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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 25 janvier 2024 13 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

« La mobilisation du monde agricole est d’une ampleur incroyable » reconnaît Christiane Lambert, ex-présidente de la FNSEA

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Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que les annonces du Premier ministre suffiront à calmer la grogne ?

  • 2:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que la place de l'Ukraine est prépondérante pour comprendre ce mouvement européen ?

  • 3:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est aussi une opposition à cette concurrence déloyale que vous voulez porter en ce moment à Bruxelles ?

  • 5:38OuverteRéponse directe

    Sont pointées du doigt aussi les normes et l'avalanche de normes pour les agriculteurs. Là aussi, c'est au niveau européen que ça se joue ?

  • 7:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que là aussi, il y a aussi une prise de conscience dans la société aujourd'hui qu'on est dans un marché et il y a une complexité à utiliser des produits alimentaires qui parfois viennent de l'autre bout du monde ?

  • 9:10OuverteRéponse directe

    Mais l'apparition, ces deux derniers jours notamment, de la violence à l'égard des préfectures, est-ce que cette violence, elle ne risque pas de retourner l'opinion publique contre les agriculteurs qui manifestent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:36Christiane LambertPromesse
    « réautoriser la possibilité de cultiver sur les terres dédiées à la jachère, c'est-à-dire ces fameux 4 % »
  • 1:42Christiane LambertPromesse
    « renégocier l'accord avec l'Ukraine, qui avait été prévu pour quelques mois, mais la guerre dure depuis deux ans »
  • 1:57Christiane LambertPromesse
    « éviter qu'il y ait des accords commerciaux déséquilibrants, comme le Mercosur »
  • 2:04Christiane LambertPromesse
    « changer le statut du loup pour pouvoir réguler plus le loup et préserver l'élevage »
  • 3:24Christiane LambertFait
    « il faudra au moins 10 ans pour que les normes qui s'appliquent en Europe puissent s'appliquer aussi en Ukraine et qu'on soit sur un pied d'égalité »
  • 4:31Christiane LambertFait
    « ce ne sont pas les agriculteurs ukrainiens qui en profitent, mais ce sont de très gros industriels oligarques qui ont créé des entités de 200 000 poules »
  • 4:48Christiane LambertChiffre
    « En France, un élevage, c'est combien ? En France, c'est 40 000 poules. Là-bas, c'est des 200 000, 400 000 poules »
  • 6:13Christiane LambertChiffre
    « Il y a 20% des produits qui sont interdits en France alors qu'ils sont autorisés en l'Union européenne »
  • 8:10Christiane LambertFait
    « L'agriculture est un secteur qui émet pas plus que d'autres. Nous sommes le troisième secteur émetteur »
  • 8:15Christiane LambertChiffre
    « En 10 ans, on a réduit de 8% nos émissions de gaz à effet de serre »
  • 8:21Christiane LambertChiffre
    « le litre de lait produit émet 23% de gaz à effet de serre en moins qu'il y a 15 ans »
  • 10:14Christiane LambertFait
    « Les agriculteurs, ils allument leur poste de radio quand ils sont sur leur tracteur ou dans leur bâtiment. C'est en permanence des Jadot, Rousseau, Bito, qui nous expliquent qu'on travaille mal et qu'on est nul »
  • 10:43Christiane LambertFait
    « Leur stratégie de décroissance et de critique est dramatique pour l'agriculture, comme elle l'a été pour le nucléaire d'ailleurs »

Temps de parole

  • Présentateur79 %
  • Présentateur 219 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. L'invité de la matinale, Pierre-Hugues Dubois. Votre invitée ce matin, Pierre-Hugues, est Christiane Lambert. C'est l'ancienne présidente de la FNSEA. Elle est désormais présidente du comité des organisations professionnelles agricoles de l'Union européenne. Bonjour Christiane Lambert.

0:32
Locuteur

Bonjour.

0:32
Présentateur

Merci d'être en ligne avec nous à l'aube d'une journée déterminante pour le mouvement. Le Premier ministre doit annoncer des premières mesures à effet rapide pour répondre aux revendications des agriculteurs qui manifestent depuis bientôt une semaine. Est-ce que les annonces du Premier ministre suffiront à calmer la grogne ? En tout cas, la mobilisation qui a été organisée en France est d'une ampleur incroyable.

Et je crois qu'elle surprend beaucoup de monde, peut-être moins les agriculteurs d'ailleurs, parce que ça fait longtemps qu'ils en ont gros sur le cœur, à force d'être souvent critiqués, vilipendés et de vivre des complexités incroyables dans leurs exploitations, d'avoir aussi des problèmes de revenus, de concurrence. Donc, les annonces sont très attendues. Alors, moi, j'agis au niveau européen aujourd'hui. Les FEDESFA et les JIA agissent au niveau national pour la négociation. Et au plan national, au plan européen, pardon, le volet que nous avons porté porte essentiellement sur quatre choses.

D'abord, réautoriser la possibilité de cultiver sur les terres dédiées à la jachère, c'est-à-dire ces fameux 4 %, alors que l'Europe importe énormément de céréales. Pourquoi s'interdirait-elle de cultiver ces 4 % ? Ensuite, c'est renégocier l'accord avec l'Ukraine, qui avait été prévu pour quelques mois, mais la guerre dure depuis deux ans. Et les impacts sur les filières céréales, sucre, volailles sont très, très, très impactantes pour les producteurs. Alors, la troisième chose, c'est d'éviter qu'il y ait des accords commerciaux déséquilibrants, comme le Mercosur, dont il est à nouveau question.

Et enfin, pour beaucoup d'agriculteurs éleveurs, la question du loup, il est question aujourd'hui de changer le statut du loup pour pouvoir réguler plus le loup et préserver l'élevage, parce que c'est vraiment l'élevage qui est en danger aujourd'hui. Ça, c'est quatre décisions qu'on attend au niveau européen. Et j'étais à Bruxelles deux jours pour essayer de faire avancer ces quatre points. Et peut-être arrêtons-nous justement sur la place de l'Ukraine. On voit d'ailleurs que cette mobilisation dépasse largement les frontières de la France. Elle a même commencé en Allemagne, en Pologne, en Roumanie, aux Pays-Bas.

Est-ce que la place de l'Ukraine est prépondérante pour comprendre ce mouvement européen ? Poutine a décidé d'envahir l'Ukraine pour affaiblir l'Europe et pour faire exploser l'Europe. C'est son dessein. Il veut reconquérir l'Ukraine. Il veut s'approcher plus de l'Union européenne. C'est dangereux pour la paix. C'est dangereux pour l'Union européenne. Il ne s'est pas caché d'ailleurs qu'après l'Ukraine, il avait des intentions sur d'autres pays, ce qui inquiète beaucoup les Pays-Balques. Et c'est par solidarité que nous avons accepté un certain nombre d'importations. L'Ukraine est un très grand pays en surface.

C'est un très grand pays agricole avec des coûts de production et des conditions de production bien inférieures aux d'autres. Et donc, il peut envoyer sur nos marchés des produits beaucoup moins chers. Si l'Union européenne doit accepter l'Ukraine comme les élus politiques le décident, il faudra au moins 10 ans pour que les normes qui s'appliquent en Europe puissent s'appliquer aussi en Ukraine et qu'on soit sur un pied d'égalité. Les Ukrainiens le savent, le gouvernement ukrainien le sait. Il y a des enjeux humains et géopolitiques qu'on peut comprendre.

Mais il est normal que le secteur agricole qui est le plus impacté aujourd'hui dise aussi qu'il faudra prévoir des atterrissages économiques. On ne pourra pas avoir une intégration comme ça en quelques années. Certains agriculteurs ont même accusé l'Ukraine de concurrence déloyale. Est-ce que c'est aussi une opposition à cette concurrence déloyale que vous voulez porter en ce moment à Bruxelles ? C'est forcément une concurrence déloyale parce que l'Ukraine n'est pas dans l'Union européenne. Donc ça n'applique pas les mêmes règles que nous avons nous sur les normes sanitaires, les normes des produits phytos, sur les normes des bâtiments d'élevage.

Tous les œufs qui arrivent et les poulets qui arrivent d'Ukraine aujourd'hui ne sont pas produits avec les conditions de bien-être. C'est-à-dire qu'ils sont loin d'être dans le truc français, sortir les poules des cages, etc. Donc évidemment que leurs produits sont plus compétitifs. Et aujourd'hui, comme ils ne sont pas dans l'Europe et qu'ils importent un 3-0 par solidarité, de fait, ça crée une situation de concurrence. Alors en plus, ce qui est terrible, c'est que ce ne sont pas les agriculteurs ukrainiens qui en profitent, mais ce sont de très gros industriels oligarques qui ont créé des entités de 200 000 poules. On n'est pas du tout sur... En France, un élevage, c'est combien ?

En France, c'est 40 000 poules. Là-bas, c'est des 200 000, 400 000 poules. C'est pour ça qu'en France aussi, toutes les associations anti-tout, les animalistes ou les associations écologistes les plus dures, qui reprochent des méga-élevages sont bien loin de certaines réalités. Il n'est pas question de faire la même chose en France. Mais en France, faute de pouvoir construire des bâtiments à cause des oppositions, on devient importateur pour faire la production industrielle, les brioches, les gâteaux et toutes les préparations à base d'œufs. On manque d'œufs en France et donc il faut les importer. Il faut qu'on puisse construire des bâtiments d'élevage en France, il faut produire en France.

Tout le monde veut manger français, personne ne veut le bâtiment à côté de chez soi. Il y a un dilemme. Et je crois que les débats qu'on voit sur les plateaux télé ou sur les antennes radio en ce moment pointent cette incohérence majeure. On ne peut pas être un jardin merveilleux en faisant venir toute autre alimentation de l'étranger. Sont pointées du doigt aussi les normes et l'avalanche de normes pour les agriculteurs. Là aussi, c'est au niveau européen que ça se joue, Christiane Lambert ? Oui, les normes sont européennes et c'est normal qu'elles se décident au niveau de l'Europe parce que nous sommes un marché unique et il faut que tous les pays soient sur un pied d'égalité.

Mais par contre, ce qui est problématique, c'est le tatillonisme des normes. Elles sont parfois beaucoup trop précises. Et c'est aussi la possibilité que se donnent certains États membres, et la France est très zélée en la matière, à surtransposer les normes en disant « Nous, nous allons faire mieux que l'Union européenne ». Très souvent, on cite la question des produits phytosanitaires. Il y a 20% des produits qui sont interdits en France alors qu'ils sont autorisés en l'Union européenne. C'est le cas des néonicotinoïdes pour traiter les graines, les semences de betterave. Elles sont autorisées aujourd'hui dans des pays qui sont nos concurrents en termes de betterave à sucre.

Et la France, ils ont interdit du temps de Barbara Pompéi sous François Hollande s'enorgueillissant d'être le pays le plus propre. On sera propre, mais on n'aura plus de sucre et on l'importera. Donc, on ne peut pas penser qu'on est dans une île. On est dans un marché. Les Français mangent tous les jours et ils veulent avoir des rayons pleins. Donc, s'il y a des interdictions qui coupent la production, c'est invraisemblable. D'autant qu'aujourd'hui, tout le monde parle de bilan carbone. Et si on fait venir des produits d'ailleurs, ils n'ont pas non plus un bon bilan carbone.

Le Quotidien de la Croix, ce matin, fait sa une sur les Français face à leur contradiction sur l'agriculture parce que les agriculteurs sont co-responsables de la crise environnementale mais aussi les premières victimes puisque c'est eux qui produisent. Et forcément, l'agriculture, ça émet du dioxyde de carbone par nature. Est-ce que là aussi, il y a aussi une prise de conscience dans la société aujourd'hui qu'on est dans un marché et il y a une complexité à utiliser des produits alimentaires qui parfois viennent de l'autre bout du monde ? Il y a eu une espèce de rêve entretenu en disant nous serons un péril propre et la pollution sera ailleurs.

Il y a eu aussi une certaine illusion en disant qu'on peut faire une agriculture sans produit de traitement des plantes. Elles sont malades, on les laisse mourir. Sans engrais pour les faire pousser. Quand on produit moins, on produit de la faim et on produit de l'inflation. Quand les produits sont trop chers parce qu'ils sont rares, les Français râles et les médias en rajoutent sans arrêt en disant c'est trop cher, c'est trop cher, c'est compliqué, vous savez quand même. Et puis les agriculteurs en ont quand même assez d'être présentés toujours comme problème. Nous sommes la solution pour beaucoup de problèmes.

Tout le monde aime vous-même quand vous consommez, quand vous prenez votre voiture, quand vous faites vos courses, quand vous chauffez votre maison, vous émettez aussi. L'agriculture est un secteur qui émet pas plus que d'autres. Nous sommes le troisième secteur émetteur. Mais en 10 ans, on a réduit de 8% nos émissions de gaz à effet de serre. Aujourd'hui, par exemple, en production laitière, le litre de lait produit émet 23% de gaz à effet de serre en moins qu'il y a 15 ans, parce que les agriculteurs éleveurs laitiers ont évolué et ont changé leur pratique. Donc on a une solution. Qui capte le carbone ? Les prairies. C'est pas l'asphalte ou le béton des villes qui capte le carbone.

C'est les prairies, c'est les forêts, c'est les champs. Un champ de maïs capte deux fois plus de carbone qu'un hectare de forêt. Un hectare de maïs capte deux fois plus qu'un hectare de forêt. Il faut aussi présenter les solutions de l'agriculture. Et d'ailleurs, qui va produire les énergies alternatives aux fossiles ? Les biocarburants, le biogave. Aujourd'hui, vous suivez des bus en ville, je roule au biogave. Ça vient de la biomasse et de l'agriculture. Donc présentons aussi tout ce que l'agriculture apporte comme solution par rapport à cet enjeu de la décarbonation qu'aucun autre secteur est capable d'apporter.

Et d'ailleurs, au début de la mobilisation, on a vu une large vague d'empathie pour soutenir le monde agricole. Mais encore aujourd'hui ? Mais l'apparition, ces deux derniers jours notamment, de la violence à l'égard des préfectures, est-ce que cette violence, elle ne risque pas de retourner l'opinion publique contre les agriculteurs qui manifestent ? Écoutez, là on va être très clair. La violence, elle a été surtout à Agin et PFMT, il était non-stop. Il cherchait justement à avoir des images trash. C'est la coordination rurale qui n'est pas la FNSEA et les GIA. Le vice-président de la FNSEA, Luc Messart, l'a dénoncé et il a eu raison.

Les mouvements pilotés par FNSEA et GIA, dans leur très grande majorité, quasi totalité, ne se passent pas à cette violence-là aussi. Parce que manifester dans la dignité, c'est aussi respecter. L'agricultrice et sa fille, des visages merveilleux que j'ai en tête en permanence aujourd'hui, qui ont été fauchés par une voiture qui n'a pas respecté le barrage. Les manifester, c'est compliqué, il y a ce risque-là. Et je trouve que les agriculteurs sont d'une grande dignité pour dire leur détresse, mais mesurer la détresse. S'il y a 55 000 agriculteurs dans la rue avec 33 000 tracteurs, c'est quand même qu'il y a un problème. Il y a quand même du ressenti accumulé.

Les agriculteurs, ils allument leur poste de radio quand ils sont sur leur tracteur ou dans leur bâtiment. C'est en permanence des Jadot, Rousseau, Bito, qui nous expliquent qu'on travaille mal et qu'on est nul. Et encore hier soir, sur le plateau de BFM, Yannick Jadot qui contredisait des agriculteurs experts sur le sujet des phytos en disant des bêtises. Il disait des choses qui étaient fausses. Même Natacha Polony l'a contredit. Donc ils ont trop parlé, ces gens-là, pour faire mal à l'agriculture. Leur stratégie de décroissance et de critique est dramatique pour l'agriculture, comme elle l'a été pour le nucléaire d'ailleurs.

Et quand ça a touché le porte-monnaie des Français pour l'électricité, il y a eu un retournement de tendance. Et aujourd'hui, on se dit, attention, on a perdu le nucléaire, notre énergie va être plus chère et on est dépendant de la Russie. Si on est dépendant d'autres pays pour notre alimentation, ça sera dramatique pour les consommateurs et les citoyens. Christian Lambert, dernière question. On a vu depuis hier aussi les évêques se mobiliser, ceux de la province de Bretagne, d'Occitanie notamment, ont fait part de leur soutien au mouvement.

Est-ce que aussi cette question de l'agriculture et de la juste rémunération de ceux qui nous nourrissent, cette question est si forte qu'elle vient même toucher nos valeurs les plus profondes ? Nous avons dans le monde agricole beaucoup de relations avec l'église. Et les évêques viennent chaque année au Salon de l'agriculture. Sur notre stand, nous échangeons. Il y a des groupes de réflexion auxquels nous participons. Il y a un comité de ruralité au sein du Conseil des évêques de France. Et l'église voit la détresse des agriculteurs, voit les agriculteurs malheureux, voit même les plus vulnérables qui parfois passent à l'acte. Et ça touche.

Et l'église qui a comme valeur le respect, la solidarité et l'équité, puis la dignité, voit bien qu'il y a des gens qui souffrent de mots trop durs prononcés en direction des agriculteurs. Et qu'ils montent au créneau pour appeler aussi les gens à la cohérence, au respect, puis à des actes en phase avec leur dire, soutenir les agriculteurs français, c'est aussi soutenir leurs produits et donc acheter français. Et c'est très bien que les évêques puissent dire aussi le risque que ça représente de perte de cohésion, de vivre ensemble à la campagne quand les gens se critiquent ou s'invectivent ou ne respectent pas le travail des autres.

Vous savez, quand mon voisin prend sa voiture et qu'il fait beaucoup de bruit, il prend sa voiture et qu'il fait beaucoup de bruit, il est 6h du matin. Quand un agriculteur prend son tracteur pour traiter ses champs, la nuit aussi pour respecter les abeilles et autres, tout le monde le critique. Respect, respect et respect des gens qui travaillent. Et en plus, c'est obligé de travailler la nuit quand les abeilles ne sont pas au travail. Donc ces réalités-là, si les évêques viennent à les expliquer, y compris dans les homélies du dimanche, ça nous fera du bien. Merci beaucoup Christiane Limbert, en tout cas, d'avoir été en ligne avec nous.

Je rappelle que vous êtes l'ancienne présidente de la FNSEA et que vous êtes maintenant présidente du Comité des organisations professionnelles agricoles de l'Union Européenne. Merci.

13:02
Locuteur

Merci. Merci. Merci.