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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 28 septembre 2026 51 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

Les clefs d'une vie - Erik Berchot

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Éric Berchou. Bonjour Jacques. Alors c'est vrai que on va évoquer ce spectacle trois amours où vous évoquez Chopin, Aznavour et Michel le grand.

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Et la première que j'ai trouvé c'est le 20 octobre 1980. C'est le jour où vous recevez un prix qui pourrait être symbolisé par cette chanson.

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Le concerto pour piano et orchestre numéro 1 au plus 11 en mi mineur, c'est un morceau que célèbre de chopin.

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Comment êtes-vous arrivé dans ce concours Éric Berchaud ?

  • 3:42FerméeRéponse directe

    Il y a combien de candidats ?

  • 4:24OuverteRéponse directe

    Et je crois Éric Berchot que vous avez rencontré Arthur Binstein.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:57Fait
    « le pianiste de Varsovic Gilbertbe qui aurait dû d'ailleurs être un chef d'orchestre s'il avait poursuivi ses études à Nice et qui est devenu le le monsieur 100000 vol qu'on connaît. »
  • 1:38Fait
    « Le concerto pour piano et orchestre numéro 1 au plus 11 en mi mineur, c'est un morceau que célèbre de chopin. »
  • 2:20Fait
    « ce concours qui n'est pas très connu en France, il est en 1926, il a eu quelques soupressaux à cause des événements et je crois qu'il est géré par l'Institut Frédéric Chopin depuis 2010. »
  • 3:42Fait
    « Quand vous êtes amoureux de l'écriture de Chopin qui pour moi est un poète du piano, automatiquement à un moment donné vous pensez à préparer le concours chopin. »
  • 4:24Fait
    « le grand critique musical qui était Bernard Gavoti participait à une émission qui s'appelait Grâce à la musique de François Rchenbach »
  • 5:05Fait
    « Bernard Gaveti était un critique musical très important au Figaro. On l'appelait Clarandon parce que c'était c'était son surnom. »
  • 6:22Fait
    « Saint-Valentin dont l'origine, c'est au 14e siècle en Grande Bretagne. C'était la fête des amoureux car on pensait que les oiseaux ce jour-là copulaient. »
  • 7:07Fait
    « Mon père était un ami d'enfance de Charlesnavou. »
  • 9:11Fait
    « Yvon Lauriot, pour ceux qui ne le savent pas, à 14 ans, elle connaissait l'intégrale de BAC, les 32 sonates de Bethoven, l'intégrale de Chopin et les 27 concertants de Mozart. »
  • 9:51Fait
    « elle nous disait à nous tous ces élèves, dit il faut entretenir le stock. Alors, j'ai dit bon, apprenez par cœur et tout. »
  • 11:56Fait
    « le grand échiquier le vrai pas celui d'aujourd'hui qui est une une très mauvaise caricature et même épouvantable c'était au départ ça s'appelait le grand amphi et ça s'appelait la règle du jeu mais Jean Renoir a refusé de céder le titre »
  • 12:48Fait
    « il y avait T la pilus jusqu'à la fin de sa vie. Il se téléphonnait tous les jours. »
  • 13:27Fait
    « un certain Johnny à l'idée. »
  • 14:08Fait
    « Ginbourg a dû devenir pianiste classique au départ. »
  • 14:48Fait
    « Johnny toute sa vie a demandé du conseil à Charles à chaque fois qu'il avait quelque chose d'important, il appelait Charles. »
  • 15:33Fait
    « Charles, il arrive le soir, il met le casque et en une prise, il fait non, j'ai un oublié, une chanson de 7 minutes. »
  • 16:18Fait
    « mourir d'aimé, on a toujours l'impression que ça vient du film d'André Cayard. »
  • 16:55Fait
    « il me donne la grille et pendant le déjeuner, tout le monde déjeunait et moi je me mets, il dit "Alors, vous avez pu avancer à 14h ?" »
  • 17:30Fait
    « il plaisante, il rigole, il regarde le journal et tout et en une seconde, il devient comme un acteur, il démarre. »
  • 18:10Fait
    « Pierre Peret m'a raconté qu'ils ont fait une tournée ensemble la première de Pierre Péret. »
  • 18:47Fait
    « il voulait refaire dans les derniers moments de de sa vie pour les derniers concerts. Il me dit "Vous savez ERC, on va revenir à quelque chose de très simple, de très intimiste." »
  • 19:55Fait
    « il lui répond "Mais depuis quand tu es un chanteur de jazz ? Tu esour ? Tu es un peu dans toutes les directions. Tuas un style vraiment Aznavour, tu es pas vraiment de jazz." »
  • 21:11Fait
    « il y a une grille d'accord d'une chanson à l'autre il pouvait un peu un peu les confondre un jour il dit on va faire comme chanson on va faire qui et puis la chanson qui c'est un peu près la même grille que bon anniversaire »
  • 21:51Fait
    « il s'intéressait à la peinture, il s'intéressait à la musique. Il était très curieux. »
  • 22:31Fait
    « Michel le Grand, ça a été pour moi essentiel dans ma vie parce que c'est déjà lui qui m'a présenté à Yvon Lorio comme on disait le conservatoire. »
  • 23:09Fait
    « c'est une chanson qui a eu un Oscar de manière très particulière euh car c'est une chanson qui a été écrite avant le film et c'était le nouveau Hollywood de Éric Berchaud. »
  • 23:52Fait
    « il faut absolument que je lui trouve un professeur pour qu'il rentre au conservatoire. »
  • 24:37Fait
    « il y avait du Beto dans le film. »
  • 25:18Fait
    « il me dit voilà je prépare un film sur la réincarnation. »
  • 25:57Fait
    « ils écrivaient des chansons ensemble. Un jour ils sont en coulisse pour voir une artiste et la présentatrice qui s'appelait Edit Fontaine femme de Francis Blanche se tourne vers eux et dit "Maintenant voici Roche et Azabour." »
  • 26:37Fait
    « Michel le Grand bah c'était un surdoué. Dès 12 ans, il était un pianiste virtuose. »
  • 27:17Fait
    « il me mettait ce qu'il aurait peut-être parce que c'était un pianiste extraordinaire Michel dans un style dans son style à lui mais le style purement purement classique, il me les mettait sous mes doigts. »
  • 27:58Fait
    « il composait à une vitesse record. Michel le grand. Ah mais oui, moi il me donnait des partitions qu'il avait fini d'écrire dans la nuit. »
  • 29:18Fait
    « Charles me racontait, je lui ai quand je lui ai donné la chanson, ils habitaient pas loin l'un de l'autre et Michel le rappelle au bout d'une heure, "Ça y est, j'ai fait la musique sur ton texte." »
  • 29:56Fait
    « il lui propose une chanson pour son album Michel le grand et ses amis qui était comme "Comme elle est longue à mourir ma jeunesse." »
  • 30:31Fait
    « j'ai servi d'intermédiaire et puis finalement Michel a rappelé ça en disant "Tu auras la chanson". »
  • 31:09Fait
    « le grand le grand il voulait faire le grand Aznavour et Aznavour n'a pas voulu faire cet album. »
  • 31:51Fait
    « il m'en avait parlé lors d'une promotion pour le palais des sports en 2015. Il m'a dit "Vous savez, j'ai fait des albums qui s'appelaient Jaz Navour. J'ai envie de faire des classiques navours." »
  • 33:46Fait
    « elle m'a raconté un jour qu'elle avait dans ses tiroirs des caisses entières d'inédit de Michel Legrand. »
  • 34:28Fait
    « grâce à Michel le Grand et Charlesnavour, vous avez aussi accompagné des artistes de variété ce qu'on aurait jamais pu imaginer au départ. »
  • 35:53Fait
    « Comment est né cette idée ? »
  • 36:35Fait
    « La mélodie c'est l'émotion, l'harmonie et quand vous écoutez une chanson d'Asnavour, quand vous écoutez un nocturne de Chopin, elle est elle est où le la frontière ? »
  • 37:20Fait
    « le classique, c'est quand même à l'origine, c'est toujours intellectuel. On a des partitions, on les répète, on travaille le style, on veut au maximum exister, mais c'est d'abord 100 % de la partition dans laquelle on va mettre notre personnalité. »
  • 38:05Fait
    « il y a pas il y a pas de différence. Il y a on peut pas classer d'ailleurs les amours. C'est pas le numéro 1, le numéro 2, numéro 3 par importance. »
  • 38:48Fait
    « Les parapluis de Cherbourg, le classique des classiques. »
  • 39:38Fait
    « Un jour il joue au bridge avec son ami Francis Lemarc. Il lui parle des parapluies de Cherbourg et pour l'aider Francis Lemarc a dit "Écoute, je vais prendre l'édition musicale de des morceaux pour que tu puisses monter ton film." »
  • 40:16Fait
    « Cette musique encore, c'est du Michel le Grand. Transcription de Michel le Grand. »
  • 41:35Fait
    « Là aussi une transcription. Une transcription. »
  • 42:21Fait
    « Comment François Ranin est-il arrivé dans cette aventure ? »
  • 43:05Fait
    « Lui, c'est plutôt l'humour et l'humour vache. Tout à fait. C'est ça qui est un J'aime bien le décalage, vous savez. »
  • 43:46Fait
    « Charles, un petit peu avant ma sa disparition m'avait dit "Écoutez euh on se voyait Charles, il vous voyait tout le monde." et me dit "Écoutez, j'aimerais bien que vous prévoyez un un médelet de peu près 30 minutes parce que à mon âge chanter 2 he ça devient long" »
  • 44:30Fait
    « il n'aurait peut-être pas dû aller au Japon faire ces deux concerts. »
  • 45:56Fait
    « la bohème va jusqu'au bout de la chanson. C'est comme ça que c'est né sur la scène du Châtelet dans Monsieur Carnaval par George incroyable. »
  • 47:19Fait
    « il hésitait beaucoup avec le sujet de l'homosexualité et en plus il y avait président Poutine dans la salle, il voulait vraiment mettre cette chanson. »
  • 47:59Fait
    « sans s'en rendre compte ils ont eu la musique peut-être pas le texte encore mais peut-être qu'un jour ils onont le texte et j'ai réussi à jouer à jouer la musique. »
  • 48:35Fait
    « il y avait toujours deux trois chansons dans la langue du pays. Toujours, mais il se renseignait et d'ailleurs le dernier concert qu'on a fait à New York, on Madison Swing Garden, il a dit "Vous allez voir, je vais chanter qu'en français." »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Sud Radio les clés d'une vie. Jacques P6. Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité. Vous avez appris les grands classiques d'hier et d'avant-hier avant de reprendre d'autres classiques d'aujourd'hui et sans doute de toujours. Vous les évoquez dans un spectacle trois amours et cela justement du plus profond de votre piano mais surtout de votre cœur. Bonjour Éric Berchou. Bonjour Jacques. Alors c'est vrai que on va évoquer ce spectacle trois amours où vous évoquez Chopin, Aznavour et Michel le grand.

Euh on va l'évoquer tout à l'heure bien sûr, mais on va évoquer votre parcours parce que vous avez fait beaucoup de choses euh dans le monde du classique et vous êtes quelqu'un de très discret avec toutes ces choses. Donc le principe des clés d'une vie, c'est de vous évoquer à travers des dates. Et la première que j'ai trouvé c'est le 20 octobre 1980. C'est le jour où vous recevez un prix qui pourrait être symbolisé par cette chanson. le pianiste de Varsovic Gilbertbe qui aurait dû d'ailleurs être un chef d'orchestre s'il avait poursuivi ses études à Nice et qui est devenu le le monsieur 100000 vol qu'on connaît. Et c'est vrai que Varsovie ça vous dit quelque chose ?

Ah mais bien sûr Varsovie ça a été une étape importante pour moi. Du fait en plus qu'en tant que français en 1980 lauréa derrière le rideau de fer, c'était c'était une aventure, une belle aventure et ça a déclenché beaucoup de choses pour moi évidemment. Vous êtes lauréat du concours international de piano Frédéric Chopin avec ce morceau.

1:30
Non speech

[musique] [musique]

1:38
Locuteur

Le concerto pour piano et orchestre numéro 1 au plus 11 en mi mineur, c'est un morceau que célèbre de chopin. Absolument tout à fait. Et puis en finale, la finale consistait à jouer des concerts. On pouvait choisir entre le premier et le deuxè. Et la particularité de ce concours, on ne joue que du chopin pendant 3 semaines au fur et à mesure des épreuves et dans chaque épreuve il y a des styles imposés. Les Mazurka sont imposés, les Scarerzo sont imposés, les balades, mais on peut choisir celle qu'on veut au milieu et là moi, j'avais choisi le numéro 1. Il se trouve que on appelle ce concours les Jeux Olympiques du piano. Tout à fait.

J'avais même mon entraîneur qui était ma mère musicale qui était Germaine Mounier, une grande pédagogue et elle était venue après les demi-finale pour m'encourager à la finale ce concours qui n'est pas très connu en France, il est en 1926, il a eu quelques soupressaux à cause des événements et je crois qu'il est géré par l'Institut Frédéric Chopin depuis 2010. Tout à fait. Et l'année où je suis où j'ai été le réa, il y avait un peu un scandale parce que Martha Agueric était présidente du jury, elle était partie pour la finale et puis ça a été tout à fait particulier. Moi, je me suis retrouvé pratiquement en finale qu'avec des membres du jury de l'Est.

Donc j'ai su après par le membre français qui est revenu, il me dit "Mon pauvre, tu as été complètement matraqué par les Russes, les Allemands de l'Est et cetera pour la finale mais enfin j'ai eu de la chance, j'ai pu arriver jusque jusque là. et et quelque part ils ont ils sont pas assez méfiés que ce qui est d'aller loin. Vous savez c'est comme le patinage artistique sauf qu'on voit pas les notes. Voilà. [rires] Voilà. C'est celle de musique. Tout à fait. Comment êtes-vous arrivé dans ce concours Éric Berchaud ? Je suis arrivé par passion parce que Chopin a représenté tout dans ma vie. J'ai moi j'ai voulu être pianiste aussi parce que j'adorais Chopin.

J'allais au concert d'Arthurou Michin. Donc c'est une suite logique. Quand vous êtes amoureux de l'écriture de Chopin qui pour moi est un poète du piano, automatiquement à un moment donné vous pensez à préparer le concours chopin. Arthur Robin a été lauréat de ce concours d'ailleurs. Euh je ne sais plus s'il a été il a été lauréat mais en tout cas Rubinstein faisait partie des gens que j'adorais. Il y avait Martin Agerit qu'il a été peu en 1960. Il y avait Zerman d'ailleurs qui était de jury quand quand je suis passé. Mais c'est vrai que c'est un passage obligé et puis les concours internationaux, c'est un passage obligé.

Pour vous faire connaître, même si vous avez un prix du conservateur de Paris, ça suffit pas. C'est là où tout commence. C'est qu'il y a combien de candidats ? On était 27 et 70 pays. C'est fou, hein ? Il faut tenir toutes les semaines avec un Absolument. Pendant 3 semaines. Oui. Comment on tient ? On tient surtout en s'éloignant des des autres collègues français qui eux vont vous vous sap la branche. Donc euh surtout on reste dans notre coin. Oui. Mais oui. Et je crois Éric Berchot que vous avez rencontré Arthur Binstein. Tout à fait. Je l'ai rencontré d'ailleurs à la suite de ce concours.

Euh le grand critique musical qui était Bernard Gavoti participait à une émission qui s'appelait Grâce à la musique de François Rchenbach et il a voulu que je sois un peu le fil rouge à ses côtés de cette émission. Et faut croire que Arthur Binstein était derrière son écran et il a demandé à me rencontrer après l'émission. Et c'est comme ça que je me suis retrouvé quelques jours après chez lui. J'ai pu lui jouer des œufs de chopin. Il m'a donné des conseils précieux et voilà, c'était un moment formidable. Cette émission, je crois que c'est votre première émission de télévision vous jouez plein de morceaux est répertorié à Lina.

Vous avez raison et la deuxième, je crois que c'était le grand éché. Enfin, oui, on va en parler justement, mais c'est la première émission et Bernard Gaveti était un critique musical très important au Figaro. On l'appelait Clarandon parce que c'était c'était son surnom. Il était aussi organiste et il était et ingénieur agronome, il fabriquait du vin en Provence. Absolument. Mais oui. Il était très fier de son rosé. Mais euh moi j'avais rencontré Bernard Gavoti à la salle Cortau en 79 parce que j'avais fait un concert et d'ailleurs il était venu me voir euh dans les coulisses après le concert et il m'a dit "Vous savez, j'ai donné priorité à un jeune.

J'aurais pu aller écouter une star à Gavau au Champs-Élysée. J'ai voulu venir vous écouter. Il m'avait il me dit "Je vais vous faire une très très bonne critique. La seule chose, j'ai trouvé la marche funèbre de votre sonate un tout petit peu lente. Je le dirai d'ailleurs dans la critique. Et puis finalement, ça a été formidable parce qu'après on a fait beaucoup de conférences sur Chopin et on s'est beaucoup vu et voilà. Mais Rubinstein qui faisait partie donc de vos fans apparemment était un homme incroyable. Moi je me souviens de lui.

Il venait tous les soirs dans une discothèque parisienne des années 80 Lisé Matignon car il était copain avec les patrons et il dînit jusqu'à 3h du matin à 86 ans. Mais moi j'ai assisté à son dernier concert et vraiment il a arrêté mais il aurait pu continuer. C'était encore exceptionnel. Alors euh Éric Berchaud, vous êtes tené, je crois, le jour de la Saint-Valentin. Tout à fait. Le 14 février. Euh Saint-Valentin dont l'origine, c'est au 14e siècle en Grande Bretagne. C'était la fête des amoureux car on pensait que les oiseaux ce jour-là copulaient. C'est né comme ça la Saint-Valentin. Et puis le le piano est entré très vite dans votre vie ? Absolument.

Ma mère avait fait dans sa jeunesse un peu de piano et puis euh mon père jouait avec des amis à lui un peu de saxo d'une façon en jazz, de façon un peu amateur et c'est vrai qu'ils écoutaient beaucoup de la musique parce que ça faisait partie de leur vie et en même temps aller jus jusqu'au conservatoire ensuite c'est pas évident. Non et ça je l'ai j'ai pu y rentrer grâce au enfin après en passant le concours d'entrée bien sûr, mais j'ai pu rencontrer un des professeurs, on en parlera tout à l'heure, mais grâce à mon deuxième amour. Mais il se trouve que vous aviez envie de devenir pianiste dès le début. En fait, c'est grâce à un chanteur que j'ai voulu être pianiste.

Mon père était un ami d'enfance de Charlesnavou. Et donc moi, j'étais tout petit, j'allais à l'Olympia, j'étais dans dans la loge. Mon père jouait aux échecs avec à Znavour. Il y avait cocatrice qui venait juste avant l'entracte, avant le début du concert, il faut que tu te prépares et tout. Il jouait aux échecs et tout et moi je montais comme une petite souris dès que Charles arrivait pour être et là j'étais épaté par la communication, la présence et tout. Et à partir de ce moment-là, je rentrais à la maison et je disais "Je veux être un pianiste comme lui les chanteurs." D'ailleurs, je crois que Aznavour vous a prêté, si j'ose dire, son piano. Tout à fait, tout à fait.

On allait très souvent à Galuis dans sa maison où il nous jouait les dimanches près de Paris. où il nous jouait les immenses chansons qu'il avait écrites dans la semaine. Alors ça veut dire aussi pour vous Éric Berchot des heures et des heures par jour au piano dans vos jeunes années. Ah bien sûr bien sûr c'était sans limite mais j'étais passionné. Quand vous êtes passionné pouvez être derrière un piano pendant 10h 15h par jour et le concours chopin c'était vraiment un entraînement particulier.

Je je des fois le matin, j'ouvrais la fenêtre, même l'hiver pour pouvoir jouer les pièces les plus difficiles avant de prendre le petit-déjeuner pour me mettre dans des conditions vraiment terrible et comme ça le concours me paraissait plus facile que mon entraînement. Oui, B m'avait un jour expliqué que quoi qu'il arrive avant un concert, il faisait ses gammes sur le piano pendant des minutes et des minutes. Alors moi, j'aimais pas trop pas trop les gammes mais je répétais beaucoup les morceaux, beaucoup beaucoup. Et puis il y a quelqu'un qui a compté dans votre vie, c'est Yvon Loriot car c'est elle qui vous a poussé dans une classe et vous a permis d'obtenir un premier prix de piano.

Absolument. Je en fait j'avais je travaillais avec un professeur de quartier comme on dit euh à l'est de Paris et puis euh [grognement] et puis les concours se passaient bien. Je passais les petits concours connus à l'époque pour les jeunes quoi, entre 5 ans et 10 ans. Donc je pensais que tout se passait bien. Et puis un jour, j'ai rencontré Von Loriot, j'avais 9 ans. Grâce à Michel le Grand, j'ai pu la rencontrer et elle m'a dit "Mon petit, tu sais rien." Alors moi tout s'est effondré parce que moi j'étais content, je gagnais les prix, des petits concours et elle m'a formé pendant un an et demi et je suis rentré au conservatoire, j'avais à peine 12 ans. Oui.

Yvon Lauriot, pour ceux qui ne le savent pas, à 14 ans, elle connaissait l'intégrale de BAC, les 32 sonates de Bethoven, l'intégrale de Chopin et les 27 concertants de Mozart. Vous avez raison quand on était dans sa classe, elle nous disait à nous tous ces élèves, dit il faut entretenir le stock. Alors, j'ai dit bon, apprenez par cœur et tout. Elle avait, vous avez raison, les sonades de Bethov, l'intégrale du clave sain bien tempéré sans parler de tous mes si qu'elle avait aussi dans la tête, ce qui est pas rien. Et puis c'est comme ça que j'ai pu rencontrer Olivier Messi aussi et pour participer à des les années hommages, les 70 ans tout ça.

Et puis il y avait Germaine Mounier, autre professeur enseignante qui a compté pour vous énormément énormément. C'était l'assistante d'Ivon Lorioot quand je suis rentré au conservatoire et après elle a eu sa propre classe et j'ai continué le cycle de perfectionnement chez chez elle. Elle a créé un festival chopin à Bagatel je crois en 1983. Absolument. Et parmi ses élèves, il y a eu Claude Bowing qui a qui a été un de ses jeunes élèves. Ça, je ne savais pas. Alors là, c'est c'est dans un genre différent. Mais ce qui est étonnant Éric Berchot, c'est que tous ces gens-là, tous ces professeurs normalement auraient dû vous amener vers le classique.

Moi, je pense toujours à Margerite Mono qui était faite pour être une musicienne classique ou Gérard Calvi et qui ont dérivé vers autre chose. Vous, vous avez réussi à faire les deux ? Oui, le en fait les Michel Land ou Charlznavour que j'ai rencontré sont venus me chercher quelque part parce que j'étais un classique donc je suis resté classique. Je d'ailleurs ça m'en a valu en 1980, je vous assure de mélanger les styles. Je me suis pris mais de la kalashnikov avec le monde classique. Alors ça me fait sourire parce qu'aujourd'hui je crois qu'il y a très peu de musiciens classiques qui jouent pas soit de la musique de film ou des chansons. Le temps les temps ont changé.

Mais c'est vrai que ça faisait, j'ai toujours eu l'impression que j'étais classique, je reste classique et tout ce que j'ai fait pour eux euh quand on a collaboré aussi bien avec Michel le Grand ou Charles Aznavour, il c'est eux qui voulaient un pianiste classique. Et ben justement Aznavour, le grand et les autres, on va en parler dans quelques instants avec une autre date qui a compté dans votre parcours le 25 septembre 1980. À tout de suite sur Sud Radio avec Éric Berchaud. Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques P6.

de radio les clés d'une vie mon invité Éric Berchaotud nous évoquerons tout à l'heure ce spectacle au théâtre de pasige et trois amours qui est un événement parce que vous évoquez Michel le grand chopin et Charles Navour vos trois amours et justement 25 septembre 1980 un tournant dans votre carrière car vous accompagnez Charles Aznavour dans cette chanson il faut boire jusqu'à libre sa jeuness Et c'est vrai que c'était le grand échiquier, c'est un moment important dans votre carrière. Tout à fait. Charles m'avait m'avait appelé en me disant voilà, je voudrais vous avoir dans mon grand échéquier. J'aimerais bien sûr que vous puissiez jouer du du chopin.

J'avais joué la polonaise héroïque, je crois de Chopin. Et puis comme je vous aurais sous la main, j'aimerais bien qu'on fasse une dizaine de chansons ensemble.

Il y a le l'orchestre colonne qui était qui était sur le plateau dit voilà je vais faire faire des arrangements et on va faire ça ensemble et puis sa jeunesse a été une chanson qui nous a beaucoup lié parce que bon il au grand échqué c'était avec orchestre et puis Charles me dit après l'émission il me dit on va virer l'orchestre on fera ça que tous les deux et c'est comme ça qu'on est resté en contact parce que comme c'était sa chanson préférée dès qu'il faisait une émission de télévision il m'emmenait partout alors c'est comme ça que je me suis retrouvé chez Guilux chez Fouit toutes les émissions donc régulièrement tous les 6 mois il faisait une télévision et on faisait sa jeunesse.

Il se trouve que au départ le grand échiquier le vrai pas celui d'aujourd'hui qui est une une très mauvaise caricature et même épouvantable c'était au départ ça s'appelait le grand amphi et ça s'appelait la règle du jeu mais Jean Renoir a refusé de céder le titre et c'est pour ça que ça s'est appelé le grand échier. Alors, il se trouve queour effectivement vous l'avez connu grâce à vos parents à Galoui parce que je crois qu'il y avait une bande où il y avait T la pilus jusqu'à la fin de sa vie. Il se téléphonnait tous les jours. Absolument. Et et c'est vrai que çaavait ça a marqué vos jeunes années. Oui, parce que après le déjeuner euh il savait que je faisais euh que je commençais le piano.

Il me dit "Ah il c'est bien si le petit veut essayer mon beau st Noa et tout ça." Et donc je jouais, il a suivi mon parcours en fait de weekend en weekend, il a suivi mon évolution et puis un jour peu de temps avant le grand échqué, il m'a vu à la télévision pour un concert que je faisais Salgavau pour la promotion. J'étais d'ailleurs une émission le midi chez Philippe Bouvard. Passez donc me voir. Passez donc me voir. Je m'étais retrouvé d'ailleurs avec un passionné de chopin qui était Serge Ginsbourg. Il y avait deux invités par émission. Ginbourg a dû devenir pianiste classique au départ. Absolument.

Et c'est comme ça que il a il a vu mon évolution et puis il m'a invité dans cette émission qui a été très importante. Oui. Il se trouve en plus que vous avez rencontré à Galoui un chanteur auquel personne ne croyait qui débutait qui n'avait pas de logement et que Charlesnavour a hébergé pendant 2 ans. Absolument. Un certain Johnny à l'idée. Tout à fait. Il était avec sa guitare, il était Oui, moi je m'en souviens comme si c'était hier, j'étais pas vieux, j'avais 7 ans ou 8 ans mais vraiment ça m'a marqué ces moments chez lui.

En fait, Charlvour avait des chevaux, je sais pas si vous le savez et Johnny a appris à monter à cheval grâce à Charlaznavour et c'est comme ça qu'il a pu ensuite tourner en Camargue. D'où viens-tu de Johnny ? Voilà. Incroyable, incroyable. Et et je crois que Johnny toute sa vie a demandé du conseil à Charles à chaque fois qu'il avait quelque chose d'important, il appelait Charles. Oui. Et d'ailleurs euh on était en concert avec Charlesnavour à la période de la disparition de Jeun Alidayet. Il avait fait le deuil. Euh il ne mangeait plus, il jeûait et vraiment ça a été pour lui une perte terrible.

Oui, en plus on parlait de Johnny et un jour il m'a dit Johnny c'est Bert Silva tellement c'est assez une comparaison assez joyeuse. Oui. Alors il se trouve que les enregistrements aussi étaient très rapides avec Charlvour. Une prise une prise et encore une fois même sans écouter la bande Plébac au départ. Absolument. Voyez, c'est formidable tout ce que vous dites. Mon père m'emmenait au studio Barkley qui était avenue H à l'époque et c'est vrai que j'ai assisté à l'enregistrement de ce fameux disque de 1971 où il y avait Nom, je n'ai rien oublié, mourir d'aimé.

Il y avait [grognement] Christian Gobert qui avait fait les les les playbacs, les orchestrations de et il dit à un moment donné, je m'en souviens, il y avait Richard Marsan, le directeur artistique et il dit "Acha, vous voulez écouter les playbacs ?" parce que les playbacs étaient fait à l'époque avec des orchestres symphoniques, enfin dans l'après-midi. Et Charles, il arrive le soir, il met le casque et en une prise, il fait non, j'ai un oublié, une chanson de 7 minutes. Exactement. Et moi, quand j'ai enregistré avec lui à chaque fois c'était c'était une prise cette chanson sa jeunesse, on l'a fait pour un album au palais des congrès, on l'a enregistré une prise.

Il se trouve que mourir d'aimé, on a toujours l'impression que ça vient du film d'André Cayard. C'est faux. il a vu le film et ensuite il a demandé l'autorisation organisateur de faire la chanson. Absolument. Et en 2015 quand on a fait l'album euh un de ses derniers d'ailleurs son dernier album au moment du palais des sports, on était euh dans le sud de la France et il y avait plein de chansons qui étaient prévues et puis il me dit à l'heure du déjeuner, il me dit "Écoutez, voilà, il y a un texte, il s'appelle avec un brin de nostalgie, voilà la grille, d'accord ? Écoutez, pendant le déjeuner si vous avez le temps, là c'est sans l'orquest, je voudrais qu'on fasse un piano voie.

Donc euh il me donne la grille et pendant le déjeuner, tout le monde déjeunait et moi je me mets, il dit "Alors, vous avez pu avancer à 14h ?" Je dis "Oui oui, je crois que j'ai trouvé quelque chose." Il me dit "Bon alors on l'enregistre une prise aussi, c'était en vraie nostalgie et finalement c'était devenu la chanson Fre de ce dernier album." Oui. Et il se trouve en plus qui était important pour lui, c'était l'enregistrement et surtout on va dîner japonais ou thaïlandais ensuite. Oui. Oui, tout à fait. C'était obligatoire. Obligatoire parce que il ne il ne c'était aussi important dans la vie que de chanter ou que d'écrire.

Vous savez, j'ai beaucoup appris de lui sur le rapport avec la scène et avec le public, même dans le classique. Ce qui m'a toujours fasciné chez lui, c'est que tant que le concer n'a pas démarré, il plaisante, il rigole, il regarde le journal et tout et en une seconde, il devient comme un acteur, il démarre. Et c'est la même chose à la sortie. Dès que le concert est fini la dernière note, il redevient bon comme vous disiez où on va manger. Et ça c'est formidable et je pense que c'est un des secrets pour lequel jusqu'à 94 ans il a pu continuer parce que l'énergie il a gardait que le temps exact du tour de champ et il donnait tout pendant le tour de champ. Oui.

Et aucune perte d'énergie pour ce qui sert à rien. Pierre Peret m'a raconté qu'ils ont fait une tournée ensemble la première de Pierre Péret. Donc ce qui était obligatoire c'était le 3 étoiles à l'heure du déjeuner et ensuite on on allait dans la chambre pour travailler et écrire des chansons. Et un jour Pierre Peret fait écouter une chanson à à Charles en disant "Celle-là je la mettrai par mon répertoire, personne n'en voudra." et Charles lui dit "Tu vas la chanter" et c'était Blanche première chanson de Pierre Fér. Alors, il se trouve aussi que il y a l'actualité très importante. Il regardait le journal tous les soirs parce que ça lui donnait des idées.

Absolument sur les sujets de société parce qu'en plus c'est Piaf qui lui avait dit quand il n'était rien et je te donne de l'argent, tu sors, tu te saoules, c'est comme ça que tu feras des chansons. Et il a gardé la leçon. Et d'ailleurs, il voulait refaire dans les derniers moments de de sa vie pour les derniers concerts. Il me dit "Vous savez ERC, on va revenir à quelque chose de très simple, de très intimiste. Rien qu'une douche, très peu de musiciens, il voulaient de plus en plus épurer la formation musicale. Alors, il se trouve que vous parlez de douche justement et on peut évoquer une chanson qui est très importante pour Charles et pour vous.

Les fenêtres, une larme à [chant] l'œil semble toute porter le deuil. [musique] Il pleut, il pleut. Mais bien sûr, il pleut. Il pleut. C'est un tournant dans votre carrière avec Charlesnavour. Tout à fait.

Et grâce à Jean-Claudric, Charles voulait reprendre cette chanson pour le Palais des Congrès 2007 et il demande à l'orchestrateur qui faisait les arrangements de scène à ce moment-là, il lui dit "Voilà, j'aimerais bien que tu me fasses un arrangement dans le style de Claude de Bussi pour ce palais des Congrès." Et Jean-Claudric lui répond "Mais si tu veux, dans le style de Busy, il te faut un pianiste classique." Et Charlie dit "Oui, oui, oui, je sais bien." Bah, il me dit "Moi, j'en connais un." Charlie dit, "Bah oui, moi aussi." Mais comment er il fera avec la rythmique tout ça ? C'est quand même un pianiste classique.

Et et puis pour le jazz alors genre lui il lui répond "Mais depuis quand tu es un chanteur de jazz ? Tu esour ? Tu es un peu dans toutes les directions. Tuas un style vraiment Aznavour, tu es pas vraiment de jazz." Et puis tu sais, il est né dans tes chansons, essaye. Et c'est comme ça que Charles me convoque, me dit "Voilà, prenez mon petit piano là synthétique, amusez-vous, ça indique les accords, vous lirez les grilles, même si je vous fais arranger toutes les partitions pour vous, comme vous êtes un classique et puis vous prenez tout le tour de champ." Alors, il y avait le catalogue des des partitions que les 71000 pianistes avant moi avaient eu.

Donc, c'était gribouillé de partout et je m'amuse tout l'été avec ça. Et quand je suis arrivé au palais des Congrès, bah je me suis retrouvé un peu comme chez moi et puis à la fin de de ces 20 dates au palais des Congress parce que Charles m'avait dit "On fera les 20 dates ensemble et puis après je reprendrai mon pianiste de variété." Voilà. Puis finalement à la fin, il vient voir, il me dit "Vous êtes libre pour la tournée ?" Et puis c'est comme ça que de Vin d'ad, j'en ai fait près de 1000 et puis il m'a gardé jusqu'au bout. Mais il avait aussi une spécialité, c'était qu'il pouvait changer le répertoire 5 minutes avant. Tout à fait. Tout à fait. Donc fallait être très très réactif. Oui.

Pouvait changer le rythme, le caractère d'une chanson, en mettre une au dernier moment qu'il avait pas prévu. Ah ben c'était comme ça. Et je pense que ça crée une certaine forme d'urgence et l'urgence amenait l'intensité. Il y avait aucune habitude. Exactement. Mais en même temps, il pouvait reprendre une chanson, il la connaissait pas en répétition et puis tout d'un coup Non mais il était incroyable. Il était incroyable.

une chanson même vous savez des fois il y a il y a une grille d'accord d'une chanson à l'autre il pouvait un peu un peu les confondre un jour il dit on va faire comme chanson on va faire qui et puis la chanson qui c'est un peu près la même grille que bon anniversaire et puis commence la répétition il commence la parole on lui joue bon anniversaire il fait les paroles de qui enfin donc et puis il est détesté répéter et puis le soir ça s'est passé formidablement bien on découvre à travers vous quelque chose qu'on ne sait pas toujours d'Aznavour c'est son immense cultur musicale. Absolument. Absolument. Mais il s'intéressait à tout. Il s'intéressait à la peinture, il s'intéressait à la musique.

Il était très curieux. D'ailleurs, il racontait souvent que au départ, il se sentait tellement autodidact qu'il avait demandé à CCTo quels sont les livres qu'il faut absolument que j'ai pour ma culture et tout. Il s'est toujours intéressé et d'ailleurs lors des dîners, lors des moments où on était avec d'autres personnes, il écoutait plus que ce qu'il parlait. Oui. Et il avait une immense bibliothèque dans sa maison de Mourè avec tous les grands classiques reliés. Ah tout à fait. Ah non, c'était et l'Élysesse, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Non, mais il me manque beaucoup. Il nous manque beaucoup effectivement. Autre date dans votre parcours lié à notre artiste le 19 octobre 1968.

À tout de suite sur Sud Radio avec Éric Berchot. Sud Radio les clés d'une vie, Jacques Pis. Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Éric Berchaud. Vous êtes à l'affiche du de Passie avec ce spectacle trois amours. Chopin, on en a parlé. Aznavour, on en a parlé et on va en reparler. Et puis Michel le Grand car Michel le Grand est aussi important dans votre carrière et j'ai choisi une date qui correspond à un événement dans la vie de Michel le Grand le 19 octobre 1968. Tous les moulins de mon cœur [musique] comme un chevau [musique] de laine, les moulins de mon cœur.

Il se trouve que c'est une chanson qui a eu un Oscar de manière très particulière euh car c'est une chanson qui a été écrite avant le film et c'était le nouveau Hollywood de Éric Berchaud. Ah oui, mais Michel le Grand, ça a été pour moi essentiel dans ma vie parce que c'est déjà lui qui m'a présenté à Yvon Lorio comme on disait le conservatoire. Je lui avais joué une val de chopin. C'était là aussi par mes parents. Ils avaient un des amis communs entre Michel et mes parents. Et ils ont créé ce rendez-vous avec les amis de Michel pour qu'il puisse m'entendre. [grognement] Et là, il est venu à la maison de couture où travaillait mon père qui était c'était de la pidus.

Et on a trouvé donc j'ai manqué l'école ce matin là et on a trouvé un bar en face où il y avait un piano et j'ai joué une valse de chopeur à Michel. Il a dit il faut absolument que je lui trouve un professeur pour qu'il rentre au conservatoire. Vous étiez tout jeune ? J'étais tout jeune, j'avais 9 ans. Oui. Et donc c'est grâce à lui que j'ai pu rencontrer Yvan Norot. Il se trouve que Michel Land détestait l'école et que seul le piano l'intéressait. Je crois tout à fait.

Et puis avec le temps, bah il m'a rappelé là aussi, il a suivi mon parcours et euh au moment où il préparait le film Les uns et les autres de Claude Lelouche, il m'a dit "Voilà, j'ai besoin de de toi pour faire les parties piano du film." Et c'est comme ça que il y avait du Beto dans le film. Il y avait Ravel qu'on jouait à quatre mains, lui et moi, et puis il y avait des partitions de piano pour lui et c'est comme ça qu' m'a présenté Claude Lelouche. Et vous avez continué à travailler avec lui dans partir, revenir et dans notre fille.

Alors là, ça a été formidable parce que au moment de de donc il me propose il me présente à Claude et puis Claude lui dit "Il est bien ton pianiste et tout et puis finalement Claude me rappelle pour éditer Marcel où là il y avait une scène avec Aznavour qu'on a fait carrément en direct dans le film où je faisais finalement le rôle de Pierre Roche au moment où Charles appelle dit piaf au téléphone pour lui faire entendre si je t'ai blessé si j'ai noyé ton pass c'est bon viens on creux de mon épaule et Puis Claude après me rappelle en 85 [raclement de gorge] et il me dit voilà je prépare un film sur la réincarnation. Alors moi je croyais que c'était pour être en studio.

Donc il me dit tu as eu une idée de de du neuf classique. Donc je lui conseille le deuxième constateur Drakmanov. Et puis il me dit comme c'est sur la réincarnation il faudrait un compositeur qui puisse écrire en 85 comme Rakmaninov le ferait aujourd'hui. Je dis il y a qu'une personne c'est Michel le Grand. Donc finalement ça a été l'allée le retour. Il m'avait présenté à Claude et Claude ben je je lui ai demandé de faire appel à Michel pour écrire ce mouvement magnifique. Vous citez Pierre Roch quand même rappeler que Charlaznavour et Pierre Roche se sont connus au club d'essais qui était un club où les jeunes chanteurs se retrouvaient. Ils écrivaient des chansons ensemble.

Un jour ils sont en coulisse pour voir une artiste et la présentatrice qui s'appelait Edit Fontaine femme de Francis Blanche se tourne vers eux et dit "Maintenant voici Roche et Azabour." C'était absolument pas prévu. Ils sont rentrés en scène en chantant du traînitage infernal et ensuite ça aidé les débuts de Charlesnavour. Sûr. Sinon, il n'aurait peut-être jamais chanté. Bien possible. Alors Michel le Grand effectivement les les moulins de mon cœur, ça a été important parce que il vivotait à Hollywood. Il a obtenu un Oscar grâce à cette cette musique. D'ailleurs, il avait un assistant à Paris qu'il a laissé à l'époque qui c'était Vladimir Cosma.

Je pas si on savait et Michel le Grand bah c'était un surdoué. Dès 12 ans, il était un pianiste virtuose. Oui. Et d'ailleurs euh bon après il a qui euh il a pas été jusqu'au bout au niveau des classes de piano, il est travaillé chez le ZDK parce que ça l'ennuyait et finalement à travers moi, il a pu quelque part me mettre des transcriptions, me mettre des partitions de piano parce que je voyais, j'ai enregistré beaucoup de partitions de piano pour lui, pour des films avec orchestre parce qu'il pouvait pas être à la direction et au piano en même temps. tenait à ce que tout soit fait en même temps, pas à mettre le piano après.

Donc je me suis retrouvé dans énormément de séances d'enregistrement avec lui. Donc il me mettait mais mes mais un nombre de notes incalculables. D'ailleurs, il me disait souvent, il me dit "Tu me parles encore après." En fait, il me mettait ce qu'il aurait peut-être parce que c'était un pianiste extraordinaire Michel dans un style dans son style à lui mais le style purement purement classique, il me les mettait sous mes doigts. Oui. Parce que lui, il préférait le jazz depuis toujours. Oui. Et puis euh Oui, enfin c'est Michel, c'est un peu tout. C'est le jazz, c'est la variété, c'est la musique de film mais c'est Michel le Grand en fait. C'est une identité.

Alors il a il a dit un jour si Bac et Mozart avaient vécu aujourd'hui, ils auraient travaillé pour le cinéma et la télévision. [rires] Ah oui, ça m'étonne pas. Oui, parce que vraiment il y a la musique de film mais il composait à une vitesse record. Michel le grand. Ah mais oui, moi il me donnait des partitions qu'il avait fini d'écrire dans la nuit. On enregistrait à 9h comme il disait. Moi, je fais beaucoup de premières pages, des premières pages, des premières pages, ça me plaît pas. Mais quand il y a l'urgence de la date et qu'il faut fournir le travail, alors là, il y avait un débit extraordinaire.

Et d'ailleurs, pour partir venir, moi je vivais chez lui, on a dû en 3 semaines, il a fait il a créé le mouvement de concert, il l'a orchestré et on a enregistré. En fait, Nadia Boulanger qui était son professeur lui a dit un jour, il faut apprendre l'exigence et la rigueur. Paul Veri pendant 55 ans, tous c'est s'est mis tous les matins à sa table de travail sans manquer une seule fois. Et je pense que Michel Land c'était la même chose. Oui. D'ailleurs Michel Land avait beaucoup d'amis dans la classe de Nadia Boulanger comme Pierre Petit qui avait le Grand Prix de Rome.

Et un jour, il dit à Nadia Boulanger "J'aimerais bien moi aussi passer le Grand Prix de Rome." Et Nadia Boulanger lui répond "Tu as bien trop de talent pour ça." [rires] Alors il se trouve que Michel le Grand a rencontré Charla Navour et qu'un jour il a voulu donner une chanson dont Charla Znavour ne voulait pas Éric Berchaud. Euh comme au temps de ma jeunesse. Ah oui. Alors c'est c'est vrai que Charles me parlait me parlait beaucoup de Michel. Il avait une énorme admiration pour Michel le Grand et c'est vrai que Charles lui a confié deux musiques sur deux textes et une chanson qui est Vat et le concert déconcertant.

Et Charles me racontait, je lui ai quand je lui ai donné la chanson, ils habitaient pas loin l'un de l'autre et Michel le rappelle au bout d'une heure, "Ça y est, j'ai fait la musique sur ton texte." Et Charles va le voir et Michel lui joue et Charles lui dit "Mais au milieu de tous ces milliards de notes, je chante où moi ?" Alors, tu recommences et tu mets moins de notes. Mais il y avait vraiment beaucoup d'admiration l'un envers l'autre. D' Charlazvour voulait enregistrer les moulins de mon cœur. Oui, tout à fait.

Et c'est vrai que alors ça c'est une histoire un peu un peu longue mais pour faire très court Michel m'appelle, il me dit "Tu es où en ce moment ?" Je dis "Ben on est en train d'enregistrer l'album de de Charles le dernier, on est dans le sud de la France." Il me dit "Je viens parce que j'ai une chanson à lui proposer." Et donc il lui propose une chanson pour son album Michel le grand et ses amis qui était comme "Comme elle est longue à mourir ma jeunesse." Charles, il dit "Bon, il la connaissait pas trop la chanson et bon alors ils sont là autour du piano." Il dit "Bon ben d'accord, alors tu pourrais l'enregistrer quand Alors Charl lui dit bah dans une dizaine de jours, il faut que je la prenne un peu.

Il se mettent d'accord sur la tonalité et puis Michel repart et puis Charles il me dit euh non vous allez rappeler votre copain et vous allez lui dire que cette chansonlà j'en veux pas parce que j'en ai écrit au moins 900 dans ce style là mais moi la chanson que j'aurais aimé avoir écrite c'est les moulin de mon cœur. Donc je rappelle Char, il me dit "Mais c'est pas possible, j'ai donné à quelqu'un déjà." Je dis "Écoute, ce sera celle-là ou sinon je crois que tu l'auras pas dans l'album." Donc j'ai servi d'intermédiaire et puis finalement Michel a rappelé ça en disant "Tu auras la chanson". Voilà.

Il se trouve que vous avez aussi vécu un moment sur un concert en SSS avec Charles Navour et Michel le Grand Égud. Ah oui, c'était vraiment surréaliste. On était au Kremelin et il y avait Michel en première partie et Charlaz Navour en deuxème partie. deux énormes stars en Russie mais visiblement il manquait un peu de loge et Michel le grand moi en tant que pianiste de Charlas Davour pour pour ce concert je me suis retrouvé dans une magnifique loge et puis Michel il me dit "Mais moi, j'ai pas de loge où je suis Charles il a un appartement et moi j'ai pas de loge." Il me dit "Ça te dérange pas si je viens chez toi ?" Je lui dis "Non, pas du tout.

On a passé un moment formidable." Mais en même temps le grand le grand il voulait faire le grand Aznavour et Aznavour n'a pas voulu faire cet album. Non, parce que Oui. Alors alors Charles me disait, vous savez la dernière de votre copain, il a déjà trouvé le le style de le titre de l'album. Ce sera le grand Aznavour. Il est pas fou, il s'est mis en premier mais je lui ai répondu qu'Aznavour le grand ça marchait très bien et ça ne s'est pas fait. Et ça s'est jamais fait. Non. Et c'est vrai qu'il y a plein de projets d'Aznavour qui ne se sont pas fait.

Il avait écrit avant de nous quitter 40 chansons qui ne sont jamais enregistrées mais il était tous les matins à 8h dans sa maison en train d'écrire des paroles. Il avait mis un mini studio dans sa maison. Mais on avait un projet, il m'en avait parlé lors d'une promotion pour le palais des sports en 2015. Il m'a dit "Vous savez, j'ai fait des albums qui s'appelaient Jaz Navour. J'ai envie de faire des classiques navours, c'est-à-dire de prendre les titres qui s'y prêtent mais qu'on on va les faire avec le piano, un quintê à corde.

Il voulait aussi faire le le même principe qu'il avait fait pour Jazz Navau où il avait trouvé les chansons qui étaient le jazz et il voulait faire la même chose avec le classique. Et je ne sais pas si vous le savez mais il avait aussi envisagé avec Gill Berbec de reprendre les chansons qu'ils avaient écrit ensemble quand il travaillait avec Eddie Pierre Férique Berchaud. Tout à fait. Il m'avait même demandé de de réfléchir à une partition de piano sur la chanson Marie quand tu t'en vas. Et d'ailleurs, il m'avait raconté une histoire très drôle entre lui et Becko.

Il me dit "Dès qu'on faisait une chanson ensemble, Beck, il m'a il m'appelait tout de suite la journée d'après pour me dire "Comment tu l'enregistrerais toi ?" Alors Charles lui disait "Bah moi je l'enregistrerai un peu dans ce style là." Et et Becko allait enregistrer la chanson de le lendemain pour lui piquer l'idée. Il me dit "Ahors après quand il me posait la question, je lui disais l'inverse de ce que je voulais faire.

Il faut savoir, ils écrivaient, je sais pas si vous le savez, Eric Berchot, des chansons discrètement chez Piaf parce que Piaf ne supportait pas cela et donc dès qu'elle arrivé dans la pièce, il cachait les partitions pour ne pas qu'elle sache qu'ils écrivaient ensemble des chansons. Formidable. Mais c'est c'était une complicité totale et Piaf a été beaucoup dans dans leur rapport. Tout à fait. Tout à fait. Et puis alors justement Michel le Grand j'y reviens, vous avez décidé avec Machamil de rendre hommage à 100 des Chopins. Machamil, c'est l'héritière de Michel le grand, sa dernière femme.

Vous êtes sur scène dans des chopins mais en même je crois que c'est au théâtre de proche oui, on a repris le 3 le 3 septembre le 4 septembre dernier et je vis avec Macharo parce que dès ces premiers mots, je suis sur scène avec George Sand. Elle est poustouflante. Ce spectacle marche très bien. Mais ce surtout, elle m'a raconté un jour qu'elle avait dans ses tiroirs des caisses entières d'inédit de Michel Legrand. Absolument. Absolument. Et d'ailleurs, elle a des projets avec ses inédits. Mais mais je vis alors c'est amusant parce que Michel serait sûrement ravi de nous voir nous voir ensemble.

Elle a beaucoup suivi euh euh mon parcours aussi avec Michel dans dans dans les années euh où on allait chez lui à la mote. Moi pour parler de Michel le Grand, il y avait une œuvre que je voulais euh que je voulais reprendre à mon répertoire qui était le messager. Mais le messager, on l'avait souvent fait avec Michel à deux pianos parce que c'est une œufre pour deux pianos. Et je demande à Michel le Grande, je lui dis écoute, j'aimerais bien une version à un piano, est-ce que tu pourrais me faire la transcription ?

dit "J'ai pas le temps, tu vas la faire très bien." Et donc je je lui dis "D'accord mais je vais me mettre au travail mais je viendrai te la jouer pour validation." Donc Machait là évidemment et puis Michel m'a donné deux trois conseils et puis elle a suivi évidemment toute ma collaboration avec Michel. Oui. Et il se trouve en plus que grâce à Michel le Grand et Charlesnavour, vous avez aussi accompagné des artistes de variété ce qu'on aurait jamais pu imaginer au départ. Oui.

Alors, c'est drôle parce que moi je suis pas un pianiste accompagnateur de chanteur mais par les les spécials anniversaires qu'avait qu' a pu faire qu'a pu faire Charles, je me suis retrouvé à accompagner Laisa Minellie euh pour par pour parler d'elle et bien d'autres. Et ça a été la même chose avec Michel Land grâce à Claude Lelouche. Moi qui suis pas acteur, je me suis retrouvé avec Picoli, François Fabian, Annie Girardo dans un autre film les Misérables avec Belmondo, Trintignan et je suis pas acteur. Alors ça fait rire beaucoup d'amis à moi qui soient acteur parce que moi qui suis pas, je me suis retrouvé avec des scènes et des gens incroyables.

Alors ça c'est justement c'est le parcours que vous avez vécu et ce parcours vous le racontez dans un spectacle qu'on va évoquer dans quelques instants à travers la date de ce de sa création le 29 septembre 2026. À tout de suite sur Sud Radio avec Éric Berchot. Sud Radio les clés d'une vie Jacques P6. Sud Radio les clés d'une vie mon invité Éric Berchaud. Alors, on a évoqué votre parcours avec Chopin, votre parcours avec Aznavour, votre parcours avec Michel le Grand et la synthèse des trois. C'est un spectacle trois amours que vous avez joué que vous allez jouer à partir du 29 septembre tous les mardis à 21h au théâtre de Passier à Paris. Comment est né cette idée ?

Cette idée, je l'ai en moi depuis en fait l'origine parce que j'ai jamais considéré que la musique était dans des tiroirs et qu'on était euh parce qu'on veut nous mettre dans des tiroirs. C'est-à-dire que bien sûr, je suis un pianiste classique, mais comme je disais, je suis presque né chez Aznavour et Michel le Grand, j'ai j'écoutais autant les paraplues de Cherbourg dans mon enfance que Arthur Binstein. Donc, j'ai jamais fait de différence parce que moi, je suis sensible à la mélodie. La mélodie c'est l'émotion, l'harmonie et quand vous écoutez une chanson d'Asnavour, quand vous écoutez un nocturne de Chopin, elle est elle est où le la frontière ? Il y en a pas. C'est la même émotion.

C'est des classiques. C'est des classiques. Alors évidemment Michel le Grand c'est pas tous les compositeurs de film, c'est Michel le Grand et Charla Navour, c'est pas n'importe quel chanteur aussi. C'était c'est des classiques, ils avaient une façon de travailler comme nous dans le classique. C'est-à-dire qu'il y a une une exigence qui est absolument la même. Sauf que ce que j'ai appris à leur contact, c'est quelque chose d'essentiel. C'est que le live, la communication avec le public, c'est essentiel. Parce que vous savez, le classique, c'est quand même à l'origine, c'est toujours intellectuel.

On a des partitions, on les répète, on travaille le style, on veut au maximum exister, mais c'est d'abord 100 % de la partition dans laquelle on va mettre notre personnalité. Et puis après ce travail-là, on le montre au public. C'est comme une sorte de démo avec le feeling du moment. Certes, tandis qu'avec Charles Navour ou Michel le Grand, j'ai vu les concerts. À chaque fois, c'est différent. On parlait tout à l'heure, j'ai fait près de 1000 concerts avec Azabour, c'était jamais le même. Même si les morceaux on pouvait enfin les œuvres c'était les chansons, c'était pas tout le temps les même. On a avec Charlesnabour fait peut-être 300 chansons différentes suivant les territoires.

Mais à chaque fois il y a le live, il y a la communication, le côté et ça c'est essentiel. Et avec ce spectacle, je veux montrer que il y a pas il y a pas de différence. Il y a on peut pas classer d'ailleurs les amours. C'est pas le numéro 1, le numéro 2, numéro 3 par importance. C'est dans ma vie c'est en fait ça m'a ça m'a fait moi en tant que pianiste. Donc vous avez monté un spectacle où vous racontez en même temps votre métier et où on entend à la fois Chopin qu'on a écé Michel. Je raconte avec mes doigts, je parle aussi, je raconte des choses essentielles comment les choses se sont embriquées finalement dans ma vie. Je raconte mon parcours comme on le fait là.

Mais mais d'une façon artistique mais c'est essentiel et ça je ça fait partie de mon ADN. Et justement parmi les morceaux que l'on va entendre au théâtre de Passi il y a le classique des classiques.

38:58
Non speech

[musique]

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Locuteur

Les parapluis de Cherbourg, le classique des classiques. Absolument. Et puis là, comme vous pouvez entendre, Michel m'a mis quelques notes au bout des doigts. Bah lui quand dès qu'il faisait une transcription pour moi, il me dit "Je t'ai mis tout l'orchestre." Donc et c'est vrai que c'est pas à Pierbourg comme je disais, c'est mon enfant, j'ai écouté ça et regardé la mélodie, l'harmonisation, [musique] c'est somptueux. Et puis Michel connaissait le piano d'une façon extraordinaire. Donc pour un pianiste, de toute façon, il s'adaptait pour tout le monde, pour un trompettiste, pour un pianiste, pour un pour pour un violencéiste. C'était la force de Michel.

Mais il faut savoir que ce film personne n'en voulait et je sais pas si vous connaissez l'anecdote. Un jour il joue au bridge avec son ami Francis Lemarc. Il lui parle des parapluies de Cherbourg et pour l'aider Francis Lemarc a dit "Écoute, je vais prendre l'édition musicale de des morceaux pour que tu puisses monter ton film." Et ils ont fait la meilleure [raclement de gorge] affaire de leur vie tous les deux. Ah non mais c'était une idée magnifique ce film entièrement chanté. C'est vrai que personne n'y croyait et ça a été extraordinaire. comme ensuite les autres films de Jacques Dei d'ailleurs. Oui, puis comme beaucoup de musique par la suite de Michel le Grand.

Moi, j'ai une passion pour la musique qu'il a fait pour Yel pour Barbara Stra qui est carrément sublime et qui est un Oscar aussi. On va l'écouter. On va l'écouter d'ailleurs cette musique de YTL.

40:16
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[musique] [musique]

40:29
Locuteur

Cette musique encore, c'est du Michel le Grand. Transcription de Michel le Grand. Absolument. Musique de Michel le Grand. Avec une particularité, Barbara Stressante a voulu chanter toutes les chansons du film et les autres comédiens n'ont pas eu le droit à la parole si j'ose dire car elle voulait incarner le personnage complètement à travers toutes les chansons. Ce qui est un cas unique dans l'histoire des films musicaux. unique mais c'est un film magnifique. Mais le travail que ça représente de de faire une telle partition, on n'imagine pas Éric Berchaud. Oui. Et puis euh Non mais Michel était de de tellement tellement doué, il allait à une vitesse mais c'est aussi l'écriture du cinéma.

C'est-à-dire que très vite, je vois l'expérience qu'on a eu pour partir revenir, les images, Claude avait besoin de de de de la musique pour tourner et Michel va très très vite et puis à la seconde près, il faut enregistrer, c'est le chronomètre et il maîtrisait ça mais c'est c'est c'était génial. Et vous avez évoqué justement le messager et et ce cette musique de film fait partie également de celle de votre spectacle.

41:35
Non speech

[musique] [musique]

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Locuteur

Là aussi une transcription. Une transcription. Alors celle-là je l'ai faite. Michel m'a donné l'autorisation et pour l'anecdote une fois que j'avais faite cette transcription, il me dit "Écoute, j'ai un concert, il y a qu'un seul piano, on pourra pas le faire ensemble parce que on avait l'habitude de jouer cette pièce ensemble." Il me dit "Est-ce qu'éventuellement tu pourrais me prêter me faire une copie de ton arrangement ?" J'aurais jamais pensé que Michel me demanderait une copie d'un arrangement que j'avais fait sur sa musique. Mais quand on écoute ces morceaux Eric Berchaud au piano, c'est du classique. Bien sûr que c'est du classique.

Et c'est pour ça qu'avec ce spectacle, on va C'est un concert mise en scène par François Rolin. Mais donc c'est on va faire aussi du théâtre, je raconte mais tout ça est du classique. Bien sûr que c'est du classique. D'ailleurs, encore une fois, je les ai rencontré. Charles me présentait sur scène comme un pianiste classique et puis Michel le Grand, à chaque fois que j'ai fait des choses avec lui, il avait besoin d'un pianiste classique. Et comment François Ranin est-il arrivé dans cette aventure ? Euh, il est arrivé dans l'aventure par mon producteur Patrice Montico.

Il m'a dit "écoute, tu devrais travailler avec François, il est formidable." Et puis moi, je trouvais qu'en même temps, c'est bien d'avoir le regard d'un d'un metteur en scène et de pas faire seulement un concert avec trois blablas au milieu, de faire vraiment un de bâtir une histoire. Oui, en plus, ce n'est pas son univers favori. Lui, c'est plutôt l'humour et l'humour vache. Tout à fait. C'est ça qui est un J'aime bien le décalage, vous savez. Moi, j'en suis un. Un pianiste classique qui se retrouve avec Asdavour. C'était c'était pas gagné au départ.

Alors justement, il y a un album que vous venez d'enregistrer, le dernier concert d'Aznavour au piano, car vous avez repris les classiques d'Aznavour au piano.

Oui, en fait Charles, un petit peu avant ma sa disparition m'avait dit "Écoutez euh on se voyait Charles, il vous voyait tout le monde." et me dit "Écoutez, j'aimerais bien que vous prévoyez un un médelet de peu près 30 minutes parce que à mon âge chanter 2 he ça devient long et plutôt qu'on m'impose une première partie dans dans certains pays dans le monde, je préférais que ce soit vous au piano et essayer de me faire une suite qu'avec uniquement des chansons qu'on ne fait pas ensemble dans le tour de champ avec l'orchestre, soit des chansons oubliées des anciennes, soit des entre guillemets des tubes que j'ai tellement chanté, je veux plus les chanter. Donc, prévoyez-moi moi ça.

Donc, j'ai fait une suite euh composée de ces chansons et puis on n pas eu le temps de le faire parce qu'il m'avait dit ça peu de temps avant le 1er octobre 2018 donc on n pas pu mettre ça en place mais moi j'avais écrit le medley, il avait entendu, il a dit "C'est formidable, il avait adoré." Il m'a dit "Don programmera ça pour 2019." Et puis après sa disparition, j'ai décidé d'écrire une autre suite qui elle contient celle-là tous les chanson qu'on faisait ensemble. Oui. Et il y en a un paquet. Et c'est vrai, moi je me dis aussi, et je suis pas le seul, qu'il n'aurait peut-être pas dû aller au Japon faire ces deux concerts.

Charlaznavour, vous savez, il détestait annuler les concerts et euh il était vraiment tellement triste de pas avoir pu aller au Japon à la date prévue initialement que quand le Japon s'est s'est reprécisé euh fin septembre, il voulait absolument y aller. Alors, j'en reviens à ce spectacle. Donc j'ai trois amours au théâtre de Passi tous les mardis à 21h. Il y a donc Chopin, Michel le Grand et il y a beaucoup de chansons d'Asnavour à votre façon et il y en a une qui est un des classiques dont on connaît pas vraiment l'histoire. Voyez déjà en haut de [musique] la fiche fois plus gros que n'importe qui mon nom car tout le monde pense que c'est Aznavour. Pas du tout.

Je je pense d'après ce que je sais, ce serait un un un je un chanteur qui depuis 30 ans dans un cabaret qui s'appelait le Drador au début de zavour et il en a ça été son modèle. Absolument. Il a vu un chanteur pathétique qui se croyaitce qui se croyait arriver. Il est monté dans sa chambre, il a écrit la chanson. Ou ouais. Et il y a une autre chanson qui est dans le programme et qui je crois compte beaucoup pour vous, c'est celle-ci. La bohème, la bohème. Nous ne mangions qu'un jour [chant] sur deux. Et là, ça fait partie des morceaux incontournables même pour vous Éric Berchaud. Absolument. Ça arrivait souvent à la fin du spectacle.

Je faisais une longue introduction au piano et c'était des souvenirs magnifiques avec Charles. Surtout que j'ai vu naître cette chanson. C'était le moment où j'allais à Galis avec mes parents tout jeunes et ça faisait partie des chansons qu'il avait composé dans la semaine comme hier encore. Et j'aurais jamais pensé à l'époque que quelques décennies après je serai derrière son dos à l'accompagner. La première version en fait il l'a créé sur scène au Châtelet. Il y avait monsieur Carnaval dont il avait écrit la musique pour George Guar. Exactement. Il était au piano comme ça pour sur scène pour s'amuser. Et Maurice Lan, le directeur arrive c'est quoi cette mélodie ?

C'était la bohème va jusqu'au bout de la chanson. C'est comme ça que c'est né sur la scène du Châtelet dans Monsieur Carnaval par George incroyable. Oui. Incroyable. Et puis bien sûr, il y a l'incontournable chanson de Charlaznavour que vous ne pouvez pas ne pas jouer. Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles. Il me semble que la misère serait moins pénible au [musique] soleil. Et cette chanson, vous connaissez son origine ? Il était pas à Macao, c'est ça. C'était C'est exactement à Hong Kong et Macao. Il est sur le pont d'inféri, il observe une population misérable qui pourtant rit et c'est comme ça qu' est né emmené moi.

Et il y a une autre histoire très rapidement quand on a on allait très souvent faire des concerts aussi comme partout en entre autres en Russie et le dernier concert qu'on a fait en Russie, il fait sa liste pour savoir ce qu'il allait jouer le soir et puis il dit comme ils disent. Est-ce qu'on va pouvoir faire comme ils disent ? Il hésitait beaucoup avec le sujet de l'homosexualité et en plus il y avait président Poutine dans la salle, il voulait vraiment mettre cette chanson. Il m'a dit non, ça va faire un incident diplomatique mais vous verrez un jour qu'on y arrivera à la mettre. Et il a vraiment beaucoup hésité.

Et alors l'anecdote c'est que moi j'ai refait Aznavour classique avec les suites dont je vous ai parlé et j'ai eu l'occasion d'aller en Russie et finalement sans s'en rendre compte ils ont eu la musique peut-être pas le texte encore mais peut-être qu'un jour ils onont le texte et j'ai réussi à jouer à jouer la musique. Asnavouru avait une caractéristique et même au Japon, il me l'avait expliqué avant de partir au Japon, il y avait toujours deux trois chansons dans la langue du pays.

Toujours, mais il se renseignait et d'ailleurs le dernier concert qu'on a fait à New York, on Madison Swing Garden, il a dit "Vous allez voir, je vais chanter qu'en français." Alors, on se dit "Mais mais pour les Américains, ça va être terrible s'il ne chante qu'en français." Et il a trouvé une solution, c'est qu'en fait il y avait une ambiance musicale à chaque début de chanson qu'on lui faisait et il expliquait la chanson en anglais. Alors, si la chanson était très longue, il faisait un résumé en anglais. Si la chanson était courte, il disait le texte comme une poésie en français, en anglais et la chanson et tout le tour de chant, il l'a fait, il l'a fait qu'en français.

Donc, il expliquait en anglais et il a pu chanter pendant 2 heures en français. Il a eu un succès fou. Alors, Piaf faisait la même chose à ses débuts à New York. Il y avait un un traducteur qui expliquait la chanson. Le problème, c'est qu'après, elle chantait en français et elle parlait en anglais. Et euh les critiques disaient quand piaf parle en anglais, on a l'impression qu'elle parle en italien. [rires] C'est formidable. Alors c'est vraiment un un spectacle de transmission, un album de transmission.

C'est à la fois ce spectacle donc au théâtre de Passie jusqu'à la fin de l'année je crois le mardi à 21h où vous évoquez c'est géniopin Michel le grand et Charlesnavour sur le même plan et puis cet album le dernier concert d'Asnavour au piano. Pour vous c'est un acte de transmission Eric Berchaud parce que les jeunes doivent savoir tout ça. Absolument mais vous savez la jeune génération maintenant je vois beaucoup de dis de classiques qui maintenant ils font ils font de la variété.

Moi, je l'ai fait à une époque où c'était encore très très risqué, mais je ne regrette rien pour reprendre le titre d'une chanson parce que ça a été ma vie, ça a été un moment vraiment de de moi je moi je marche à l'intuition musicale et à mes envies. Je fais pas de calcul de carrière et tout. où j'aurais pu rester dans le classique avec mes prix et puis non, ça m'aurait sans doute pas correspondu. Et c'est pour ça que vous êtes donc tous les mardis au théâtre de Passier à 21h pour évoquer le grand Aznavour et Chopin. Les plus belles notes de votre vie sans doute.

Oui et puis vous grâce à ce que j'ai fait au début de l'année avec Macha qui m'a appelé pour ce spectacle, j'ai repris goût avec le fait d'être dans un régulier parce que vous savez les pianistes classiques, on joue à un endroit, après on s'arrête et je découvre le plaisir que c'est avec le théâtre. et avec ma cha m'a fait découvrir. Et c'est vrai que dès que j'avais ce projet-là, j'ai tout de suite dit au producteur mais moi je je vais faire une série parce que c'est vraiment un un autre état d'esprit. Et ben on aura le plaisir de venir vous applaudir sur scène au théâtre de Passi. Merci Éric Berchaud et merci de défendre les véritables musiques. Merci beaucoup.

Les clés d'une vie, c'est terminé pour aujourd'hui. On se retrouve bientôt.