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speechyoutube.com· 15 septembre 2025 41 min

Discours de Jordan Bardella - Meeting de Bordeaux

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Jordan Bardella

Mes chers compatriotes, merci d'être là, d'être venus ici, à Bordeaux, par milliers pour parler de la France. Vous êtes 7 000, 7 000 venus de Nouvelle-Aquitaine et de tout le pays. Vous êtes des milliers à nous suivre à la télévision et sur les réseaux sociaux. Vous êtes des milliers de Français inquiets du temps présent, mais plus que jamais debout pour l'avenir. Vous êtes des milliers de Français venus dire non au déclin et à la résignation. Aujourd'hui, à Bordeaux, mes chers compatriotes, ce n'est pas seulement une salle qui s'est remplie, c'est la France qui s'est levée. Vous êtes, mes chers amis, le peuple de France. Vous êtes la France des villes et des villages.

Vous êtes la France qui travaille sans jamais se plaindre. Vous êtes la France qui ne renonce pas, celle qui entend être fidèle à notre destin millénaire. Vous êtes, mes chers compatriotes, la France qui, malgré les épreuves, porte dans son cœur la plus belle des espérances. Alors, laissez-moi vous dire, tant que vous serez là, tant que vous porterez cette flamme, jamais la France ne s'éteindra. Merci. Merci pour votre fidélité. Merci pour votre courage. Merci d'être toujours au rendez-vous que l'histoire nous donne. A l'aube d'une bataille imminente, nous sommes là, dans cette belle région de Nouvelle-Aquitaine, sur cette terre profondément française.

Ici, autour de nous, les vignes du Bordelais font rayonner la France sur toutes les tables du monde. Ici, nos paysans façonnent un terroir et une gastronomie que l'on nous envie de Pékin jusqu'à New York. Ici même, les pierres blondes des villages et des cathédrales rappellent nos racines chrétiennes. Et nos entreprises audacieuses nous montrent chaque jour que la France est née pour conquérir l'avenir. Je vous aime aussi. Ici même, mes amis, dans cette salle, bat le cœur de la France éternelle, fière de ses racines, confiante dans son génie et par-dessus tout impatiente de relever les défis du monde.

Puisque nous sommes ici en Nouvelle-Aquitaine, je veux adresser un salut amical et fraternel à nos élus, à nos députés, à nos cadres, à nos militants qui accomplissent chaque jour un travail remarquable, élection après élection, et je crois qu'ils méritent que vous les applaudissiez. Mes amis, Marine l'a rappelé, nous sommes à un tournant de notre démocratie. Le 8 septembre, en conscience et pour vous protéger, nous avons pris la décision, une décision, congédiée le gouvernement Bayrou. Comment aurions-nous pu accorder notre confiance à un gouvernement qui a tant abîmé la France ?

Comment aurions-nous pu accorder notre confiance à un gouvernement qui, des socialistes jusqu'aux républicains, proposait de vous retirer deux jours fériés, d'augmenter vos impôts et d'aggraver les déficits ? Aucun marchandage, aucun calcul politicien, aucun arrangement de couloir n'aurait pu entamer l'écoute et le respect que nous vous devons. Contrairement aux républicains ou aux partis socialistes, le Rassemblement national n'est pas à vendre aux macronistes le plus offrants. Alors très simplement, à ceux qui ne l'auraient pas encore compris, j'aimerais rappeler la chose suivante. Nous ne sommes pas comme eux.

Notre seule et unique boussole, c'est l'intérêt supérieur de la nation et la défense du peuple français. C'est vrai. Car la confiance, mes amis, la fameuse confiance, elle ne se décrète pas. Elle se mérite. Elle se conquiert. Elle s'entretient. Elle se gagne par le respect de la parole donnée, par des résultats concrets, par une fidélité absolue à la volonté des Français telles qu'exprimées dans les urnes. Je le dis ici clairement à Bordeaux, il n'y avait aucune autre considération derrière notre choix. Contrairement aux accusations grotesques des macronistes, vous ne savez pas encore ce que je vais dire.

Contrairement à la tentation du chaos de la gauche, nous n'avons aucun goût pour le désordre, aucun penchant pour l'instabilité, bien au contraire. Je veux le rappeler ici devant vous. Les seuls responsables de l'instabilité politique, ce ne sont pas ceux qui défendent la France, ce sont ceux qui la trahissent. Des Républicains jusqu'à la France insoumise, ils ont passé des alliances de la honte en 2024, avec comme seul projet pour la France, sauver leur siège, tout bloquer, et cela pour empêcher notre victoire. Il y a quelques mois à peine, quelques mois à peine, mes amis, nous étions en route pour l'alternance.

Une majorité patriote, une majorité claire, une majorité qui aurait rendu à la France la stabilité qu'elle mérite. Mais ce projet, par magouille politicienne et mépris des Français, ils l'ont saboté, et nous en subissons aujourd'hui le résultat. Alors oui, oui, nous avons rejeté ce gouvernement. Car comme des millions de Français, nous n'avons aucune confiance dans ceux qui ont conduit le pays à la faillite. Rendez-vous compte, en huit ans, les macronistes ont creusé autant de dettes que dans les 50 années qui ont suivi l'après-guerre.

Alors qu'autour de nous, nos voisins européens font mieux, la France emprunte désormais plus cher que la Grèce, que la Slovénie, que le Portugal, et depuis peu plus cher que l'Italie. nous n'avons aucune confiance dans des gouvernements qui ont nourri année après année le monstre bureaucratique qui dévore la richesse nationale. DPE, ZFE, CSRD, C3S, toutes ces normes absurdes, ces impôts de papier que vous affrontez chaque jour font perdre des dizaines de milliards d'euros chaque année à la France. Ces normes étranglent nos entreprises, complexifient votre quotidien, transforment la France en hommes malades de l'Europe.

Nous n'avons, mes amis, aucune confiance dans des gouvernements qui imposent la double peine, la tyrannie des normes d'un côté, l'enfer fiscal de l'autre. Pour nos artisans, nos commerçants, nos entrepreneurs, pour tous ceux qui se lèvent tôt et pour tous ceux qui travaillent dur. Nous n'avons aucune confiance dans des gouvernements qui ont battu tous les records d'immigration et d'insécurité, au point que des villages paisibles vivent désormais sous la loi des gangs et des trafics, au point qu'il n'est plus un seul département de France où notre peuple est à l'abri de la violence. Bordeaux était l'une des villes les plus attractives de France.

Elle a acquis, en quelques années, la réputation de véritable coupe-gorge. On ne compte plus les cambriolages, les agressions impliquant des mineurs étrangers. Il y a 15 jours à peine, c'est une adolescente de 16 ans qui a été violée en pleine rue dans Bordeaux par un migrant algérien. Nous n'avons, mes amis, aucune confiance en des gouvernements qui ont renoncé à défendre l'intérêt de la France dans le monde, qui laissent l'Union européenne torpiller notre agriculture et notre industrie automobile. Voilà leur vrai bilan.

La révolution promise par Macron, le changement vanté par Hollande, les promesses trahies de la droite avant eux, tout cela n'a mené qu'à une seule chose, les Français n'ont plus confiance dans ceux qui les ont gouvernés. Si déjà ils pouvaient dissoudre l'Assemblée nationale, ce serait une bonne chose. Alors, au vu d'un tel désastre, mes amis, comment donner tort aujourd'hui à l'expression des Français ? A force de déception, nos gouvernants ont réussi à installer le doute chez certains de nos concitoyens. Le sentiment que rien d'autre n'est possible et que voter ne sert plus à rien, nous leur disons que tout cela est faux. Les macronistes ont rapetissé le plus grand pays du monde.

Ils ont étouffé ses atouts, baïonné ses talents, méprisé ses forces vives. Ils ont réduit au silence une France créative, travailleuse, novatrice et l'ont sommée de payer pour les autres. Nous sommes, rendez-vous compte, devenus ce pays où respecter les règles, où payer des impôts, où être honnête est moins valorisé que de profiter du système. Nous sommes devenus ce pays où réussir est suspect, où entreprendre est presque devenu une fraude en soi. Nous sommes devenus ce pays où l'on protège davantage les squatteurs que les propriétaires, où l'on excuse toujours les délinquants, mais où l'on culpabilise les victimes.

Nous ne supportons plus que l'on exige toujours plus de sacrifices de la France qui travaille pendant que l'État met directement ses mains dans vos poches, comme si l'argent gagné par votre sueur lui appartenait. Nous n'acceptons pas qu'un gouvernement envisage de vous voler deux jours fériés pendant qu'il gaspille des milliards d'euros dans tout et n'importe quoi. Vous êtes prévisibles. Mes amis, écoutez-moi bien. Vous n'êtes pas responsables de ce désastre. Vous n'êtes pas coupables de leur folie budgétaire et de leurs erreurs colossales. Si la France y est encore debout aujourd'hui, ce n'est pas grâce à Emmanuel Macron ni grâce à M.

Lecornu, fidèle artisan de la politique macroniste depuis 2017. Si la France tient, mes amis, si notre pays tient encore debout, c'est grâce à vous. C'est grâce à vous, millions de travailleurs français, honnêtes, courageux, vous qui vous levez tôt et qui travaillez dur, vous qui portez sur vos épaules le poids de toute la nation française. Et je veux vous le dire clairement ici, à Bordeaux, l'argent que vous gagnez en travaillant dur n'appartient à personne d'autre qu'à vous. Chaque euro, chaque euro que vous consentez à verser à la collectivité doit être sacralisé, utilisé avec une infinie précaution. Or, que voyons-nous ? Que voyons-nous ?

Un immense gaspillage et des éléphants dans le salon que personne ne veut voir, des totems auxquels il ne faudrait pas toucher par idéologie, par choix délibéré, parfois par manque de courage politique. Alors, avec Marine, nous le disons, il est temps de faire autrement. Il est temps de faire différemment. Il est temps de rendre à la France l'ordre, la justice et le respect des Français. Si le nouveau Premier ministre ne rompt pas avec la folle politique d'Emmanuel Macron, alors tout naturellement, il tombera. Nous, nous aurons la force.

Nous en aurons la force parce que nous n'avons aucune clientèle électorale à entretenir, parce que nous n'avons pas d'amis socialistes à recaser, pas de gage à donner à d'autres partis politiques, parce que nous ne devons rien à ce vieux système à l'agonie. Nous aurons le courage de réduire le train de vie de l'État. Nous aurons le courage de mettre un terme à la gabegie. Nous ferons le ménage partout, dans chaque ministère, dans chaque dépense inutile, pour que demain, plus aucun Français ne se demande « Mais où passe notre argent ? » La première vérité que l'on cache aux Français, c'est naturellement le coût colossal de l'immigration.

Chaque année, mes amis, 500 000 personnes entrent dans notre pays. Et sur ce demi-million, seulement 50 000 viennent pour travailler. Alors, la question est simple. Que font les 450 000 autres, et surtout, qui payent ? Chaque année, des milliards sont engloutis pour prendre en charge la Terre entière, pour prendre en charge une immigration d'assistanat qui a transformé la France en guichet social de l'Europe. Savez-vous qu'il existe aujourd'hui près de 60 types d'aides sociales accessibles pour les étrangers qui mettent un pied sur le sol français ?

Chaque année, mes amis, plus d'un milliard d'euros partent dans l'aide médicale d'État, qui offre, je vous le rappelle, la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière. Et pendant ce temps, un retraité français sur trois renonce à se soigner parce que le reste à charge est trop important. Alors, nous le disons très simplement. Si demain, les Français nous accordent leur confiance, la gratuité totale des soins pour les étrangers en situation irrégulière, avec nous, c'est terminé. Les allocations familiales pour tout le monde, avec nous, c'est terminé. Elles seront réservées aux familles dont au moins l'un des deux parents et de nationalité française. C'est ça pour tout le monde.

Avec nous, c'est terminé. Pour les étrangers, il sera conditionné à cinq années de travail sur le sol français. La préférence étrangère dans les HLM, avec nous, c'est terminé. Non seulement les citoyens français, sans aucune autre distinction, bien sûr, seront prioritaires. Et j'ajoute qu'il ne sera plus possible, avec nous, de bénéficier d'un HLM ou d'une aide sociale lorsqu'on aura un casier judiciaire long comme le bras. Avec nous, mes amis, il y aura une règle simple, une règle de bon sens qui existe déjà dans beaucoup de pays du monde.

Un étranger qui travaille, qui contribue, qui respecte la France, qui apporte au pays son énergie, pourra bien sûr toujours trouver sa place dans le pays sans avoir la moindre inquiétude. Mais avec nous, un étranger qui ne travaille pas, au bout de six mois, ne pourra pas renouveler son visa et devra naturellement, comme c'est le cas dans beaucoup de pays du monde, quitter le territoire français. C'est une question de justice et c'est une question de respect. Voilà donc, mes amis, notre promesse et notre véritable différence. La France tendra toujours la main à ceux qui respectent ces règles et à ceux qui participent à la vie du pays.

Mais la France aussi dira stop à ceux qui croient pouvoir s'installer chez nous au mépris de nos lois, de nos traditions et de nos valeurs. Les gaspillages, ce sont aussi ces centaines d'agences d'État dont personne ne connaît franchement le rôle mais qui coûtent des fortunes. L'ADEME, le CESE, l'ARCOM, des sigles, des sigles que les Français ignorent mais derrière lesquelles se cachent des milliards d'euros dilapidés et souvent des recasages discrets pour les copains du pouvoir. Avec nous, les agences inutiles seront supprimées parce que chaque euro d'argent public doit retrouver du sens.

Parce qu'au lieu de nourrir la bureaucratie, cet argent doit être au service exclusif des Français de leur territoire. Regardez aussi, mes amis, notre contribution à l'Union européenne. Alors que nos voisins obtiennent des rabais, je pense à l'Allemagne ou aux Pays-Bas qui ne sont pas les plus petites économies de la zone euro, la France, par idéologie, paie toujours davantage, encore 6 milliards d'euros en plus cette année. Rendez-vous compte du niveau de cynisme. On veut vous supprimer deux jours fériés pour vous ponctionner 4 milliards et dans le même temps, on augmente notre contribution à l'Union européenne de 6 milliards.

C'est comme si vous travailliez trois jours gratuitement pour Ursula von der Leyen. Et pendant que l'Europe finance avec vos impôts, le réseau d'eau à Gaza ou des appels à projets en Algérie, un Français sur trois n'a pas accès à l'eau potable dans nos territoires d'outre-mer. A ce titre, cette semaine, l'Union européenne a décidé d'acter la signature de l'accord de libre-échange avec le Mercosur. Une double peine pour nos agriculteurs, non seulement car Bruxelles aggrave la concurrence des loyales, mais dans le même temps, elle envisage de raboter les subventions de la politique agricole commune.

Pendant que le président de la République se tait, pendant que ses ministres baissent les yeux, nous, nous avons décidé d'agir. La commission von der Leyen entend sacrifier nos paysans et notre souveraineté alimentaire pour permettre à l'Allemagne d'exporter des Mercedes. Alors, avec mes collègues du groupe des Patriotes, nous avons déposé, contre elle, une motion de censure qui sera mise au voie dans les prochains jours. Nous l'avons dit tout au long de la campagne européenne, l'Europe ne doit pas être une machine à broyer nos filières. Elle doit au contraire être le bouclier de nos intérêts. Avec nous, très simplement, la contribution française aux budgets européens sera réduite.

Nous rendrons leur argent aux Français et croyez-moi, mes amis, nous ferons respecter la voie de la France haute et claire en Europe et dans le monde. Mes amis, puisque le gouvernement est à la recherche d'économies, il reste deux gaspillages que je veux évoquer devant vous aujourd'hui. Le premier, vous le connaissez tous, c'est l'aide publique au développement, autrement dit, l'argent que verse la France chaque année à des États étrangers. Des milliards d'euros versés à des pays parfois hostiles comme l'Algérie.

Des milliards envoyés à la Chine, deuxième puissance économique mondiale, qui n'a, je crois, nul besoin de la générosité française pour bâtir sa puissance et sa dynamique de croissance. Alors là encore, nous fermerons le robinet. Cet argent, cet argent, près de 12 milliards d'euros chaque année doit revenir non pas à l'autre bout du monde, mais à nos territoires de France, à notre ruralité oubliée, à nos campagnes, dans l'accès à la santé, à l'éducation, aux services publics. Le dernier gouffre financier que j'aimerais aborder devant vous sur lequel, là encore, nous ambitionnons de faire des économies, c'est celui de l'audiovisuel public.

Chaque année, plus de 4 milliards d'euros, 4 milliards d'euros, sont engloutis dans une machine dont les dérives militantes sont désormais connues de tous. Ce ne sont pas certains journalistes stratèges du Parti Socialiste qui me démentiront. quelle grande démocratie digne de ce nom en 2025 peut encore accepter de financer à ce prix-là une télévision publique pléthorique, partisane et militante, aucune. Voilà pourquoi nous privatiserons l'audiovisuel public. C'est une question de principe, mais c'est aussi une mesure de saine gestion des deniers publics.

Parce que nous sommes sérailleux, parce que nous sommes responsables, notre contre-budget permettra d'économiser des dizaines de milliards d'euros chaque année dans le budget de l'État. Une partie de cet argent sera réaffectée au remboursement de la dette, une autre aux baises d'impôts et aux dépenses utiles comme la sécurité, la justice, l'école ou les soins. Voilà donc parmi d'autres, mes amis, une différence fondamentale entre eux et nous. Ils dépensent sans compter, nous, nous remettrons de l'ordre. Ils creusent la dette, nous libérons et nous simplifierons la France. Ils affaiblissent le pays, nous mettrons tout en œuvre pour le redresser.

Assainir les finances de la nation, mes amis, n'est pas une finalité en soi. C'est bien sûr une nécessité absolue si l'on veut rebâtir la réputation de la France et construire une nouvelle ère de puissance et de prospérité. Comme toutes les familles de France, l'État doit faire des efforts et l'État ne peut plus vivre au-dessus de ses moyens.

Mais la véritable finalité de ces choix, c'est bien sûr de redonner un cap à la France, de réunir dans un même élan toutes les forces vives du pays, de réconcilier l'ouvrier et le patron, le salarié et le chef d'entreprise, l'actif et le retraité, de rassembler la France des villes et la France des campagnes, la France des mains qui bâtissent et la France des esprits qui inventent, de redonner confiance à la jeunesse sans jamais oublier nos anciens, de remettre en marche une nation qui ne doit plus être paralysée par ses divisions, mais qui doit être portée parce qu'il l'a toujours rendue grande, l'unité, la fraternité et par-dessus tout, l'envie de conquérir et d'étonner le monde.

Mes amis, pour conclure et puisque nous parlons de confiance ces derniers temps, je voudrais revenir devant vous quelques minutes sur le sens profond de ce mot pour nous, patriotes. Si nous voulons que les Français retrouvent confiance en l'avenir, alors il faut d'abord que les dirigeants politiques aient confiance en eux, peuple français. Il y a eu durant huit ans bien trop de mensonges, de faux-semblants, de mépris, parfois de dissimulation. Comme le disait le grand historien Marc Bloch, notre peuple mérite que l'on se fie à lui et que l'on le mette dans la confidence.

On ne rétablira pas la confiance si les Français n'ont pas la certitude d'avoir à la tête de l'État des dirigeants qui les aiment, qui les respectent, qui les considèrent, qui connaissent leurs préoccupations, qui connaissent leurs souffrances, qui partagent leurs espoirs et leurs ambitions. Des dirigeants qui parlent vrai, des dirigeants qui regardent les Français dans les yeux et qui tiennent leurs paroles. Des dirigeants qui ne gouvernent pas contre le peuple, mais avec le peuple et pour le peuple. Faire confiance, c'est permettre aux citoyens de s'emparer directement des grands sujets qui concernent l'avenir de la nation.

Jamais, jamais nous n'avons considéré l'expression populaire comme quelque chose de suspect ou de dangereux. Au contraire, nous savons que la sagesse collective des Français est la clé pour les réconcilier avec la politique. C'est pourquoi l'une de nos premières décisions sera d'organiser un grand référendum sur la politique migratoire en France. Sur ce sujet existentiel, nous l'avons dit, ce n'est ni aux juges, ni aux ONG, ni à Bruxelles de décider, c'est à vous, peuple de France, de décider quelle politique migratoire vous voulez pour le pays. Avec ce référendum, vous pourrez reprendre en main votre destin, protéger notre identité nationale et bien sûr renouer avec la fierté française.

Faire confiance, c'est vous rendre le droit à un destin, le droit à la parole, ces deux droits qui vous ont été confisqués depuis tant et tant d'années. Faire confiance, c'est aussi dire la vérité. La crise que traverse la France ne se résoudra pas par un simple changement de casting, par une valse de ministres interchangeables et tous anonymes. Elle exige une rupture profonde avec huit années de politique macroniste qui n'est rien d'autre que le socialisme en pire. Faire confiance, faire confiance est admettre que seul un retour aux urnes permettra de rétablir la stabilité que le pays attend.

Soit le président de la République dissout l'Assemblée nationale pour organiser de nouvelles élections législatives, soit il devra, soit il devra, en cas de blocage répété, lui-même remettre sa démission comme l'avait fait le général de Gaulle. C'est de sa responsabilité faire confiance. Faire confiance, c'est aussi dire ce que l'on va faire comme nous l'avons fait aujourd'hui, mais ce sera surtout demain faire ce que l'on a dit. Et notre chemin est clair. L'ordre dans les rues, le respect pour le peuple, la prospérité pour la France. Notre chemin, c'est celui de l'autorité rétablie.

Qui peut croire aujourd'hui en l'avenir si sa famille n'est pas en sécurité dans la rue, dans son quartier ou dans sa propre maison ? Qui peut bâtir des projets si l'insécurité mine la paix civile et menace l'activité économique ? Alors, face à la barbarie quotidienne qui s'est installée dans le pays, nous rétablirons la loi de la République, toute la loi de la République, rien que la loi de la République. Nous en terminerons nous en terminerons avec les bavardages et les formules creuses de M. Retailleau assis chaque mercredi en Conseil des ministres entre des socialistes et des macronistes.

Nous lancerons un grand plan de construction de places de prison pour que chaque peine soit appliquée sans la moindre exception. Nous instaurerons la tolérance zéro dès le premier acte délictuel, dès le plus jeune âge. Nous suspendrons les allocations familiales aux parents de mineurs récidivistes. Nous expulserons immédiatement les délinquants et criminels étrangers qui n'ont rien à faire sur notre sol. Nous soutiendrons nos policiers, nos gendarmes, nos magistrats qui luttent chaque jour contre l'impunité des bandes. Les images de ce fonctionnaire de police lynchée à Tourcoing par des barbares sont effroyables. Et je veux en votre nom lui témoigner de notre total soutien.

Avec nous, encore une fois, la règle est simple et elle le sera lorsque nous serons au pouvoir. Tu touches à un policier, tu dors en prison. Voilà comment on rétablit la confiance, en rendant justice aux victimes, en protégeant ceux qui nous protègent par une présomption de légitime défense, en mettant hors d'état de nuire les criminels et en refusant la culture de l'excuse. Mes amis, mon ambition, la nôtre, l'ambition de Marine n'est pas de sauver la droite ni de sauver la gauche. Notre ambition, c'est de sauver la France. Notre ambition, c'est de redonner à la nation les leviers de sa puissance et aux Français les moyens de leur bonheur.

Face aux tempêtes, face aux menaces et à l'histoire, nous avons, mes amis, nous, patriotes, un devoir, nous préparer à gouverner. Et vous, grand peuple de France, vous aurez très bientôt un devoir, choisir, voter et par-dessus tout, ne rien céder. Quand vous serez appelés aux urnes, aux élections municipales où des succès nous attendent, comme lors d'un scrutin national, peut-être très prochainement, souvenez-vous, dans l'isoloir, vous êtes seul, seul juge, seul maître à bord. Aucun tribunal médiatique, aucune manœuvre d'appareil ne peut guider votre main. Vous serez libre, totalement libre et votre liberté porte un nom, le bulletin de vote.

Rien, rien ne nous sera donné, rien ne sera facile. Il faudra vaincre les coalitions du pire et les alliances de la honte. Mais avec toute ma fougue de patriotes, je veux réaffirmer aujourd'hui devant vous une conviction profonde. Nous allons gagner. Nous allons gagner. Nous allons gagner, mes amis, parce que notre combat est juste, parce que notre projet est sincère, parce que la vague qui nous porte est irrésistible et par-dessus tout, parce que notre grand pays, la France, mérite bien mieux que cela. Cette victoire ne sera pas un aboutissement. Elle sera le commencement. Le commencement d'une grande refondation nationale. Nous réunirons une France brisée par huit années de fractures.

Nous respecterons un peuple méprisé par huit années d'arrogance. Nous redresserons un pays humilié par huit années de renoncement. Et tous ensemble, nous rendrons à notre peuple la fierté d'être français. Préparons-nous, car le changement n'attend plus. Vive la France et vive la République !

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