dĂ©livrance ou miraculeuse elle vient de ce que le travail et ne correspond plus Ă  ce que ne correspond plus souvent Ă  ce que les gens attendent qu'il y a de l'usure qu'il y a de la routine qu'il n'y a pas d'horizon qu'il n'y a pas de changement de perspective qu'il n'y a pas de nouvelles responsabilitĂ©s je pense qu'il faut Ă©viter les vocabulaires qui sont excessifs il faut informer vous avez dit je pense que les Français n'ont pas Ă©tĂ© suffisamment informĂ©s mais on peut pas dire aujourd'hui un mois aprĂšs que les Français que ce n'Ă©tait pas clair derriĂšre ce que je dĂ©fends il y a une certaine idĂ©e d'une nouvelle pratique dĂ©mocratique en France une pratique dĂ©mocratique qui est capable je le crois de de changer l'Ă©tat d'esprit des Français de changer l'esprit public oĂč on considĂšre non pas comme on fait depuis des dĂ©cennies et je presque dire siĂšcle que une fois que quelqu'un est au pouvoir c'est lui qui prend les responsabilitĂ©s il suffit bien que ce soit le sommet qui connaissent les rĂ©alitĂ©s il dĂ©cide et les citoyens subissent ça n'est pas ma conception de la dĂ©mocratie c'est on considĂšre les citoyens l'opinion publique l'opinion civique comme j'ai l'habitude de dire comme des partenaires on leur donne tous les Ă©lĂ©ments on ne se rĂ©fugie pas aujourd'hui c'est pas le cas c'est pas le cas mais vous voyez l'opinion en tout cas des expressions que vous n'auriez pas choisi mais vous voyez bien que ce que je dĂ©fends c'est prĂ©cisĂ©ment un nouveau modĂšle politique on fait comment c'est-Ă -dire que quand on a l'opinion publique qui est dans ce sens-lĂ  faudrait-il par exemple est-ce que ce serait une des portes de sortie envisager un rĂ©fĂ©rendum alors vous me prenez par les par les sentiments parce que depuis 20 ans j'avais dĂ©fendu cette idĂ©e je pour Ă©viter les blocages c'Ă©tait une solution aujourd'hui ça n'est pas la voix que le gouvernement choisi vous voyez bien que ça supposerait qu'il y ait des remises en cause et des sans jeux de mots des retraites mais au sens militaire du terme qui est pas la solution aujourd'hui si vous Ă©tiez aujourd'hui au pouvoir vous diriez attention on fait pause et on envisage Ă©ventuellement Ă  faire de pause je ne dirais pas une pause je dirais je dirais s'il vous plaĂźt s'il vous plaĂźt partagez avec les Français les raisons qui font que la situation a atteint ce point d'irrĂ©versibilitĂ© mais maintenant si on le nez pas les 64 ans on nĂ©gocie quoi il y a les seniors il y a les femmes il y a la situation des femmes j'ai dĂ©fendu je dĂ©fends l'idĂ©e que il faut que les annĂ©es de maternitĂ© soit assurĂ© de ne pas coĂ»ter de ne pas ĂȘtre handicap pour les femmes et pour la retraite des femmes et aujourd'hui il y a sĂ»rement des exercices validĂ© mais aussi une question de lĂ©gĂšre revalorisation vous voyez bien la petite nuance que vous avez introduite les trimestres sont validĂ©s mais ils ne sont pas considĂ©rĂ©s comme cotisĂ©s donc il y a forcĂ©ment une perte de pouvoir de la retraite et si c'est confirmĂ© parce que c'est trĂšs compliquĂ© comme vous le savez je vois vos yeux c'est trĂšs difficile d'entrer dans le dossier sur des sur des sujets comme ça mais si on clarifie ça par exemple en disant voilĂ  nous apportons la garantie que les annĂ©es ou les trimestres de maternitĂ© seront pour les femmes des trimestres qui ne leur coĂ»teront pas c'est la moindre des choses financiĂšrement et pas uniquement en termes de temps on pourrait aller plus loin en disant que ça pourrait ĂȘtre bonifiĂ© ça fait partie de ce que vous mettriez sur la table ce que je mettrai sur la table c'est une politique dĂ©mographique ça n'est pas possible que nous acceptions que nous continuons Ă  subir une situation de chute dĂ©mographique pour le pays alors que la France ne peut exister son sa vitalitĂ© Ă©conomique et son contrat social ne peuvent exister que si nous avons une dĂ©mographie vivante que si nous avons renouvellement que c'est pas du tout le cas exactement que nous avons un renouvellement de gĂ©nĂ©ration et donc ce travail lĂ  d'une politique dĂ©mographique probablement retrouvant des des situations qui ont Ă©tĂ© abandonnĂ©es sous le gouvernement sous un gouvernement prĂ©cĂ©dent notamment l'idĂ©e que les que les allocations familiales n'Ă©taient plus universelles on a nous avons au moins mettons cette phrase dans notre esprit nous avons Ă  construire une politique dĂ©mographique qui soit Ă  la hauteur de ce que le pays attend donc cette rĂ©flexion sur la revalorisation aussi des pensions des femmes est-ce que vos dĂ©putĂ©s modem vont voter ce texte je crois oui oui il y a pas de doute il y a pas de doute il y a ou autre individualitĂ© qui dit que il hĂ©site mais moi j'ai bon espoir que tout le monde viendra le dĂ©putĂ© du Loiret qui dit qu'il hĂ©site je pense que des Ă©lĂ©ments peuvent lui ĂȘtre apportĂ©s mais ce sont des dĂ©marches individuelles et je parle d'un groupe de plus de 50 dĂ©putĂ©s qui est je crois le plus soudĂ© de tous les groupes de la majoritĂ© vous allez sans doute ĂȘtre jugĂ© François Bayrou c'est le journal Les Échos qui l'a rĂ©vĂ©lĂ© hier dans son rĂ©quisitoire dĂ©finitif rendu lundi et aprĂšs 5 ans d'enquĂȘte le parquet de Paris demande le renvoi du parti le modem et d'une douzaine de ses responsables devant le tribunal correctionnel pour dĂ©tournement de fonds publics 12 personnes plus vous 13 donc qui pourraient ĂȘtre jugĂ© dans l'affaire des emplois fictifs d'assistant parlementaires d'euros dĂ©putĂ©s aprĂšs 5 ans d'enquĂȘtes voilĂ  leur dĂ©cision vous continuez Ă  estimer que c'est faux mais je vais vous apporter des preuves 1 comme vous le dites ça fait 6 ans d'affaires a dĂ©marrĂ© au mois de mars 2017 et au bout de 6 ans qu'on se retrouve dans une situation comme celle-lĂ  vous avez dit en quoi affectif dans tous les documents fournis par les magistrats il y a une phrase qui dit il n'y a pas d'emplois fictif au modem et ça change quand mĂȘme considĂ©rablement les choses il n'y a jamais eu par l'Europe et bien ce n'est pas vrai pour le n’est pas vrai et c'est une Ă©preuve ont Ă©tĂ© apportĂ©es il y a eu des jugements de la Cour d'appel mais vous les avez visiblement pas convaincu en tout cas pas convaincu parce que le parquet c'est les accusateurs mais il y a ensuite d'autres Ă©tapes et notamment la dĂ©cision du juge d'instruction je vous dis ceci nous n'avons jamais utilisĂ© ces procĂ©dĂ©s lĂ  chez nous tous ceux qui Ă©taient assistants parlementaires de dĂ©putĂ©s europĂ©ens avaient un contrat Ă  temps partiel pour le dĂ©putĂ© europĂ©en et Ă  temps partiel pour le mouvement et la cour d'appel a dit que ceci suffisait pour prouver que c'Ă©tait rĂ©el et vrai et pour le reste l'ensemble des preuves que nous apporterons monteront aussi que ceux qui nous ont accusĂ©s et c'est dans le jugement de la Cour d'appel c'Ă©tait des adversaires politiques des gens qui avaient profitĂ© de ce mouvement et qui aprĂšs s'Ă©tait retournĂ© contre lui comme hĂ©las ça arrive lorsque les gens sont mĂ©diocres et donc cette cette certitude lĂ  politique c'est une bataille politique je vous dis simplement un petit mot regardez les partis politiques qui sont mises en cause le Parti communiste français les insoumis le Front national quelle est la caractĂ©ristique de ces quatre mouvements sont tous des mouvements minoritaires et quand vous ĂȘtes minoritaire comment dĂ©fendre vos positions si vous n'avez pas de parti politique mais qui aurait intĂ©rĂȘt la vie politique c'est une jungle et assez souvent vos adversaires les bĂȘtes fauves qui vous agressent se trouve pas nĂ©cessairement dans le camp de vos ennemis il arrive rassemblement national aprĂšs il y a des Ă©pisodes donc il arrive parfois que la jungle vous rĂ©serve de mauvaises surprises pour rĂ©pondre Ă  votre question mais mais cette François 4000 tout ceci est faux y compris dans leur chiffre mais pour le montrera on va pas faire je veux pas employer ce genre d'arguments parce que ça vous a quand mĂȘme coĂ»tĂ© le job de ministre de la justice mais vous voyez c'est pas ça la question principale la question principale est que dans ce genre de de piĂšges il y a des gens qui supportent qui ont les Ă©paules pour supporter qui ont le cuir Ă©pais pour supporter et d'autres qui n'ont pas cette soliditĂ© lĂ  et qui tombe malade et parfois qui meurent vous Ă©voquez Maria Ă©videmment dans ces affaires-lĂ  une dimension d'agression humaine qui est difficile Ă  porter ça n'est pas pour moi mais François barose que vous nous laissez entendre c'est que Marielle de Sarnez dans les mortes c'est parce que je laisse entendre je ne connais pas une seule personne qui la connaissait qui puisse se dire le contraire c'est comme ça la vie vous savez il y a des gens qui sont de ce point de vue lĂ  du point de vue de l'honnĂȘtetĂ© fragile du point de vue de de l'image c'est trĂšs grave je parle le sentiment de dire quelque chose de lĂ©ger oui nous avons vĂ©cu ça dans une Ă©quipe humaine ou des liens sont extrĂȘmement forts c'est extrĂȘmement difficile Ă  porter oui bien sĂ»r vous n'y en tout cas toutes ces accusations François la preuve prĂ©sident du MoDem maire de Pau merci Ă  vous il est 8 Ă  54 merci Aprilia dans quelques instants le live sur BFM TV on viendra Ă©videmment sur cette mobilisation massive