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interviewSud Radio· 13 décembre 2025 22 min

Le monde de l’agriculture manifeste sa colère face à la gestion de la dermatose nodulaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et pour commencer, je suis très heureux d'accueillir en studio Édouard Bergeon. Bonjour. Bonjour.

Réalisateur spécialisé dans le monde agricole. On vous avait notamment connu quand vous avez explosé les compteurs avec ce film qui s'appelait Au nom de la terre avec dans le rôle principal Guillaume Cané. Je crois plus de plus de trois nominations au César.

C'était ça ? Oui. 2 millions d'entrées.

On a eu c'était pas prévu surtout vu la thématique. Et c'était le film c'était inspiré de votre histoire familiale où Ouais. Le parcours de mon père ou qui avait malheureusement mis fin à séjour.

Donc forcément, on s'imaginait pas faire autant d'entrée, mais euh les gens, les ruraux sont venus se voir au cinéma sur le grand écran et c'est ça prononcé. C'est un peu ce qui se raconte en ce moment en bloquant un pont d'autoroute là, c'est que écoutez-nous, on est au fond de la France mais on subit là des abattages et quelque chose de très émotionnel en ce momentl. Euh, on a vu hier Jérôme B qui est entré sur l'autoroute, le leader charismatique, l'agriculteur du Sud-Ouest qui est revenu sous le pont de la 64, le même qui avait été bloqué il y a près de 2 ans, il est revenu quand même accompagné des maires locaux en écharpe et j'entendais Carole Delga, la présidente de la région PS à la radio hier, qui soutenait également ses élus et Jérôme B pour venir tous à la table des négociations pour se dire "C'est pas possible d'abattre les les lecheptel du sud de du sud.

Sud-Ouest, la Haute Garon fait partie du des des revenus les plus faibles des revenus agricoles les plus faibles de France. Mais c'est aussi un endroit où on a demandé beaucoup aux agriculteurs, ils ont été les premiers à passer au bio, à faire des marchés fermiers et les premiers aussi où les consommateurs peut-être se sont détournés de de ces marchés là. Donc ils ont pas de réserve, ils ont pas de sécurité.

C'est pour ça qu'aujourd'hui on leur abat leur vache. Ils comprennent pas en fait. Donc peut-être qu'il faudrait venir leur expliquer, peut-être qu'il faudrait qu'il y ait un geste fort de l'État et peut-être que la ministre, il faudrait qu'elle descende rassurer, expliquer à ses agriculteurs, ses agricultrices leurs décennies et leur de travail et leur histoire parce qu'abattre un troupeau, c'est c'est abattre plusieurs générations de travail parce qu'il y a beaucoup de génétiques dans un troupeau.

Il y a des histoires familiales et puis sont c'est puis c'est du c'est un travail fou tout simplement. C'est vivant un troupeau. On fait ça en famille.

Donc aujourd'hui, il y a voilà, il y a un il y a vraiment beaucoup de douleur et d'incompréhension. Et puis si vous êtes là également, c'est que dans quelques mois, mars, c'est ça, vous sortirez un un documentaire précisément le 4 mars qui s'appelle rural où précisément vous suivez notamment Jérôme B dans toutes ces activités. Alors Jérôme B, oui, leader charismatique qui a bloqué le pays à près de 2 ans et son collectif d'agriculteurs et d'agricultrice, je l'ai suivi pendant un an et demi et c'est un portrait très humain, très authentique, très très drôle parce que le mec est vraiment sincère et drôle. il a une vraie intelligence de de la situation et euh ben ce film raconte les racines de ce qui se passe aujourd'hui sur fond de à l'époque de crise sanitaire qui était à la MHE la la maladie hémorragique épisodotique.

Aujourd'hui c'est la DNC, c'est la dermatose nodulaire contagieuse. Alors tout ça c'est des noms un peu des noms un peu barbares mais tous les ans aujourd'hui les agriculteurs sont frappés par une épisodie une crise sanitaire. Dans les poulets, il y a la grippeavière donc c'est-à-dire qu'ils sont tout le temps en danger en fait cycle de crise inompé avec le réchauffement climatique.

Tout là ce sont des moucherons qui piquent les vaches. C'est extrêmement compliqué. Donc, j'ai suivi en fait Jérôme, sa maman une une ferme un modèle familial très fragile en fait.

C'est ça que je que j'ai montré et j'ai la chance d'avoir commencé à montrer le film la semaine dernière lundi à Carbone avec justement tout le collectif de Jérôme. C'est fou que ça se passe en ce moment hein. Je me demande des fois s'ils font pas la promo du documentaire qui sort dans 3 mois.

Si vous faites en sorte de provoquer une actualité pour vendre les films. En tout cas, je suis allé à Carbone à côté du pont. Je suis allé à Toulouse dans l'hypercentre dans un public très urbain et ensuite je suis allé à Saint-Godins.

On a fait 400 entrées payantes à Saint-Godince et c'était un public c'est beaucoup en fait c'est un public très rural et certains n'étaient pas venus depuis justement mon film Au nom de la terre. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les ruraux en voy en venant voir mon film viennent se voir sur grand écran et il y a une attente surtout de ça de se dire "On est enfin représenté écouter regarder".

C'est ça. Et en fait on a fait 1200 entrées sur 4 jours mais enfin on raison gardé c'est un documentaire il sort dans 3 ans mais on se dit mais qu'est-ce qui se passe ? C'estàd qu'en gros oui les gens viennent de se voir en fait et il y a c'est là qu'il y a une déconnexion.

C'est pour ça que je dis que c'est important de se remettre sûrement à la table des négociations, de faire de la pédagogie et de descendre que les que l'État que le gouvernement descende voir ces ces agriculteurs là. Parce que là la maman de Jérôme elle parle du fond de la France. Nous dans le fond de la France h ça ça raconte beaucoup.

C'est exactement quelque chose bien sûr. Et donc ça s'appelle rural documentaire par vous Édouard Bergon au cinéma le 4 mars et vous restez en studio, vous allez nous accompagner dans ces je crois que je connais quelques agriculteurs qui arrivent. C'est possible que vous en connaissiez quelques-uns à commencer par vous Thomas Gilibert.

Bonjour. Bonjour. Porte-parole de la Confédération paysane.

Merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. D'où vous nous appelez mon cher Thomas ? Je vous appelle de sud de la Haut Vienne où je suis installé du coup sur une ferme en policulture élevage.

H Et comment ça se passe pour vous ces prochains jours, ces dernières heures ? Comment elles se sont passées ? Est-ce que vous allez vous mobiliser vous dans les prochains jours, dans les prochaines heures ? racontez-nous un peu.

Ben moi, j'étais présent lors du blocage de l'abattage en Ariège et bien sûr ça nous a ça a été un moment très fort et très compliqué. Derrière nous bien sûr la colère ne faiblit pas. On appelle largement au blocage partout en France parce que clairement euh on sait que enfin on voit bien que cette politique sanitaire elle ne fonctionne pas et on n peut plus en fait des décisions qui sont prises froidement au nom vous c'est votre sensation Thomas Gibert c'est-à-dire que la la façon dont a été décidé l'abattage systématique des troupeaux à chaque fois qu'il y avait un cas de contamination pour vous ça a été annoncé froidement il n'y a pas eu suffisamment de dialogue de consultation de proximité.

Oui, tout à fait. Et pour répondre à à Édouard Bergeon, en fait, on n' pas besoin d'explication. On comprend très bien ce qui se passe et justement en fait, on a des propositions alternatives qui sont tout à fait scientifiquement viables, qui sont portées par plusieurs plusieurs instituts, notamment l'Efsa qui montre très bien que avec une couverture vaccinale suffisante, on la différence entre l'abattage total et l'abattage partiel, il n'y a pas de différence.

Euh on voit aussi que la Fédération des vétérinaires d'Europe porte le même discours. Donc en réalité ce que l'on nous fait croire c'est que il y a cette politique qui serait obligatoire au nom de la sacriny euh commercial enfin exportation libéralisation alors même que on sait très bien que si on on vaccine l'ensemble du troupeau européen euh il il n'y aura qu'une qu'un frein de quelques mois de 2 à 3 mois des exportations et encore on peut très bien négocier avec l'Espagne et l'Italie. euh de continuer les exportations.

Donc aujourd'hui euh on tient à souligner aussi la responsabilité de Arnaud Rousseau, président euh de la FNSE qui qui lui est clairement aux manettes de cette politique sanitaire. La ministre n'est qu'un pentin de monsieur Arnaud Rousseau. Je parle vraiment des dirigeants de la FNSA, pas des vous C'est ça ce que vous dites.

Vous avez l'impression qu'Arna Rousseau quand vous l'entendez parce qu'il est notamment il était notamment sur la chaîne BFM TV hier soir pour s'exprimer. Vous dites c'est madame la ministre et le pentin d'Arnaud Rousseau. Honteux, c'est honteux parce que clairement donc euh sur place, on voit bien qu'il y a des adhérents de la FNSEA qui qui portent le même discours que nous puisqu'ils sont ils ont la même sensibilité à à soutenir les éleveurs et les éleveuses, mais euh les dirigeants de la FNSEA, c'est eux qui dirigent et donc c'est eux qui sont responsables de cette situation.

Et ça, il va falloir le dire à un moment donné clairement euh quand on parle du 18 du 18 décembre euh attention, c'est une convergence FNSEA et pour l'instant la FNSEA, elle est positionnée euh pour la pour cette politique sanitaire. Donc ce qu'on tient à dire quand même, c'est que euh il y a il y a des responsables, c'est toujours les mêmes, qui qui ne défendent que leurs propres intérêts et qui sont oublie le reste Ouais. le reste des agriculteurs et ceux qui peut-être ont des syndicats un peu moins puissants que la FNSEA.

Merci beaucoup Thomas Gibert d'avoir été avec nous. Je rappelle que vous êtes le porte-parole de la Confédération paysane. Dans un instant, on continue à vous parler avec vous les grandes voix de l'agriculture.

Édouard Bergeon, réalisateur et vraiment spécialiste de ce monde agricole qui sort son nouveau documentaire qui s'appelle Rural au cinéma dans les grandes salles comme on dit à partir du 4 mars. Reste avec nous. On sera dans un instant avec Étienne Fouront.

Je sais pas si vous le connaissez lui exactement qui est le fameux agri YouTubeur qui essaie de démocratiser au mieux son métier. On sera avec lui justement pour essayer de comprendre également ce qui se passe. On sera également avec le président des jeunes agriculteurs Pierry Corel dans un instant sur Sud Radio.

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Bienvenue si vous nous rejoignez sur Sud Radio. Il est 8h47 et pendant encore une bonne vingtaine de minutes. On dialogue avec les grandes voix de l'agriculture pour essayer de comprendre ce qui se passe notamment parmi les points de blocage.

On voit que plusieurs axes sont toujours bloqués. Notamment l'autoroute Toulouse Bayon. La 64, la fameuse A64 est toujours euh compliquée et puis il va avoir des mobilisations un peu partout en France.

Vous voulez réagir nous interpeller ? 0826 300 300 tiens. Notamment si vous pensez que la mobilisation agricole peut déclencher une vraie convergence des colères quand on voit le ralbol fiscal, le ralbol euh plus largement dans le pays qui concerne les artisans, les petits, les moyens, les grands patrons, le monde médical, le monde des artisans, le monde du bâtiment.

Est-ce que vous pensez que ce mouvement agricole peut déclencher un véritable suivi derrière eux ? Et puis est-ce que plus largement vous pensez que la colère va durer, va embraser le pays ? 0826 300 toujours avec Édouard Bergeon, merci beaucoup d'être avec nous en studio ce matin.

Le film rural tout simplement documentaire qui sort dans les salles le 4 mars et que vous pouvez déjà prévisionner dans les salles parce que vous entamez une tournée dans les prochains mois. Absolument par la rencontre du public parce que ça suscite du débat l'agriculture. Mais c'est ça qui est passionnant et on va le voir certainement au standard ce matin.

Rural-lefilm.fr FR si vous voulez voir où est-ce qu'en avant en première votre documentaire en Bretagne, en Normandie, dans le nord, dans toutes les zones d'élevage principalement. Oui.

Et donc c'est précieux de de vous avoir avec nous ce matin. Nous sommes au téléphone avec Étienne Formont. Bonjour Étienne.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes comme on dit agroubeur et plus précisément agriculteur he dans la dans la Sart avec votre chaîne YouTube Etienne Agri YouTubeur beurre comme celui qu'on prend et que certains d'entre vous sont certainement déjà en train d'étaler sur leur tartines de pain.

Comment vous vous regardez la situation mon cher Étienne sachant que il y a visiblement votre point de vue qui est la défense de la science la défense du protocole qui est excessivement critiquée ? On dit que la ministre de l'agriculture n'est que le pentin d'Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, syndicat majoritaire. C'est votre regard aussi ?

C'est votre pensée ? Étienne Fourmont ? Euh alors là, je vais vous décevoir.

Euh la maladie s'en fout que tu sois agriculteur à la Conf, à la CR, à la FNSEA ou au JA. La maladie, elle va toucher tout le monde. Elle va toucher tous les troupeaux.

Donc euh ramener ça à un combat syndical ou euh à un combat politique, ça commence aussi à m'énerver un petit peu. C'est pas moi qui ramène mais Thomas Gilbert tout à l'heure le porte-parole de la Confédération paysane, ce sont ses mots en disant que voilà le syndicat fait n'importe quoi avec ce protocole. Il ne fait que diriger la ministre du bout de son fil de Pentin.

Voilà. Donc bon, il dit ce qu'il veut honnêtement je m'en fous. Euh moi, je regarde un peu ce qui se fait au niveau scientifique, ce qui se fait sur le terrain, c'est ça qui m'intéresse.

Et quand on regarde ce qui se fait et quand on regarde les avis, alors les avis divergent surtout, je ne dis surtout pas le contraire pour l'instant pour l'instant il y a un consensus sur le fait que d'abattre les troupeaux, c'est la solution la plus efficace à l'heure où on parle, je parle bien, à l'heure où on parle en France, encore une fois, c'est la solution la plus efficace pour éradiquer la maladie. On l'a vu dans le Jura, on l'a vu dans le dou. ces deux zones-là.

Maintenant, pour l'instant, les cas ont été euh bah ont été ont été arrêtés. Euh moi, j'ai la chance de euh de pouvoir aller dans le dans le juril dans le dou la semaine prochaine pour aller voir des éleveurs qui ont été touchés et qui ont commencé à repeupler. Voilà, parce que ben ils ont eu la maladie.

H donc écoutez ces gens-là aussi, je pense que ça va être intéressant. Maintenant, on est tombé dans euh l'émotionnel, le combat syndical et je comprends franchement, je je comprends très bien la situation. Je suis agriculteur, je suis éleveur, j'ai des vachetières, j'ai un troupeau de s vachétière, je ne veux évidemment pas que la maladie tombe chez moi, ça serait horrible.

Mais euh j'essaie d'être pragmatique, de raisonner à grande échelle à long terme. Pour vous, c'est la moins pire des solutions ce qui est en train de se passer. L'abattage systématique à chaque fois qu'il y a un K tien, c'est ça c'est c'est c'est voilà, c'est mon avis, c'est la moins pire des solutions.

Encore une fois, je l'entends bien que ça soit je je enfin je comprends que ça soit très compliqué à entendre. C'est mon avis, encore une fois, ce n'est que mon avis, hein, euh, je précise. Euh, mais oui, pour moi, c'est dans la situation actuelle et et vu ce qu'on sait au niveau euh enfin au niveau euh scientifique, vétérinaire, c'est pour l'instant la moins pire des solutions.

Mais Étienne Fourmont, vous qui avez l'habitude d'utiliser votre chaîne YouTube, les réseaux sociaux pour essayer d'être le plus pédagogique possible, est-ce qu'il n'y a pas euh, on va dire quelque chose d'inquiétant, avoir des mobilisations certes avec toute l'émotion qui la légitime naturellement, mais voir en réalité énormément de syndicats, d'agriculteurs, de même on les entend ici d'auditeurs qui sont passionnés par ce milieu de l'agriculture, ne plus faire confiance du tout ni aux recommandations européennes, ni aux recommandations politiques, ni aux recommandations scientifiques établies. Est-ce que c'est pas ça aujourd'hui la véritable inquiétude ? Ah, c'est un grave problème.

C'est un très très grave problème. Mais c'est le problème de notre société en règle générale, hein. Je pense pas que ça touche que le monde agricole.

C'est moi je je suis très comme de comme vous le disiez très actif sur les réseaux sociaux, j'énormément d'éleveurs. Euh quand j'entends euh alors c'est marrant, enfin c'est marrant non c'est triste. Quand j'entends c'est fait exprès parce que il y a le mercur qui arrive me dit qu'on est qu'on est tombé très bas.

J'entends aussi beaucoup et ça on va en parler dans les mois qui viennent beaucoup d'antivx même chez les agriculteurs alors pas encore d'es mais même chez les agriculteur nous dire alors le vaccin R messager la puce 5G enf c'est horrible tout ce qu'on entend moi je trouve je trouve ça horrible et et ça m'inquiète énormément pour le futur hein h bien sûr merci beaucoup d'avoir été avec nous agriculteur en champagne dans la scène et youtubeuron les méthodes qui ont été utilisées pour endiguer la DNC dans le Jura en Savoie et peut-être qui ont fonctionné justement en abattant sont peut-être pas celles qui qui peuvent marcher dans le sud-ouest puisque c'est vraiment une agriculture et un élevage différent. Totalement différent. Là, on parle de vaches qui sont toutes à l'herbe.

Vous imaginez ? Rien que pour vacciner les vaches, le temps qu'il va falloir que ça prenne les voilà aller les aller dans les champs, le faire et puis c'est pas les je vous le disais tout à l'heure, ça reste un l'Ariège, la Haaron sont des départements où les revenus sont vraiment faibles, ils ont pas de sécu en fait alors que il y a des agricultures où ça va un petit peu mieux quand il y a du lait ou des ou des comme le compté. Oui, mais ils ont de ils ont un peu de sécurité là.

Ils en ont pas du tout. En fait, il y a vraiment la conjonction de plein de facteurs qui font que là, le Sud-Ouest est en train de s'embraser. C'est pas la même chose chez Étienne Fourmon non plus dans dans la Sart.

Donc c'est pas que c'est mieux ou moins bien, mais c'est différent et ça explique les différentes colères. Exactement. 0826 300 pour participer bien sûr à cette mobilisation jusqu'à 9h les grandes voix de l'agriculture.

Bonjour Bertrand Loup. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.

Vous êtes le vice-président he des ultras de la 64 et le premier vice-président de la chambre d'agriculture de de Haut Garon. Vous êtes encore là euh sur les blocages au niveau de la 64 ce matin quand vous nous appelez ? Oui oui, tout à fait.

Ouais, j'ai dormi sur place. Hm. Et racontez-nous un peu comment ça se passe sur place que vous échangez, comment s'organise autour de vous les prochaines heures cette mobilisation ?

Ben écoutez, nous on a été on a un simple appel à nos collègues. On a on a fait on a créé un mouvement depuis 220 tracteurs qui sont rentrés rentrés sur l'autoroute en en 3h de temps seulement. On était euh au moment où on est rentré, on était 200 récruteurs.

Hier soir, on était 500. Euh là le matin, c'est toujours plus calme parce que les agriculteurs viennent chez eux, les éleveurs viennent rentrent pour soigner leur bête et puis nous on tient un peu ce relais pour tenir le la vigie ici et puis euh et puis là, on a des habitants qui nous amènent à manger parce qu'on a un gros soutien populaire. On a les les artisans boulangers qui viennent nous emmener de quoi nous restaurer.

On a les bouchés qui viennent aussi nous fournir de la de la viande, de la charcuterie. On a euh des artisans locaux qui viennent nous mettre à disposition leur nous proposer leur leurs locaux. Donc on se dit que quand même malgré ce que disent certains, ce que j'entends, on est dans le vrai je pense.

Ouais, on est dans ça ça nous donne l'impression au moins qu'on est dans le vrai ou pas trop loin. H Édouard Bergeon a une question pour vous. Bonjour.

Salut. Bonjour Édouard. Je sais que tu es un habitué et que tu vous savais faire puisque le je vous ai filmé pour mon prochain film rural justement il y a 2 ans déjà lors du premier blocage.

En fait c'est la suite. Ouai tu vois tu peux tu as la suite de ton premier film sur nous. Tu peux tu peux recommencer.

Il y a l'épisode 2 qui est là malheureusement. Bertrand était à l'avant-première à Carbone lundi et avec sa famille mercredi à Saint-Gaudince pour voir le film. Donc c'est c'est en ça que je disais que c'est perturbant mais les colères en fait grandissent.

Mais mais Bertrandou ce qui ce qui est très frappant quand même c'est ce que vous venez d'évoquer à notre antenne qu'on qu'on qu'on ne précise pas suffisamment. C'est quand même et de manière assez naturelle le soutien de ce que vous pouvez avoir autour de vous, les bouchers locaux, les maréchés, les habitants directement. Mais qu'est-ce qu'ils vous disent quand ils viennent vous apporter un peu de nourriture ?

De quoi tenir la nuit, de quoi faire ce petit siège au niveau de la 64 d'une certaine manière ? Ils vous disent quoi ? Ben en fait, ils viennent nous dire de pas lâcher.

Euh, ils viennent nous dire que notre combat est juste, que ils veulent pas nous voir disparaître parce qu'ils ont bien compris qu'on était en danger. Euh, on a des des petites fermes de 60 vaches chees nous. Euh, euh, c'est ça fait partie de de l'aménagement du paysage et du territoire local. h euh le tissu d'agriculteur et même de paysans, vous savez, on on fait un peu figure d'artisan nous, hein, sur notre sur notre zone euh dans comme disait Édouard tout à l'heure, dans des dans un une région qui est compliquée, difficile euh et il faut on a déjà du mérite de la travailler et donc eux, ils ne veulent pas qu'on disparaisse parce qu'ils sont ils sont attachés à ce qu'on représente, c'est-à-dire mais la culture locale, euh l'histoire et la tradition que qu'on connaît chez nous, quoi.

Et puis il a peur que nos agriculteurs disparaissent. Merci beaucoup Bertrandlou, vice-président des ultras de la 64, premier vice-président de la chambre d'équ les copines de Haut Garonne qui se mobilise. Merci beaucoup.

Si si je peux me permettre juste un dernier mot parce que j'ai j'aiécouté juste avant euh que le le le ce qui était expliqué sur la la maladie euh que on nous présente des des des solutions scientifiques. Celles-là, elles étaient bonnes euh quand on essayait d'étouffer la la maladie dans l'œuf, mais une fois qu'on a été pris des vitesses, comme on en est aujourd'hui, que on a deux ou trois cas qui sortent tous les jours, euh on peut pas accepter changer notre fusil d'épaule. Sinon, on un million de bovin sinon et c'est ce que dit la ministre de l'agriculture.

Merci beaucoup Bertrand Lou d'avoir été avec nous et vous le savez, sud et votre radio, n'hésitez pas à intervenir 0826 300300. Merci beaucoup Édouard Bergeon d'avoir été avec nous ce matin. Je rappelle, votre prochain film rural, ce sera dans les salles le 4 mars.

Et pour tous ceux qui veulent le voir en avant-première, vous faites une petite tournée dans les prochaines semaines. Petite grande tournée quand même de plus de 60 du date. C'est rural-lefilm.fr pour aller réserver ses plais et la bandeannonce évidemment.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.