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interviewSUDRADIO· 8 juillet 2026 21 min

Le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ?

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Avec une question que nous traiterons avec nos vraies voix, Philippe Bilger, président de l'Institut de la Parole, ancien magistrat, Pierre-Yves Martin, entrepreneur et consultant, Yann Ledort, chef d'entreprise dans le domaine de l'automobile. Ouvrons le grand débat. Marine Le Pen assure qu'elle sera candidate et fera campagne, mais sans bracelet électronique. Or, elle se pourvoit en cassation. A partir de quand la cour de cassation statuera, lui octuera-t-elle un bracelet électronique avant le 18 avril, date du premier tour de l'élection présidentielle ? Tout cela pose beaucoup de questions et aussi celle-ci que nous vous soumettons.

Le RN, le Rassemblement National, ressorti le plus fort de cet épisode judiciaire. Pour en parler, nous avons un grand témoin, le député Rassemblement National du Loiret, Thomas Ménager. Bonsoir, Thomas Ménager.

0:57
Invité politique

Bonsoir, merci de votre invitation.

0:58
Présentateur

Merci à vous. Bon, déjà, réaction, vous vous sentez finalement, une fois le verdict tombé et les deux décisions de Marine Le Pen prises, soulagés, confiants, un petit peu inquiets, dites-nous tous, soyez honnêtes.

1:15
Invité politique

Non, totalement déterminés, mais très heureux, bien entendu, mais pas comme tous les Français, je veux dire, qui attendaient de pouvoir choisir librement qui serait le prochain, la prochaine, en l'occurrence, nous l'espérons, président de la République et qu'une décision judiciaire ne vienne pas contrevenir à leur liberté de choix, leur liberté de l'électeur. C'était un principe que le Conseil constitutionnel avait reconnu et que la Cour de Pelle a entendu. Donc maintenant, derrière tout ce feuilleton qui a occupé le devant de la scène maintenant depuis près de dix ans, on veut aller sur le terrain, ce qu'a fait Marine Le Pen aujourd'hui avec Jordan Bardella. À la flèche.

1:53
Présentateur

À la flèche, effectivement, non loin du Mans. Je vous laisse avec Philippe Bilger, ton aménager.

1:58
Invité politique

Monsieur le député, même en comprenant parfaitement la volonté de Marine Le Pen à la suite d'une juridiction d'appel qui a largement déblayé le terrain en sa faveur de se présenter en 2027, est-ce que vous ne trouvez pas tout de même que, j'allais dire, la pureté de cette quatrième candidature est un peu ébréchée ? Comment dirais-je ? Vous n'avez pas le sentiment qu'un élan est un petit peu atténué ? Thomas Ménager. Pas du tout. Quand on croit en l'état de droit, et vous le savez, depuis que Marine Le Pen a formé ce pourvoi en cassation, elle est de nouveau présumée innocente.

Et déjà, dans tous les cas, la Cour d'appel est venue amoindrir fortement et contredire en grande partie la décision de première instance. Marine Le Pen est présumée innocente. Elle est une justiciable comme une autre. elle continue à mettre en avant son innocence, qu'elle prouvera, j'en suis certain, avec la décision qu'il y aura de la Cour de cassation. Et maintenant, ce que les Français veulent, c'est qu'on parle santé, immigration, pouvoir d'achat, qu'on aille sur le fond. Et j'espère que nos opposants auront autre chose à mettre en avant que de faire l'exégèse d'une décision de justice qui est très loin des attentes des Français.

Aujourd'hui, les Français, je peux vous le dire, dans le Loiret où moi, je suis élu, ils veulent que l'on parle du fond et qu'on sauve le pays et qu'on sauve la France de la situation qu'on connaît actuellement.

3:29
Présentateur

Ça n'empêche pas, Thomas Ménagé, notre Pierre-Yves Martin de tiquer. Alors, il vous pose son point de vue déjà. Et votre question, Pierre-Yves ?

3:38
Invité politique

Moi, ma question, c'est que j'ai l'impression que vous ne mesurez pas ce que signifie cette histoire, cet épisode judiciaire. Et que, de toute façon, elle ne pourra jamais démontrer son innocence, puisque le pourvoi en cassation ne sert pas à ça. Donc, on ne va pas étudier le fond. Laissez-moi finir. Vous allez voir. Laissez-moi finir. Alors, je vais juste... Allez-y. Donc, en fait, ma question, c'est si une campagne part déjà sur des fondamentaux qui sont fragiles, comment vous imaginez animer la relation avec l'opinion publique, avec le peuple français ?

4:20
Présentateur

La question est posée. La réponse est donnée.

4:22
Invité politique

C'est la question de fond. Ce sera que les Français seront les seuls juges. Et ça, c'est ce que nous voulions. C'est que les Français, on peut reposer la question aussi, que le fait que la justice, dans tous les cas, est rendue au nom du peuple. Et le juge suprême, dans notre état de droit, c'est aussi dans notre démocratie, c'est le peuple. Et ils connaissent parfaitement l'affaire, la situation. Je pense qu'ils sont une majorité à croire en l'innocence de Marine Le Pen. Ils connaissent étonnant les aboutissants de cette affaire, qui ne mérite en aucun cas une condamnation pénale. Et ce qu'ils veulent, c'est qu'on aille régler les problèmes de la France. Et il y a un premier sondage.

Alors, ça reste des sondages. Et le moment est l'heure de vérité. Vous le dites. Et je pense que vous le pensez comme moi. Ça sera le moment de l'élection l'année prochaine. Mais qui montre qu'après l'intervention de Marine Le Pen au journal télévisé hier soir, après la décision, il y a une hausse de popularité. Il y aura vraisemblablement aussi peut-être d'autres sondages qui vont sortir dans les prochaines heures qui viendront confirmer cette dynamique et cette volonté de changement, de tourner la page du macronisme. Et c'est ça le vrai sujet. Et c'est la raison pour laquelle Marine Le Pen et Jordan Bardella sont en campagne. Et qu'on va être aussi, nous tous, en campagne, sur le terrain.

Cet élan populaire et ce soutien, on le ressent. On le voit. On va le confirmer dans les prochaines semaines, nous l'espérons.

5:32
Présentateur

Bon, et on fera un premier débrief avec notre auditeur Stéphane, notre auditeur fil rouge depuis Béziers. Parce que, écoutez bien Stéphane, c'est vous qui allez débriefer. Question, réaction, donc, de Yann Ledortz.

5:43
Invité politique

Oui, et comme ça a été dit, la Cour d'appel a libéré le chemin vers la présidentielle. La candidature avait été habilement présentée comme un ticket. Il se trouve qu'aujourd'hui, le ticket est inversé. On vous sent très confiant. Est-ce que vous êtes vraiment confiant que ce ticket et que ce couple premier ministre-président ou président-premier ministre va tenir sur la durée et va permettre de pouvoir exprimer dans la campagne présidentielle la sérénité dont vous faites preuve aujourd'hui ? Le ticket Bardella-Le Pen. Allez-y, Thomas Ménager.

Cette complémentarité et ce ticket gagnant qui est, c'est vrai, inédit dans l'histoire de la Ve République, et qui peut parfois déboussoler, quand dans tous les autres partis, on a des combats Gabriel Attal, Édouard Philippe, pour savoir qui va pousser des coudes, ou on en a à gauche entre M. Glucksmann, M. Mélenchon. Là, d'avoir deux personnalités, main dans la main, qui travaillent. Et depuis le début, ce ticket, il a toujours été dans ce sens. C'est-à-dire Marine Le Pen à l'Élysée, présidente de la République, et un chef de gouvernement, Jordan Bardella, Premier ministre. Donc, pas de surprise. Est-ce qu'aurait été la surprise ? Est-ce qu'aurait été une inversion ou un changement ?

Ça aurait été, s'il y avait eu une décision qui empêchait Marine Le Pen de se présenter, mais, bien entendu, une certitude totale de l'absence de différence de fonds entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, et de leur volonté d'œuvrer, dans le sens de l'intérêt général, loin de certains qui veulent faire croire qu'il y aurait des dissensions. Tout ça n'existe pas. Ils l'ont prouvé en étant, dès le premier jour, ensemble, sur le terrain, à la flèche, dans une ville que nous avons formidablement gagnée lors de l'élection municipale.

7:12
Présentateur

Alors, notre auditeur fil rouge, Stéphane Depuis-Béziers, vous a écouté. Stéphane, est-ce que vous trouvez, finalement, Thomas Ménager convaincant sur ses arguments ? La question, je le rappelle, c'est, le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? A brûle pour point. Comme ça, Stéphane, votre réaction ?

7:29
Invité

Ah, oui, convaincant, certainement. Mais après, est-ce qu'on ressort grandi d'une histoire judiciaire ? C'est moins sûr.

7:41
Présentateur

Oui, parce que, oui, oui, en fait, il a tout dit. Et bravo, Stéphane, c'est pas très long, mais c'est percutant. Pour conclure, avant de vous libérer, Thomas Ménager, nous, on va continuer le débat, bien sûr. Mais, oui, il y a quand même cette affaire, nous dit notre auditeur, qui n'est pas forcément contre vous, vous l'entendez. Donc, c'est quand même un constat, Thomas Ménager.

8:01
Invité politique

Non, mais vous avez raison. C'est ça qui est inquiétant, dès lors que Marine Le Pen est innocente et que nous avons vécu tout cet épisode et que certains de nos opposants, plutôt qu'à d'aller nous combattre sur le fond, comme c'est le cas déjà sur d'autres domaines, cherchent à jeter des anathèmes, à nous salir sur cet aspect. Alors, même que Marine Le Pen est présumée innocente et se pourvoit en cassation, c'est très clair qu'ils cherchent à nous salir. Mais je pense que les Français ne sont pas dupes. C'est un peuple très politique, très intelligent, qui connaît le fond du dossier, puisqu'on en a parlé sur toutes les antennes de France et de Navarre, maintenant, depuis près de dix ans.

Et que ce qu'ils vont regarder, c'est le programme, l'envie, la capacité et aussi la résilience de Marine Le Pen, qui a prouvé une fois encore que c'était un sphinx, qu'à chaque fois, on veut l'enterrer, et qu'elle renaît et qu'elle a cette force que les Français, je pense, attendent d'un président et donc d'une présidente de la République. C'est ça que les Français regarderont dans les prochains mois.

8:57
Présentateur

Message entendu. Merci Thomas Ménager, député RN du Loiret. Nous vous laissons parce que je crois que vous êtes très, très, très sollicité. En tout cas, ça nous a donné les bases pour débattre, bien sûr, avec nos trois vraies voix. Et puis vous, les auditeurs de Sud Radio, réagissez. 0 826 300 300. Le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ? Réagissez, on vous attend. A tout de suite. 17h20, les voix Sud Radio. 17h20, Frédéric Bradel. Le grand débat ce soir avec nos trois vraies voix, Philippe Bilger, Pierre-Yves Martin et Yann Ledort. Le grand débat procès en appel de Marine Le Pen. L'arrêt a été rendu. Le RN ressort-il plus fort de cet épisode judiciaire ?

Vous avez entendu le député Thomas Ménager évidemment dire que le RN ressortait plus fort. Je vous propose d'écouter la réaction à la mi-journée de Marine Le Pen. Elle était donc à la flèche, Marine Le Pen. Écoutez comment elle perçoit donc la décision de cette cour d'appel. Et nous en débattons. Vous réagissez au 0 826 300 300.

10:04
Invité

La cour d'appel a dit « Je rends aux électeurs leur liberté de vote. Je n'en attendais pas moins. » Pour le reste, ça fait dix ans que les Français entendent parler de cette affaire. Je pense qu'ils sont au courant des tenants et des aboutissants. Je pense qu'ils savent pertinemment que les faits qui nous sont reprochés ne méritent en aucun cas une condamnation pénale. Et c'est ce que je dirais défendre devant la cour de cassation. Je veux dire, si mes adversaires politiques n'ont pas d'autre argument que ça, ça veut dire que sur le fond, ils n'ont strictement rien à proposer aux Français. Alors, ancien magistrat Philippe Bilger, comment vous analysez cela ?

10:39
Invité politique

Bon, alors, elle a une argumentation. Elle a beaucoup progressé au fil de ses candidatures. Elle est redoutable. Et on disait tout à l'heure que ses opposants ne doivent pas se réjouir. Parce qu'évidemment, Jordan Bardella aurait offert des possibilités qu'elle n'offrira pas. Mais, je dirais, là où elle me semble se tromper, il suffirait de... Essayons de faire de la politique fiction. Imaginons qu'elle ait été relaxée hier. Et que son argumentation ait été retenue. Eh bien, il est évident que la situation du Rassemblement national serait infiniment supérieure à celle qui résulte du volontarisme qu'elle manifeste et qui montre sa détermination, mais qui n'est pas... Elle n'est pas parfaite.

Ou même, il y a des... Des... Des inconvénients dans la stratégie.

Je ne suis pas sûr que, dans cette politique fiction que vous partagez, je pense qu'en fait, la malheureuse réalité qu'on vit aujourd'hui, et du coup la tactique de Marine Le Pen aujourd'hui, est bien plus bénéfique pour le mouvement, à mon avis, tactiquement, parce qu'en fait, elle démontre que son mouvement, et elle en premier lieu, est en résistance, est en résistance contre l'injustice, est en résistance contre l'establishment, et donc, le message envoyé à toutes celles et tous ceux qui ne croient plus en la société, en la justice, etc., ce n'est que de la matière à alimenter, comme ça, l'argumentaire, le positionnement, et c'est ça que je trouve extrêmement dangereux, et qui m'horripile.

Et, deuxième point qui m'horripile encore plus, c'est qu'à chaque déclaration des responsables du RN... Et on vient d'avoir Thomas Ménager. Exactement. Alors, il nous parle d'innocence par-ci, innocence par-ci. Enfin, je n'ai pas rêvé. Elle a quand même bien, factuellement, décidé de financer des emplois, à partir de budgets qui n'avaient pas vos questions.

12:59
Présentateur

Sauf qu'à partir du moment où Philippe Bilger,

13:00
Invité politique

on est d'accord, où elle se pourvoit en cassation, elle est de nouveau présumée innocente. Absolument. Mais votre argument, Pierre-Yves, serait valable, de mon point de vue, sur l'idée de la résistance, si, justement, elle n'avait pas voulu quitter, depuis longtemps, ce seul registre. Aujourd'hui, elle ne veut plus apparaître comme quelqu'un qui est en confrontation avec le système. Elle veut montrer, au contraire, qu'elle propose des choses. Et je ne crois pas que ce soit... Oui, attendez.

13:29
Présentateur

Pierre-Yves, juste, Yann Le Dors, parce que je pense que vous allez réagir aussi à ce que va dire Yann Le Dors.

13:34
Invité politique

Oui. Moi, je vais reprendre mon image du pénalty et des règles. Il a fait un coup du monde. Parce que c'est la bonne du monde. On a fait le jeu des villes. On veut savoir où étaient les matchs. Alors, allez-y. On n'a pas été bon. Tant que vous ne comparez pas le foot à la politique, ça va... Fin de parenthèse. Continuez. Moi, je dirais qu'en fait, on joue avec les règles. Tout simplement. On n'est pas en train de parler du fond, parce que le fond, il y a tellement de choses à dire sur le fond. Mais sur les règles, à partir du moment où il y a un pouvoir en cassation, on remet les compteurs à zéro, on joue avec les règles. C'est permis, on le fait. C'est ce que vous dites. Exactement.

Et on va parler de l'état de droit. Et en parlant de l'état de droit, on va avoir une argumentation entre d'un côté l'état de droit, je suis innocente, je peux me présenter. Et de l'autre côté, la contre-argumentation de dire c'est immoral. Mais si c'est immoral et qu'il ne faut pas se présenter, ça veut dire qu'on est contre l'état de droit. Donc ça coupe l'herbe un peu sous le pied des opposants politiques. C'est pas faux. Et ça va être compliqué à argumenter. Je ne suis pas d'accord.

parce qu'en fait, il me semble, en tout cas pour les déclarations d'hier soir, que le caractère éthique ou immoral, je ne sais pas, c'était surtout, c'est comme ça que je l'ai entendu, lié au bracelet électronique. Et rien de plus, en fait. Et donc, du coup, c'est le bracelet électronique qui cristallisait ou qui traduisait cette absence d'éthique et d'immoralité. Et du coup, c'est autre chose que ce que vous venez de dire, me semble-t-il. Non, je pense que leur position évolue. C'est-à-dire qu'il y avait la problématique de pouvoir faire campagne quand même. Effectivement, en termes d'image, d'avoir le bracelet électronique, ça nuit un petit peu à l'image.

Donc, le socle Rassemblement National, je pense qu'il n'aurait pas bougé. Par contre, pour rassembler au second tour, c'est un peu plus compliqué. Aujourd'hui, je pense que la position, elle évolue. Parce qu'à partir du moment où ça s'est libéré et que la Cour d'appel a pris cette décision-là, globalement, le fait de jouer avec les règles, c'est légal, il y a l'état de droit, fait qu'on remet les compteurs à zéro et qu'on repart jusque peut-être au mois de mars ou au mois d'avril où une décision pourrait tomber. On va tomber dans quelque chose. Et encore une fois, moi, d'un point de vue citoyen, de base, à partir du moment... Je reviens sur ce qu'un des auditeurs a dit tout à l'heure.

La règle, en fait, ça serait de dire je suis condamné, je ne suis pas éligible, je suis avec un casier judiciaire vierge, je suis éligible. À partir du moment où il y a des zones grises qui peuvent s'interpréter, pour l'ensemble des citoyens, il y a des députés qui ont des condamnations qui sont députés aujourd'hui.

15:56
Présentateur

Et finalement, c'est à l'électeur de choisir. Stéphane De Béziers est toujours avec nous. Stéphane, alors vous nous avez donné votre point de vue qui était très clair, mais il se passe quoi pour vous si par exemple la Cour de cassation et c'est totalement possible se réunit au mois de janvier, décide donc de confirmer cet arrêt et Marine Le Pen prend un bracelet électronique, enfin porte un bracelet électronique. Vous percevez la chose possible ou pas ?

16:27
Invité

Alors, techniquement possible, oui, puisque le procureur général l'a évoqué. Mais dans le sens où ça nous serait quand même, enfin, ça serait très curieux que ça se réunisse très rapidement vu la lenteur de cette juridiction. et ça enverrait le signal contraire, je pense, dans le sens où on pense que la justice voudrait à tout prix interdire le RN de fonctionner. Alors, voilà. La justice se serait retrouvée grandie d'avoir concumitamment ouvert des enquêtes pour les mêmes faits. Enfin, les mêmes montants, certes, mais pour les mêmes faits contre l'UDI et contre l'FI.

17:08
Présentateur

Ça, c'est crucial ce que vous dites, Stéphane, et peut-être pouvons-nous nous appuyer sur ce que pense le spécialiste, Philippe Bilger. C'est-à-dire, il dit habituellement c'est 12 à 18 mois pour la cour de cassation. Là, sous prétexte que c'est le RN, les élections présidentielles, on avance. Donc, du coup, Philippe Bilger.

17:25
Invité politique

Oui, mais je crois que contrairement à ce qu'a l'air de dire notre auditeur, il n'y aurait pas d'irritation devant le fait qu'on ferait un sort particulier à une affaire qui est évidemment très particulière et dans un contexte complètement atypique. Je veux dire, on ne reprocherait pas, me semble-t-il, à la cour de cassation et au pouvoir politique qui peut-être l'aurait inspiré de précipiter le mouvement. Ça paraît, en quelque sorte, évident dans cette affaire. En tout cas, ça n'ajouterait pas une pierre. Je ne suis pas forcément d'accord. Tant mieux ! Parce qu'il y avait cette rumeur qui courait depuis un an sur la politisation de la justice.

18:16
Présentateur

Le mur des cons, etc.

18:17
Invité politique

Si ça devait intervenir, on ne pourrait pas s'empêcher de penser qu'il y a quelque chose de particulier qui s'est passé. Et pour reprendre le scénario de la politique fiction, imaginons que Marine Le Pen soit obligée d'avoir le bracelet électronique au mois de janvier, au mois de février. Ce qui était prévu.

18:33
Présentateur

Elle, elle dit je ne ferai pas campagne avec, donc elle passe le relais à Jordan Bardella à ce moment-là. Non, non, non. Puisqu'elle s'est déclarée elle se victimise

18:42
Invité politique

et elle passe sur le côté anti-système. Donc tout en continuant, comme c'était dit tout à l'heure, de proposer ou de vouloir être un parti qui propose des choses, il y aurait les propositions d'un côté et il y aurait cette position anti-système. Et ça serait... Enfin... Enfin... Pierre-Yves Martin. Il y aurait un côté l'élection de Trump un peu derrière qui serait là comme ça en disant anti-système. Et Pierre-Yves Martin pour conclure. Déjà, les propositions on ne les a pas vues et on n'a pas non plus été subjugués lors de la dernière élection présidentielle enfin moi à titre personnel par la puissance intellectuelle et d'innovation de propositions d'action sur les différents registres.

C'est vrai que depuis 5 ans ? Et je pense, ce que je disais avec Philippe, c'est que je pense que leur positionnement reste et restera d'être un parti de résistance contre l'establishment. c'est leur ADN. Pour moi, c'est comme ça que je le traduis. Et donc du coup, le fait de s'affranchir et d'aller avec son bracelet électronique continuer à faire campagne, etc., ça va alimenter la cristallisation des uns contre les autres dans notre société française. Et finalement, est-ce que, quand on a vu notre ancien président de la République devoir porter ce bracelet électronique, est-ce que fondamentalement, ça nous a choqués pendant 24 heures, 48 heures ? Est-ce que c'était lui ?

Mais après, il y a une espèce de normalisation. Et c'est ça qui est très inquiétant, c'est qu'on vit dans une société où tout est normalisable.

20:17
Présentateur

Les trois vrais voies. Malheureusement, malheureusement,

20:20
Invité politique

qu'on parle à opposer à Pierre-Yves, c'est très intéressant ce débat.

20:26
Présentateur

Oui, c'est très intéressant. On va le poursuivre de toute façon tout au long de cette semaine. Dans un instant, c'est important, il faut aller sur le front des feux de forêt, il faut aller sur le front de la canicule également. Vous savez qu'il y a des trains qui sont supprimés, etc., etc. Vous restez bien avec nous. Merci beaucoup Stéphane d'avoir été notre auditeur. Fil rouge, vous nous appeliez depuis Béziers, dans l'Hérault, vous nous avez dit 42 degrés et en ce moment, justement, il va en être question. Il est 18h30, les vraies voies de l'été se poursuivent. Je me fais extrêmement heureux que nous puissions... 17h20, les vraies voies Sud Radio.

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