Aides aux grandes entreprises : audition d'ExxonMobil
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants avec l'audition de la société Exodem Mobile France puisque nous auditionnons monsieur Charles Amia président directeur général, monsieur Jean-Claude Marcelin, directeur administratif et financier et monsieur Jean-Philippe Petit, directeur des affaires publiques. L'audition de ce jour est enregistrée et diffusée en direct et elle fera l'objet d'un compte-rendu sur le site du Sénat. Messieurs, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.
Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête, outre bien évidemment vos fonctions chez Exon mobile. OK. Je vous invite à prêter serment successivement de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure et en allumant vos micros s'il vous plaît pour que ça puisse être enregistré.
Je le jure. Je le jure. Je le jure.
Merci. Notre commission d'enquête dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux. Tout d'abord, établir le coût des aides publiques octroyées aux grandes entreprises, entendu comme celle employant plus de 1000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires net mondial d'au moins 450 millions d'euros par an, ainsi que le coût des aides adversés à leurs sous-traitants.
Ensuite, déterminer si ces aides sont correctement contrôlées et évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des deniers publics. Enfin, réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposées en terme de maintien de l'emploi au sens large lorsque des aides publiques sont versées à de grandes entreprises qui procèdent ensuite à des fermetures de site, prononcent des licenciements voir délocalisent leur activité. Après avoir entendu le 25 mars dernier monsieur Patrick Pouyané, président directeur général de Total énergie, nous avons voulu vous entendre notamment en raison de l'annonce il y a 1 an de la suppression de 600 postes environ à Portérôme.
Pouvez-vous présenter succintement, j'insiste, votre société et je vais vous poser quelques questions pour qui pourront servir de guide à votre intervention liminaire. Quel regard portez-vous sur les aides publiques aux entreprises ? Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyé dans les pays où le groupe Exon mobile est présent ?
Quel est le montant global des aides publiques perçu par votre groupe en 2023 en France ? En particulier, quel est le montant des subventions ? Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?
Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ? Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée, celles par contre dont l'efficacité est douteuse ? Quelles seraient vos proposition pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises ?
Seriez-vous favorable à l'introduction de conditions de critères qui permettent d'évaluer les aides, l'efficacité des aides et quelles devraient être alors les limites à la conditionnalité de ces aides ? Je vous propose de traiter ces questions dans un proposinaire d'une vingtaine de minutes. Puis notre rapporteur Fabien Guet vous posera quelques questions pour approfondir certains points.
Enfin, les membres de la commission d'enquête pourront également vous interroger s'ils le souhaitent. Monsieur le président, directeur général, je vous cède la parole. Merci.
Monsieur le président, monsieur le rapporteur, messieurs les sénateurs. Bonjour. Merci tout d'abord pour cette invitation et pour l'opportunité qui nous a donné d'échanger sur les aides publiques, notamment dans le contexte d'hyper ultra compétition que nous vivons aujourd'hui et le rationnement des moyens publics qui exige qu'on optimise l'utilisation de l'argent public destiné aux entreprises.
Alors, je précise que je suis président des sociétés du groupe Exon Mobile en France. et suis accompagné de monsieur Marcelin et de monsieur Petit ici présent. J'ai prévu articuler mon propos en trois grandes parties.
Dans un premier temps, je vous présenterai nos sociétés leur activité en France. Dans un deuxième temps, je détaillerai les aides publiques dont nous avons bénéficié en 2023 en nous bas sur quatre catégories. les aides aux industries énergo-intensives, les aides à l'investissement, l'aide à la recherche et au développement et enfin les aides à l'emploi.
Je partagerai aussi avec vous quelques pistes de réflexion concernant les aides publics au regard de la compétitivité et de l'attractivité en France. Tout d'abord, donc qui sommes-nous ? L'ON Mobile est un groupe américain qui a une longue histoire en France implanté dans les territoires à travers deux filiales qui appartiennent à la holding Exon Mobile France Holding EMFH.
Ces filiales opèrent dans deux secteurs très distincts qu'il est important de préciser. La première SOF est une société qui est en France depuis 1902. C'est une société de raffinage et distribution dont environ 17 % du capital est côté sur le SBF 120.
La deuxième EMCF pour Exodemical France est implantée depuis les années 60 est une société de chimie détenu à 100 % par la holding française. La mission première de la société SOSF est de produire des produits énergétiques et des produits de spécialité comme les lubrifiants ou les bitumes. Notre activité est aujourd'hui recentrée sur la raffinerie de Gravenchon en Normandie après la vente fin 2024 de la raffinerie de Fossurmer.
à Ron énergie. Pour vous donner des ordres de grandeur, nous représentons environ 20 % de la capacité de raffinage et si on regarde la production énergétique, cela correspond à peu près à 75 TW, soit à 20 % de la production du parc nucléaire français. En 2024, nous avons aussi renforcé notre réseau à la marque avec la conversion de 237 stations BP à la marque SO en partenariat avec le groupe EG Group.
Fort de 720 stations services en France est la place de numéro 2 sur autoroute. La marque est dorénavant plus visible sur le territoire national. La société SO affronte des défis bien évidemment.
Le premier, la volatilité des marchés, on le voit en ce moment et bien évidemment la transition énergétique. La demande produit énergétique en France a baissé de 10 % depuis 2019, soit à peu près 1 % par an, bien en de ça, des 6 % prévus par la PPE. Notre modèle d'affaires doit s'adapter et répondre à cette baisse dont le rythme et l'ampleur reste incertain.
D'un côté, nous devons approvisionner l'énergie dont le produit a besoin et de l'autre, nous devons participer à la décarbonation, notamment réduire nos propres émissions et celle de nos clients. Pour ce faire, nous aurons besoin d'investissement très important et du support de l'État pour nous accompagner car nous sommes une passerelle entre le monde actuel et le monde de demain. La société EMCF est une société qui produit essentiellement donc des produits chimiques polyéthylène, polypropylène et des résines. et ces installations sont également basées à Gravenchon.
En 2023, le site représentait environ 40 % de la production de polyéthylène du groupe en Europe et 0,3 % de la production mondiale. En 2024, nous avons pris une lourde décision d'arrêter le vapor craqueur et les unités avales de Gravenchon. Par contre, nous continuons la production d'olfine à chaîn longue qui reste profitable.
Ces décisions difficile a été prise à l'issue d'un processus d'information et consultation qui a permis d'expliquer les raisons d'agir et de revoir ensemble les futurs effectifs. Un plan de sauvegarde de l'emploi a été négocié et a fait l'objet d'un accord majoritaire permettant d'accompagner les quelques 600 salariés dont le poste est supprimé à travers notamment des mesures d'âge et des mesures d'accompagnement de redéploiement interne et externe. Compte tenu de leur actionnariat distinct, les résultats financiers des sociétés du groupe sont bien entendu tenus séparément.
Concernant le groupe SOAF, le résultat net 2024 est un profit de 107 millions d'euros contre une perte estimée de 470 millions d'euros pour EMCF. Il s'agit d'un chiffre indicatif car les comptes de 2024 ne sont pas encore arrêtés. Enfin, je souhaite préciser que la holding française EMFH n'a versé aucun dividende à la maison Mire depuis 2018.
Après cette présentation de nos activités, venons-en au sujet des aides publiques. Alors, tout d'abord, il n'a pas été simple pour nous de définir ce qui était une aide publique et d'en faire l'inventaire, ce qui est révélateur d'un système complexe. J'ai retenu le chiffre d'ailleurs de 2200 systèmes qui existent en France, système différents.
Alors, c'est notre métier d'entrepreneur de prendre des risques. Notre industrie est une industrie de temps long, très capitalistique et nos décisions d'investissement nous engag pour des dizaines d'années. Nous faisons appel à des subventions quand elles sont accessibles au moment où nous ne prenons nos décisions d'investissement, mais nous regardons toujours et avant tout la viabilité économique de nos investissements des projets sur le long terme.
Je vais également préciser que nos sociétés au moment de la pandémie n'ont fait appel à aucune aide d'État, aucune aide publique, ni PGE, ni chômage partiel malgré des résultats financiers très négatifs puisque la perte était de 800 millions d'euros en 2020. Lors de notre travail de présentation, de préparation à cette audition, comme je l'ai dit, nous avons regroupé les aides publiques en quatre catégories. les aides aux investissements, les aides aux industries pardon énergointensives, l'aide à l'investissement, l'aide à la recherche et au développement et enfin les aides à l'emploi.
En 2023, nous avons reçu au total 20 millions d'aquont, voici la répartition. 9,8 millions d'euros pour des aides aux industries très énergivores, 8,7 millions d'euros pour les aides à l'investissement, 1 million d'euros pour l'aide à la recherche et au développement et enfin 04, millions d'euros pour les aides à l'emploi. Comme on le verra par la suite, la majorité des aides sont liées à des problématiques.
Pardon, est-ce que vous pouvez juste répéter ? Excusez-moi parce que c'est vous avez été un tout petit peu vite. Est-ce que vous pouvez répéter les quatre chiffres et s'il vous plaît ?
Bien sûr. Donc pardon 9,8 millions d'euros pour les aides aux industries énergivor donc énergie carbone 8,7 pour les aides à l'investissement 1 million d'euros pour les aides à la recherche et au développement le cire et 0,4 millions d'euros enfin pour les aides sociales. Pardon ?
Ce que vous appelez les aides sociales, c'est les allègements de cotisation. Exement allègement de charge et cetera. Et puis apprentissage dedans aussi.
Nous ne faisons pas appel à aux aides à l'apprentissage. D'accord. Je reviendra.
Vous prenez des apprentis en 50 cette année et 70 donc absolument. D'accord. Merci.
Comme on le verra, la majorité des aides liées à des problèmes sont liées à des problématiques de réduction des coûts des émissions de CO2 et de prix de l'énergie qui pour nos industries exposées à la concurrence internationale sont des enjeux majeurs. Commençons par la première catégorie d'aide qui concerne les dépenses fiscales pour les industries très énergivor comme la nôtre. En 2023, comme je l'ai dit, elles ont représenté 9,8 millions d'euros.
Nos processus de production sont très gourmands en énergie et en conséquence sont très sensibles au prix de l'électricité et du gaz. À titre d'illustration, le prix du gaz en France et en Europe est plus du triple de celui aux États-Unis. En 2023, donc c'est 9,8 millions d'euros dont j'ai parlé proviennent de la réduction sur le coût de transport de l'électricité dans le système turbe et de réduction d'accises sur les achats de gaz naturels pour un montant de 1,1 million d'euros.
Continuons par les investissements qui ont représenté 8,7 millions d'euros. Ces aides comprennent tout d'abord les compensations des indirects carbone. Ces aides permettent de compenser une partie du coût contenue CO2 de l'électricité pour les secteurs qui sont comme nous exposés à une forte concurrence internationale et qui pourrai induire des risques de fu carbone notamment en cas de délocalisation des productions. 16 état membre de l'Union européenne dont la France mette en œuvre cette compensation.
Le montant de cette aide varie en fonction du prix du CO2. En 2023, elle a représenté 7,6 millions d'euros, sachant que ces aides sont désormais conditionnées, notamment à la remise en à la mise en œuvre de projets d'investissement d'efficacité énergétique qui ont un rep un retour rapide sur investissement de moins de 4 ans et avec obligation de remboursement si ces efficacités ne sont pas atteintes. La seconde catégorie d'aide à l'investissement concerne des aides directes à des programmes d'investissement fléchés, en particulier sur la décarbonation.
En 2023, nous n'avons pas reçu de subvention pour ces programmes. Néanmoins, je vous précise qu'à fin 2023, nous avions bénéficié de ces programmes pour cinq projets sur nos sites pour un montant d'aide versé depuis 2020 de 1,6 million d'euros sur un montant total octroyé de 9,6 millions d'euros. Sachant que les versements se font progressivement et sont conditionnés à vérification par l'ADEM de l'efficacité des projets après leur démarrage.
Un de ces projets concernait d'ailleurs une réduction des émissions à la torche de l'unité de polyéthylène de MCF que nous avons arrêté en 2024 et la procédure de remboursement de toute l'aide déjà perçue soit de 847000 € à d'ailleurs 847800 € a d'ailleurs été engagés. Les quatre autres projets concernent des projets d'efficacité énergétique sur nos raffineries et pour lesquels nous avions perçu 0,8 millions d'euros à fin 2023 pour un montant total octroyé de 5,4 millions d'euros. Le solde restant à percevoir étant conditionné par la performance de ces projets bien sûr après démarrage.
Toujours dans la catégorie des aides à l'investissement, nous avons pensé utile de vous indiquer les crédits d'impôts que nous avons perçu dans les programmes dans le cadre des programmes de surmortissement décidé en 2015 qui permettait aux entreprises de majorer les amortissements d'investissements productifs effectués entre 2015 et 2017 à hauteur de 40 %. En 2023, cela a représenté un crédit d'impôts de 1,3 million d'euros. J'en viens à la troisème catégorie d'aide que nous recevons, ce sont les aides à la recherche et au développement sous la forme de crédit d'impôt recherche.
Nous y faisons appel de façon limitée puisque les chiffres représentent environ 1 million d'euros en 2023. Ceci étant, c'est un dispositif très important pour la recherche en France qui a prouvé son efficacité et que nous soutenons. Enfin, la 4è catégorie d'aide concerne les aides à l'emploi par le biais de réduction de charge pour un montant de 0,4 millions d'euros en 2023 réparti comme suit.
La réduction de charge sur les bas salaires ont représenté 237000 € en 2023. Je tiens à souligner, comme je l'ai dit précédemment, que nous n'avons pas utilisé les aides à l'embauche d'apprenti. Les autres aides pour le crédit famille ou les réductions d'impôts pour messena et don ont représenté 138000 €.
Alors bien que cela ne concerne pas l'année 2023, je vous précise que sur la période 2013-208, nous avions bénéficié du CICE. Pour les sociétés du groupe, il a représenté 5,4 millions d'euros. Donc de 2013 à 2018 en cumul sur 6 ans, soit environ 0,9 millions d'euros par an.
Comme vous le constatez, nous sommes très peu concernés par ces réductions de charges qui visent à donner plus de salaires net au regard du coût du travail supporté par l'employeur. Notre notre industrie effectivement emploie une main d'œuvre qualifiée qui progresse au sein de l'entreprise. Comme vous le voyez, nos sociétés sont soumises à une très forte concurrence internationale et malgré tout soutenue par ce dispositif sur le coût du travail.
Donc pour récapituler cette partie, donc je le rappelle, le total des aides reçues en 2023 s'élève à 20 millions d'euros. Elle concerne pour la très grande partie, soit 18,5 millions d'euros, des mesures de réduction des coûts pour les industries énergointensives. Elles sont critiques pour notre secteur, exposé à la concurrence internationale.
Des aides à l'investissement qui permettent de réaliser des projets qui sont qui sans ces aides ne seraient pas mises en œuvre. Ces aides sont conditionnées à vérification de l'atteinte d'objectifs précis d'efficacité, ce que nous soutenons et pour des montants plus faibles, un sol de 1,4 million d'euros, un soutien à la RD à travers le crédit d'impôt recherche et enfin compte tenu des niveaux de qualification de nos personnels et de nos salariés, nous avons un recours limité aux œuvres aux mesures de réduction des charges sur les bas salaires. Je voudrais maintenant mettre ces chiffres en perspective et souligner qu'en 2023 ces aides ont représenté 3 % de notre contribution économique et social de 668 millions d'euros qui incluent les salaires et charges sociales, les impôts et taxes, les dividendes et les investissements.
Je souhaite également souligner que sur 5 ans, donc de 2020 à 2023, nous avons bénéficié de 52000 52 millions pardon d'aquont 1,6 milliards pour environ 60 % donc pour salaire et charge sociale et de plus de 640 millions d'euros pour les impôts et taxes, soit environ 25 %. Après ce bilan, j'en viens à la part à la troisème partie de mon propos durant laquelle je voudrais vous livrer quelques réflexions. Je résumerai cette partie en deux mots : efficacité et compétitivité.
Le travail qui a été fait par les équipes pour préparer cette audition montre combien le système des aides publics est complexe. Or, on sait que ce qui est complexe est difficile à mesurer et donc difficile à évaluer. En tant que dirigeant d'entreprise, comme la plupart de mes collègues, nous faisons face à un contexte d'ultra compétition et nous nous battons tous les jours pour atteindre un objectif premier qui est de créer de la richesse que nous réinvestissons dans des projets d'avenir et que nous partageons avec nos salariés, nos actionnaires et la collectivité.
Dans notre mission, nous heurons nous nous heurons parfois un certain nombre de freins que je voudrais illustrer à travers quelques points saillants du baromètre Amcham bin qui a fêté ses 25 ans cette année et qui fait référence en la matière. La dernière édition fait une bonne synthèse des atouts de la France, la qualité de vie, la qualité de la formation, de la main d'œuvre et la capacité d'innovation. Mais elle fait aussi l'état de frein frein à la compétitivité et à l'attractivité qui malheureusement n'ont quasiment pas évolué sur la période.
Tout d'abord, le poids et la complexité des règles, la fiscalité des entreprises. Bien qu'elle ait été améliorée récemment, les impôts de production sont toujours trois fois plus élevés qu'en Allemagne. Le coût du travail.
En France, l'écart entre le salaire brut et le salaire net est 50 plus 50 % plus élevés qu'en Allemagne et enfin la lourdeur et la complexité des procédures administratives. Sur la base de ce constat, compte tenu de l'analyse des catégories que nous avons faites des aides publiques, pour cette audition, il m'est apparu que ces aides essayaient de combler en partie un écart de compétitivité inhérent au système. Je pose donc la question : ne serait-il pas plus simple et efficace d'adresser les causes profondes ?
Alors, je sais que ce n'est pas votre mission, mais je souhaitais partager cette réflexion avec vous. Pour revenir aux aides publiqu, nous devons être lucides. Chaque puissance économique moderne, digne de ce nom, a mis des dispositifs d'aide, parfois massive en place pour aider ces entreprises à faire face notamment à l'ultra compétition mondiale.
Elles permettent par exemple d'accompagner les industries dans leur transformation, mais aussi de soutenir les nouvelles technologies. Je pense à la décarbonation. Je pense en particulier aux aides à l'investissement qui permettent la mise en œuvre de solutions bas carbone visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Ces technologies comme le CCS, captage, stockage de CO2 ne sont pas rentables aujourd'hui compte tenu du prix insuffisant du carbone. La mise en œuvre et l'émergence d'un marché bas carbone peuvent être accéléré par l'utilisation de ces aides publiques et permettre de lutter efficacement contre le changement climatique. Là où il n'existe pas encore de marché et où les coûts initiaux sont élevés, des incitations financières ont du sens pour ouvrir la voie à la transition.
Mais je pense que le soutien des pouvoirs publics devait être temporaire. Il ne peut pas et ne devrait pas durer pour toujours. Pour atteindre la neutralité carbone, il est donc important de développer des marchés visant à encourager la réduction des émissions.
Prenons l'exemple de l'inflation l'Inflation Reduction Act américain. Cette recommandation permet de façon très simple de développer des projets de décarbonation sur la base d'incitation fiscal proportionnelle à l'abattement de CO2, quelle que soit la technologie. Elle s'étend sur un temps long et permet un travail en commun avec les partenaires privés et publics.
Grâce au mécanisme de l'IRA, Exon Mobile développe un projet d'usine de production d'hydrogène bas carbone dit hydrogène bleu basé sur la technologie de réformage d'éthan et de captage et stockage de CO2 sur le site de Bayown au Texas et d'une capacité de production de 900000 tonnes par an. Ce projet représente à lui seul 36 usines d'hydrogène vert comme celle actuellement construite par Air Liquide en Normandie. et il permettra de réduire de 10 millions de tonnes d'émission de CO2 équivalente à 2 millions de véhicules légers.
En Europe et en France, en particulier, le régulateur a fait pour nous le choix d'imposer la technologie. L'hydrogène doit être vert fabriqué à partir d'électrolyes de l'eau dont on sait que le prix de revient est 4 à c fois plus élevé que l'hydrogène bleu. Cela nécessite évidemment des capitaux et des aides supplémentaires et au niveau du prix de l'hydrogène vert, il est tout simplement inabordable à court et à moyen terme pour de nombreuses industries.
Il est donc pas surprenant que très peu de projets se réalisent. L'aide à l'investissement est donc important si on veut faire décoller de nouvelles technologies et accélérer la mise en œuvre. de solutions bas carbone compétitives dans le domaine de l'efficacité énergétique.
Les aides sont plutôt bien faites et bien contrôlées, évitant ainsi les effets d'oben. On pourrait y revenir si vous le voulez. Par contre, pour ce qui est des gros projets de transformation, le système actuel basé sur des appels à projet sur une période imposée et des guichets multiples n'est pas compatible avec le temps long et le processus de décision de l'industriel.
Il est possible de changer cela. Il faudrait un seul guichet et une fenêtre d'évaluation qui soit décidée en concertation avec l'administration et qui donne de la stabilité pour permettre des décisions d'investissement étalé dans la durée. Dans notre secteur, la plupart des investissements nécessitent des arrêts d'unité pour être mis en œuvre et doivent être planifiés plusieurs années à l'avance.
Je voudrais maintenant aborder la notion de principe et de collaboration. Lorsque l'on parle d'être public, ne faudrait-il pas commencer pour en définir les grands principes ou fondamentaux ? Certes, il existe des règles, mais je pense qu'il faudrait aller au-delà et se mettre d'accord sur quelques principes comme le pragmatisme, la visibilité, le ciblage et les contrôles.
Depuis le début des auditions, nombre de propositions ont été faites. Certaines idées font consensus, mais pas toutes. Excusez-moi, monsieur le président, je vais vous demander de me riter les quatre principes.
Ça m'intéresse. Pragmatisme. Alors bien sûr, lisibilité, visibilité, visibilité, ce qui revient même cage et contrôle.
Comme je disais, toutes les propositions n'ont pas faites consensus. C'est pour ça que une approche concertée entre acteurs économique, privé et l'administration permettrait de nous aligner sur ces fondamentaux. Une fois ces principes et ses fondamentaux fixés, je pense qu'il serait plus facile de travailler ensemble à l'évaluation et à l'aménagement du système, notamment à travers des études d'impact basé sur ses principes et ses fondamentaux.
J'arrive à la fin de mon propos. J'espère avoir répondu à vos attentes. Pour conclure, je voudrais résumer quelques idées.
Les aides publiques sont importantes pour les entreprises qui font face à une ultra compétition et le contexte actuel est loin d'être facile. Elle devrait faire appel à des principes ou des fondamentaux qui font consensus entre les acteurs économiques et l'administration. Elle devrait faire l'objet d'étude d'impact afin de répondre aux attentes et éviter les effets d'oben.
Parmi les principes, je les ai cités, pragmatisme, visibilité, ciblage et contrôle sont des idées à développer concernant les investissements, la neutralité technologique, des dispositifs compatibles avec le temps long de l'investissement industriel, la simplification des normes et des guéniques visant à aider des solutions les plus compétitives permettrait d'accélérer les émer l'émergence de l'industrie bas carbone. Et pour finir, l'optimisation des aides. L'optimisation des aides ne pourra se faire qu'avec les entreprises et pas contre les entreprise.
C'est un véritable partenariat public privé qui doit se mettre en place. Je vous remercie. Je suis maintenant à votre disposition ainsi que monsieur Petit et Marcelin pour répondre à vos questions.
Merci beaucoup monsieur le président directeur général pour ces propos. euh votre souci de la transparence, de la précision et de la prospective des propositions qui ont été faites. Vraiment euh on sent qu'il y a eu un un travail euh je le dis parce que c'est pas c'est pas unique mais on l'a déjà eu mais c'est suffisamment important pour qu'on le soulève la préparation de cette audition.
Euh sincèrement merci. Je laisse la parole à notre rapporteur Fabien Gu Merci monsieur le président. Monsieur le président, messieurs, merci pour vos propos introductifs, les chiffres que vous nous donnez qui regroupe qui recoupe en particulier ce que j'ai pu aussi me procurer sur Papers ou ailleurs.
Donc notamment sur le CICE ou sur le CIR. Vous avez pas parlé de Mena. J'ai vu qu'il y a des années vous en faisz très peu ou des années vous en faisz pas.
Pas en 2023. On a fait un peu de ménar mais c'est un chiffre qu'on a pas regardé. On pourra revenir vers vous si vous le souhaitez.
Bon, j'en informe puisque c'est public puisque je l'ai trouvé sur papers. On parle de moins de 10000 € en 2019 et moins de 10000 € en 2020. Donc c'est c'est extrêmement peu.
Mais c'est une aide publique. Voilà, je me je me permets de Ouais. Moi j'avais mes Senat plus crédit famille 138000 € en tout hein.
C'est ça. Bon voilà. Euh donc euh non, la question qui qui me vient euh vous êtes un groupe puissant mondial et ce qui est très complexe c'est de faire la différence entre ce qui relève du mondial, ce qui relève de l'Europe, ce qui relève de la France et notamment sur des activités de raffinage, perdre de l'argent et notamment vous êtes pas les seuls, Total énergie aussi.
Euh et donc c'est très complexe parce que il y a d'un côté des milliards d'euros de chiffres d'affaires monde. Il y a des milliards autour de 15 milliards de dividendes chaque année au niveau groupe mondial et puis il y a la France là-dedans. Et quand je vois les résultats assez solides au niveau mondial et finalement 20 millions d'euros, j'en reviens donner à travers différents dispositifs que vous venez d'énumérer.
Ma première question est-ce que véritablement un groupe comme le vôtre a besoin si on était sur des montants autour de 400 millions 1 milliard on a entendu pour certaines usines 2 milliards ne apporter de l'état contribution sur les questions pour microélectronique puisque c'est public puisque on l'a auditionné et que ce chiffre a été public euh mais là pour le coup 20 20 millions ça regroupe je le redis les informations que j'ai trouvé qui sont arrêtées en 2020. Donc bon, globalement c'est à peu près les mêmes montants. Je me dis ma première question c'est est-ce que véritablement une entreprise de vos secteurs a besoin pour faire tourner euh son activité en France des des 20 millions d'euros d'aide publique à travers les quatre dispositifs un peu plus les quatre grands dispositifs que vous nous avez énumérés.
Merci monsieur le rapporteur pour pour cette question. Je voudrais tout d'abord commencer par une précision, je l'avais mentionné mais peut-être rapidement dans la dans la présentation des sociétés. SOAF est une société française dont une partie de l'actionnariat est côté sur le SBF 120.
Donc nous devons et et nous rendons compte à nos actionnaires en France. Quand on regarde aujourd'hui les aides, vous l'aurez compris, elles sont principalement liées à des mécaniques de des problématique de prix d'énergie et des mécaniques sur le prix du C ou du carbone. Notre dépense d'électricité et de gaz annuelle est en moyenne de 200 millions d'euros.
Ça varie en fonction bien sûr du prix d'énergie. Donc ça a coûté un peu plus cher en 2022, vous imaginez bien, mais à peu près 200 millions d'euros par an. À mettre en regard des 10 millions d'euros, effectivement à peu près un jarondi 9,8 pour la première catégorie donc c'est à peu près 5 %.
Bah ces 5 % ils sont pas négligeables parce que ça nous remet au tout en tout cas en partie à parité avec nos concurrents internationaux notamment les Américains qui ont une un gaz pas forcément électricité mais un gaz beaucoup moins cher. Donc bien sûr c'est important. Si on prend l'exemple du crédit impôt recherche, le montant paraisse faible mais pour le petit laboratoire que nous avons un graven et des projets, j'ai mentionné notamment les bitumes, les lubrifiants et beaucoup de technologies dans ces produitsl et c'est pas négligeable.
Donc je pense que il faut faire la différence entre le groupe mondial qui vit sa vie, qui fait sa politique et notre société en France. J'ai parlé ici des SF, mais si on peut parler également de la chimie et peut-être qu'on y reviendra. qui fait face aujourd'hui, c'est un secteur extrêmement euh challengé en tout cas qui fait face à des défis très important.
J'ai parlé de l'énergie mais pas que. Une surcapacité mondiale. Donc j'imagine pour nos confrères et pour les activités chimiques qui restent à Gravanchon, ces aides ne sont pas négligeables et bien au contraire nous aident énormément.
Une petite une petite précision dans le même ordre d'idée. Vous nous avez dit que vous aviez pas demandé d'aide pendant la période Covid. Euh vous ne demandez pas les aides à l'apprentissage euh et en même temps vous nous dites que vous n'avez pas versé de dividende à la maison maire euh depuis 2018.
Euh alors deux questions dans dans de sur cette hypothèse là. La première, pourquoi est-ce que vous alors alors que cette année-là vous avez dégagé euh des déficits très importants, pourquoi est-ce que vous ne sollicitez pas les aide COVID notamment euh sur euh chômage partiel ? Euh et et je précise qu'il y a pas de piège, hein. juste que je on cherche à comprendre euh pourquoi pour vos 70 apprentis, ça ça m'intéresse aussi vraiment beaucoup pour ceux qui suivent les auditions depuis le départ, euh vous ne sollicitez pas les aides euh qui sont mis à votre disposition et est-ce que le fait de dire que vous ne versez pas de dividende depuis 2018 à la maison mer, à mon avis, j'ai la réponse à la question, mais je préfère que vous le confirmiez, ne veut pas dire que vous ne versez pas non plus de dividende à vos actionnaires, notamment le fait de votre cotation. version 120.
Merci. Merci pour ces ces ces questions. Je vais vous parler un petit peu dans ma réponse de notre philosophie parce que quelque part je pense que c'est ce qui soutend les les les questions.
Tout d'abord, nous avons une politique qui nous est parfois reprochée de gestion prudente de notre société. Je prends l'exemple bien évidemment de la société SOSF. Donc on est raffinage distribution, donc la société côté sur l'USBS 120.
Pourquoi nous avons pu résister à la crise de la pandémie ? C'est parce que mes prédécesseurs et je continue dans cette voie ont su gérer les bonnes années et mettre des réserves de côté pour faire face à la volatilité des marchés. J'ai j'ai pas j'ai beaucoup parlé dans dans mon proposinaire de transition énergétique parce que je pense que ce sujet n'est pas assez dans les débats aujourd'hui malheureusement contexte actuel faisant mais il faut pas l'oublier.
Néanmoins, si on parle du marché dans lequel on opère, nous sommes soumis à deux marchés qui fluctuent de façon différente. Le marché du pétrole brut d'un côté et le marché des produits finis. Donc notre prix de revient, nous ne le maîtrisons pas. le prix de revient de nos activités si on gagne on perd de l'argent c'est les marchés qui décident.
Donc on se doit d'avoir des fondamentaux et des principes extrêmement clairs de gestion. Première chose excellence des opérations. Deuxième chose maîtrise des coûts.
Trè chose discipline des investissements. Alors quand je dis ça, on enfonce des portes ouvertes, vous allez me dire. Mais je pense qu'il y a très peu de sociétés qui sont capables d'énoncer ces fondamentaux et de les mettre en œuvre tous les jours.
Et à la fin de chaque année, quand on fait les comptes, s'il y a des éléments de cette gestion qui sont liés à des variations prix sur stock et cetera qui ne sont pas le résultat de notre valeur ajoutée, on va le mettre en réserve. Si parfois certaines années sont excellentes, voire un peu exceptionnelles, je pense à 2022, on va profiter de ces années-là pour faire des réserves. Ce qui fait que quand arrive un choc disruptif comme la pandémie, et bien on peut passer à travers de ce choc sans faire appel aux aides d'État, aux aides publics.
Vous voyez un peu le principe et la philosophie qui nous anime. Maintenant, pour ce qui est de l'actionnariat minoritaire, donc là on est toujours bien évidemment sur la société SOSF, hein, côté OSBF 120. Il est bien évidemment que quand on dit qu'on ne remonte pas d'actionnaires à la maison Maire qui correspond près à 82 % 83 % de des actions, on n remonte pas aux actionnaires minoritaires hein.
Donc un actionnariat à 100 % donc 17 % actionnariat minoritaire 83 % actionnariat majoritaire EMFH donc la la Holding France mais évidemment si aucun dividende ne se remontait c'est valable pour le majoritaire et le minoritaire. Alors, juste pour aller un petit peu plus loin, toujours sur le même ordre d'idée et c'est un un libéral qui vous pose la question. Moi, je crois pertinemment que on peut ne pas verser de dividende pendant un certain temps à des actionnaires, mais qu'au bout d'un moment, si on le renverse pas du tout, ils finissent par s'en aller.
Euh, vous arrivez à garder vos actionnaires, comment ça se passe ? parce que ça fait quand même partie du fond du problème aussi. Alors, je je suis très content que vous me posiez la question et mais peut-être avant, excusez-moi, monsieur le président, parce que je ne suis pas revenu sur votre question euh des apprentis.
Oui. Et je crois que vous étiez très intéressé sur cette question. Euh en fait, c'est surtout que l'apprentissage, l'accompagnement de l'apprentissage en France, c'est 21 milliards.
Ouais. Donc j'essaie de voir s'ils sont bien utilisés ces 21 milliards. Donc pour nous tout d'abord les apprentis sont extrêmement important en fait aussi notre philosophie en fait moi ça fait 33 ans que je suis dans le groupe et à tout niveaux quand on rentre dans le groupe en général c'est pour quasiment toute sa carrière.
Les apprentis, c'est une excellente façon non seulement de former les gens, mais de voir en fait ce qu'ils valent en matière de compétences à la fois technique mais également humaine. Et cette dernière composante est extrêmement importante par rapport à ce que je vous ai dit précédemment. Nous avons, comme je vous l'ai dit, à peu près 50 70 donc ça varie en fonction des besoins hein, mais c'est à peu près lors de grandeur.
Ce sont des apprentis qui commencent majoritairement dans les usines et qui poursuivent à travers le brevet d'opérateur et qui ensuite gravissent les échelons jusqu'à parfois devenir chef de car voire même ingénieur. Donc c'est un peu une question de principe pour nous de développer ces gens. C'est une c'est un des éléments extrêmement forts de notre culture d'entreprise à tous les niveaux. de prendre les gens au début, de les prendre par la main et de les de les de les amener petit à petit à développer leurs compétences humaines et cetera.
Et pour ça, je suis pas sûr que l'OT l'État soit le mieux placé pour répondre à cette mission, en tout cas nous aider dans cette mission. Voilà. Je vous remercie monsieur le rapporteur.
Bon, je continue. Vous nous avez cité que vous n'aviez pas demandé pour 2023 d'aide à la décarbonation, mais président de la République en novembre 2022 a dit "J'engage avec 50 grandes entreprises les plus polluantes dont vous faites partie. Évidemment, le raffinage, c'est voilà euh une trajectoire de décarbonation, on va mettre 10 milliards sur la table pour accompagner les projets.
Je ne parle pas que de mobile 10 milliards en tout pour accompagner l'ensemble des projets de décarbonation. Euh elles ont été plus ou moins mais plutôt rendu public pour un certain nombre de projets. En ce qui vous concerne, je n'ai pas trouvé mais je crois l'administration non plus euh aucun aucune trajectoire de décarbonation.
Donc est-ce que vous pouvez nous en dire un mot ? Est-ce que vous allez vous engager notamment sur le site de Gravachon sur cette questionlà ? à combien combien vous allez être accompagné parce que c'est des projets sur 5 à 10 ans.
Donc si vous l'avez pas demander en 2023 probablement vous allez nous dire en 2024, en 2025 jusqu'en 2027 pour ce premier plan de décarbonation. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? À préciser que moi j'ai noté qu'il y avait eu depuis 2025 projets.
Alors est-ce qu'ils sont fléchés décarbonations dans ce que explique notre rapporteur ? notamment la fin de la torche, je sais plus où j'ai noté, pour 850000 € d'aide, mais qui sont en état de remboursement. Exactement.
Effectivement, monsieur le président, je voulais revenir sur ces sur ces aides parce qu'effectivement et c'est comme je l'ai dit, c'est un petit peu le lot de ces projets sur le temps long. Donc en 2023, effectivement, il y a pas de subvention. Par contre, ce que j'ai mentionné, c'est que depuis 2020, nous avions fait appel à des programmes type France 2030 ou France Relance pour un certain nombre de projets.
Donc donc cinq projets. Alors le le montant à l'instant m'échappe hein, mais 6 voilà 1 milliard 6 mais au total je crois qu'il y avait il y avait un peu plus de milliard million million pardon. Oui 1,6 million.
Oui 1,6 million. Oui oui oui oui oui million voilà exactement depuis perçu depuis 2020 sur France 2030 France relance et fond de chaleur et fond de chaleur et les 800 et les 850000 de la fin de la torche sont dedans ou sont en plus ? Non sont dedans.
Sont dedans et le remboursement est est engagé. Alors oui, je reviens sur la question du rapporteur. Donc oui, nous faisons partie du plan qui a été lancé en 2022 par le président de la République et que je salue parce que j'ai fait partie de ceux qui avant ces annonces ont travaillé avec les services de l'État pour expliquer ce qui pouvait être fait pour essayer d'aller vite vers les décarbonations notamment de l'industrie.
Donc ces notions de hub teles qu'ils ont été définies, les 56 tels qu'ils ont été choisis me paraissaient tout à fait pertinents. Nous avons donc travailler à notre feuille de route de décarbonation. Nous l'avons transmis au service de l'État en temps voulu, juin 2023.
Par contre, effectivement, nous n'avons pas souhaité signer et nous engager de façon euh noir sur blanc. Vous voyez ce que je veux dire ? Par contre, nous avons fait une lettre euh qui indiquait notre soutien à ce programme.
La raison, je vais prendre quelques exemples. L'Europe, je l'ai dit un peu dans mon proposiminaire, mais je je reviens là-dessus. L'Europe a fait des choix.
Elle nous impose des technologies. Je prends l'exemple de l'hydrogène vert. J'en ai parlé tout à l'heure, un projet comme celui d'Houston qui est un projet de 900000 tonnes.
Donc, je pense qu'il faut essayer de mettre les choses en perspective. le projet d'air liquide total à à Gravenchon. D'ailleurs, de l'autre côté de la la route de notre raffinerie, c'est 25000 tonnes.
Un projet, c'est 400 millions. Le projet de Houston, c'est 36 projets comme celui d'Air Liquide. Je vous laisse faire les calculs en matière de coût hein, on est à 14 et quelques milliards.
Le projet d'hydrogène bleu, je vais pas donner ici les montants mais on est sur un rapport de 1 à 7. L'hydrogène vert est très coûteux. Donc les projets bien évidemment ne démarrent pas.
Pourquoi ? Parce que ce qu'on appelle les offakers n'ont pas les moyens aujourd'hui de se payer l'hydrogène vert. Donc l'hydrog l'hydrogène vert là-dessus, il faut être parfaitement d'accord.
Je suis pour l'hydrogène vert. Le problème c'est une technologie pour 2050. C'est pas une technologie pour aujourd'hui.
Est-ce que ça veut dire qu'il faut pas aller chercher d'autres technologies pour faire le chemin ? C'est là où je pense nos avis divergent. Je pense qu'aujourd'hui on a des technologies, on a des moyens pour aller sur ce chemin de la décarbonation, l'engager, la commencer et commencer à réduire les émissions.
Je vais changer. Excusez-moi, monsieur le président, est-ce que vous êtes en train de dire finalement les aides publiques, c'est pas parce que vous nous donnez des aides publiques que vous avez le droit de nous imposer la technologie, mais fixez-nous plutôt des objectifs et laissez-nous nous, les techniciens, les ingénieurs, les chercheurs fixer la technologie. Il y aura peut-être besoin d'un peu moins d'aides public, mais même s'il y a les mêmes aides publics, on sera plus efficace.
Écoutez, j'ai pas grand-chose à ajouter parce que je pense que vous l'avez dit aussi bien que j'aurais pu le dire. Donc c'est exactement ça et c'est la conclusion. Je vais prendre un autre un autre exemple.
J'ai parlé de de captage et stockage de CO2. Donc cette cette technologie pardon a a fait l'objet de pas mal de débats notamment il y a quelques années parce que les gens certains voyaient ça comme un moyen de maintenir les énergies fossiles en captant effectivement les émissions. Je pense d'abord qu'il faut pas opposer les deux aujourd'hui.
Si notre monde vit notamment je pense à nos pays développés dans quelque part un confort relativement acceptable on va dire ça. Beaucoup de pays utilisent encore le bois et parfois ont pas accès à l'eau courante. C'est parce que l'énergie fossile est pas chère et elle est extrêmement dense en énergie.
Le problème de ces énergie c'est que de ces de cette énergie fossile, c'est qu'elle émet des émissions. Donc une des questions, c'est comment est-ce qu'on traite les émissions ? Le CCS a depuis a été reconnu comme une des une des technologies permettant d'y arriver.
D'ailleurs, chez Excel Mobile, c'est une technologie que l'on maîtrise puisque l'on stock déjà 9 millions de tonnes par an de CO2 euh aux États-Unis. et qu'on a des projets et des contrats aujourd'hui pour aller plus avant. Il s'avère que l'Europe a décidé, la France en particulier, que le raffinage serait exclu du CCS.
Donc dans la stratégie nationale CCS aujourd'hui telle qu'elle est écrite, le raffinage est exclu. Donc Ravanchon est exclu. Donc c'est un peu dommage.
Pourquoi ? Parce que comme je l'ai dit, notre industrie qui est une industrie lourde de procédé qui génère comme je dis tout à l'heure 75 terw d'énergie par an. Donc 20 % du parc nucléaire.
Nous avons cette capacité à investir dans des projets à grande échelle. C'est notre savoir-faire et surtout à les opérer de façon safe, en sécurité. Donc je trouve dommage de nous exclure de telles technologies qui pourrai nous permettre et nos clients, je pense au ciment par exemple qui n'ont pas vraiment le choix puisque eux décent du carbone par le le procédé lui-même.
Bien sûr, la chimie, il y a certains hub où ça fait du sens et bien sûr j'inclurai là-dedans les assyries. On sait bien que harcelur quand il aura utilisé l'hydrogène, électrifié et cetera, il lui reste du CO2 et c'est là où le CCS prend toute sa place. Donc voilà en deux exemples, monsieur le président, j'essaie d'illustrer vos propos et comment en fait un choix technologique qui nous est imposé peut rendre soit et c'est le cas aujourd'hui ces technologies inaccessibles d'un point de vue du marché et de coûter énormément cher aux aides publiques.
Bon c'est justement ma ma dernière question parce que bon moi j'entends vos propos. J'ai lu d'ailleurs aussi la tribune de Philippe Ducom qui était, je sais pas s'il est encore, PDG Europe, président d'Axon Mobile Europe d' fardeau administratif freine les investissements en Europe et menace la transition énergétique. Donc j'ai lu tout ça.
La question qui qui est posée, vous dites donc on nous demande une technologie d'après-demain sans nous proposer de prendre celle de demain et après-demain ça demande beaucoup d'investissement et on n'est pas sûr de la rentabilité. Grosso modo, c'est ça. Je l'exprime d'une autre manière que le président mais globalement c'est ça le problème qui est posé à ça, c'est que bon, vous venez de vous séparer du site de fosse et de le vendre.
Donc très probablement et je ne l'espère pas, il y a des engagements sur les sur l'emploi mais vous savez les engagements n'engage que ceux qui les croient et très vraisemblablement on regardera sur les cinq prochaines années s'il n'y a aucune restructuration sur fosse et c'est l'avenir qui nous le dira et je ne l'espère pas en premier lieu pour les salariés. Il vous reste gravanchon vous venez de dire donc 67 alors PSE redépin en plan départ volontaire en arrêt prébaturé de carrière et cetera. Bon 647 sur Garmanchon et 30 dans le pôle administratif.
Mais la volonté et on le sait, vous venez de citer Arcellor et les Ha fourneau, c'est que plus vous allez retarder en réalité la transition de la raffinerie, plus à un moment donné ça ne sera plus rentable et le site ne sera plus rentable. Et le risque, il est que à un moment donné tout le site ferme et qu'en vérité c'est ça sur les 10 prochaines années euh les 2000 et quelques salariés qui restent se retrouvent sur le carreau. D'autant plus qu'il y a une stratégie mondiale de votre groupe pardon de de réouvrir la la stratégie mondiale, c'est celle de resserrer les activités et notamment aux États-Unis la maison mer.
Donc la question qui est posée, c'est que vous avez des aides publiques certes et je l'entends modique dans le global en France. Bon, vous allez licencier cette année 677 personnes quand même. Ça nous pose question.
Vous posez une question qui est en vérité industrielle et on peut en débattre sur en réalité est-ce qu'on fait les investissements ou pas ? et nous on se refuse à faire l'investissement d'après-demain si on n'est pas sûr de la rentabilité. On préférait un investissement intermédiaire.
Comme ça que vous le posez. Mais le risque c'est que s'il y a pas l'investissement d'après-demain ni l'investissement de demain, c'est que dans les 10 prochaines années en réalité le dernier site qui gravchon ferme parce qu'à un moment donné si il est pas il y a pas la transition et vous le savez c'est qu'à un moment donné en plus vous êtes une activité polluante et la question elle se pose pour vous comme pour les autres acteurs. Donc je vous dis ça, c'est que on est on est face à un choix qui vous engage et vous l'avez dit dès le départ, c'est des investissement qui se réfraîchissent à très long terme avec des conséquences à très long terme.
Donc vous ne croyez pas que si vous ne prenez pas le virage aujourd'hui, quel est l'avenir en fait de vos de vos activités en France sur les 10 prochaines années ? Et est-ce que l'argent public, je vous je le dis, doit accompagner une activité s'il y a pas les investissements et qui est amené à partir entre 5 et 10 ans ? Je pose la question comme ça et j'en reviens à ma première d'ailleurs, c'est est-ce que mais vous pourrez la poser de façon différente cher collègues et vous en aurez tout à fait la même liberté ou alors de dire est-ce qu'on devrait pas le conditionner à ce que il y ait des investissements pour la transition et pour l'avenir du site ?
Voilà, j'espère avoir été bien clair. Vous avez compris, je suis tout seul mais d'autres collègues évidemment auront nous sommes 6 et auront le loisir de vous emposer d'autres ou d'une autre manière. Voilà.
Non, monsieur le rapporteur, je vous le précise. Donc, vous avez été très clair et vous me permettrez en fait de faire la différence entre, je l'ai expliqué dans mon propre liiminaire mais les deux sociétés donc parce que ce sont deux secteurs très différents. Je pense qu'il faut faire la différence.
Si je prends l'exemple et je commencerai par ça, de la chimie. Le secteur de la chimie en Europe subit une crise, je pense en précédent, ce qui a conduit à la fermeture du vaporraqueur de Gravenchon. Je vais vous l'expliquer en quelques mots.
D'une part, et je résumerai peut-être comme ça, c'est probablement la fin d'un cycle de la chimie des années 60. C'est une unité qui était de petite taille, donc très défensive par rapport au nouveaux vapocrackers construits en Chine et aux États-Unis qui font à peu près 1,2 million de tonnes par rapport aux 4500 de graven. C'est une unité qui était designée sur charge lourde.
Donc faut penser à des charges de type distilla. Voyez le le diesel qu'on brûle dans les voitures, c'est en gros ce qu'on craque sur un vaporur comme celui de Gravanchon. Ce sont des charges qui aujourd'hui ne sont pas du tout compétitives parce qu'elles ont une alternative qui est le transport.
Donc la plupart des craqueurs très compétitifs aujourd'hui craque du gaz ou du nafta. Quand vous craquez des charges lourdes, malheureusement ça consomme beaucoup d'énergie parce que ce sont des molécules beaucoup plus solides. Donc qui dit énergie dit facture énergétique.
Qui dit énergie dit CO2. Le CO2 aujourd'hui en France en particulier est très cher, enfin très cher, pas suffisamment comme je l'ai dit malheureusement mais plus cher que certains de nos concurrents. Quand vous regardez les performances financières de EMCF sur les cinq dernières années, c'est une perte de 1 milliard d'euros.
Malgré des investissements sur ces cinq dernières années de 150 millions d'euros où on y a cru, on a vraiment essayé tout fait pour sauver ces activités. Mais j'avoue que la crise de 2022 et l'accélération post-pandémie des investissements en Chine et aux États-Unis ont fait que aujourd'hui le secteur de la chimie est dans un cycle dans un bas de cycle et dans un bas de cycle structurel. La demande n'étant pas là sur capacité aidant, tous les freins dont j'ai parlé fait que il n'y ait pas d'autres décisions à prendre.
Et ça, j'avoue que ce sont des décisions extrêmement difficiles et je tiens à le préciser, extrêmement difficiles pour un dirigeant. Mais l'objectif d'un dirigeant, c'est aussi de travailler la pérennité des activités qui restent profitamment viables dans dans le pays. Bien évidemment, quand on dit ça et je tiens à le préciser, il a d'ailleurs dans les raisons que j'ai évoqué, les salariés n'y sont absolument pour rien.
Absolument pour rien. Donc l'objectif effectivement une fois qu'on a pris cette décision difficile, c'est un de l'expliquer et on a passé beaucoup de temps à essayer de l'expliquer. Je dis pas que les gens l'ont comprise mais en tout cas on a essayé de l'expliquer le plus clairement possible.
Deuxièmement, c'est de d'accompagner donc de mettre des mesures au regard de cette décision. 60 % de mesures d'âge. Donc ce sont des gens qui vont partir en prèretraite 5 à 10 ans d'anticipation payé par la société. 30 % de départ où là on cherche à accompagner les gens et on a de la chance en Normandie d'être sur un territoire dont 20 % de la richesse devant l'industrie.
Des projets comme vous le savez ont été annoncés. Je peux vous dire qu'aujourd'hui on a bon espoir de pouvoir replasser en interne et en externe l'ensemble de ces salariés de jour. Aujourd'hui, à l'heure où je vous parle, nous avons 565 volontariats qui ont fait l'objet d'approbation.
Et par rapport au 67 du départ, on est aujourd'hui à peu près 600. Pourquoi ? Parce que des gens sont partis en retraite, les gens ont démissionné et cetera et cetera.
Donc les 677 sont devenus 600. Donc je pense que c'est important de de voir ces aspects là parce que SO est une EMCF, excusez-moi, est une société responsable et prend ses responsabilités. On va travailler maintenant à la mise à disposition des unités, les mettre en sécurité, c'est un élément extrêmement important.
On va travailler demain à la remédiation donc à la remise en état des terrains et je sais que la la la Cosenaglo est extrêmement intéressé par le le foncier industriel dans dans cette région. Et donc tout ça se travaille bien évidemment avec les autorités locales et nous prenons nos responsabilités. Donc ça c'est pour la partie chimie.
Ce que je voudrais dire bien évidemment, c'est là je reviens à la à la question, c'est que dans une activité comme celle-là, le sujet de décarbonation a même un non sujet. L'objectif c'était déjà de trouver une certaine rentabilité dans les actuels et comme je vous l'ai expliqué, on ne l'a pas trouvé. Il y avait pas de moyen d'ailleurs de la trouver.
Donc la décision, je dirais, elle est assez enfin en tout cas la réponse à votre question est assez pas mais globalement si je vous écoute et et d'ailleurs c'est un sujet qui au-delà de nos de nos débats politiques et de nos divergences les uns avec les autres doit nous interroger en commun. Quand j'écoute un chef d'entreprise tel que vous avec l'expérience qui est la votre sur une question particulière, la chimie puis vous allez répondre sur la raffinerie. C'est globalement dans la compétition internationale on peut tout faire. et on peut donner de l'argent public même un peu plus que ce que vous touchez globalement face à l'ogre chinois et à l'appareil américain.
De toute façon, sur un certain nombre de domaines, quoi qu'il arrive, on est battu. Si si je vous écoute bien en disant et c'est pas ironique. Attendez, non, c'est là c'est extrêmement sérieux.
C'est quel que soit ce que nous mettons en place quand je vous écoute sur la chimie et vous l'avez dit, on l'a expliqué, vous venez de faire le PSE très au courant et je sais qu'il y a encore un redéploiement, voyez. Bon, j'ai c'est bon, tous les syndicats m'ont tout donné, donc impeccable. Euh le débat n'est pas là, c'est aux organisations syndicales de mener un débat avec vous sur les objets de reclassement, les prus légal et supralégal.
Mais là, les parlementaires que nous sommes, j'écoute, sont la chimie, la raffinerie et cetera. je prends un certain nombre de domaines. On est donc condamné à ne plus faire en France ou en Europe, quelle que soi finalement les mesures d'accompagnement que nous pouvons prendre les uns et les autres en débattre et même être en désaccord.
Il y a des domaines donc sur lesquels et donc la chimie si je vous écoute, quelle que soit l'unité, de toute façon, il y avait pas de rentabilité, l'hon chinois, l'appareil américain étant ce qu'il est sursubventionné. Donc en fait sur cette question là, il y a pas d'avenir. Sur les microprocesseurs, il y a plus qu'une question. et on nous dit bah écoutez c'est comme ça et c'est pas autrement parce que de toute façon on en fabriquera plus.
Voyez, je crois que ça c'est alors c'est pas le débat de la commission d'enquête mais mais enfin ça ça doit être c'est de l'argent public et donc ça ça doit voyez c'est un débat plus large que seulement ils sont mobile et la fermeture de Gravanchon c'est que là c'est un débat politique au sens premier qui doit nous animer les uns et les autres et donc je je finis ma question est-ce qu'il y a fatalité dans le moment économique social d'autant plus encore plus Dur en ce moment vu les dernières semaines et tous les jours il y a il y a il y a la guerre commerciale était droite douade ou est-ce qu'il existe un chemin selon vous dans les 10 prochaines années voz mais ça dépasse un peu plus largement seulement le cas de Gravenchon et d'xon mobile je enfin la question est quand même très importante parce qu'on a auditionné la semaine dernière je vais pas le cacher de toute façon c'est public ST microectronics où on se rend compte que au moment du Covid, manque cruel euh de semiconducteur pour faire des microprocesseurs. L'État a décidé et c'est quand je reprends vos points euh pragmatisme, visibilité, contrôle, étude d'impact, je pense que les trois/4 ont été oubliés. L'État a décidé d'investir très fort chez ST microélectronique jusqu'à 55 % des investissements pour dire on ne sera plus dépendant en terme de semiconducteur et de réalisation de microprocesseur.
Et aujourd'hui vous avez le patron de ST microélectronique qui nous explique que alors c'est un autre sujet mais il a quand même lié que s'il paye pas d'impôts en France parce qu'on a quand même eu plusieurs années à zéro avec des gros résultats, c'est parce qu'ils vont pas en France. ces produits. Donc on investit énormément d'argent public mais quand je dis énormément c'est 55 % des investissements.
C'est pas rien quoi. Pour ne pas être dépendant parce qu'à ce moment-là, on avait des entreprises très importantes au moment du Covid style Stellantis et cetera qui était à la peine pour trouver les microprocesseurs et les semiconducteurs. et on se rend compte que le naturel revenant au galot au moment où on en retrouve plus sur le marché mondial, bah notre champion français, on en a plus besoin et il est obligé aujourd'hui sur sa production d'en vendre une énorme partie ailleurs qu'en France voire même ailleurs qu'en Europe et que toute cet argent public finalement n'a aucun retour sur la création de richesse si ce n'est ce que paye l'entreprise.
Mais pour le reste, on n en vend pas en France, paye pas d'impôts en France. Alors que sur un coup, je dirais presque une réaction épidermique, on a décidé d'investir très gros dessus en appliquant et on licenci en plus en appliquant pas les les les éléments de base parce qu'on a de la chance d'avoir en face de nous un chef d'entreprise qui prend de la hauteur et qui a un avis politique sur la chose, j'en profite, et qui pose des des des bases telles que le pragmatisme, la visibilité, le ciblage, le contrôle et cetera. Mais si on l'avait fait, on aurait jamais investi toutes ces sommes d'argent sur aujourd'hui une entreprise qui vend même pas ses produits en France.
Parce qu'on s'est dit on va manquer de bah oui ben finalement aujourd'hui il y a plus le Covid et puis on en manque pas et puis on va les acheter et on les achète même pas chez l'entreprise qui les produit chez nous. Donc est-ce qu'il y a des comme le dit le rapporteur des endroits où de toute façon on peut mettre tout l'argent public qu'on veut ? De toute façon, on est dépassé et qu'il faut mieux se concentrer et mettre l'argent public là où on a encore des possibilités et ne pas courir après des des rêves perdus.
On parle entre autres de la chimie aujourd'hui. Alors encore des très beaux complexes chimiques en France, hein. Euh dans ma région sollevée à Tavaau ou des boîtes comme ça.
Euh mais mais pour le reste on se rend bien compte hein. Enfin l'ISER l'ISER s'en rend encore plus compte aujourd'hui parce que c'était une concentration d'usine de produits chimiques et ça plonge. Mais est-ce que est-ce que ça vaut encore le coup ? qu'il faut pas réfléchir avant de mettre de l'argent public et de se rendre compte que avec tout ce que vous avez pu développer comme énergie, comme volonté pour sauver le domaine, bah finalement les Chinois, les Américains, ils sont plus forts que nous sur le domaine et de toute façon, ils peuvent investir tellement plus que nous.
Alors, monsieur le rapporteur, monsieur le président, vous abordez la question de fond. J'en ai parlé un tout petit peu dans mon propre liiminaire, hein, si vous vous rappelez. Alors, je vais commencer quand même par vous dire une chose.
En tout cas, de mon point de vue, soyons clair, il n'y a pas de fatalité. Il ne doit pas y avoir de fatalité. Je dire des gens comme nous, dirigeants d'entreprise, si nous avons pas l'optimisme cheveillé au corps, je pense qu'on peut tout de suite arrêter.
Donc, on y croit. J'ai mentionné aussi dans mon propos liminaire. Alors, j'apprécie le fait que vous ayez noté effectivement les idées proposées qui ne sont que des propositions, mais je mentionnais aussi à plusieurs reprises et ça me semble absolument fondamental, c'est le partenariat public privé dans le cadre alors on parle ici d'aide publique mais plus fondamentalement dans le cadre de la réindustrialisation.
On ne pourra pas réindustrialiser le pays si il n'y a pas une coopération, un partenariat public privé. Et je pense et malheureusement je l'ai dit, c'est que souvent on nous oppose et on a tout à perdre. Quand je dis on a tout, la France, les territoires ont tout à perdre à nous opposer.
Le gagnant de cette histoire, quand je parle de gagnant de cette histoire, je pense un peu, vous l'imaginez, au contexte actuel, sera non seulement la zone géographique et je crois beaucoup à l'Europe, mais dans l'Europe, des pays comme la France à se serrer les coudes et à travailler ensemble partenaire public privé parce qu'on y arrivera pas tout seul. Donc ça c'est un premier point, optimisme, pas de fatalité. L'attractivité c'est quoi ?
C'est un certain nombre de conditions. On va parler de coût du travail, de fiscalité et cetera et cetera. Donc quand un investisseur par exemple comme Exon Mobile, mais on pourrait citer d'autres investisseurs ont le choix ont le choix d'investir en Asie, aux États-Unis, vous avez parlé des États-Unis tout à l'heure et en Europe, mais il regarde son environnement, il regarde où sont ses choix et je pense qu'il faut être clair entre nous où il atteindra la meilleure rentabilité de son investissement parce que derrière lui, il a des actionnaires et il doit rendre compte à ces actionnaires qui lui donnent un capital.
Ce capital, il l'investit, il doit le faire fructifier et à travers des dividendes rendre une partie de ce capital de ce sous forme de loyer. On peut enfin je sais pas si on peut dire ça, de loyer à ses actionnaires. Quand on a compris ça, c'est pas très compliqué hein, mais quand on a compris ça et on peut être on peut diverger he sur les systèmes, je suis pas là pour faire le débat des systèmes économiques mais en tout cas c'est le système économique dans lequel on est aujourd'hui.
On n pas le choix. Soit on l'accepte et on on travaille dans ce système, soit bah quelque part on disparaît. C'est là malheureusement où il peut y avoir des des fatalités.
Donc ça c'est la deuxième chose. Donc la France comme vous le savez à travers le baromètre qui a été publié ces ces dernières années était sur la plus haute marche du podium des investissements en Europe. Ce qui n'était pas arrivé depuis des années.
Donc là aussi message d'optimisme c'est qu'on l'a fait. On a su monter sur le podium et on a su y rester pendant 5 ans. Donc on peut le faire à nouveau.
On peut le faire à nouveau. C'est une question de volonté. Je vais prendre quelques exemples.
Tout à l'heure, on parlait de CCS. Pourquoi exclure une société comme la nôtre ? Je reviendrai sur le raffinage d'ailleurs tout à l'heure si vous le permettez.
On pourrait avoir une vision beaucoup plus pragmatique de dire fixons les objectifs. J'ai pas de problème avoir des objectifs contraignants, soyons clair sur les décarbonations. Mais laissez-nous travailler sur la base des technologies que l'on maîtrise, que l'on est capable de développer à grande échelle.
Et si les mécanismes, je fais quand même si les mécanismes d'aide d'État, si encore une fois les fondamentaux sont bons aide, donne ce petit coup de pouce pour que l'investisseur décide de venir en France plutôt qu'ailleurs, bien évidemment. Bien évidemment. Donc je vais quand même revenir sur le le raffinage distribution parce que effectivement et vous savez que tous les jours mes employés me posent la question.
Donc la première chose c'est un vous l'aurez compris, nous cherchons à accompagner les gens qui vont quitter la société, c'est la moindre des choses et c'est notre priorité aujourd'hui. Mais la deuxième priorité, c'est d'expliquer aux gens qui vont rester à Gravenchon, c'est 1300 personnes qui vont continuer à travailler sur le site, plus de 100 personnes sur notre site à Nentaire. Ces gens-là, ils ont besoin de perspective.
Qu'est-ce qu'on a fait en prenant cette décision difficile ? Finalement, on assure la viabilité de la plateforme de Gravenchon sur laquelle on travaille depuis des années et j'ai a pris toute ma part pour mettre cette raffinerie au top du top des raffineries européennes, je dirais même mondial. D'ici quelques années avec les investissements qu'on est en train de faire et on va investir 110 millions cette année sur la raffine graven, nous sommes en grand arrêt aujourd'hui pour moderniser l'outil.
Nous serons dans les le trio de tête des raffineries sur les coûts opérationnels, sur l'énergie, sur la marge générée dans l'environnement que j'ai expliqué tout à l'heure. Par rapport à ça, nous développons notre réseau de station service à la marque parce que nous avons un modèle agile et je n'ai pas oublié votre question sur on va disparaître parce qu'il y a plus de demande he céit un petit peu ça qui a été expliqué derrière. Vous allez me dire mais pourquoi vous investissez dans le réseau ?
On investit dans le réseau pourquoi ? parce que c'est un déboucher naturel pour nos raffineries. Donc on assure quelque part le futur de nos raffineries, enfin de Gravenchon parce que on a plus de demandes dans notre réseau à la marque, certes opéré par des revendeurs à la marque mais avec qui nous avons un contrat d'approvisionnement.
Par ailleurs et compte tenu de la baisse de la demande comme je l'ai dit aujourd'hui ça baisse de 1 % par an en moyenne qui me dit que demain il y a pas une évolution technologique qui fait que d'un seul coup on baisse de 5 voire 10 % par an. le modèle d'affaires que l'on a bâti qui s'appuie aujourd'hui sur un modèle financier sain. J'ai parlé de nos réserves, de notre prudence et cetera, tout ça c'est lié.
Et bien, on est capable de s'ajuster. Pourquoi ? Parce que notre réseau aujourd'hui, c'est quelque sorte, je vais employer un terme un peu un peu dévoyé mais vous verrez l'analogie, c'est un peu une franchise aujourd'hui pour nous.
Donc ça sera facile, voyez, de d'optimiser la franchise. Côté Grmanchon, je l'ai pas mentionné, enfin pardon, je l'ai mentionné mais on est pas rentré dans le dans le dans dans le fond du sujet. Gravenchon est une raffinerie qui produit des produits énergétiques, donc essence, distila et cetera, mais qui produit des produits de spécialité, donc lubrifiant, bitum et cetera, qui sont aujourd'hui des produits essentiels à la vie de tous les jours.
On met du bitum sur les routes, on a besoin de lubrifiant pour démarrer sa voiture et cetera et cetera. Dans l'industrie, les lubrifiants et cetera. Ce sont des produits qui sont extrêmement résilients à la transition énergétique parce qu'on ne les brûle pas.
Les produits énergétiques clairement, c'est le challeng. Donc ça fait partie aussi de la stratégie qu'on a eu sur la raffinerie de fosse mais on a une capacité là aussi j'en ai pas beaucoup parlé mais je pense que c'est important qu'on en parle parle d'optimisme de projets et cetera en faisant du coprocessing donc du ctraitement c'estàd qu'à la place de processer du pétrole brut dans la raffinerie on va processer des charges biosourcées de type par exemple huile végétale huile de cuisson graisse animale et cetera et cetera et fabriquer des biocarburants sans avoir aujourd'hui à investir massivement dans de nouvelles unités. Pourquoi ?
Parce que aujourd'hui la demande en biocarburant, elle est ce qu'elle est, elle monte tout doucement. Pour le SAF notamment, elle est liée à des mandats. Très bien.
Mais l'industrie a massivement investi dans les productions de biocarburant. Aujourd'hui, vous avez des usines qui ferment. Vous avez Chelle qui a annoncé à Rotterdam la mise en pause de son projet qui projet de plusieurs milliards.
Nous, notre capacité de gérer cette transition encore une fois dont l'ampleur et la cinétique est incertaine nous permet avec le cotraitement de répondre à la demande de nos clients tout en progressant vis-à-vis des mandats requis. Le jour où la demande sera suffisante, on sera capable de déclencher des investissements et transformer une partie de la raffinerie en biorinerie sur des unités existantes. Vous voyez en fait que toutes ces stratégies se tient elle est extrêmement optimiste et et vigoureuse sur sur le long terme. nos actionnaires y ont cru puisque si vous regardez depuis 202122 et après mon arrivée quand on a commencé à évoquer et à discuter de cette stratégie de la partager avec nos investisseurs et les analystes, vous verrez que l'action s'est extrêmement bien comportée et qu'aujourd'hui si elle est au niveau où elle est, c'est parce qu'en fait certains investisseurs, donc je parle notamment des investisseurs minoritaires des 17 % croient en notre modèle d'affaires, croi en notre stratégie.
Je suis désolé, j'étais un peu long. Ah non, non, mais je vous en prie, monsieur le président, c'est très intéressant. On va laisser la parole à nos à nos collègues sous forme d'une, excusez-moi l'expression, d'une salve de questions euh auxquelles vous voudrez bien répondre et on reviendra pour terminer avec la cette venue maintenant traditionnelle, la petite dernière question du rapporteur.
Euh, j'ai une demande de question de Michel Massé et de Daniel Fargeot. Bien, merci monsieur le président et puis écoutez merci pour cette clarté et en même temps merci pour cette franchise. Voilà.
Mais vous m'avez coupé un peu l'herbe sous le pied puisque dans votre dernière intervention, vous avez répondu euh à des préoccupations parce que vous avez parlé tout à l'heure de conditionnalité au niveau des aides. Les quatre principes fondamentaux que vous avez cité que je trouve très intéressant d'ailleurs. Pragmatisme, visibilité, ciblage et contrôle.
Mais pour m'intéresser à l'économie, il y en a un qui manque mais je crois que vous l'avez euh expliqué par ailleurs. L'économie répond aussi à leur activité, répond au moment. Donc comment être performant dans le temps présent en fait tout en ayant afin de sécuriser notamment au niveau des aides bien sûr une visibilité sur du moyen et long terme.
Donc on est bien sur la compétitivité quelque part, mais cette réponse présente et vous avez dit également euh parler peut-être avec une forme de regret d'un soutien temporaire de l'État euh qui s'arrêterait notamment sur la décarbonation dès qu'on serait arrivé aux objectifs. Donc voilà, c'est je je crois que vous avez si vous pouviez développer cette partie là et puis aussi je m'inquiétais mais bon c'est pas forcément le rôle de la commission mais moi aussi la position des actionnaires et du montant de l'action mais vous nous avez près à peu près répondu parce que ben il y avait une partie des propos de vos propos particulièrement préoccupants dans du moyen long terme mais c'est aussi le marché c'est l'économie et c'est la modalisation en même temps hélas. Merci Michel Daniel Fargeot.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le président. Messieurs, votre propos était très intéressant sachez-le.
Vous avez été euh précis, vous avez été vous avez ciblé effectivement quels étaient les tenants et les aboutissants aujourd'hui au sein de votre société, de votre entreprise. Et vous avez également précisé que nous abordions un virage sociétal, la fin d'un cycle et je suis totalement en accord avec vous-même et pour autant on le sait, gouverner, c'est prévoir. Gérer une entreprise, c'est aussi prévoir.
C'est ce que vous avez tenté de nous présenter cet après-midi. Alors, moi ce que je voudrais noter aussi, c'est que vous avez su démontrer que les aides publiques ne sont pas efficaces pour corriger le manque de compétitivité et qu'elles influent dans les décisions des entreprises bien évidemment. Alors, selon vous, quelles seraient les mesures d'accompagnement nécessaires autres que le partenariat public privé que je retiens je suis totalement d'accord avec vous.
Et je voudrais aussi vous demander si les 2300 aides publiques qui sont aujourd'hui proposé aux entreprises qu'elles soient publi ou privé là encore, attention, faut pas faut pas ne penser qu'aux entreprises privées. Ces 2300 aides, il faut les cibler. beaucoup mieux en fonction des besoins de nos entreprises, en fonction de leurs objectifs comme vous l'avez dit également et cibler ces aides en fonction d'un modèle peut-être différent.
Alors, j'ai deux modèles qui me viennent à l'esprit : modèle chinois ou un modèle capitaliste économique. Et d'ailleurs, est-ce que les deux ne se rejoignent pas ? Telle est ma question.
Et gardons toujours à l'esprit cet adage. Là où il y a volonté, il y a chemin, hein. Merci messieurs.
Euh monsieur le président directeur général, je vous laisse répondre à nos collègues. Merci. Oui, merci messieurs les sénateurs pour pour ces questions.
Tout d'abord sur le temps présent, comme je l'ai dit, la société et d'ailleurs EMCF, les deux sociétés que je dirige n'ont pas fait appel aux aides pendant la pandémie et le Covid. Pourquoi ? et je l'ai expliqué, nous avons une gestion prudente, nous faisons attention parce que c'est dans notre génétique d'opérer un groupe soumis à d'extrême volatilité.
C'estàd c'est notre pain quotidien. Alors effectivement pour des entreprises non c'est pas le cas qui sont plus régulières stables dans dans le monde économique lorsqu'une pandémie comme celle qu'on a connu arrive ça me paraît extrêmement important de les aider. Donc je pense qu'il faut pas opposer si vous voulez des aides de court terme lors d'un choc des discriruptif qui permet de sauver un certain nombre d'entreprise et des aides à plus long terme qui permettent l'innovation, la transition énergétique et cetera.
Donc je pense que il faut vraiment faire la part des choses et peut-être qu'effectivement dans les idées que j'ai proposé pragmatisme, ciblage et cetera, il y a aussi un besoin parfois de réponse à l'urgence. Par contre, je ferai la différence entre la réponse à l'urgence par rapport à une pandémie qui il faut quand même l'avouer nous est tombé dessus. Enfin, je sais pas si quelqu'un l'avait prévu mais prédit mais c'était extrêmement douloureux et choquant pour la plupart d'entre nous individuellement et collectivement.
Par contre, lorsqu'il s'agit de technologie de de lancer effectivement de alors on parlait tout à l'heure de microprocesseur, c'est pas mon métier, donc je je me garderai bien de toute critique. Mais quand on parle de décarbonation, donc d'hydrogène, on a parlé de bleu, de vert et cetera, on a parlé de neutralité technologique. Là par contre l'étude d'impact, le partenariat, la discussion publique privée et je vais ajouter quelque chose que je n'ai pas encore mentionné mais qui est extrêmement importanté sur la science, je dis bien basé sur la science, basé sur des calculs de thermodynamique parce que chez nous, c'est ce qu'on fait, des calculs de thermodynamique pas forcément sur du dogmatisme politique.
Alors, j'allais ajouter le terme, vous me le vous me la bouche. éviter le dogmatisme écologique, je pense qu'on aura fait une bonne partie du chemin. Et là effectivement, je vous rejoins et ça fait partie de la compétitivité et encore une fois je n'oppose pas court et long terme mais les deux ne se voi pas forcément de la même façon mais sur le long terme oui, il faut travailler ensemble.
Oui, il faut faire des études d'impact et je pourrais facilement dans les discussions qu'on pourrait avoir sur le sujet vous expliquer que si on ouvrait la porte à des technologies type hydrogène bleu, CCS et cetera, la décarbonation irait beaucoup plus vite et ce serait beaucoup mieux pour nous et nos enfants. Un autre point, si je me permets parce que derrière votre question, il y avait le terme de compétitivité. l'Europe et je crois que c'était mentionné par monsieur le président ou peut-être monsieur le rapporteur, je vous vous m'en excuserez.
Non, c'était monsieur le rapporteur sur le le le le sur monsieur monsieur monsieur monsieur Ducom qui imagine parler dans dans son propos de de CSRD de CS3D. Ce sont des directives et là faut être bien clair et j'espère que c'est dans ces propos. Ces directives partent partent de bonnes intentions, soyons très clair.
Droit humain, respect, environnement, et cetera et cetera. Absolument oui sans fois oui. Le problème c'est la méthode qui est utilisée pour atteindre ces objectifs.
Encore une fois, ça a été fait sans concertation. Aujourd'hui, des entrepreneurs, des dirigeants comme moi, nous nous retrouvons à développer un rapport CSRD. Le nôtre sera publié le 11 avril.
Je vous encourage à à le parcourir et éventuellement reprendre contact et vous me direz ce que vous en avez pensé et ce que vous avez appris. Mais qui peut penser, je dis bien qui peut penser que on va pouvoir moi en tant que dirigeant et les partenaires externes, c'est qu'on appelle les stakeholders, comment peut-on penser qu'on va diriger une entreprise sur ces sujets RSE ? La chaîne de valeur, monsieur le président, c'est mieux en français. ces chaînes de valeur sur ces sujets RSE sur la base de 1200 indicateurs.
Comment peut-on penser ça ? Vous avez en face de vous une des deux rapporteurs que j'avais désigné la délégation des entreprises que je préside il y a déjà plus de 18 mois pour faire un rapport sur CSRD. Je pense que elle est totalement elle corrobore tout à fait vos paroles.
Oui, je suis tout à fait d'accord avec vous et et effectivement c'est ce qui ressortait de notre rapport sur cette mission CSRD, c'est que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le le l'objectif est bien évidemment louable et on ne peut que encourager nos entreprises à travailler dans la bonne direction de leur transition énergétique, de leur décarbonation. euh de tous ces aspects sociétaux, environnementaux, enfin, ça fait pas l'ombre d'un doute euh sur sur notre rapport.
Par contre, effectivement, la méthode est est contestable et et c'est surtout que ce que l'entreprise va investir sur cette double matérialité, sur sur ce rapport de double matérialité, c'est finalement ce qu'elle n'investit pas dans sa transition. Et c'est aussi ce qui ce que nous soulevions dans le dans le rapport et de dire que finalement on emploie des temps pleins à travailler sur du narratif de cette double matérialité qui finalement empêche l'efficacité d'autres mesures et il faut trouver le juste milieu. Et à chaque fois que le balancier part trop loin dans un sens, il a tendance à vouloir partir trop loin dans l'autre. il faut que nous puissions retrouver du pragmatisme en tout cas dans ces affaires et de l'efficience.
Oui. Alors effectivement, je crois qu'on est totalement aligné sur le sujet. Il y avait un dernier point dans votre question qui concernait donc les aspects temporaires.
En fait, je pour y revenir parce que au contraire c'est pas un regret, c'est que et là je parle bien d'investissement, décarbonation, donc promotion de technologie, d'innovation et cetera. Je pense que le rôle et c'est mon avis, mon humble avis personnel, le rôle du net d'état dans ce cas, encore une fois ayant fait l'objet d'étude d'impact et cetera et cetera, peut-être un vecteur d'accélérateur. Pourquoi ?
Parce qu'aujourd'hui, le prix du carbone n'est pas représenté dans le prix de nos produits de consommation. L'intensité carbone d'un produit, c'est quelque chose de difficile à calculer. C'est sur des choses sur lesquelles on travaille aujourd'hui chez l'X mobile pour aider à ce qu'on représente le coût du carbone dans l'acier par exemple, dans l'aluminium, dans le ciment, dans les plastiques et cetera pour qu'on puisse avoir un prix du carbone dans les produits.
Tant que ce prix du carbone ne sera pas représenté, il n'y aura pas de client pour acheter des produits fabriqués à partir de solutions bas carbone parce que ces produits ne sont pas compétitifs. Donc une aide d'État peut permettre de lancer, d'accélérer. Par contre, une fois que ce marché a émergé, a été créé, donc des sociétés se mettent en concurrence dans ce marché, fait baisser des coûts, il n'y a plus besoin, de mon point de vue, d'aides public et ces aides publiques devraient s'arrêter.
Vous voyez, c'est une différence fondamentale entre des aides comme le CIR par exemple où le CIR en fait est quelque chose le crédit un peu recherche. Justement puisque vous en parlez, monsieur le président, j'allais vous poser avant avant la la petite der du rapporteur. Vous avez dit justement que le SIR était un un concept, une aide très intéressante et très importante.
Si vous pouvez en même temps que vous en parlez nous dire ce qui fait que vous le considérez comme un un une aide publique vraiment intéressante. Alors elle est faible mais ça n'empêche qu'elle est comme je l'ai dit très utile et surtout alors on pourrait critiquer l'aspect pragmatique du SI c'est la petite boutade pour commencer mais elle répond assez bien cette aide publique au principe que j'ai énoncé. Tout d'abord, elle est ciblée.
C'estàd que quand on demande un million d'euros de de cire, on a des ingénieurs et des techniciens à Gravenchon qui ont travaillé sur un projet par exemple sur les bitumes, sur les lubrifiants. Tout à l'heure, je parlais de cottraitement donc sur la capacité à certaines de nos unités à de nos unités pardon à traiter des charges biosourcées. Ce sont des gens qui vont monter un dossier, qui vont justifier ce dossier, les investissements qui sont nécessaires en matière de recherche, déposer ce dossier à l'administration qui fera l'objet d'une validation et derrière nous sommes contrôlés.
Donc c'est ciblé, c'est contrôlé et c'est efficace en terme de rentabilité par par rapport à des projets d'innovation chez nous que l'on fait sur les territoires. Ce sont des projets que l'on fait sur les territoires. Le laboratoire, juste pour vous donner, il est de l'autre côté de la rue de l'unité qui va utiliser cette cette technologie.
Vous voyez, on est sur les mêmes le même périmètre. Donc voilà pourquoi je pense que le cire est une bonne chose et le cire par contre est typiquement quelque chose qui n'est pas temporaire parce qu'en fait l'innovation c'est du temps continu. On investit, on innove et ça doit être permanent et cette innovation elle doit être soutenue de façon permanente.
Alors ça pourrait être je pense un peu plus pragmatique en terme de mise en place et je pense qu'avec aujourd'hui la digitalisation les les moyens technologiques et cetera, on pourrait rendre les procédés les processus un peu plus simples. Et dans sur les principes, je pense qu'on est on est plutôt bien. Merci monsieur le président.
Monsieur le rapporteur, la petite dernière du pardon, il y avait encore une réponse. Pardon. Oui.
Non, non, non, non. Alors, par contre, vous m'avez posé une une colle. Alors, j'ai essayé d'y réfléchir.
On me dit est-ce que au-delà du partenariat privé public, il n'y aurait pas d'autres solutions pour pour avancer ? Euh j'avoue qu' je pense qu'il faut d'abord commencer par ça. Commençons par ça parce que aujourd'hui, alors je sais pas si je m'exprime au nom de de de mes collègues, mais on parlait de CSRD, CS3D là tout à l'heure.
Clairement, ça a été fait dans des enceintes impénétrables à Bruxelles. Sauf erreur de ma part, il n'y a pas eu concertation avec les industriels, les entrepreneurs pour développer ces directives. encore une fois qui partait de très très bonnes attentions, mais la méthode la façon dont ça a été pensé dont ça risque de de nous être imposé va définitivement tuer l'investissement en Europe.
Donc s'il n'y a pas une simplification CSRD et s'il n'y a pas un report de la CSR pour l'instant il y a un moratoire qui a été voté il y a 10 jours au niveau je reste très prudent parce que ça dépendra beaucoup des débats au Parlement européen et cetera donc je reste très prudent. On maintient en tout cas ce que on appelle de nos vœux une simplification de la CSRD parce qu'encore une fois il y a des bonnes intentions mais il faut les approcher de façon plus simple, plus pragmatique, plus en ligne avec ce que ce que l'on peut et ce que l'on sait faire. Par contre sur la CS3D, enfin vous le savez peut-être mais il y a eu deux études d'impact qui étaient négatives.
Elles n'ont pas été prises en compte. Je pense qu'il faut réellement revenir sur le sujet et voir comment cette directive doit être revue, repensée euh pour la survie quelque part de certains de nos secteurs industriels. Alors malgré tout dans votre question, la première chose qui m'est venue à l'esprit, la première chose c'est innovation.
Et là, je pense que l'industriel en partenariat avec le public, mais aussi et là je pense à nos écoles, à nos talents, à nos universités de travailler ensemble pour développer. Encore une fois, j'ai parlé de sciences tout à l'heure, les aspects scientifiques me paraissent aujourd'hui ignorés du débat. Malheureusement, comme vous le savez, on est dans une société aujourd'hui tout circule et malheureusement faire revenir, nous sommes quand même le pays de descartes aux mathématiques, à la physique et cetera.
Je parle encore une fois de notre industrie hein dans l'énergie et cetera à des notions de base. Je pense qu'on gagnerait beaucoup et je pense qu'en travaillant éventuellement à travers des aides publiques hein, pourquoi pas dans le messen dans dans dans la science, dans l'innovation, il y a peut-être des choses à creuser parce que aujourd'hui ça sera c'est à mon avis le défi auquel on est confronté par rapport au changement climatique. Juste pour reciter un peu les resituer un peu les choses.
J'aime pas faire de publicité mais Bill Gates a écrit un très très bon bouquin. Il a démontré en fait qu'entre chaque source d'énergie, donc quand on est passé du bois au charbon, quand on est passé du charbon au pétrole, quand on est passé du pétrole au gaz et ainsi de suite, il y a fallu 60 ans, je dis bien 60 ans pour que la nouvelle technologie émerge. Mais ce qui démontre aussi ce qu'on observe d'ailleurs nous quand on fait nos énergies Outlook donc on projette les prévisions de consommation de demande en énergie jusqu'à 2050, on s'aperçoit que ces énergies, bois, charbon et cetera, n'ont pas disparu.
En fait, ce sont des nouvelles énergies qui viennent en partie se substituer au aux anciennes énergies. Mais les anciennes énergies restent. Pourquoi ?
Parce que le monde a besoin de plus en plus d'énergie. Donc la consommation en énergie augmente. Donc vous avez toujours dans le monde des gens qui brûlent du bois, des gens qui brûlent du charbon, du pétrole, du gaz et cetera et cetera.
Donc faire émerger un nouveau système énergétique basé sur des procédés, des solutions technologiques bas carbone pourrait prendre 60 ans si l'histoire se répète. Mais je le dis, je le répète quand on a des des discussions sur le sujet, nous n'avons pas 60 ans. Nous n'avons pas 60 ans.
Donc comment est-ce qu'on fait pour accélérer ? Et là, je me permets de revenir au débat sur les aides publics. Je pense que c'est là que des aides publiques bien faites, bien ciblées, neutralité technologique basé sur la science, avec du contrôle éventuellement, pas de problème.
Ça marche déjà dans l'efficacité énergétique. Nous, nous n'avons des projets où on va toucher effectivement le montant octroyé que dans 3 ans quand on aura finalisé l'unité que on aura prouvé que si on devait gagner tant de de mégaw d'économie d'énergie, c'était gagné sur le sur le terrain. Payer ce résultat.
Voilà, j' un peu long, désolé. Non, mais merci. Donc rationaliser les aides publiques aussi, c'est important en fonction de nos objectifs et de nos besoins selon notre le modèle à à choisir.
Vous imaginez que j'ai j'ai suivi un petit peu les les débats et les travaux de cette de cette commission et et en fait c'est étonnant parce que quelque part on visait on vivait avec ce système depuis depuis des années. Je pense qu'on s'était pas vraiment posé la question et parfois quand c'est comme ça d'ailleurs c'est aussi important pour nous de dirigeant hein. On avance on avance de temps en temps de faire un petit pas de côté se poser et se dire est-ce que je vais dans la bonne direction.
Donc je pense et je voudrais saluer quelque part l'initiative qui a été prise ici de débattre des aides publics pour vraiment se poser la question de leur utilité de leur rentabilité et faire effectivement un assessment. Alors, je suis désolé, j'en pose un peu d'anglais dans dans mes propos, mais vraiment regarder un petit peu l'efficacité coût bénéfice en tant qu'entreprise, c'est comme ça qu'on fonctionne des aides d'état. Je pense que nos concitoyens, nous le devons à nos concitoyens.
H al vous m'z pas posé la question sur la transparence. Je pense ça allait venir mais je pense que dans un moment comme le nôtre où je pense qu'il faut se dire les choses, il y a plus de sous dans les caisses, on parle d'être public d'abord trouver l'argent. Ben je pense que cet argent doit être bien utilisé.
Merci monsieur le président directeur général. Il faut rendre à César ce qui revient à César. Ça veut dire que c'était une très bonne chose que cette commission d'enquête, je précise que c'est un droit de tirage du groupe communiste.
C'est pour ça que Fabenget en est rapporteur. Mais on le fait ensemble. Bien.
La dernière question du rapporteur. Bon au moins le PDG d'Exon Mobile aura félicité le groupe communiste d'avoir menené commission d'enquête sur l'utilisation de aides publiqu n'aura pas perdu notre après-midi. Euh non mais bon céit un débat extrêmement intéressant et de toute façon moi j'invite on prendra une décision et on fera un rapport des recommandations peut-être une proposition peu importe on rentre pas dans les détails.
à faire un rapport mais moi je nous invite de suite à prolonger cela et un débat politique et public qu'il faut mener à dans les entreprises entre les chefs d'entreprise, les syndicats, les salariés, les parlementaires, les élus, les administrations sur l'utilité des aides publiques, peu importe ce queon retiendra entre 150 à 250 milliards, je prends toujours le thème large puisque nous l'aurons à le définir ensemble. euh et qu'on regarde ce qui est efficace, pas efficace pour la transition énergétique et écologique. Vous avez raison, on a plus 60 ans.
Donc là, c'est un défi euh global et communité. Moi je je c'est en fait bon j'allais vous demander si vous étiez pour la transparence mais vous venez de le dire et je pense que si on veut redonner confiance à une majorité de la population du sens à l'action politique et publique, il faut en passer par là sur la question de la transparence pour dire voilà on accompagne les entreprises euh que vous soyez transparent sur voilà chiffre d'affaires, dividendes qu'il y ait des questions économiques qui viennent combien d'aidere public et parce qu'il y a un truc insupportable C'est la question de licencier, toucher des aides publiques et en même temps verser des dividendes. Et ça personne ne peut plus le comprendre majoritairement au-delà des débats politiques qu'il nous a dit.
Non, moi juste sur sur votre dernière proposition sur le partenariat public privé puisque hier on a eu l'audition du PDG de Vincy et la moitié je vais dire de de l'audition apporté sur ça parce que globalement bon c'est des concessions, c'est les autos, les aéroports, la construction et bon c'est un système assez euh décrié entre nous soi-dis notamment les concessions autoroutières qui font souvent l'objet. Mais si on va vers là, moi je suis pour qu'on accompagne les entreprises. Euh si on maintient l'outil industriel, on développe l'emploi et on travaille pour la transition écologique.
Voilà globalement. Donc moi je vous invite et et sur le projet de décarbonation, vous dites il y a pas de fatalité donc je pense qu'il faut y aller. Et moi je je suis pour qu'on accompagne fortement les entreprises qui vont dans cette direction là sur le reste soit extrêmement précis et celle et ceux qui s'engagent pas ou qui pensent qu'il y a pas de qu'il y a pas de chemin, je pense qu'il faut arrêter le massacre assez vite, vous voyez.
Je donc donc ça et sur les partenariats publics privés euh moi je suis pour qu'on regarde parce que quand on pose la un des chef des des PPP euh sur la question des risques, je posais la question "Connaissez-vous un PPP qui n'est pas fonctionné pour le privé ?" Bon, il m'a sorti deux exemples à l'étranger, c'estd en France bon même si après je lui en ai donné un parce qu' il l'avait oublié et après il en a rajouté. Bon, globalement, bon donc ça ça pose la question ensuite euh du retour sur investissement pour le public.
Ça peut pas être que le privé qui a la concession s'il y a de l'argent public investi et qui en a la rentabilité. Je redis les autoroutes qui au-delà du groupe communiste fait des bas jusqu'à très large dans le monde libéral. pardon de de le de le dire de le dire comme ça, mais je crois que l'Union centriste avait déposé aussi des résolutions et des propositions de loi sur les concessions autoroutière et vous dire que ça peut pas être un modèle voilà à sens unique où la rentabilité va toujours au privé et que le bien public.
Voilà, c'était c'était ma ma question et puis j'aurais plaisir à redébattre avec vous sur le modèle social parce que j'entends beaucoup euh non mais là aussi bon j'en remets pas une couche mais quand on met tout il faut mettre le modèle social parce que on a un formidable pays avec des salariés bien formés, bien soignés, des services publics, non pas des charges mais des cotisations sociales qui sont du salaire différé et qui font notre un des éléments de notre compétitivité dont Nous devrions d'ailleurs être beaucoup plus fiers parce que moi le modèle chinois par exemple, je ne souhaite pas que tous les salariés soient payés 280 € par mois et puisse voyez ça c'est pas la vision pour moi et ce que je veux en France. Donc si c'est ça la compétitivité, je le dis de suite pour pour ma part c'est non. Donc il faut mettre tout ça sur la T.
Bon, en tout cas, je vous remercie de les et ah bah oui, non mais ça c'est la fin ça en matière énergétique, c'est vrai que de toute façon quand on va arriver au pouvoir, vous allez être nationalisé. Donc en ce qui vous concerne, plus d'autres questions. C'est vrai, tu as bien fait de me le rappeler Daniel.
Bon, en tout cas, merci beaucoup euh euh du débat euh mais je pense que il faut le continuer. Et quand on parle de partenariat public privé, je retiens également euh mais on est un certain nombre à penser la même chose qui doit s'étendre jusqu'à la formation et l'éducation nationale et qu'on a pas assez de liens publics privés et de de de de de convention publique privé. Il y a encore même s'il y a eu de l'amélioration, il y a encore un trop grand fossé entre le monde de l'industrie, le monde de l'entreprise et le monde de l'éducation. une une c'est la seule dame autour de la table.
Donc même si normalement ça se fait pas. Monsieur le président avant avant qu'on passe à une autre question, j'avais quand même quelques commentaires pour le rapporteur. Est-ce que c'est possible ?
Pardon et après Anne Sophie Romag sur votre nationalisation. Non non pas sur ce sujet-là. Non vous avez mentionné transparence.
Effectivement euh j'avais juste écorché le sujet bien évidemment oui. Mais je pense que la question qu'on doit se poser, c'est pour faire quoi ? Parce que si c'est pour être transparent et afficher un chiffre en millions par entreprise, je pense qu'on va encore une fois stigmatiser le méchant entrepreneur qui touche des subsites de l'État.
Par contre, je m'excuse de du langage peut-être un peu direct, mais par contre si c'est de la transparence pour dire on a mis au regard de telle ou telle création de richesse, que ce soit des impôts, de l'investissement et cetera et cetera, une aide publique fléchée utilisant les principes dont on a parlé tout à l'heure, c'estd qu'en fait le citoyen, il puisse voir comment a été utilisé son argent, pas de problème. Voyez, pour moi la transparence, oui, mais à définir, à discuter pour qu'elle soit encore une fois utile et objective. Une chose que je n'ai pas mentionné, alors quelque part c'est probablement plus lié au CIRE, à la recherche, au développement, mais pas que.
Je pense qu'il faut aussi dire à nos concitoyens que parfois ça ne marche pas. Parfois on se trompe, on recherche, on pardon, on cherche, parfois on trouve, parfois on ne trouve pas. Dans l'industrie, on peut investir parce que on a cru à une technologie, on a cru à un marché et cetera et ça ne fonctionne pas.
Ça fait partie de la vie de l'entrepreneur, de la société, de l'entreprise de parfois se tromper. Et ça, il faut aussi l'expliquer, c'est que on gagne pas à tous les coups. Voilà les deux commentaires que je voulais faire sur les propos du rapporteur.
Une dernière petite intervention d'Anne Sophie Romani. Je suis désolé, je déroge au protocole. Pardonnez-moi, monsieur le président, monsieur le rapporteur.
Merci. J'avais j'avais une une question en rapport avec les propos du rapporteur sur les sites qui et l'activité d'une entreprise qui évolue. Bien évidemment, un site qui n'est plus rentable dans un secteur en fin de vie, on peut pas maintenir ce site sous respirateur artificiel et que je comprends l'émotion que ça peut susciter et je pense que c'est effectivement par cette émotion là que monsieur le rapporteur oriente ses propos.
Pour autant euh en tant que chef d'entreprise, dirigeant d'une grosse entreprise, comment est-ce que alors l'idée de de cette commission d'enquête, c'est effectivement de rentabiliser de de rationaliser pardon les aides. Pour autant, comment est-ce que l'État pourrait aider une entreprise à redynamiser un site territoire et un territoire lorsque effectivement c'est c'est une fatalité. enfin un site plus rentable dans un cycle en fin de vie. l'entreprise n'a pas d'autres choix et c'est douloureux, je vous ai entendu le dire et voilà que de fermer ce site.
Comment comment est-ce que l'État peut aider à redynamiser un territoire derrière et comment comment est-ce qu'on peut aider une entreprise telle que la vôtre à retrouver de l'énergie une énergie différente pour un objectif différent pour une réorientation stratégique qui permettent d'être efficace dans le secteur une meilleure rentabilité parce que l'idée du rapporteur c'est de pouvoir garder les effectifs. Voilà. Est-ce qu'il y a une solution à ça ?
Genre j'espère qu'on a encore un peu de temps parce que ça risque d'être un peu long encore. Non, je vais essayer de faire cours. Tout d'abord, c'est une excellente question.
Euh par contre, j'ai peut-être été euh peut-être encore une fois être encore une fois, c'est parce que je veux faire court, mais dans l'état actuel où était notre usine le vapocracker et par rapport à tout ce que j'ai énoncé, par rapport à son manque de compétitivité, je pense que sur une usine comme celle-là, faire appel à des aides d'état aurait été une mauvaise idée. Je pense que ça aurait été une très très mauvaise idée de dépenser effectivement de l'argent du contribuable français sur une telle unité. D'ailleurs, pour la même raison que nous avons décidé, nous Holding France et EMCF, de ne pas continuer à investir sur ce site parce qu'on voyez bien que tous les investissements que l'on avait fait depuis ces dernières années ne trouvaient pas leur rentabilité et surtout c'est qu'on a été face à un choc là aussi disruptif pour nous qui était le premier enfin le premier 2019 enfin le Covid et cetera. les Chinois qui investissent massivement dans la chimie, les Américains suite au deuxème choc, le gaz et cetera, le prix d'énergie, on n'a pas survécu, je dirais à ces enfin le modèle le modèle économique de MCF n'a pas survécu et ça aurait été une mauvaise idée de le de le de le mettre sous perfusion grâce au subsid de l'État.
Très mauvaise idée. Dans ce cas-là, qu'est-ce qu'il faut faire ? C'est les décisions qu'on a prises et qu'on supporte financièrement totalement.
Alors, je sais qu'on a bien sûr ces débats sur la suppression des postes et cetera. Donc ça avec comment est-ce que et je pense que c'est deuxièmement deuxème élément de votre question, comment est-ce qu'on accompagne finalement les territoires ? Alors il faut savoir et je l'ai dit c'est que sur le territoire normand là où on opère on est déjà sur un territoire industriel. 20 % de la richesse de ce territoire provient d'industrie.
Il y a une culture industrielle sur l'axe scène normand. des gens comme vous sur les territoires de tout bord d'ailleurs qui croient en l'industrie et qui pensent qu'effectivement c'est un vecteur d'avenir pour nos jeunes en matière de qualification, en matière de pouvoir d'achat et cetera et cetera et de décarbonation comme on a dit tout à l'heure. On travaille bien évidemment avec le préfet et ses équipes dans le cadre de la revitalisation et ça je pense qu'en France on a un très beau programme là-dessus et on y prend toute notre part.
On travaille bien évidemment avec nos sous-traitants comme vous l'aurez constaté. C'est un projet qui a été difficile à annoncer mais c'est un projet qui s'étend sur le temps long puisque'en fait entre le moment de l'annonce et le moment de la fermeture, on va libérer les ressources et ce sera passé 2 ans. Donc vous voyez les gens ont des perspect enfin quand je dis les gens pardon, nos fournisseurs, nos contractants ont le temps de se réorienter.
Dans ces 2 ans, de nouveaux projets sont en train de naître, ont été annoncés et vont se réaliser. Pendant ces 2 ans, nous avons énormément d'activités sur le site parce que fermer mie un site, ça veut dire mettre à disposition, mettre en sécurité, des déconstruire quelque part et ça se fait avec des hommes, avec des femmes, avec des femmes. Ensuite, il va falloir remettre et vous savez qu'on a des lois qui sont très bien faites sur le sujet en France pour dépolluer les sites de manière à les rendre alors ça prend du temps bien sûr quelques années pour les rendre à la communauté de commune pour pouvoir réindustrialiser le site enfin une partie des sites qui sont à l'extérieur du périmètre de la de la raffinerie et du vapocraqueur.
Vous voyez, c'est c'est tout ça en fait et je pense que l'industrie et l'entreprise en général joue un rôle extrêmement important dans les territoires. Je pense que vous le savez. Je pense que il y a potentiellement des voies d'amélioration là aussi sur le sujet et je crois que j'ai entendu le terme tout à l'heure, c'est à travers le dialogue, l'écoute mutuelle qu'on pourrait y arriver.
Alors, il y a deux questions qui ont été posées. C'était les mêmes, c'était monsieur le sénateur et monsieur le rapporteur. Vous avez parlé de de modèle économique.
Là-dessus, vous m'excuserez mais je bterai en touche parce que quelque part, c'est pas mon rôle de rentrer dans des systèmes politiques. Mais par contre, continuez à évoquer le sujet. Continuez à évoquer le sujet.
Vous en faites beaucoup quand même des aides. Ouais. Non, je dis ça, je dis ça réellement.
Non mais moi en plus pardon, c'est pas un gros mot la politique hein, pas être élu, c'est faire de la politique avec le sens de l'intérêt général, du débat, avoir des idées, les mettre en débat, enfin vous voyez ça la démocratie hein, de la politique d'entreprise avant toute chose. Voilà. Après je faisais des accords et des désaccords.
Je fais je faisais référence essentiellement au au modèle chinois, modèle capitaliste. Voilà, c'est voilà, là on est vraiment dans les hautes sphères et je pense pas avoir la compétence pour critiquer ces ces ces ces modèles. Par contre, par contre, continuer à discuter sur effectivement des problématiques de compétitivité.
Comment est-ce qu'on peut faire en France ? Et je l'ai dit, nous avons été pendant 5 ans sur la plus haute marche du podium. Comment est-ce qu'on peut faire pour retourner sur cette plus haute marche du podium et que ça dure ?
Effectivement, je l'ai dit à plusieurs reprises, le modèle social et le fonctionnement du modèle social à la française fait partie de l'équation. Donc bien évidemment, il faut le mettre dans l'équation. Bien évidemment, mais pour moi ce que je voulais dire c'est que c'est c'est que pour moi, on n'est pas dans le système économique, voyez, entre de de deux puissances mondiales et cetera.
Je veux dire, comme je l'ai dit, nous sommes sur des temps longs. Les alternances, on en a vu depuis 1902 un certain nombre en France et ça n'a pas changé notre conduite et nos fondamentaux. Merci.
Euh, merci beaucoup monsieur le président, directeur général. Merci à vos deux directeurs qui vous accompagnent. Merci monsieur le rapporteur, chers collègues, pour cette audition à la fois d'une très haute tenue mais c'est normal, nous sommes au Sénat euh et mais surtout de très haute qualité et et de très haute valeur et une audition, c'est ni plus ni moins qu'une auberge espagnole.
On y on y trouve ce qu'on y amène. Donc merci à tous les intervenants pour y avoir amené cette qualité et cette hauteur de vue. On se retrouve demain 16h30.
Alors ça sera salle MDIS, je le précise pour les collègues, ainsi que jeudi ça sera salle M6 et demain, nous éditionnerons en premier Black Rock et en 2è le secrétaire général des affaires aux affaires européennes. Salle M6h30. Merci beaucoup à nouveau.
Merci pour votre accueil et je passerai les remerciements aussi à nos équipes qui nous ont aidé à préparer cette audition. Tout à fait. Merci.
Fabien Gay