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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 juin 2026 3 min

Narcotrafic à Nantes : Johanna Rolland demande une « mobilisation totale de l’Etat »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je le disais depuis la fin du mois d'avril dans votre ville, trois jeunes ont été tués par balle dans plusieurs quartiers de la ville. Comment vous vivez ces drames à répétition à Nantes La réalité c'est qu'aujourd'hui le narcotrafic brise des vies, détruit des familles et qu'il est tellement impératif que la mobilisation de la France, dans sa dimension la plus collective soit totale sur deux champs. Le premier, la fermeté républicaine la plus ferme et la plus totale sur le démantèlement des réseaux de narcotrafiquants.

Et le deuxième, une mobilisation tout aussi forte sur la question de la prévention et je souhaite qu'on y revienne dans cette interview parce que je crois que c'est un des maillons faibles de l'action collective telle qu'elle est proposée aujourd'hui. Comment la situation évolue ? Vous dirigez la ville depuis 2014.

Est-ce que vous avez vu se développer cette gangrène qu'est le narcotrafic ? Vous le voyez bien partout en France aujourd'hui. Nantes, Grenoble, Nice mais aussi des villes moyennes.

Aujourd'hui, j'ai des maires de petites communes qui m'appellent en me disant « je vous appelle parce que dans ma ville, je suis confrontée à des questions de narcotrafic auxquelles je n'avais aucun sujet auparavant. Quand on mesure que le chiffre d'affaires du narcotrafic, c'est aujourd'hui quasiment 7 milliards, quand on sait que sur ces dernières années, la question de la cocaïne a doublé dans le chiffre d'affaires, quand on mesure à quel point l'évolution des réseaux sociaux est venue changer la nature même de l'organisation du trafic. Pourquoi je pose tous ces sujets ?

Parce que face à des professionnels extrêmement organisée, qui brasse des masses d'argent considérables. Si on n'a pas des réponses au bon niveau et totalement organisées, alors on est à côté de la plaque, je le dis de manière saine. – Vous le voyez sur le terrain, cette réorganisation du trafic – Bien sûr, je prends un exemple, celle des réseaux sociaux.

Quand vous avez aujourd'hui des adolescents qui communiquent via Snapchat pour dire à quel endroit tu es, que même celles et ceux qui ne sont pas dans dont le trafic ont via les réseaux sociaux une espèce de fenêtre permanente sur quelque chose qui finalement finit par faire partie de leur réalité. Oui, il y a un sujet énorme. Donc je le redis. 1.

La fermeté républicaine pour démanteler les narcotraffics. Un accent encore plus fort mis sur la question du renseignement. Moi, je propose un service de renseignement dédié, comme a pu le faire par exemple la Grande-Bretagne.

Est-ce qu'il y a des moyens aujourd'hui, mais en matière de renseignement ? Bien sûr mais la question de l'investigation elle doit être en continu et quand j'échange avec les professionnels ils me disent à quel point à la question européenne et internationale si on veut vraiment démanteler les réseaux à la source ce que les habitants qui nous écoutent savent bien, ils nous le disent d'ailleurs, qu'il ne suffit pas de démanteler le point de deal devant chez l'habitant. C'est nécessaire pour donner de la respiration à l'habitant qui est là mais c'est insuffisant et le travail d'investigation de ce point de vue est absolument...

Madame Roland, en effet vous avez parlé des opérations coup

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