#DécryptageFi - Loi asile-immigration : la peur de l'autre en marche
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir a tous bien vous êtes dans cette émission décryptage convoqué un petit peu en urgence même si la question était était prévu était programmé et cette question c'est la question de l'asile et de l'immigration qui fait l'objet en ce moment aujourd'hui même de l'ouverture de la séance publique c'est à dire que pour la prenais pour le premier jour l'assemblée nationale discute d'un projet de loi qui a été travaillé en amont pendant des semaines depuis on m'a soufflé le 14 février dernier l'objet d'un travail de commission c'est à dire que la commission des lois s'est emparé du sujet asile et immigration et a commencé et bien à travailler à partir d'un texte qui a été présenté par le gouvernement le gouvernement edouard philippe portée par le ministre que vous connaissez bien responsable du sujet le ministre de l'intérieur gérard collomb et qui depuis et fait l'objet de débats qui vont jusqu'à jusqu'à créer des fissures dans le mur dans marche et ces fissures là on imagine bien que c'est parce que ce texte pose problème et de graves problèmes alors certes c'est pas le premier texte qui pose problème proposé par ce gouvernement mais ce texte là nous importe particulièrement parce que là on parle encore mais surtout à ce point la devise humaine c'est à dire que c'est un texte qui fait mal et donc je voudrais pour que nous soyons bien clairs à ce sujet et que bien souvent c'est un texte qui passe inaperçu dans les informations dont personne ne comprend rien qui ait cattier caricaturé en général par des propos d'extrême droite hyper violents et donc nous voulions précisément faire la lumière sur cette question là et montrer à quel point france insoumise s'est saisi du dossier et à quel point france est soumise à pour se saisir du dossier besoin de travailler avec d'autres de travailler avec d'autres groupes de travailler avec des associations le travail de travailler avec des gens qui vivent ces épreuves épouvantable que sont aujourd'hui le traitement des migrants de manière générale dans les états d'europe donc voulait ce soir accueillir des professionnels du secteur mais aussi des associations des représentants d'associations mais aussi une personne que je vous présenterai tout à l'heure qui a lui-même était est migrants et a été saisie donc par ces questions de droit d'asile et ces questions en fait ces normes qui font l'objet aujourd'hui de débat à l'assemblée nationale alors je vais vous présenter faire le tour de table sachant qu'il n'est pas complet mon tour de table mais vous allez comprendre voilà qu'il ya des urgences qui font que eh bien on s'adapte donc à ma droite jean charles l'allemand vous êtes responsable syndical de la cgt ofpra et donc votre métier ces agents ou officiers de protection officiers de protection l'ofpra on le répète c'est l'office français de protection des réfugiés et des apatrides pour parler il faut absolument que vous preniez le micro mais voilà donc jean-charles allemand vous êtes là avec nous pour évoquer ces questions et donc on voit bien que on se doute que comme vous êtes syndicaliste est bien c'est qu'il ya aussi on va dire des difficultés liées au métier à l'exercice de la fonction d'officier de protection et que cette loi finalement pose question aussi du point de vue des métiers de l'accueil il ya également à votre gauche aubépines des aubépines ao vous faites partie d'une association vous allez me dire tout à l'heure exactement ce que vous faites dans cette association qui s'appelle paris d'exil donc c'est une association créée à paris on imagine et donc qui travaille sur la population parisienne et en particulier les migrants qui se retrouvent dans les rues de paris aujourd'hui donc on verra ensemble voilà quelle est votre fonction exacte et en quoi aussi peut-être vous apporter quelque chose qui est assez nouveau dans la prise en charge des demandeurs d'asile des réfugiés et des migrants général en ce moment en raison aussi de la crise aiguë qui qui nous qui nous touche tous autant que nous sommes ici il ya une place vide elle sera occupée dans quelques minutes par la députée danielle obono voix la députée france insoumise et qui va nous rejoindre et dont vous pouvez comprendre que son agenda est particulièrement lourd aujourd'hui puisque en ce moment se déroule le débat sur enfin le débat on va dire que c'est pas tout à fait un débat puisque c'est surtout l'adresse du président de la république s'agissant de l'intervention en syrie qui vient d'avoir lieu et pour laquelle il devait faire une adresse dans les trois jours de cette intervention et elle a été programmée ce soir à ma gauche arnaud is arnaud hills et juristes et intervient spécifiquement sur ce sujet parce qu'ils les collaborateurs du groupe particulièrement rattachés du groupe france insoumise rattaché au à la commission des lois voilà puisque danièle obono l'êtes aussi on participe à la commission des lois et donc tu participe au suivi de tous les textes qui passe par la commission des lois et il y en a un paquet puisque c'est la commission la plus généraliste de des commissions parlementaires à l'assemblée nationale ensuite la valérie osouf qui est ici et qui est donc membre du cnr et attention cnr cette fois ci ça veut dire collectif pour une nation refuge est par ailleurs participent à ce qu'on appelle les brigades anti déportation et qui interviennent particulièrement dans les aéroports voilà donc valérie nous racontera aussi qu'elle est quelle est sa fonction et sa plaque on parlera aussi de la manière d'intervenir sur les questions on voit que c'est pas qu'une histoire de fabrique de textes c'est parfois aussi dur quoi yussif à liège vous êtes déboutés du droit d'asile vous êtes en france puisque vous êtes là et vous allez peut-être avoir l'occasion de vous expliquer comment vous êtes arrivé là vous êtes écrivain vous être aussi ingénieur en informatique et donc voilà votre regard sur ce qui se passe et en particulier sur ce texte là le projet de loi asile et immigration en quoi vous ils vous touche comment vous le comprenez et voilà ce que vous pensez de la manière dont la france accueille les personnes qui sont en demande d'asile en particulier voilà donc je vous le dis tout de suite le procédé assez habituel il ya un moment où on se parle ensemble là ici on va échanger sur un certain nombre de points qui ont émaillé aussi le débat et la préparation de ce texte et tous les incidents et toutes les propositions aussi que la france a soumis ce fait de manière alternative à ce qui est proposé par le gouvernement et ensuite vous préparez vos questions et vous les poserait via victor qui attend vos questions et qui viendra les poser à côté de nous voilà j'ai entendu la sonnette je me demande si daniel est pas en train d'arriver alors mesdames et messieurs peut-être que vous pourrez avoir un petit topo sur l'arrivée de ce texte en france par le gouvernement français récemment est ce que l'armée tu peux me dire un petit mot juste un petit cadre un cadre normatif enfin procédurales voilà alors sur le texte comment il a été comment il est né comment il a été présentée ensuite au parlement donc pour vous faire le le contexte général la dernière loi qui a eu sur la question de l'asile et sur la question du droit des étrangers s'étaient 2015 2016 sous donc la législature précédente puisque tout à fait c'est malheureusement marqué que c'était manuel valls qui était à la barre sur la dernière loi étrangers de 2016 en tout cas donc face à la crise de l'accueil qui actuellement le gouvernement s'est dit qu'il allait comment dire faire un nouvel arsenal législatif et en l'espèce on en reparlera après vraiment durcir le texte durcir le droit qui existe actuellement et donc moi arsenal est particulièrement bien choisi oui malheureusement et donc ce texte a été préparé dans une sorte de grand silence puisque à la base ce n'était jamais dans le projet présidentiel d'emmanuel macron de préparer ce type de loi puisqu'elle parle pas uniquement d'asile mais parle aussi d'immigration comme le dit son nom et donc elle est un peu sorti de nulle part sous la houlette de gérard collomb qui une frange extrêmement dur évolué on en parlera après les dispositions du texte même quand on regarde ce qu'a fait sarkozy précédemment c'était comment dire plus timorés que ça là on en taille vraiment le droit de l'asile et le droit étranger donc gérard collomb a fait un premier projet qui s'appelle l'avant projet de loi qui a été cuite et auprès des associations comme tu le disais début février et c'est à la mi février vers le 21 février que le texte a été adopté en conseil des ministres et après le conseil des ministres il a été présenté donc début mars à la commission des lois qui a étudié des amendements dessus on en parlera peut-être pas aussi après on a adopté une version qui est quasiment la même que celle qu'a voulu le gouvernement puisque forcément les gouvernements voilà le gouvernement tient sa majorité on se pose la question sur la séparation des pouvoirs et ce texte donc est examiné à partir d'aujourd'hui en séance publique à l'assemblée c'est à dire avec les 577 députés et jusqu'à normalement la fin de la semaine voilà pour le contexte d'accord ça c'est important et ce qui est important aussi c'est de montrer qu'en fait il ya une mobilisation y compris les associations depuis relativement longtemps c'est à dire qu'en fait les associations sont tus l'a10 a affûté donc même avant la présentation du texte au conseil des ministres il ya déjà eu un un vent d'inquiétude pour 10 pour pas dire plus auprès des associations avec une mobilisation extrême et il ya déjà eu donc plusieurs manifs contre ce texte alors même qu'ils n'étaient pas encore définitifs évidemment puisqu'il n'est même pas encore actuellement donc on voit à quel point la charge on va dire venimeuse de ce texte a été perçue par l'ensemble voilà du tissu associatif spécialisé dans l'aide aux personnes voilà migrantes étrangères donc moi je jeu voilà ce que j'aimerais savoir c'est qu'elles ont été les mobilisations quels ont été les chevaux de bataille on va dire des associations sur c'est sur ces questions comment est ce que les personnes est ce qu'il ya vraiment un lien direct entre le travail d'un texte l'arrivée d'un nouveau texte dans un cadre qu'on connaît qu'on s'est déjà chargé parce que il ya déjà un droit on perd fournie en termes de normes en matière de voirie la base à contrôle des flux migratoires ou je sais pas quoi et et que voilà quel est le lien entre cet arsenal juridique comme tu dis et on va dire la vie associative la vida migrants la vie des migrants la vie des familles qui sont en rétention pas en rétention qui se cache qui sont hébergées qui je vois là est-ce que comment comment comment se fait ce lien là et du coup comment est-ce que ça c'est sera à nouveau la question peut-être que je poserai à daniel quand elle sera là c'est comment est-ce que ce cette activité législative peut intéresser comment est ce que les associations peuvent s'emparer du travail législatif et à ce moment là à voir une espionne action qui est également une action militante de avec une visée législatives avec une visée d'inflexion des textes pour éviter le pire et c'est à dire que on voit bien qu'il ya des logiques d'action directe par exemple on va on empêche un vol de partir ont fait sortir des migrants qui sont expulsés ou je ne sais quoi c'est de l'action directe et puis à l'action - direct plus indirecte qui consiste à dire je veux avoir un impact sur le contenu des normes pour que les gens s'en tire quoi oui oui bien sûr vas-y valérie alors tout d'abord j'aimerais qu'on ne tombe pas des nues cette loi elle s'inscrit dans la continuité après une série de législation répressive à l'encontre des étrangers qui remontent quasiment au début des années 80 voient remettre à 79 à la halle aux abonnés donc il n'y a absolument pas de quoi être surpris on a pas à dire qu'on est en train de franchir une ligne jaune non moi je ne suis pas habitué je ne m'y habituerai jamais mais en revanche je refuse la fausse naïveté si vous voulez les gouvernements successifs qu'ils soient socialistes pardon de le dire ici mais jean-luc mélenchon quand même appartenu au ps pendant 37 ans qu'il soit ump ou maintenant en marche sont tout à fait cohérent et cette cohérence elle s'inscrit où elle s'inscrit dans la constitution de l'étranger en problème et tant qu'on ne défendra pas l'égalité des droits entre les étrangers et les nationaux ce qui implique donc un questionnement contre souverainisme des uns et des autres on sera dans une logique plus ou moins agressive plus ou moins franches de répression des étrangers puisqu'ils sont dans un endroit à part donc on est vraiment dans la suite on a eu hortefeux on a eu 15 9 maintenant on a cole ont effectivement sarkozy n'en aurais pas rêvé mais ça c'est l'époque générale non seulement en france mais partout en europe on va enlever on le voit dans d'autres pays qui va dans ce sens cela en fait donc ça c'est un premier point qui me semble importante donc il ya aussi une logique européenne à bahia do gilles européenne on peut intégrer claudiu l'inde le règlement de dublin qui exercent une pression particulièrement forte sur les pays les plus pauvres de notre continent puisque les étranges ils sont constitués en problème donc on peut appeler ça une pression ça se discute on prêt et qui veut que tout nouvel arrivant toute nouvelle arrivante effectué sa demande d'asile dans le pays où ses empreintes ont été relevées et donc où ali censé vouloir déposer l'asile or on le constate quotidiennement ces empreintes sont relevés de force notamment en italie où les violences policières sont quotidiennes et donc quelqu'un qui aura choisi de demander l'asile en grande bretagne en france en allemagne aux pays-bas ou ailleurs serait expulsée vers l'italie donc ça c'est une directive européenne le règlement dublin cela on passe de dublin 3 à dublin et par exemple statut de mineur la spécificité du fait qu'on soit un enfant avant d'être un étranger et non un étranger avant d'être un enfant est un verrou qui va souhaiter mais encore une fois enfin l'invs rappelle différence entre un déni de la différence entre les mineurs et les adultes et si vous voulez quand vous dites qu'on apporte notre aide aux migrants moi par exemple je conçois pas du tout ma position ainsi moi je pense au pays dans lequel j'ai envie ou non de vivre vous voyez je le fais pas pour autrui donc si une direction politique je le fais pour moi aussi vous voyez ce mba c'est pas la charité c'est pas du bénévolat on n'est pas dans des ong on est en lutte avec une forme de politique migratoire qui va à l'encontre de notre éthique et de nos convictions et en ce qui concerne nos espoirs quant à une porosité parlementaire là je ne m'exprime comme mon nom ils sont extrêmement réduits ou parce que si vous voulez une politique premier grand portées par des élus on la connaît pas on ne l'a jamais vu qu'est ce qu'on a vu au fil de ses 38 dernières années ou 37 cents si on repart de l'élection de françois mitterrand d'une régularisation massive une seule et depuis plus aucune une inflation de la thématique migratoires dans le discours public quotidienne médiatique parlementaire législatif électoralistes ce qui donne un sentiment aux français qu on est vraiment un des pays les plus à mélanger au monde alors que n'importe quelle personne qui connaît les chiffres de l' ocde c'est que c'est absolument faux tout ça à des fins électoralistes de courte vue qui font monter les parties les plus nationalistes on le sait donc si vous voulez moi j'ai pas entendu un candidat ou une candidate qui soit franchement contre marine le pen qui propose vraiment autre chose qui propose la liberté de circulation et d'installation qui propose le droit de vote non pas aux élections locales c'était une proposition mitterrandienne de 1974 mais tout simplement le droit de vote qui reviennent sur des fondamentaux de la révolution française où on distinguait la citoyenneté de la nationalité est quelqu'un qui n'étaient pas de nationalité française pouvait jouir des droits civiques cette proposition là je n'ai entendu de personnes donc mon espoir qu'à l'assemblée soit discutée une réforme visant non pas à freiner les dégâts allard allait retarder de quelques années mais vraiment à s'y opposer et vraiment à proposer une alternative est vraiment à considérer ces personnes qui arrivent comme un bienfait aussi comme des gens noms circulent il ya des millions de français qui habitent à l'étranger les capitaux circulent les biens circulent les finances circulent on a le droit de voyager où on veut avec notre passeport on réclame juste la réciproque et puis on aimerait s'interroger sur le fait que la france soit le troisième exportateur mondial d'armements sur le fait qu'omar el béchir soin de nos bons clients et sur ce que ça nous rapporte et en quoi nous sommes responsables nous aussi de ces exodes mais si vous voulez l'idée de d'espérer de la part de quelques élus beaucoup malheureusement ce n'est plus dans notre agenda ça l'était au début de notre implication en tant que membre de la société civile moi j'ai commencé à m'investir tout début juin 2015 tout simplement parce qu'en bas de chez moi un campement d'exil est et démanteler de manière très brutale on est allé voir nos élus on est allé parler partout on a été invités même là où on n'y était pas on s'est rendu dans des conseils municipaux honnêtement on n'a vu personne très sincèrement on en croise de temps à autre mais c'est triste à dire mais c'est moins lié à la personnalité de chacun qu'à son appartenance partisane oui c'est plus lié par don excuse-moi aubépines c'est d'avantagé voyez par exemple il ya une élue que je ne citerai pas mais qu'est une fille de réfugiés espagnols digne de ce nom donc pas la maire de paris on va obliger quelqu'un qui est plutôt plutôt courageux c'est pas spécifiquement une élue de gauche donc nous ce qu'ont essayé de faire avec aubépines avec d'autres c'est de créer le le contact entre les élus qui ne serait pas xénophobe si même s'ils appartiennent à des partis différents pour qui comptent ensemble ce type de projet mais là il ya une loi qui est déjà passée là quinze jours c'est l'enfermement des doubles in et l'enfermement préventif des personnes au simple sur la simple motivation que leurs empreintes digitales soit dans le fichier eurodac dans un autre pays d'europe sachant que l'italie n'exclut plus vers la bulgarie parce qu'on connaît les traitements terrible que subissent les étrangers là bas mais que la france continuait le faire donc là on comme vous dites on est dans le dur vous voyez et de nos élus alors évidemment il on espère qu'ils vont voter contre ce projet de loi moi je pense qu'il se passait quand même ce projet de loi globalement je pense que on est on est dans un climat dans notre pays islamophobe raciste et que si ces gens étaient blancs aux yeux bleus il y aurait peut-être beaucoup plus de monde un petit peu l'histoire est conscient et encore il s'est heureusement voilà je vous remets donc je suis pas très optimiste mais quand bien même sommes des élus parviendrait à contrer ce projet de loi ça veut dire qu'on en resterait à la loi précédente qui elle-même terrifiante vraiment et par ailleurs ce qu'on observe aussi c'est qu'il ya un certain nombre de points de ce projet de loi je ne parle pas de la du rallongement de la durée légale de rétention administrative mais d'autres qui sont déjà en fait dans la pratique acté depuis belle lurette donc ça va entériner légalement ça va légaliser des pratiques courantes de la part de mende préfecture donc ce que vous dites c'est que on ne peut pas on ne résout pas tout avec un joli texte de loi c'est à dire que cette jolie texte de loi renom mais sinon qu'on ne résout pas tout en votant contre un texte de loi et de ses ça mais de toute façon il demeurerait des pratiques administratives nos pratiques de fait une mise en oeuvre de la loi qui elle peut varier du tout au tout d'une préfecture à l'autre d'un personnage d'un tribunal à l'autre enfin il ya une application de l'interprétation de la loi concrètes qui peut aussi apporter peut être encore pire que le texte de la loi n'y est pourtant l'interprétation de la loi fondamentale c'est la situation c'est très très similaire à la tentation de mai mais monsieur saura nous en parler un de l'arbitraire géré à l'ofpra combien de gens on connaît qui ont la même histoire qui viennent exactement des mêmes coins du monde l'un obtient son statut et l'autre est rejetée l'arbitraire cessera yousif tu va en parler beaucoup tu sais ce que ça veut dire l'arbitraire jeu pas comme on dit en anglais tu sais c'est comme le loto c'est à dire si tu tombes sur cette personne tu as un papier si tu tombes sur cette personne tu l'as pas etc etc ce que tu veux parler un peu de ton expérience de l'administration bonjour je sais pas un pour le nouveau loi mais avec l'ancien de loi d'où à l'époque duo françois françois rollin [Musique] aussi un présidente et avec l'ancien de loi personne ne pouvait imaginer que la vie pour un migrant ici est à paris ou en france en général par exemple un jour c'est un rêve le lendemain c'est un cauchemar c'est la pression il ya un petit espoir c'est la breya rien donc ça change du jour où l'on sait pas pourquoi ouais on sait pas pourquoi et moi personnellement je suis ici en france depuis juin 2015 on se raconterait à l'achat blais louis 8 8 juin 2015 je vous le premier je vois violence policy j'étais arrêté par la police il ya des gars et avait du gaz gtl commissariat j'avais un cocu tf1 et après gta le centre al aqra nos centres haute tension administratif je te pose les jeux du monde de l'asie de là bas et puis aussi j'étais alain dans un tribunal administratif pour annuler l'occulté f comme à l'époque où je comprends rien de français le juge il a dit non pour un nul et quand je rentre quand je rentrais à al aqra et le dit ok bah vous êtes libre alors que le juge venait de refuser oui et et vous êtes libre moi j'étais content d'eau dans un présent et depuis c'est le 13 juin 2015 et puis c'est ce jour là ma vie c'était très compliqué j'étais j'ai fait un entretien à l'aura de septembre 2015 j'ai entendu de leurs résultats onze mois après mais c'était négatif je ne sais pas pourquoi mais là s'est passé dans mon domaine après j'étais là c'est à dire ce que je veux dire encore si c'est ce que je veux dire si pour certains personnes si des textes ces deux lois si des textes aussi des idées mais c'est bon nous si la vie six personnes ont dit ok pour le bonheur refuge et qui pour les deux beautés de la cndr de rentrer lourd payé pour lui si c'est juste toi c'est un aider mais bon nous si si on rentre là bas on board leur vie et la mort oui c'est l'amant et il ya des gens qui comprend pas que moi je préfère doit être avec ma famille avec ma famille que je la première fois c'était il ya quatre ans oui la dernière fois de la fois mal donc je préfère doit être avec vous famille d'offres dans un village où il ya badauds odf ya pas dans le métro il ya pas tout ça mais quand on rentre ici les gens elle pense que non 1 on vient avec avec un avion avec un air france ou non on a d'argent là bas je sais pas moi comme on n'a pas de raison de rentrer ici en france bon on francette et ben moi une destination c'était bon c'est pas le truc de choisy si juste d'où par exemple angleterre comparant on parle anglais et le soudanais ils vont à la gaule terre parce que le papier pour le sudan et je sais pas ce truc là géré pas comprendre par exemple le papier pour le sudan et en angleterre c'est facile en france moyen pour les retient ici si facile dans tel pays sont moyens mais on est tous humains si quoi mais c'est quoi la différence entre un français ou un sous les néons et moi y'a pas différente que gérait pas content bref un mot destination c'était en angleterre de la langue de terre le payer de victoria donc avant j'allais à calais page été arrêté avec le site de crs et puis j'ai fait choix du monde de l'asile ici et après le truc que je ne comprends pas qu'est ce que je fais exemple j'ai normalement systématiquement si tu t'étais refusé par l'océan indien je crois que tf6 thématique montée reçu le message de l'ofii à 10h30 à 12h30 à 10h30 à la matin vous êtes une en situation irrégulière c'est pourquoi un long message chaque jour chaque matin alors oui je sais je suis encore en bon bref et qu'est ce que je fais si j'ai un cocu tf et je vous allez j'ai un accu tf mais je peux par exemple si je si je rentre à l'angleterre d'un accord l'accord de dublin il faut je rentre ici en france voici j'essaye de l'aller en espagne je rentrais en france donc trois ans j'ai passé pour un demande d'asile ici je joue en france donc tu imagines en espagne ce sera trois ans en allemand ça sera trois ans bon je suis pas mal quand même si je rentre pas en dessous d'un voulait peut-être réagiront les pieds des remarques n'hésitez pas à prendre la parole aux questions c'est toujours enfin rien de vous la parole des gens qui ont vécu le parcours et nous c'est vrai que on le vit par procuration 10 x 50 x 100 x ça fait deux ans et demi pour moi pour ma part que j'ai commencé à être aux côtés des personnes exilées et ça me rappelle le sentiment d'absurdité d'attentes infinie et de tourner en rond et comme tu dis aussi faim jour ça va jour ça va pas et nous on se réjouit parce qu'à chaque fois qu'il ya une bonne nouvelle on est content mais il faut voir que les bonnes nouvelles sont de plus en plus mauvaises c'est à dire que il fut un temps où on se réjouissait qu'ont les gens obtenait le statut aujourd'hui on se réjouit quand les gens obtiennent le droit de demander l'asile tout simplement on se trouve à être super content et apprend à aimer à temps il n'a pas encore l'asile il a juste eu le droit de le demander et c'est le résultat d'une telle bataille et d'une attente de tant de mois avec tellement de deux de haut et de bas de soubresauts de suspense et des arrêtés de transfert et des passages en centre de rétention des assignations à résidence des sorties du centre de rétention des postes dublin et on attend encore deux mois trois mois pour retourner c'est invraisemblable et quand on arrive au bout d'un parcours comme ça de neuf mois un an et la personnelle à son dossier de demande d'asile c'est vrai qu'on saute de joie et tout de suite on se dit mais il a c'est juste un dossier de demande d'asile quoi il a pas l'asile encore au bout de ça il ya un refus il ya une semaine des as il ya un réexamen c'est le délire quoi c'est le délire ça conserver mais ces personnes là qui passe deux ans trois ans comme tu 18 de leur vie aa je sais pas qu'elle me trouver c'est pas erré c'est vraiment en suspens être là sans savoir sans pouvoir se projeter quelque part et puis dans ces histoires il ya des enfants qui grandissent il ya des gens qui arrivent ils ont 20 ans ils ont 25 ans ils perdent toutes ces années non seulement à ne rien faire mais à devenir dingue donc c'est c'est ton histoire aussi fait c'est une histoire de plus qui traduit qui reflète sa et et c'est vrai que tant qu'on n'a pas vécu ces trajectoires là on mesure pas à quel point ces textes sont vraiment mes mais d'une absurdité infinie quoi c'est à dire qu'on a d'un côté des gens qui passent du temps qu'ils dépensent beaucoup d'argent qui se prennent la tête qui encombrent leurs tribunaux administratifs un tiers du contentieux administratif c'est bonjour c'est du droit des étrangers d'étrangers c'est des personnes qui n'ont commis aucun délit juste il leur manque un papier où ils ont raté un jour ou alors je sais pas quoi enfin des trucs donc d'un côté on a un appareil législatif et judiciaire qui dépense un argent public de dingue pour construire d entretenir des centres de rétention pour expulser les gens des dizaines de milliers d'euros pour chaque expulsion pour entretenir des centres d'hébergement pour y donner de l'argent à des associations qui vous pourrit qui vont faire tourner ses centres en marge ans au maximum sur le prix de journée tout ça pour pourquoi pourquoi faire pour un résultat même au regard de leurs propres objectifs qui sont iniques un résultat nul sergue les gens se font expulser certains meurent et d'autres reviennent et les gens continuent à arriver donc le résultat il est nul là le l'argent l'énergie dépensée ont été sommés rhône alpes c'est énorme et tout ça pour aussi c'est vrai que les résultats sont pas atteints mais par contre il ya quelque chose qui est fabriqué pendant tout ce temps la cdu c'est des vies gâchées c'est des gens qui deviennent dingues c'est des enfants qui ont leur enfance volée c'est des familles disloquées c'est c'est que de temps que quel gâchis de tous ces gens qui arrivent avec ils ont ils ont su remonter quelque chose de vachement dur c'est des survivants coincés des rescapés et ils ont une énergie ils ont envie de vivre is on est ici on les attend avec une matraque c'est incroyable quoi de voir ça et à la fin on se dit mais en fait on se protège de quel danger mais aucun n'y a pas de danger c'est juste des gens quoi à force qu'on nous en parle comme ça on a fini par croire que les mecs c'était des bonbons ambulante ouais ou des super on pourrait remplacer le terme de migrants par le terme de dix groupes de yens ou évaluer nos centrales je sais pas ouais on s'y met ou à la fin c'est des gens quoi ouais je sais pas qu'est-ce qu'ils ont pourquoi c'est quoi le problème quoi et en fait je ne sais pas on comprend pas quoi c'est incompréhensible et donc voilà ça c'était ma première réaction est est en fait voilà on se protège d'un dangers imaginaires et on va finir par en mourir quoi est-ce qu'on devient dingue on va construire on va finir par conclure départ en fait pourquoi on n'est pas devenu comme la hongrie déjà c'est juste parce qu' on essaie de se tenir un peu quoi on est pays des droits de l'homme mais en fait on va finir comme la hongrie qui a construit des barbelés le long de sa frontière nous on en a fait à calais des barbelés où on a payé pour construire des barbelés et qui a des camps quasiment enfin de concentration quoi on les tue pas mais on les enferme tout de suite dès qu'ils arrivent les migrants en hongrie qu'est ce qui nous retient à nous de faire ça pas grand chose ou ok donc tout à l'heure il ya eu la question de comment nous quel est le lien entre le travail législatif et et la vie dans la rue auprès des personnes et tout ça dans les centres mais en fait c'est vrai que j'ai envie de faim c'est vrai ce que tu as dit valérie en fait la nouvelle loi on en fait tout un truc pas ce que faisaient les plus terribles qu'avant mais depuis le premier jour moi la première fois que je suis allé sur un campement c'est pourquoi c'était pour on avait décidé de se réunir de se rassembler là à quatre ou cinq ou à 10 à 5 heures du mat place de la république parce qu'il ya des personnes qui dorment et l' interdiction de bâches et de tentes mais elle dormait là avec leurs sacs de couchage et qu'elle se faisait réveiller à coups de pied toutes les nuits à 2h à 5h par les flics ordre de la préfecture évidemment c'est pas les policiers qui sont les champs c'est que au dessus enfin par ailleurs ils sont méchants parfois mais je veux dire c'est pas sûr que le concentrant c'est que au dessus il ya des ordres et l'ordre c'était de les dégager deux fois par nuit alors nous on était là à 5 heures du matin parce qu'on sait que les policiers se tiennent mieux quand ils sont sous le regard de citoyens donc vous étiez là comme un rempart donc ma première marché allait céder même pas pour apporter à manger c'était en raison des violences policières ça a été mon entrée dans l'histoire du truc et donc c'est vrai que depuis deux ans et demi le quand je suis arrivé j'ai trouvé ça horrible mais depuis ça n'a fait que s'empirer mais c'était déjà horrible on était déjà c'est vrai c'est vrai que ce que tu dit valérie vous avez dit s'il ya quelque chose de nouveau dans cet engagement solidaire et tout ça ce qui est nouveau c'est que peut-être c'est des gens qui étaient pas politisés qui sont pas entrés par un angle politique qui sont entrés par un angle j'ai envie de dire à la fin mais voilà un angle humaniste quoi en disant bas je comprends pas j'habite un centre ville moi j'ai jamais vu deux camps de campements de tous âges avec ça existe je suis dans une ville de gauche qu'il s'agit d'un malentendu on va aller parler à la mairie et tout ça va s'arranger et en fait au fil du temps on est témoin de violences policières on était moins de maltraitance institutionnelle de toutes sortes on était moins de racisme on est témoin de d'actes illégaux de la part de l'état des préfectures on est témoin de la rouerie de tout ce système quoi qui applique même pas ses propres lois qui sont déjà pourri mais il applique même pas quoi ils essayent en plus de d'enfumer les gens quoi directement et donc au bout du compte on se dit mais qu'est ce que c'est que ce truc quoi donc effectivement on se radicalise sansone ausy ballon au bout de nos idées quoi si vraiment on veut la liberté l'égalité la fraternité il va falloir pousser une grosse gueulante quoi parce que là on n'y est pas du tout est passé à l'acte enfin il ya quelques vaches aubrac voilà de leur mieux pour faire respecter les lois et des valeurs ouais c'est ça la et c'est pour ça qu'on se fait après accusé de différentes enfin pas voilà par différents biais on se retrouve devant les tribunaux tout simplement parce qu'on a voulu faire appliquer la faire respecter la loi et faire respecter des valeurs qui nous sont chères on n'a pas le délit de solidarité c'est ça et voilà on en est quoi n'est donc pour l'histoire de comme on a vu la différence je vais prendre l'exemple de dublin et des familles où il ya deux ans les familles qui étaient du bim et on ne leur à paris la préfecture de paris ne délivraient quasiment jamais d'arrêter de transfert c'est à dire que une famille arrivée elle était du bim et à la préfecture on leur disait madame monsieur vous avez laissé vos empreintes dans tel pays et c'est donc vous délivre un récépissé procédure dublin et on vous héberge dans un centre d'hébergement d'urgence pour y quelque part izia l'est et au bout de six mois il s'était rien passé il revenait à la préfecture il passé en procédure normale et puis voilà ça ils déposaient leur demande d'asile et il l'avait ou pas mais voilà attendre ce délai la la on leur faisait juste perdre six mois alors nous et pertinents voilà mais on reconnaissait le fait qu'ils étaient rentrés c'est pas ça c'est que dublin était moins appliqués qu'aujourd'hui était beaucoup et notamment notamment c'était pour les familles notamment pour les familles parce que du blanc ça veut dire quoi ça veut dire au bout du compte on va expulser des gens expulser des gens ça veut dire les forcer à monter dans un avion voilà ce que ça veut dire aux besoins en lait en les entraves ans au besoin en leur mettant des casques en mousse aux besoins en les piquant avec des tranquillisants ça c'est ça que ça veut dire donc quand on est en face d'une famille moi j'ai déjà vu un récépissé procédure dublin avec une photo d'un gosse de six mois avec une tétine dans la bouche j'ai déjà vu ça quoi franchement voilà ça veut ça veut dire ça donc ans on se retrouve avec des familles qui ont quatre enfants entre 6 mois et 10 ans il ya eu un moment où la préfecture se disait je vais pas gérer ça mais aujourd'hui petit à petit on a vu des arrêtés de transfert être délivrée par la préfecture de paris à des familles on a vu des familles assigné à résidence c'est à dire des mamans soit enceinte soit avec des enfants de six mois y compris atteints de maladies graves parce que le les effets secondaires de toute cette situation de migration et de maltraitance c'est que je n'ai aucun chiffre mais je trouve que très souvent les grossesses les naissances les l'état de santé des enfants etc et encore même rage avant aux énormes et ils sont déjà dans une situation difficile au niveau administratif et où en plus il fallait qu'ils se rajoute la malformation congénitale le machin la cardiopathie et où est ben oui ça arrive souvent je trouve donc on a vu des familles avec des gosses de six mois malade avec des médecins qui disait c'est interdit de prendre les transports en commun de voir traverser l'île de france deux fois ou trois fois par semaine pour aller pointer dans un commissariat parce qu'ils étaient assignés à résidence on a vu des familles convoqué à l'aéroport qu'on a vu des familles en centre de rétention on a vu une gamine de deux ans qui refusait de s'alimenter pendant dix jours parce qu'elle était en centre de rétention avec sa mère voilà on va d horreur et ça ça c'est quelque chose qui est apparue petit à petit en tout cas en ce qui concerne la préfecture de paris voilà boulevard ney est au 8ème bureau a cité donc c'est vrai qu'on a vu la situation se durcir le lien entre la législation et les pratiques la législation à la pac besoin de changer en 2016 le règlement dublin 3 il existait déjà ils n'étaient pas beaucoup appliqué parce qu'il ya une procédure à suivre parce que ça coûte cher parce que les préfectures il faut lire le site du ministère de l'intérieur pleurer sur la situation des préfectures dire combien ils sont débordés combien c'est difficile pour eux de respecter les préfets les procédures combien les associations encourager demandeurs d'asile à des manoeuvres dilatoires 1 il faut faut lire ça parce que c'est quand même génial de lire le le camp d'en face quoi est donc en effet en jusqu'en juillet 2016 le règlement dublin avait un effet je dirais faible évidemment c'est toujours trop quand quelqu'un est renvoyé mais voilà c'était 6% de transfert sur la base de dublin 15 9 à taper du poing sur la table il a dit on va s'organiser et c'est là qu'il a mis des fonds publics pour cette politique d'hier il a demandé aux préfets d'appliquer plus plus sérieusement le règlement de dublin et il aa nommé il a recruté dix juristes une équipe de dijon rist alors rien qu'à la préfecture de paris pour pouvoir faire appel à chaque fois qu'un tribunal administratif annule et en arrêter de transfert voyez qu'on accompagne un demandeur d'asile il va faire annuler son arrêté de transfert par un juge et mais la préfecture elle fait appel aussi dit qu'est ce que tu lui veut quoi qu'est-ce que tu va l'emmerder encore ça suffit pas comme ça non ils font appel et donc il ya eu des moyens très importants qui ont été mis pour se servir de ce règlement de dublin qui était pas très appliqués pour qu'ils soient plus impliqués et on est passé en 2010 7 à 10% de renvoi et je suis sûr qu'on est en train de passer à 12 15 20 donc il n'y avait pas besoin de faire une loi d'immigration pour ça il suffit il suffit je dirais d'utiliser les outils qui sont en place et c'est vrai que même donc là je parle dans quelque chose de plus générale mais même les politiques les journalistes les associations qui cherche à défendre l'accueil à voilà qui sont du côté des personnes exilées et/ou parle toujours d'un effort à faire comme si la question c'est est est ce que comme si le curseur c'était combien d'efforts on peut se permettre de faire pour accueillir les miséreux voilà et personne ne dit jamais que ont fait déjà beaucoup d'efforts pour ne pas accueillir déjà on dépense beaucoup d'argent pour ne pas accueillir donc la question c'est pas de faire des efforts c'est de remettre les trucs à l'endroit quoi et c'est de dire voilà chaque année en france on à 84 millions de touristes on a huit cent mille naissances c'est déjà en plus ça ou est ce qu'on a entendu quelqu'un de dire il ya trop de naissance on va pas pouvoir les accueillir et semble a déjà entendu un truc comme ça on prend non est-ce que et on a on a cent mille français qui vivent dans la seule ville de londres est ce qu'on a entendu quelque chose sur les cent mille français à comparer aux 100 mille demandes d'asile dont on a fait tout un pataquès en 2017 donc il faut quand même replacer les choses dans leur contexte est ce qu'un nombre de places limité en france est-ce qu'on ait une salle de spectacle non mes capacités d'accueil non non on peut quand même très bien quand même bien souvent est ce que est ce qu'on est est-ce qu'on est aux normes agen est ce qu on a un nombre de places combien à combien on est trop on et 66 millions aujourd'hui à combien ce sera trop on n'en sait rien où personne ne peut répondre à cette question donc donc la première chose le premier combat à mener par les partis politiques qui défendent la voilà les personnes exilées qui veulent qu'ils veulent pas de cette situation c'est mai mais pour eux c'est risqué tout le monde a peur de le dire mais c'est qu'en fait il n'y a pas de problème et qu'il faut remettre les choses dans le bon sens quoi ces personnes qui arrivent si elles si elles sont dans des situations problématiques c'est nous qui lie les y avons mise premièrement en voit l'artiste et en participant à la déstabilisation des pays jédir hier encore macron a dit à la télé j'ai demandé qu'on augmente l'aide au développement mais déjà mais part de ces pays ne les aident plus si c'est pour les aider comme sa part ne faisons plus rien donc on participe à la déstabilisation on ferme les frontières donc les gens consacrent tout l'argent qu'ils ont à venir ils arrivent ici on les dépouilles de tous leurs droits on leur interdit de travailler et après on se dit ah bah oui il faut les aider et ils vont être assisté tout ça mais ça va pas ok donc donc le truc c'est de remettre les choses dans l'ordre et de dire arrêtons déjà de créer ces situations où les gens ne peuvent pas s'en sortir et puis on consacrera notre temps et notre nos ressources et bas à faire des cours de français ou à organiser des visites voilà deux je sais pas quelle région on fera des trucs sympa quoi être permettre mais les gens en eux mêmes ne sont pas un problème ou et qui le dit ça au lieu de dire il faut faire des efforts on est payé dans la globe on s'en fiche de tout ça il suffit de laisser les gens venir et il y aura beaucoup de problèmes qui n'existeront plus alors justement alors j'espère je pense que jean charles beer à un mot mais je veux juste dire moi en plus chaud à daniel qui vient d'arriver danièle obono dont il est député la france insoumise jeter annoncé un tous avec tu arriverait un jour est donc bienvenu ce soir on a commencé le tour de table donc voilà j'ai déjà présenté à tout le monde qu'ils étaient là donc le responsable associative qui sont ici aubépines et valérie et youssif qui est débouté de la scène des enfants du de la demande d'asile et qui est aussi écrivain et ingénieur en informatique voilà qui nous a rejoint et tu connais bien aramis et je te présente jean charme allemand qui est officier de protection de l'ofpra et qui a peut-être une réaction sur ce qui vient d'être dit oui donc je voulais pas déjà réagi en disant que j'interviens en tant que officiers de protection syndiqués cgt ofpra et dans une intersyndicale qui s'opposent à ce projet de loi je ne suis pas la voix de l'ofpra il ya un directeur général qui s'en charge et par contre mentionné nous sommes en fait sur toute la chaîne de l'asile beaucoup de professionnels où ils compris dans tant que tel de l'asile qui sont mobilisées contre cette fois encore tout à l'heure devant l'assemblée nationale que ce soit depuis les travailleurs sociaux jusqu'à c'est pas les collègues et les personnes de la cndr contestation sur wii sur chaque étape concernées qu'on conteste le à la fois ce qui a dans la loi et ce qui est effectivement il ya tous cas pas dans la loi qui fait partie du contexte actuel en fait mais c'est évidemment des fois même la loi peut paraître très technique et n'est peut-être que le dernier élément ce qui couronne en fait un ensemble de pratiques de règles et contre lequel c'est joli et elle c'est cette volonté de s'exprimer en contre dire aussi que cette l'alleud on est mobilisé soit en tant que professionnel de l'asile contre le titre d'un bal titre d'un quai de la loi qui concerne l'asile parce qu'il ya effectivement il ya une migration et et justement le problème c'est que non pas qu'on veuille hiérarchiser les personnes mais le fait de mettre dans un même loi c'est en fait c'est faire dépendre toutes les deux toute l'idée de l'asile de cette fameuse pression migratoire et c'est pareil quand on regarde les chiffres y compris faire la france a cessé peu de personnes par y compris la comparer à d'autres pays qui ont 100 millions de cas des réfugiés la france ce n'est pas ce chiffre on pourra aller reprendre l'autre élément c'était un petit peu pour pour illustrer je vous ai amené aussi en tant qu'officier de protection nous avons ce ce manuel des procédures du hcr c'est parce que la chine ne ce n'est pas une politique en tant que tel nous appliquons un droit international les engagements internationaux nous engageons aussi des portée constitutionnelle à l'asile donc c'est le même si on sait aussi mobilisés parce qu'aussi une jurisprudence du conseil constitutionnel qui dit qu'on ne peut la loi ne peut rendre que plus effective d'asile est donc en asie l'effectif ce n'est pas effectivement le mettre dans le titre de la loi c'est effectivement de se poser beaucoup de questions y compris qu'ils viennent d'être posés sur les pratiques et j'aurai le conseil d'état se demande bien pourquoi cette loi donc après on nous après on va intervenir sur des éléments qui nous touche directement sur ce qui hélas cette réduction des délais qui semble qu'il n'est pas en fait par rapport à une vie gâchée pendant trop longtemps c'est qu'il faut faire tourner dans les cada faut faire tourner les ailes les cadres les centres d'accueil faut faire tourner le l'octroi de la dalle allocations et c'est ça il faut que ça tourne c'est ça en fait à accélérer les délais et c'est pas c'est pas forcément pensé en termes de projet de vie qui est derrière est en tout cas l'ofpra pour l'instant le faire instruire en trois mois aurait demandé en deux mois donc il ya effectivement beaucoup d'éléments qu'ils vont faire finalement paraissent très technique et qui vont nous paraissent tout allait quasiment des au delà d'un d'un traitement de qualité on va dire mais est-ce que ce qu'on voulait dire c'est qu'effectivement le rendre plus effectif le droit d'asile c'est effectivement ce n'est peut-être pas tous ces éléments de loi de loi mais effectivement c'est soit appelé le premier accueil l'accès à la langue prendre le temps de faire son dossier justement est certainement pas de passer de 120 jours à 80 jours le fait de devoir faire un dossier pour qu'il soit considéré comme une procédure normale c'est 90 à 80 jours ça veut dire qu'on a à 90 jours ça veut dire qu'on a baissé à temps et voilà qu'on me laissait alors même que le du fait même d'administration du fanous les temps se rallonge pour pouvoir accéder à la presse- procédurales après procédure va tout et rallonger une fait même de négociation le temps de ne même pas pousser le temps qu'on donne aux personnes pour constituer un dossier a été réduit alors même qu'on rend plus difficiles les conditions d'accès est ce que vous disiez sur la guerre c'est absurde il connaît aussi bien de dire on va de moins en moins on voit aussi des hommes est déjà l'heure actuelle avant même parce que ça s'applique pas encore on voit que c'est difficile de trouver la traduction dans la bonne langue je veux dire c'est le il ya plusieurs types d'arabe vous irez d'antan bon bain dans la va-vite barral soudanais traduire par un à g quelqu'un qui parle arabe maghrébin jeudi c'est un exemple comme un autre et on peut tout prendre toutes les langues les langues de l'afghanistan et nous dire traiter une demande d'asile c'est forcément il ya cette question de la langue qui est très important or on sait aussi mobilisés parce que par contre là la rapporteure 2 du projet de loi est venue de à la fois devant l'ofpra et nous a accueilli fin mars alors que tout était déjà bouclé en pensant qu'en tant que cette protection est avec cette question des langues de l'entretien qui était censé nous mobiliser non en fait si on s'est aussi exprimée c'est aussi par rapport aux missions de l'asile en tant que tel mais est ce aussi parce que nous sommes à un moment de l'étape mais on surtout ce parcours est bien sûr nous ne sommes pas insensibles à tous ce que c'est ce qui se dit ou les les obstacles à l'entrée dans la procédure le fait est que le texte de loi va durcir pénalise le franchissement illégal des frontières alors ça c'est le fait même d'être un réfugié que de franchir une frontière ils ont refoulé plus tous les obstacles fac on peut voir et compris les réfugiés sur le chemin de la préfecture qu'on arrête alors alors même qu'ils vont déposer leurs dossiers auxquels je dis oui donc nous on va arriver après sur cette petite morceau qui va déterminer le statut de réfugié donc comme je dis c'est c'est pas c'est aussi des règles sont normés au niveau international c'est avec aussi bon certainement le biais aussi à genève de ces critères très très précis à la fois ci aujourd'hui c'est un stop de protection mes textes 1951 c'est aussi une forme de restriction des principes de la déclaration universelle des droits de l'homme de 13 articles 14 ou 15 ans passait jeudi sur la liberté de circulation d'installation et le droit de choisir son pays d'asile à terme de deux textes de 948 normatif et la convention de genève est une restriction non ça devient un texte dit de protection et c il a aussi une histoire qu'il faut comprendre pour pouvoir qu effectivement après une fois qu'on applique là à l'ofpra dont on fait rentrer les personnes ou pas dans des catégories mais c'est le même nom mais c'est la philosophie de ces le travail de naufrage je sais très bien maintenant ce que l'on fait y compris si on essaye de très ouvert sur chaque élément du récit qui peut nous être fait avec tout si la protection subsidiaire donc en fait quand je disais que c'était c'était insensé en réalité non ça poursuit une certaine logique mais qui n'a rien à voir avec ce que vous disiez sur les finalités initialement alors certains diront idéalement parce que c'est comme ça qu'on vous défend tout d'un coup les choses les intentions du droit d'asile qui étaient perçus au départ ou de l'accueil des réfugiés de manière générale qui était perçu comme un droit fondamental oui donc tout homme jeudi qu'ils avaient tout se vend à un engagement international mais aussi une valeur constitutionnelle dont quand même donner l'aumône aux peut-être tu veux non oui c'est sûr la voix sur la notion même de droit d'asile en fait effectivement on peut pas reprocher à l'ofpra d'être l'ofpra jeudi reçoit on dit qu'il faut pas qu'il existe on combat la notion même de droit d'asile et ont dit que le droit d'asile pose un principe de tri c'est à dire qu'on va accorder à certaines personnes le statut on va aller comme on appelle ça allait reconnaître réfugiés et d'autres on ne va pas leur reconnaître ce statut d'accord donc il va falloir qu'il s'en aille et je veux dire il ya eu des travaux universitaires qui ont été faits sur l'ofpra et qui montre que le la convention de genève déjà elle est issue d'une bataille politique entre les pays de l'est et les pays de l'ouest à au sortir de la guerre est ce que on reconnaît le droit de se réfugier au titre ii du politique audit de la fin de des problèmes économiques voilà donc c'est l'ouest qui gagne qui dit on privilégie les libertés individuelles et on reconnaît les réfugiés sur une base politique donc déjà ça c'est un premier truc on n'est pas obligé d'être d'accord il ya rien d'universel là dedans et à partir de là le texte de la convention de genève il est utilisé au fil du temps en fonction de considérations géopolitiques on accueille les boat people comme ça on critique c'est très bien pour eux mais je veux dire parce que c'était un contexte où on critique quand même voilà on est on accueille les espagnols après on les accueille plus fin ça dépend de deux voilà du contexte et c'est donc ça n'a rien de naturel ça n'a rien d'universel et donc voilà il ya une thèse qui a été notamment fait sur un sujet que dont je viens de rappeler les certaines grandes idées c'est la thèse de karen à coca sur le fonctionnement de l'ofpra depuis les années 50 et c'est vraiment éclairant sur pour déconstruire cette idée que le droit d'asile ça serait la panacée la droite le droit d'asile c'est un principe de tri et il ya beaucoup de personnes dont je fais partie qui au contact des personnes exilées et de leur trajectoire de leur parcours etc finissent par se dire mais en fait non quoi oui je veux bien reconnaître si ça les aide à se reconstruire que certains sont venus pour des raisons politiques et d'autres pour des raisons économiques parce qu'on a entendu ça aussi il ya des gens qui disent moi je suis un réfugié politique très bien si dans sa serre à la reconstruction et c'est parfait et je veux dire le principe même de trier les gens à la fin on n'est pas d'accord avec ça donc oui dernière des nuages compris et puis après oui mais je pense que c'est justement tout là la logique pernicieuse de ce que de ce que vous avez dit sur le fait de mettre dans un même texte c'est de ces deux dimensions parce que y aura énormément de choses à faire y compris sur le droit d'asile aujourd'hui au 21ème siècle sur la complexité ça a été dit par beaucoup des facteurs qui poussent à être réfugié un moment donné à être exilés et où le politique l'économique le social ce même donc ça devrait être pouvoir être visitée ce serait certainement l'objet d'un débat légitime est intéressant de dire il ya des droits que je pense universel dans le sens où ils doivent pouvoir s'appliquer et être pour tout être humain mais qui sont le droit c'est un procès le produit du d'un contexte et d'un rapport de force et nous en tout cas on est pour voilà l'extension des droits on pense que vous plus plus ils sont ouverts plus ils peuvent protéger tant mieux donc donc ne serait ce que sur le droit des idiots y aurait beaucoup à faire et moi je m'en rappelle dans les auditions nous avons fait il y avait cette idée qui comprime j'entends ce que vous dites sur le caractère déjà particulier de la convention de jeunesse mais même dans le cadre de la convention de genève il ya la jurisprudence anglaise exxon qui permet en fait de d'élargir beaucoup plus que simplement une personne qui est un opposant politique la vision de les réfugiés politiques et qui ont droit d'asile celle opposant politique qui s'oppose à un régime dictatorial et qui accueillit mais en fait y compris dans la définition des cas théophin en vertu de sa son appartenance sociale etc on peut avoir une vision en fait c'est toujours un choix politique de leur devoir de manière restreinte ou élargies la question du droit d'asile et donc c'est il ya vraiment une logique pernicieuse politique à mêler les deux parce que ça ça justifie en fait l'argumentation du gouvernement qui est très clairement et ça a été dit il ya ceux qui auraient vocation je déteste vraiment ce terme passe comme si on avait qui conçoivent et vocation d'être arrachée de son pays de subir les pires violences pour pouvoir être accueilli en france c'est vraiment ça dit tout le le caractère absolument affreux de cette logique dont ceux qui auraient vocation parce qu'ils ont bien été persécutés voilà des titres politique et puis les autres voilà qui dont on ne sait trop que faire mais en fait on si on sait ce qu'on en fait c'est à dire qu on les maintient dans la clandestinité la précarité parce qu'ils servent bien quand même ça c'est ça c'est le débat pour le coup sûr la politique de nathan mais je pense que c'est important je te demande dans ce dans cette démarche de comprendre voilà deux de partir de ce fait là quoi c'est effectivement de dimensions différentes qui nécessitent bas y compris à un travail d'élargissement sur la question du droit d'asile nous ce qu'on a proposé du coup bas dans en acceptant malgré tout le cadre qui a été imposé par le projet de loi de d'aborder la question du droit d'asile en proposant la création par exemple de nouveaux statuts de dire par exemple un statut de détresse climatique et de détresse humanitaire où on pourrait considérer que du coup on le sait la question des réfugiés climatiques tout le monde le dit et l enjeu des prochaines années des prochaines décennies donc du coup c'est un enjeu politique et donc quelqu'un qui a obligé de quitter son pays sa région parce qu'il ya cette cet enjeux climatiques de ce dérèglement dont ils compris les gouvernements sont responsables les états sont responsables par les politiques productivistes lui-même bas devraient pouvoir être considérés voilà comme un réfugié au sens de genève donc ça c'est par exemple une des propositions que que l'on fait nous dans des propositions alternatives qu'on a présenté à l'assemblée dans notre dans notre contre-projet il à vous présenter ça on demain je sais prévue demain oui oui je pense qu'on va on va caler le d'accord la conf de presse la maison le projet va être diffusée toute façon publiquement et voilà donc y compris dans le temps le cadre actuel du ii de la convention de genève il ya les moyens d'étendre en fait ce principe c'est une des stratégies en fait qui est une ruse par rapport à un système qui est déjà hyper restrictif et qui construit un dont la visée est restrictive il est fait pour exclure ans que les gens c'est un parti pris ce que vous disiez c'est fait pour mettre de côté donc il peut y avoir une stratégie de contournement consiste à dire on va multiplier les possibilités de recourir à l'essai en espérant que vois je une volonté voilà des larges et aussi le débat parce que j'entends bien qu'on en fait aussi un argument politique sur ses excuses et moi en fait moi je partage absolument pas mon genre déjà votre point de vue l'ofpra est une machine à exclure quand on cumule aux freins et cnt à 76 pour son refus 76% on en a parlé il ya longtemps et aussi quand tu étais encore demandeurs d'asile officiellement tu avais écrit ce très beau texte qui se terminait par j'y suis j'y reste je ne partirai pas qui est un slogan des dix sans-papiers ce distinguo nous finalement enfin la pratique un fait que il n'opère plus sur nous d'une part parce que comme l'a comme l'a très bien démontré qu'à rennes un coca que tu cites est si le bloc de l'est avait gagné le réfugiés économiques aurait été le parangon aurait été vraiment le plus méritant a bénéficié de notre protection au détriment du réfugiés dits politiques d'autre part comme vous le disiez vous même parce que distinguer l'économique du politique et du social n'a aucun sens on le sait très bien et enfin parce que quand on passe un entretien à l'ofpra et on a énormément de retours de ce côté là l'officier de protection part du principe que la personne ment quand elle et érythréenne elle est soupçonnée d'être éthiopienne quand elle et afghanes elle est soupçonnée d'être pakistanaise et quand elle et soudanaise on suppose cali tchadienne et c'est comme quand on dénoncer l'absurdité de cette machine à broyer les pas absurde elle est absurde d'un point de vue comptable elle est absurde si on a envie que le climat entre les personnes qui vivent sur un même territoire soit plus apaisé mais l ain idéologiquement il ya une cohérence derrière tout ça donc moi j'ai pas envie comme on est entre nous ici vous voyez qu'on pousse des cris d'orfraie comme si on découvrait l'eau chaude si parce que je pense que justement dans ce qu'on fait ici c'est aussi d'expliquer oui je n'en mets bien sûr mais ce que je veux dire c'est que le droit d'asile nous aussi au départ on était pour une extension du droit d'asile mais en fait c'est ce qu'il faut c'est la mort du ces états où c'est ce distinguo entre l'étranger et le national tant qu'il perdurera donc il sera la base des arguments dans ce qui sera le paradigme de penser des élus eh ben on s'en sortira pas parce qu'on sera plus ou moins et on sera toujours plus ou moins et on sera toujours prêt à redevenir plus jean luc mélenchon quand il est allé à calais est ce qu'il est allé voir les 12000 personnes qui survivaient dans le bidonville non pourquoi parce qu'ils n'ont pas le droit de vote il n'est pas allé les voir ses 12000 personnes ne comptait pas il s'est déplacé jusqu'à calais il n'est même pas allé les voir comment voulez vous qu'on ait foi nous aux politiques vous avez peut-être vu son discours à calais je l'écouté avec attention et j'ai bien relevé qu'il sa priorité c'était quand même d'essayer de voler fort pas de volet de reprendre de reconquérir quelques voix qui allait partir au front national et que ça c'était bien plus important que d'aller parler à des milliers de gens à des personnes qui arrivent du soudan d'erythrée du mali du maghreb ou d'ailleurs parce qu'il ne s'est même pas déplacé jusqu'à elle non non je vois pas on doit alors que je suis désolé après je vais pas répondre pour jean luc mélenchon qui par ailleurs n'est pas allée qu'à calais il était en italie récemment je parle de la campagne aura la joie les programmes migrants de la france en souffriront la dernière présidentielle qui a été élaboré par qui par un des fondateurs de sos racisme elle est où la rupture vous savez ce que c'était les propositions c'était le droit de vote des étrangers aux éditions locales wahou waouh non mais ward et c'était quoi c'était que les personnes qui avaient un boulot il faudrait leur donner des papiers puis les autres voilà quoi non je connais pas que c'est gênant la wii mais tout le monde pense pas lui ai dit moi c'était le programme à iguerande la campagne présidentielle je pense que c'est une rupture avec les propositions des autres partis monde réel wind jouer voilà mots ce que oui après on va on va et d'ailleurs on s'appuyer là dessus et sur le travail qu'on fait pas juste une seule personne mais beaucoup de deux camarades sur ceux sur cette équipe thématique on a un livret migrants le programme on a un livret benghazi migration et on sait appuyer là-dessus pour faire un nos propositions là qu'on va qu'on va présenter prochainement mais moi je pense réellement que y compris si on si on fait cette émission là et si on va mener cette bataille là c'est pas une posture du coup électoraliste franchement on n'a rien à gagner là dessus hein au contraire on va y arriver on a nommé au sénat mais c'est pas une question pour pour draguer c'est une question de nous quelle vision on a compris parce qu on est dans un positionnement on veut être en responsabilité on pense être en responsabilité et on veut se dire voilà quelle vision on a nous aujourd'hui de comment on organise la société avec des citoyens avec des habitants avec des des migrants et des migrantes et donc on se met dans cette situation là donc c'est alors il ya le temps de la campagne électorale mais même dans la campagne je pense qu'on a toujours eu cette vision là et donc on part du principe effectivement et c'est ce qu'on dit on pourrait lire le document qu'on a produit on dit que oui aujourd'hui bas ce n'est pas vrai qu'il y à une invasion ou des hordes aux frontières ce n'est pas vrai d'ailleurs que ce soit l'europe où la france qui accueille en priorité et les réfugiés et les migrants se sont d'abord les pays du sud on bat en brèche toutes ces toutes ces idées reçues et on part du principe que oui toutes les personnes qui sont là aujourd'hui il faut pouvoir les accueillir dignement quel que soit et sans a priori 2 est ce qu'ils sont et ce qu'ils rentrent bien dans les cases voilà le principe de base c'est celui là et c'est celui qu'on a toujours affirmé alors ça ne s'est peut-être pas assez entendue mais y compris pendant la campagne c'est ce qu'on sait ce qu'on a affirmé donc ensuite la question c'est comment sort effectivement de deux décennies et des décennies où on a matraqué tous les poncifs dont je vous parle à comment est ce qu'on arrive à raccrocher les gens à partir de ski et leurs réflexes alors je dis pas que tout le monde des merveilles extra mais le réflexe des gens moi que j'ai vu dans le xviiie arrondissement à calais etc c'est de tendre la main voilà aux gens qui sont dans la rue d absolument désemparés et donc on part de là pour accrocher leur dire vous avez raison d'être indignés et ceux contre qui vous vous devez vous indigner ce n'est pas contre les migrants cessant les gens qui sont responsables de ces situations là et on propose un certain nombre de mesures alors on peut dire que ces techniques mais je pense que ça part vraiment d'une autre vision de la société d'une autre vision y compris des rapports internationaux on dit qu'il faut par exemple s'attaquer et c'est pas juste une formule de propagande aux causes qui créent les migrations forcées au niveau économique au niveau politique et ont fait des propositions là dessus on dit qu'il faut mettre y compris sur c'est sûr sûr sûr cette question là bas un rapport de force au niveau européen parce que ça a été dit sur dublin etc et ça ça fait partie des éléments du débat européen que l'on porte et on assume de le porter et c'est pas très populaire non plus et on assume de dire ben quand les gens sont ici ben voilà on fait en sorte qu'ils soient accueillis dignement qu'ils puissent avoir accès à tous les droits et qu'on puisse s'en sortir ensemble parce que et se finit là dessus finalement on n'est pas dans une situation et ça c'est ce qu'on dit pour tout le reste c'est pour ça que c'est pas une question sectoriel pour nous on n'est pas dans une situation où on pourrait dire on est au lendemain de la guerre même quand c'était le cas ça peut empêcher la solidarité on est dans un pays détruit on est dans un pays qui produit des richesses y compris les migrants qui produit cette richesse là que l'enjeu c'est pas une question de rareté c'est pas une question de on peut pas quel est l'effort concours qu'on va devoir faire en plus c'est dire comment est ce qu'on partage cette richesse là et nous ont dit qu'on peut voilà la france peut le faire est vraiment alors je pense que il faut enfin il faut y compris il suffit pas de le dire faut aussi le prouver être dans la lutte aux côtés de tous et toutes et je pense que au delà jean luc mélenchon on à eric coquerel député du 93 qui est investi depuis des années dans la lutte de soutien aux sans-papiers il à danielle simonnet il ya nos militants nos élus qui sont concrètement dans cette lutte là donc voilà je pense que pour nous c'est un élément de notre stratégie politique en tant que tel et on assume ce positionnement alors on verra avec les amarres sait où on est on est le drame et à l'écho le ca réuni cent mais après on connaît pas le droit d'être un peu un peu des différentes questions et je pense que c'est légitime y compris avec d'autres courants qui vont dire par exemple il faut qu'il y ait plus de frontières par exemple etc mais je pense que ça c'est un débat tout à fait légitime mais que notre positionnement il n'a pas enfin il souffre pas de la pose d'un apps d'une absence de vision de stratégie et de cohérence avec avec l'ensemble donc moi je vois là je trouve que j'ai aucun problème à discuter compris par point par point la confiance qu'on puisse dire que c'est pas assez révolutionnaire soit mais je pense qu'il ya une vraie cohérence et je pense que aulas ici ne serait-ce qu on arrivait à gagner dans ce qu'on appelle l'opinion dans la société deux ou trois des points qu'on qu'on essaie de mettre dans le débat et qu'on va essayer de mettre dans cette semaine je pense que ça voilà ça peut aider à changer le rapport de forces c'est pas nous qui allons le régler et on n'a pas les forces législatif pour le faire mais voilà je crois vraiment que les idées comporte mais elle est plutôt la lutte des migrants et des migrantes voilà ensuite tous les débats sont légitimes mais je pense qu'on entre nous c'est pas cela qui fonde et comment vous la présentez là l'assemblée juste à temps dans le jeu on va en parler mais j'aimerais d'abord qu'on passe aux questions parce qu'on va être un peu limite sur le temps et victoire va venir poser les questions qui ont été posées lors du de la première partie du débat et jean-charles vous pourrez également évidemment a terminé à oued el kader et pour vous fait une place à viktor bonjour mr bonsoir alors à concevoir toutes et à tous bah déjà les justes rôle ainsi les insoumises en soumises qui sont extrêmement nombreux ce soir à nous suivre donc sur youtube et sur le fil twitter de la france insoumise beaucoup de réactions très enthousiaste au débat également est très sensible à ce thème alors il ya vu une première question qui est revenue très largement durant la débat c'est en quoi cette nouvelle loi qui va qui est au stade de projet de loi va aggraver la situation sur quels points précisément factuellement quelles sont les dispositions en fait qui font polémique si on pouvait un petit peu explicite et tout ça alors je sais pas qui qui peut répondre dans la bataille par exemple dans l'examen du projet de loi en commission est ce qu'il ya eu des accrochages est ce qu'il ya eu des des conflits importants y compris au sein même de la majorité ce qu'on a senti ici d voilà des points d'accrochage qui manifestement portent sur des questions qui sont véritablement impossible enfin au sens bon bout on dépasse son dépasse les bornes quoi alors qu'elles sont déjà dépassés il perd longtemps mais bon est ce que est ce que c'est possible de faire pire malheureusement ils sont partis pour quelques points mais ça a été évoqué sur dd l'allongement de la durée de rétention c'est un mois un point important par la rega attention donc ouais tu vas là la réduction du premier il est trop court alors la lange comparses de 45 ha il avait prévu 120 et 135 ils ont mis à 90 voilà c'est le compromis dorieux de trouver au lieu de 45 donc on passe de 45 leur projet c'était 120 et on arrive à 90 130 135 80 10 à temps pour faire le lien avec tout ce que vous disiez avant il est loi précédente qui était passée l'idée qu'on disait que c'était un projet de loi et le droit extrêmement dur de loi extrêmement dur quand on prend la durée de rétention qui signifie concrètement une personne qui n'a rien fait qui n'a commis aucun crime on va l'enfermer dans un centre fermé pour une durée longue on est passés avec charles pasqua en 93 de sept jours à dix jours sarkozy a ensuite triplé pour faire passer à 32 jours en quarante ans il est passé ensuite à 45 jours en 2011 et là donc on est passé en trente ans de 7 jours à 45 et là on m'aime pas donc sept ans puisque la dernière loi sur ce point et de 2011 on veut passer à + 45 jours donc doubler à nouveau c'est pour ça en mathématiques c'est une asymptote on ne sait plus où ça va s'arrêter en fait et c'est exponentiel unes des autres excusez-moi mesure c'est la réduction du délai de recours donc ça qui fait voilà donc de 15 jours à 7 jours d'accord alors qu'il semblait plutôt que dans le cas d'un donc une décision de l'ofpra qui dit par exemple on refuse l'asile cette personne s'est arrêtée de transénergie voilà oui c'est pour ça c'est déjà pas dit non mais je sais même pas à quoi sert à rien de précis n'est qu'ils étaient la loi qui a été votée en février donc c'est un cas particulier là on est dans le cas général demande d'asile le délai actuellement est de 1 mois et il veut le faire passer à quinze jours et rendez vous compte quand même de ce que ça signifie parce que actuellement par exemple vous demandez un papier à votre mairie la mairie ils refusent tout citoyen tout citoyenne a deux mois pour demander des conseils et ses amis éventuellement aller voir un avocat et ensuite préparer son dossier pour contester sa devant le juge deux mois et bien une personne qui est demandeur demandeuse d'asile actuellement il a un mois pour faire tout ça quand son dossier a été refusé par l'ofpra et ils veulent faire descendre sa à quinze jours une personne qui ne connaît pas notre système juridique qui ne parlent pas les seins en français et qui va même pas nécessairement les appuis les avocats les associations c'est tout simplement inimaginable inacceptable et des deux autres donc ont cristallisé les débats il ya la question du délit de solidarité du coup qui a fait l'objet de plusieurs amendements pour le supprimer est ce lui je pense que vraiment où on a faim voilà le débat a montré tout tout l'inhumanité de des positionnements du gouvernement c'est sur la mise en rétention des enfants mais leur attente une passe vite sur le délit de solidarité mais ils l'ont supprimé ou pas non est ce qu'il ya eu des amants vous vous avez présenté les en a pour le supprimer on est bien plusieurs rouleaux un autre groupe le groupe gdr avec les députés communistes le groupe de nouvelles gauche et puis je crois que le modem aussi avait un amendement est d'arriver quelques quelques en marche minoritaire avait des amendements beau toute une série d'amendements et alors je sais pas c'est sûr là où celui ci ou sur la mise en ce sens entre dans l'intention des enfants ou où le gouvernement a dit qu'il allait reproposer non non excusez moi c'est en fait la majorité en marche oui qui avait proposé qu'il y avait encore écrit une sorte d'amendements en fait qui empirait les choses parce que en fait ils ont enfin il oubliait les exceptions familiale ce qui faisait que c'est voilà c'est ça dure si c'est en fait la procédure dit de délit de solidarité ils ont retiré leur amendement disant qu'ils allaient le réécrire pour que ça tienne compte des remarques qu'on avait fait donc là je sais pas j'ai pas vu la version mais si l'on n'en redéposer un ouf voilà donc pour commencer sa et le dernier voile à la mesure je pense que la plus malheureusement emblématique c'est le refus d'interdire la mise en rétention des enfants même accompagnés de leurs parents c'est à dire que isolé mais ce sont des familles qui sont mis qui sont qui sont mises en rétention est donc là aussi il ya eu un arc de deux sensibilités politiques très large sur sur cette demande que le ministre et le rapporteur ont simplement rejetés en gros en dix ans effectivement c'est intolérable mais nous allons continuer à le tolérer a le elle poursuit avec des arguments en fait juste assez assez indigne voilà en faisant tous les amalgames alors je vous passe les sorties de gérard collomb sur les hordes etc il paraît que faire souffrir les personnes victimes y compris des passeurs ça permettra d'arrêter les passeurs puisque c'est censé être l'argument de dissuasion ça ce sans cesse à dissuader les passeurs il y avait largement des passeurs il ya l'argument bas de l'appel d'air bien sûr voilà enfin tout le le fera train de l'extrême droite qui est repris son jeu sur la rétention des enfants c'est quelque chose qui existe déjà puisque le défenseur des droits fait un décompte et toutes les associations juridique présente en centre de rétention chaque année donne le nombre d'enfants qui sont passés en rétention à ce titre et en 2017 il ya eu plus d'enfants mis en rétention en france métropolitaine parce que mayotte c'est 4000 donc c'est vraiment à part mais que dans les cinq années précédentes donc il ya eu 3 150 ou 300 ou 350 enfants qui sont passés en centre de rétention en métropole plus 4000 à mayotte en 2017 et donc c'est une pratique qui existe déjà pour laquelle la france a été condamné six fois par la cour européenne des droits de l'homme qu'elle en a rien à faire ça continue et ça augmente et là effectivement il y avait un amendement qui était déposée pour interdire la mise en rétention des enfants vu qu'avec la mise en rétention des doubles in et ce en délivrant un arrêté de transfert et l'augmentation de la durée de rétention on va avoir la multiplication des cas de familles en rétention et donc il y avait cet amendement pour interdire la mise en rétention des enfants qui évidemment c'est pas c'est pas c'était prévisible a été refusé c'est normal quand on est dans cette logique de restriction des flux etc c'est tout à fait logique voilà après accord en deux articles donc il ya plein de choses sur les télés audience la justice dégradée mais donc voilà la question des langues aussi excusé jeudi revenir sur un dernier choc qui a évoqué la députée danielle obono c'était l'argument qui souvent sorti par le gouvernement et par la droite qui est la question de l'appel d'air parlons chiffres puisque on les a évoqué un petit peu avant mais j'aimerais les données de manière un peu précise je les ai sous les yeux concrètement est ce qu'il y à une crise migratoire non il y à une crise de l'accueil il ya une crise de l'accueil parce que dans le fond le nombre de personnes qui arrivent en france pour demander l'asile est relativement faible pourquoi actuellement en 2017 on a eu 100 mille demandes d'asile environs qui ont été déposées cent mille le chiffre peut faire peur mais c'est un badaud en ballons de baudruche qui se dégonfle assez rapidement en allemagne ces deux cent mille pour 2010 est aussi et si on vient en 2016 et là vous allez vous rendre compte à quel point c c'est vraiment comment dire une sorte de propagande médiatique autour qui peut exister qui donne une vision faussée de la réalité en allemagne donc en 2016 il y avait sept cent vingt mille demandes d'asile combien en france 77 1800 et si on retourne encore en 2015 440 et demi il demande d'asile qui ont été déposées en allemagne et seulement 74 mille en france donc ce chiffre de cent mille on peut aussi le mettre en rapport avec un autre chiffre qui a été évoqué et marteler à de nombreuses fois par le défenseur des droits jacques toubon qui était combien est-ce qu'il ya deux personnes qui viennent de l'union européenne ou de pays tiers qui arrivent en france chaque année environ 300 milles et un tiers à peu près sont des ressortissants de l'union européenne donc 300 milles et 100000 ce n'est concrètement rien du tout et ce chiffre de 300 milles il est constant depuis une vingtaine d'années donc il n'ya pas de crise migratoire il ya une crise de l'accueil et je veux juste revenir ce que vous disiez madame avant vous parliez la crise des boat people dans les années 70-80 donc le vietnam et toutes ces personnes qui fuient la guerre et les conflits on parle de centaines de milliers de personnes qui sont venus demander l'asile comme les cent mille en 2017 et vous parliez aussi des réfugiés espagnols sept cent mille personnes voilà les chiffres permettre à mon sens de vraiment relativiser se rendre compte que derrière cette baudruche médiatique gonflé en fait il n'ya simplement qu'une situation d'urgence humanitaire qui est une crise de l'accueil pour rajouter non fois martelée des ddd fait aussi le fait de dire que encore une fois la majorité des réfugiés trouve un accueil dans les pays limitrophes qu'aujourd'hui ce sont les pays du sud des régions d'où ils partent où il trouve un accueil il ya l'exemple du liban qui a été cité qui a un pays dix fois plus avec dix fois plus de 2 voilà deux ans qui a dit que dix fois plus dix fois moins fort que la france 10 fois économiquement et en terme de population et qui accueille trois fois plus de réfugiés est compris dans ces pays là je parle même pas par exemple l'exemple du bangladesh qui aujourd'hui accueille d'héroïne gars dans ces pays là on pourrait y compris comprendre que ça peut avoir un facteur démographique important etc mais ce sont avant tout des pays comme l'ethiopie des pays comme la turquie des pays comme le liban qui accueille la majorité des réfugiés donc là aussi une mise en perspective je pense à l'échelle mondiale pour arrêter mais voilà les inepties que sort gérard collomb en parlant d or des hordes non ce qu'on ne panique on est y compris les plus accueillants quoi la misère du monde d'alice d'abord accueillir dans le reste du monde jean-charles alors oui mais je voulais revenir aussi sur un point à dire aussi qu en tant qu'officiel protection gens n'entrent pas la boxe entretien en disant que le demandeur et on va mentir et que c'est un rôle c'est de on a des instructions de faire du contradictoire et avant tout aussi de faire dire le demandeur les éléments qui pisse le justement le fait requalifier le faire rentrer dans ces fameuses cases avec tout le bien que ça peut avoir mais le on inscrit en droit et en fait aussi pour faire dire les choses qui permettent de protéger pas uniquement de mentir après il peut après a pris peut y avoir x expérience et il fait un stade dont 76 % de refus et c'est comme le disait iossif en france on est à vous quand on a 70 % à peu près de chance d'obtenir l'asile on va en allemagne on tombe à 30 en revanche on est erythréen on monte attaquant genre de toujours et je vous répondrai que j'aimerais vous nous parliez de votre expérience d'ailleurs comment vous supporter ben justement j'ai cessé de trois éléments puisque si si nous sommes aussi des syndiqués qui sont mobilisés contre les politiques actuelles c'est aussi parce qu'il ya il ya aussi un certain vécu par rapport à ça vous dire aussi que la on a aussi une politique du chiffre de la décision c'est que on est en moyenne à deux entretiens de proposition de décision parce qu'on fait aussi des propositions décision on ne dessine pas donc un rapport hiérarchique aussi pour faire valider une décision mais deux par jour donc c'est ou 1,7 mais après il ya les lire et xamax en prise de décision deux par jour c'est-à-dire pour sûr ça sur 5 jours ouvrés voilà ça fait ça fait lady décision que de plus en plus je sais ça va s'accentuer avec le le projet de loi les demandes soumis aux procédures accélérées on est déjà autour de 40% qui contredit que le désormais c'est plus en un jour mais 80 que 90 jours pour les placer en procédure accélérée de même que ces fameux peu pays d'origine sûrs dont 12 en tant que notre position intersyndicale c'est la suppression sait n'aime pas peut-être pour information je voudrais juste qu'il ya dix-neuf personnes sur 20 au conseil d'admistration de l'ofpra qui établit cette liste qui ne sont même pas manque de l'ofpra qui n'ont même pas accès aux documents géopolitique en l'occurrence nous en voudront la suppression parce que effectivement de la liste des pays d'origine sûr parce qu'effectivement le sens il n'ya pas de cotard contentait de vous entendre mais il ya surya ya un présupposé après bien sûr effectivement que des fois non dit y compris par rapport à cette liste de pays d'origine sûr donc c'est et y compris si on prend le un exemple les albanais donc effectivement il ya bien des faibles taux de protection mais néanmoins quand il ya 15% c'est bien qu'il ya des fois des besoins que ce soit parce que des vendettas parce qu'à des traite d'êtres humains parce qu'il ya des histoires le gvt pour dire y compris le les éléments qui sont plus admis comme faisant partie de de la demande d'asile de protection comme la même on subodore que ce serait économique année ce qui veut bien dire qu'il ya pas en tant que tel de pays d'origine sûrs et puis à un pic en albanie qui coûte 80 70 % de la population veut quitter le pays des pays comme l'afrique de l'ouest sous poser économique par rapport à l'afrique de l'est las il ya vraiment des migrations ça doit effectivement abandonnés interrogés et pas de se dire ouf on a fait les expulsions l'an dernier et en allemagne pays où l'on sait pas où ils vont certainement qu'effectivement faut il qu y compris ceux ci à ce biais de la mise sous critères un moment donné faut ça doit aussi interroger puisqu'on parlait aussi de parler de la loi dire aussi qu'il ya aussi tout le contexte qu'il ya les pratiques mais a beaucoup de différents textes normatifs qui sortent en même temps en dehors de la loi nous on a été mobilisés parce qu'on était mis le consulter sur un décret guyane de procédure totalement dérogatoire accrochez-vous c'est un dossier en sept jours une réponse en quinze jours de l'ofpra pouvant à titre expérimental c'est à dire pouvant être être étendue à d'autres territoires de la république donc moi je ne sais pas on va commencer par mayotte et puis un jour ou l'autre ça sera tel ou tel département français qui s'est encore l'inner wheel ans excusez moi c'est encore l'idée d'une d'un droit d'exception d'ailleurs de jeter encore finalement le droit commun enfin ça on connaît bien cette logique comme ça l'exception est justement parce que c'est déjà un département français il n'y a pas à décortiquer l'application les rennais les règles sur n'importe quel territoire et puis ça se joue aussi au niveau européen réclamant aux données il ya cette fameuse notion de pays tiers sûr que c'est l'idée que le fait de passer par un pays on serait soi-disant sécurité de fer et une irrecevabilité deux principes de la demande oui parce qu'il veut le faire passer au niveau européen en règlement n'aime pas en directives mais en règlement d'application directe oui donc à m donc c'est à la salle du plomb dans les ailes parce qu'à un moment donné le grand projet début 2017 c'est d'être classé la libye un pays tiers sûr donc je pense qu'elle certaines vidéos qui maintenant il faut font réfléchir mais en face et ont été les délits des singes avec la turquie et donc c'est quand même très très dangereux parce qu'après bon on va voir de réfugiés politiques catalans ou à l'ombre il y aura plus grand monde pour avoir l'asile en france de pays tiers sur ses armes chez bell si vous êtes déjà allé sur le site du ministère des affaires étrangères donc si vous voulez faire un voyage au tchad au mali en mauritanie en ethiopie et là vous avez des zones rouges et on vous dit ne surtout pas aller dans ce pays c'est hyper dangereux en revanche quand quelqu'un devient d'un de ses élus en vue du mans fin vous venez d'un paysan et surtout va dire qu'on n'avait aucune raison de demander l'asile chez nous ce qui signifie donc clairement que notre vie alors on sait pas combien de noirs vous un blanc comment ça marche ce jeu de dames mais c'est extrêmement lisible victor alors du coup il ya dans les autres questions il y avait aussi on a pu voir voilà toute la détresse que tu peux vivre les réfugiés en france il y avait beaucoup de questions sur qu'est-ce qu'on peut faire notamment pour accueillir les réfugiés ceux qui n'ont pas de domicile déjà comment est ce qu'on peut où se renseigner ce qui est des plateformes à des associations qui existent bien évidemment est ce que il ya des risques judiciaires on va dire d'héberger des réfugiés illégaux et dans ce cas là est ce qu'on peut contourner enfin comment est-ce qu'on peut éviter ces risques là et comment est-ce qu'on peut héberger en fait il n'y a pas d'interdiction d'héberger une personne en situation irrégulière après on peut être enfin moi je sais que je vivais à barbès par exemple dans un quartier gentrifié et donc il y à des primo accédants qui lisent libération qui sont permis de me dénoncer auprès de mon syndic d'immeuble parce que la facture d'électricité de l'ascenseur avait augmenté parce qu'on sait très bien que quand un soudanais prend l'ascenseur ça coûte plus cher n'est ce pas mais il n'y a aucune poursuite juridique possible du fait d'héberger une personne qui n'aurait pas dit deux séjours vous n'êtes pas la police vous n'avez pas demandé les papiers des gens que vous recevez chez vous en ce qui concerne les associations je laisserai plus tôt aubépines répondre puisqu'elle est membre de paris d'exil et ils ont tout un réseau d' hébergeur et des berges deux là enfin là je te laisserais répondre aussi mais en gros casque a à faire faites comme si c'était vous imaginez vous dans une situation analogue et puis demandez vous de quoi vous auriez besoin comment vous aimeriez que l'on vous parle que l'on s'adresse à vous et puis essayer de faire la même chose ce qui est aussi vraiment primordial ces temps ci il ya deux axes dont je voulais parler parce qu'en fait on est très content d'avoir des députés qui contre les lois xénophobes au parlement et nous en parallèle on fait des choses dans la rue et puis ce qui est super comme vous le disait eric coquerel on croise de temps en temps sur différentes aires de de résistance c'est qui est pas une répartition entre le midi dans le militant de base et les lucquois ça c'est vraiment important à deux axes le premier c'est celui des mineurs isolés à la rue ça c'est vraiment une priorité on cherche tout le temps des hébergeurs et des hébergeurs sachant qu'il ya des rencontres préalables dont aubépines vous parlera parce qu'évidemment il ya aussi des votre voile avoir ouvert les par l'association paris d'exil d'aubépine ici présentés membres qui organise des cafés d'accueil régulier qu'un site internet vous inscrire à leur newsletter par exemple c'est une des associations de terrain les collectifs de terrain à part il y en a d'autres et les mineurs isolés en ce moment il ya des gosses qui sont amiens faire des passes à dix euros à stalingrad il ya des centaines de mineurs à la rue dominique versini l'ajointe d'anne hidalgo dit qu'il n'y en a pas il y en a des centaines et des centaines donc ça c'est évidemment une urgence et l'autre action je voulais parler c'est celui des actions à l'aéroport depuis l'été 2016 l'union européenne a passé un accord avec l'afghanistan pour expulser des personnes afghanes vers kaboul parfois ça se fait directement parfois ça se fait par le biais de dublin vers des expulsions scandinavie notamment on a aussi des amis qui ont été expulsés au soudan quelqu'un qui s'appelle mohamed moussa dont on est sans nouvelles qui est probablement mort il ya un autre exilé se damner qui a été tué par la haine iss la police politique d'omar el béchir une heure après une heure après son atterrissage on a appelé sa mère pour venir chercher sa dépouille il ya des personnes peut-être bientôt qui seront expulsés vers l'erythrée on a connu une femme qui a été expulsé vers bagdad bar vers bagdad pardon avec ses enfants de 3 et 4 ans c'est des choses qui arrivent tous les jours donc c'est pour ça que ce distinguo réfugiés par réfugiés tout il est un peu compliqué pour nous parce qu'en fait il ya pas de limite vous voyez il se sait un étranger en situation irrégulière qui est amené dans une antenne de l'udc lie au commissariat rue de l'aubrac où rôdent l'évangile des personnes qui sont raflés par centaines dans la rue avenue de flandre et l'idée qu'elle viendrait de tel ou tel pays et que ça changerait la manière dont la police où l'administration d'être est finalement elle n'est pas vraiment de mise mais donc il ya un groupe de personnes qui s'est constituée de s'appelle la brigade anti déportation et donc pareil vous pouvez trouver les informations facilement sur internet et en fait on fait des visites en centre de rétention on va voir les personnes qu'ils sont menacés d'expulsion notamment quand sévère enfin le plus possible en fait mais y compris bulgarie hongrie soudan afghanistan mais aussi le mali parce que si on n'a pas envie de rentrer ben on n'a pas envie de rentrer et on ait personne pour dire que ben là bas c'est pas grave d'autant plus que le climat politique y compris dans des pays d'afrique de l'ouest peut être extrêmement délétère je pense par exemple à la guinée en ce moment la guinée conakry et à d'autres pays et à la mauritanie et donc on va avec un groupe de gens volontaires tôt le matin parfois il ya trois personnes parfois y en a 10 sensibiliser les passagers des vols pour leur expliquer qu'ils peuvent refuser de décoller avec une personne entravé avec une personne expulsée qu'ils ont payé leurs billets qu'il faut qu'ils refusent d'attacher leur ceinture et là le pilote est souverain donc à les intimidations de la police de l'air et des frontières mais dans 60 % des cas la personne a été débarqué mais c'est très fatigant n'est pas beaucoup et on a besoin d'autres personnes donc là on fait clairement un appel à la désobéissance civile parce qu'on s'inscrit non pas dans la légalité mais dans la légitimité en fait voilà donc pour les les hébergements solidaire alors c'est vrai que le réseau d'hébergement solidaire en tout cas à paris d'exil s'adresse prioritairement aux mineurs refusé puisque c'est du point de vue du délit de solidarité si on héberge un mineur sans aucun cadre on s'expose quand même pas mal donc en fait il s'agit de personnes qui se déclarent mineurs et qui arrivait à paris vont se présenter à la plateforme d'évaluation de la croix-rouge et vont dans 80% des cas se faire rejeter à l'issue d'un d'une évaluation qui est tout simplement indigente qui est mal fait qu'ils aient fait de travers qu'il correspond absolument pas à l'idée de l'évaluation qui est dans la loi taubira de 2013 et donc on a quatre dont 80% des personnes qui se présentent vont être rejetés certaines vont faire un recours devant le juge des enfants pour faire reconnaître leurs minorités et leur isolement et une proportion importante de ces personnes va finalement trois mois quatre mois plus tard est reconnue mineurs alors dans le temps qui sépare le temps que prend le recours donc trois ou quatre mois ces personnes là elles vont appeler le 115 pour être hébergé le 115 va leur dire vous êtes mineur avec votre date de naissance là on héberge pas les mineurs mme amal droit et puis la zone l'aide sociale à l'enfance leur a dit vous n'êtes pas mineur donc on vous héberge pas et donc il ya zéro dispositif pour ces mineurs enfin c'est ces jeunes en tout cas qui sont à la rue et c'est vrai que là dessus on a un point dur avec la mairie de paris on a beaucoup mais celui là c'est vraiment le sait le top c'est que versini dominique versini adjointe à la maire de paris pour la précarité et diverses questions sociales refuse de reconnaître qu'il y à des mineurs at elle dit s'ils sont à la rue ceux qui ne sont pas mineurs terminé alors que la moitié des recours finiront par être gagnaire donc je veux dire tout le monde est au courant mais il y en a une qui veut pas le dire s'est elle parce que si elle le dit il va falloir qu'elle trouve des dispositifs voilà donc l'hébergement solidaire s'adresse à ces personnes là qui sont en recours est donc le principe c'est que ça tourne c'est à dire que pour une personne ya trois ou quatre foyers et que une semaine la une semaine là et du coup il ya une réunion tous les samedis place de la république au café qui est au milieu de la place ou de 5h à 7h corps voilà exactement selon la devise autres biens aimés ville de paris et donc de 5h à 7h tous les samedis après midi il ya une réunion d'information sur l'hébergement solidaire après c'est vrai qu'il ya d'autres associations comme sing a comme jrs jésuites refugee service qui cherche aussi des familles d'accueil alors chacune s'adresse voilà singa c'est plutôt les statutaires ou les demandeurs d'asile non dublin bon bref ça nous plaît pas trop mais une personne hébergée c'est une personne hébergée jrs aussi voilà donc en tout cas si les personnes sont intéressées par l'hébergement solidaire ce soit pour un jour une semaine un mois elle nous appelle nous contactent paris d'exil point org ou sur la page facebook et on saura les les orienter par rapport à ça très bien victor tu voulais ajouter quelque chose travaillant tatata parler du fait que voilà il y avait une évaluation pour déterminer si quelqu'un était mineure ou pas mais sans comment enfin comment est-ce qu'on peut juger si quelqu'un est mineur ou pavin quels sont les évaluations n'en a pas parlé mais c'est parce que j'imagine qui a pas de papiers d'identité rien que ça commence à mai mais comment ça c'est des tests physiques fin c'est quoi ce oui alors c'est en plus c'est une procédure qui date des années 50 qui a été établie y compris pour une population européenne qui correspond plus des années 50 qui correspond absolument pas aux personnes aujourd'hui au 21ème siècle qui viennent de tout le reste du monde et donc qui voilà qui est contesté y compris scientifiquement donc dans la validité scientifique n'est absolument pas établi de manière unanime et qui sert malheureusement d'autres procédures mais nous on a ciblé sur les tests osseux est ce que c'est vraiment le moment en disant voilà on peut pas arguer de sa est en fait passer l'âge l'âge on se dit mais en fait au départ la procédure d'évaluation de la minorité ce qu'on évalue et la minorité et d'isolement ça doit être une évaluation multi disciplinaire avec des psychologues des personnes qui connaissent les pays des rats et puis en fait on se rend compte que donc au départ ça doit être l'évaluation d'abord qui issus de l'entretien ouvrons et puis si on n'est pas sûr on demande les papiers et simon n'est toujours pas sûr où il ya pas de papier on peut faire un test osseux tests osseux qui ont été décriés par l'ensemble de tous les ordres médicaux professionnels et ses rails à part un médecin qui reconnaît ces tests et en plus là la marge d'erreur est de 18 mois donc sachant qu'on a affaire à des gens qui sont entre 15 et 17 ans c'est n'importe quoi donc donc l'évaluation elle devient de plus en plus un interrogatoire et pas du tout une évaluation et l église de plus en plus vert on évalue la véracité du parcours est pas la minorité de la personne et sur l' isolement en plus il arrive que on leur dise sur tout et faste et numéros de ton portable etc parce que l' isolement c'est quoi c'est ne pas avoir un tuteur sur le territoire or y compris certains juges vont considérer ou même les vals l'évaluation à la croix rouge vous considérez que si le gamin il a des numéros de téléphone qu'il ait quelqu'un qui lui a permis de prendre une douche ou même qu'il a une copine ou je ne sais quoi il va d'ailleurs abbott est pas isolé tu connais des gens c'est pas ça isolement ok donc les allemands il est détourné de son sens rien ne va dans cette procédure d'évaluation effectivement pour dire si quelqu'un est mineur ou pas bonne chance mais non seulement c'est compliqué même si on veut le faire sérieusement mais en plus c'est pas du tout fait dans l'intérêt des enfants quoi ah oui alors bon il ya plein de façons de s'engager concrètement sur le terrain c'est vrai qu'il ya déjà une autre personne qui n'est pas dans une association qui organise les midis du mit est mieux donc mineurs isolés étrangers donc agathe nadimi sur facebook jeudi vendredi samedi et dimanche je crois maintenant des déjeuners au jardin de palikao donc tout près de la rue du moulin joli où se trouve la plateforme d'évaluation et donc où les jeunes se balade comme ça pendant des heures c'est le celi métro couronnes dans l'ouest c'est vers belleville couramment mais bon entre nous qu'on oriente voilà s'il ya des questions nous a parlé d' exile on peut orienter par rapport à ça et sinon il ya sur facebook en tapant voilà soutien exilés réfugiés sont quand on cherche on trouve quand même c'est pas c'est pas super compliqué bon d'accord d'autres questions victor j'en ai une dernière signale temps oui on y va on a parlé aussi donc de la rétention des mineurs alors des démineurs en général dans ces centres de rétention est ce qu'au niveau de la légalité est-ce qu'on peut pas porter plainte par exemple lorsque certaines questions par exemple si on se fonde sur les ordonnances qui défendent les mineurs les ordonnances de 2,45 qui défend la justice des mineurs est ce qu'on peut pas par exemple le dire voilà c'est pas légal c'est pas possible qu'il y ait des mineurs étrangers qu'ils soient détenus enfin détenus qu'ils soient dans ces centres de rétention qu'est ce qu'on peut faire en fait et ce que juridiquement il ya quelque chose qu'on peut faire ou pas où tu veux répondre alors moi j'ai juste faire une remarque sur cette histoire de dormillouse de 45 ans fait même pour les mineurs non isolé non étrangers non etc c'est une ordonnance qui est battue en brèche aujourd'hui c'est à dire que le droit pénal aujourd'hui est un droit pénal qui est complètement orientée vers la la la la l'effacement de la séparation en fin de la distinction et du traitement distinct entre des personnes considérées comme mineures et des personnes considérées comme majeures donc de plus en plus de toute façon cette distincts ce distinguo la sefa c'est donc la vocation de l'état à protéger l'enfance mes enfants disparaît je suis trop naïf voilà et donc à plus forte raison on est sur une logique alors précisément pour aider des personnes qui sont dans cette situation donc on va faire un peu de droit donc il ya un l'acte de mise en rétention par exemple d'une famille avec des enfants ou l'acte de mise en rétention d'enfants mineurs c'est un arrêté préfectoral cet arrêté préfectoral l'arrêté de mise en rétention vous pouvez l'attaqué devant le tribunal administratif et pour ça nous est donc préparé un dossier et expliquer en quoi l'arrêté est illégale et si c'est spécifiquement sur la question qui était évoquée avant celle des traitements inhumains et dégradants ça il faut soulever ce qu'on appelle l'article 3 la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ça avait été évoquée avant par un parent à part madame da an en 2016 la cour européenne des droits de l'homme a condamné six fois la france parce qu'il y avait des enfants mineurs en réponse d'un des mineurs en rétention et sur le fondement de la violation de cet article 3 de la cu dh maintenant il peut y avoir d'autres moyens d'émulation et ça s'est il faut se rapprocher un peu des associations et d'autres jurys par exemple l'acte a pu être pris part à quelqu'un qui n'est pas compétent pour signer l'acte peut ne pas être suffisamment motivé il ya plein de moyens juridiques existent mais spécifiquement sur celui des conditions de rétention c'est l'article 3 de la cndh et donc c'est devant le tribunal administratif je fais un dernier point pourquoi est ce qu'on parle la cour européenne des droits de l'homme c'est une fois que toutes les voies de recours ont été épuisés donc tribunal administratif cour administrative d'appel éventuellement conseil d'état sachant que c'est payant est excessivement payant pour aller au conseil d'état une fois que vous avez épuisé les voies de recours internes normalement on peut saisir la cod h donc c'est vraiment le quatrième niveau donc ça veut dire que les cas de 2016 c'était des cas qui avait été fait même quelques années avant 3,81 peut-être mais sachez que ça marche toujours et vous pouvez utiliser ça et vous rapprocher d'autres juristes mais ça ce fait vous pourrez aussi peut-être aidé des personnes qui sont dans cette situation terrible et cette violence réelle qui est l'enfermement surtout pour les personnes mineures très bien le jld avait pas d'autres questions je pense qu'on est un peu court non c'est juste un petit point par mme arbour locution je pense qu'il faut qu'on pose que l'allocution que il faut qu'on pose c'est pourquoi ici en france il n'ya pas d'accueil est ce qu'une est ce qu'il ya un raisons économiques mon jeu c'est pas pour lequel coup en france il n'ya pas d'accueil par exemple en italie 2 qui t'arrive de le personnel il ya deux cahiers à des gens au moins il ya de ja du cam - il ya d'accueil mais ici en france vous coûte recherche il faut que tu cherches devant porte de la chapelle il ya des gens qui donnent à ba2 le froid pendant des jours des semaines avant 2015 on est dormait dollars aux basques dont on n'a pas trouvé aucun aucun aucun personne me dit ok bon ok bah bienvenue en france mais et c'est france 6 6e france ou quoi je sais pas si s'il ya des gens qui dans les caisses oui dans le cas aujourd'hui actuellement effectivement c'est pas ce que je disais c'est pas une question de moyens c'est une question de choix politique malheureusement et aujourd'hui on est avec un gouvernement qui a décidé de s'inscrire dans une posture complètement absurde complètement inefficace je pense que ça a été dit ça ne résout absolument aucun problème ça ne fait qu on crée et complètement démagogique au pire sens du terme c'est à dire de ouvrir les vannes à tous que à ressasser et ressasse l'extrême droite et la droite xénophobe depuis des années et en pensant que ça lui donnerait à ce gouvernement et cette majorité une posture de fermeté pour quoi que ce soit que ce terme veuille dire politiquement donc on est vraiment dans une posture politique et c'est et c'est une honte parce que c'est réduire effectivement la politique et les choix politiques qui pourraient être débattues 20 tout ce qu'on disait justement c'est quoi notre vision du monde des rapports entre entre les états des rapports entre les peuples etc c'est réduire à ça finalement on à la fin du fin à la fin de cette commission des lois où on s'est dit que ce soit les interventions complètement en conséquence voilà du ministre uhuru les soi-disant explications delà de la rapporteure que y'avait rien en fait il n'y a aucune vision s'est fait n'importe comment c'est vraiment uniquement de la posture politique et c'est ça qui est qui et qui est le pire c'est à dire qu on va rendre la vie des gens plus difficile on va risquer la vie des gens parce que voilà il ya des gens qui meurent aujourd'hui de fait de ces politiques pour une posture pour une communication pour avoir des l'air d'être je sais pas quoi mais voilà et c'est ça qui est lamentable c'est contre ça qu'on doit je pense se battre et faire faire contre contre-pouvoirs et alternatives quoi vous voulez parler d'une dernière initiative qu'on a lancés dans le cadre du cnr donc du collectif pour une nation refuge qui a une pétition en fait qui s'adresse aux parlementaires pour donner du courage à ceux qui qui veulent s'opposer c'était surtout adressé aux parlementaires de la république aux remarques qui ont besoin de beaucoup de courage pour pour s'opposer parce que les rares qui s'opposent ils se font taper sur les doigts qui s'appelle parlementaires opposés vous à la loi asile immigration c'est sûr challenge point org et on a besoin encore de beaucoup de signatures pour pour aller les voir et pour les soutenir dans ce refus parce que il faut encore se battre pour qu'il y ait un maximum de votre contre juste un dernier point je pense que là on va entamer ce soir le débat et ça va durer toute la semaine il y aura c'est une première première navette on va le texte va retourner au sénat va revenir à l'assemblée nationale donc je pense que c'est important de se dire que ce rapport de force là il faut continuer à le construire et je pense que ce n'est pas simplement envers les députés de la république en marche qui ont exprimé leur désaccord parce que je pense que il y en a beaucoup qui sont gênés alors je vais pas trop les problèmes parce que quand même il assume cette politique là et compris je pense que vendredi ce sera important de voir qui est là et qui vote quoi ben pour demander des comptes mais je pense que c'est vraiment un devoir citoyen que d'aller voir tous les députés de vos circonscriptions et de leur demander qu'est-ce que vous avez voté et pourquoi vous avez voté ça c'est même pas une question en revanche arbres au partizan et parce que je pense que peut-être que s'il ya ça s'il y compris une convergence des luttes et c'est le passage au sénat je sais pas parce que vu la majorité mais en deuxième lecture il se passera pas dans les mêmes circonstances et voilà donc voilà pour dire allez-y c'est vraiment un devoir de citoyenneté que de demander des comptes quand cette loi va voir de telles conséquences sur la vie la vie des gens allez-y quoi interpeller le demandez leur voilà le vendredi ou samedi à une heure du matin quand la cloche a sonné qu'est-ce que vous avez voté pourquoi parce que ça va compter ça il ya des votes comme ça faudra fallait rappeler très très longtemps les deux mêmes ça c'est à l'assemblée c'est essentiel mais il faut pas rester à un niveau où on parle 'pipeline' gazoduc plombier polonais flux abcès point de fixation comme on l'entend dans les réunions de la mairie de paris donc quand il ya des grillages en bas de chez vous dans la rue c'est l'espace public c'est chez vous c'est votre espace cg nous touche et que vous voyez qu'on met des grilles pour empêcher des gens de s'allonger par terre parce qu'ils n'ont pas été pris en charge comme il devrait l'être allez voir vos élus quand vous voyez la police qui vient à 5 heures du matin déchirée détente mettre des coups de rangers dans les corps des personnes qui dorment dehors gaz et des gamins sur des poussettes j'ai vu un enfant érythréen de deux ans se faire arracher la bouche j'ai vu une femme soudanaise accouché dans la rue perdre un de ses deux jumeaux quand vous voyez la police en cercle et des personnes quand il ya 350 crs pour mettre des personnes dans des bus alors que ces personnes se sont regroupées pour demander à être hébergés quand vous voyez des rafles parce que ça comme ça allez voir vos élus là aussi aller les voir demandez leur ce qui se passe violette baranda qui a été vraiment une élue du 19e formidable elle m'a dit qu'aucune des raf n'était inscrite dans le registre obligatoire de la mairie de paris il ya eu 37 opération policière massive qui sont des contrôles au faciès géant avant que les gens ne puissent aller en pad a entamé leurs démarches de demande d'asile ce n'est pas consigné dans les registres donc ça aussi ça nous regarde et donc à nous d'être vigilants et d'exercer le peu de pouvoir qu'on a encore un oui bon ou bien écouter je pense qu'on va s'arrêter là même si évidemment on aurait besoin encore d'essayer de deux d'analyser cette situation puisse comprendre pour avoir aussi des arguments et expliquer expliquer raconté je pense qu'il ya malheureusement un argument de plus à ce que j'ajouterai à ce que tu as dit daniel sur le fait que vous avez à faire avec les députés en marche aussi à des gens qui sont eux aussi pris dans cette espèce d'idéologie dominante sur complètement sous l'emprise de cette croyance avec les mots que tu que collomb a prononcé d'appel d'air avec l'espèce de peur comme ça mais je pense très franchement sur ce que vous disiez sur l'interrogation vous aviez mais pourquoi il n'ya pas d'accueil ici je pense qu'il ya une intention aussi sais pas voilà ce ne sont pas seulement des gens manipulés qu'ils agissent comme ça ou qui détourne les yeux et ne veulent pas voir c'est que il ya une intention qui consiste à expliquer qu' il est bien plus facile ou en tout cas payant et je pèse mes mots dalé désigner un coupable sous la forme d'un étranger plutôt que de désigner un responsable ou un système économique dont on connaît les ravages voilà et que de ce point de vue là il ya vraiment une [Musique] l'organisation de cette croyance là qui provoque ce genre de monstruosité et de situations terribles voilà donc c'est aussi une des raisons des réponses qu'on peut formuler au fait qu'il n'ya pas d'accueil en effet en france est ce que tu as dit est vrai qu'une crise de l'accueil qui est encore voilà qui est arrivé à un point encore plus avancé que ce qu'on avait connu encore jusque là ouais bah y est allé convergence des luttes allez vas-y je pense que dans la période en plus voilà ça j'ai très graves sont à l'élimination dramatique réel quand on est quel il faut se mobiliser mais on est aussi dans un moment où il ya de la solidarité y compris j'étais à toulouse avec des étudiants qui ont accueilli des migrants dans le bâtiment occupé ça se passe à saint denis à part à paris 8 et il ya la conscience d'abord parce que ça a été dit dans leurs lois il teste dans le droit des étrangers et est dans ces mesures d'exception ça va être le cas pour tous les autres donc il ya c'est quelque chose qui nous concerne aussi de ce point de vue là parce que l'excès de prendre exception devient la règle tout le monde voit là on rentre dans un état d'exception et du coup nos mobilisations et de solidarité elles doivent se construire en convergence et c'est pour ça que je pense que c'est pas un rajout va dire voilà c'est fondamentalement ça fait partie de ce qu'on essaie de construire en ce moment de la convergence des luttes et ce moment qui donne peut-être un peu d'espoir là bas il va permettre je pense il doit permettre à ba à construire ce rapport de force dont je parlais donc voilà c'est il ya aussi ce c'est perspective la plus large qui peut aussi aider à cette mobilisation eh bien on restera là merci à tous donc soyez à l'écouté de ce qui se passe aussi à l'intérieur de l'assemblée nationale et vous en êtes des relais à l'extérieur est interpellé vos députés et donc à la prochaine prochaine journée de mobilisation le 19 avril oubliez pas à bientôt
Danièle Obono