Ce que l'on sait des perquisitions qui ont eu lieu au siège du Rassemblement national
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ce 20h BFM. C'est cette perquisition qui a eu lieu aujourd'hui au siège du Rassemblement national. Quasiment 10h de perquisition, la justice enquête sur la manière dont le RN a financé ces dernières campagnes électorats notamment faisant appel à des prêts de particulier.
Or, tout cela, on va le voir est strictement encadré. On va le voir avec nos deux spécialistes dans un instant. Mais d'abord, écoutez la réaction ce soir, c'était en direct sur BFM TV du président du parti Jordan Bardella.
Ce qu'on reproche à ces personnes-là est d'avoir prêté à plusieurs reprises au Rassemblement national et de s'être par conséquent soustrait au rôle qui serait celui d'un établissement bancaire. Tout cela est invraisemblable. Je vous le dis très honnêtement.
Tout cela est invraisemblable. Et moi, je considère que cette procédure, elle avait d'autres buts que celle qui est précisément indiquée par les magistrats et que très certainement l'objectif de ces perquisitions que nous avons subi depuis ce matin visait très certainement à fouiller mon bureau, à fouiller les ordinateurs de mes collaborateurs et aspirer l'intégralité des informations qui portent sur les activités électorales de notre mouvement. Tout faire pour nous empêcher d'arriver au pouvoir.
Voilà ce que dit Jordan Bardella avec nous Alexandra Gonzalez. Bonsoir chef ad service police justice de BFM et Sophie Dupon. Bonsoir journaliste politique pour BFM.
C'est vous qui suivez le Rassemblement national. Alexandra Gonzalez, question simple. Que reproche ce soir la justice au RN ?
Alors, pour l'instant, elle ne reproche rien mais elle soupçonne le rassemblement national d'avoir abusé de prêts de particuliers. En France, les particuliers ont le droit de faire un prêt pour financer une campagne électorale, mais c'est très encadré et ce prêt ne doit pas être habituel. Alors, qu'est-ce que ça veut dire habituel ?
En droit pénal, l'habitude c'est à partir de deux faits. En l'occurrence, le signalement qui a été transmis par la commission des comptes de campagne concerne des prêteurs qui ont prêté plus de cinq fois au Rassemblement national sur plusieurs campagnes. Et donc l'enquête a été ouverte il y a maintenant un peu plus d'un an, le 3 juillet dernier à la suite de signalement donc de cette commission des comptes de campagne.
Les investigations sont en cours et cette perquisition ce matin, enfin ces perquisitions parce qu'il y en a eu plusieurs avaient lieu dans ce cadre là. On va entendre dans un instant notamment ce que vous a dit Sophie Marine Le Pen cet après-midi, mais il y a un point qui est soulevé par Jordin Bardella et par tous les élus du RN que l'on voit défiler tout à l'heure depuis tout à l'heure sur le plateau. C'est pourquoi venir au siège et embarquer absolument tout, les ordis, les agendas, tout fouillé et cetera.
Pourquoi je veux dire taper aussi large ? Ah bah parce que tout simplement c'est pas pendant une perquisition que les enquêteurs vont prendre le temps d'analyser les documents qu'ils ont entre les mains et donc ils profitent de cette perquisition pour prendre tous les documents comptables susceptibles de les intéresser et de venir compléter les auditions qui ont été menées ces mois derniers. Ils ont entendu des prêteurs qui sont justement peut-être soupçonnés d'avoir trop donné ou en tout cas à de trop multiples reprises et là maintenant ils vont analyser les documents qu'ils ont saisis ce pendant la journée.
Sophie, vous avez échangé avec Marine Le Pen cet après-midi. Qu'est-ce qu'elle vous dit ? Alors faut savoir que Marine Le Pen, elle avait pas réagi officiellement.
Elle avait seulement repartagé le message de Jordan Barda qui dévoilait ses perquisitions et après elle avait échangé toute la journée avec les députés ren sur les boucles sur les boucles internes du parti. Il y avait pas de réaction publique ce soir. Ces choses faites donc auprès de BFM TV en exclusivité.
Je cite Marine Le Pen, aller piquer l'ensemble des documents des régionals, de la présidentielle, des législatives, des européennes, l'ensemble de l'activité politique du premier parti d'opposition pour un sujet aussi contesté que celui-ci. Ça pose un problème démocratique. Voilà les propos qu'elle m'a tenu.
Ils veulent qu'on soit coupable mais on ne sait pas trop de quoi, dit-elle. Marine Le Pen qui répond aussi au jeu d'instruction dont vous parliez Alexandra qui cherche à savoir si elle a contourné les règles de prêt au particulier. Elle qualifie ce reproche de scandaleux lorsque je cite on se rappelle qu'aucune banque n'accepte de prêter au RN quelle peut être notre alternative pour financer les campagnes.
Du coup s'interrogetelle Marine Le Pen qui se montre donc ce soir offensif même si quand même elle ne reprend pas les termes qui ont été utilisés par les portees-paroles du parti et par Johanne Bardella aussi qui ont parlé aujourd'hui d'harcèlement de persécution d'acharnement exactement qui ont dénoncé le système. Marine Le Pen, elle ne reprend pas ses termes. Jordan Bla qui est aussi allé plus loin en dénonçant un prétexte pour fouiller son bureau et aspirer l'intégralité des informations.
Ce soir, le RN n'a plus de secret pour personne aussi, a-t-il déclaré. Alors qu'il faut rappeler quand même que le RN n'est pas le premier parti d'opposition à faire l'objet de perquisition. Euh le modèle, la France insoumise ou encore les républicains ont d'ors et déjà fait l'objet de perquisition.
Oui, mais il y a un argument qui est qui est opposé oui par le Rassemblement national, par Marine Le Pen et par Jordan Bella, c'est dire mais personne ne veut nous prêter d'argent. En fait, les banques ne nous prêtent pas. Les banques refusent de nous prêter.
Donc on se tourne vers les particuliers. Alors d'abord depuis les législatives de 2022 et 2024, le financement public a fait que le Rassemblement national a beaucoup moins de problème d'argent. Ensuite, il y a eu une tentative de banque de la démocratie qui a capoté au Parlement parce que ça n'était pas assez souit.
Voilà, c'était censé répondre à ce genre de de problème. Enfin, la pratique du prêt n'est pas illégale. On l'a expliqué à condition que ces prêts soient remboursés dans un délai raisonnable.
Vous avez le droit de donner jusqu'à 7500 € à un parti donné. Vous pouvez prêter tout ce que vous voulez, moyennant même des intérêts à condition que ce prêt ne se perde pas dans le temps et ne devienne pas une sorte de don par destination. Et donc quand on voit qu'un des prêts date de 2007 18 ans, ça fait un peu beaucoup.
Hm. Euh euh Alexandra Gonzalez, il y a ce volet là dont on vient de parler, volet près, il y a pas que ce volet là. La justice enquête sur d'autres choses.
Non. Oui, il y a aussi des soupçons de surfacturation pour pouvoir obtenir de l'État un remboursement plus important que prévu parce qu'on rappelle que les frais de campagne sont remboursés quand les candidats dépassent 5 % au suffrage. Et dans le cadre de ces soupçons de surfacturation, il y a d'autres perquisitions qui ont été menées aujourd'hui au sein de sociétés et des domiciles des dirigeants de ces sociétés qui sont des prestataires pour un peu regarder là encore les documents comptables.
Question pas évidente, mais on sait qui risque quoi dans cette affaire ? Alors, j'ai regardé euh pour euh le l'une des infractions euh qui est visée qui est notamment l'escroquerie au préjudice d'une personne publique. En théorie, les personnes qui seraient éventuellement jugées risquent jusqu'à 7 ans de prison et 750000 € d'amende.
Jordan Bardella