[DIRECT] Commission d'enquête audiovisuel : audition de Stéphane Sitbon-Gomez - 18/12/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 40 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:00FerméeÉludée
Qu'est-ce qui a fait que vous êtes devenu le numéro 2 de la plus grande entreprise d'audiovisuel en France sans aucune forme d'expérience dans le domaine ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Comment vous garantissez le respect des principes de neutralité et d'impartialité des 3000 journalistes alors que vous-même avez un profil d'activiste ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Comment vous garantissez une totale indépendance et neutralité vis-à-vis des équipes alors que vous tweetez des prises de position politiques ?
- 22:00FerméeRéponse partielle
Quel est le coût réel de la politique discriminatoire menée à France Télévision depuis plus de 10 ans ?
- 26:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous considérez que Mediawan, premier bénéficiaire des contrats publics, justifie son statut ?
- 30:00RelanceRéponse partielle
Quels sont les garde-fous contre les prises illégales d'intérêt des anciens dirigeants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Sitbon-GomezFait
« Nous sommes le média de la nation, c'est-à-dire l'un de ses maillons. Vouloir vivre ensemble, ça commence par voir ensemble. »
- 5:00Sitbon-GomezFait
« C'est pas la rentabilité qui détermine nos choix éditoriaux, mais le succès populaire comme nous y invite d'ailleurs notre cahier des charges à son article 20. »
- 6:00Sitbon-GomezChiffre
« Nous sommes pour l'ensemble du groupe au plus haut depuis 2016 alors que les Français pour leur part regardent de moins en moins la télévision. »
- 7:00Sitbon-GomezChiffre
« 60 millions de français ont regardé les jeux sur nos antennes, soit 96 % de la population française. »
- 23:00rapporteurFait
« Vous signez des centaines de millions d'euros de contrat avec des sociétés de production, vous n'avez jamais travaillé dans une société de production, vous dirigez plus de 3000 journalistes. »
- 27:00Sitbon-GomezChiffre
« France Télévision, c'est le premier partenaire de la production indépendante en France et nous sommes même le seul groupe audiovisuel qui a la capacité de dire ça. »
- 2:00Fait
« si il y a des faits de prises illégales d'intérêt ou de pactes de corruption qui concernent d'anciens dirigeants de France Télévision, je saisirai le procureur »
- 6:00Fait
« Monsieur Candy a fait des navettes entre Big et France Télévision »
- 8:00Chiffre
« il y a pas 1 € d'argent public qui a été dépensé pour ces frais d'hôtel à Canon »
- 10:00Fait
« il y a pas de directeur des opérations exceptionnelles à France Télévision »
- 12:00Chiffre
« les temps de parole donné notamment en période électorale aux élections européennes de 2024 parmi les dernières élections à la droite nationale et bien France 5 a battu le record de la chaîne qui donnait le moins la parole à ces parties-là avec près de 20 % de temps de parole »
- 14:00Fait
« On a eu à ce moment-là, de mémoire, je crois, une mise en garde de l'Arcom européennes et la dissolution parce que comme ça a été précipité, il y a eu un déséquilibrage du temps de parole »
- 16:00Fait
« Mediawan est une société française qui travaille en France et qui a certes des capitaux étrangers mais qui travaille en France et qui est installé en France »
- 18:00Fait
« France Télévision est en train d'adopter son budget pour l'année 2026 suite au projet de loi de finance »
- 20:00Chiffre
« Pour chaque euro de valeur ajoutée de France Télévision, il y a 2,4 € additionnels qui sont générés dans l'économie française »
- 22:00Chiffre
« l'engagement dans la création audiovisuelle quand Delphine Airn est arrivé, c'était 390 millions d'euros par an »
- 24:00Chiffre
« Mediawan c'est 11 % de notre chiffre d'affaires »
- 28:00Chiffre
« 12 % des effectifs en moins en 10 ans »
- 2:00Stéphane Sitbon-GomezFait
« Le projet, il est amené à une unité de programme qui sélectionne avec des conseillers de programme. Ils reçoivent des milliers de projets, ils en choisissent un et puis ils le soumettent à un comité éditorial. »
- 2:30Stéphane Sitbon-GomezFait
« Quand c'est plus de 500000 € ça passe en CP. Quand c'est plus de 2 millions d'euros, la présidente signe, quand c'est plus de 10 millions d'euros, ça passe en conseil d'administration. »
- 3:30Stéphane Sitbon-GomezChiffre
« Les 65 millions d'euros de réduction de crédit, elles m'ont amené à prendre la décision il y a quelques semaines de faire plus 50 % de recettes commerciales sur la publicité digitale. »
- 4:00Stéphane Sitbon-GomezChiffre
« France Télévision Studio, ça faisait 30 millions d'euros de chiffre d'affaires. Ça en fait aujourd'hui une centaine. »
- 5:30Stéphane Sitbon-GomezChiffre
« En 2020, sur l'antenne de France 3, il y avait 20000 heures d'antennes consacrées au programme régional. Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 46000 heures. »
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où je sais qu'un conseil d'administration de France Télévision se tient à cette heure-ci et que vous deviez en principe y participer. Je vais vous présenter en quelques mots. Monsieur Side Bongom, vous avez commencé dans la vie active en travaillant pour Europe écologie des verts au conseil régional d'Île-de-France afin d'être conseiller spécial de Cécile Duflot lorsque celle-ci était ministre de l'égalité des territoires et du logement en 2012-2014.
En août 2015, vous entrez alors à France Télévision comme directeur de cabinet de la présidente Delphine Ernaut. En octobre 2019, vous devenez directeur général de France Télévision et vous êtes directeur des antennes et des programmes depuis le mois de septembre 2020. J'ajoute qu'au mois d'octobre dernier, la présidente de France Télévision a décidé de rattacher la direction de l'information à celle des programmes que vous pilotez et vous avez donc désormais la charge des programmes et de l'information de France Télévision.
Je rappelle ici que France Télévision, ce sont près de 8825 salariés en 2023. soit une baisse de 10 % par rapport à 2017 dont notamment 2742 journalistes. Avant de vous laisser euh la parole comme nos textes nous l'imposent, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations.
Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionné par une commission d'enquête de prêter serment, de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc inviter chacun d'entre vous à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Monsieur Sbong Gomez, je le jure.
Monsieur Martinetti, je le jure. Je vous remercie. Et je vous précise pour ma part que je suis membre du conseil d'administration de France médiamon depuis le mois d'octobre 2024 que j'ai représenté l'Assemblée nationale au conseil d'administration de Radio France de 2022 à 2024 et que j'ai été crapporteur de la proposition de loi relative à la réforme de l'audiovisuel public avec ma collègue Virginie Dubi Müller.
Monsieur le directeur, je vous laisse la parole pour un propos liiminaire de 10 minutes. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie pour cette audition qui est pour nous une véritable opportunité de rendre compte à la représentation nationale de notre action. Nous sommes profondément attachés à ce devoir de transparence.
À mes yeux, deux valeurs cardinales constituent le soc des missions qui nous sont confiées. La première, notre fierté, notre idée même du service public, c'est l'excellence pour tous. La seconde, le respect absolu du devoir de transparence, de pluralisme et d'impartialité qui incombat à tout médiat de service public.
Ce devoir, c'est le socle de confiance que les Français placent en nous. Il engage chaque dirigeant, chaque rédacteur, chaque journaliste, chaque programme diffusé sur nos antennes. Je sais que dans le cadre de cette commission, vous avez souhaité m'interpeller à ce sujet.
J'y répondrai évidemment. Je vous remercie donc de me donner l'occasion de rappeler ici ce qui guide notre action à France Télévision depuis 10 ans, soit le plein d'accomplissement de nos mission de service public et la réussite de nos audiences. Nous sommes le média de la nation, c'est-à-dire l'un de ses maillons.
Vouloir vivre ensemble, ça commence par voir ensemble. C'est pas la rentabilité qui détermine nos choix éditoriaux, mais le succès populaire comme nous y invite d'ailleurs notre cahier des charges à son article 20. Depuis 2020 où j'ai la responsabilité des antennes et des programmes, nous avons dynamisé nos audiences sur toutes nos chaînes de télévision France 2, France 3, France 4, France 5 et nous sommes pour l'ensemble du groupe au plus haut depuis 2016 alors que les Français pour leur part regardent de moins en moins la télévision.
Notre plateforme France.tv TV bat tous les records d'audience notamment par rapport à nos concurrents directs. C'était l'objectif ambitieux que nous avait assigné notre présidente, faire de France.tv la première antenne du groupe en doublant ses audiences.
Nous y sommes parvenus. L'ARCOM en a fait une analyse exhaustive lors de son bilan quadriennénal publié en début d'année sur la période 2020-2024. Je le cite.
Malgré un contexte concurrentiel décuplé, France Télévision rencontre toujours un fort succès public et atteint des audiences jamais enregistrées auparavant. Elle continue d'être un média puissant et fédérateur sur le linéaire, très 30 % de part d'audience et est devenue une des plateformes de télévision les plus regardées sur le numérique en France. Cette puissance de nos audiences va de paire avec notre capacité de résonance.
L'année 2024 témoigne à elle seule de la force de la télévision publique. 60 millions de français ont regardé les jeux sur nos antennes, soit 96 % de la population française. Et la cérémonie d'ouverture a battu le record français dans d'audience dans l'histoire de la télévision.
Le dispositif des jeux paralympiques qui était inédit au monde par la place que nous avons fait à ces jeux sur nos antennes a touché deux français sur trois. Ces résultats, ce sont bien sûr ce des jeux eux-mêmes du comité d'organisation, des athlètes, de l'engouement national, mais c'est aussi le fruit du travail acharné plus d'un an à l'avance de France Télévision avec une émission quotidienne, le suivi inédit du parcours de la flamme ou des concerts événementiels. Quelques mois plus tard, France Télévision a retransmis la cérémonie de réouverture de Notre Dame grâce à un partenariat unique avec l'Archevéché de Paris.
Cet événement qui a réuni chefs d'état du monde entier a été l'occasion de mettre en lumière le travail des équipes de France Télévision en matière d'émission religieuse avec parmi elles la plus ancienne des émissions de notre groupe le jour du Seigneur. Lors des grands événements qui unissent la nation, nous répondons présents comme lors des panthéonisations du couple manouquan et de Robert Bander. Lorsque nous rediffusons Chatime où avec la série des procès pour crime contre l'humanité, Clause Barbie, Maurice Papon, Paul Touvier, nous regardons toujours l'histoire en face.
Lorsque la blessure est plus vive dans nos mémoires, nous ne détournons pas le regard comme lors de la commémoration des attentats de 2015 avec la série de fiction Des vivants ou le documentaire Le choix de Sonia. Mesdames, messieurs, la télévision publique, c'est un creusé qui unit les Français. par-delà leur différence d'opinion, de religion, de goût ou d'idées.
C'est une force de rassemblement. Cette mission de rassemblement, elle passe aussi par la juste représentation de la société française et la place de la diversité telle qu'elle est prévue à notre par notre cahier des charges à son article 37. Le meilleur exemple, c'est sûrement celui des rencontres du Papotin.
Une émission tenue par des journalistes atteints de spectre du de trouble du spectre autistique. Surprise éditoriale d'abord, succès d'audience ensuite et désormais succès commercial puisque la BBC vient d'acheter le format français. Ça faisait longtemps que c'était pas arrivé et que d'autres chaînes étrangères l'ont déjà préampté.
Comment ne pas raconter aussi ici l'aventure commune que nous avons avec Théo Curin qui après une carrière d'athlète paralympique, Théo nous a rejoint comme comédien avant de participer à la préparation des Jeux Olympiques avec Théo le taxi et d'animer aujourd'hui tous les jours un jeu quotidien sur France 3 l'après-midi. Pour rassembler dans la durée, nous sommes constamment renouvelés. Nous avons fait évoluer les voix, les visages.
Nous avons créé de nouveaux formats. Nous avons innové en lançant de grands succès populaires comme 100 % logique ou The Flore. Des jeux qui s'inscrivent pleinement dans la tradition du service public, des formats de culture générale accessibles à tous, fondés sur intelligence collective, la transmission des savoirs, le plaisir d'apprendre ensemble.
Nous sommes aussi résolument tournés vers la jeunesse en faisant des partenariats avec les créateurs de contenu, que ce soit Squeezie avec le GP Explorer 3 ou Hugo Descrypt. Il y a 5 ans, nous touchions chaque mois 75 % des des 1524 ans. Aujourd'hui, c'est 98 % de cette catégorie d'âge qui nous regarde.
Les moins de 35 ans représentent un/ers de l'audience de notre plateforme. Cet engagement au service de la nation, nous le portons aussi comme moteur de l'exception culturelle. En dépit de la baisse de nos concours publics, des plans d'économie successifs qu'il a fallu mener, nous avons augmenté nos investissements tant en création audiovisuelle qu'en cinéma français et européen. que les plateformes américaines ont envahi le marché national.
France Télévision est le premier éditeur de fiction française en mêlant patrimoine et audace populaire et notre fiction a su rassembler et surprendre de meurtra qui est ancré dans nos régions à Kabou qui raconte la prise de cette ville par les talibans. La fiction française brille, elle ouvre tous les horizons. Ces héros populaires, c'est aussi aujourd'hui les compagnons des Français d'Astrid et Raphaël à Capitaine Marlot.
De même, l'offre documentaire popularise les savoirs avec plus de 1000 films documentaires par an, couvrant une grande diversité de sujets du succès de Notre-Dame Résurrection qui a réuni 3,2 millions de Français à celui des faux soyurs avec 2,5 millions de téléspectateurs. Le service public s'est concilié exigence et audience. Toutes les semaines, nous proposons une offre documentaire inédite en science, en géopolitique, en histoire ou dans les arts et la culture.
C'est avec nous que 37,5 millions de Français ont pu assister à tous les grands festivals de l'été, que ce soit le festival interceltique de l'Orient ou les francopholies de La Rochelle. C'est sur France Télévision qu' ont été diffusé en 2025 les 10h du soulier de Satin mis en scène par Eric Ruf avec la comédie française. Et nous n'opposons jamais répertoire classique à création contemporaine.
Chez nous, un concert de Gims va de paire avec le violon divriigitlis aujourd'hui entre les mains de Daniel Lozakovic. Nous sommes depuis plus de 30 ans le premier partenaire de l'animation française, l'une des plus reconnues au monde et le deuxième financeur du cinéma français. Ça a permis à des de voir des films d'auteur comme Anatomie d'une chute de Justine Trier ou Émilia Perez de Jacques Odiard représenter la France aux Oscars.
Ça a permis à des surprises déclorant sales comme 20 dieux sans oublier le succès populaire de Bacnord ou de l'amourouf. C'est une grande fierté pour les équipes de France Télévision et pour moi-même que France Télévision donne accès à la culture au plus grand nombre. Nous touchons d'ailleurs davantage les classes populaires que les classes supérieures.
Ce sont 87 % des actifs de CSP moins qui nous regardent toutes les semaines. Nos créations et nos producteurs sont encrés dans les territoires, présents sur toutes les régions. Nos audiences aussi, puisque nous sommes le groupe audiovisuel le plus enraciné en métropole comme enemè.
Alors dans un contexte de polarisation croissante du débat minute monsieur directeur France Télévision assume une responsabilité particulière dans la garantie du débat démocratique pluraliste et équilibré cette garantie d'un débat démocratique passe par une obligation d'impartialité à laquelle soit instreints ceux et celles qui l'organisent et l'animent au nom du service public. Cette exigence vaut naturellement pour institution dans son ensemble, mais elle s'impose avec une rigueur particulière à celles et ceux qui en exercent la direction. Vous avez mentionné mon parcours.
J'ai eu dans ma jeunesse, de mes 13 ans à mes 25 ans, un engagement écologiste. J'ai eu l'honneur de servir vers la République comme conseiller en cabinet au ministère du logement. Mon parcours est public, il est assumé.
Je n'ai jamais voulu être élu ou faire une carrière politique. Aujourd'hui, depuis mon entrée à France Télévision il y a plus de 10 ans, je me suis strictement conformé aux règles de neutralité qui en casadre l'action du service public audiovisuel tel qu'elles sont définies par notre règlement intérieur. J'ai rejoint France Télévision en 2015.
J'ai d'abord été directeur de cabinet puis j'ai été nommé directeur de la transformation en 2018 où j'ai intégré le comité exécutif de France Tévision. À ce titre, on m'a donné la responsabilité de coordonner le plan d'économie de 400 millions d'euros bruts d'ICAP 2022 fixé par le premier ministre Édouard Philippe. J'ai renégocié les accords avec les producteurs.
J'ai négocié le plan de départ pour plus de 900 salariés. J'ai accompagné la ROR organisation de l'entreprise en la faisant évoluer d'une collection de chaînes vers un groupe numérique. En 2019, j'ai été nommé PDG de France Télévision Studio, notre filiale de production.
En 2 ans, notre chiffre d'affaires est passé de 65 à 114 millions d'euros. Depuis 2020, je dirige les antennes et les programmes du groupe. Dans mes fonctions, je n'ai été guidé que par une logique professionnelle.
Faire réussir nos antennes, garantir la qualité de nos programmes, le pluralisme de notre offre d'information. L'impartialité, ça ne se proclame pas. Ça se vérifie dans la durée, dans la collégialité des décisions, dans les choix éditoriaux opérés, dans la capacité à corriger les erreurs et dans les résultats observable.
Conclu monsieur le directeur, on reviendra après en détail. Je doute pas que le rapporteur vous interrogera sur votre vie passée. Nous avons aussi évidemment un devoir de pluralisme avec 80 heures d'information par jour.
France Télévision aujourd'hui le premier producteur d'information dans notre pays. De Wallis et Foutuna à Poitier, nos journalistes sont partout mobilisés. Notre offre de magazine d'actualité sans équivalent dans le paysage français avec une large part faite aux émissions de décryptage de pédagogie avec plus de 2000 invités en 2025 dont plus de 200 personnalités politiques.
Nous offrons le premier espace de débat public. Comme vous l'a indiqué notre présidente, cette mission n'est pas exemple de critique. Parfois même, elle comporte des erreurs qui doivent être corrigées.
Néanmoins, cette offre d'information sans équivalent dans notre pays touche aujourd'hui 49,2 millions de français chaque mois, bénéficie d'un taux de confiance massif et constitue un trésor auquel nos citoyens sont particulièrement attachés. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs et députés, sélectionner des programmes, les proposer, leur faire rencontrer un public, c'est un travail de fourmis qui requiert un engagement collégial et collectif. C'est aussi le risque de passer parfois à côté d'une pépite ou au contraire de miser sur le mauvais projet.
C'est un métier d'autant plus exigeant qu'il est sanctionné dès le lendemain par un seul juge de paix, l'audience. Mais c'est au fond un honneur et une joie que nous accomplissons chaque jour avec une seule mission. Être au service du public.
Merci. Merci. J'ai indiqué au rapporteur que c'est pas de votre responsabilité si nous avons 30 minutes de retard sur le programme.
Mais je pense qu'un proposiminaire, vu le périmètre que vous occupez à France Télévision qui est importante, vous laissez la parole pendant 12 minutes me paraît me paraissait important. Euh et j'indique que pour gagner du temps, je ne vous poserai pas de question pour que le rapporteur puisse s'exprimer. J'y reviendrai à la fin.
J'indique simplement que votre audition se tient dans un contexte particulier et ambivalent, que les Français sont attachés à France Télévision comme l'indique un récent sondage, que pour beaucoup de Français, vous l'avez rappelé, il y a une présence quotidienne, une voix et un lien, mais que votre audition arrive à un moment où il y a eu des incidents, des manquements, des polémiques qui ont pu nous questionner, questionner les Français, nous heurter. J'imagine qu'on aura l'occasion d'y revenir et c'est le sens de cette audition puisque la représentation nationale mène ici un contrôle exigeant que je souhaite honnête, juste et équilibré. Et je laisse la parole au rapporteur pour ces premières questions.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le directeur. Monsieur le directeur, merci pour les réponses que vous allez nous apporter.
Une première question effectivement le président l'a souligné par rapport à votre parcours qui peut intriguer. Vous avez été nommé directeur de cabinet de Delphine Arnut à 27 ans d'un groupe qui a plusieurs milliards de chiffres d'affaires et de contributions publiques. Au moment où vous avez été nommé, vous n'avez été comployé, vous l'avez rappelé que par Europe écologie les verts.
Vous avez été successivement assistant parlementaire au Parlement européen, directeur de cabinet du groupe Europe écologie les vert à la région Île-de-France, directeur de campagne des Vagolis lors des élections présidentielles en 2012, conseiller spécial de Cécile Duflot jusqu'en 2014, puis embauché comme directeur de cabinet de Delphine Airnot. Quelques années après, vous devenez numéro 2 de France Télévision. Vous n'avez jamais travaillé dans l'audiovisuel mais vous êtes vous agencez chaque année près de 9000 heures de programme.
Vous n'avez jamais été journaliste, jamais disposé de cartes de presse, mais depuis plusieurs semaines, vous êtes à la tête de plus de 3000 journalistes de l'audiovisuel public. Vous n'avez jamais travaillé dans une société de production et pourtant vous signez plusieurs centaines de millions d'euros de contrat de production chaque année. Qu'est-ce qui a fait que vous êtes devenu le numéro 2 de la plus grande entreprise d'audiovisuel en France et l'une des plus grandes en Europe sans aucune forme d'expérience dans le domaine ?
Allez, je dis juste si on veut vraiment gagner du temps, faites des questions courtes parce que vous az rappelé la biographie de du directeur. Je l'avais fait en introduction donc on peut essayer d'aller un peu plus vite. Allez-y, monsieur le directeur.
Merci beaucoup monsieur le rapporteur pour votre question. Euh j'ai mentionné mon parcours dans le léminaire et je vous ai répondu déjà de manière extrêmement précise et explicite sur mon parcours à France Télévision. Depuis 2015, j'ai strictement j'ai signé mon contrat à France Télévision le 225.
J'ai strictement respecté toutes les obligations de neutralité qui figurent au règlement intérieur. J'ai je me suis conformé à toutes les règles et mon travail comme j'ai pu vous le détailler et vous le documenter dans mon proposinaire, il s'est traduit par des résultats. Et vous savez, monsieur le rapporteur, moi je crois au travail, je crois au résultat et je crois que ce qui fait la capacité d'un dirigeant, c'est sa capacité à conduire des actions et à être jugé sur ses résultats.
Et en matière de télévision, nous nos résultats, ils tombent tous les jours. Vous trouverez pas beaucoup de métiers, monsieur le rapporteur, vous allez traiter beaucoup de sujets où on est sanctionné tous les jours à 9h3, ça tombe le résultat d'audience. Et là, vous devez juger est-ce que c'est bien la qualité ?
Est-ce que vous avez bien fait votre travail pour rencontrer le public ? C'est ça la science de la télévision. Mes résultats, ils sont là.
C'est pas mes résultats à moi tout seul. C'est ceux d'une équipe des antennes et des programmes. Monsieur le rapporteur, vous n'avez pas souhaité que je vienne ici avec le directeur des antennes, monsieur Cyril Géroubi.
La directrice des programmes, madame Anolmes. Je dirige une équipe avec des cadres très nombreux qui tous les jours participent à cette action. Et juste une dernière chose sur votre question.
Quand bien même j'auraiis une carte de presse, étant donné les fonctions qui sont les miennes, j'aurais dû y renoncer car ce sont les règles du ministère de l'économie et des finances. et de la commission de la carte. Une carte de presse, c'est fait pour un journaliste.
Il y en a ici dans la salle qui l'ont eu. C'est fait pour un journaliste qui exerce ses fonctions ou qui encadre directement un journaliste. Un dirigeant comme moi qui encadre des encadrants qui participent à la stratégie éditoriale.
Si j'avais une carte de presse, je l'usurperai. Monsieur le rapporteur. Merci monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le directeur. Mais je vous demande vraiment de de répondre à mes questions. Ma question était plus sur euh vous signez des centaines de millions d'euros de contrat avec des sociétés de production, vous n'avez jamais travaillé dans une société de production, vous dirigez plus de 3000 journalistes.
Vous n'avez jamais été journaliste. Et je vous le dis parce que mon nom comme rapporteur est sorti depuis plusieurs semaines. Beaucoup de journalistes de France Télévision viennent me voir en off m'admettant une forme de pression et me demandant de ne pas révéler leur nom parce que quand ils ont eu depuis ces dernières années Harley Chabo, Olivier Mazrol, monsieur Tuilier comme patron de l'info qui ont été des journalistes qui d'ailleurs faisaient preuve d'imperméabilité vis-à-vis du pouvoir politique et qu'on ne pouvait pas accuser d'ailleurs de connivance avec le moindre parti, il s'étonne de votre profil de militant ou d'activistes. comme nouveau patron de l'info, qu'est-ce que vous leur répondez ?
Quelles sont les garanties que vous apportez quant au principes de neutralité ? Bon, on va essayer de partir sur des principes clairs et simples. C'est une commission d'enquête.
Chaque français qui a un intérêt de près ou du loin avec le public doit peut-être être convoqué, doit être convoqué. Donc, monsieur le rapporteur, je vais être très clair. S'il y a des gens avec lesquels vous échangez dont vous jugez qu'ils ont des choses à dire à cette commission d'enquête, vous les vous me demandez de les convoquer, je les convoquerai mais je ne peux plus.
Non non mais non, on ne refusera on ne refusera aucun salarié qui aurait qui aurait des formes des éléments à nous communiquer caractéristique ou caractérisant des infractions ou des délits. Donc maintenant on va arrêter de relayer des suspicions des éventuels emails. Non non mais je termine là et on avance.
Soit vous portez à la connaissance de cette commission d'enquête des emails que vous avez dont vous avez la connaissance, des éléments que les salariés vous ont communiqués et je les auditionnerai et je porterai à la connaissance des membres de cette commission ces éléments par transparence mais on fait un travail de transparence jusqu'au bout. Je vous propose monsieur si vous voulez répondre je vous laisse je vous laisse répondre et vous avez indiqué monsieur le directeur qu'il n'avait pas eu d'expérience dans les sociétés de production auparavant. C'est vrai, mais j'imagine que s'il avait été directeur d'une société de production, vous auriez crié au conflit d'intérêt.
Monsieur le monsieur le président, je je vous je vous je m'étonne d'un point, c'est que vous m'expliquez que chaque personne que je demande auditionné me l'accordez, il a il a été fait état dans la presse et vous l'avez vous-même révélé que des d'anciennes personnalités qui ont d'ailleurs fait des millions de téléspectateurs sur les chaînes de le public. J'ai demandé leur audition parce que ils ont été licenciés sur une politique assumée de la nouvelle présidence et direction de France Télévision. Vous refusez qu'elle soit auditionnée.
Donc je vous prends au mot. Vous me proposez et bien d'auditionner des personnes que je souhaite. Je vous prends au mot.
J'ai une liste que je vous ai envoyé et moi aussi j'esime qu'il faut auditionner tout le monde sur le deuxème et j'en finirai là quand vous expliquer qu'on pourrait auditionner tout le monde. Non, il y a des personnes chez France Télévision, je vous assure monsieur le directeur général, il y a des personnes qui viennent me voir euh qui me révèlent un certain nombre de faits qui ne veulent pas être auditionnés parce qu'ils ont peur. Et il y a des journalistes qui me disent que dans une entreprise où vous avez la numéro 1, madame qui explique par exemple qu'il ne faut pas représenter la France telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit qui met une cible sur le dos de journalistes et de confrères d'une certaine chaîne d'information en les accusant d'extrême droite.
Et quand vous avez un numéro 2 qui et bien n'a travaillé que pour un seul parti politique, j'ai certains journalistes qui me disent quand vous avez le numéro 1 et le numéro 2 d'une entreprise en plus le service public qui partage les mêmes convictions politiques, on peut subir de façon même indirecte. Je dis pas qu'ils ont des pressions au quotidien, c'est loin de de mes insinuations, mais de façon indirecte, ils peuvent subir ce genre de pression. Qu'est-ce que vous répondez à ces personnes-là ?
Comment ? Ma question est simple et j'ai été interrompu par le président. Pourtant ma question était simple.
Comment vous garantissez le respect des principes de neutralité, d'impartialité et d'honnêteté de la part des 3000 journalistes alors que vous-même avez un profil d'activistes et d'anciens militants ? Je vous Et tu m'as formulé je vous laisse je vous laisse je vous laisse je vous laisse je vous laisse répondre monsieur le directeur. C'est mon rôle de vous informer qu'on peut auditionner les personnes à h clos. qu'on peut auditionner ces personnes à h clos.
Non, parce que moi je suis le garant du fait qu'ici c'est pas le lieu où on n'informe à moitié les membres de la commission d'enquête. Alors monsieur la question est légitime. La question est légitime mais ne vous appuyez pas s'il vous plaît sur des discussions que vous avez eu dans le secret parce que sinon je suis tenu de convoquer ces personnes parce qu'on peut les auditionner à h clos.
Donc vos questions sont légitimes. Je dis juste ne vous appuyez pas sur des éléments dont la commission n'a pas connaissance. C'est tout ce que je dis. vos questions sont parfaitement légitimes et je vous laisse les poser et je m'assurerai que vous ayez des réponses.
Mais s'il vous plaît, pour que nos travaux se passent dans des conditions sereines et totalement transparente vis-à-vis de ceux qui nous écoutent, ne faites pas référence à des éléments dont vous n'avez pas porté l'information au membres de la commission d'enquête ou alors faites-le dans les RB. C'est tout ce que j'ai dit, monsieur le directeur, allez-y sur la réponse que je ne voilà que je n'explicite pas parce qu' était assez clair du rapporteur. Euh monsieur le rapporteur, plus plus vos questions seront précises, plus j'essayerai d'y apporter des réponses précises, vu que c'est mon but ici en toute transparence. concernant la question de l'encadrement des journalistes, je précise que l'encadrement des journalistes par moi-même et à la direction des antennes et programme avec le rattachement du réseau France 3, de l'ensemble des journalistes de France 3 région date de 2021 que cet encadrement, il est effectif depuis plusieurs années, que les résultats sont là à l'époque et c'est pour ça que je vous remercie monsieur le rapporteur, monsieur le président d'avoir accepté que je vienne avec monsieur Martinetti.
J'ai nommé monsieur Martinetti journaliste en charge directeur délégué en charge de l'encadrement de l'ensemble des équipes du réseau France 3. Vous avez indiqué qu'en novembre la présidente a souhaité procéder à une réorganisation dans ce cadre-là. Euh rapprochant l'information des antennes et des programmes, j'ai immédiatement confié à monsieur Martinetti un rapport qui vise à établir toutes les garanties afin que l'indépendance de la rédaction qui, je le rappelle est mentionné y compris dans le préambule de la Constitution, que l'indépendance d'audiovisuel public, que l'indépendance du travail des journalistes soit pleinement garantie et assurée par notre organisation.
Monsieur Martinetti va vous détailler les procédures. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, en l'occurrence monsieur le rapporteur, il est bon de revenir à votre question initiale sur le rattachement de l'information à la direction des antennes et des programmes. Avant toute chose, et il me semble que c'est essentiel à la clarté de nos échanges, il est toujours important de rappeler l'enjeu, le but, l'objectif que nous avons à travers cette cette organisation.
D'une part, renforcer la cohérence éditoriale de l'ensemble du groupe, de poursuivre, d'amplifier une transformation numérique indispensable et monsieur Stéphan Sidbon vous l'a dit, d'assurer une gouvernance plus fluide entre les antennes et les plateformes. Monsieur le rapporteur, l'indépendance de l'information tient avant tout aux garanties que nous mettons en place, aux garanties que nous souhaitons d'ailleurs conforter, amplifier, renforcer dans notre schéma organisationnel. Je le rappelle, il y a un directeur de l'information à France Télévision qui est journaliste, qui est membre du comité de direction de la présidente.
Il y a une chaîne éditoriale claire au sein de France Télévision, au sein de la direction de l'information avec des rédacteurs en chef, des éditions, des chefs de services évidemment une rédaction pleine, entière autonome, indépendante et nous aurons certainement l'occasion de l'évoquer. Il y a des chartes éthiques d'antennes, des chartes journalistiques qui nous engagent. Tout cela participe évidemment à l'indépendance de de l'information et garantit l'autonomie des des rédactions.
Juste pour préciser très rapidement, monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs le député, il convient de rappeler les faits, monsieur Stéphane Sidbon l'a dit, et de rétablir des faits, des vérités. Nous sommes 2589 journalistes CDI à France Télévision. Il s'agit pas de 3000, 4000, 2580 journalistes.
Il est tout le temps, il est toujours utile de rappeler de rappeler les faits. Euh nous avons engagé nous avons engagé cette transformation avec pour but, notamment dans le réseau régional d'intégrer les rédactions régionales à la direction des antennes et des programmes. C'est près de 1300 journalistes depuis 4 ans et nous avons développé l'information régionale, l'information de proximité.
Nous avons augmenté le temps d'antenne avec les antennes régionales. Passons de 20000 heures d'antenne régional en 2020 à 45000 heures aujourd'hui. Tout ça pour vous dire que il y a une stratégie, une stratégie d'ensemble qui garantit, je vous le certifie, je vous le certifie, qui garantit l'indépendance et l'autonomie des rédactions.
Merci monsieur le rapporteur. Oui, micro monsieur le directeur. Merci monsieur le président.
Et pour avancer, je vous poserai une toute dernière question parce que vraiment il y a beaucoup de questions qui se posent sur vos profils. Je le rappelle, vous êtes le numéro 2 de France Télévision. Avant d'être nommé à France Télévision, vous n'avez eu que des activités pour des partis pour un parti politique.
Donc ces questions sont légitimes. Ce sera une troisème question que je vous poserai. Vous nous expliquez qu'il y a des garanties qui sont mises en place, que vous disposez de rédactions qui ont une pleine et entière indépendance.
J'ai parcouru aussi vos comptes Twitter, vos profils Twitter qui sont des profils publics qui donnent aussi une inclinaison, une ligne, une forme de consigne même implicsite à vos équipes. Monsieur Sidemont Gomez, je lis et je le dis avec d'autant plus de recul que les personnes que vous visez ne font pas partie de mon parti. Ça, il y a même des personnalités de gauche.
Donc, j'ai une toute objectivité à le dire. En 2011 à propos de François-Hollande, vous vous demandez, je cite comment je vous cite comment en une semaine le socialisme le plus réac nationaliste proucléaire a pu faire figure de nouvelle algérie de la gauche en 2014. Vous jugez, je vous cite, voquer effrayant dans sa course à droite.
Enfin, la même année, vous appelez une déconstruction utile et urgente face au, je vous cite, racisme d'état qui toucherait en France les musulmans. Il y a d'autres tweets après votre nomination parce que vous allez me dire que vous étiez pas nommé à cette époque. J'ai d'autres tweets à partir de 2020 notamment où vous dénoncez des tremblements de terre populistes suite à la démission du patron de la BBC.
Il y en a eu d'autres. Bon, comment est-ce que vous, à titre personnel, vous garantissez une totale indépendance et neutralité vis-à-vis des équipes et des milliers de personnes que vous gérez quand dans le même temps, vous tweetez de façon publique des parties prix parfaitement politiques ? Allez-y.
Moi, je veux bien tout faire, mais s'il y a des questions longues et c'est légitime, je peux pas demander des réponses hyper courtes. Donc, questions courtes, réponse courtes, questions plus longues, réponse un peu plus longues. Je vous demande quand même un peu de concision, mais voilà, monsieur Rorteur, j'essaie de faire au mieux mais plus les questions seront courtes, plus les réponses seront courtes.
Allez-y, monsieur le directeur. Je vais essayer d'être le plus concis possible, monsieur le président. Comme je l'ai dit, depuis le 22 août 2015, je me suis astreint à un strict respect du devoir de neutralité.
D'ailleurs, je vois pas à quel tweet vous faites référence en 2020, mais si je commente l'évolution de la BBC, je considère que ça fait partie des missions d'un responsable de audiovisuel public étant donné que l'audiovisuel public relève de la BBC, monsieur le rapporteur. Euh donc moi, mon passé il est public. Je pourrais faire comme certains qui il y a quelques mois et fassent l'ensemble de leur publication sur un réseaux sociaux.
Euh je pourrais euh cacher des choses, je pourrais euh moi tout ce que j'ai fait depuis l'âge de 13 ans, c'est public. Il y a rien qui est dissimulé. Il y a pas Et je me suis jamais caché derrière mon petit doigt.
J'ai décidé d'avoir une vie professionnelle comme des millions de français, monsieur le rapporteur, comme des millions de français qui a 25 ans s'engagent dans l'entreprise qu'elle soit publique ou privée et qui pas ont des responsabilités de dirigeant. Alors vous allez retrouver je pense plein de choses sur ce que j'ai écrit quand j'avais 14 ans aussi mais en fonction assuré un strict respect de mon devoir de neutralité. Merci monsieur le directeur pour votre réponse.
Si je vous la pose et c'est pas que vous et je pense que vous avez écouté l'ensemble des auditions. D'ailleurs, l'ensemble des députés qui participe en seront témoins. C'est parce que à longueur d'audition des dirigeants de l'audovel public même de dirigeants de l'ARCOM, nous retrouvons que des profils qui ont été engagés à gauche.
C'est la couleur unanime. Monsieur le rapporteur, non rapporteur si Bilveille, la présente de Radio France a été au conseil de Nicolas a été conseillère Nicolas Sarkozi à l'Élysée. Allez-y, continuez.
Avançons s'il vous plaît dans la discussion. Vous m'avez dit qu'on pouvait avancer. Allez-y monsieur rapporteur.
Mais mais soyons précis. La présidente de Radio France qui est quand même la deuxè entreprise de l' duel public a été conseillère de Nicolas Sarcodi. Si on dit la vérité, il faut dire toute la vérité.
Il y a effectivement eu des dirigeants qui ont eu des engagements à gauche, mais on a aujourd'hui la présidente de Radio France qui a été conseillère de Nicolas Sarkozi. Allez-y monsieur rapporteur. Merci.
Merci monsieur le président de valider l'exception selon laquelle l'exception confirme la règle du président de l'ARCOM. aux dirigeants de France Télévision, à vous-même, monsieur le directeur, à un certain nombre d'autres d'autres directeurs d'école de journalisme. Nous voyons défiler et c'est la raison d'ailleurs des questions que je vous pose, un certain nombre de profils militants dont vous faites partie et j'entends vos réponses sur le fait que depuis que vous ne n'êtes plus salarié d'Europe écologie des verts, vous faites une distinction.
J'entends vraiment vos réponses. On va avancer et je voudrais vous poser, on va Non, non, je je monsieur le directeur, je vous ai pas posé de question. Non, je vous mets pas en clause parce que j'explique que vous admettez la différence entre votre passé et votre activité professionnelle aujourd'hui.
Il y a aucune mise en cause. Je voudrais qu'on avance parce que ces débats seront euh seront je pense stériles. On dispose de peu de temps.
Je voudrais avancer sur d'autres sujets qui je pense intéressent bien des Français notamment la Monsieur le directeur, vous avez qualifié Monsieur Rorteur, vous avez qualifié le directeur, tout le monde a témoin d'activistes. Est-ce que vous êtes encore engagé en politique pour qu'on puisse avancer ? Non, mais non, non seulement comme c'est une question, c'est un commentaire.
Depuis le 22 août 2015, je me suis astreinstri de revoir de neutralité. Mais par ailleurs, je voudrais juste rappeler que des illustres prédécesseurs qui sont les miens. Monsieur Christopher Baldi, ancien patron de France qui a eu la rédaction sous ses sous sa responsabilité, monsieur Christopher Baldi et qui a été un grand patron de RTL, aujourd'hui patron de T18, était au cabinet de Nicolas Sarkozi.
Mon collègue immédiat que vous avez auditionné la semaine dernière, monsieur Tardieux était directeur de cabinet adjoint sous le mandat de Nicolas Sarkozi. Il y a vous trouverez, je pourrais citer président de l'UNEF, vice-président directeur général de TF1 pendant des années. Je pense que vous trouverez, monsieur le rapporteur, beaucoup de gens à droite et à gauche qui ont pu avoir un parcours public et rejoindre des responsabilités dans les médias.
Merci monsieur le directeur et on a auditionné madame Albanel qui est la présidente du comité d'éthique et qui est et qui est aujourd'hui qui a été ministre pardon de Jacques Charc. Allez-y monsieur le rapporteur. Merci monsieur le directeur.
Je serais ravi de rencontrer des grandes voix et des grands visages de l'audisel public qui ont eu des engagements passés à droite. J'ai pas l'impression que nous soyons des millions de français à en constater. Je voudrais avancer sur le sujet.
Je voudrais notamment vous faire réagir sur un point, c'est la politique assumée de la présidente de France Télévision qui a affirmé le 25 septembre 2015, on a une télévision d'homme blanc de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change. Vous avez déclaré pour justifier ses propos le 21 novembre 2020 avec sa fameuse remarque, Delphine Ernut a fait le constat des 2015. C'est le premier le premier chantier que j'ai lancé à mon arrivée.
Ce premier chantier, il s'est traduit par un certain nombre de licenciiments qui se sont traduits notamment récemment par des indemnités de plusieurs centaines de milliers d'euros qui qui ont été versés à des présentateurs qui ont gagné dans les tribunaux devant France Télévision. notamment les anciens présentateurs des chiffres et des lettres Bertrand Renard et Ariel Boulinprat qui ont pris 450000 € d'indemnité pour notamment discrimination liée à l'âge. Si on additionne l'ensemble des indemnités de cette politique d'éviction des mâles blancs, des hommes blancs de plus de 50 ans, est-ce que vous arrivez à chiffrer et bien cette politique que je qualifie comme discriminatoire parce qu'elle peut être sexiste, elle peut être discriminatoire liée à l'âge de plus de 50 ans et elle peut mê mêtre raciste parce que Delphine Ernut et vous le justifiez parle d'homme blanc.
Quel est le coût réel de cette politique discriminatoire menée à la tête de France Télévision depuis plus de 10 ans ? Bon, monsieur le directeur, allez-y, allez-y, allez-y. Je trouve ça dommage que au lieu de poser des questions, on vient à scéner et des accusations assez graves, mais c'est vos drômes sont importants.
Monsieur le directeur, est-ce que vous menez depuis 10 ans une politique discriminatoire ? Alors monsieur le rapporteur, monsieur le président, je me référerai à l'article 37 du cahier des charges de France Télévision qui est donc, je le rappelle, un décret signé par le ministère de la culture et dont euh la version principale a été élaborée au moment de la réforme de 2010 suite à la volonté du président Sarkozy de réformer France Télévision avec une loi qui a été votée par cette assemblée en 2008. Ce décret à son article 37 dit que France Télévision contribue à travers ses programmes, son traitement de l'information et des problèmes de société à la lutte contre les discriminations et les exclusions de toutes sortes.
Par ailleurs, nous avons une obligation d'avoir un renouvellement constant dans nos programmes et une modernité ainsi que des succès d'audience. Moi, je comprends votre question monsieur le rapporteur et je comprends votre émotion qui est celle de nombreux Français d'avoir vu le plus ancien programme de la télévision, des chiffres et des lettres, 56 ans d'ancienneté, je crois, à l'antenne, être remplacé. C'est une décision que j'ai prise.
Vous avez raison, monsieur le rapporteur. Elle n'est pas aisée. Elle n'est pas aisée car des chiffres et des lettres, c'est le patrimoine audiovisuel français.
Et je comprends celles et ceux qui ont participé. Néanmoins, une grille de télévision, c'est fait pour vivre, c'est fait pour se renouveler, c'est fait pour exister et se transformer parce qu'elle vit au pou. Donc oui, nous avons réduit le nombre de jeux.
Vous pourrez, on pourrait discuter de questions pour un champion. Je pense que il y a de nombreux parlementaires qui m'ont écrit à ce sujet. Donc nous avons réduit le bloc jeu, nous avons mis deux jeux duel en famille avec Cyril Ferrot qui est aujourd'hui un des animateur les plus populaires des Français et Slam avec Théocurin.
Je vous précise par ailleurs que ces deux jeux sont des formats français de création française. On aura peut-être l'occasion d'y revenir mais dans l'industrie du flux enjeu stratégique pour notre pays de stratégie industrielle. Merci pour cette précision parce que ma question que je voulais pas poser mais la rapporteur l'a posé, c'était de comprendre vos choix programmatiques.
Donc je comprends que vous avez décidé de faire moins de de jeux en tout cas de de diversifier vos programmes et peut-être qu'on pourra revenir sur les choix programmatiques et votre vision. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le directeur. J'aimerais en venir et bien à la production sur France Télévision.
Ça va être le 3è pan de notre commission d'enquête qui va s'ouvrir après les vacances qui est un sujet éminemment important. Il y a un certain nombre je je pense d'entraves à des règles ou à de la déontologie d'ailleurs que la présidente de France Télévision a convenu. Je voudrais simplement vous poser une première question.
Est-ce que vous considérez que Media One qui est la première société de production à bénéficier des contrats publics et de l'argent public de France Télévision pour plus de 100 millions d'euros par an qui bat pavillon américain puisque le fond d'investissement KR détient Mediawan après 80 %. Fond d'investissement très contesté dans le monde entier par la nature peu éthique de ces investissements. Ces actionnaires français sont monsieur Pigas.
On l'a pris il y a quelques semaines qui aurait des véléités présidentielles qui en tout cas n'a pas caché à la une de libération mettre tous ses moyens à disposition dans la lutte contre la droite radicale y compris des moyens médiatiques. Est-ce que vous pouvez nous justifier le mouvement d'hyperconcentration des contrats de production et l'asséchement notamment des producteurs indépendants depuis l'arrivée de Delphine Airnot et aussi votre rôle à la tête de France Télévision ? Pourtant, je je vraiment m'efforce de pas vous interrompre à chaque question et je je veux vraiment ne pas le faire.
Mais s'il vous plaît, pour qu'on avance, ne mettez pas en cause au détour d'une phrase des acteurs de public, le fond KKR, c'est un fond dont vous dites qu'il est qui pose question. Oui, il a des polémiques. Essayez, je vous invite juste, je le dis, je dis sans esprit de polémique et avançons.
Monsieur le rapporteur, essayons de pas mettre en cause les acteurs. Vous avez devant vous des gens qui répondent à vos questions. Vous avez parfaitement le droit de poser la question sur le KA et poser des questions plutôt que de commenter la situation de KKR qui est par ailleurs un fond d'investissement qui est investi en France, qui a donné 100 millions d'euros à la restauration Notrame de Paris.
Quel a d'autres engagements sinon ça nous oblige à Sinon ça nous oblige surtout qu'on les on les a pas auditionné. On les auditionnera pas. Enf vous l'avez pas demandé monsieur le directeur ?
Monsieur le rapporteur, je vous monsieur le rapporteur, je vous remercie pour cette question extrêmement importante qui soulève beaucoup de questions dans de nombreux articles de presse et je vous remercie de me donner l'occasion de rétablir la vérité des faits. France Télévision, c'est le premier partenaire de la production indépendante en France et nous sommes même le seul groupe audiovisuel qui a la capacité de dire ça. Pourquoi ?
Plus de 50 % de notre chiffre d'affaires se fait auprès de petits producteurs français indépendant. Plus de 50 %. Nous travaillons avec plus de 700 sociétés de production.
Vous n'avez aucun groupe audiovisuel qui travaille avec un tel tissu de producteur. C'est une mission que nous nous attribuons qui consolide l'exception culturelle. Alors oui, parmi ces producteurs en plus donc c'est 50 % et concernent les petits producteurs indépendants, il y a cinq groupes français qui sont constitués en rachetant des sociétés de production.
Si je mets bout à bout ces cinq groupes français que je vais nommer, banen, fédération studio et satisfaction qui sont les cinq gros groupes français, eux ça représente environ 30 % de nos commandes et les filiales de grands groupes américains sur lesquels vous avez interpellé ma présidente la semaine dernière, je citerai Warner Studio, ITV Studio, BBC Studio, ça représente autour de 5 %. Donc plus de 50 % auprès de petits producteurs indépendants, 30 % auprès des grands fournisseurs et 5 % auprès des grands groupes américains. Il y a 11 % que nous faisons auprès de France Télévision Studio.
Quand moi je suis arrivé à qui est notre filiale de production, moi je suis arrivé, c'était moins de 2 % je crois. C'est ça la réalité des chiffres, monsieur le rapporteur. Et si vous voulez que je détaille par parmi les groupes, parce que il faut rentrer dans le détail, Media One, c'est 11 % 11 ou 12, Banij 11, New 4 %, Fédération Studio 3 %, Satisfaction 3 %.
Voilà toute la transparence, toute la vérité des chiffres. Et c'est très important que la pleine lumière soit faite là-dessus, qu'il y ait pas de fantasme qui soit possible. Il y a un partenaire de la production indépendante dans notre pays en France, c'est France Télévision.
Micro, monsieur le directeur. Merci monsieur le directeur. Pour éviter donc tous les fantasmes, est-ce que vous pouvez nous donner le pourcentage de contrat de France Tévision attribué à Mediawan en 2015 et aujourd'hui en 2025 ?
Même question pour Manig, même question pour Togzer. Together entreprise qui a été crise sous la présidence de Delphin Airn. Donc je pense que il était à 0 % au moment de sa création de façon évidente.
Ce sont l'un des enfin les les trois parmi les principaux. Est-ce que vous pouvez nous donner les chiffres pour corroborer éviter comme vous le dites tous les fantasmes autour de ces sociétésl ? Évidemment.
Alors pour pas faire pour respecter le secret des affaires, les chiffres précis de chiffres d'affaires seront fournis par écrit à votre commission. C'est une obligation contractuelle que nous avons vis-à-vis de nos prestataires. En revanche, je suis très attaché à cette transparence.
En 2015, pour vous répondre, monsieur le rapporteur, le groupe Méiawan n'existait pas. Il était inexistant. Donc la c'est c'est zéro.
C'est zéro. Monsieur Capton avait une petite société de production, vous avez raison, qui s'appelait 3è œil. En revanche, il y avait un très gros groupe de production qui était à l'époque notre premier fournisseur de programme qui s'appelait Laagarder Studio et il était en compétition avec Newwen et notre présidente vous l'a explicité la semaine dernière, il y a eu des rachats et de la concentration avec des fonds d'investissement, vous en avez parlé, qui est juste l'économie de marché dans notre pays, qui est juste la liberté d'entreprise de notre marché.
En revanche, depuis 2020, vu que je crois comprendre votre question, cette part des groupes, elle est d'une relative stabilité et le groupe Miaw Onean, il est autour et d'ailleurs la Cour des comptes nous a demandé tous ces chiffres et nous l'avons démontré. Il y a eu une concentration, le groupe Méia, je crois que c'est 28 sociétés de production avec lesquelles on travaille, mais cette part des groupes, nous l'avons stabilisé parce que pour nous le plus important, c'est la préservation de la production indépendante. Après, moi je suis pas à votre place, monsieur le rapporteur. pourrait y avoir un débat de politique industrielle, de stratégie industrielle sur est-ce que la production indépendante, on a intérêt à ce qu'elle continue à être de constitué de petites sociétés de production un peu émetté qui est le modèle de la loi de 86 des de monsieur Léotard et des décrets de madame Catherine Taska, ministre de Michel Rocard.
Donc c'est pas une question droite gauche. Tous les gouvernements ont mis en place cette politique sur exception culturelle française. Il y a aujourd'hui des groupes qui se constituent et par ailleurs monsieur le rapporteur, ces groupes font qu'aujourd'hui parmi les 10 plus gros producteurs européens, il y a cinq français.
Il y a cinq français. Donc c'est ça m'appartient pas cette stratégie industrielle. Nous on exécute le cahier des charges.
Mais par contre les gens concluraient ça. Moi je vous rappelle que nous on choisit des projets pas des producteur. Nous on choisit des programmes, pas un actionnaire.
Merci monsieur le directeur. Mais à titre personnel, est-ce que vous avez le sentiment que c'est l'ADN du service public et qui et que c'est le l'affectation naturelle des centaines de millions d'euros attribués par le contribuable de financer en premier contributeur de France Télévision une entreprise qui est détenue en majorité par un fond d'investissement américain. Est-ce que vous ne pensez pas que la priorité de France Télévision devrait être de réallouer ces contrats là à des producteurs indépendants français ?
Peut-être vous pourriez préciser le le contrôle de de Media One parce qu'il me semble que c'est un contrôle français. L'actionnaire est américain mais le contrôle est est toujours français. Les dirigeants sont français mais peut-être pouvez-vous nous préciser un peu le le détail même si nous auditionnerons le le directeur général le président de de Mediawane.
Allez-y, je vous en prie. Monsieur le rapporteur, à titre personnel, vous n'entendrez pas un mot de ma part dans cette audition parce que depuis le 22 août 2015, je me tiens un strict devoir de neutralité comme vous l'avez appelé. Mon avis, rappelé, mon avis personnel, il est pas intéressant.
Je peux vous répondre l'avis de France Télévision. La vie de France Télévision, il est encadré par des règles très strictes, celles du centre national du cinéma et en organisme public qui référence des producteurs et les critères de qui est producteur indépendant, ce sont eux qui les définissent. Nous nous constons d'exécuter la loi, le décret.
Mais monsieur Martinetti va vous parler du tissu de producteur français qu'on développe sur le territoire, y compris sur tous les territoires que vous représentez ici mesdames et messieurs. Très rapidement et n'y voyez pas d'avis personnel ou de tropisme régional de ma part évidemment, mais il est important de rappeler, monsieur Stéphane Sidbon l'a évoqué, mais il est important de rappeler aussi la structuration de l'écosystème de production en région. C'est notre mission de service public aussi.
Nous euh avons à peu près plus de 370 contractants sur les 24 antennes régionales. C'est de la déconcentration, c'est de la décentralisation. Vous savez quand nous produisons 250 films qui parlent des territoires, qui parlent de la culture, qui parlent du sport, qui parlent du patrimoine, de cette richesse qui qui fait notre territoire, nous les retrouvons dans les 250 films que nous produisons. 250 films d'ailleurs, et c'est important de le mentionner, qui ont vu une augmentation de 50 % de leur financement par France Télévision, ce qui n'était plus arrivé depuis 10 ans.
Ce sont souvent, vous savez, des emplois, des premiers emplois, des premiers films, des premiers auteurs. Nous accompagnons, nous structurons cet écosystème, cette filière de production indépendante en région. C'est notre mission de service public et cela va dans le sens que vient de développer monsieur le directeur des antennes et des programmes.
Monsieur, merci pour vos réponses. Mais bon, à titre personnel ou titre de directeur, je vous ai pas entendu justifier que le premier euh la première société à bénéficier des contrats de production à hauteur de plus de 100 millions d'euros par an était une société euh majoritairement à capital américain d'un fond d'investissement américain. Je vous ai pas entendu vous prononcer sur la nécessité et bien peut-être de diversifier parce queon constate quand même un un phénomène de de concentration de ces sociétés de production.
Je voudrais vous vous non parce que il faut qu'on alors après vous nous expliquerez peut-être monsieur le directeur pourquoi effectivement vous contractualisez pas avec Warner, Netflix, YouTube et pourquoi vous privilégiez des producteurs français qui Warner fait partie alors monsieur le président je je vais démentir votre propos. Warner fait partie, je crois, des cinq principales sociétés de production, cin ou six à bénéficier des contrats de France Télévision au même titre que Mediawane. Donc vous voyez, monsieur le président, même s'il ne le souhaitait pas, insiste sur le fait qu'il y a quand même des grandes sociétés de production américaine qui bénéficient des fonds publics et de l'impôt des contribuables français.
Donc voilà, c'est l'une des questions mais qui interroge, je pense, des millions de français. Pourquoi leurs impôts servent à financier des sociétés qui battent pavillon américain alors que je pense qu'il y a nombre de talents parmi les producteurs notamment indépendants en France ? Je voudrais vous poser une question qui a suscité d'ailleurs une forme de critique et dénonciation de la part de votre présidente lorsqu'elle elle est venue nous nous répondre.
Je vais vous citer quelques cas le cas par exemple de Nathalie Darigran qui est l'ancienne directrice des programmes de France Télévision jusqu'en janvier 2020 qui a signé de nombreux contrats pour France Télévision en faveur de la société de Renault Levankim Together les émissions c'est ce soir et c'est politique. Elle a ensuite été licenciée par France Télévision. On me dit et je vais vous c'est la première question elle a été licenciée au prix de généreuses indemnités de plusieurs centaines de milliers d'euros.
On me dit 300 ou 400000 €. Première question, quelle a été son indemnité de licenciement ? Si je vous pose la question, c'est parce que quelques mois après, on l'a retrouvé embauchée dans cette même société de production pour laquelle elle avait signé ses contrats juteux pour le compte de France Télévision, la société TGER, elle a été directrice de ces émissions et puis visiblement, elle a été très récompensée puisque quelques mois après, elle a été nommée comme directrice générale de Together Media.
Je rappelle que la prise illégale d'intérêt est définie à l'article 432-1 du code pénal. Elle est passible de 5 ans d'emprisonnement, de 500000 € d'amende. Madame Hernot en appelé au législateur pour mieux évaluer la loi, peut-être la modifier, mais semblait condamner à titre personnel et moral ce type d'agissement.
Ces agissements qui ont frappé des anciens dirigeants de France Télévision, il y en a plusieurs. Il ne concernent pas que le cas de madame Darb Grand, il y a monsieur Candilis qui a fait des navettes fréquente entre BANIG et France Télévision. Quels sont les gardes de fou aujourd'hui que vous mettez en place pour lutter contre ce type de pratique qui pénalement pourrait d'ailleurs être répréhensible ?
Si elles le sont, monsieur le rapporteur, vous êtes tenu et je le rappelle de saisir le procureur de l'article le procureur de la République de Paris au titre de l'article 40. Je le dis, je le martelle, je le répète, si vous avez connaissance de délit grave, vous parlez de prise égale d'intérêt, c'est votre responsabilité de saisir le procureur de la République de Paris et c'est une faute pénale de ne pas le faire. Donc je vous demande instamment si ces délits dont vous avez la connaissance sont caractérisés de saisir la procureur de la République de Paris.
Je vous le demande très solennellement parce que ce matin sur France info vous avez révélé les indemnités de départ de madame Darry Grand. Ce qui est aussi une atteinte au code civil, à l'article 9 qui prévoit le respect de la vie privée. Donc je vous le dis, avec le respect qui est le mien, vous êtes dans votre rôle de rapporteur, mais vous êtes aussi un député de la nation.
C'est votre responsabilité de saisir la procureur de la République si vous avez connaissance de prise d'égal d'intérêt d'emploi fictif. Monsieur le directeur, vous pouvez répondre. Monsieur le président, je vais peut-être vous répondre.
Effectivement, le rôle de cette commission d'enquête, c'est d'enquêter sur d'éventuels détournement d'argent public. Le rôle de cette commission d'enquête, c'est de veiller à l'usage des 4 milliards d'euros d'argent public payés par le contribuable chaque année. Et oui, je l'assume, si il y a des faits de prises illégales d'intérêt ou de pactes de corruption qui concernent d'anciens dirigeants de France Télévision, je saisirai le procureur et c'est la raison pour laquelle madame Hern n'a pas répondu.
Je vous demande quel a été le montant d'indemnité de licenciement de madame Darry Grand et quels sont les gardes de fou aujourd'hui que vous avez mis en place pour éviter ce qui peut s'apparenter à une prise illégale d'intérêt d'anciens dirigeants qui signent des contrats juteux de plusieurs dizaines voir centaines de millions d'euros avec des sociétés de production qui se font licencier au frais du contribuable et qui basculent dans ces sociétés-là. Merci monsieur pour terminer sur ce point comme ça on aura terminé nos échanges sur ce point. Je ne comprends pas pourquoi dans vos propos vous affirmez et à l'instant vous venez dire si et vous parlez au conditionnel.
Je le redis là vous venez de parler au conditionnel. Vous avez dit si j'ai connaissance je saisirai le moment venu la procure de la République alors que dans vos propos à l'instant vous avez qualifié cette situation de priseégalitate. Je dis juste soit vous parlez au conditionnel et c'est votre choix.
Si vous affirmez ça veut dire que vous avez des éléments qui vous permettent d'affirmer. Et dans ces cas-là, il faut dire le procureur. Voilà, c'est c'est fautêtre juste clair.
Pour vous répondre, monsieur le président, le rapporteur dispose d'un pouvoir de contrôle sur place et sur pièce. J'ai réclamé formellement un ensemble de pièces à la direction de France Télévision et des autres entreprises de l'audiuel public. Ces pièces-là me permettront d'auditer et probablement de poursuivre sur la base des faits que je vous ai exposés.
Le rôle de ces auditions et des questions que je vous pose. Monsieur le directeur, sont là aussi pour éclairer les questions que nous avons. Très clair.
Merci de cette précision qui était utile, monsieur le directeur. Merci beaucoup monsieur le rapporteur. C'est l'opportunité pour moi de répondre à votre question précisément et de rappeler que nous avons les procédures les plus encadrées à ce sujet du paysage audiovisuel français.
Quelles sont-elles ? Après le rapport de la Cour des comptes de 2015, pas celui de cette année, celui d'il y a 10 ans, madame Delphine Ernote, nommée présidente directrice générale de France Télévision a mis en place une charte déontologique qui encadre complètement ces règles là qui à ma connaissance n'existe pas dans le secteur privé. Pour les responsables, il y a eu beaucoup de règles qui ont été mises en place dans ces chartes, notamment pour les responsables qui viennent de sociétés de production ou qui vont vers des sociétés de production.
On a mis en place ce qu'on appelle une procédure renforcée. Et ces cinq dernières années, ces procédures renforcées, elles ont concerné 12 collaborateurs dans le strict respect de la loi. Euh je vais pas vous je peux pas vous répondre sur les indemnités pour deux raisons.
D'abord parce que lié au secret de la vie privée, comme je vous l'ai indiqué, on répondra évidemment par écrit, mais par ailleurs, je n'en ai absolument pas connaissance parce que vous avez insisté sur les différentes responsabilités que j'ai. Les sujets d'indemnité de départ, c'est pas du tout dans mon périmètre et j'ai pas à en connaître. H en revanche sur les personnes que vous avez mentionné, je voudrais quand même rappeler qui ils sont parce qu'ils ont aussi un honneur, un professionnalisme, une expérience.
Monsieur Candy c'est une des grandes figures de la télévision française qui a créé parmi les plus grands succès notamment en matière de fiction que ce soit à TF1 ou dans des sociétés de production. Vous êtes peut-être vous souvenez pas de Navaro. Navaro c'est monsieur Candilis qui l'a produit mais bien d'autres encore et j'aurais ça prendrait toute l'audition de faire sa carrière.
Il a eu de nombreuses expériences professionnelles dans tout dans différentes chaînes dans différentes sociétés de production. Il a été 2 ans à France Télévision. Moi je peux vous dire qu'il nous a permis de faire un grand saut qualitatif dans notre exigence éditoriale.
Madame Dar Grand ça a été une grande dirigeante d'audiovisuel public. Elle a participé à la création de l'inquièe avec Jean-Marie Cavada. Elle a lancé les émissions, c'est dans l'air, le magazine de la santé, les pouvoirs extraordinaires du corps humain, les maternels et même cash investigation.
Elle a quitté l'entreprise en 2020 suite à un désaccord éditorial et organisationnel au moment où on a supprimé les chaînes et elle a fait part de son désaccord. Et l'émission c'est ce soir, je peux vous le dire, c'est moi qui l'ai signé. En décembre 2020, madame Darrand n'était plus à France Télévision et elle est devenue directrice générale de Tazer Media, je crois en septembre 2021.
Au moment où on a fait signé cette ce soir, madame Darrand, elle était ni à France Télévision ni à TG Studio. Et concernant monsieur Candis, j'ai pas je connais pas de mouvement particulier, mais si vous avez une question précise, je vous répondrai évidemment précisément. Merci monsieur le directeur.
Je votre réponse me laisse un peu sur ma fin parce que on peut être un grand dirigeant, on peut être talentueux, on peut avoir fait ses œuvres dans une entreprise et se compromettent. Le talent n'est pas n'est pas contradictoire avec une forme de compromission. Je ne vous demande pas de juger la personnalité et les talents de ces gens-là.
Je vous demande de juger notamment, je vais en revenir sur le cas de monsieur Candys. Monsieur Candy a fait des navettes entre Big et France Télévision. Est-ce que vous pouvez nous donner euh le montant de contrat attribué par France Télévision à Biget avant la première venue de monsieur Candy chez Banig et suite et bien à sa dernière venue chez France Télévision ?
Est-ce que vous pouvez nous donner l'évolution de ce montant de contrat ? Et vous voyez ma question, je vous apprends visiblement les navettes de monsieur Candil que vous connaissez mieux que moi parce que vous avez l'air de me poser des questions si vous avez connaissance de fait pour monsieur Candilis. Il a fait des navettes entre Big et France Télévision, c'est su de tout le monde chez France Télévision.
Allez-y. Donc la question c'est est-ce que parce que c'est ça qu'il faut aller au bout des sujets, il faut poser des questions précises. Je me permets monsieur rapporteur, est-ce que en gros le fait qu'il soit aller travailler chez un producteur privé a créé une situation de favoritisme ?
C'est ça la question, faut expliciter les mots. Voilà. Donc, est-ce qu'il y a eu du favoritisme ?
Est-ce que ces allers-retours entre les entreprises publiques et les sociés de production créent à un moment ou un autre du de du favoritisme ? Et si c'est pas le cas, c'est quoi les gardes de fous ? Pardon, je précise un monsieur Candy a été à France Tévision de 2018 à 2020.
Sa part a été totalement sa participation était totalement encadrée par les règles qui le concernent. Il est resté 2 ans et la procédure renforcée, elle dure une année. Donc ça a été très encadré.
Il a quitté l'entreprise, je crois en août 2020 en faisant valoir ses droits à la retraite. Et il y a eu ensuite eu en effet et c'est public un article du Figaro qui a dit qu'il avait de nouvelles fonctions de conseiller éditorial auprès de Stéphane Courbi le président directeur général de Banijet. fonction que je crois il n'a pas exercé longtemps par ailleurs.
En tout cas, moi ce que je peux vous dire c'est lorsqu'il était lorsque moi-même je suis devenu directeur des antennes et les programmes, j'ai pas souvenir d'avoir vu monsieur Candis dans une quelconque question qui concernait le groupe Bij sur les évolutions de chiffres d'affaires. J'étais pas en responsabilité à ce moment-là entre 2018 et 2020. J'ai pas souvenir de mouvement important mais évidemment on vous transmettra l'ensemble des chiffres.
S'il devait y avoir des mouvements, ils auraient concerné une réalité éditoriale, un projet qui aurait été choisi et par ailleurs de l'année où il est arrivé de mémoire mais ça demande à être précisé février 2018 à février 2019, son passage a été strictement encadré par toutes les règles et la procédure renforcée. micro monsieur le directeur. Merci monsieur le directeur.
Je m'étonne simplement de la différence de d'avis que vous avez avec votre présidente qui devant la représentation nationale il y a une semaine expliquait sa distance par rapport à ses pratiques et nous enjoignez nous et bien législateur de légiférer pour éviter que ce type de pratique qu'elle ne soutenait pas qu'elle condamnait même ne se reproduisait plus. vous êtes un peu plus opérationnel qu'elle sur l'attribution des contrats de production. Je pensais vous entendre sur la dénonciation de ces navettes de ce qui pourrait s'apparenter encore une fois à une forme de favoritisme.
Et bon, je je suis étonné de de votre réponse mais je vous propose d'avancer sur un autre sujet. Un un sujet rapporteur s'il vous plaît si vous posez si vous posez des questions longues qu'ensuite vous commentez les réponses. Moi je veux bien euh vous laissez poser toutes les questions oui mais commentez pas.
Vous êtes pas obligé de commenter les réponses. Je dis juste madame Delphine, mais madame Delphinne n'a pas dit n'a jamais dit ici euh qu'elle euh désapprouvait ses pratiques. Elle disait qu'elles étaient légales.
Elle elle a dit très elle a dit précisément que ses allers-retours posaient pouvaient poser questions, voilà, pouvit mais qu'il mais ces pratiques étaient légales et qui nous appartenaient à nous législateurs de changer la loi si nous ne souhaitions pas que des salariés de public puissent ensuite avoir des responsabilités chez des producteurs privés ou vice-versa. En l'occurrence, c'est autorisé de la même manière que la loi autorise des salariés de l'au duel public comme de l'au duel privé d'avoir un mandat politique. On peut en contester le principe, on peut interroger le principe.
C'est pas ce que je pense mais on peut l'interroger mais la loi le permet. Monsieur le directeur, tu veux continuer ? Oui.
Simplement, monsieur le président, le Excusez-moi, monsieur le directeur pour répondre à monsieur le président. Le rôle d'une commission d'enquête, à la fin, on va commettre un rapport, c'est de proposer des pistes d'amélioration. C'est pas parce que la loi le permet qu'il ne faut pas changer la loi.
Il faut aussi écouter la présidente de France Télévision qui nous enjoint à changer cette loi. Voilà, je je rappelle simplement les propos tenus par madame la présidente et monsieur le directeur, pardon, je je vous laisse la parole. Excusez-moi.
Je je vais être très bref. Euh deux éléments. D'abord et vous l'avez souligné suffisamment depuis 10 ans, je suis je m'rain un strict devoir de neutralité.
Donc mon opinion, vous ne l'entendrez pas sur l'évolution de la loi et sur un quelconque sujet. Mon métier, c'est d'exécuter les missions qui me sont confiées par le cahier des charges et par ma présidente que vous avez auditionné la semaine dernière. Je j'exécute les missions qui sont les miennes dans le cadre légal et réglementaire tel qu'il est défini par le législateur et je et je m'instreins à ces fonctions à à ces fonctions.
Donc de manière très claire, moi j'ai j'ai pas d'avis à avoir sur le sujet. En revanche, ma présidente qui est mandataire social de l'entreprise, elle est évidemment là pour animer le débat public sur la régulation et l'encadrement de notre entreprise. Elle nous a jamais enjoint quoi que ce soit.
Monsieur rapporteur, allez-y. N'a pas le pouvoir et elle aurait pas autorité à dire au députés. Merci monsieur le président.
Elle nous a fortement conseillé de nous emparé de ce sujet et je vous renvoie à l'audition qui est publique et qui sur le site de LCP. En tout cas voilà, je joindre c'est pas conseillé monsieur le rapporteur. Je voudrais pas qu'on passe une heure sur la sémantique mais en joindre c'est pas conseillé ou c'est pas recommandé.
Je vous propose au lieu de d'interrompre chacune des questions que je pose effectivement d'avancer. Je voudrais revenir d'ailleurs sur un cas qui a ému français. Je crois que c'était l'hebdomadaire Marian qui l'avait révélé en 2023 les frais engagés par la direction et la présidence de France la division pour des suites au majestique à 1700 € la nuit qui ont concerné madame ANT mais aussi quelques dirigeants pour une somme de plus de 100000 €.
Madame Ern der qu'ils avaient été payés et financés par le privé sur un système de bartering. Euh je me suis renseigné sur ce système de bartering parce que j'avais pas vraiment compris parce que madame Ern et personne je crois n'a vraiment compris ses explications la semaine dernière. Le bartering c'est un échange d'espace publicitaire.
Elle nous a expliqué que c'était des invendus, mais ces invendus malgré tout ont une valeur marchande et sont des biens publics. Je rappelle que par exemple un spot publicitaire de 30 secondes à 19h30 sur France 2, ça coûte à peu près 30000 € au catalogue. Donc il y aurait-tu un échange entre des espaces publicitaires même invendus qui gardent sur le catalogue une valeur marchande et des suites au majestique tout ça financé sur fonds privés.
Est-ce que vous pouvez nous confirmer que ce mécanisme de bartenering que je vous ai expliqué est bien celui qui a permis de financer les suites au majesti des dirigeant de France Télévision pour plus de 100000 € en 2023 ? Monsieur le rapporteur, pour ce qui est à ma connaissance, il y a pas 1 € d'argent public qui a été dépensé pour ces frais d'hôtel à Canon et c'est pour moi la raison essentielle. Après, je vous cache pas qu'étant donné mes fonctions, c'est pas moi qui négocie les chambres d'hôtel.
Euh, c'est pas dans mes attributions. Mes attributions elles sont très clair. En revanche, puisque vous m'interrogez en tant que professionnel des médias sur qu'est-ce que c'est le bartering, je vais vous le dire en 2 secondes ou 30, euh c'est ce qu'on pourrait appeler une solderie.
Finalement, euh ça existe dans tous les gens qui font de la publicité depuis 40 ans. Il y a des invendus. Il y a des invendus, c'est-à-dire des espaces publicitaires qui ne trouvent pas preneur.
Il y a des sociétés qui sont spécialisées dans le fait de récupérer ces invendus et qui font des échanges marchandises en fonction de ça. Et il y a ça représente des sommes importantes. Ça permet à France Télévision de dans ses activités commerciales de surtout pas dépenser d'argent public et de faire des économies.
Donc c'est un bon usage de la dépense. Maintenant, je voudrais juste répondre sur CAN par moi en tant que directeur des antennes et les programmes, je vais vous dire ce qu'on fait à Cann. À, nous représentons France Télévision présente, j'ai oublié le chiffre exact, plus d'une vingtaine de films pendant 14 jours.
Ça peut atteindre 30 certaines années. On fait l'ensemble des rendez-vous professionnels avec toute la production indépendante en cinéma ou audiovisuel qui se déplace à Cann ou avec les acteurs internationaux. On a aussi des actions de représentation auprès du CNC, auprès de certains élus de débat.
Il y a notamment la ministre de la culture qui fait une intervention chaque année. À Cann pendant 10 jours, on travaille 15h par jour. C'est ça la vérité minimum.
Le festival de Cann par ailleurs, c'est le plus grand moment de représentation de la culture française au monde. Au monde. Et moi, je suis très fier que France Télévision a été capable dans sous notre responsabilité depuis 2020 de renouer le partenariat avec le festival de Cann et de donner accès à des millions de Français au festival de Cann de manière gratuite.
Ce qui n'était pas le cas auparavant, monsieur le rapporteur. Ce qui n'était pas le cas. Et moi je je souhaite qu'on continue à valoriser le festival de Cann, qu'on continue à à valoriser le cinéma français dans le monde entier et surtout surtout ne renoncez pas à ce trésor du patrimoine national qui est le festival de Cann pour le cinéma français.
Merci pour ces précisions monsieur le rapporteur. Oui, un un dernier point sur sur ce sujet. Vous expliqué qu'il y a eu un centime d'euros d'argent public.
Effectivement, le président de la 3e chambre de la Cour des comptes nous l'a confirmé. Ça ça a provoqué d'ailleurs un certain malaise parce que de voir que des suites dans des palces pendant 10 jours pour plus de 100000 € pour des dirigeant de l'audiovisuel public soient financé par des fonds privés sur des mécanismes complexes d'un vendu d'espaces publicitaires qui ont une valeur marchande et qui sont des biens publics. Vous je vous conviendrai que ça a pu susciter un certain malaise.
Est-ce que vous par exemple à titre personnel vous avez bénéficié de ce mécanisme de bartering ? Allez-y. Juste la question de ce rapporteur, c'est est-ce que vous auriez préféré que ça soit de l'argent public qu'il n'aille pas à Cann ?
Parce qu'il faut qu'il vous répondre de manière précise. Est-ce que vous reprochez le déplacement à Cann ? Monsieur le président, ma question Monsieur le président, ma question a été très précise, je crois.
En plus, c'était une question fermée. Je demande au directeur s'il a bénéficié de ce mécanisme-là. N'essayez pas d'interpréter chacune de mes questions parce que ça risque d'emboliser un peu nos questions.
Et je crois qu'il est temps de donner aussi la question dans quelques minutes aux députés qui sont présents. Ça sera temps quand j'aurais décidé, mais allez-y, monsieur le directeur. Est-ce que vous avez bénéficié de ce système ?
J'ai pas compris de la question. Allez-y. Monsieur le rapporteur, je vous le répète, pas 1 € d'argent public n'a été dépensé pour les frais des dirigeants à Cann et par ailleurs, globalement, nous sommes extrêmement scrupuleux de réduire la dépense là-dessus.
Ce système, juste pour vous préciser, monsieur le rapporteur, je crois qu'il existe depuis plus de 20 ans à France Télévision qui avait un partenariat historique avec le Majestic. Et d'ailleurs, pour celles et ceux d'entre vous qui sont déjà rendus au festival de Cann pendant plusieurs années, on avait un espace de représentation professionnelle qui était là. Quand nous sommes devenus partenaires officiel, nous avons mis fin à ce partenariat.
Moi, j'ai été j'ai fait partie ces publics d'ailleurs, ça a été dans plusieurs articles des dirigeants qui ont été encadré je crois dans ce processus. Euh et j'ai été à Cann uniquement pour des obligations professionnelles. Monsieur Rapporteur, Merci monsieur le directeur.
Je voudrais vous poser une question euh pour synthétiser toutes les questions. Je j'aurais à vous poser sur le pluralisme parce que je j'ai pas encore abordé le sujet. Je voudrais reprendre les données de l'ARCOM sont des données incontestables.
Et bien quand je constate les temps de parole donné notamment en période électorale aux élections européennes de 2024 parmi les dernières élections à la droite nationale et bien France 5 a battu le record de la chaîne qui donnait le moins la parole à ces parties-là avec près de 20 % de temps de parole. Quelles sont les garanties en terme de respect de pluralisme que vous pouvez nous apporter ? Alors concernant le pluralisme, on respecte France Tvision respecte structueuleusement les règles du temps de parole politique.
Elles sont par ailleurs encadrées par l'ARCOM. Vous avez tout à fait raison monsieur le rapporteur. Il nous arrive des fois de constater des déséquilibres.
Notamment en juin 2024. On a eu à ce moment-là, de mémoire, je crois, une mise en garde de l'Arcom européennes et la dissolution parce que comme ça a été précipité, il y a eu un déséquilibrage du temps de parole. Donc ça nous arrive de pas être parfait.
En revanche, on a dans quand il y a une mise en garde, on veille systématiquement et scrupuleusement à la rectification, au rééquilibrage des temps de parole. C'est pour nous un impératif. Et comme ce contrôle par l'arcom dans la période sur laquelle nous il y a des doutes qui sont émis, il y a des interrogations, nous publions sur notre site internet les temps de parole de manière transparente afin que tous les Français puissent eux-mêmes constater la réalité des temps de parole effectif par chaîne et sur le groupe et y compris quand nous sommes imparfaits.
Et moi sur l'ensemble des règles de pluralisme et de déontologie, je pense que la transparence et la meilleure réponse et la meilleure solution qu'on peut apporter. Monsieur le rapporteur, puis après je passerai la parole au groupe politique. Peut-être de deux dernières questions si vous le permettez, monsieur le président.
Je voudrais revenir sur le cas euh de votre directeur des opérations spéciales qui est d'ailleurs, je crois euh si je ne m'abuse, sous votre contrôle hiérarchique et un certain nombre d'articles et d'enquêtes qui ont d'ailleurs été euh émises à son endroit. Euh madame Hernot a répondu en expliquant que monsieur Agacha donc qui est directeur des opérations spéciales alors qu'il existe, on l'a pris un directeur des opérations exceptionnelles chez France Télévision qui peut poser questions quant à leur périmètre respectif. Madame Ernut nous a expliqué, je la cite, Arnaud Engacha a particulièrement prise en charge des émissions sur l'environnement, sur les arbres, sur les océans.
C'est lui qui a fait l'émission qui a été délocalisé à Nice sur les océans. Je ne sais plus quand c'était, si c'était il y a 6 mois. Alors, j'imagine qu'enant que directeur des opérations spéciales, monsieur Anga, n'a pas commis une dernière émission il y a 6 mois.
Est-ce que vous pourriez nous détailler les missions de monsieur Engacha et comment peut-on avoir des preuves sur l'effectivité et la matérialité de son rôle et de ses missions chez France Télévision ? Euh monsieur Ngacha est un cadre historique de France Télévision qui a été embauché en je crois autour de 2005 par Patrick de Carolis à l'époque président de France Télévision. Il a effectué de nombreuses responsabilités à France Télévision.
Euh et en effet, il a été nommé par mon prédécesseur monsieur Candy de mémoire en 2018 ou 2019 directeur des opérations spéciales. Je vais d'abord vous répondre sur ce point parce que à ma connaissance, il y a pas de directeur des opérations exceptionnelles à France Télévision. Il y a une direction des opérations spéciales à la rédaction nationale qui doit exister depuis 20 ans qui couvre un certain nombre d'événements et de missions de service public notamment que nous sommes les seuls à assurer.
Mon prédécesseur, il a souhaité en miroir créer une direction des opérations spéciales au programme. Et il a eu raison parce que l'événementialisation des antennes, le renforcement des opérations spéciales, c'est ce qui a c'est ce qui marche le mieux ces dernières années. Et en 2020, pour qu'on ait pas de silo, il y a une coordination qui a été créée pour pas créer un poste en plus.
Elle a été confiée à l'équipe qui produisait d' Téléthon. en tout et pour tout. Ça fait en comptant les assistantes, vu que je crois que ça a été une de vos questions, moins d'une dizaine de personnes qui travaillent sur les opérations spéciales à France Télévision, ce qui représente des dizaines d'heures de programmes.
Donc aujourd'hui, c'est une équipe qui est particulièrement mobilisée. Vous m'interrogez sur le cas spécifique de monsieur Natcha. sous ma responsabilité, il a créé et développé un certain nombre de formats.
En effet, l'émission pour la terre, tous ensemble pour les animaux, aux arbres citoyens, urgence océan. Ça c'est des émissions qui ont été mises à l'antenne, mais par ailleurs comme on fait pas que mettre à l'antenne, il a aussi développé un certain nombre d'opérations spéciales. C'est-à-dire qu'on reçoit des producteurs, on développe des projets.
Euh on a échangé il y a quelques jours, il est venu me voir parce qu'il a comme projet de faire l'anniversaire des 40 ans ou je sais pas quoi, des fondations de la la fondation Brigitte Bardau, excusez-moi si je me trompe sur la date exacte de l'anniversaire. Euh et donc il développe un certain nombre de projets. Par ailleurs, comme vous êtes vous-même élus, je voudrais euh simplement vous rappeler le cadre légal qui encadre un élu lorsqu'il de ou un salarié dans une entreprise, qu'elle soit publique et privée euh lorsqu'il devient élu local.
Il y a l'article L132-1 du code du travail. Il y a le code général des collectivités locales territoriales pardon, le code électoral et même la loi que vous venez d'adopter, la loi du 8 décembre 2025 je crois sur le statut de l'éluc qui encadre assez strictement ce que la manière dont un employeur encadre un élu local et notamment le fait d'être élu ne doit pas amener de contrôle supplémentaire sur l'activité d'un salarié. C'est une disposition légale.
Tous les élus locaux notamment euh sont protégés euh par les lois de la République. Merci monsieur Rur pour une dernière question et puis je donnerai par au groupe politique. Merci monsieur le directeur et vous vous pensez que à ma question je me fais le relais de plusieurs articles de journalistes qui faisaient état de suspicion d'emploi fictif de la part de cette personne qui est aussi donc adjoint d'Annie Dalgo à la mairie de Paris et c'était une question effectivement avec un but de clarification.
Dernière question. En 2016, vous étiez donc euh déjà directeur de cabinet de madame ANT depuis un peu plus d'un an. Nous avons appris que votre compagne avait bénéficié pour la fondation dont elle était présidente d'une subvention de France Télévision de plusieurs milliers d'euros.
Quel a été votre rôle dans l'attribution de cette subvention s'il vous plaît ? Vous savez, monsieur le rapporteur, votre question elle me touche beaucoup. Parce que vous savez la probité, l'intégrité c'est ce que j'ai de plus cher.
C'est ma maman qui m'a transmis ses valeurs et qui m'a appris que l'honneur d'un homme, c'est ce qu'il a de plus précieux. Alors, monsieur le rapporteur, je vais vous répondre extrêmement précisément à la mise en cause de ma vie privée que vous avez abordé. Ma compagne dirige une fondation reconnue d'utilité publique par les services du Premier ministre qui agit notamment dans le financement de d'association et de foyer pour les femmes victimes de violence.
Elle fait ça dans son cadre professionnel et on sépare depuis très très longtemps les activités. C'est c'est un c'est un travail difficile, admirable que j'aurais pas j'aurais pas le courage de faire à titre personnel. J'ai été mis en cause en 2016 par un syndicat qui a sorti cette histoire sur un partenariat entre une association dans laquelle ma compagne était à l'époque bénévole.
Un partenariat pour 7000 € dont j'ignorais totalement l'existence. Ce syndicat, il m'a poursuivi au tribunal pendant 2 ans. Le 5 décembre 2017, le tribunal de Paris a déclaré complètement nul cette plainte.
Vous savez, monsieur le rapporteur, moi j'attache une importance toute particulière à la lutte contre la les conflits d'intérêt, à l'éthique, à la transparence. C'est même la raison d'être de mon action dans la sphère publique. Merci.
Ce qui me permet de rappeler que les députés, quels que soient les groupes politiques de cette assemblée, respectent les décisions de justice et en l'occurrence ou devrait les respecter en l'occurrence la décision du tribunal de Paris, la 11e chambre correctionnelle. Ma monsieur Ballard, il est là pour le groupe Rassemblement national. Ouais, merci président.
Donc je précise que j'ai été gournaliste 40 ans dans 6 ans passés dans le service public. Euh première question, est-ce que vous vous sentez responsable lorsque l'ARCOM rappelle à l'ordre et à plusieurs reprises sur des manquements liés à l'honnêteté de l'information, au pluralisme ou à l'équilibre des points de vue plusieurs de vos émissions. Est-ce que vous vous sentez responsable ?
Et comment réagissez-vous ? Qu'est-ce que vous faites ? Parce que des fois on peut assister à des scènes assez étranges sur les plateaux.
Je pense à à cet à vous, c'est dans l'air où la présentatrice ne tient pas son plateau. Ça c'est une réflexion que j'ai entendu des centaines de fois dans l'oreillette puisque une un présentateur ou une présentatrice, on a une oreillette, on a un chef d'édition et rédacteur en chef en régie qui peuvent réagir quand les choses dérapent sur le plateau. Moi ça me ça m'étonne ça m'étonne toujours.
Étonnant également quand Caroline Rou reçoit monsieur Mathieu Pigas qui est son droit le plus strict et qu'elle le présente comme chef d'entreprise mais c'est aussi son patron puisque c'est le patron de Media One. C'est un peu c'est un petit peu étrange. Deuxème question, est-ce que vous savez où partent les bénéfices de l'investisseur américain ?
Je vous rappelle que vous avez prêté serment, présent dans Mediawe. Est-ce que ces bénéfices repartent aux États-Unis ? Est-ce que vous le savez ?
Je vous demande pas le montant, mais est-ce que vous avez l'information ? Parce que c'est quand même de l'argent public qui se trouve au départ de ces bénéfices, qui sécrètent ces bénéfices. Donc s'ils repartent aux États-Unis, il y a quand même un point d'interrogation.
Puis j'ai une dernière question, ça a été abordé tout à l'heure. Vous n'avez pas de carte de presse et c'est tout à fait normal parce que vous auriez pas le droit de l'avoir de toute façon vu votre fonction actuelle mais vous l'avez jamais eu. Euh moi j'ai été journaliste donc pendant 40 ans.
Il y a des noms, j'ai eu des directeurs de l'information. On a parlé de Olivier Mazrol, de Thierry Tuier qui étaient des professionnels reconnus au profil neutre euh et qui savait qui connaissaient le boulot des journalistes quand on est sur le terrain, comment on travaille, quand on prépare une émission, comment on la prépare. Mais moi, je m'interroge sur vous n'avez jamais été journaliste, vous avez eu un un profil politique que vous assumez.
C'est après tout bien. Mo j'ai rien à redire là-dessus mais est-ce que c'est pas un peu incongru d'avoir quelqu'un à votre place qui n'a jamais eu de carte de presse et qui fabrique et qui fabrique de l'information ? Ça s'improvise pas de fabriquer de l'information ?
Merci. Merci. Merci monsieur Ballard.
C'est question à laquelle je crois tout à l'heure monsieur le directeur a répondu puisqu'elle rejoint celle du rapporteur madame Céline mais deux autres questions, vous obtiendrez des réponses. Monsieur Gazari pour le groupe ensemble pour la République. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, chers collègues, monsieur Sibon Gomez, je vais pas vous interroger sur votre CV ou votre expérience professionnelle.
D'ailleurs, je suis pas sûr que les responsables politiques soient toujours les mieux placés pour le faire. Vous savez qu'il y en a certains d'entre eux qui aspirent même à la fonction suprême alors qu'ils ont jamais dirigé le moindre ministère. Jamais diriger la moindre collectivité, jamais diriger le moindre service public, jamais diriger la moindre entreprise, jamais conquis le moindre client, jamais embaucher le moindre salarié et jamais gagner le moindre euro de bénéfice.
Et pourtant, il s'imagine président de la République et donc que chacun regarde son CV avant de venir donner des leçons sur le CV des autres. Peu importe. Monsieur Sidmont Gomez, je voudrais vous parler du modèle économique de France.
Vous avez votre parole, chers collègues. Vous avez le droit de défendre qui vous voulez d'ailleurs à cette candidature. Vous me laisserez terminer ma question.
Allez-y chers collègues. Merci monsieur Sidban Gomez je voulais vous parler du modèle économique de France télévision qui affiche une ambition de rayonnement notamment par dans un contexte de concurrence forte de groupes privés et des grandes plateformes mondiales. Alors contrairement à des acteurs comme Canal Plus ou les grandes plateformes France Télévision dispose de marches très limitées en matière de croissance externe, d'acquisition ou d'investissements internationaux.
La Cour des comptes a pointé votre impasse financière et votre présidente a reconnu l'inadéquation croissante entre vos missions et vos moyens. Et pourtant, les réponses apporteres semblent toujours convergées vers une même solution implicite qui, en ce qui me concerne me satisfait pas vraiment davantage de financement public. Alors quand on observe aux voisins nos voisins européens, le contraste est frappant.
La BBC génère près d'un milliard d'euros de recettes commerciales sans publicité. La Z la ZDF développe également des revenus propres significatifs et France Télévision, elle reste très loin de ses niveaux. Donc ma question est simple.
Quelles sont vos marges de manœuvre réelles sur votre modèle économique ? Quel levier actionnez-vous aujourd'hui ? partenariat, coproduction, exportation de formats, valorisation des marques, exploitation de catalogue présent sur des plateformes numériques et quels sont les moyens humains, financiers, organisationnel que vous y consacrez.
Et si de tels leviers sont pas mobilisés aujourd'hui, qu'est-ce qui vous empêche concrètement de le faire pour que le modèle économique de France Télévision ne repose pas sur l'augmentation de la dépense publique ? Je vous remercie. Merci chers collègues.
Monsieur Saint-Thoule. Merci monsieur le président. D'abord, je dois dire que je regrette que cette commission d'enquête tourne petit à petit euh en devienne ridicule du fait des insinuations, des approximations systématique euh du rapporteur qui est en train de marier bizarrement la casuistique et le maccartisme.
Il vient de découvrir que nos élites euh en France sont assez euh endogènes. Oui, effectivement, il devrait étudier plutôt la sociologie. On gagnerait du temps.
Pour ma part, je préfère m'en tenir au fait et ne pas vous reprocher un parcours euh parce que en réalité qu'on ne reproche pas à d'autres en réalité. Euh deux questions. La première est signalé d'ailleurs que nous avons demandé l'audition de Gérard Larchet et que le rapporteur peut aussi compléter sa mission.
S'il a des doutes sur des emplois fictifs, il suffit d'aller consulter les agendas, les PV de France Télévision et vous saurez ce que font les personnes. Euh ça fera gagner du temps à tout le monde et vous serez rigoureux. Alors mes deux questions.
La première porte sur une révélation du canard enchaîné. Le l'émission de madame Salamé a été euh réduite dans son interview en tout cas de monsieur Bardella. Certains extraits étaient prévus et elles n'ont pas été diffusées et certaines questions ne lui ont pas été posées.
C'est un choix apparemment de la production. Je crois que effectivement ce serait plus c'est un manquement probablement aux obligations de de journaliste. Euh quelle est votre appréciation sur ce genre de de manquement et surtout euh est-ce que face à ce genre d'information vous euh cherchez à comprendre, vous menez une interrogation euh de la production sur ce sujet ?
Et le deuxè la deuxième question porte sur complément d'enquête. Pouvez-vous me dire si vous aviez si France Télévision a bien reçu une première notification de l'ARCOM concernant le le numéro de complément d'enquête sur le Sénat la relaxant si je puis dire et si une deuxième notification est arrivée et sur l'épisode concernant justement l'ARCOM, a-t-il été envisagé de ne pas le diffuser ? Pourquoi avez-vous décidé de le réduire ?
Et qui a participé à la décision ? Ma question est plus précise. Est-ce que le secrétaire général a fait partie des personnes réunies autour de la table pour savoir s'il fallait ou non réduire ce for ce numéro de complément d'enquête ?
Merci monsieur Saintoule et merci pour vos conseils précieux, vous qui avez été rapporteur d'une commission euh d'enquête qui qui a permis de traiter d'autres sujets sur l'audiovisuel, mais je pense que quand on est rapporteur d'une commission d'enquête sur des sujets complexes, on essaie d'être, j'allais dire d'être d'être mesuré dans ces interventions et sur les critiques qu'on peut adresser aux uns et aux autres. Madame Aida disad pour le groupe socialiste. Merci monsieur le président.
C'est vrai que dans une commission d'enquête, on enquête et on est censé chercher la vérité. Donc dans une commission d'enquête, les parlementaires sont censés enquêter le rapporteur plus particulièrement aider du président et on est censé chercher une vérité, des vérités à établir pour pouvoir améliorer tout ce qui concerne le pays et le peuple. Moi, le sentiment, c'est qu'on est de moins en moins dans une commission d'enquête, mais dans un tribunal avec des procureurs euh qui ne veulent pas réformer mais tuer le service public.
Calomnier, calomnier, calomni encore, il en restera toujours quelque chose. Et les mensonges aujourd'hui, il y en a eu un paquet. L'acte d'accusation, en fait, il est déjà écrit, le verdict presque déjà annoncé, vous êtes trop cher, vous êtes trop partial et en plus vous êtes dirigé par des personnes qui n'ont aucune compétence.
Et je remercie mon collègue de l'avoir souligné. C'est quand même savoureux venant de la part de personnes qui soutiennent pour la magistrature suprême des des trentenaires qui n'ont pour CV que des emplois quasi fictifs et qui sont d'ailleurs dans des partis qui ont détourné de l'argent public condamné en première instance pour cela. Donc à un moment donné la blague ça suffit.
Nous avons un service public qui doit fonctionner d'une meilleure manière. Il faut plus de transparence et plus d'éthique. J'aimerais vous interroger là-dessus.
Vous avez des responsables de la déontologie et de l'éthique au sein du service public. Pouvez-vous nous donner des des éclaircissements sur leur rôle et comment vous les confortez et comment vous allez améliorer ces points ces ces pointsl ? Merci.
Merci. Merci monsieur. Je pense que ces questions sont importantes pour Merci monsieur le Oui.
Non, c'est la deè fois monsieur monsieur monsieur monsieur monsieur le rapporteur madame la monsieur monsieur le rapporteur madame la députée je rappelle à chaque membre de cette commission que la commission d'enquête sera ce que chacun ici en fera. Madame la député, monsieur le rapporteur, chacun la commission enquête sera ce que chacun en fera. Si vous participez, même la député à l'ensemble des auditions, vous aurez la parole à l'ensemble des auditions.
Ce matin, il manquait quelques groupes politiques pour une audition importante de France interre. On a tous des engagements par ailleurs, mais je le répète, le rapporteur a une responsabilité, mais chaque groupe politique a aussi une responsabilité. On fera de cette commission d'enquête ce que nous aurons décidé d'en faire.
Et même si le rapporteur, et il le sait parce que je le rappelle assez souvent à l'ordre et il me le reproche assez souvent a une responsabilité particulière. Monsieur François Xavier Cheekoli pour la droite républicaine. Monsieur le directeur, [rires] une question un peu moins politique, ça va un peu nous changer.
Euh je voudrais revenir sur des raisons qui font à mes yeux et aux yeux de beaucoup de français l'attachement profond que nos concitoyens portent au service public audiovisuel et en particulier à France Télévision. Alors, il s'agit du rôle irremplaçable de nos antennes régionales. Ça a été évoqué tout à l'heure.
En matière d'information de proximité, de valorisation des territoires, mais aussi de diffusion et de transmission des cultures et des langues régionales, l'offre de France Télévision apporte une plusvalue réelle que le secteur privé ne pourrait tout simplement pas assumer avec le même niveau d'exigence, de continuité, de qualité, sachant que je ne doute pas que c'est cette activité est sans doute déficitaire. C'est d'ailleurs souvent là que le service public prend tout son tout son sens et qu'il se distingue le plus clairement. Je sais d'ailleurs que les mesures d'UDIMAT, et ça c'est important de le dire sont les meilleurs témoins de cet attachement pour ne citer que les JT régionaux du soir dont les parts de marché frôlent les 20 % alors que la concurrence est rude sur ce segment dans un contexte budgétaire que chacun sait contraint marqué notamment par la disparition il y a quelques années ça a été dit de recettes publicitaires importantes des choix et des arbitrages doivent être opérés alors ma question est la suivante existe-t-il au niveau de national une volonté clairement affirmée de préserver les antennes régionales de France Télévision, précisément parce qu'elles incarnent le cœur même de la mission de service public auprès des territoires et qu'elle se justifie peut-être plus que d'autres formats au programme par leur utilité démocratique, culturelle et territoriale.
Merci. Merci chers collègues. Monsieur, il est parti monsieur Monsieur Balanan.
Oui, merci. Euh merci monsieur le président. Euh vous vous l'avez rappelé, le rôle important qu'à euh qu'à France Télévision dans la création audiovisuelle française et c'est un sujet sur lequel je voudrais revenir.
Alors monsieur le rapporteur, euh vous semblez soudain être intéressé par justement cette création euh culturelle française. C'est bien, on est content. Juste vous rappeler, contrairement à ce que vous avez dit l'autre jour, une société ce n'est pas son capital qui forme sa sa nationalité, c'est le siège social, c'est le droit français et c'est le droit du commerce français.
Et donc Mediawan est une société française qui travaille en France et qui a certes des capitaux étrangers mais qui travaille en France et qui est installé en France et elle permet euh autour d'elle et avec elle de faire tourner un certain nombre de productions françaises. Et aujourd'hui, si on a des succès, comme tout le monde en parle, le loup récemment, c'est parce que nous avons ce tissu de petits producteurs en France. Et moi je le dis pour connaître un peu ce secteur, euh je rappelle l'importance de France Télévision dans ce secteur et l'écroulement de France Télévision et la disparition de France Télévision serait, je vous le dis clairement simplement, la disparition de tout ce production audiovisuelle française et ça serait un drame pas que humain, ça serait surtout un drame économique.
Alors moi, je voulais vous interroger monsieur le directeur sur justement quel comment continuer à soutenir cette audiovisuelle publique française ? Comment soutenir Comment soutenir ce réseau de producteur qui est un réseau de producteur partout en France délocalisé et qui est qui fournit, je pense que vous pourrez nous le dire, un nombre de reportages produits, un nombre de documentaires produits par des nos régionales de France 3. C'est c'est énorme.
Et j'aimerais que vous nous rappeliez ces chiffres. Et au-delà de nous rappeler ces chiffres, comment on fait dans ce moment très compliqué euh de la création culturelle qui est soumise à euh l'influence des gars femmes, qui est soumise à l'influence du numérique, qui est soumise à l'influence de l'intelligence artificielle ? Comment on fait pour garder cette souveraineté intellectuelle, cette souveraineté culturelle qui nous permettra tout simplement de soutenir notre souveraineté tout court ?
Merci beaucoup. Je vous indique que on essayer de suspendre à 13h30. Je décalerai 15 minutes l'audition de Patrick Cohen à 14h30 qui nous laissera le temps de de pouvoir déjeuner aux administrateurs de souffler un peu et et on reprendra donc notre audition à 14h30 et je cède la parole à monsieur Emmanuel Morel pour la gauche démocrate et républicaine.
Merci monsieur le président. Je voudrais d'abord rassurer monsieur le directeur. On est un certain nombre à penser que si un homme jeune réussi par son travail dans un domaine professionnel dans lequel il avait pas d'expérience, c'est plutôt rassurant.
Euh et le fait d'avoir été un militant politique, là je le dis pour tous les collègues, ça doit pas être discriminant ou un handicap. Au contraire, d'abord il d'abord on a le droit d'avoir plusieurs vies professionnelles. On a des collègues qui en sont témoins et puis ensuite dans le militantisme politique, il y a quelque chose de d'enrichissant, de grand qu'on peut mettre après au service d'une cause professionnelle.
Donc franchement, ça doit pas être des critiques à mon avis pertinentes au moment où se parle. Moi ma question, elle rejoint un peu celle de mon prédécesseur Balanan du du modè. C'est des questions budgétaires.
D'abord, contrairement à ce qu'on dit, il y a pas d'hypertrophie du service public audiovisuel. France Télévision par habitant, ça coûte tr fois trois fois moins cher qu'en Suisse, 40 % moins cher qu'en Belgique, 30 % moins cher qu'en Royaume-Uni. Ça c'est une question importante.
N'empêche que il y a un problème budgétaire. Et moi mon inquiétude c'est les d'abord il y a eu beaucoup quand même 12 % des effectifs en moins en 10 ans, je crois de mémoire c'est quand même pas rien. Moi je sais pas je je je j'aimerais quand même avoir des précisions sur ce qui va se passer dans les années à venir au moment où il y a des tensions budgétaires.
Mais ma vraie inquiétude sur la la création audiovisuelle quand on voit ce que représente France Télévision pour l'animation, pour les documentaires, pour la fiction, il y a de quoi s'inquiéter et moi mon problème c'est qu'il y a un fort risque que la régulation budgétaire finisse par entraver sérieusement le déploiement de cette création audiuel à laquelle nous tenons temps, surtout dans un moment où on a notre pays qui est confronté à une concurrence des des grandes des grands major américaine. Voilà, moi c'est c'est surtout ça mon inquiétude. On n pas du tout parlé de financement et de budget aujourd'hui et pourtant ça me paraît peut-être un des points les plus importants de cette commission d'enquête, bien plus que le CV de monsieur Sidbon.
Merci beaucoup. J'ai trois questions individuelles, le rapporteur encore quelques questions et je laisserai monsieur le directeur, ce qui est, j'en conviens, une discipline, une épreuve olympique. Vous aurez 15 minutes pour répondre à l'ensemble de ces questions mais je sais que vous êtes à disposition de la représentation nationale pour des réponses complémentaires et des échanges complémentaires.
J'ai monsieur Weisberg pour une minute. Merci monsieur le président. Merci monsieur le directeur.
Vous avez parlé de vivre ensemble, de voir ensemble, auquel on pourrait rajouter entendre ensemble comme l'une des missions fondamentales du service public. Al moi, je voudrais partager l'expérience de ma circonscription qui rassemble les Français qui habitent au Canada et aux États-Unis. Au Canada, pays composé de plusieurs nations fortes dont le Québec, l'audiovisuel public joue un rôle central de cohésion nationale.
Radio Canada avec sa programmation bilingue et pluraliste contribue à l'unité du pays. Lorsque ses budgets ont diminué dans les années 80-90, le Québec d'ailleurs a failli quitter la Fédération. Depuis que le Canada a renforcé son audiovisuel public, les mouvements séparatistes ont reculé.
Aux États-Unis, c'est exactement l'inverse. L'extrême droit Trumpiste a fait du démantellement du service public PBS et NPR en tête une obsession jusqu'à en stopper totalement le financement. Parallèlement, rue Permurdoc imité aujourd'hui, monsieur l'inquisiteur, pardon, monsieur le rapporteur par votre ami et allié Vincent Boloré a bâti un empire médiatique structuré.
Monsur le député, monsieur le député, monsieur le député, c'est n'importe Oui, il est monsieur le député, monsieur, vous êtes libre de vos paroles. Je ne reviens pas sur le mot inquisiteur, ça c'est votre qualificatif. Ne dites pas ami ami ami de Boloré, pas de mise en cause du rapporteur s'il vous plaît.
Continuez, monsieur le député. Désolé, c'était c'était un lapsus. Lapsus.
Euh résultat, évitons les lapsus. Freud est mort depuis bien longtemps. Allez-y.
Frodien, c'est Frodien, excusez-moi. Ces deux exemples démontrent que l'audiovisuel public est un outil politique majeur au sens noble du terme, un outil de cohésion. Alors que les médias privés répondent souvent à des logiques d'opinion et de polarisation.
Voilà, dans ce contexte euh je voudrais savoir comment vous exercez vos missions pour parvenir à ce stade. Et puis une question un petit peu plus précise. On a vu dans les questions de mes prédécesseurs, de mes collègues que vous avez un rôle assez fondamental par rapport aux productions qui vivent aussi de votre implication.
Alors comment vous arrivez alors que vous êtes un peu le guichet unique à garantir la collégialité et la pluralité de nos productions françaises ? Merci. Comme vous venez de loin chers collègues, je vous laisser un peu plus de temps.
Chque la route est longue depuis les États-Unis d'Amérique. Madame Calvez pour une minute qui elle n'a pas d'excuses qui est tout proche. Merci.
Merci beaucoup monsieur le directeur. J'ai deux grandes questions. En premier lieu, pour vous, est-ce que la publicité a sa place sur vos antennes et leurs extensions digitales ?
Considérez-vous que l'expérience offerte aujourd'hui par France Télévision, en particulier sur le digital, répond à ce qu'on pourrait attendre de l'audiovisuel public. Pouvez-vous nous affirmer que la maximisation des ventes de publicité n'a aucune influence sur le choix des programmes et de la programmation de France Télévision ? En second lieu, avez-vous déjà constaté des interventions, la vôtre, celle de la présidence ou plus largement de la direction de France Télévision sur les choix éditoriaux des émissions et leurs prolongements éditoriaux à leurs mains sur les réseaux sociaux. qu'elle soit produite par les équipes internes de France Télévision, mais aussi des magazines d'actualité par des sociétés de production indépendantes.
Merci beaucoup. Et pour conclure, madame Souet pour une minute. Merci monsieur le président.
Monsieur le directeur, comme vous êtes responsable de la qualité des programmes, j'aimerais vous interroger sur un programme notamment l'événement qui est présenté comme un programme de débat politique sur le modèle des présidentiels mais où tous les partis ne sont pas forcément conviés et donc ça nous interpelle. D'ailleurs, on avait justement euh solicité France TV pour comprendre pourquoi LFI n'avait pas été invité alors que c'est le premier parti de gauche et on n'a pas eu de réponse. Donc voilà, j'aurais aimé savoir comment vous expliquer cet oublié et le fait que le sort semble s'acharner essentiel sur les mêmes.
Je pense notamment au sondage truqué euh qui avait été corrigé sur France info mais avec toujours des erreurs dedans. Au bout d'un moment, on se dit que c'est pas trop du hasard quoi. Et je voudrais aussi savoir votre avis sur Mediawan parce que est-ce que vous n'avez pas peur que le quasi monopole de Mediawan sur les programmes de France télé ce n'est pas quelque part une forme de privatisation de l'audiovisuel public ?
Merci monsieur le rapporteur qui a quelques deux questions complémentaires je crois et je vous laisserai répondre d'un bloc monsieur le directeur. Oui, merci monsieur le président. Peut-être pour répondre à quelques mises en cause, poser des questions sur l'expérience professionnelle du numéro 2 de France Télévision qui avant d'être embauché chez France Télévision n'a travaillé que pour un seul parti politique.
Je conviens que quand on est un militant ou quand on a été dans des partis politiques, on puisse faire autre chose, mais mes questions sont légitimes parce que on est à la tête d'une entreprise qui est garante de principes de neutralité, d'impartialité, d'honnêteté, de pluralisme. Donc vous savez, le monde professionnel est vaste. Quand on a des talents, des compétences, qu'on a été un militant politique, on peut aussi travailler dans bien d'autres entreprises que être propulsé numéro 2 d'une entreprise qui est pourtant garante de ces principes là.
C'était la raison et la légitimité de mes premiers questionnements et je remercie d'ailleurs monsieur le directeur d'y avoir apporté une réponse. Je vais pas être plus long, je voudrais simplement vous poser une question qui n'a pas été abordée. Je pensais qu'elle le serait sur le climat social et le climat de travail chez France Télévision qui est largement remise en question.
Il y a un rapport qui a été commandé par le CSE publié en octobre 2025 qui décrit un climat de travail brutal, une organisation verticale, autoritaire, élitiste, des inégalités de traitement et de fortes tensions à France Télévision. Par exemple, quand le présentateur Samuel Étienne a exprimé sa déception, quand il a été écarté, enfin suite à l'arrêt de question pour un champion en semaine, vous lui avez répondu par presse interposée. Je vous cite, je trouve qu'il fait bien son travail d'animateur mais je ne connais pas son talent en tant que directeur des programmes.
Il s'est ému de cette sortie. Euh ça s'inscrit peut-être dans ce contexte d'organisation verticale, autoritaire et iliste. Quel est votre euh quel est votre sentiment sur le climat social chez France Télévision et quelles sont les préconisations que vous voulez bien nous apporter pour améliorer tout ça ?
Voilà, monsieur le directeur, ça fait beaucoup de de questions. Voilà, je je j'indique, je rappelle, on a commencé par votre CV, on finira donc par votre CV en tout cas en ce qui me concerne, vous avez commencé directeur de cabinet de la présidente de France Télévision. Vous avez été ensuite promu.
Voilà, vous avez une carrière qui a été promue. Chacun on jugera, je le dis parce que non, à chaque fois que je m'exprime, on interprète mes propos. Ce n'est pas un commentaire.
Je rappelle simplement directeur de cabinet puis promotion successive qui vous a conduit aujourd'hui à un poste effectivement et le rapporteur a raison de le souligner, un poste important à France Télévision qui fait de vous un homme important. Et c'est pour ça qu'on a consacré beaucoup de temps à cette audition et que nous allons vous entendre avec intérêt et attention. Peut-être que monsieur le directeur, les députés accepteront que vous fassiez des réponses courtes.
Quit à renvoyer à des éléments complémentaires par écrit, à des échanges ultérieur. Ça permet de d'esquisser des éléments de de réponse, mais on comprendra tous ici que vous allez pas répondre dans le détail à toutes les questions. Merci monsieur le président.
Merci monsieur le rapporteur. Merci mesdames et messieurs. Je vais essayer d'être le plus concis précis en tenant compte de la pause méridienne nécessaire.
Euh néanmoins, je vous le précise tout de suite, monsieur le président, mon collègue monsieur Martinetti a des précisions exactes sur la question des députés et donc on va partager notre temps de parole, même si je m'engage à ce qu'il soit ramassé. Je vais essayer de regrouper euh l'ensemble et les questions par thématique. Euh monsieur Casbarian, monsieur Balanan, monsieur Morel, madame Calvez, plusieurs d'entre vous m'avaient interrogé sur finalement le modèle économique de l'audiovisuel public.
Euh et qui finalement, je vais vous dire très franchement ce qui me tient le plus à cœur, à l'heure où monsieur Morel a parlé du budget, au moment où on se parle, France Télévision est en train d'adopter son budget pour l'année 2026 suite au projet de loi de finance. Je vais dézoomer 30 secondes de France Télévision. Le secteur audiovisuel en France, c'est 12 milliards d'euros.
La télévision, la valeur ajoutée de la télévision, c'est 6 milliards d'euros. Aujourd'hui, c'est un secteur qui pèse plus que le secteur automobile dans notre pays. Il y a dans le secteur création information, c'est 500000 emplois.
Dans le secteur de la télévision, c'est 175000 emplois. Juste là-dedans, France Télévision, c'est un rôle énorme. Et je me permets des quelques minutes qu'il y a aujourd'hui pour le rappeler parce que je m'en tiendrai à mon devoir de neutralité.
C'est un rôle énorme qui est parfois absent, y compris des débats budgétaires qui pèsent sur France Télévision. Pour chaque euro de valeur ajoutée de France Télévision, il y a 2,4 € additionnels qui sont générés dans l'économie française. C'est un mul un vrai coefficient multiplicateur de 3,4 pour ceux qu'on fait des études économiques.
C'est 1/4 du PIB qui est généré par la filière audiovisuelle et cinéma. Je vous le dis mesdames et messieurs, pas c'est vous qui votez les crédits à France Télévision et France Télévision c'est le poumon, c'est l'irrigateur de l'ensemble du secteur audiovisuel. On parle souvent des 8932 ETP de France Télévision qui ça a été rappelé ont beaucoup réduit ces dernières années, c'était plus de 10000 quand je suis arrivé.
On parle moins des 62000 ETP indirect ou induit par France Télévision. Chaque emploi direct chez France Tévision, il y en a cinq autres dans l'économie française, dans le secteur privé et on est le premier acteur de la décentralisation du paysage audiovisuel. Monsieur le rapporteur, je voudrais pas être trop long là-dessus, mais on a vous et moi, une région qui nous tient à cœur tous les deux, euh notamment autour de Vandarg ou France Télévision Studio et j'ai eu l'honneur de participer à ça, à installer ces studios qui sont aujourd'hui les meilleurs studios en France.
Il y a c'est 70 millions d'euros de retombée économique sur la région sans compter et je compte pas là-dedans, les effets indirects, le tourisme, la restauration et cetera. Juste l'installation des studios. 70 millions d'euros, c'est la chambre de commerce crois qu'il a estimé à ce titre là.
On a plus de 3000 collaborateurs et on a créé de l'emploi local qui est retombé sur toute la région et on narrête pas. Vous savez, moi la première fois je suis allé, c'est moi qui a été chargé de faire les repérages et d'aller voir sur place comment on allait créer des studios là dans un hangar et qu'on a créé avec ça des milliers d'emplois. Pour nous, c'est une fierté.
Pour nous, c'est une fierté de le faire sur les territoire. Alors, vous l'avez mentionné, ce rôle aujourd'hui, il est menacé. Il est menacé parce que nos crédits budgétaires baissent.
À l'heure qu'il est l'engagement dans la création audiovisuelle quand Delphine Airn est arrivé, c'était 390 millions d'euros par an. Elle l'a monté à 440 millions d'euros par an dans un moment où on devait faire des économies en plus. Mais à l'heure qu'il est, le conseil d'administration à la demande de État et suite au vote du projet de loi de finance va réduire à 420 ou 400 millions d'euros.
Je suis avec vous maintenant. Je ne sais pas quelle a été la décision finale du conseil d'administration. ça aura des retombées énormes sur les territoires, sur les sociétés de production indépendantes qui sont chères à votre cœur à l'ensemble des questions que vous avez exprimé sur les emplois et dans un moment où il y a une vague qui arrive qui s'appelle l'intelligence artificielle et qui va peut-être détruire des milliers d'emplois créatifs sur un sol français.
La France c'est un poupilier. Les industries créatives et culturelles, c'est une des plus grandes richesses de notre pays. Nous avons besoin de votre soutien pour que demain les jeunes qui travaillent dans les écoles de journalistes, dans les écoles d'animation, dans les écoles de cinéma, ils puissent encore trouver du travail dans notre pays.
C'est un point qui est absolument indispensable. On travaille à un réseau de producteur. Je vous réponds madame Soué, moi je ne veux pas de monopole de producteur.
Mediawan c'est 11 % de notre chiffre d'affaires. À 11 % on n'est pas un un monopole. Mais moi je veux que demain en France on puisse continuer à créer des sociétés de production indépendantes.
Qu'on puisse continuer à trouver le service public en face pour travailler avec lui. C'est ça mon engagement de tous les jours. Vous m'avez interrogé monsieur Weinberg sur mon rôle.
Mon rôle, il consiste de manière collégiale à faire travailler tout le monde. Quand il y a un projet qui est amené par un producteur, ça me paraît important de le rappeler par rapport à toutes les questions personnelles que j'ai eu et pourquoi j'aurais aimé qu'on vienne à plusieurs. Le projet, il est amené à une unité de programme qui sélectionne avec des conseillers de programme.
Ils reçoivent des milliers de projets, ils en choisissent un et puis ils le soumettent à un comité éditorial. Ce comité éditorial, on est cinq directeurs et nos directions à examiner, on le valide. Si on est d'accord sur notre intérêt, ça passe à la direction de la production qui dépend pas de moi, qui négocie le contrat de production.
Elle fait sa négociation de contrat et une fois que c'est fait, on a un comité d'investissement des programmes. Tout ça a été mis en place suite au rapport de la Cour des comptes en 2015 pour valider collégialement à 10 si on est d'accord pour ce projet à ce tarif là. Quand c'est plus de 500000 € ça passe en CP.
Quand c'est plus de 2 millions d'euros, la présidente signe, quand c'est plus de 10 millions d'euros, ça passe en conseil d'administration. C'est ça les procédures qu'on a mis en place de la manière la plus carrée et possible. Madame Calves, vous m'avez interrogé sur la place de la publicité.
Alors, j'ai pas d'avis à avoir sur la publicité. J'ai déjà mentionné que j'ai évité d'avoir des avis. En revanche, je peux vous dire les décisions budgétaires qu'on prend, les 65 millions d'euros de réduction de crédit, elles m'ont amené à prendre la décision il y a quelques semaines de faire plus 50 % de recettes commerciales sur la publicité digitale.
Moi, je préfère le dire aujourd'hui devant la représentation nationale, ça va faire plus de publicité sur France.tv TV et on aura des téléspectateurs qui seront moins satisfaits mais en fait à moins d'argent public nécessaire ressources commerciales. Ça m'amène à votre question monsieur Casbarian.
Moi je crois au développement des recettes commerciales. Je veux que France Télévision soit plus fort dans la production. France Télévision Studio, ça faisait 30 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Ça en fait aujourd'hui une centaine quand quand on est arrivé. Moi-même je vous ai raconté à progression. Je pense qu'il faut qu'on aille travailler avec des start-ups.
Je pense qu'il faut qu'on aille vivifier le terrain de l'économie. Mais on n pas du tout les mêmes contraintes. On est beaucoup plus corseté que les la BBC.
Alors moi, je suis très content de travailler avec des producteurs indépendants. C'est c'est une bonne chose mais on est aujourd'hui beaucoup plus restreint. Je suis long là-dessus donc je veux pas éviter les questions essentielles qui m'ont été posées sur l'information par vous monsieur Balard qui est un professionnel qui a très bien connu ce métier et d'ailleurs, je vous remercie d'être venu sur le plateau de complément d'enquête il y a quelques semaines.
Euh je euh nos nos règles, elles sont assez simples. Moi, la fabrique d'information, vous l'avez rappelé, c'est pas mon métier. Moi, je sais pas faire un sujet, je sais pas faire un conducteur et je sais pas faire une émission directement.
Je travaille avec des professionnels. Mon métier, c'est d'encadrer des professionnels. Et je suis sûr que quand vous étiez en chaîne de télévision, il y avait un certain, il y avait pas que des cartes de presse dans l'encadrement.
Ce n'est jamais arrivé. En revanche, à France Télévision, il y a des journalistes qui sont des très bons managers et il y a des managers qui ont pas été journalistes auparavant. sur plus spécifiquement les mises en garde de l'arcom.
Pour moi, elles sont essentielles, même quand il y a pas une mise en garde, quand on a un avis de l'arcom qui nous pointe une erreur déontologique ou quelle qu'elle soit, on les prend en compte. Sur l'investigation, monsieur Saintou, vous m'avez interrogé. Sur l'investigation, pour moi, ma position, c'est clair, c'est le respect du contradictoire.
Donc oui, quand on est saisi d'un contradictoire quelques heures avant la diffusion par l'ARCOM, on a demandé aux équipes entre journalistes de prendre la décision de comment y respecta le principe des contradictoires. Alors, est-ce que monsieur Tardu était autour de la table ? Je peux pas vous dire.
Moi, j'étais en train de préparer le dîner pour mes enfants, j'étais au téléphone. Euh, en revanche, je c'est normal que monsieur Tardieu ait pu intervenir dans cette discussion parce qu'il est secrétaire général, il a la responsabilité de la direction juridique et donc les relations avec l'ARCOM à ce titre-là dépendent totalement de lui. Sur le montage de l'émission, de quelle époque ?
Quelle époque c'est une émission enregistrée à l'avance ? C'est connu par tout le monde, toutes celles et ceux qui peuvent être invités. On tourne plus de 3h d'émission, on en diffuse moins de deux.
Donc il y aura toujours, vous pouvez prendre toutes les semaines, vous trouverez toujours des séquences coupées. Ça c'est c'est le principe, c'est pas nous qui l'avons inventé. C'est madame Barma avec monsieur Hardisson il y a de nombreuses années euh sur ce format.
Madame Soudé concernant l'événement, je connais pas exactement la discussion, c'est la rédaction, le chef du service politique et la la rédaction qui fait ça. En revanche, on veille à ce que dans les émissions politiques tout le monde soit invité. On précise que madame Gueté, monsieur Mélenchon était invité mais je rentre pas dans cette discussion avec vous.
Je je vous laisse je vous laisse le voir avec la direction de l'information. Euh madame Adisadé, vous m'avez interrogé sur les moyens de déontologie d'éthique. Monsieur Martin va revenir sur ce qu'on prévoit de renforcer.
Moi, ce que je peux vous dire, c'est depuis 2015, on a démultiplié nos chartes éthiques et déontologiques dans l'achat de programme, dans le respect de la rédaction. On met en place toutes ces règles. Je considère que nous avons des défauts.
Pourquoi ? Parce qu'on ne dit pas assez au public. l'exigence de transparence, la rectitude que nous attendons de nos collaborateurs.
Il y a pas un journaliste à France Tévision qui connaît pas les règles et s'il les connaissent tous, c'est notre mantra. Par contre, des fois on dit pas assez comment on fabrique l'information, comment on respecte les règles et on n'est pas assez transparent là-dessus. on doit communiquer plus, le dire davantage euh et donner les moyens de ces contrôles.
Évidemment, euh je crois avoir fait le tour. Monsieur le rapporteur, je voudrais évidemment ne pas manquer votre question sur le climat social et moi je partage votre préoccupation. Vous parlez et vous l'avez mentionné lors de la présidente d'une entreprise où les coupes budgétaires ont été de 200 millions d'euros en moins de 18 mois.
Juste dans les programmes quand monsieur Candilis était en responsabilité, son budget du programme national c'était 1ARD75. Le budget qui vient d'être voté c'est 868 millions. Il y a pas beaucoup de chaînes de télévision dans notre pays et il y a pas beaucoup d'entreprises qui ont fait des coupes budgétaires de cette nature qui ont réduit les emplois avec cette ampleur.
Et moi je tiens à dire que c'est évidemment que ça pèse sur les on le fait dans le respect. Monsieur Sconi, j'ai pas oublié votre question mais comme vous connaissez monsieur Martinetti, vous savez qu'il est beaucoup plus compétent que moi sur le sujet. Je lui passe de ce pas la parole.
Et avant, il y a la question de monsieur Saint-oule sur le complément d'enquête sur le Sénat. Euh voilà le complément d'enquête sur le Sénat, nous n'avons pas reçu de notification du Sénat d'une décision de l'ARCOM. Nous avons reçu d'une plainte du Sénat.
Il y a pas eu communication de l'Arcom nous disant que non, il y a eu un moment d'après ce que je sais, c'est pas moi qui l'ai vu, l'Arcom a publié une information sur son site internet qui a été vu par un de nos collaborateurs, mais nous on n' jamais reçu autre chose avant euh la je sais plus si c'est une mise en garde la la mise en garde que nous avons reçu de l'ARCOM, je crois, il y a une dizaine de jours. Monsieur le président, rapidement la question du monsieur très rapidement. des 3 minutes.
Après, je suis je vais essayer de faire le maximum en 3 minutes. Euh nous nous rapprocherons sur un point. Vous avez raison euh et je considère nous considérons que la proximité, le traitement de l'information de proximité est l'un des antidotes les plus forts à la défiance.
Qu'avons-nous fait ces dernières années ? Et ça va répondre en partie à ce que vous ce que vous avez évoqué en 2020. Je l'ai dit tout à l'heure dans mon propos introductif.
En 2020, sur l'antenne de France 3, il y avait 20000 heures d'antennes consacrées au programme régional. Aujourd'hui, nous en sommes à plus de 46000 heures. Pour rebondir à une une autre question d'un autre député, le fait d'avoir augmenté ce temps d'antenne, le faire le fait d'avoir augmenté les programmes régionaux conforte conforte l'écosystème de production en région.
Je l'ai dit tout à l'heure, c'est plus de 370 contractants. Ce sont des emplois, ce sont des compétences associées. De ce point de vue-là, tout ce que nous avons fait, nous allons le poursuivre, l'amplifier.
C'est une volonté, une ambition, une ambition et une exigence euh partagée. Sur les documentaires, nous produisons 250 films par an. Là aussi, je l'ai dit, c'est un fait unique.
Il y a 1 an maintenant, nous avons augmenté de 50 % de 50 % le financement des documentaires régionaux. C'est essentiel à la structuration de cet écosystème que j'ai évoqué. Et enfin, très rapidement, mais c'est essentiel, important de de vous le dire.
Vous avez évoqué les audiences des éditions d'information de proximité ici 12 13 et ici 1920. Je tiens à rappeler parce qu' il s'agit là d'une transformation majeure de l'information de France Télévision, une une transformation éditoriale et une transformation culturelle. Nous avons il y a 3 ans impulsé par la présidente de France Télévision inversé ce que nous appelons le modèle d'information.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez 48 éditions d'informations en proximité porté, piloté, pensé intégralement par les 24 rédactions locales. Vous y avez dans ces dans ces éditions de l'information de proximité évidemment, c'est le cœur même de notre activité, de l'information nationale et de l'information internationale. Nous touchons 4,7 millions de téléspectateurs par jour avec ces deux éditions.
Donc oui, nous allons le conforter. Oui, nous allons le renforcer parce que comme je vous l'ai dit, à l'heure euh des fausses informations, à l'heure de l'éruption de l'IA dans le traitement de l'information, il nous semble il me semble que l'information de proximité parce que nos journalistes vivent au côté des citoyens au quotidien doit être et est une priorité pour France Télévision et nous allons conforter ce schéma-là. J'essaie d'être le plus rapide possible, monsieur le monsieur le président.
Il a une question déontologie. Oui, pardon, veuillez m'excuser, il y avait une question sur la déontologie. qui est aussi très importante.
En effet, la présidente de France Télévision l'a dit lors de son audition. Euh, il y a un certain nombre de préconisations que nous mettons en place. Nous allons créer une direction de la vérification de l'éthique et de la transparence dès le mois de janvier qui va piloter la stratégie globale de vérification et de de déontologie de l'entreprise.
L'idée et l'ambition, c'est que cette direction veille à l'application stricte des différentes chartes que nous avons au sein de de l'entreprise et des procédures en cas d'erreur. L'idée étant d'être réactif. L'idée étant le plus possible d'être précis quand il y a des controverses, quand il y a des erreurs telles que elles ont été formulées lors de nos échanges.
La réactivité, elle est importante quand il y a des erreurs à l'antenne. Et pour que nous soyons encore plus forts sur ces principes là, ces principes éthiques, ces principes de la responsabilité, de l'éthique de la responsabilité même, cette direction de la vérification, de la transparence nous semble essentielle. et euh elle sera commune à l'ensemble des contenus de notre groupe.
Merci pour ce tour de force d'avoir répondu, je crois précisément à nos questions en 15 minutes. Je voulais vous remercier de votre audition tout à fait précieuse. Merci aux collègues qui ont participé.
Seul regret, c'est que nous ayons manqué le 12 13h de France 3, Normandie. Mais je vous propose d'aller déjeuner et on se retrouve à 14h30. Oui.
Éric Ciotti