JUGE D’INSTRUCTION MYTHIQUE EN BELGIQUE : COMMENT ANNE GRUWEZ CHOQUE LES PLUS GRANDS CRIMINELS ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
juge d'instruction, c'est le chef. Le chef, c'est qui ? C'est moi.
Pas compliqué. D'accord. La mort ne me fait pas peur.
C'est des gens normaux qui tue genre physiquement au fond. Ça aurait pu être fou. Il ouvre le gros conongélateur et deux cadavres tête pêche.
La vieille dame était dans le frigo du dessus enfin était morte. On a emmené le bloc de glace à la morgue et on a attendu 48h. Ça décongèle.
Et quand il vient de tuer sa femme, vous êtes pas plus dur avec lui ? Moi je la connaissais pas sa femme. On a essayé de mettre le feu c'est ça à votre bureau ?
Non on n pas essayé, on a mis le feu. Ça c'est un chouette moment hein. Vous êtes complètement ravagé hein.
Qui moi ? Mais oui. Parfois vous trouviez normal que des gens tuent d'autres.
Oui. [Musique] Bonjour tout le monde et bienvenue sur légende. Aujourd'hui, notre invité c'est Anne Gruet qui est juge d'instruction qui a participé pendant près de 30 ans à l'émission Stripti.
Je sais pas si vous rappelez en suivez des inconnus. Elle va nous raconter toutes les affaires qu'elle a vécu en Belgique avec notamment la découverte de trois femmes dans un congélateur d'un restaurant familial. Elle va nous raconter toutes ces histoires-là.
C'est assez incroyable. Elle parle très rarement en interview. Euh et avant de commencer, je voulais remercier notre partenaire, c'est s'investir de Mathieu Louvé qui est un cabinet de conseil en investissement qui permet de donner donc des conseils mais qui est aussi une chaîne YouTube.
Il y a pas mal de vidéos sur comment gérer son argent et aussi des formations. Il explique aussi comment si on reçoit ou si on lue un héritage, comment faire pour que ça se passe au mieux pour éviter de payer un maximum d'impôts toujours dans la légalité. Mais comment faire pour gérer au mieux tout son argent ?
Je vous mets dans la description le lien si vous voulez aller retrouver l'émission de Mathieu Louvet qu'on a reçu il y a quelques temps justement, celui qui a créé s'investir et je vous mets les lien pour directement retrouver le cabinet s'investir dans la description. En tout cas, merci d'être de plus en plus nombreux chaque semaine, tous les mercredis, vendredi et dimanche sur les gendes. On vous met trois interviews documentaires.
Hésitez pas à vous abonner avant de commencer à notre chaîne YouTube si vous voulez bien, à liker la vidéo, à mettre un petit commentaire, à mettre la petite cloche pour être au courant des prochaines sorties. Et on est en podcast audio sur Spotify sur 10h sur Apple Podcast, Amazon Podcast. On vous met le son des interviews si vous nous écoutez en faisant du sport, en faisant autre chose, en travaillant ou dans le lit aussi.
En tout cas, merci de faire de légend premier podcast de France et c'est parti avec Anne Gruet, la juge d'instruction qui était dans Striptis sur les gens. On y va. Bonjour, je suis Anne Gruet et j'ai très exactement le temps de vous raconter qui je suis, comment je pense et ce que sont 30 ans et 3 mois à l'instruction en Belgique où nous sommes à la fois enquêteur et juges. [Musique] Voilà.
Merci Anne. Je vous reprends le clap. Anne, vous étiez juge d'instruction.
Vous avez fait 30 ans, 3 mois. Vous êtes toujours un peu juge d'instruction. On vous a découvert si vous avez vu l'émission Stripties à l'époque où on suivait des gens sur le temps long et que personne qui animait.
Il y avait juste une caméra qui était posé qui suivait des profils et on vous a vu parfois malmener des gens qui étaient condamnés. Vous les secouez un peu. C'était ça qui était drôle un petit peu.
Jamais personne. Jamais personne. Le secouement ne peut être qu'imaginaire.
C'est les gens qui s'imaginent qui sont secoués. Anne, c'était juge d'introduction vraiment. C'est un personnage voilà qui a été très suivi pendant pendant des années va revenir vous qui est sur TikTok.
Vous êtes sur TikTok ? Ouais, tout à fait. Il y a des morceaux de films qui sont sur TikTok et j'ai appris parce que moi personnellement je regarde pas.
C'est 69 ans aujourd'hui ? Vous avez on va parler de plein d'histoires aujourd'hui. Non, depuis un mois.
Depuis un mois ? Bah vous me dites 69 ans aujourd'hui. Non, depuis un mois.
Vous avez vous avez retrouvé en parler trois femmes congées dans les frigos d'un restaurant. Euh travaillé sur des féminicides, des crimes familiaux comme celui d'une mère qui a tué un enfant. On va raconter un petit peu ses histoires, ses anecdotes, ces parcours de vie que vous avez croisé aussi qui sont hyper durs et difficiles.
Il y a eu un incendie volontaire. Don vous avez été victimes, vous avez jamais su qui c'était. On en parlera aussi tout à l'heure.
Euh et vous avez tenté de résoudre, c'était assez récemment d'ailleurs, un col case sur le meurtre de je crois que c'était deux prostituées dans les années 90 à l'époque. Euh vous nous raconterez juste, vous avez été suivi, on en parlait avant par l'émission Stripties qui a été créée en 1985 à l'époque, qui s'est arrêté en version télé après un peu plus tard, qui a continué en version documentaire aussi. Comment vous vous retrouvez avec des caméras de télévision ?
C'est un vrai sujet aujourd'hui. Ça serait interdit en France de filmer quelqu'un qui est condamné, qui arrive devant sa juge d'instruction en mode émission de télé. Comment vous avez eu euh l'opportunité de participer à cette émission et comment ils ont eu le droit de filmer ?
Alors, c'est une longue histoire. Donc en fait, la Belgique a pris l'habitude à la fin des années 90 de stimuler le public par l'intermédiaire de la télévision pour obtenir des témoignages sur certaines affaires qui étaient des affaires anciennes ou qui étaient des affaires récentes mais à propos desquelles on avait besoin de témoignage. J'ai j'ai eu d'ailleurs euh une affaire comme ça fin des années 90 près de 2000 où on a par cette émission sollicité des témoignages qu'on qu'on a eu ou pas eu mais enfin ça ça émoustillait les gens et ça éveillait leur intérêt.
Et puis alors donc il y avait une porte d'entrée pour les caméras de télévision et c'est à ce moment-là que Jean Libont et Yvinan ont imaginé de demander aux autorités judiciaires, c'est-à-dire procureur général, procureur du roi, enfin de la République chez vous, euh président du tribunal et président de la cour d'appel, les autorisations nécessaires pour pouvoir filmer une enquête à l'instruction. Et donc ça s'appelle aujourd'hui poulet frites et c'est l'histoire d'une enquête qui a été mené crevante. C'est un je me souviens c'était en 2002 30 novembre 2002 c'était un samedi.
J'étais à mon bureau, j'étais de service, j'étais un des targets possibles pour la télévision et on me téléphone vers 10h du matin pour me dire qu'il y a le cadavre d'une dame qui est égorgée. Égorgement, c'est le sourire cabille, vous voyez à peu près ce que c'est. enfin qu'on appelle communément comme ça.
Et euh donc cette dame était dans son appartement et puis elle Mais je vais pas vous dévoiler le film, vous avez qu'à regarder hein. Et puis alors je suis arrivée, il faisait froid, il faisait froid, il faisait moche, je suis arrivée. Mais là, vous arrivez, c'est une vraie histoire.
C'est que pourquoi les poulets frites ? J'ai pas compris le rapport. Ah d'accord.
Non, je vous ai donc en fait il en est sorti donc la télévision stripties a eu l'occas a eu l'opportunité de filmer la RTBF je crois je sais pas si c'était déjà stripti a eu l'occasion de filmer une enquête judiciaire Oui. Les autorités judiciaires, c'est pas moi, ont marqué leur accord et ça devait être une amie à moi mais qui elle est partie de la justice. tomber sur moi.
Donc pour autant que ce soit moi le juge d'instruction, on pouvait filmer l'enquête. Les pauvres, ils savaient pas ce qu'il faisait. On pouvait filmer l'enquête.
Et donc je suis le 30 novembre 2002, on me téléphone pour dire qu'il y a une affaire euh de censé être rue du trône. Voilà. C'est c'est pas une émission de télé, c'est une affaire, c'est un vrai meurtre quoi.
Bah oui. Qu'est-ce que vous croyez ? Je passe pas mon temps devant la télévision à regarder des trucs que je connais dans la vie courante.
Ça ça me paraît évident si c'est pour enfin vous on voit pas ça. Vous avez déjà vu beaucoup de tailleurs sur mesure qui regardent comment on coupe des tissus à la télévision. vous donc on vous appelle on vous dit oui on m'appelle et on me dit voilà il faut descendre les descentes de juges d'instruction étant souvent à l'étage.
Un juge d'instruction pour bien comprendre excusez-moi ça va aussi sur les scènes de crime. Alors c'est vous ça va certainement sur les scènes de crime. Ça va toujours.
C'est pas que recevoir des gens dans un bureau. Non mais c'est important parce que tout le monde connaît pas le métier de jug. Non non non.
Le métier de juge d'instruction en Belgique, c'est aller sur les scènes de crime. Donc se retrouver là, regarder donc la première chose, enfin ça c'est moi la première. Donc là, j'ai madame la dame qui est égorgée dans son appartement, un tout petit appartement.
Enfin, c'est-à-dire que il y avait tout de suite une espèce de salon salle à manger, chambre à coucher, à côté une espèce de salle de bain, cuisine. Donc c'était vraiment minuscule et ça sur plusieurs étages. D'accord ?
Elle git dans son sang parce que vous pensez bien qu'un égorgement, ça en jette partout. Dans le cœur, vous avez 5 L de sang. Donc, il y a 5 L de sang au sol.
Pratiquement, vous mourez vide. Ouais, on se vide. Ah ben ça, excusez-moi, mais les fermiers me comprendront assez facilement.
Et euh d'abord 1, on m'avertit à 10h du matin. Bien. Et puis donc à 10h du matin, je prends les premiers renseignements, mais on me dit il faut pas encore descendre parce que vous avez d'abord le laboratoire qui doit passer, le laboratoire de police technique et scientifique qui va forcément recueillir tous les indices qu'il y a moyen.
Et ils arrivent généralement avec le médecin légiste, je crois que vous en connaissez un en Belgique, Boxo, c'est le seul que vous connaissiez. Il y en a d'autres. Il y en avait d'autres.
Et donc le médecin légiste et le laboratoire de police technique scientifique descendent sur les lieux l'un pour voir l'état du cadavre, les autres pour recueillir les empreintes génétiques, les empreintes, les empreintes digitales et tout ce qu'il y a moyen, les fibres, tous les indices matériels qui sont étrangers à l'appartement dans son état normal et qui peuvent témoigner de la scène de crime. C'est une fille plutôt jeune qui a été égorgée. C'est quoi le profil ?
Euh le profil c'est une c'est une dame qui a des enfants, qui a deux enfants dont les dessins sont sur les murs euh qui mène une vie un peu de bohème et un peu de rêve fantastique. Voilà, avec ça vous savez à peu près marié. Elle est mariée ?
Non, il y a un géniteur des enfants bien sûr, mais dont elle est séparée. D'accord. Voilà.
Alors, elle vit seule là. Elle a bien un copain qui habite au-dessus mais elle vit seule dans cette espèce de demi-appartement. Bien.
Donc, elle est allongée, baignant dans son sang comme on dit. Et puis la première chose que vous faites quand vous arrivez sur les lieux d'un crime pour le juge d'instruction qui va en fait tout gérer, c'est le juge d'instruction qui va recevoir l'ensemble des renseignements qui peuvent être donnés. Le boulot du médecin légiste, j'en profite pour le lui expliquer.
Le boulot du médecin légiste, c'est très bien mais il est très ciblé. Donc c'est l'état du cadavre, ce que le cadavre peut apporter comme renseignement. Mais ce n'est pas euh la découverte du criminel, c'est éventuellement la reconstitution des gestes criminel par la suite, mais ce n'est pas c'est un tout petit morceau de juge c'est l'élément central finalement.
Juge d'instruction, c'est le chef. Ouis, il faut récupérer un peu le chef c'est qui ? C'est moi.
Pas compliqué. D'accord. Et donc tout le monde doit le savoir et puis c'est tout et tout le monde le sait.
C'est à vous qu'on fait rapport. Donc j'en suis à ma madame égorgée. Je fais le tour de l'appartement et puis comme l'enseignait Frédéric Bomblette, je me penche sur le cadavre pour le faire.
Et ça c'est quelque chose de terriblement important. C'est-à-dire, vous devez avoir à mon sens un contact avec la personne décédée pour qu'il y ait un lien entre celui qui cherche, celui qui a fait ça ou celle qui a fait ça. Donc il faut regarder, faut bien voir et je la vois encore, elle était touchée. qui avait une trace de semelle sur son corps et c'était il y a 23 ans, il faisait froid et finalement c'était elle était belle, elle était belle comme une madonne qui est noyée dans le rouge.
Voilà. Et donc pendant la journée, en fait ce qui s'est passé c'est que je suis descendu au premier étage à 5h du soir. D'accord. et je savais le crime depuis 10h du matin.
Donc à ce moment-là, on est en 2002, tous les computres d'analyse téléphonique n'existait pas et moi je recherche tout. Je tourne autour de son GSM pendant des heures du GSM de la madame et c'est grâce à l'analyse téléphonique qu'on a trouvé qui était l'auteur. C'était qui alors ?
C'est un type qu'on a jamais retrouvé. On a trouvé qui c'était mais lui on l'a jamais retrouvé. Il s'est enfui.
Oui. Incroyable. Il y en a beaucoup des gens qui s'enfuit qu'on retrouve pas.
Mais c'est-à-dire forcément pour les crimes qui n'ont pas de mobile particulier. Là effectivement vous avez un risque que les gens s'enfuent. Pour les crimes qui ont un mobile ou qui sont intrafamiliaux, ben la personne reste d'habitude et essaie de maquiller le crime.
Là, il y avait pas de mobile là, on ne sait pas pourquoi il a fait ça. Il était fou. Ah oui, ça, il y a un certain nombre de tapés qui court et cetera.
C'était pas un ex- copain, ça va rien à voir. C'était son de l'heure de stupéfiant. Voilà.
Et c'était un de stupéfiant. qui était en séjour illégale et qui cherchait manifestement à épouser quelqu'un pour pouvoir avoir et rester en Belgique. Voilà, un mariage blanc.
Oui, enfin là, ça été un mariage rouge et jamais arrêté du coup. Non, il a dû mourir quelque part, je sais pas parce qu'il était pas bien. Ah, il était malade non.
Oui, c'est ça. Il avait une fiche de maladie. Oui oui oui.
Quelle était votre première affaire, votre vraiment votre premier cadavre où vous arrivez face à la mort pour la première fois ? Non, je n'arrive pas face à la mort pour la première fois. Ça c'est une chose et c'est important à savoir parce que ça permet d'expliquer que je reste de marbre.
Point terminé. La mort ne me fait pas peur depuis le début. Depuis le début ?
Non. Depuis Depuis toujours. Pas depuis le début de quoi ? depuis le début depuis toujours.
Non, la mort ne me fait pas peur mais depuis très longtemps. Et ici je me suis retrouvé, bon j'ai c elle était propre hein, ça il faut bien le dire. Pas beaucoup saigné pour cause, elle avait été étranglée.
Je vous explique, on m'invite à venir. Les policiers ils savent que c'est mon premier cadavre. Évidemment, ils se frottent les mains.
Ça tu as vu tiens ? il se frottent les mains et donc ce qu'il font comme ils font toujours avec un nouveau juge d'instruction spécialement si c'est une femme il masque le cadavre comme elle était sur son lit dans la pièce avant il ferme la porte de la pièce avant pour quand j'arrive dans un geste terriblement galant mais qui est une galanterie trompeuse une [ __ ] de galanterie il m'ouvre la porte pour que je sois né à ne avec le cadavre, ce qui se fait parce que la pièce était pas très grande et cetera. Je suis pas tombée dessus mais presque.
Bon, je déjà une fois, j'ai une fois marché sur un et puis alors donc la madame était étendue, je me souviens bien, c'est c'est marrant il y a longtemps longtemps mais je me souviendrai toujours, elle avait un petit ruban orange autour du cou qui l'avait étranglé enfin avec lequel on l'avait étranglé. Qu'est-ce qui se passe en cas d'étranglement ? La langue sort de la bouche, elle devient protru comme on dit et en sortant de la bouche, elle emporte le euh le le dentier le dentier supérieur.
Et puis alors, on lui avait donné des coups de marteau sur le crâne pour faire bonne mesure pour être sûr. Mais bon, elle était morte au moment des coups de marteau. Je vous je vous rassure tout de suite.
Sinon, on aurait eu des projections de sang partout. Et ça bon quand on reloue l'appartement il faut les repeindre. Pourquoi il il la personne l'a tué cette dame ?
En pouvait plus. On peut comprendre il y a un âge où on nen peut plus. Il était sympa hein le monsieur.
Mais c'est vrai la madame elle avait la maladie de crône. Si vous connaissez c'est un rétrécissement intestinal qui fait à la fois souffrir et à la fois des problèmes. Et lui il était tout mignon.
Bon, là-dessus, je l'emmène, je le fous en tôle. Forcément, tout 70 ans qu'il est euh bon, on ne tue pas. Bon, il met dans un sac alors trois pots de confiture, il ouvre les armoires, il vérifie le sucre.
J'aurais besoin comme quand vous partez en en caravane quelque part, quoi. C'était c'était pour mourir de rire. qu'on a dû lui dire arrête tu pourras pas rentrer tout ça en vouz ramener Ah ouais mais vous donc vous étiez avec ce monsieur donc vous donc c'était l'amant du coup de la femme le compagnon hein le compagnon il vivait avec elle donc oui c'est plus son amant là c'est elle n'avait pas de mari non donc c'est oui c'est son chéri quo oui voilà et donc il quand vous l'arrêtez il dit c'est moi tout de suite il essaie pas de c'est lui qui a téléphoné à la police pour dire je viens de tuer madame à telle adresse ça arrive fr il ressemblait à quoi le monsieur c'est c'est des gens gens normaux qui tuent genre physiquement vous les voyez ils ont au fond ça aurait pu être vous évidemment que c'est des gens normaux c'est des il était charmant je me souviens pas de tueurs quoi je veux dire il y a pas de mais il y a pas de profil l'homme broseau vous connaissez l'homme broseau alors l'homme broseau c'est celui qui il y a 200 ans environ a fait un tableau le profil des des profils de tueurs les humains.
Donc quand on a un front comme ça, des yeux comme ça et cetera et cetera, l'ombreau louv aller regarder, ça n'existe pas. C'est des gens qui ont des têtes. Par exemple, il a une tête de gentil.
Tout à fait. Attendez, est-ce que j'en ai ? Il faudrait que je réfléchisse mais sauf erreur de ma part, je ne vois pas que j'en vois beaucoup devant moi des tueurs mais je n'en vois pas enfin des gens qui ont tué mais j'en vois pas comme ça qu'il y a une tête de méchant c'est fou qu' a une tête où on se dit c'est une tête de tueur non donc lui plutôt sympa ça qui un petit vieux quoi. petit vieux et donc il va dans ça vous lui dites voilà vous allez être il en avait marre il l'a tué vous lui mettez des menottes ou même pas comme il s'est déclaré mais pas de menot à à des gens comme vous savez j'ai déjà fait des reconstitutions sans menotes he vous mettez pas je dis vous bougez pas et le type il bouge pas hein et vous lui passez un faux marteau dans la main pour les reconstitution oui ça de toute façon c'est des trucs en mousse he ah ouais e oh quand même.
Oui oui oui. C'est pas moi qui suis responsable. Moi je lui donnerai un vrai marteau.
Ben de toute façon non, on va pas commencer si j'avais un marteau. Donc et donc le le monsieur vous explique et donc bah il vous suit en prison. Il sait qu'il va y aller.
Mais oui mais les gens sont et c'est-à-dire je représente à ce moment-là l'autorité. Donc pas question de me tutoyer ou de me dire non je représente l'autorité, je vous faites il fait et puis on discute pas. Si vous voulez, je vous en raconte d'autres où je dis vous faites, ils font et on discute pas.
Et là et là il vous dit je vais préparer ma valise pour partir. Au moment de la reconstitution, il prend un sac, il avait déjà passé une dizaine de jours en prison ne pu voir toutes les privations que ça supposait. Donc retour chez lui, il dit "Je peux emmener quelques trucs." Ah bah je dis "Oui, il y a pas de problème hein." Et donc il sort de l'armoire, les pots de confiture, les pots de miel, les pots de sucre, le beurre et cetera.
Enfin, tout le petit nécessaire quand vous partez. Il doit être mort aujourd'hui hein. Il y a 30 ans, il avait 70 ans ou et quand il vient de tuer sa femme, vous êtes pas plus dur plus dur avec lui ?
Pourquoi ? Bah quand ils ont fait quelque chose d'horrible comme ça, c'est pas difficile parfois de Moi, je la connaissais pas sa femme, hein. Non, mais ouais.
Ben, attendez, est-ce que est-ce que c'est pas dur quand vous voyez quelqu'un qui a tué un enfant, qui a tué des trucs comme ça, des enfin des des jeunes enfin ou qui peuvent vous toucher, il y a des fois vous devez pas avoir envie d'être sympa avec la personne. Non, il y a pas des fois où je pas non pas je ne suis pas correcte toujours. Ne jamais être incorrecte ou mépriser quelqu'un.
Jamais. Et donc aujourd'hui, donc je passe à 30 ans plus tard et je dis aujourd'hui, je fais par exemple la marude dans les rues et cetera. Et donc c'était mignon parce que hier je rencontre un ancien client qui vient à la soupe populaire.
En ancien client, c'est un ancien condamné. Oui. Et euh et donc il me dit "En tous les cas, vous avez toujours été correct avec moi.
Curcté sympa. J'y tiens beaucoup. Alors pour reprendre votre pour reprendre votre vie, votre parcours.
Oui. Votre papa était cardiologue. Oui.
Un de vos arrière grand-père était le dernier recteur francophone de l'université de Gan et un autre a été procureur du roi. Donc venait d'un milieu plutôt vous bourgeois plutôt privilégié. Ma mère venait d'un milieu bourgeois plutôt privilégié.
Oui. Et vous dites vous étiez une enfance sage, vous n'aviez pas le choix à l'époque. C'est éducation stricte.
C'est important pour comprendre le parcours si vous étiez dans une éducation plutôt carrée, bourgeoise, catholique, un peu libertin mais mal enfin libertin avec un esprit peut-être un peu mon père surtout un esprit un peu différent parce que quand vous côtoyez la mort des gens et un cardiologue, c'est pas un dermatologue. Le dermatologue, bon, il voit des mélanomes et cetera, on est d'accord, mais normalement, c'est principalement les rides et les tâches de beauté. Un cardiologue, c'est dire "Et madame là, on va la nourrir à la cuillère à l'époque.
Nourrir à la cuillère voulait dire on ne sait plus rien faire, elle va mourir." Vous avez un rapport particulier avec les animaux ? C'était un rat ?
Mais depuis tout petit, mon père il avait quand on a quand on était tout petit, c'était on avait 6 ans ou un truc comme ça, mon père élevait des poussins dans l'appartement et alors à 5h du soir, on ouvrait la cage et les poussins couraient partout pour se dégourdir les jambes. Et puis moi, j'ai eu un rat, mais j'ai eu plein d'autres trucs et j'ai eu un rat qui s'est appelé Krakinette et qu'on voit dans le film ni juge ni soumise. Exement.
Donc comme il est venu en pension chez moi pour les vacances et vous voyez comment ça se passe he ? Il est en pension chez moi pour les vacances. Et donc comme vous en parliez, vous expliquez que vous l'avez fait euthanasier ou c'est pleuré comme une comme une madeleine.
Vous avez vous avez dit quelque chose d'assez fou. Vous avez dit "J'ai été plus touché par la mort de ce rat que par la mort de votre père." C'est pas pas touché n'est pas tout à fait vrai.
J'ai plus pleuré. sur ce rat que sur mon père. Pourquoi ?
Parce que le rat, c'est moi qui ai décidé de de le faire éthanasié. Donc j'étais responsable de la mort du rat. C'est très difficile de faire euthanasier un animal ou un être humain qui n'est pas capable de s'exprimer au moment qui a beau avoir demandé qu'on est d'accord pour dire que c'est plus possible et cetera, mais euh qui qui n'a pas pu communiquer son souhait.
D'accord, c'est beaucoup plus difficile. Enfin, j'ai un peu réfléchi sur la question après la mort du rat. Mon père est mort 8 ou 15 jours après, mais ça c'était une fin de vie normale.
Il avait 90 ans. Euh, on avait fait un opentou. Alors, un opentou en Belgique, c'est le fait d'ouvrir le corps et de le refermer en ayant constaté qu'on savait rien faire.
Et en fait, ça vient du flamand open and ouvrir et fermer. On jette un coup d'œil, on dit ça vaut pas la peine et on referme. Pour comprendre le parcours à 18 ans, vous allez prendre une sc électrique.
Oui. Et vous allez malheureusement vous emputez des quatre doigts de la main droite. Comment ça s'est passé ?
Comment ça s'est passé ? Oui. Vous faisiez du bricolage ou vous c'est quelqu'un qui vous passe une sc non.
C'était dans un atelier de fabrication d'armoire en bois avant euh à vendre au profit des handicapés. Ouais. C'est beau la solidarité, hein.
Et donc le le type le type qui gérait ça, il y avait aucune précaution qui était prise et dont les silles circulaires étaient à nu. Il y avait pas de protection. Maintenant, il y en a des protections.
Il y a un truc en tout ça est obligé. Non, il y avait rien. La scie était à nu.
Et donc vous faisiez passer des planches comme ça et puis c'est vite fait. Oh la vache ! Oui.
À 18 ans. Oui, tout juste. Vous sentez tout de suite que ça a coupé ou il y a une seconde vous sentez ?
Non, vous le savez tout de suite que c'est foutu, hein. Enfin, moi en tous les cas, mais je crois que n'importe qui vous avez conscience de votre corps, vous savez tout de suite que c'est foutu. C'était pas rattrapable à l'époque, il y a pas de de greffe.
On peut pas regreffer. Si si, on m'en a regreffé deux mais je les ai vu mourir. Oui, vous les voyez, c'est la nécrose.
La nécrose commence par les plus petits vaisseaux, c'est-à-dire le bout des doigts et le bout des orteils. J'ai eu un type comme ça, un client, enfin il était pas client, enfin il était mort quand il était client qui est arrivé et il avait c'était il s'est senti mal, il transportait une valise, il sort du train, il sent mal, on le conduit au à vieux type, on le conduit aux urgences à Saint-Pierre, on ouvre sa valise et on trouve 10 kg d'in ou de cocaïne. Cocaïne, je crois. 10 kg de cocaïne dans la valise.
Les types de Saint-Pierre, la clinique des urgences étaient fraîchement embêté évidemment. Et le type en fait il était diabétique je pense. Il s'est nécrosé donc il est mort il était noir partout.
Et vous vous avez vu vos doigts de noir. Ah oui oui. Devenir noir.
C'était un complexe quand vous étiez plus jeune. Pardon ? Quand on a 18 ans.
C'est un complexe après de au début est-ce que vous le cachiez ? C'est qu'il y en a qui parfois perdent un doigt ou quoi, cachent leurs mains, essayent de de le cacher un petit peu. Ah bah oui, au début, encore maintenant, je vais pas vous tendre la main droite, ça c'est sûr.
Vous serrez la main de la main gauche. Oui. Oui, il faut me comprendre.
Si je vous tends la main droite, la main gauche, vous allez peut-être pas me la serrer et je vais rester là comme ça bêtement et reprendre ma main, d'accord ? Mais si je vous tends la main droite, vous allez la serrer. Ça va vous faire un très drôle d'effet.
Enfin, d'après ce que les gens avec qui j'ai essayé m'ont dit, vous allez devenir juge d'instruction après. Alors, vous commencez votre car en comme avocate puis juriste conseillère pour le ministère de la défense en Belgique. Non, non, de l'intérieur.
De l'intérieur. Pas la même chose, hein. Euh, et c'est en 93 que vous allez devenir juge d'instruction.
Oui. Juste, est-ce qu'on peut expliquer un juge d'instruction, qu'est-ce que c'est exactement en une phrase pour essayer de comprendre le plus simplement possible ? En Belgique, ça n'est pas le cas.
En France, en Belgique, le juge d'instruction est à la fois juge et enquêteur. Donc, il est maigré. Et Salomon, c'est la phrase de Badinter qui est toujours valable en Belgique et qui a été scindé en France.
C'est quoi maigré Salomon ? Alors, maigré, tout le monde a déjà lu un nom, j'espère. Non, pas toujours.
Vous avez jamais lu un Mais si je tout le monde ne l'a pas fait, moi non plus. Ah bah, vous avez tort ceux qui l'ont pas fait. Ils doivent lire Simon.
C'est formidable. C'est un auteur belge de Liège qui écrit euh sur le commissaire maigret au quai des Orfèvres à Paris. Donc un commissaire français et qui écrit des enquêtes policières et c'est formidable mais il faut lire les maigrets et pas les autres bouquins.
Salomon c'est celui qui a voulu couper en deux un enfant pour le partager entre les deux femmes qui en réclamaient la maternité. Dans un podcast, vous avez dit qu'être juge d'instruction, c'était un peu psychopathe. Enfin, qu'il fallait être un peu psychopathe et un peu schizophrène en même temps.
Oui. Pourquoi ? Pourquoi ?
Parce que psychopathe pour rester calme et stoïque sans évonement. Sans Le psychopathe, vous y arrivez vraiment ? Le psychopathe est sans émotion.
Oui. Oui. Oui.
Bien sûr que j'y arrive. Et le schizophrène, c'est celui qui a deux mondes différents. Il y a une réalité et non réalité, mais enfin mettons un schizophrène à deux réalités.
C'est-à-dire, vous pouvez vous devez pouvoir quitter une scène de crime et passer immédiatement chez les pissiers pour acheter trois œufs. Au début de votre carrière, vous allez commencer par des affaires de divorce. Je crois que votre rôle c'était de savoir, c'est assez fou d'ailleurs, qui avait tort.
Tout à fait c'était le divorce les les possibilités de divorce exista encore pour donc il fallait prouver que monsieur ou madame était le provocateur de la rupture. D'accord. Et il y avait pour cela quand on savait pas prouvé par un flagrant d'élite d'adultère, je vous signale qu'on a énormément perdu avec la dépénalisation de l'adultère.
à l'adultère, ça c'était formidable. Au moins, on avait c'est c'est les flics étaient Je vous raconte sur l'adultère, d'accord ? Alors l'adultère, il c'était vraiment des sadiques hein.
Vous savez ce qu'il faisait les flics en hiver, vous avez vu le le film Un éléphant, ça trompe énormément. Non non euh je vous recommande, c'était ça. C'est-à-dire il frappait chez madame et enfin chez madame ou d'habitude chez donc c'était chez madame, il frappait chez madame.
Moi un amant jamais hier ver j'ai la pierre fendre hein. Il visitait, il y avait une terrasse à l'appartement, il visitait évidemment tout l'appartement en prenant bien leur temps avant d'ouvrir la porte de la terrasse pour dire à monsieur "En quel bar et surgelé vous pouvez rentrer monsieur ?" Et puis alors forcément la première question queon pose en Belgique c'est "Nous découvrons un homme nu dans l'armoire qui nous déclare "Je souhaite m'exprimer en français.
Parce que chez nous l'emploi des langues est terriblement est réglé comme sur du papier à musique. C'est terriblement strict et c'est ce qui fait que nous avons éventuellement des problèmes. Et donc la première chose à faire en justice c'est dire je souhaite m'exprimer en langue française ou il Netherlands.
Enfin ça vous faites un peu comme vous aviez un couple échangiste pour comment ça qui vous a marqué à l'époque quand vous vous occupiez des premières affaires c'est la première fois que je voyais ça quoi. Faut dire jeune peknude. J'étais là et puis alors il fallait poser donc il y avait le couple le couple qui divorçait madame monsieur leurs avocats respectifs mon greffier entraient comme témoin des couples avec lesquels ils avaient fait de l'échangisme.
Et vous vous recevez tout le monde parce qu'à l'époque c'était hors la loi non ? C'était un couple à la fois c'était dépénalisé enfin une personne un témoin à la fois. Quand vous disz que c'était dépénalisé, ça veut dire que à l'époque si vous trompiez votre femme ou votre mari vous aviez des problèmes avec la loi.
Gen c'était vraiment dans la loi quoi. Aujourd'hui c'est ah non mais là c'était pour prouver en fait leur problème à ce couple. Donc l'adultère est une chose ça c'est trouvant un homme nu derrière la vitre surgelée qui nous déclare que il parle en français.
Ça c'est l'adultère dont on où je vous dis j'ai eu un cas comme ça en matière d'adultère puis je termine mon histoire d'échanger. Donc à l'époque on appelait la police quand on avait un doute sur la fidélité de sa femme ou de son mari. Tout à fait.
C'est fou. Oui. C'est fou aujourd'hui de Mais j'ai eu un procès verbal de de de policier pardon pardon de policiers qui disait collons notre oreille à la porte et entendons distinctement le bruit du coï extraconjugal.
C'est quand même quel chose quoi des des fins auditeurs cela est des fins connaisseurs quoi le bruit du vous arrivez ce couple libert conjugal donc là-dessus je me retrouve comme juge à entendre ces couples échangistes enfin j'appelle pas ça du libertinage j'appelle ça plus et donc monsieur madame monsieur madame monsieur madame enfin il y avait comme ça une série de témoins qui attendaient et la question était de savoir qui était demandeur de l'échange isme. J'ai eu comme ça une madame témoin qui a expliqué que monsieur n'était plus disponible à partir de 5h du matin parce qu'il devait s'occuper de faire les croissants pour sa boulangerie et donc que c'était pas drôle mais que madame était toujours en forme. Ouais.
Bon on acte hein. Voilà. Mais c'était qui qui a gagné du coup là ?
Ah ben j'en sais rien. Ça ça va plus tard. Alors chez le juge qui a qui se penche sur la question pour savoir qu'est-ce qui est le plus grave de faire des croissants ou de continuer à baiser.
Un titre personnel à 5h du matin, je vous dis c'est les croissants. Et je crois que c'était un problème que monsieur n'avait plus d'érection. Je crois il y avait une histoire.
Ah bah oui oui forcément on peut pas faire les croissants et bander. Réfléchissez de cit quoi l'histoire de divorce que vous avez eu la plus improbable ? Est-ce que vous avez eu des raisons de divorce un peu un peu bizarre ?
Il y a des un monsieur qui part en voyage de noce avec sa mère, des choses qui arrivent. Bah oui, qu'est-ce forcément c'est comment je vous le raconterai si je l'avais pas vécu ? J'ai pas un esprit complètement fantasme.
Tu l'as ré tellement merveilleux. Ça vous a pas déréglé ? Ça vous a pas rendu fol de voir que vous dis réglé au départ.
Maman, vous enf vous avez vu quelqu'un se marier avec sa mère ? Non. Partir en voyage de no partir en voyage de noce avec sa mère.
Il n'a été condamné qu'une seule fois à mort. Donc écrit le procureur général avait écrit attendu que néanmoins, monsieur n'ayant été condamné qu'une seule fois à mort, il a droit à des circonstances atténuantes par lesquelles il est renvoyé devant le tribunal de directionnel. Pas mal, non ?
Vous allez voir pas mal d'affaires de de de féminicides. J'ai noté hein, selon l'observateur féministe des violences en 2024, là je parle pour la Belgique, euh il y a euh 21 euh féminicides qui ont été euh recensés, 136 en France la même année. Euh vous vous avez euh c'est des meurtres de femmes.
C'est des meurtres de femmes. Un feminicide, c'est un homme qui tue sa femme souvent ou son sa maîtresse. Oui.
Oui. Tout ça, on est bien d'accord. Tout ça, on est bien d'accord.
Mais c'est la définition du féminicide. en matière pénale est pratiquement impossible à donner, hein. C'est Est-ce que il y a déjà un suspect qui vous a marqué, un tueur qui a tué sa femme qui qui vous a marqué en arrivant dans votre bureau ?
Qui m'a marqué en arrivant ah quand je l'ai vu arriver ? Non, parce que là, je vais plutôt parler d'un suspect que quand je suis arrivée dans mon enfin que qui a voulu entrer dans mon bureau, enfin bref, je vous la raconte. Donc il il a été condamné à perpète et il est à perpétuité et il est mort hein.
Et donc il tu il a été condamné pour ceuxci. Il tue son beau-père en 1987 et c'est une affaire extraordinaire mais il faut absolument ici je vous la raconte en résumé mais je devrais l'analyser parce que je ne suis toujours pas compris. Il tue son beau-père en 87.
Il tue son beau-père en 85, pardon. Euh la sœur de sa femme et son mari en 87 et sa femme en 92. Il tue plein de gens de sa famille tous les 2 ans.
Ouais. Pourquoi ? Mais il se fait pas arrêter entre-temps avant.
Ah bah si. Non mais je ne sais pas. Il a probablement encore tué quelqu'un donc au début des années 80.
Je pense en France là, il y a pas de raison de vous en ayez pas un peu. Il avait déclaré la donc la disparition de sa femme dont soi-disant on avait retrouvé des traces au Maroc et cetera. Tout ça était faux.
Elle était tout simplement dans la meuse. Enfin, je dis, elle avait été retirée de la meuse et elle était sur une table d'autopsie et puis passer au cimetière de Belgrade. Je vous raconte pas quand on l'a expé hein parce alors on exume le corps pour savoir exactement de quoi elle était morte.
était morte d'un coup de feu dans le crâne. Et là, vous reconnaissez assez facilement, vous avez une euh donc une balle qui pénètre dans le crâne fait un trou à bout portant, fait à bout touchant, vous le voyez aussi, mais fait un trou qui s'appelle le trou de Kéole. Et c'est un trou en forme de serrure comme ça.
C'est assez intéressant quand vous reconstitu le trou d'entrée. Oui. Quand vous reconstituez le chose, le crâne, vous voyez assez bien.
Et en fait la balle dans le crâne souvent elle fait le tour du crâne, elle ne sort pas. Le crâne c'est dur, c'est une épaisseur comme ça la boîte crâne. Ouais, ça doit pas faire loin 7 mm.
Je sais pas, c'est à peu près comme ça. Ouais. Ouais.
Et parfois ça arrête la balle à l'intérieur. Oui. Parce que la balle si vous voulez euh voilà, elle perd sa force votre première et ça dépend quel calibre vous utilisez.
Évidemment, si vous prenez une calche, vous allez y avoir votre première grosse affaire criminelle. C'est l'affaire d'un restaurant qui s'appelle le Balbec. Ah, ça c'était passionnant.
Euh c'est un restaurant libanais si je dis pas de bêtises. Euh vous êtes appelé. Qu'est-ce qui va se passer là-bas au Balbec ?
Oui mais il se passe surtout que j'allais manger dans ce restaurant avant. Donc en fait c'est un restaurant à côté de chez moi. Enfin quelle ville ?
à côté à Bruxelles volué Saint-Lambert. Et donc ce restaurant était à deux pattes chez moi les deux frères libanais qui tenaient ce restaurant et dont l'aîné était l'aman de la vieille dame qui faisait la comptabilité du restaurant. D'accord.
Leur père est mort au Liban. Ils sont partis au Liban pour aller célébrer enfin comme il se doit le décès de leur père. Ils sont rentrés fous.
Donc ils sont partis, apparemment, ils étaient comme tout le monde. Ils étaient capables de cuisiner, de tenir un restaurant et cetera. Quand ils sont rentrés, ils mettaient des incantations partout dans la maison.
C'est les voisins qui entendaient ça. Ils ont sorti toutes les bouteilles, ça a pas été perdu pour tout le monde. Toutes les bouteilles de vin et d'alcool de la cave pour les mettre sur le trottoir et cetera.
Il y a eu un changement en fait quand ils sont allés dans le pays. Un aller-retour ils ont changé complet. Un aller-retour qui a duré quand même un mois.
Ouais. C'est pas si long hein. Non.
Et puis ils reviennent, ils sont quoi ? Ils sont devenus religieux. Il y a eu un Et on n pas le temps.
On ne sait pas parce qu'on n pas assez temps pour les analyser. est arrivé alors au restaurant un libanais normal apparemment, mais qui devait euh vous voyez avoir du sang plein la tête. Il y a des gens qui ont du sang plein la tête.
Les films de d'horreur où vous voyez des trips qui débordaient des trucs comme ça sont souvent faits pour des gens qui ont besoin de sortir le sang qui ont leur dans leur tête. et de le projeter sur la toile. D'accord ?
Lui, il a projeté le sang qu'il avait dans sa tête probablement sur les épouses des deux sur les Libanais, leurs deux épouses. D'accord ? Que les Libanais ont commencé à torturer.
Ils ont torturé leur femme. Oui. À eux.
Ah oui, ça oui. D'accord. C'est bizarre de torturer la personne qu'on aime euh que tous les deux au même moment ils se disent "Ah oui, tout ça s'est déroulé dans des scènes diaboliques auquel participait entre guillemets les enfants qui étaient confiés à la vieille dame.
Tout le monde habitait le même immeuble, d'accord ? Et le restaurant était en bas. Donc la vieille dame avait les enfants sous sa garde.
Eux torturaient leurs femmes euh dans le salon sous le regard du Libanais qui avait du sang plein la tête. Et puis tout ce petit monde est parti à fui en laissant les femmes sur place, les cadavres. Ett tant entendu qu'ils ont aussi tué la vieille dame.
Bien sûr. Bah ouais, ils ont supprime. Mais il pourquoi ils Pourquoi ils les ont tué ?
Mais ils étaient fous. Non mais une folie c'est tout seul là. Ils sont pleins.
Les enfants, ces enfants de quel âge ? Non, les enfants sont Ah non, les enfants ont ont juste rien à dire, hein. C'est euh "Tape ta mère attaché au radiateur, tape-li dessus et les enfants euh ils sont là euh sont effrayés, quoi." Mais donc c'est c'est le le l'autre Libanais plus les deux libanais de départ.
Oui. Les deux marques. Oui.
Qui vont qu'est-ce qu'ils vont faire à ces femmes ? Il des attaches au radiateur. Oui.
Ou il les pendent au lustre ou des trucs comme ça. On fait il les rasent, on fait sortir le diable quoi. Logique.
Mais parce qu' elle les avait trompé. Il y avait une histoire. Non, pas du tout.
Il y avait rien du tout. En tous les cas, j'en sais rien. Il y avait rien du tout.
Ils sont rentrés de de l'enterrement de leur père et ils ont commencé. Mais là où ça devient enfin où ça devient mettons hors du commun, c'est que forcément ils ont eu des problèmes avec la donc il ne payaient plus les taxes sécurité sociale et cetera. Donc s'est-il passé ?
Il y a un huissier de justice qui est arrivé à la porte pour saisir ce qu'il avait comme valeur dans l'immeuble puisqu'il ne payait pas leur dett à l'État. On entre avec un policier, un serrurier, luissier, sans mallette et cetera. Ils rentrent sans leur demander.
Ils sont pas là. Ils forcent la porte. Ouais, ils forc la porte, ils sont pas là.
Et donc ils sont partis. Et donc lui s rentre et se dit bon parfait, je commence par les les cuisines logique. Et donc il ouvre, il y avait des gros frigos forcément il ouvre un frigo qui était plein de nourriture, un frigo debout comme ça, plein de nourriture.
Il dit c'est plein, on va mettre tout ça dans le frigo bahu. Il ouvre le frigo bahu qui était plein de sauce frig. Un frigo, un frigo par terre que un congélateur, un gros congélateur, un gros congélateur.
Il ouvre le gros congélateur qui était plein aussi avec deux cadavres tête bêche, deux cadavres pour tête bêche et la vieille dame était dans le frigo du dessus, couché sur les euh sur les petites les petits apéraux. Enfin, elle était morte, je quoi. Et alors avec le problème c'est quand vous avez des cadavres surgelés, vous faites comment pour l'autopsie ?
Et donc, on a découpé le frigo, on a pris le bloc de glace, on a emmené le bloc de glace à la morgue et on a attendu 48 he Oh là là ! Que ça décongèle ! Ah bah on n'avait pas des des enfin je sais pas, vous aviez un four à micro-ondes qui pouvait euh contenir tout un bloc de 2 m sur un Vous avez su à la fin pourquoi ils avaient fait ça.
Enfin ils avaient fait ça. Non, ils étaient fous, je vous dis. Non mais il des fous.
Euh non, ils n'ont jamais donné. Il y en avait un, je le vois encore, il était devant moi, il faisait monter. Donc il faisait comme ça et le sontait ou descendait dans ses oreilles.
Pourquoi pas ? L'autre, il écrivait des sur le buvard des versets de je crois pas que c'était du Coran, des poèmes complètement complètement à la masse. Par contre, le troisième qui niait tous les fêtes euh et toute participation euh celui-là n'était pas fou.
Il y a une affaire de consanguinité dans ce dans ce procès. Il y a la consanguinité. Vous en aviez souvent des affaires de de consanguinité ?
Il y avait de la consangité dedans. Mais il y a un gros problème. Oui, ils avaient épousé leur cousines germaines et cetera et eux-mêmes étaient probablement consanguin.
Effectivement, on sait que la consanguinité entre les époux est très mauvaise pour la descendance, certainement quand elle dure depuis plusieurs générations. Mais la consanguinité se pratique dans des milieux qui veulent se perpétuer culturellement. Si vous avez un petit milieu qui veut se perpétuer perpétuer sa culture et sa civilisation, ils vont effectivement se marier entre eux, entre cousins germain, pas entre frères et sœurs parce que là le tabou existe partout, mais ils vont pour préserver leur manière de vivre.
Et ça c'est très embêtant pour pas diluer. Bah c'est le coup des pharaons qui épousaient leurs sœurs ou leurs filles. À l'époque ça se faisait.
Euh donc quoi qu'il y en a encore malheureusement des hommes qui croient que leur fille est leur meilleure épouse. Enfin ça s'appelle de la pédulie incestueuse. Il y a l'affaire du trou justement qui qui a changé la la justice en Belgique.
Vous le disiez. C'est c'est à peu près au même moment. C'est c'est je crois entre 95 96 en Belgique ça va se passer là.
Il a sep mineurs dont cinq qui sont décédés euh dont certaines des filles qui ont été retrouvées à la fin. On va pas rentrer détail, mais c'est surtout pour parler de la justice. Euh vous avez pas travaillé vous directement sur cette affaire-là pour le coup, mais vous dites que cette affaire a eu un gros impact sur la justice belge.
Ils ont fusionné à l'époque, il y avait la gendarmerie et la police en fait comme en France aujourd'hui et ils ont fusionné les deux. Tout à fait. Ce qui est pas nécessairement une très bonne idée à mon avis parce que vous n'avez plus de contrepouvoir à la police.
Quand vous avez la police d'un côté, la gendarmerie de l'autre, il y a rien à faire. Il faut une collaboration entre les deux, ça on est d'accord. Et dans l'affaire de Marc du Trou, il n'y a pas eu de il y a eu une concurrence entre les deux mais pas une collaboration.
Donner tout pouvoir à la police, bah c'est mettre toute la recherche judiciaire entre les mains de la police. C'est eux qui décident quelle force on met sur telle affaire criminelle. C'est mon opinion.
Alors, je vous donne par exemple une autre affaire. rigolo pour vous montrer le fonctionnement. Donc, je vous parlais de ce type qui avait tué son beau-père en 85, sa belle-sœur Beau-Frè 87 et femme en en 92.
D'accord. Première affaire, c'est un gendarme qui découvre le cadavre ou qui est appelé à découvrir le cadavre. Donc, c'est la gendarmerie qui va faire l'enquête judiciaire sur l'affaire.
Mon tueur, enfin celui qui a été condamné à perpétuité pour ces crimes, euh devient le meilleur, un très grand copain du chef de la gendarmerie. C'est c'est passionnant, hein. H Et puis alors, OK.
Et il aide à l'enquête. En 87, beau frère, belle-sœur, c'est un policier qui trouve et donc l'affaire est confiée à la police judiciaire et mon condamné à perpétuité devient un grand copain avec le chef de la cellule de la police judiciaire qui enquête sur les meurtres. Et puis en 92, nous n'avons qu'une disparition.
Et donc vous avez deux corps qui montent comme ça, enfin gendarmerie police où le type s'insère dans les deux pour manipuler l'enquête et où quand moi j'arrive à l'instruction dans le bureau en 93, on le le gendarme vient et me dit je le vois encore arriver. Moi j'étais là, il entre et il me dit "Madame, dans cette affaire là, une affaire, j'avais déjà regardé avec des cartons comme ça de tous les côtés. Et madame, dans cette affaire là euh il y a quelqu'un qui nous aide beaucoup, il est dans le couloir, il faudrait que vous le rencontriez et cetera." C'est vraiment quelqu'un de très bien qui nous aide pour dépatouiller cette affaire.
Moi je comprends rien. Quand je comprends pas, je me ferme comme une hîrein. Mais je dis non, on verra plus tard, je vais d'abord bien étillier le dossier et cetera.
Celui qu'il me présentait était le tueur. Mais donc ils ont tous été manipulés sans euh c'est c'est une ce type a réussi à manipuler tout le monde et à faire gober à faire gober l' vraisemblable. Oui, disait-il.
La mafia italienne est arrivée chez moi avec euh des petits bouts de caoutchou sur les doigts pour ne pas laisser d'empreinte. Des petits comme des dés à coudre en caoutchou. Attendez, il faut faut l'avaler quand même hein.
Il y a une histoire aussi. Vous arrivez, vous tombez un jour sur une dame qui est complètement écroulée sur sa table avec dans la salle à manger avec la jupe relevée. Vous savez pas si c'est ça peut être deux possibilités.
Ah, ça doit être la dame. Je me souviens ça. J'étais en train de regarder un film au cinéma avec un copain et on m'a sonné pour dire, j'étais de service.
On m'a sonné pour dire "Tu dois aller à telle adresse près de chez moi." Et euh donc j'ai été, le topin m'a déposé. Conclusion, j'ai jamais vu la fin du film mais enfin c'est pas enfin non mais c'est m' toujours foutu en rotte.
Donc je suis rentrée et la dame était effectivement une dame qui devait avoir un certain âge, mettons un peu plus jeune que ce que je ne suis actuellement, mais donc un certain âge, elle était par terre avec les jambes en dessous de la euh de la table basse et la jupe relevait et alors avec du papier toilette partout dans l'appartement et cetera. plein d'effécieux avant de m'intéresser au cadavres. Je regarde un peu partout et cetera.
Puis je regarde le cadavre. Puis arrive le médecin légiste, je me souviens bien de lui. Il avait aussi des gants roses, des gants de cuisine.
Il mettait des grandes cuisines qui fait comme ça. Alelisme. En fait ce qui se passe c'est la madame est écroulée.
Les écoulements de sell vous voyez ce que c'est des selles ou doigt j'ai expliqué ? Non, je ça va. Je sais ce que c'est que les selles d'accord de défécion.
Une un alcoolique, ça a des diarrées. Bah, on le sait le 1er janvier qu'on a trop bu, ça nous est tous arrivé une fois. Enfin, j'en sais rien mais un bon altque ça a dédié tout le temps.
Donc la madame pour éviter de ne salir de salir tous ses fauteuils ou de porter, elle porte du mile. Mais pour éviter tout ça, elle mettait du papier toilette à l'endroit où les diarrées étaient susceptibles de couler. D'accord ?
Par ailleurs, elle avait un tquel. Vous voyez ce que c'est hein ? Ça ressemble à une brosse à cabinet.
Pas compliqué. Bon, là-dessus, elle est dans son fauteuil, elle boit son dernier verre de Martini. Elle buvait du Martini, je vous raconte pas.
Elle meurt d'alcoolisme, d'un arrêt cardiaque dû à l'alcoolisme, ce qui peut arriver. D'accord. Mais le problème c'est que le corps et certainement quand on est mort, les sphinctères se relâchent.
Donc le corps coule. plus encore qu'elle habitude. Le chien sentant cette odeur sucrée s'est mise à la léchée et c'est ainsi que le la madame s'est retrouvée avec un cul comme un chouffleur.
C'était le chien qui était le coupable. L'histoire ne dit pas ce qu'il est advenu au chien. C'est pas chien qui était coupable, il a juste mangé de trucs.
Il l'a pas tué. recelle de cadavre à l'intérieur de lui-même, ça va chercher loin. Il a bouffé une partie du cadavre qui appartenait à la justice dès ce moment-là puisque le décès était suspect, c'est tout.
Vous faites un peu peur, moi ? Mais non, je fais pas peur, je vous dis la réalité. En 2021, donc là on parle d'une dame qui est décédée à cause de l'alcool justement.
En Belgique, c'est 4000 personnes qui seraient décédées en 2021 à cause de l'alcool. Oui, tout à fait. Ça m'étonne pas.
Rose a une ancienne médecin qui vous a dit un jour le manque d'alcool tue et l'excès de drogue tue. Le manque d'alcool tue et l'excès c'est l'overdose qui tue mais le manque d'alcool tue aussi. Donc moi, j'avais toujours une petite bouteille d'alcool dans mon bureau pour on ne sait jamais.
J'ai eu une fois, j'ais vous demandé est-ce qu'il y a déjà un drogué qui arrive, une personne qui prend de la drogue habituellement ou beaucoup d'alcool qui se retrouve devant vous parce qu'il a tué quelqu'un qui vous dit "J'aimerais bien un peu d'alcool et ou de la drogue et vous lui en donnez ?" Jamais j'ai pas enf si, j'ai ma petite bouteille pour les cas de nécessité. Et ça ça vous est déjà arrivé ?
Vous avez filé de l'alcool à des gens qu'on avait entre guillemets besoin ? Oui, bien sûr. Vous leur dit tiens, tu prends un verre mais tu me racontes la vérité.
Non, jamais. Je vous explique. D'abord un drogué, non, puisque vous mourrez d'overdose.
Donc, je vais pas aller donner de la drogue à un drogué qui en aurait besoin sous prétexte. C'est débile, je le tue. Bon, moi je suis pas là pour tuer les gens, hein.
Et puis alors euh le par contre Mandaltol, donc j'ai un type, il était là, qu'est-ce qu'il avait foutu ? Il avait dû faire un vol avec violence ou un truc pareil. Là-dessus, je décide de de le de le enfin de le [ __ ] en tôle, de l'envoyer en prison.
Et donc il me dit "Mais c'est il allait comme ça un intoxiqué à l'alt ah bien sûr. Il était je sais pas 9h30 du matin samedi ou un truc pareil. Je le racompagne au poste dans les cellules et je fais dégager son sac.
Dans son sac, il y a une bouteille de jean dont à 9h30 du matin, courage de ma part, je goûte un petit peu pour être sûr que c'est bien le jean espéré et donc je lui ai versé un tout petit verre. C'est une relation allouie. C'est une relation particulière.
On dirait que les gens qui viennent un couple aussi, on va parler des des histoires de couple un peu étonnantes. On va parler des voisins aussi, les voisins qui s'entretuent, ça arrive aussi pour des conneries souvent. Euh là vous le plus dangereux hein, les troubles de voisinage, c'est euh le le délit, le crime ou en tous les cas comme vous voulez le l'infraction la plus grave.
Ah oui ou où ça dégénère le vite. Ah pourquoi ? Parce que vous savez pas y échapper.
En fait le problème c'est que vous devez abandonner trop de choses. Vous devez quitter chez vous pour échapper au trouble de voisinage qui vous rend fou. Mais ça ne se résout par le déménagement d'un des deux protagonistes.
Vous avez des des n raconter une affaire de voisin où ça dégénère pour vraiment absolument rien ? Ben oui. Bon, on a la bonne femme qui choisissait le moment où l'autre prenait son bain de soleil pour arroser ses plantes, ce qui est pas très drôle.
Oh, j'ai une bagarre de quartier. Elle était formidable celle-là. Je me souviens Rud Menin et c'était le clan, c'était vraiment le le clan des Roméo contre le clan des Julietins des Capulet contre les Montigus.
C'était extraordinaire. Il y avait un côté de la rue, l'autre côté ça a fini. Ils se reprochaient des broutis mais ils se croisaient tout le temps dans la rue puisqu'ils habitaient la même rue.
Et donc à certain moment ça a dégénéré où la moitié de la rue est arrivée avec des battes de baseball pour taper dans les vitres de l'autre des maisons de l'autre moitié de la rue dont le patriarche est sorti pratiquement avec un fusil pour aller tuer pour aller donner non pas pour tuer pour donner une leçon à ces salots de l'autre côté et donc moi tout ça pour une histoire c'était une histoire de voiture d'occasion Allez vous en comprendre mais le problème c'est qu'ils étaient tout le temps l'un en face de l'autre les femmes aux fenêtres en train de filmer les hommes qui fais la guerre quoi. Il faisait la guerre formidable. Et donc là, je me souviens, j'ai fait une conciliation, j'ai pris les deux patriarches, j'ai pris l'inspecteur de quartier parce qu'il faut toujours s'assurer que la personne responsable du quartier comme autorité policière garde son autorité policière.
J'avais pris les avocats, j'ai fait un protocole d'accord pour qu'il se mettent d'accord. On ne savait pas qui avait porté des coups, à qui et comment et cetera. On savait pas enfin si on on savait.
Vous avez réussi à résoudre le problème ? Oui, j'en ai plus entendu parler. C'est aussi le mari d'une dame malvoyante qui en a eu marre.
Ah oui oui. D'un chien. Une histoire de merde de chien en fait.
Ça ça arrive souvent. Merde de chien. Ouais.
Ah bah bien sûr. La merde de chien c'est un des plus gros problèmes d'ailleurs dans les quartiers c'est que il y en a un qui promène son chien, il fait caca devant chez toi. Ah ou ou alors pipi sur les voitures.
Ça c'est un les chiens. Ah tout à fait. Là il y a la musique.
Oui. Le bruit enf. Oui tout à fait. et le chien qui défoto de l'adolescent d' côté du machin tout à fait et et les cacas chiens bah oui le chien qui déf dans le jardin d'un couple dont la madame est malvoyante et forcément quand elle se promène dans son jardin qu'est-ce qu'elle fait ? ramène à la maison des défications que monsieur prend gentiment, met le tout dans une enveloppe, fou le feu à l'enveloppe et met l'enveloppe enflammée dans la boîte aux lettres de son voisin qui a fait chier son chien chez lui euh donc le chien a fait chier tout le monde chez l'autre.
Voilà, on peut dire ça comme ça, hein. Et bah bah oui, mais seulement ça donne des drames, ça donne des crimes, ça donne des euh Il y a eu des morts là. Non, il y a pas eu de mort.
On a éteint le feu je suppose que que enfin bref, c'est dégueulasse de toute façon mais ça donne incendie volontaire la nuit d'une maison habitée formellement. Les gens se rendent pas compte que la connerie qu'ils ont faite, ça se traduit par des termes de droit pénal qui sont qui vous qui se traduisent eux-mêmes en année de prison dont ils soupçonnaient même pas d'existence. Vous, vous avez eu un incendie volontaire sur vous ?
Sur moi ? Oui. Ah bah non, je suis toujours là.
Non, mais vous avez pas vous avez échappé mais on a essayé de mettre le feu c'est ça à votre bureau ? Non, on n pas essayé, c'est on a mis le feu. Ça c'est un chouette moment hein.
Et là, vous êtes complètement ravagé hein. Vous êtes complètement folle. Et moi, mais oui.
Pourquoi ? C'est un chouette moment. Vous êtes Ah oui, c'est formidable.
On les a jamais retrouvé. Non mais ça ça n'a pas d'importance. Tout était en centre.
Néron face à Roman feu. On s'est fait photographier sur des tas de dossiers qui étaient devenus d'état de cendre. Je formidable.
En 2018, la police fédérale belge rapportait environ 4195 incendies volontaires par an. C'est beaucoup. Est-ce que vous avez déjà une histoire de pyromanie assez incroyable ?
Et quelqu'un a mis le feu de manière où ça ? Bah je sais pas. Non, moi non plus.
Vous az pas eu trop d'histoires de pyromanie ? Des histoires de Non, les meilleurs py roman sont évidemment les pompiers comme on dit. Les py roman euh d'abord il faut faire attention au pyoman parce que le donc c'est la même la même catégorie de mentalité paraît-il.
Pyromanie, escroquerie, meurtre. Donc quand vous avez affaire à un pyoman, oui, bien sûr, on a des des gens qui qui foutent le feu. C'est les mêmes gens qui peuvent faire pyromanie, escrequerie et meurtre.
Normalement, au niveau psychologique, il paraît que oui. Oui. Des actes.
Enfin, je ne sais pas pourquoi mais apparemment oui. Vous avez eu un couple pour terminer sur une histoire de couple. Vous avez un couple qui qui est qui a été tué enfin l'homme a été tué à la fourchette.
Ah oui oui c'était il y a des couples qui sont plus à un couple d'hommes h pas compliqué alors il s'était disputé je vois encore le truc mais vous sa pas c'est pas que je vois ce dont vous me parlez c'est que je les vois tous vous rappelez de tout si on me comme je me rappelle l'histoire de Molenb l'oncle l'oncle et la niè et cetera, si on si et on me met un tout petit starter. Oui, je me rappellerai. Et donc là, c'est quoi l'histoire du couple avec la fourchette ?
Alors, ah ben c'est un couple qui se dispute. Alors, lui est assis, lui est debout et apparemment le menace plus ou moins. Enfin bref, il y a une grosse dispute et lui qui est assis, ça l'emmerde.
Il fait comme ça et il plante sa fourchette à l'endroit où il arrive. Le problème c'est qu'il arrive ici à l'intérieur de la cuisse. À l'intérieur de la cuisse là-dessus l'autre quand vous recevez un coup qui vous blesse, c'est un peu comme un coup de point, c'estàdire c'est un coup qui vous fait plier en deux.
D'accord ? Il fait trois pas puis ça fale sur le fauteuil. Mais en faisant comme ça, qu'est-ce que je fais ?
J'ouvre la blessure. Vous ouvrez les jambes ? On est Ah bah oui, vous tombez pchoum.
Je l' décris pour que vous nous écoutez en podcast audio. Vous voyez pas l'image ? Ah oui oui.
Donc je tombe dans le fauteuil, j'écarte les jambes, j'étale les bras et que se passe-t-il ? Les quatre pics de la fourchette ou les trois pics de la fourchette, je ne sais plus, s'ouvre. Et qu'est-ce que ça fait en s'ouvrant ?
Ça libère des flots de sang. que le chien qu'est-ce ne va pas un tkel ce nom un tkel ou enfin c'était un petit broll là un truc avec lequel on ramasse la poussière et ou qui la ramasse tout seul et donc moi quand je suis arrivée je vous jure le chien était en train de lapper donc le monsieur est décédé juste avec un coup de fourchette en fait si on se prend un coup de fourchette ici on meur si vous vous assyez après faut pas s'asseoir il y a eu il y a eu parfois vous trouviez normal que des gens tuent d'autres Oui. Oui.
Pourquoi ? Et de et vous vous n'avez jamais le meurtre fait partie d'une opulsion. Qu'est-ce que vous allez retrouver dans les tragédies grecques depuis tout ce temps ?
Vous allez retrouver des crimes, des meurtres, des assassinats, c'est tout. Donc ça fait partie de nous l'envie de tuer. Le seul problème c'est qu'il y en a qui passent à l'action et d'autres qui vont à la foire.
Mais vous avez envie de tuer qui vous ? Mais moi il y a sûrement plein de gens que j'ai eu envie de tuer mais je le sais pas parce que moi je suis une vraie gentille. Bah vous sortez comme vous voulez de la phrase là.
Non mais vous vous rappelez très bien de qui vous avez voulu tuer ? Un ex ? Non, il y en a que j'ai voulu tuer dernièrement mais du diable si je me souviens de son nom et ou de Mais il y a quelqu'un.
J'ai eu une pulsion meurtrière, j'ai oublié. Merde, j'ai rêvé. C'est difficile de tuer.
Pas c'est à l'acte difficile mais non, c'est plus on a envie de tuer quand quelqu'un nous fait du mal physiquement. Pas nécessairement. Quelqu'un qui vous méprise, vous allez avoir envie de le tuer.
Le mépris blesse autant que le coup de plutôt dans le ventre. Vous vous en remettez pas. Il tue le mépris.
Vous allez avoir une saisie un jour, une saisie improbable, c'est du café. Euh que quand on a vous avez gratté les grains de café, on les a pas gratté, on a observé, je me souviens, parce que je les ai eu devant moi. Donc c'était quelqu'un qui avait ramené des paquets de cafés du Colombie, un truc pareil, un endroit où il y a du café.
Bah oui, Colombie euh il faut les deux hein. Il faut le café et la cocaïne dans des paquets de café en grain. Et en fait l'odeur du café en grain n'essayez plus maintenant ça marchera plus hein.
Mais l'odeur du café en grain masque toutes les autres odeurs dont pour le chien stupe et cetera. Mais ça paraissait quand même bizarre. Provenance tous ces paquets de café et cetera et cetera.
Donc les flics par précaution par ici le café, on va regarder de quoi il s'agit. Et regarde et odeur café, format café, des cafés en grain partout. Donc bien embêté, ils se disent on va donner tout ça.
Ils sont obligés une fois qu'ils ont qu'on saisi des biens périssables dont dont on a plus l'usage, on doit les donner à une œuvre de charité. Donc en fait en l'occurrence à une œuvre d'aide sociale. Donc il s'apprête à aller donner tous ses paquets de café une œuvre d'aide social et il regardent encore une fois les cafés sont arrivés chez moi et de ce café on voyait pas.
Il y en avait des plus parfaits, des grains plus parfaits que d'autres. Et les grains plus parfaits que les autres c'était de la cocaïne compressée teintée de brun. Mais bien fait, très bien fait.
Et et si vous voulez bien raconter une dernière anecdote avant de terminer, c'est je voulais qu'on parle du viol des hôpitaux, c'est dans les années 90. Euh oui. Non mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Aujourd'hui, il est mort. Mais donc on a eu des histoires, on retrouvait en fait, je vous explique, on retrouvait des éjaculats sur des dames généralement d'un âge n'importe quel âge dans les hôpitaux. Quoi ?
Dans les hôpitaux, dans les hommes, dans les hôpitaux, dans des lieux publics. Les hommes c'est les épades en France, c'est les hommes en trait. Oui, pardon.
Donc dans des lieux publics, ça se passait et on retrouvait donc en fait il n'a jamaisé, il n'a jamais pénétrer quelqu'un si je peux dire, sauf une dame qui a eu le syndrome de Stockholm. Donc il n'a jamais pénétré quelqu'un mais il a il s'est toujours masturbé sur les les fesses ou sur le corps, une partie du corps de quelqu'un. Il entrait chez des dames la nuit quand il y avait une fenêtre ouverte et un endroit accessible.
Enfin, j'en avais comme ça une quinzaine au bamo de de type d'éjacula. Voilà, j'avais une quinzaine d'éjacul du sperme qui était tous de la même personne. On devenait fou.
On l'adn. Ah oui, forcément dans le mais il y a la DN. Non, mais je sais pas si dans les années 90 c'était déjà aussi développé.
Oui oui, c'était c'était suffisamment développé. C'était la fin des années 90 suffisamment développé pour être performant. Pas aussi performant que maintenant mais vraiment quand on avait une bonne prise d'ADN, c'était performant.
Or dans un dans le spme, dans le liquide spermique c'est magnifique. Dans le PSA, c'est parfait, il y a pas de problème. Donc là, il laissait sa trace partout.
Vous savez que c'était le même ? On savait que c'était le même puisquon reconnaît systématiquement les mêmes spermatozoïdes. Qui est ton papa ?
Qui est ton papa ? Et hop, on reconnaît les deux. D'accord ?
Et puis euh on l'a cherché sous le pseudonyme de violeur des hôpitaux. On a fait des portraits robots par les personnes qui l'avaient vu. On a fait euh toutes sortes de trucs et on a retrouvé en fait son sperme.
Il a fait les écoles aussi hein. Donc il a fait des Oui. Donc moi j'avais des victimes de 3 à 9 ans à 95 ans. [ __ ] ou et on cherchait on cherchait j'en avais comme ça une 20 enfin 15 20 je ne sais plus.
On avait un on a essayé de faire des portraits robots tout tous pire les uns que les autres. La seule bonne description de lui qu'on avait, c'était celle d'une infirmière qui l'avait croisé dans un couloir d'hôpitau. Oui. d'hôpitaux.
Et qui avait dit de lui, c'est un homme sur lesquels sur lequel les femmes se retournent. C'est un homme sur lequel les femmes se retournent. Un bel homme quoi en gros.
Et c'était vrai. Donc comment est-ce qu'on l'a eu ? On l'a eu parce que il était perturbé sur une gamine dans une cave qui où elle rangeait son vélo et il avait laissé une empreinte digitale sur le vélo.
Empreunte digitale inconnue. C'était le seul élément en dehors de l'ADN que j'avais. Et donc l'empreinte digitale, je l'ai fait retravailler et là c'était un vendredi soir.
Des extraordinaire jackpot, les équipes de police qui ont été chez lui, on l'a trouvé, il sortait de chez lui ou quelque chose comme ça. Hop, on l'a on l'a pris. Euh, on a pris son ADN, j'ai fait envoyer enfin on a pris un crachat quoi.
J'ai fait envoyer le crachat le samedi à la première heure au laboratoire que qu'on utilisait. Le dimanche après-midi, je me souviendrai toute ma vie de Elfried, elle s'appelait euh qui me téléphone allô profuit si me vra. Donc ça veut dire félicitations madame.
Et je savais que c'était lui. Je savais que c'était bon. Je l'avais entendu.
C un mec de quel âge il avait ? Ah, il avait 25 ans. Il était beau.
Il était Je connais encore son nom. Il est Mais je le dirais mais il était beau. Euh c'était quoi le profil psychiatrique qui était ?
Non, il était normal. Donc les psychiatres, j'ai mis trois psychiatres sur le truc et le type ils ne lui ont pas décelé de maladie mentale. Mais attention, les maladies mentales sont en nombre limité hein.
Euh le le fantasme, l'orgueil ne font pas partie des maladies mentales. C'est important à savoir. Donc le type en fait il s'est il a toujours dit à sa mère et à sa nouvelle copine qu'il avait eu en prison qui était venu de visiter en prison et qui en était tombé amoureuse.
Beaucoup de filles tombent amoureuses des bad boys. Donc ça c'est hyper connu. Et donc le il s'est suicidait à la veille de son procès où on allait étaler les preuves tangibles si j'ose dire.
Enfin liquide, l'épreuve liquide qu'on avait son sperme qui prouvait que c'était lui alors qu'il avait toujours dit à sa mère et à sa copine que non, c'était une erreur judiciaire, ce n'était pas lui. Il s'est suicidé en prison. Il s'est suicidé en prison.
Euh est-ce que Et il était effectivement euh très très jolie, enfin un homme sur lequel les femmes se retournent. Vous vous l'aviez rencontré ? Bien sûr.
Et vous a jamais dit que c'était vrai pareil. Il disait que c'était faux. Si si à moi il a dit que c'était vrai.
Ah oui oui, il m'a tout expliqué. Il a dit pourquoi il faisait ça ? Non, ça le prend.
Ça le prend. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il volait un peu aussi des trucs par-ci par là.
Donc il déposait quelque chose si je peux dire mais il emportait un souvenir. C'est Ah ben c'est des choses qui arrive. Il y a une enquête en Belgique l'Université catholique de Louvin qui dit que 31 % des Belges francophones croient à une vie après la mort.
Qu'est-ce que vous pensez qu'il y a vous après la vie ? C'est quoi votre opinion ? Vous dites que vous avez pas peur de la mort mais qu'est-ce qu'il y a après d'après vous ?
Ah parce il y a l'arbre de la connaissance du moins c'est le stade auquel j'en suis arrivé. deux choses. L'une ou bouffer le piss en lit par la racine.
On fait des salades de piss en lit, ça doit pas être mauvais. Ou bien alors vous avez l'arbre de la connaissance, c'est-à-dire que vous pouvez satisfaire toute votre curiosité, comprendre enfin comprendre pourquoi ceci, pourquoi cela s'est passé du temps de votre vivant, c'est tout. Donc ça ne me fait pas peur parce que je suis terriblement curieuse et pouvoir avoir la réponse à tout ce que je veux me paraît important.
Enfin me paraît en tout cas suffisamment temps en temps pour ne pas avoir peur d'y aller. Si c'est possible, vous pourriez vous imaginez que vous pourriez savoir tout après avoir la réponse à toutes vos questions. Oui, tout à fait.
La réponse de tous les col case aujourd'hui les faire dans Oui, tout à fait. Bien sûr, bien sûr. Il y a plusieurs trucs que j'aimerais voir.
Il y a une affaire que j'aimerais bien voir. C'est une affaire que j'ai laissé une achever quand je suis partie. Je suis sûre de ce que je dis.
Les policiers ne veulent pas me croire. Et aussi, par exemple, l'homme dont je vous ai parlé qui a pris perpète pour avoir quatre fois tué. Euh je voudrais savoir pourquoi, j'ai pas compris pourquoi.
Je voudrais savoir à l'heure des hôpitaux, qu'est-ce qui lui est passé par la tête ? Qu'est-ce qu'il a subi ? Qu'est-ce qui l'a amené à faire ce genre de ou à répondre à ce genre de pulsion ?
Est-ce que la justice est assez sévère en Belgique ? C'est quoi votre opinion ? En France d'ailleurs, c'est à peu près la même chose.
Ouais, la sévérité ne sert à rien, hein. Ça c'est une première chose. Moi, je dis de toute façon, vous savez, on parle en Belgique d'un type qui vient de sortir après avoir commis 6 assassinats et cetera en 1979, donc il a fait 45 ans de tôle, il en a 77 maintenant, il sort de tôle.
Vous voulez que vous le laissiez en tôle ou que vous le sortiez de tôle, il va mourir, hein, ce type. Donc, je veux dire ceci. Je veux dire que la tôle ne correspond pas correspond à une nécessité d'exemple mais ne me dites pas que la Tôle sert à une rociabilisation de gens qui n'ont probablement jamais été sociabilisés, qui n'ont pas de vie sociale, qui se mettent en marge de la société.
Alors, il faut quoi ? C'est quoi votre idée ? Parce que vous en avez vu moi je suis favorable à une une prison immédiate hein tout présumé innocent avec que vous êtes avec des arguments sévères dont je suis favorable à la détention préventive ou provisoire forcément sinon j'aurais pas fait ce métier pendant 30 ans.
Faut même pas être débile. Donc ça je suis favorable. Je suis favorable au fait qu'on ne peut jamais laisser tomber un prisonnier et le laisser se reconstruire un milieu en tôle parce qu'il ne pourra plus vivre autre part.
Il faut imaginer que vous passiez en tôle entre quatre murs avec un autre milieu. Mettons un an de votre vie. C'est pas énorme quand vous sortez.
Le prix du pain a changé, le ticket de métro a changé et cetera. la l'épicerie à côté de chez vous a fermé, c'est devenu un chausseur et des choses pareilles. Donc vous êtes complètement déphasé euh si vous y personne n'est là pour vous reprendre éventuellement.
Ce qui veut dire que vous allez avoir la nostalgie du milieu que vous connaissez et qui est celui de la prison. Est-ce que vous êtes pour la peine de mort ? Pardon, certains cas, c'est quoi votre opinion là-dessus sur la peine de mort ?
Il y a 54 % des Français qui sont pour aujourd'hui. Il y a eu des sondages qui sont sortis. Ça n'a aucun sens.
On a supprimé la peine de mort et c'est très bien. Vous êtes contre du coup ? Je ne suis ni pour ni contre.
La question ne se pose pas. Le jour où la question se posera, je serai farouchement opposé à tuer quelqu'un. Pourquoi ?
Parce qu'on ne tue pas. vous avez fait 30 ans de de justement en tant que je comprends attention j'ai dit je comprenais le crime que que je pouvais le suivre. Il y a des crimes que je peux difficilement suivre intellectuellement, mais par exemple le fait de tuer quelqu'un euh je peux suivre la démarche intellectuelle qui amène, mais euh je ne peux pas l'admettre, je ne peux pas admettre qu'on soit allé dessus et qu'on n pas fait un pas de côté.
Et donc pour la guillotine, c'est pareil. Je peux admettre qu'on ait envie d'envoyer quelqu'un à la guillotine, mais je dis simplement il faut que les marches pour les chafaux ne soient ne soient pas là. Est-ce que vous avez déjà eu un suspect qui est face à vous extrêmement bête ?
Un gars vraiment qui qui qui est débile et qui se balance tout seul sans faire exprès ou un gars qui est vraiment vous êtes là. Non, je sais pas. Ils sont il leur manque une case.
Oui, bien sûr, j'ai déjà eu ça. Oui. Vous voyez qu'il y a un truc qui où on dit où on dit ah le fou ou le cocient ou le débile ?
Non, je parlais du quotient intellectuel extrêmement extrêmement bas. Ouais. Euh mais ça vous avez donc si vous avez un caution intellectuel extrêmement bas, oui bien sûr, j'en ai déjà eu mais ça ça sortit toujours d'un de délit.
Sinon, ils sont pas devant moi. S'ils n'ont pas commis un crime moins d'élit, ils sont pas devant moi. Donc, il faut caution intellectuel très bas et malversation.
Bien sûr, je pense à un type en particulier, ça va, je pourrais encore donner son nom où j'ai essayé de je l'ai je l'ai placé sous mo d'arrêt. Le type en fait, il poursuivait, il avait 18 ans ou 20 ans, je sais plus, dans ces eau-là, il poursuivait des gamines de 6 ans. Pourquoi ?
Oui, mais me n'ouvrez pas de grands yeux. C'est logique. Dans sa tête, il avait pas plus.
Donc il voulait caresser les gamines de 6 ans pour en faire ses copines. Sauf que ça fait peur, la société d'aujourd'hui n'est pas prête à recevoir le débile. C'est des enfants.
Non non. Et donc celui-là, je me souviens, on a essayé avec sa sœur de régler le problème, mais les pauvres, il n'en sortait plus, quoi. Les parents, je sais pas, les parents étaient doués aussi.
Donc je le confine chez lui à certains moments. Oui, mais il faut une distraction. Alors, vous comprenez, il a la fête des enfants dans la rue.
On va lui permettre d'y aller quand même pour jouer sur le château gonflable. Heureusement, on me téléphone avant pour savoir s'il peut. Je dis mais c'est pas vrai.
Donc ce gamin qui pour comme gamin cherchait la compagnie de gamine, on allait l'envoyer sauter sur le château gonflable. Les gens n'ont aucune idée. Est-ce que vous êtes déjà tombé amoureuse de quelqu'un qui arrive en face de vous en en détenu, en coupable et il se passe quelque chose d'humain inexpliqué ? très difficile parce que il faut savoir que les gens qui passent devant le juge d'instruction, ils ont tout de suite aujourd'hui certainement 36h mais au minimum 20h de cachot.
Alors on vous prend dans la rue euh vous passez la nuit au poste, vous êtes forcément pas rasé, forcément pas lavé. Euh oui, c'est pas le moment on est le plus sexy, quoi. C'est pas le moment le plus sexy.
Non. Et et est-ce qu'il y a des tueurs qui ne pourront jamais réintégrer la société civile en fait qui sont irrécupérables ? Est-ce que vous avez vu des gens vous il y a pas de gens irrécupérable ?
C'est un mot qu'il faut bannir parce que ça veut dire quoi ? Qu'on doit manipuler les gens pour les récupérer. La réponse est non.
Donc irrécupérable n'existe pas dans mon chef. Pointe. Deuxièmement, en ce qui donc si des des gens qui ne peuvent pas être réinsérés, il faut d'abord qu'ils aient été inséré dans la société, ce qui généralement, je viens de vous le dire, n'est pas le cas puisque souvent ce sont des gens qui vivent un peu en marge de la société dans leur clan propre.
Avec toutes ces émissions, vous avez fait combien de temps d'ailleurs de stripties ? L'émission Stripties qui vous ont suivi ? Ça a duré combien de temps environ ?
Stripties le tournage ou pour vous hein ? pour moi à 3 ans et demi. Pendant 3 ans et demi vous ont suivi.
Oui. Est-ce que vous avez vu une différence de notoriété dans la rue ? Est-ce que après cette émission à l'époque les gens vous arrêtaient ou des suspects qui arrivent et qui vous connaissaient ?
Les gens les gens les gens se ruent sur moi, il m'arrachent, il me tuent. Mais non mais il y a souvent des gens et paradoxalement beaucoup de femmes de d'une quarantaine d'années ou des jeunes et cetera qui s'arrêtent pour me dire "Ah bravo vous au moins et cetera et cetera." elles env euh mettons cette espèce d'autorité qui s'attache plus au métier qu'à moi, hein, mais cette espèce d'autorité.
Et puis moi, je suis contente pour les clients. Quand les clients viennent devant moi aujourd'hui, euh c'est marrant, l'autre jour, ça m'est arrivé les policiers qui amènent deux clients et qui laissent passer prenez, il disent "Madame, celui-ci est fan de vous. Ils vous reconnaissent alors vous allez les juger, les envoyer en prison ?
Non, pas du tout. Ils sont ils me connaissent parce que je parais sur la sur le poste et qu'ils savent qu'ils vont voir la madame qu'ils ont vu sur la télévision en vrai. Oui, c'est ça.
Vous allez les juger là. Ouais. Vous allez les juger.
Enfin, vous allez Ah non, le juge d'instruction ne juge pas le juge vous allez les écouter et bah oui, tout à fait. Prendre une décision. Demandz, prendre une décision.
Oui, donc vous pouvez quand même les mettre sous mandat d'arrêt. Oui, donc c'est vous qui les envoyz en prison. Oui, tout à fait quand même.
Donc ils vous ont vu à la télé mais ils sont quand même contents de vous voir. Ah mais ils sont impressionnés. Bah évidemment, ils sont impressionnés.
Je suis pas je suis pas une inconnue. Et vous savez, il y a beaucoup d'excitation dans le fait de commettre un délit. Ça excite, ça fait marcher vos hormones.
Dans le fait d'être pris, ça excite aussi. Puis vous passez au poste, ça c'est un peu la descente aux enfers et puis vous allez devoir passer devant le juge d'instruction. Vous l'avez vu à la télévision, vous avez pu vous faire une idée d'elle et votre niveau de stress dépend de ça.
Est-ce que c'était compatible votre métier avec une vie de famille ? Oui, pourquoi pas ? J'ai plein de quelques qu'une vie de famille normale hein.
Ce que vous disiez, j'ai eu un mari mais ça ne m'a pas plu. J'ai eu il y a très longtemps un mari. C'est pas que ça m'a pas plu, c'est que ça m'a ennuyé.
Donc j'ai foutu le camp. Faut jamais hésiter. Quand on s'ennuie quelque part, c'est pas nécessairement la faute de l'autre hein.
J'ai pas dit qu'il était ennuyeux. J'ai dit je me suis ennuyée. C'est la faute de personne.
Et moi quand je m'ennuie, je m'envais. C'est dit j'ai eu de la chance, je n'ai pas eu d'enfant aussi. J'ai entendu.
Ah oui, mais ça c'est rapport au risque que l'on court. J'ai observé que les gens qui avaient des enfants étaient beaucoup plus craintifs que ceux qui n'en avaient pas. pour créatif pour leurs enfants créatif de perdre leur boulot pour plus payer non les deux l'ensemble et cetera mais oui vous avez par ben vous avez bon plein de toi peur on a plus peur quand on est par on a peur soi parce que si je reçois une menace c'est sûr que j'aurais tout de suite peur pour le gosse hein et peur de perdre le boulot moi j'ai jamais eu peur ni de perdre le boulot ni de recevoir une menace ni de rien Rien du tout.
Je suis la seule peur c'est que j'auraiis c'est pour moi. Or moi, j'ai pas peur. Est-ce que vous trouvez que la société est plus violente aujourd'hui qu'il y a 30 ans ?
On a toujours dit ça et ça n'est pas nécessairement plus vrai aujourd'hui qu'il y a 100 ans. À l'époque Jack Leventreur, je sais qu'il y avait même une ville comme Paris, comme Londres, euh on avait euh je crois euh 5 % de chances de survie si on a traversé la nuit dans certains quartiers entre minuit et 4h du matin quoi. Il y avait une chance, enfin c'était inoui, on se faisait tuer pour trois pièces à l'époque.
C'était très très dangereux. Aujourd'hui encore hein. Aujourd'hui encore mais évidemment pour trois pièces.
Ouais, c'est triste hein. Mais non, c'est je voulair votre avis. Vous si vous avez vu que la violence ou le type de violence avait changé ou évoluer, c'était intéressant comme vous étiez au au contact entre guillemets des tueurs.
Peut-être vu la différence. Ce l'on retient du passé, ce sont les gros violents, les gros mafieux. Ce sont les noms qu'on retient, la bande à Bonau et cetera.
Aujourd'hui, j'avais les qu'est-ce que vous aimeriez qu'on retienne de vous pour terminer ? Moi ce que j'aimerais qu'on retienne de moi qu'on retienne que j'ai existé. Merci beaucoup d'être venu jusqu'à nous après ces c'est cette carrière hyper intéressante d'instruction nous expliquer un peu ce que c'est vécu au quotidien c'est hyper intéressant puis on a on a peut-être vu Striptias peut-être que certains d'entre vous ont regardé Stripties à l'époque c'était une émission donc très longue et donc vous avez découvert là-dedans.
C'est intéressant d'avoir votre vision et voilà votre point de vue, votre voilà façon de penser de de l'intérieur et comme ça on a pu comprendre. C'est c'est c'est assez étonnant quand vous êtes détaché des histoires que vous avez vécu. Que je retiens de l'émission, je me dis vous avez un recul.
Bonne psychopathe. D'accord. Merci beaucoup d'avoir fait l'allerretour de Belgique.
Merci à à tout le monde d'avoir suivi l'émission. Merci à vous tous. Hésitez pas à liker la vidéo, à la commenter, à mettre la petite cloche aussi pour être au courant des prochaines sorties.
On vous met trois interviews par semaine tous les mercredis, tous les vendredis et tous les dimanche. Des interviews, des documentaires aussi sur la chaîne. Vous êtes environ 150000 à vous abonner chaque mois en plus sur notre chaîne YouTube et en podcast audio aussi sur Spotify, dieser Apple podcast, Amazon Podcast, on est premiers podcast de France aujourd'hui ton âge.
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Olivier Faure