"TRAVAILLER PLUS..." : QUAND MACRON FAIT SON SARKOZY - SÉISME EN TURQUIE : LES KURDES DISCRIMINÉS ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur le média. Nous sommes le mardi 21 février 2023 et comme tous les mardis à 18h30, je vous retrouve avec joie et plaisir en direct sur ce plateau pour un nouveau numéro de votre émission d'actualité politique et de débat toujours debout.
Alors que vous soyez ici pour suivre l'émission en direct ou en différé, nous vous invitons à partager le lien de cette vidéo et à réagir dans l'espace commentaire après le live ou dans le chat pendant le live. Bien sûr, avec courtoisie et respect, nous sommes heureux de compter sur vous. D'ailleurs, vous êtes toujours plus nombreuses et nombreux à soutenir notre antenne, notre média indépendant des forces politiques et de l'argent en donnant librement, régulièrement et surtout en vous abonnant de manière payante aux médias.
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Merci. [Musique] Au menu de cette nouvelle émission en direct, nous reviendrons sur la sortie tout sauf original d'Emmanuel Macron ce matin sur le marché de Ringis avec Mathieu Slama, essayiste et auteur notamment de Adul la liberté aux éditions la cité. Nous aborderons ensuite l'actualité climatique peu réjouissante avec mon confrère RKP de la pluie qui se fait désirer en France jusqu'au cyclone Freddy qui ravage actuellement la Réunion et Madagascar avec des vents alors jusqu'à 300 km/h.
Dans la seconde partie de l'émission, je recevrai Beran Firat, porte-parole des relations extérieures du Conseil démocratique curde en France, le CDKF entre attentat meurtrier à Paris, agression en Turquie, bombardement en Syrie et mégc séisme. les sur les deux pays. La communauté curde encaisse les coûts les plus rudes depuis des années.
On reviendra avec elle sur ces événements pour mieux les comprendre. Et sans plus tarder, c'est l'heure tout de suite du fond de l'info. [Musique] Ce matin, le chef de l'État, bien discret jusqu'ici sur le terrain de la politique intérieure, était en visite au marché d'intérêt national de Ringis.
C'est donc depuis le ventre de Paris comme on l'appelle qu'Emmanuel Macron a tenu à s'exprimer pour défendre sa réforme des retraites. On appelle les carrières longues, les gens qui travaillent la nuit avec du froid, avec des charges, on prend en compte ces différences dans le calcul. Mais dans l'ensemble, les gens savent que oui, il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne tous parce que sinon on pourra pas bien financer notre traite.
Ce déplacement n'a rien d'original puisqu'avant lui, Nicolas Sarkozy ou encore François Hollande s'y rendait régulièrement pour dérouler mou storytelling présidentiel. La nouveauté est ici, c'est la nouveauté, pardon, c'est qu'habituellement là, Emmanuel Macron envoie plutôt Elizabeth Borne et ou le ministre du SOPT au front de cette guerre déjà perdu dans l'opinion. Mais le président ne semble pas en démordre et ose les mêmes arguments.
Pourtant, longuement débunké un peu partout par les nombreux opposants à sa réforme des retraites. Écoutez plus tôt. C'est un un des un de ces lieux où on travaille, on se lève tôt, on travaille de nuit dans des conditions parfois difficiles et pour lequel il faut avoir beaucoup de reconnaissance.
Parce qu'une société où on aide tout le monde de manière indifférenciée et on ne produit pas assez, c'est une société qui a pas d'avenir. Le chemin médiatique d'Emmanuel Macron ce matin ragiste est alors réglé comme du papier à musique. Néanmoins, certains ont fait aussi le déplacement pour tenter de l'interpeller au moins sur le terrain médiatique à défaut de pouvoir s'adresser directement à lui en personne.
C'est le cas de Rachel Kéké aujourd'hui député et les filles NUPES mais hier encore de chambre dans un hôtel de brlieu parisienne. Elle connaît donc bien cette France qui se lève tôt et lui a fait savoir au président devant les caméras pendant que ce dernier s'adonnait à une séance de selfie. Ah, il est placé der le marqu [Musique] vraiment ceux qui travaillaient difficilement n'allaient pas avoir des traites, n'allaient pas avoir des manifestations.
C'est quand tu ne les écoutes pas qu'il se mettent en train et qu'ils font la manifestation. Donc là, il est venu, ça tombe bien qu'il est venu voir, il a vu euh comment les gens travaillent lui-même. Il a vu se lever tôt déjà.
Nous-même, on s'est levit tôt pour venir, c'est pas facile. Voilà. Donc, imaginez-vous du lundi au vendredi se lever tôt tous les jours, c'est-à-dire à 1h minuit à minuit pour venir travailler ici à 3h du matin et finir par exemple à 14h rev le lendemain encore, venir encore travaill tout le matin et voilà, c'est impossible.
C'est impossible. Moi-même je l'ai fait. Je suis comme j'ai dit, je suis la preuve pourant c'est impossible.
On peut pas travailler comme ça pour évoquer cette séquence politique, cette mini rentrée ou alors cette sortie de l'ombre de Macron juste après la fin un peu particulière de l'examen, on l'a vu de sa réforme de retraite à l'Assemblée nationale et alors que plane menace d'une grève générale reconductible dès le 7 mars, je reçois Mathieu Slama, auteur essayiste sur le plateau. Bonsoir. Bonsoir.
Merci d'être avec nous ce soir. Alors première info, on va dire c'est que celle-ci, comme je viens de le dire à l'instant, le retour sur le devant de la scène médiatico-politique d'Emel Macron, il avait été très discret, comme on le disait à l'instant pendant toutes les discussions parlementaires sur la réforme des retraites et avait laissé ses ministres notamment la première Ellisabeth Born charbonner. On se souvient qu'il avait même préféré juste avant faire une sorte de réunion, vous souvenez un dîner à l'Élysée avec les principaux débêteurs euh télévisuel ou dans la presse journaliste pour distiller discrètement des éléments de langage.
Alors pourquoi selon vous il ressurgit à cet instant-là ici ? Bah parce que euh parce qu'il sent que la bataille de l'opinion est est perdue et que euh d'autre part que ses ministres n'impriment pas, que Olivier Dusseau a été particulièrement mauvais et je pense de la vie générale, je veux dire indépendamment de la vision euh comment dire euh voilà euh militante voilà partisane voilà je veux dire bon Olivier Dusau a particulièrement été mauvais et puis surtout ça a été une une communication ministérielle gouvernementale qui a qui n'a a cessé d'avoir des quessé d'être débunké, c'est-à-dire en tout cas d'autres on a dévoilé les incohérences, les inconsistances et même les mensonges he soulevés comme on dit effectivement. Voilà.
Exactement. Donc c'est c'est une manière de d'essayer de reprendre la main à un moment où tout va mal. Et ce qui me frappe moi, c'est le le le déni absolu de de cette intervention.
Euh c'est-à-dire en l'écoutant, on a le sentiment qu'il se réveille de de d'un mois voire de 2 mois de de sommeil qui n'a rien suivi à la fois des débats et surtout de de ce qui se passe dans l'opinion puisque quand même le message un des messages les les plus importants qui a qu' a martelé voilà c'est les les Français comprennent bien le bon sens comme s'il y avait une majorité de Français qui était derrière lui. Et ça c'est quand même incroyable parce que c'est alors c'est du déni, c'est surtout de la de comment dire de du travestissement de la réalité mais un peu peut-être. Oui.
Et puis sans doute aussi de la méthode cé mais c'est c'est en tout cas c'est du déni absolu par rapport à la réalité de cette réforme dont personne ne veut. Je crois que c'est même plus de 90 % les actifs et lui a essayé de de dire pendant cette et c'était notamment le but hein de de ce déplacement, c'est dire la France qui travaille, la France qui travaille tôt et cetera comprennent les enjeux de cette réforme qui est une réforme qui se fonde sur l'idée du travail et cetera. On y reviendra je pense mais donc voilà donc pour moi c'est vraiment le déni absolu de cette de ce déplacement.
Donc pour vous en fait le son choix là devenir aringis comme je disais le ventre de la de la France du moins de Paris on l'appelle on l'appelait comme ça à l'époque où il était encore se marcher au centre de la ville c'est une mise en scène en fait il vient chercher parce que c'est pas original on a vu Nicolas Sarkozi avec son travail plus pour gagner plus est-ce que ça ça peut imprimer encore dans l'opinion en fait bah non parce que le le le en fait euh pour répondre juste à votre question euh l'idée d'Emmanuel Macron qui avait été un peu celle de de Gérald Darmanin il y a quelques semaines c'est de dire l'enjeu de tout ça c'est le travail. Voilà, l'enjeu de tout ça c'est le travail. L'enjeu c'est que la France, les Français doivent travailler plus parce qu'on a pas le choix.
Et puis derrière aussi c'est l'idée que on veut valoriser le travail et cetera. Ce qui était exactement le ce qui était voilà et ce qui était exactement le discours de de Nicolas Sarkozy il y a une dizaine d'années. Donc c'est c'est c'est le même discours centré sur l'idée de travail, de la valeur de travail et cetera.
Mais il va plus loin parce que euh et un peu comme euh Nicolas Sarkozy, mais il va il va beaucoup plus loin puisque lui tout son discours c'est de dire et c'est et c'est le sens je pense presque euh voilà euh le sens politique de de ce déplacement, c'est de dire euh le il y a ceux qui bossent et ceux qui bossent pas. Et à un moment donné, il dit euh on m'a parlé de euh ceux qui se lèvent pas le matin contre ceux qui vont travailler très tôt le matin, ceux qui restent au lit contre ceux qui vont bosser et cetera. CR voilà, il reste dans cette logique qui consiste à séparer la France en deux.
C'est-à-dire d'un côté les Français qui bossent et de côté les feignants, les assisterés et cetera. Donc non seulement il reprend la vieille antienne de droite voilà traditionnelle qui est de dire il y a il y a il y a les bosseurs et puis ceux qu'on assiste et cetera et d'ailleurs il a introduit dans dans son discours l'idée de de des aides de ceux qui vivent des aides et cetera. Donc il y a ce discours là et puis d'autre part il y a cette idée que finalement il y aurait différents types de citoyens, des citoyens travailleurs et des citoyens travailleur et donc des citoyens de seconde zone.
Donc c'est un discours outre l'aspect stratégique. C'est un discours de mon point de vue extrêmement dangereux et même extrêmement grave. Et en tout cas, il est allé à Rangis pour cela aller écouter euh la fameuse France qui se réveille travaille qui se réveille tôt pour aller travailler, pas pour juste se réveiller.
Il a entendu des propos différents, on va le voir dans un petit magnetto et finalement il semble qu'il n'ait retenu que ce qu'il voulait retenir. On regarde en retrait sur les retraites. Il reprend la parole dans ce creux parlementaire interpellé sur la pénibilité.
Qu'est-ce que vous en pensez les gens qui qui sont travaillés dans les citations comme ça là au niveau des recettes ? Croyez bien que je vais m'arrêter à 60 ball. l'occasion de réaffirmer son mantra.
On a moins d'actifs qu'il y a 20 ans, on a plus de retraités et on vit plus longtemps. Donc c'est pas vrai de dire qu'on peut garder les mêmes âge. Ça marche pas.
Ça marche pas cette affaire. Ce boucher cependant n'est pas convaincu par le report de l'âge. Je l'ai dit pour faire travailler un peu les jeunes bien sûr pour qu'ils puisse payer nos retraites à nous partir à 60 ans.
Entre les carcasses, Emmanuel Macron est aussi questionné sur les pénuries de main d'œuvre. On trouve pas les bouchers, il y en a pas. Il y a trop de social. et délègue la réponse non sans malice à la députée de la France insoumise Rachelle Kéké hostile à la réforme député monsieur vous devriez l'écouter l'inverse de vous lui il vient je viens de me faire engueuler parce qu'il disait il y a trop de social entendu que des gens qui me disaient vous n'allez pas assez loin il y a trop de gens qui vont pas assez travailler la différence qu'il y a entre nous qui travaillons et qui nous levons tôt et ceux qui restent au lit elle n'est pas assez grand et donc il m'encourage à aller plus loin à se dire au fond il faut plus de reconnaissance pour le travail, il faut que le travail paye mieux mais il faut aussi que chacun prenne sa responsabilité parce qu'une société où on aide tout le monde de manière indifférenciée mais on ne produit pas assez, c'est une société qui a pas d'avenir.
Alors dans cet extrait beaucoup de choses enfin extrait plusieurs extraits à la suite. Alors sa visite àiste, on a l'impression que Macron oublie un peu vite la parole, vous allez me le dire he des travailleurs qui critiquent. On a vu hein 60 ans, on n'est pas convaincu et cetera, le report de de l'âge à 64 et cetera.
Alors pour s'accrocher de manière un peu fortunnée à la ligne de séparation comme vous disiez tout à l'heure de des bosseurs d'un côté contre les fénéants assistés de l'autre les bosseurs qu'on en marre de payer pour les assisterés de fénéant sans jamais d'ailleurs définir ce que ça voudrait dire. On est-ce qu'on peut parler d'instrumentalisation ici ? Mais c'est c'est plus que de l'instrumentalisation, c'est euh une tentative de dévier totalement de du sujet principal.
Le sujet principal de ces retraites, c'est le la pénibilité du travail, le fait que travailler 2 ans de plus, ça va impacter négativement des millions de français, que ça va peut-être même euh amener certains français à ne pas connaître, en tout cas en bonne santé la retraite et cetera. Donc le sujet central, c'est ça et lui dévie le sujet sur la question comme vous l'avez dit de les les bosseurs et les feignants, la valeur travail et cetera. Donc or ça n'est pas du tout le sujet ou en tout cas c'est pas là où où les critiques sont le plus important dans le débaté enfin le derrière évidemment qu'il y a la question du travail mais j' reviendrai mais évidemment qu'il a la question du travail mais lui dévie complètement le le le les tous les reproches et et les problèmes qui sont qui sont signalés par les par les Français sur cette sur cette réforme.
Mais surtout moi ce qui m' ce qui m'a ce qui m'a beaucoup intéressé dans dans son intervention c'est que il axe une partie de de son discours en disant il faut que le travail paye mieux. il faut que le il faut qu'on qu'on rémure mieux le travail et cetera. Or, voilà, il a dit donc il a martelé cette idée-là.
Or, c'est le contraire qui se passe depuis euh depuis le début de son mandat. Euh je rappelle quand même qu'il a refusé de de d'indexer les salaires sur l'inflation. Donc déjà d'un point de vue très concrètement, très factuellement avec ou la hausse du SMIC de que la proposition la ha et ce donc avec Emmanuel Macron très concrètement les salariés, les travailleurs ont perdu du pouvoir d'achat.
Donc déjà euh son affirmation qui consiste à dire euh il faut que le travail mieux et cetera, bah c'est c'est littéralement le contraire de ce que lui a fait. Donc là, il faudra qu'il se mette d'accord euh avec lui-même et et avec sa politique. Donc ça c'est c'est il me semble une contradiction flagrante dans son discours euh ce matin.
Et là dans dans l'extrait, dans le montage, on vient de voir aussi Macron qui tente créer un peu l'opposition cette fois-ci calé sur entre Rachel Kéké, cette député Nups ici et le monde du travail d'un côté représenté là. Alors, il a trouvé quelqu'un par un seul de ces interlocuteurs qui semblait aller dans son sens en disant en torpillant qu'il y aurait trop de social à ce moment-là. Vous l'avez vu.
C'est inespéré à ce moment-là pour le président. C'est inespéré mais euh d'abord c'est un discours qui en effet il vaiser au maximum. Mais ce qui est vraiment intéressant dans ce dans cette double comment dire cette cette espèce de duo improbable Emmanuel Macron Rachel Kéké, c'est que vous avez d'un côté une travailleuse, c'est-à-dire quelqu'un quielle vient de là qui qui voilà qui qui a connu non seulement euh le le travail euh voilà fatiguant tôt euh de aller au travail très tôt voilà voilà dans un hôtel dans un hôtel Ibis et on connaî le le combat admirable qu'elle a eu pour ses conditions de travail et pour son salaire pour pour le salaire de toutes ses collègues d'ailleurs.
Donc on a quelqu'un qui connaît le monde du travail, qui sait ce qui est le monde du travail, qui sait ce qu'est la la pédibilité du travail et qui et qui sait de quoi elle parle en fait. Et on a et donc cette personne qui connaît le travail nous dit "Non, ne travaillons pas 2 ans de plus, attention danger, vous êtes en train de faire du mal à un certain nombre de Français qui n'en peuvent plus et qui veulent partir à la retraite même avant la retraite actuelle. Et puis de l'autre, vous avez quelqu'un qui vous fait l'éloge en permanence du travail qui qui vient sur cette idée du travail et cetera, mais qui ne connaît pas le travail.
En fait, c'est Emmanuel Macron ne sait pas ce que c'est le vrai travail. Emmanuel Macron ne sait pas ce que c'est se lever tôt pour aller au travail, les conditions de travail difficiles et cetera. Donc, j'ai trouvé ça très intéressant cette idée finalement celle qui connaît réellement le travail dit "Non, non, non, non, il faut réduire le temps de travail et cette idée des 2 ans de plus, c'est une catastrophe." Et celui qui ne connaît pas le travail finalement nous dit il faut travailler plus et cetera.
Et je trouve que dans cette dans finalement c'est c'est ça que moi je retiens beaucoup plus que ces ces petites voilà euh ces anecdotes voilà sur voilà. Moi ce que je retiens c'est vraiment qu'au fond on avait d'un côté une travailleuse qui sait de quoi il parle et de l'autre quelqu'un qui en fait n'a aucune idée de quoi il parle et qui est dans des incantations complètement abstraites. Euh on voit qui ramène de sur le devant de la scène encore une fois des arguments qui comme on le disait tout à l'heure ont été débunké plus de reprises et surtout son souhait d'incarner je crois le camp de la raison.
C'està-dire que il va y avoir un déficit, il faut le boucher et l'argent faut le trouver. Ben sans débat dans les poches des mêmes. Est-ce que ça révèle quelque chose ?
Là, il y a plus de débat sur le Macron, ni de gauche ni de droite. Est-ce que définitivement Macron, Emmanuel Macron est un président de droite ultralibérale et il y a plus de débat aujourd'hui. Oui.
Non, mais je pense qu'il y en a il y en a jamais eu vraiment, sauf chez certains un petit peu aveugle sur sur la réalité du macronisme. Je pense que c'est surtout enfin voilà, on on a vraiment la quintessence de de de du de la rationalité néolibérale qui est de dire il y a la situation, elle est comme ça et on vous impose des réformes qui sont nécessaires. Moi, j'ai toujours pensé que que Emmanuel Macron se voyait comme un tatcheur français.
Voyez, vous voyez comme celui qui devait voilà, il y a pas de euh il n'y a pas d'alternative. Euh ce sont des réformes d'austérilité, des réformes qui sont dures mais qui sont nécessaires et on va réformer le pays contre lui-même, on va mat les mouvements sociaux et cetera. C'est pour ça d'ailleurs que je je pense que fondamentalement c'est c'est c'est la logique qui préside à à à son à son obstination actuellement.
Donc là-dessus, si vous voulez, du point de vue du discours, c'est c'est on c'est le discours classique macroniste néolibéral. Mais ce que je voudrais dire aussi, c'est euh qu'au fond euh le discours qu'il a tenu euh ce matin, c'est il faut travailler plus, il faut produire plus, il faut créer plus de richesse et cetera. Et pour moi, si vous voulez, c'est un discours qui a euh un siècle voire deux siècles de retard.
C'est-à-dire queon est encore dans la dans le le paradigme travailliste, dans le paradigme productiviste et cetera. Alors que la réalité aujourd'hui, c'est que le sens de l'histoire, c'est la réduction du temps de travail. Et on voit d'ailleurs qu'il y a des pays, je crois l'Angleterre actuellement, la Belgique il y a quelques temps qui expérimentent par exemple la semaine de 4 jours et cetera.
Donc le tout le mouvement euh demande, il y a une demande de la population et puis c'est un mouvement, c'est voilà, c'est tout le mouvement historique de cette dernière décennies, c'est la la réduction de ton travail. Donc déjà là-dessus, il est complètement à rebour de ça sur la productivité, le le produire plus et cetera. On a en face de nous le mur climatique, le le la finitude des ressources et cetera. on a l'impression que ça n'existe pas pour lui, que on peut continuer dans le la croissance infinie et cetera.
Donc même ça c'est que si vous voulez c'est c'est c'est à des années lumières de des des des problématiques d'aujourd'hui. Et puis enfin créer de la richesse créer de la richesse alors que l'enjeu principal aujourd'hui la richesse elle existe. L'enjeu principal d'aujourd'hui c'est la répartition des richesses et le fait que on peut pas accepter une société dans laquelle vous avez des milliardaires qui s'enrichissent encore plus et de l'autre côté des travailleurs qui s'apauvrissent.
Donc pour moi, c'est un discours qui a de siècles de retard. Et en parler de répartition justement Macron là, on l'a vu dit aussi rejeter le modèle où on aide. Alors sans expliquer vraiment comment et pourquoi tout le monde de manière indifférenciée.
Euh il dit euh ce matin alors vouloir mettre en place des méthodes des mécanismes contraignants pour obliger les travailleurs et travailleuses à travailler. Mais quand il s'agit, on l'a vu, c'est pas encore une fois c'est pas nouveau d'évoquer les multinationales, c'est un registre complètement différent. On regarde un petit magnetto, on r juste après.
Je souhaite que le dialogue puisse se finaliser entre le ministère et avec les les entreprises qui sont concernées et comme ça avait été fait l'année dernière sur le carburant avec des ristons d'appe qui avaient pu être fait. Et je pense que c'est important dans une période où on a besoin d'accompagner nos compatriotes et en particulier celles et ceux qui travaillent. Voilà.
Maintenant, il faut que chacun prenne sa part de là où il est. Alors qu' faut que chacun prenne sa part de la William mais apparemment pas tout le monde. Alors Mathieu Lama, on voit là que quand il s'agit des grandes entreprises notamment parlons d'une choisissons la bonne totale qui fait des super profits de crise, c'est plutôt le registre des incitations, des demandes, des recommandations zéro contrainte.
Pourquoi ? Bah parce que c'est la logique même d'Emmanuel Macron depuis le début de son mandat. c'est j'impose des des des mesures très très restrictives, très dures, socialement désastreuses.
Je veux dire, la réforme du droit du travail, c'est c'est un c'est une catastrophe sociale comme on en a eu rarement ces dernières décennies, hein. Donc c'est des mesures extrêmement restrictives pour les Français et notamment pour pour les les les classes moyennes et et les classes populaires. Et puis de l'autre quand il s'agit de par exemple d'augmenter les salaires, quand il s'agit de redistribuer et cetera, là on entend Emmanuel Macron ou Bruno Lemer dire voilà faites des efforts s'il vous plaît et cetera, mais jamais aucune mesure de contrainte avec l'argument qui est de dire il faut pas augmenter de taxe, il faut pas les taxes les tax comme si il y avait le la taxation est une était une mauvaise chose indifférenciée et comme si finalement l'idée de taxer le capital, l'idée de taxer les grandes fortunes, l'idée de taxer les multinationales était un tabou absolu pour lui.
Ce serait c'est c'est une politique idéologique idéologique. Oui. Alors même que alors même que plusieurs de nos voisins européens euh s ont mis notamment la taxation des superpits.
Alors même que le secrétaire général de l'ONU Gouttier s'est prononcé en faveur de cette taxation alors même que le euh le président de la Banque de France c'est lui-même également prononcé pour la taxation de voilà. Mais c'est une logique absolument classique qui est de privilégier le capital par rapport au travail. C'est euh Emmanuel Macron a été élu pour favoriser le capital.
C'est c'est mais mais c'est au-delà de ça, je veux dire, c'est c'est je pense même que c'est je il vient de ce monde d'une part, mais d'autre part je je pense qu'il est sincèrement convaincu euh de cette de sa théorie du ruissellement. Il est je pense que c'est quelqu'un euh moi je lui fais gré moi je je crois que c'est quelqu'un de sincère dans dans voilà, il est persuadé que si les riches sont de plus en plus riches, ça va euh russeler comme il dit et faire du bien à à au reste de la société. Donc c'est si vous voulez, c'est un blocage totalement idéologique.
Le problème c'est que on est dans une situation aujourd'hui où ça se fait contre la majorité des Français. Et c'est ça qui est grave, d'autant plus grave aujourd'hui, c'est non seulement l'impact des astres de ces mesures, c'est que surtout il est en train de gouverner contre la majorité des Français en créant des des situations de blocage pour ensuite déplorer que finalement il y aurait alors soit des oppositions qui seraient indisciplinées, soit une montée de la violence dans le pays et cetera alors que c'est lui qui est en train de créer là les conditions non seulement d'une colère sociale très forte mais aussi de de potentiel blocage et et et voilà d'une colère vraiment généralisée. Et dernière question.
Alors, on voit là, on entend d'ailleurs ce que vous dites est parfaitement transitoire pour cela. On pense euh enfin on sait qu'Emel Macron tente là de retourner l'opinion. Alors, avec des méthodes qui sont les premiers mots qui ont se prononcé au début des des débats si jamais ça avait lieu jusqu'à maintenant.
Contre la plupart des Français, on a dit 93 % des actifs, 80 % en moyenne des Français en général au ST la SAR. Est-ce qu'on peut espérer pour lui, je ne sais pas du moins pour son monde qu'il puisse y arriver ? Est-ce que c'est encore possible ? vis-à-vis de l'opinion, pour moi la la bataille est perdue.
D'abord parce que euh les mensonges ou les les au au au au mieux au mieux les très graves approximations et au pire ce qu'on peut considérer comme des mensonges euh c'est-à-dire sur les 1200 € évidemment euh sur notamment la la réforme qui serait favorable aux femmes euh sur euh donc tout un tas de de de choses qui sont liées à cette réforme qui sur évidemment la la la trajectoire de du déficit en fait qui a été totalement contredite par le président notamment du du conseil d'orientation de retraite. En fait, du du point de vue de des arguments, plus rien ne tient plus de cette réforme, plus rien ne tient. et les Français s'en sont rendus compte notamment avec le débat parlementaire, le débat médiatique et cetera qui a, on peut le dire pour une fois, en tout cas cette fois-ci permis de mettre à jour le le le la folie et et et les l'absol l'absolu non nécessité de cette réforme.
Donc ça d'une part, je pense que du point de vue de l'opinion, la la la folie de cette réforme, elle est actée enfin en tout cas la la la non nécessité de cette réforme. Et puis d'autre part, il y a eu trop je pense de de violence dans l'attitude. Il y a eu trop de non écoute, il y a eu trop deité vis-à-vis des Français et surtout là encore ce matin pour moi, ce n'est pas du tout une et je finis là-dessus, pardon, mais c'est pas du tout pour moi une une posture d'écoute.
Ça n'est pas du tout une posture d'écoute. C'est venir faire sa promo, faire sa com à Ris. D'ailleurs, Ringis qui est un endroit plutôt où il va pas avoir trop de non plus de contradiction.
Mais c'est aller à Rangis pour dire au français ça sera comme ça et pas autrement. Donc euh il y a à aucun moment il y a le on a le sentiment que il est prêt à faire des concessions et cetera. Donc c'est en fait pour moi c'est un discours de mépris y compris dans cette logique d'essayer d'être dans la transparence, dans la communication et cetera.
Non c'est c'est exactement la même chose, c'est-à-dire le mépris et l'assurdité quoi. Rien de neuf sous le soleil côté macroni. Voilà.
Ben merci beaucoup Mathieu Lama d'être venu sur le plateau ce soir. À bientôt. À bientôt.
Et on enchaîne tout de suite avec un focus climat avec Remy Kenzo. [Musique] Salut Remy Kenzo. Salut Jimmy.
Comment tu vas ? Ça va et toi ? Bah très bien.
Je crois qu'on va faire un petit point météo ensemble là et pas réjouissant. Tu es venu nous faire une piqû de rappel concernant le changement, le dérèglement climatique parce que l'actualité est chargée. Oui, Jimmy, chaque journée qui passe est un nouveau rappel de la catastrophe climatique que nous vivons.
Cela fait 31 jours qu'il n'a pas plu dans l'hexagone un record qui se traduit par une sécheresse et un asséchement des sols déjà affaibli par la sécheresse de l'été dernier depuis le 21 janvier. Selon Météo France, le mois de février devrait être l'un des mois de février les plus secs jamais enregistrés depuis le début des mesures en 1959. Et en réalité, la sécheresse ne date pas de février.
On en parlait déjà tout à l'heure. En effet, depuis l'été 2021, la France subit une sécheresse importante. Depuis août 2021, tous les mois sont déficitaires en pluie, à l'exception des mois de septembre 2021, de juin 2022 et de septembre 2022.
Et l'hiver 2023 serait sera parmi les 10 hivers les plus secs depuis 1959. Oui. Alors même qu'on succède Oui.
Alors même qu'on succède à une année 2022 exceptionnellement chaude et sèche. Donc la situation elle s'aggrave. Euh selon Météofrance encore, c'est euh la première fois depuis 1947 et les premières données que nous enregistrons une série aussi longue de température moyenne mensuelle au-dessus euh des normales.
Pour rappel, 2022 a pulvérisé le record de l'année la plus chaude en France battant 2021 2020 qui battait 2018. On le voit en bat régulièrement des records et la situation empire la France poursuit sur la tendance du réchauffement et ce type de température sera la norme d'ici 2050. Et ça évidemment c'est dramatique.
Oui, car normalement l'hiver permet au sol de se gorger d'eau et aux nappes souterraines et aux rivières de retrouver leur niveau habituel. C'est ce qu'on appelle la période de recharge qui dure normalement de septembre à mars et euh c'est une période cruciale. Donc si on en est privé et que les stocks ne se reconstituent pas, je te laisse imaginer la situation dramatique dans laquelle on va se retrouver cet été.
On se rappelle du précédent, ça risque d'être encore pire mais on espère que la situation évolue en mars. Le temps printemps sera déterminant. Donc s'il pleut, faites la fête.
Et ça évidemment ça a un lien avec le déréglement climatique, le changement climatique. Oui, c'est d'ailleurs un sujet abordé dans les rapports du GEX qui signifie qu'on va vers une augmentation des sécheresses. Les conséquences, elles peuvent être nombreuses pour notre biodiversité déjà évidemment pour notre consommation en eau mais aussi pour notre alimentation et pour l'agriculture et même pour l'énergie car les centrales nucléaires en bord de fleuve ont besoin que les niveaux d'eau se maintiennent pour continuer à fonctionner.
Je te parle même pas euh tu imagines bien des centrales hydrauliques sinon elles devront comme l'été dernier s'arrêter. Et dernier danger, on augmente le risque incendie notamment des mégafeux. L'enjeu, il est donc énorme.
Certains parlent de guerre de l'eau au point qu'un candidat par exemple à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon avait fait un enjeu en 2022. C'est aussi tout l'enjeu derrière la lutte contre les mégabassines dont on parle beaucoup au médias ces derniers temps. Jean-Luc Planchon qui avait essayé sans sans succèsfin un sujet à ce moment-là.
Alors là, on voit que le chaos climatique que tu décris et qu'on voit et qu'on vit un peu partout a plusieurs symptômes. Et en ce moment, dans l'actualité, est-ce qu'il y en a d'autres ? Oui, euh je vais te parler des cyclones ou ouragan si on est dans l'athlotique nord ou tyfon si on est dans le Pacifique nord.
Il y a un cyclone tropical très intense. Il s'appelle Freddy qui s'est formé dans l'océan Indien visitant d'abord l'archipel des Mascarennes. Donc Rodrig, Maurice et la Réunion.
Freddy fense désormais sur Madagascar et devrait aller ensuite au Mozambique. S'il n'a pas fait trop de dégâts à l'î Maurice soit la Réunion, il y a eu ni mort ni blessé à déplorer. On craint en revanche que ça ne soit pas la même histoire à Madagascar.
Là-bas, la direction générale de la météorologie prévoit un impact dévastateur dans les régions de Vatovavi et de Vitinani dans le sud-est de l'île passé en alerte rouge. Sur place, les autorités appellent à la vigilance extrême et au respect scrupuleux des consignes de sécurité attendant des pluies torrentielles supérieures à 200 mm et de très fortes vagues au-dessus de 10 m avec un risque d'inondation côtière. D'après les estimations du Bureau national de gestion des risques et catastrophes, 327876 personnes pourraient être sinistré, soit 65575 ménages.
L'organisme international SF the de Showen estime même que 2 millions de personnes dont 1 million d'enfants seront affectés par Freddy. Alors que dans la même région, Madagascar avait été durement touché l'année dernière par BSA, un cyclone qui était pourtant beaucoup moins puissant. Mais là, tu nous parles de cyclone, ce sont on peut imaginer enfin ce sont des phénomènes naturels.
Pourquoi tu as décidé de nous en parler et faire le lien avec le reste ? parce qu'en fait euh ces phénomènes pourraient être de plus en plus intenses et euh toucher de nouvelles zones et cela en raison en réalité du changement climatique. Régulièrement, de nouveaux cyclones battent les records précédents et les cyclones très intenses deviennent la norme.
Au niveau mondial, la proportion de cyclones tropicaux majeurs de catégorie 3 à 5 au cours des quatre dernières décennies augmenté. Selon une étude publiée dans Sciences Advance, il devrait être au moins deux fois plus fréquent d'ici à 2050. Du côté du GAC, on estime que la proportion de cyclone de forte intensité pourrait augmenter de 10 % avec un réchauffement moyen à + 1,5° euh de la planète et de 20 % à 4° à + 4°.
Donc c'est énorme. On est un peu en fait dans la même situation que sur la question de la sécheresse. Les records sont sont battus régulièrement et la situation nous fait compirer.
Et on peut se demander pourquoi en fait pourquoi ça fait que on a quand même un peu de réponse mag en tête mais tu vas nous les expliquer un peu plus. Ouais. Bah en fait parce que les cyclones profitent des conséquences du changement climatique en particulier de l'augmentation de la température des océans et des changements dans le régime des vents.
Humidité et chaleur sont les deux carburants des cyclones. L'eau doit atteindre 26° sur une profondeur de - 50 m pour permettre à un cyclone de se former. Et il est acquis que le changement climatique entraîne une augmentation de la température de la surface des océans ainsi qu'une hausse de la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère.
Or, chaque degré de plus peut augmenter cette fameuse teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère de 7 %. Donc plus l'eau chauffe, plus les cyclones cyclone auront de carburant, plus ils seront dévastateurs et c'est là que ça s'emballe. C'est pour ça qu'on parle souvent de dérèglement climatique aussi hein.
Ça se dérègle et ça part en cacahuète. B merci beaucoup Kenzo pour ce point météo qui était pas réjouissant mais très important et très intéressant. Et c'est fini pour cette première partie.
Alors je te libère bien évidemment mais quant à nous on se retrouve tout de suite après ce petit très court clip. Je recevrai mon invité Bervan Firat, porte-parole du Conseil démocratique Kurde en France pour aborder la situation dramatique là aussi qui se déroule actuellement au Kurdistan au Kurdistan turco-syrien frappé par quatre séismes. Il y en a eu encore hier en l'espace de semaines.
Coucou mes petits amours. Alors comme ça on veut mettre la hagraoré. [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Le sud de la Turquie et le nord de la Syrie n'en finissent pas de sombrer dans l'horreur.
Hier, deux nouveaux séismes ont frappé la région de Hataille déjà à meurtri, on le sait, depuis le 6 février dernier. Depuis cette date, le nombre de morts ne cesse de grimper. On en compte désormais plus de 41000 essentiellement en Turquie.
Tandis que côté Syrie et bien en plus des milliers de morts, la situation est empirée par la guerre civile depuis 2011 et un régime politique fortement autoritaire par Bachar Al-Assad depuis maintenant près de 23 ans à la tête d'un parti unique. Côté turc, le pays présidé par Erdogan a un fonctionnement politique qu'on peut décrire pas si loin, pas s'éloigné de celui de l'État français avec en plus une une nette tendance à l'autoritarisme et à l'instruction à l'instru pardon du religieux en politique qui vient affaiblir la promesse d'une République laïque et libre. Évidemment, ce sont les populations locales qui en subissent les conséquences tout cela, mais une particulièrement une entre état, entre attentat, meurtrier à Paris, répression politique en Turquie, bombardement en Syrie et séisme, on l'a vu là historique.
La communauté kurde encaisse les coûts les plus rudes depuis des années. Celle-là même qui avait combattu Daesh chez l'État islamique avec un héroïsme célébré dans le monde entier. Et pourtant aujourd'hui les Kurdes se disent abandonnés par la communauté internationale.
Pour faire le point sur cela et le reste avec sur la situation, j'invite Bervan Fierat porte-parole le CDKF, le conseil démocratique curde en France. Bonsoir. Bonsoir.
Merci de votre invitation. Comment allez-vous ? Bah écoutez, on fait aller, il faut il faut rester debout.
Il faut aller bien pour essayer de faire du bien aux gens qui vont beaucoup plus mal que nous, qui sont dans des situations dramatique. Euh je voudrais, si vous permettez, commencer par rectifier le chiffre que vous avez donné. Le chiffre, il est de le chiffre légal est de 62310 morts et 70000 blessés.
Ça c'est le chiffre donné par le gouvernement officiel. Mais sauf que les ils sont ils sont régulièrement contestés enfin selon d'où ça vient. Mais effectivement, malheureusement, quand on voit le nombre d'immeubles détruits, on parle de 118000 immeubles totalement ou partiellement détruit, euh on dit qu'il y aura à peu près 200000 victimes, en particulier à Hattaï, une ville cosmopolite qui est qui était l'image même de de du paradis sur terre parce que c'était la cohabitation de toutes les ethnicités, des religions de vivre en paix ensemble et donc Malheureusement depu sait que le nombre de morts allait exploser.
On savait que si quand nous annonça 30000 morts, on nous disait que ça allait forcément doubler. Et là, on parle de centaines de milliers. Et aussi on on parle des morts, mais on va parler aussi des vivants, des personnes qui restent là-bas. on va en parler longuement euh des millions de personnes qui sont concernées.
Alors évidemment euh c'est le point d'entrée de notre discussion ce soir qu'on va essayer d'élargir ensuite au reste. Donc cette double cette double catastrophe naturelle puisque comme je disais il y a eu un nouveau deux nouveaux séismes hier dans la même région alors que on va en parler un peu plus tard l'aide à porter et le traitement des populations sur place est différent selon laquelle du quel côté la frontière vous êt selon si vous êtes considéré comme turde ou pas curde et cetera alors peu importe pour l'instant on en est pas là le séisme lui ne fait pas de discrimination he tout à fait et c'est donc avant tout un drame humanitaire conséquent qui joue Jeudi soir, je regarder un peti vidéo Joëer, directeur général du de médecin du monde s'exprimait sur le plateau de Backit. L'ami l'émission de l'ami Jean-Massier sur Twitch.
Il a rappelé la réalité de la région touchée. Je vous ai propose d'écouter. Ça a frappé en plus dans des zones qui sont assez peuplées.
Alors c'est facile de balancer des chiffres comme ça mais une ville comme Gaziantep avait peut-être 200 ou 300000 habitants. On takia peut-être 150000. Donc en terme de victime de population impacté ne serait-ce que sur la Turquie, je serais pas surpris que ça chiffre en million.
Les voix de communication sont coupées, il y a plus de bouffe, il y a plus d'eau et puis il y a la Syrie. La moitié des structures étaient par terre parce que Bachar à Damas a passé le les 10 dernières années à viser les structures sanitaires qui restait debout et aujourd'hui par terre et nous j'y étais la semaine dernière pour visiter nos cliniques qui sont toutes par terre aujourd'hui. Donc c'est c'est vraiment un désastre et c'est même pour les opérateurs humanitaires, c'est un séisme dans une zone de conflit parce qu'on parle plus beaucoup de la Syrie, on parle de l'Ukraine et c'est très bien qu'on parle de l'Ukraine mais c'est pas il y a pas la paix aujourd'hui en Syrie. qu'on a une complexité d'intervention et on a des gens qui sont victimes de tout.
Tu demandais les besoins, ils sont énormes. J'ai pas envie de donner des chiffres mais ils sont énormes. On est là-bas depuis 10 ans mais on est on est là-bas encore pour 10 ans le temps de tout remettre debout.
C'est pas une urgence qui va être pliée en un mois. C'est pas une urgence qui est pliée en un mois. Il résume très bien la chose Joël Weiler.
Alors Bervien vous qui êtes en contact je sais régulier avec des personnes là-bas donc vous n'avez d'ailleurs pas contact avec tout le monde en ce moment. On imagine les raisons. Alors comment ça se passe concrètement pour les gens sur place ?
Euh c'est c'est très compliqué parce que dès euh les premiers jours euh il faut dire la réalité c'est que le gouvernement a empêché l'arrivée le gouvernement turc le gouvernement d'Erdogan a empêché l'arrivée de l'aide en particulier à taille cette ville cosmopolite justement que je parlais malatia Elbistan les villes kurdes à Lévie comme vous avez dit Le séisme ne fait pas de différence de race, de conviction et tout ça. Toutes ces villes sont soit des villes Kurdes à Lévi, soit des villes d'arabes Nusirie ou autres ethnicités notamment syriqu arménien. Et euh donc ce sont ces gens-là, ce sont les opposants à Erdogan qui ont été touchés par ce séisme.
Et malheureusement Erdogan, même dans un tel cas, n'a pas joué son rôle de chef de l'État et a laissé les premiers jours, les trois quatre premiers jours, les gens mourirent sous les décombres pour intervenir après. Par la suite. Il y a eu des associations privées hein, notamment euh euh on a vu beaucoup de Turcs he beaucoup de personnes jusque Istanbul se mettre en branle beaucoup de personnes une solidarité immense euh au niveau de la population certes, mais euh le par exemple Eskendrone a été complètement isolé pendant plusieurs jours.
Les routes étaient touchées, l'aéroport était touché donc c'était complètement isolé. Il y avait pas d'exet, il y avait rien. Et ce sont des civils où des associations civiles de comment monté par des chanteurs notamment un chanteur assez populaire qui sont arrivés sur place pour essayer de sortir les vivants des décombres.
Et malheureusement l'État est apparu, le gouvernement est apparu quelques jours après. Beaucoup l'ont dit malheureusement. On le dit toujours aujourd'hui hein, il y a eu un député du CHP qui l'a dit ce matin du HDP aussi qui l'ont dit ils ont vraiment laissé la population mourir.
C'est une défaillance de l'État turc. C'est pas une défaillance, c'est une prise de position. C'est une prise de position.
C'est pas une défaillance. On peut l'imaginer avec le fait comme il le disait à l'instant les infrastructures sont toutes à terre. Bien sûr et ça fait plus de 20 ans que Erdogan, son gouvernement prélève des impôts contre le séisme.
Par exemple, personne ne se pose la question "Mais où sont partis ces impôts ?" Voilà, personne ne dit pourquoi par exemple on met en avant. Ça c'est un point qu'il faudrait que qu'on le dise.
On met en avant les les entrepreneurs qui ont construit ces immeubles. Mais personne ne dit que c'est Erdogan qui a donné l'autorisation en 2018 de ce changement de de du code de l'urbanisme autorisant quiconque à construire partout et n'importe où des logements de de plusieurs étages qui se sont écroulés comme des châteaux de paille. Donc c'est c'est carrément du meurtre puisqu'on nous savons que ce sont des endroits où il y a des des des failles qui passent où c'est euh sismique, c'est pas nous voà tout à fait.
C'est pas c'est on le connaît depuis longtemps et ces gens-là ont été directement envoyés à la mort. Et c'est pareil du côté du Kurdistan occidental ce que nous appelons c'est la Syrie et tout ça. Ce sont des pros les suplatifs pro Erdogan qui sont là.
Daesh, Elnustra et les autres, ceux qui ont massacré les Kurdes, ceux contre lesquels les Kurdes ont combattu, qui pendant des jours ont empêché l'aide envoyée par l'administration autonome du nord et de l'est de la Syrie pendant 3 ou 4 jours. Par la suite, ils ont laissé passer mais après ils ont tiré sur la foule et se sont pris les aides. Et donc la population est complètement laissée à l'abandon.
Les débr comment je veux dire, les immeubles sont toujours là. les gens sont les corps sont en train de pourrir, il y a des maladies qui commencent à se propager, des maladies contagieuses. Il y a l'eau qui est contaminée, il va avoir des maladies du genre choléra et tout ça.
Et donc c'est un risque qui qui menace un petit peu un peu le monde he parce que c'est pas on parle pas de son voilà, on parle de millions de personnes et à travers l'eau, à travers l'infrastructure, on a parlé de de d'écosystème tous ces comment je veux dire les déchets, écologique et social. Tout à fait. Il y a plus de 200 millions euh de débris de de de grav et dans ces gravas, il y a de la miante, il y a du plomb, il y a des des particules et tout ça va aller.
Ils vont ils vont ils vont les jeter où ? Ils vont le jeter dans la nature et tout ça c'est la terre qui va le l'absorber et va nous le distribuer dans quelques années à coup de de maladie ou à coup de de donc tout ça il faut il faut voir il faut se dire c'est aussi notre problème à nous ici en France bien sûr faut prendre la mesure et c'est et c'est bien complexe d'ailleurs depuis le drame ça fait déjà plus de de semaines les aides internationales s'organisent mais avec difficultés on va le voir on va je propose d'écouter Lucile Marbau quielle est responsable de la communication du CCR du donc de la Croix-Rouge en France et Hélène Michalac elle directrice de l'ONG Voice elles en parlent aussi sur le plateau de Bax je la complexité sur la Syrie par rapport à la à la Turquie c'est que nous par exemple le comité internationale de la Croix-Rouge on n pas accès partout il faut pouvoir acheminer l'aide là où les personnes on le plus besoin et ça c'est vraiment aussi une complexité en plus en fait en en du fait du conflit c'est que nous au bout d'un moment tout le travail c'est de négocier avec toutes les parties, de nous laisser passer l'assistance humanitaire c'est un droit Mais ça se négocie avec les gens, les porteurs d'armes. Je suis en contact avec plusieurs groupes syriens avec qui j'ai travaillé quand j'étais à Gazien Tep, notamment des médecins, des secouristes, des ingénieurs, des gens comme vous et moi qui dès le lendemain du séisme ont commencé à aider parce que la réponse en Syrie repose principalement sur les groupes nationaux, sur les ONG syriennes. eux qui s'occupent de soigner.
Et c'est pour ça que j'ai fait sep cagnotes pour leur envoyer de l'argent, notamment pour payer l'essence pour les ambulances, mais aussi acheter des biens de première nécessité, acheter des médicaments, acheter des couvertures. Je sais pas si tout le monde est au courant mais le système bancaire en Syrie ne fonctionne plus. Donc on est obligé d'envoyer du cash via des systèmes de transfert informel et les gens achètent les choses sur place.
C'est vraiment quelque chose d'énorme qui se passe là-bas. n' peut-être pas encore pris toute la mesure de la chose et on voit ici que différents appels au dons sont organisés mais on l' on a pu l'entendre le lire à droite à gauche que des doutes sérieux vous l'avez souligné tout à l'heure progressent quant à la réalité de l'usage des sommes récoltées selon l'endroit alors on parle d'un système bancaire à terre comme à l'instant en Syrie qui rend impossible les transactions informatiques ou encore d'un état turc qui prendrait le contrôle avec son armée d'une partie des sommes ou des biens envoyés et qui ferait de la discrimination euh qui vient donc en fait selon selon les populations envers les populations victimes du séisme. Beran qu'en est-il vraiment sur place ?
Comment on on mesure ? Comment ça s'illustre cette discrimination éventuelle là ? On l'a vu directement.
On a eu euh malheureusement dans notre communauté, dans le autour du Conseil démocratique curde en France, il y a beaucoup beaucoup de personnes qui ont euh des dizaines 30 40 50 personnes des membres de leur famille en dans toutes les sens du terme qui sont victimes qui sont victimes du séisme, qui sont décédés, qui sont toujours sous les décombres. Euh les pluparts sont des réfugiés politiques, ne peuvent même pas aller là-bas. Vous vous imaginez la souffrance ?
Ils sont bloqués et ceux qui peuvent aller sont allés. Ils ont amené de l'aide euh financière, ils ont amené des poids lourds au 3e jour euh du séisme, des poids lourds étaient sur place. Sauf que le prétexte qui a été donné à ceux qui avaient euh pendant des jours récolter, acheter des couvertures ou récolter des vêtements et tout ça, on a dit on n'accepte pas des produits utilisés pour des risques de maladie alors que les gens meurent de froid.
Hein, on est voilà, on nous sommes en hiver, il neige, il neige. Et s'il y a eu encore des gens qui sont sortis qui ont été sortis vivant au bout de 12 13 jours, c'est parce qu' il neige parce qu'il y avait de l'eau qui ruscellent dans les décombres et ils ont pu vivre de cette façon. Ces camions les ont été vidés, les biens ont été incendiés, ont été brûlés par l'État turc.
Ils ont été brûlés par l'État turc et euh à Gaziantep justement hein euh tout à l'heure l'ami en parlé et bien l'État a saisi les biens qui ont été envoyés par la population par les civils pour que ce soit distribué sans distinction de race, sans distinction religieuse, sans distinction de de de pensées politiques, que ce soit simplement distribué, voilà, distribué ou victime, peu importe de quel actuellement quand le son coule qui soit curde, turc de droite de gauche, le sang il est rouge pour tout le monde. Les larmes c'est les mêmes couleurs. Les enfants c'est les mêmes cris.
Donc c'est en partant de cet esprit- làà que nous les Kurdes d'Europe, de France, mais aussi d'ailleurs, nous avons entamé plusieurs cagnottes parce que malheureusement une là que le CDKF met avant. Oui, nous avons euh via le soleil rouge, voilà Rogol qui est le soleil rouge euh du Kurdistan euh qui euh transmet les aides là-bas et c'est distribué via les maisons des alévies, via des syndicats d'enseignants, notamment divers syndicats, des fonctionnaires qui réussissent à dispatcher ça sans faire de distinction pour les sinistrer, mais aussi du côté syrien Nous faisons toutes les efforts possibles pour que ceux qui parce que c'est juste à la frontière, nous avons de ce côté-là les Kurdes par exemple de Gaziantep de l'autre côté il y a le Rojava, il y a les Kurdes qui ont été victimes de l'autre côté donc on réussi à d'une façon d'une autre à les aider là comment ça se passe justement ? Est-ce que c'est facile ?
Non, c'est très difficile et je vous assure ceux qui essayent de de d'amener les aides, ils y vont au prix de leur vie. Il y a eu des des des camions d'aide qui ont été envoyés par euh l'administration autonome du nord et l'est de la Syrie. Les conducteurs, les chauffeurs qui ont été qui ont amené ces aides jusqu'à Afrin, il ont été au prix de leur vie en pensant que s'ils font arrêtés par les euh elle nous sera Daesh et les autres, les suplatifs turcs, ils se feraient exécuter, ils se feraient décapités mais ils sont y allés quand même.
Ils ont amené les aides mais là les aides ont été saisis par les suplatifs, par les bandes barbares et ils ont tirer sur la population. Il y a aussi euh un un point sur lequel je veux énormément attirer l'attention, c'est que non seulement Afrin qui est une ville kurde qui a été occupée par la Turquie en 2018 où la Turquie a installé ses suplatifs, il reste des Kurdes. Sous cette prétexte entre parenthèses du séisme, la Turquie est en train de mener un changement démographique total dans la ville d'Afrine, mais pas seulement. aussi Adaman, aussi Hattaï, Skandron, aussi euh euh Marach, Elbistan, Pazarek, toutes ces villes Kurdes, toutes ces villes alévi, tous ces villes où des Arabes Nass euh euh arméniens, syriques, juifs vivaient ensemble ont été complètement décimés par le séisme et Erdogan projette de mener un changement démographique. l'a clairement dit en disant ces gens-là, on va les installer dans d'autres villes et on va complètement raser les villes et installer des nouveaux logement de nombre de 200000 en 1 an. euh il va le reconstruire sur euh le même terrain sismique pour euh que dans 10 15 20 ans peu importe s mor voilà.
Mais euh en attendant, il y a euh un projet de changement démographique qui est un crime contre l'humanité. Et là, il faut que vraiment euh les États euh que l'Union européenne et tous ceux qui sont euh euh qui donnent des leçons euh de démocratie, de leçons euh de droit, de leçons euh de du droit international, du droit euh des peuples s'intéresse à ce qui se passe non seulement à cause du séisme, des risques écologiques écocites que nous avons parlé, mais aussi des changements démographiques. des modifications démographiques que Erdogan projette.
Et euh là euh il est un devoir pour nous tous euh d'alerter là-dessus, mais surtout d'aider d'aider les Kurdes. Et vous pouvez aller, il y a des gens qui qui vont en délégation sur place, pouvez aller voir voir que comme nous l'avons fait Java, nous avons combattu, nos enfants sont morts sans que nous fassions distinction que de qui que ce soit, nous avons lutté pour contre les obscurantistes pour pouvoir vivre ensemble, arabes, syries, turc, arménien et tout. Nous faisons le partage des dons envoyés avec tous et c'est le même mentalité, le projet de pouvoir vivre ensemble, continuer à vivre ensemble.
C'est dans ce cadre-là que j'appelle tout le monde à soutenir le euh Rogassor Soleil Rouge euh du Cœurdistan. Alors, comme je disais dans l'introduction, la communauté curde là qui est plurielle n'a pas eu besoin de ces quatre séismes pour faire face à l'horreur. Les guerres civiles en Syrie, on l'a dit, doubler des bombardements turcs visant notamment les lieux investis par le PKK. le parti travailleur duistan et ses alliés considérés comme organisation terroriste, faut le dire par la Turquie, certes, on le comprend, mais aussi par l'Union européenne.
Euh, on y reviendra un peu plus tard. D'ailleurs, le PKK a annoncé dès les premiers séismes euh suspendre ses activités. Euh mais est-ce que l'opposé, l'État turc lui a l'État turc a bombardé le Rajava, la nuit du séisme, au moment où il y avait le séisme, trêve pour l'état turc.
Il y a eu il a bombardé Cobanais en visant un des militants euh du du de la lutte démocratique là-bas et a bombardé plusieurs fois. Il y a eu 75 bombardements depuis le tremblement de terre. La Turquie n'arrête pas, bombarde le Rojava, bombarde euh la Syrie, bombarde les Kurdes, continue la guerre contre les Kurdes.
Les Kurdes meurent là, il les tuent de l'autre côté. Il n'y a pas de trêve. Alors que on dit le PK est une organisation terroriste.
Comme ça, même pas la France en France. Non mais euh vous savez toutes les organisations ou tout euh organisme qui lutte pour les droits fondamentals de son peuple au au départ est toujours considéré comme euh terroriste parce qu'il y a les intérêts du réel politique, il y a les intérêts du moment. Je le dis toujours mais l'FLNC de Nelson Mandella était une organisation terroriste.
Oui. Serfat les résistants, les communards, tout ça c'était des terroristes alors que ce sont le nord de la France maintenant hein. Les Kurdes, toutes les Kurdes sont criminalisant en criminalisant le PK.
Le PK mène une lutte légitime. Il ne combat pas les civils, il combat contre l'armée turque qui ne reconnaît pas le droit de vivre au peuple kurde. La preuve, la preuve, regardez pendant le séisme, même pendant le séisme, un un catastrophe naturelle, les Kurdes sont discriminés, sont malmenés, sont attaqués.
Il faut il faut rappeler quand même que Erdogan ayant il y a quelques mois en novembre 2022 attribué l'attentat horrible meurtrier d'Istanbul au PKK et donc par extension au curd c'est pour ça qu'il qu'il vous en Oui mais sauf que c'était une militante de Daesh avant et qui par la suite qui avait même eu trois époux au sein de Daesh qui sont tous morts dans le combat et qui après dont un des frères et commandants de l'armée libre syrienne qui est un des supplatifs d'Erdogan, sauf que actuellement elle est jugée. Mais on ne parle pas de ses liens avec Daesh, on ne parle pas de ses liens avec les supplatifs turcs. On a voulu le mettre sur le dos des Kurdes.
Personne n'y a cru, personne n'a été dup, ni la France, ni personne d'autre. Mais Erdogan a décrété, il a dit "C'est moi je dis que c'est ça." Donc c'est ça Erdogan mène du chantail sur tout sur la vérité et sur les mensonge.
Et tout le monde se croit euh comment je veux dire pour ne pas l'énerver parce que il garde comme si c'était de la bétaille quelques millions de réfugiés, quelques millions de personnes. Il y a effectivement cela. Effectivement.
Oui, mais ces gens-là aussi, vous savez, euh je suis désolée de vous couper, mais ces gens-là dans les décombres euh ils ont fait des reportages avec un couple n'a pas crié. Il y a que la jeune fille qui a crié de a demandé de l'aide sous les décombres et après elle a montré où étaient ses parents et on leur a demandé "Mais pourquoi vous n'avez pas fait de son ?" Ils ont dit qu'il parlaient pas le turc.
Si on se rendait compte qu'ils étaient des Syriens, on les aura laissé mourir de peur. Ils ont rien dit. Mais vous vous rendez compte ? effroyable.
On a dans l'horreur, on a coupé les oreilles des gens, des des Syriens, des réfugiés au au motif que soit-disant qui faisait du pillage alors que c'était pas du tout le cas. C'était pour essayer de camoufler tout le désastre, ce désastre climatique, ce désastre naturel hein. Et on on s'est attaqué à des gens.
Il y a eu des gens qui ont été lychés, qui ont été tués. Cinq personnes, des gens à qui on a coupé les oreilles, on a coupé les mains et tout ça devant les écrans de télévision. Bien sûr, bien sûr.
Ça a été publié sur les réseaux sociaux et c'est pas difficile de les trouver. Donc dans des conditions comme ça, on a parqué des millions de personnes comme de la bétaille là-bas. On se dit ils sont là-bas importe ce qu'ils vivent, nous on est tranquille, on a l'esprit tranquille parce qu'on paye la Turquie.
Mais c'est immonde. Oui, ça c'est le sur le terrain migratoire. On en parlera juste après.
J'ai prévu de l'aborder ce sujet mais là j'aimerais savoir en fait là comment on rappelons que les élections les élections présidentielles en Turquie de doiv devait avoir lieu en juin. On parle de mai et maintenant peut-être repousser. Est-ce que est-ce que cette situation là d'ailleurs on imagine que ces régions sont pas pro Erdogan ?
Comment comment vous craignez quoi en fait ? Et bien là il y a com avoir lieu une élection on parle de de à peu près 200000 personnes sous les décombres. Les chiffres exacts ne seront jamais donnés par la Turquie, hein.
Mais quand quand on dit 200000 personnes impacté, on parle de plusieurs millions de personnes qui sont touchées. Donc, ce sont des personnes qui vont être déplacées puisque là actuellement tous leur les immeubles, on parle de 138000 immeubles qui sont complètement détruits. Il y a 35000 immeubles qui vont être détruits à à DBakir Ahmed.
Donc tous ces gens-là vont partir dans d'autres villes. Ils auront pas le temps de s'inscrire de de voilà donc ce sont des gens qui ne vont pas pouvoir voter et qui ne sont pas pro Erdogan. Donc mener des élections dans ces conditions, c'est pour ça qu'il souhaite repousser à un an pour justement permettre aux élections d'avoir lieu démocratiquement par vraiment c'est il va gagner un an automatiquement vous savez.
Et tout pourquoi il saisit tous ces dons ? Pourquoi les soldats, ça aussi hein, il y a les images, il y a les vidéos. Pourquoi ces soldats vident les camions, les transportent dans des véhicules civil pour les déplacer, pour les voler ?
C'est pas pour eux qu'il les volent ces soldats. Ils les volent demain, ils vont mettre l'étiquette de la Épé et ils vont le distribuer pour obtenir des votes comme ça a été le cas. Voilà, comme ça a été le cas avec les pâtes, le thé et tout ça.
Donc Erdogan projette un changement démographique total sur la région et de cette façon de pouvoir se débarrasser des Kurdes à l'évant parce que Erdogan et islamistes et Kurdes ne sont pas islamistes. Ils sont croyants mais euh ils sont clairvoyants avant tout. Ils savent vivre la religion dans le ser privé.
Il en est de même pour les nasseries, les les ceux qui habitent à taille et tout ça. Et ce sont des gens qui conviennent pas à Erdogan. Ils sont ni turcs ni sunnites.
Et Erdogan défend les Turcs et les sunnites qui sont aussi un peu euh dans le cadre, excusez-moi l'expression, je ne veux pas en aucun cas dire du mal du peuple turc, mais je parle de ceux qui suivent à la lettre Erdogan, le régime d'Erdogan, il veut mener à bien son troupeau. Donc le reste, il s'en fout. Et on entend du coup la communauté kurde, plus précisément celle de du Kurdistan là-bas parce qu'on va on va finir parler de celle qui ben dont fait partie en France parce qu'il y a chose des choses à dire ici aussi.
Se sentir abandonné par la communauté internationale. Est-ce que c'est le sentiment qui domine aujourd'hui ? Vous le sentez vous ce sentiment là de d'abandon ?
Euh moi personnellement euh pas forcément vous personnellement ici, mais les personnes que vous connaissez là-bas, les personnes là-bas, est-ce qu'elles se sentent abandonné encore ? Je me dis je dis personnellement parce que moi avec les gens avec qui je discute ou j'ai eu l'occasion aussi d'aller au Rojva et ailleurs au Kurdistan, on s'est jamais senti soutenu. On a été contraint, on a combattu même pendant la période où les femmes kurdes, on a combattu l'ennemi numéro 1 du monde.
Du monde hein, c'était de l'univers. D'accord. Donc l'ennemi de la France, l'ennemi de l'Allemagne, de l'Europe, de l'Occident.
Et là, on a on nous a applaudi. On a dit "Wou, des braves." Mais pendant qu'on nous applaudissait là-bas, pendant que nous étions en train de mourir, nos enfants étaient en train de mourir.
La prunelle de nos yeux étaient sous terre. Ici, nous étions tout de même qualifiés de terroristes. Là-bas, nous sommes des héros, des femmes exceptionnelles.
Une fois ces mêmes personnes hein qui nous qualifient d'exceptionnel là-bas arrivent sur le territoire français, il nous qualifioriste parce que les intérêts du réel politique reprennent le dessus. Mais sauf que les CURES n'ont jamais demandé à être soutenu par qui que ce soit. Ils ont demandé à ce que les textes, les conventions internationales signées par la France, par l'Europe, par l'Occident, par l'OTAN, par l'ONU soit aussi appliqué pour les Kurdes.
C'est aussi simple que ça. Hm hm. On ne peut pas parler de droit des peuples à l'autodétermination, le droit des peuples à vivre dignement là où ils vivent.
Ouais. Voilà. avoir ce droit pour euh Paul Jacques en France, un droit légitime, le considérer comme un droit légitime et ne pas considérer ce droit légitime pour Bervan euh Hassan et compagnie.
Pourquoi ? De quel droit qu'est-ce que vous avez de plus que ces gens-là qui vivent depuis des centaines d'années, des milliers d'années sur cette terre en Mésopotamie ? Pourquoi ils n'ont pas le droit de vivre sur leur terre dignement ?
Les TUR demandent un pays. Aujourd'hui, on ne demande pas un pays. On voit l'état des pays, des États-nations.
Ce qu'on appelle Étatntation, c'est une seule langue, un seul drapeau, une seule pensée, une seule idéologie. Nous voulons une société, ce qu'on appelons une nation démocratique, une nation où les gens ont choisi de vivre ensemble, une nation où les gens gèrent euh les problèmes ensemble, où les gens trouvent les solutions ensemble. Par exemple, Olo Java, malgré la guerre, malgré les bombardements, malgré que Daesh est en train de reprendre le poil de la bête grâce à la Turquie, grâce au séisme et tout ça, et bien les Kurdes ont mis en place un système de confédération démocratique, hein du systèminalisme, voilà, un système pour gérer la société en partant d'en bas jusqu'en haut. pas le contraire, pas ceux qui sont en haut nous donnent des directifs à suivre, mais ce sont au niveau local que nous prenons les décisions pour résoudre nos problèmes et si vraiment ça va pas au fur et à mesure ça monte jusqu'à ce que nous puissions trouver une c'est la démocratie participative et c'est la démocratie de pouvoir vivre le choix surtout de pouvoir vivre ensemble peu importe l'ethnicité peu importe les la religion peu importe alors qu'en France on parle d'islam islamophobie qu'on narrive pas à gérer le problème de quelques nous sommes d'une société où il y a beaucoup de musulmans, mais il y a aussi des des chrétiens, des orthodoxes, des juifs.
Nous arrivons à vivre ensemble sans qu'il y ait de problème au Moyen-Orient mais ici en France on n'y arrive pas. Donc on a des leçons, on n' pas, je dirais pas des leçons, on a des choses à apprendre ici euh à la société européenne, mais simplement il faut d'abord apprendre que ce n'est pas avec la Turquie qu'il faut euh essayer de trouver des solutions pour pouvoir euh gérer la région, mais avec les Kurdes qui sont le visage euh comment je dis de cette utopie là, de cette de finalement, pas seulement le visage de la lumière, La Turquie représente l'obscurité. La Turquie représente euh pas seulement pour nous, moi je je suis française he aussi hein.
Oui. Et la Turquie elle me je mets de côté d'Adogan aujourd'hu je je mets de côté mon identité kurde. Je n'irai pas vivre dans un régime d'Erdogan qui est en train de systèmeiser radicalement, qui rejette toute différence, qui rejette toute sensibilité autre que la sienne.
Moi, j'ai j'ai besoin de de me disputer avec les amis de droite, de gauche, de centre. J'ai besoin de me disputer après, de me retrouver, de dire "Bah écoute, on s'est disputé, ça n'allait pas comme ça." Mais au moins, même si nous sommes pas d'accord, nous luttons pour que la France aille mieux.
Mais là-bas, il y a que lui qui décide, il y a que ses partisans qui décident. On ne pas on ne peut pas vivre dans une société qui n'a qu'une seule ligne où le pluralisme n'existe pas. Ce n'est pas possible.
Il est en danger. C'est vrai en Turquie que ne serait-ce que l'antenne du média ne pourrait pas exister alors qu'il y a quelques années c'était pas encore le cas. C'est une leçon à à retenir.
Il y avait pas que la Turquie qui peut avoir ce genre de problème. Alors faisons pour finir le lien avec la France puisque l'actualité des curdes ici aussi est très compliquée pour lier la condition des Kurdes de la région turco-syrienne avec celle de celles et ceux qui vivent ici à Paris. Alors qui est sans comme une mesure bien évidemment.
Rappelons quand même ce triple assassinat qui a eu lieu le 23 décembre dernier à Paris en plein cœur de Paris euh au cœur même du CDKF dans lequel vous travaillez dont vous êtes l'une des pores-paroles. Après l'horreur et le chagrin, les rassemblements, les manifestations que j'ai pu participer aussi en tant que journaliste et et notamment euh du triple assassinat et de triste anniversaire du second enfin toujours du 1er il y a en 2013 de militant curde assassiné à Paris près de la guerre du nord. Alors, que reste-t-il après tout ça aujourd'hui, après tout ces rassemblements, après toute cette ferveur là qu'on a vu ces dernières semaines, euh où en sommes-nous en fait ?
Vous savez, les Kurdes sont un peuple hêtu. On dit la détermination des Kurdes. Euh les Kurdes ont réussi à faire vivre l'identité, la culture, la langue kurde alors qu'ils n'ont pas d'histoire écrite.
Voyez pour vous dire. Alors que on a les pires autocrates dictateurs de du du monde sur la tête des des curdes sur la tête des curdes et autour. Malgré cela, nous sommes restés vivants depuis des siècles.
Nous continuons notre culture. Et là aussi en 2013 quand trois militants de curd ont été assassiné hein Sakin Jansen qui est une des fondatrices du PK, on nous a dit c'est un règlement interne. Nous dès la première instant nous avons dit non, il s'agit d'un assassinat, il y a la Turquie derrière.
On a voulu tout faire pour nous faire croire autre chose et maintenant il y a les preuves avec des documents, des audios et le le juge d'instruction du tribunal d'insance de Paris réclame que le secret défense soit levé sur ce dossier de 2013. Non non et aucun gouvernement français n'ou non personne n'a ce courage de sacrifier quelques diplomates qui ont soit pas fait leur travail ou soit mal fait leur travail nous ne disons pas que la France est dans le coup mais tant que le secret défense ne sera pas levé tant que la justice ne sera pas rendue au Kurde nous sommes en droit de nous poser la question mais pourquoi et là on nous parle d'un triple assassinat directement au centre démocratique kurd Déjà, c'est un assassinat politique parce qu'on vient directement là-bas. On nous parle d'un individu qui était dérangé mais qui sort de prison 10 jours avant qui est lourdement armé hein qui a plus de 90 anôt il avait essayé d'assassiner des des immigrés immigrés à une une hache ou un grand couteau et qui sort de prison 10 jours avant hein après un an de prison.
Il a 6000 € en espèce chez lui hein. Moi j'ai 50 ans, j'ai pas 6000 € d'espèce, vous savez, ça se trouve pas comme ça. Non, il a 80 plus de 90 munitions, hein.
Déclaré qu'il avait même déclaré à la préfecture. C'était donc connu du service des autorités. Oui oui oui, normalement il était sous contrôle judiciaire hein et cet individu vient assassiner et même pas une demi-heure après, on vient devant le centre démocratique kurde, le ministère qui dit "Il s'agit d'un assassinat raciste." Attendez, c'est individué peut-être raciste mais il a la capacité de dire "Je suis un raciste pathologique." Là, je crois qu'il l'avoué à un moment donné.
Il vou non mais attendez, quelqu'un qui est raciste, il dit pas "Je suis raciste pathologique". il est loin d'être bête puisqu'il a appris tout seul plusieurs langues dont la langue euh israélien russe et tout ça. Donc il est loin d'être idiot.
Il a passé un an en prison avec qui il était ? C'est la question avec qui il avait des contacts. Comment il est arrivé du fait de détester tous les étrangers à détester spécifiquement les Kurdes puisqu'il a dit qu'il était venu spé spécifiquement viser les Kurdes ? jour où une réunion féministe devait avoir lieu euh voir et pratiquement 90 balles le nombre de à peu près le nombre de femmes qui deaient venir là.
Ouais. Donc qui a écouté les Kurdes ? Qui a donné ces informations ?
Comment il les a obtenu ? Comment il est arrivé jusqu'au centre démocratique kurde ? Et comment il commet cet acte et comment en une demi-heure son l'humanité parlait d'une voiture qu'il avait déposée.
Pour vous, il y a pas de suspense mal suspense, c'est il y a la Turquie derrière. Il y a la Turquie, les loupgris, l'extrême droite turc dans tous les cas et l'extrême droite turc est au pouvoir avec Erdogan. Donc qui dit extrême droite turc ?
Les LGRIS dit Erdogan puisque ils sont en coalition. et les extrêmes droites, qu'elles soient en Turquie ou en France, ce sont les mêmes. Et donc euh et il y a aussi des des menaces sur les militants kurdes euh que euh nous voulons euh dénoncer et nous demandons encore une fois qu'un juge anti-roriste soit désigné dans ce dossier pour éviter que les preuves ne disparaissent.
Alors, on a Emmanuel Macron à l'époque qui avait dénoncé, je le cite, une attaque odieuse contre les Kurdes de France. Mais en même temps, alors on le disait un peu tout à l'heure, on va finir là-dessus plus ou moins, c'est que le PKK qui est quand même dedans est considéré comme l'organisation terroriste par la Turquie, par l'Union européenne, par la France qui joue un peu un rôle aussi quelque part. On parlait de de d'intérêt propres aux États, on on on un flou un petit peu artistique.
On a on a comment dire la Turquie qui fait partie de l'OTAN. Il a la question des migrants aussi et des migrants des personnes qui sont retenues en Turquie et qui sont comme une monnaie d'échange de de ch de chantage envers l'Union européenne et la France en particulier. Tout ça euh est-ce que c'est pas une chose qui vient compliquer finalement le le l'issue euh de justice que vous réclamez ?
Euh le fait que le PK soit dans l'affaire ne doit pas empêcher le fait que la justice soit rendue. La justice c'est un droit pour tous. est un droit pour tous.
Il est un droit pour le citoyen lambda comme pour quelqu'un qui serait à la limite le PKK n'est pas une organisation terroriste ni criminelle. Je je moi je je en aucun cas je ne dirais c'est un c'est une organisation d'autodéfense de droits du peuple kurde qui a été obligé de prendre des armes. Donc ça je le souligne.
Mais imaginons que du fait qu'il y a le PK et que c'est une organisation terroriste selon certains, ça n'empêche que la justice doit être rendue même au terroristes. Non mais attendez, c'est quoi cette il y a pas de de loi de lieu ? On a jugé les terroristes sûr hein.
Non mais faut faut arrêter faut arrêter faut arrêter. La justice, elle doit être rendue. Point à la ligne, peu importe.
Peu importe. Alors, qu'est-ce qui bloque pour vous là ? Et bien, ce sont les intérêts avec la Turquie.
Justement la Turquie, voilà ce que vous avez cité. La Turquie est dans l'OTAN, la Turquie est dans l'ONU. La Turquie garde garde garde.
Et c terme, je trouve ça écœurant parce que on a l'impression que on exploite. Ce sont des des c'est pas des animaux, c'est des êtres vivants qui ont fuit la guerre. Oui.
Non mais franchement franchement c'est c'est je je sais pas je sais je trouve pas de terme. C'est pour ça que je dis les animaux hein. C'est on ne peut pas dire on lui a délégué euh le fait de se s'occuper des des réfugiés.
Peu importe ce qui arrive. C'est équeurant. Comment on peut se lever le matin et se regarder dans la glace en disant on a payé des milliards à Erdogan.
Peu importe ce qui leur arrive. Ces gens-là se font torturer. Ces gens-là vivent dans le dénument.
Ces gens-là se font violer. Ces gens-là, il y a des organes, des mafias d'organes, d'enfants et tout ça. Comment on peut laisser faire ça ?
Erdogan fait le chantage pour la Suède, pour la Norwège, pour et tous les autres. Et on continue jusqu'à quand on va le laisser même en période, j'étais en train de lire un petit peu avant de venir dans votre émission pour euh être ne pas vous dire de bêtises par rapport à Iskendrun Hattaï et tout ça. Même à l'époque, ils ont fait du chantage à la France, à l'Angleterre et tout ça pour obtenir cette ville qui était normalement une ville syrienne.
Il y a eu pendant des chantages monstres qui ont été faites et ils ont dû céder. Mais jusqu'à quand on va céder à cette Turquie ? qui ne reconnaît surtout la Turquie d'Erdogan qui ne reconnaît aucun droit élémentaire à qui que ce soit où la Turquie en elle-même est transformée en prison ouverte et maintenant avec le séisme la Turquie est une plie béante que nous devons tous en tant qu'être humain faire de sorte que ces plais soient soignées non pas en remettant de l'argent à l'État turc à Erdogan qui va l'utiliser encore pour la guerre ou qui va l'utiliser pour ses partisans mais on le donnons à des associations, en le donnant aux municipalités pour que les gens qui sont touchés, qui sont blessés, qui sont meurtris, qu'ils ont perdu tout ce qu'ils ont puisse être de nouveau capable de reprendre une vie, on va dire entre parenthèses normal parce que après ça, on ne reprend pas une vie normale.
Pas si pas si rapidement. Et et pour finir sur le sur Paris, euh est-ce que les Kurdes de Paris, de France après tout ça, alors là on parle de séisme mais on parle aussi de ce qui s'est passé ici à Paris, se sentent les assassinats là se sentent en sécurité, se sentent et sont en sécurité à Paris. Non, se sentir en sécurité, qu'est-ce que cela veut dire ?
Deux fois, nous avons été frappés en 10 ans. Deux fois, deux fois tr six personnes sont mortes en plein cœur de Paris, en pleine journée. Alors que j'avais un ami qui le disait, je le répète, qui disait "Nous sommes très bien surveillés mais pas protégés." C'est vrai.
Nous sommes surveillés 24 sur sur 24. Nous le savons puisque à chaque fois par exemple il y a quelqu'un qui se fait un jeune qui se fait arrêter parce qu'il a fait une manifestation parce que voilà il arrive aussi que chez nous par exemple il y a eu des un peu de débordement et tout ça que nous avons dénoncé dans les premiers instants pour aller les chercher. On le sait où ils sont.
Ouais hein. Mais dans ce cas-là ça veut ça veut bien dire ce que ça veut dire. Mais comment ça se fait ?
Voilà. Comment ça se fait que quand on s'attaque au curde ? On sait pas.
On a on a on n pas su on l'a pas vu arriver. Donc laissez-nous nous poser des questions ou donnez-nous les réponses. Ici en France, je vous ai dit tout à l'heure et bien il y a des centaines de Kurdes qui pour avoir participé à des manifestations légales, des manifestations autorisées par la préfecture de police de Paris voit leur demande d'asile, pas d'asile pardon, de nationalité française refusé parce que vous avez participé à une manifestation mais la préfecture a donné l'autorisation. dans ce cas-là n'autorissait ses pas ou a été dans une association kurde qui est autorisée par la loi, qui est ouvert au public, qui est ouvert.
Qu'est-ce que ça veut dire cette duplicité ? À un moment donné, nous l'avons dit et nous le répétons, la France est en dans l'obligation d'avoir une politique kurde envers les Kurdes. On ne peut pas les considérer comme les braves combattants, comme les meilleurs alliés et être au coude à coude avec les curdes dans le combat, les kurdes du PKék, hein, je le dis bien.
Oui. Oui. Et de l'autre côté, une fois qu'on a traversé la frontière, qu'on est arrivé en France, dire pour les mêmes Kurdes, ce sont des terroristes.
Je suis désolé. Donc euh dans ce cas-là, vous avez euh collaboration avec les terroristes. Je dirai ça dans ce cas-là, je ne suis pas une terroriste.
Je n'ai jamais fait de mal à personne. Mais je dis que les Kurdes ont été contraints de prendre les armes contre une armée régulière. Ils n'ont jamais viré visé les civils.
Ni ici personne ne peut dire en Europe que les Kurdes ont visé quoi que ce soit ou mener une acte terroriste ou violente contre qui que ce soit. De quel droit la France qualifie les Kurdes du PK terroristes alors qu'ils ont jamais commis le moindre acte en France en Europe ? De quel droit ?
Parce que la Turquie a demandé. La Turquie est un état terroriste qui condamne ses citoyens, qui les empêche de s'exprimer, qui les enferme dans les prisons, qui les pousse à quitter le pays parce qu'ils ne pensent pas pareil que le président. Là, c'est un état terroriste.
Quand est-ce qu'on va on va décider que la Turquie est un danger non seulement pour les citoyens de Turquie, tous les citoyens de Turquie parce que ceux les pro Erdogan, ils sont en train de s'envénumer le cerveau et les autres qui viennent en Europe après, non seulement ils viennent là, on leur donne pas l'asile, mais ils sont en train de mourir euh dans les embarcations de fortune. Jusqu'à quand on va laisser faire ça ? Le terroriste est là-bas.
Nous ici, que ce soit ici, que ce soit en Turquie, en Syrie, en Irak, en Iran, nous sommes dans notre plein droit de vouloir vivre dignement dans notre langue, dans notre identité, sur les terres de nos ancêtres. Moi, j'ai des amis qui sont décédés mais les corps n'ont pas pu être amenés en Turquie parce qu'ils étaient réfugiés politiques et la Turquie refusé alors que c'était leur ultime demande ultime demande d'être enterré sur la terre de leurs parents. Faut arrêter de dire non, il y a une volonté d'écraser tout et comme vous l' dit tout à l'heure effectivement alors pour finir vraiment comment au niveau parisien le CDKF a repris un peu la vie militante ?
Est-ce qu'il y a des dates, des prochains rendez-vous, des projets ? Bien sûr, nous avons nous avons jamais cessé d'ailleurs, hein. Nous avons continué à mener des activités pour euh commémorer d'abord nos trois amé qui ont été tués pour expliquer que surtout Evine Goi de son vrai nom Eminakara qui était une pionnière de la lutte des femmes kurdes.
C'était une commandante qui avait combattu à Raka notamment avec les Arabes hein qui on a eu 2000 des nôtres qui sont morts là-bas à Raka qui étaassiné du coup voilà qui a été assassiné au CDK le 23 décembre après un refus d'ailleurs de ses papiers. Oui, elle a eu un demande sa demande d'asile rejetée par l'OFPRA et par la commission du droit d'asile. Donc ça aussi ça pose ça nous amène à nous poser des questions.
Et nous avons en particulier mené malgré cette souffrance mené la grande manifestation des 10 ans de l'assassinat des trois militants de cur de 2013 Sakin Jens Fidan la chaise en janvier d'une vous avez vu vous-même c'était une manifestation vraiment très digne et extrêmement euh avec beaucoup de participants et nous avons continué avec divers activités et Malheureusement, depuis le 6 février, nous travaillons d'arrache-pied pour euh le Rogsor, pour les associations, pour pouvoir récolter des dons, pour pouvoir envoyer des vivres, des radiateurs, des euh des tentes d'hiver parce que je répète, c'est il neige là-bas, il fait extrêmement froid, hein, on arrive jusqu'à - 15 - 20 dans la nuit pour que ces gens-là puissent puissent surmonter surmonter surmonter le froid et l'abandon de l'État. Donc euh nous continuons, nous aurons nous allons fêter euh euh le nouvel Ancur le 19 euh mars. Hm euh peu importe, ça sera Villier Lebel.
Peu importe, même si la souffrance nous fait mal, peut-être que ça sera pas une fête grandiose comme nous le faisons tous les ans avec tous les victimes euh que nous avons là. Mais nous allons voilà, mais nous nous voulons tout de même euh célébrer euh euh la journée internationale des femmes le 8 mars, le 21 mars, enfin le 19 mars pour le 21 mars et continuer ainsi les activités car euh nous disons que malgré tout ce qui nous arrive, euh la résistance c'est la meilleure chose, la meilleure réponse qu'on puisse donner aussi bien aux catastrophes naturelles qu'aux catastrophes politiques. Merci beaucoup Berry Firat d'avoir été avec moi avec nous ce soir avec grand plaisir.
Je rappelle que vous êtes porte-parole des relations extérieures du CDK du conseil démocratique CDE en France à Paris. Alors à bientôt bien évidemment et quant à vous là chez vous merci d'avoir suivi l'émission ce soir. C'est maintenant à vous de jouer.
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