Aller au contenu
Tous les transcripts
ChroniqueVIRAGE· 10 juillet 2026 23 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

L'imposture des films de François Ruffin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01non_speechFait
    « Peu importe la diversité des sujets abordés dans chaque film, les laisser pour compte des délocalisations de l'Empire LVMH, les gilets jaunes, les conditions de travail des auxiliaires de vie ou encore l'ignorance des riches sur la précarité au taf. »
  • 1:45non_speechFait
    « On parle que de salaire à 450 €19 centimes. De personnes amputées des deux jambes, des gens qui ont pas mangé depuis 3 jours ou qui à 60 ans ne sont jamais partis en vacances. »
  • 4:28non_speechFait
    « Qu'est-ce qu'il faut pour faire un carnaval ? Un déguisement. C'est là dès son tout premier film Merci patron où Ruffin se met lui-même dans le roleplay d'un mec fan de Bernard Arnaud puis fait même une transformation physique pour se déguiser en fils d'ouvrier licencié par le milliardaire. »
  • 5:45non_speechFait
    « Est-ce que tu est-ce que tu sens une injustice ? ou encore quand il la surplombe pendant qu'elle récure les chiottes par terre. »
  • 7:07non_speechFait
    « Au début de Merci Patron, il propose aux anciens ouvriers de LVMH, licencié par Arnaud de payer, d'acheter des parts de l'entreprise pour le confronter IRL à une réunion des actionnaires. »
  • 7:48non_speechFait
    « Le but au départ c'est valoriser les conditions de travail et l'importance des auxiliaires de vie en faisant une enquête sur leurs conditions de travail et des propositions de loi à l'assemblée. »
  • 10:25non_speechFait
    « Il faut avoir cette obstination à réussir à toujours aller plus loin. Même le meilleur n'est pas assez. Et cette logique culmine dans Haut Boulot avec la chouchoute de Ruffin Sarah Selman. »
  • 11:21non_speechFait
    « Si vous aimez cette vidéo, likez, commentez et surtout abonnez-vous. Vous savez pas comment ça aide une petite chaîne comme celle-ci. »
  • 11:57non_speechFait
    « Dire les barquettes de Monoprix, je pensais qu'elles étaient c'était une machine qui les faisait. »
  • 12:35non_speechFait
    « Pendant ce temps, les enfants qui sont à Stan en prép, ils sont pas en train de dégrader des voitures dehors. Ils étudient et ce sont eux les futures élites de France dont on a besoin. »
  • 13:13non_speechFait
    « Les puissants savent parfaitement que les pauvres souffrent. Ils y travaillent activement car c'est précisément de cette misère qu'il tirent leur richesse. »
  • 15:02non_speechChiffre
    « 2890 pour la veste. Donc ça va. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Quand la BD de François Ruffin est sortie, beaucoup de gens se sont demandés comment un député censé être de gauche pouvait pondre un truc aussi raciste. Et si je vous disais que loin d'être un dérapage, cette idéologie était là depuis le début. Dans ces films, que Rupfin en est conscience ou non. Alors là, vous vous dites "Attends, autant sa BD et ses prises de paroles récentes sont choquantes, autant ces films c'est des incontournables du cinéma de gauche." Non. Désespoir première. En analysant la mise en scène des films de Ruffin, on va se plonger dans la face cachée de documentaires qui en réalité servent d'allié au grand patron et à l'extrême droite.

Parfois c'est subtile, parfois ça l'est pas. À la fin de cette vidéo, vous comprendrez pourquoi les films de Ruffin sont la preuve de l'échec au cinéma comme en politique de la stratégie des fâchés pas fachaot selon laquelle c'est en sacrifiant l'antiracisme qu'on émancipe les classes populaires. On va y aller par étape, l'analyse va se densifier. Donc restez bien jusqu'au bout.

0:56
Non speech

[musique]

1:01
Locuteur

Peu importe la diversité des sujets abordés dans chaque film, les laisser pour compte des délocalisations de l'Empire LVMH, les gilets jaunes, les conditions de travail des auxiliaires de vie ou encore l'ignorance des riches sur la précarité au taf. À chaque fois, le FRCU, le François Rufin cinématique Universe, c'est toujours la même recette. des rad movie dans une bagnole utilitaire de prolo, une playlist de prolo avec que des anecdotes, des snacks et des items de prolo dedans. Cette bagnole, il y a un mélange d'odeur de roblochon et de gasoil. C'est quoi l'objectif du road trip ? Rencontrer des gens et recueillir leurs témoignages qui composent vraiment 90 % de ces films.

Devant ces films, il y a un truc qui te saute aux yeux. Absolument tous les témoignages sont hyper durs, mais vraiment c'est des situations de précarité. extrême. On parle que de salaire à 450 €19 centimes. De personnes amputées des deux jambes, des gens qui ont pas mangé depuis 3 jours ou qui à 60 ans ne sont jamais partis en vacances. Et la liste, elle est vraiment longue. C'est révoltant, ça brise le cœur. Mais posons-nous la question pourquoi le choix de ces récits là ? Le cinéma de Rufin, c'est pas un hommage au pauvre parce qu'il y a une autre catégorie omniprésente dans ces films, les ultra riches.

Bernard Arnaud et Ses sb chargé de sa réputation dans Merci patron, Macron dans Jeux du Soleil, l'Assemblée nationale et le macroniste Bruno Bonnel dans de boules les femmes. Et enfin Sarah Salman avocate et chroniqueuse télé d'extrême droite dans Au boulot. Un rhum une angine et on va pas bosser. Mais c'est quoi ces gens qui foutent rien ? C'est quoi ces glandus ? Ces assistés, ces féas ? [rires] Il y a tellement pas de classe moyenne dans ces films que ça en devient limite une blague. Dans son dernier film, Ruffin invite Sarah Salman à vivre la semaine d'une personne au SMIC en essayant des boulots pénibles. Tout au long du film, on a plein d'aperçus de sa richesse illimitée.

Mais la go te dit quand même quand je suis dans mon quotidien, je me considère comme classe moyenne. Visuellement, cette binarité, elle s'incarne dans un procédé précis, le montage alterné. Dès le générique de début de Jeveux du Soleil, Ruffin racorde les discours de Macron et sa voix agaçante avec des images de gilets jaunes qui sont archi peaceful. Les porte-voix d'une foule haineuse. Un procédé qui répète plein de fois dans le film. Dans Merci Patron, c'est des images et des graphiques sur la fortune exponentielle de Bernard Arnaud. Puis on a un cut sur un autre graphique montrant cette fois l'explosion de la misère en France.

Pareil ici, on passe de la fête du village organisée par le Secours populaire d'Abville à des plans de Sarah Salman en soirée privée aux Galeries La Faillette à Panam. C'est mieux là qu'au secours populaire d'Abville. Ah oui ! La question maintenant c'est comment de France si éloignées qui ne se voi et ne se parlent plus pourrait-elle se retrouver se parler au-delà des fractures ?

3:40
Non speech

[musique] [musique]

3:45
Locuteur

C'est la théorie de François Ruffin en politique comme dans son cinéma. L'idée selon laquelle entre les riches et les pauvres de France, il y a juste un souci de communication et qu'il n'y a qu'un moyen de la rétablir, une personne capable de circuler entre les deux mondes. Attention, attention. Qu'est-ce que qui sait que ça va bien pouvoir ? Ouais, c'est rupin. C'est refin. Je pense que ce qui manque dans tout ça, vous savez, c'est le dialogue. Au fond, ce que je veux faire, c'est euh la réinsertion sociale des riches. Et là, bon bah c'est la rencontre de monde. Pour mener à bien cette théorie du médiateur, Ruffin a élaboré une méthode, le carnaval.

Le principe du carnaval, c'est l'inversion des rôles. Le haut est en bas, le bas est en haut. Le principe, le meilleur moyen d'écouter et de comprendre l'autre, c'est qu'on inverse les places. Et ça, ça traverse tous ces films. Mais qu'est-ce qu'il faut pour faire un carnaval ? Un déguisement. C'est là dès son tout premier film Merci patron où Ruffin se met lui-même dans le roleplay d'un mec fan de Bernard Arnaud puis fait même une transformation physique pour se déguiser en fils d'ouvrier licencié par le milliardaire. Il aide sa famille à obtenir un dédommagement sans que la team réputation de LVMH se rende compte qu'ils ont ru faim en face de Devux du Soleil. Son deuxième film.

Il va à la rencontre des gilets jaunes où il répète souvent "Si j'étais Emmanuel Macron h qu'est-ce que vous me direz ?" Pour donner aux pauvres une sorte d'espace de parole officiel. bien que fictif et ça culmine dans Haut Boulot. Orufin compte changer l'idéologie de Sarah Salman en la faisant vivre comme une pauvre parmi des vrais pauvres. Mais penchons-nous sur cet exemple parce que c'est très révélateur du fait que cette méthode est une vaste carotte. On nous parle d'une inversion entre les riches et les pauvres mais les pauvres on a vu qu'ils étaient cantonnés à une seule fonction d'un ces films. Livré des témoignages hardcore du nord.

Autrement dit il figure au carnaval mais il n'y participe pas. Pour Salman et Ruffin, c'est une expérience sociale rigolote. Les pauvres, ils sont sur leur lieu de travail, surveillés par leur patron. Ils vont pas s'amuser à dire euh "C'est bon maintenant, les riches, ils sont à mon service." Ruffin, par contre, si. J'ai toujours rêvé de me faire servir par la grandeisie. Et ça contamine même la mise en scène. Par exemple, quand il la filme en train de pleurer après lui avoir mis le nez dans un peu trop de misère. [grognement] Ah non, ça faut le couper, ça je veux pas. Écoute, bien sûr que si. Est-ce que tu est-ce que tu sens une injustice ?

ou encore quand il la surplombe pendant qu'elle récure les chiottes par terre. Alors évolution rupinesque carnavalesque, conversion ruphinesque, répartition plus juste des rôles sociaux ou juste délirégo trip ? Et ben aujourd'hui papa, il va voir le shérif. Qu'est-ce qu'il fait Robin des Bois pour aller voir le shérif ? Il se d Oui pour prendre l'argent et pour le donner aux pauvres. Vous l'aurez compris, le carnaval c'est avant tout un moyen pour lui de se mettre en avant, de construire un personnage tellement providentiel qu'il y a plus rien de collectif.

Les seuls moments où les pauvres sont invités à se déguiser eux aussi, c'est toujours quelques minutes à la fin des films dans un dispositif pensé et organisé par Ruffin. Est-ce que ça serait pas bien de faire une assemblée des femmes ? Tu vois et brisons nos entraves, [chant][musique] c'est elle qui prennent le pouvoir. [acclamation] Vanessa, est-ce que vous êtes souvent accueilli comme ça quand vous entrez chez les personnes âgées ? Et surtout, c'est toujours pour compenser l'échec de transformation sociale que Ruffin a pitché au début du film. Parce que oui, tous les films de Rufin foire sur quatre films. Trois commenc sur un défi politique et tous le ratent.

Au début de Merci Patron, il propose aux anciens ouvriers de LVMH, licencié par Arnaud de payer, d'acheter des parts de l'entreprise pour le confronter IRL à une réunion des actionnaires. Sauf qu'une fois sur place, c'est RF tout seul qui se met à parler, à se sous l'écran du grand patron. Résultat, il se fait dégager et le film doit revoir ses objectifs de révolte à la baisse. À défaut de faire reconnaître l'injustice à un groupe d'ouvriers, on se rabat sur un couple et leur fils à qui il essaie de dégoter un chèque et un boulot. Il peut pas s'amuser à aller donner 40000 € à tous les gens qui ont été licenciés dans des groupes.

Donc à un moment donné, il a été actionnaire où vous avez la chance que ça se passe comme ça mais pour les autres c'est terminé. [rires] L'exception qui confirme leur règle. pareil dans debout les femmes. Le but au départ c'est valoriser les conditions de travail et l'importance des auxiliaires de vie en faisant une enquête sur leurs conditions de travail et des propositions de loi à l'assemblée. Sauf qu'il a beau leur faire la morale de toute façon si vous vous bagarrez pas aussi pour pousser pousser pousser de manière différente, il y a rien qui adviendra. Le film n'a pas déployé concrètement de moyens pour elles de choisir ce qu'elles veulent, de s'organiser et d'agir.

Or, la 5e République, c'est des votes à l'Assemblée et ils ont l'avantage de montrer un truc. Tout seul, tu veux toujours qu'une seule voix ma gueule. Le film se termine sur une séquence édifiante où il reçoit pas le moindre vote pour ses propositions. Rejeté 2707, même avis, même vote. 2708, même avis, même vote. 2720, même avis, même vote. Rejetez, rejetez. Rejetez. Recheté. Parmi les pauvres qui met en scène dans ces films, Rufin, c'est l'élu, le sauveur, à l'assemblée parmi la classe dirigeante dominante, c'est personne. Donc à ce stade, on a vu que tout ce que son cinéma met en place le mène à sa perte.

Se révent médiateur au service du peuple, il donne surtout l'impression de chercher à se distinguer et à se légitimer comme un homme ayant un pied dans les deux mondes. Sauf que, loin d'être neutre, Rufin a choisi son camp. Aussi paradoxal que ça puisse paraître, c'est pas celui des pauvres, c'est celui des riches. Concentrez-vous, vous allez pas être déçu. [musique] Venez, on fait attention à la manière dont les riches sont introduits à l'image. Contrairement aux pauvres qui sont montrés en quantité foisonnante comme un catalogue de misère interchangeable, les riches sont montrés dans leur singularité.

On le voit des merci patron où Bernard Arnaud devient carrément une icône pop avec plein de produits dérivés. Peu importe que ce soit ironique ou pas, l'effet est le même. Dans Je veux du soleil, l'antagonisme face au gilet jaunes, c'est Macron. Alors certes, c'est notre ops à toutes et tous, mais c'est juste un suppos parmi tant d'autres du néolibéralisme. À part les interroger sur les détails les plus intimes et violents de leur parcours de vie, la seule question que Ruffin pose au gilet jaune, c'est "Si j'étais monsieur Macron, qu'est-ce que vous me direz ?" Si j'étais Macron, qu'est-ce que je dirais ?

[rires] Même logique dans Debout les femmes, Ruffin doit collaborer avec un député macroniste pour son enquête parlementaire. Et s'il vous plaise, regardez leur première scène ensemble. Tout est dit. Pono je dis pourquoi ils mettent cette tête de con ? Je dis bon on va d'abord aller boire un café, on va voir qui est en face. En une minute euh c'était plié. À partir du moment où on vient sur le terrain personnel, c'est des barrières politiques qui s'effondrent et on reconstruit autrement.

Anecdote touchante, mais qui fait quand même vite oublier que ce type est littéralement celui que M6 a casté pour remplacer Donald Trump dans la version française de l'émission capitalo satanique the apprentise. Il faut avoir cette obstination à réussir à toujours aller plus loin. Même le meilleur n'est pas assez. Et cette logique culmine dans Haut Boulot avec la chouchoute de Ruffin Sarah Selman. Dès les premiers plans du film, elle est introduite comme un archétype très précis. Bimbo blonde du 16e sac à main petit chien qui tape des croques monsieurs à 50 balles au plaza et ça continue tout le film. Elle est gênante parce qu'elle prend photo des PMU. Ah PMU ? Oui. Non mais on y va.

Tu vas pas en elle sait pas cuire un œuf mais la cuisine en fait c'est voilà moi je sais même pas faire cuire un œuf quoi. J'ai même pas une casserole chez moi. Je Ah oui, elle peut pas manger les muffines parce que c'est trop la bouffe de Lidl. Je te jure je peux pas finir ça je peux pas. Pourquoi c'est trop fait ? Elle a pas la rêve du foot parce que elle tout ce qu'elle a fait c'est du golf et du cheval. Elle a fait que l'éditation en sport. C'est vrai, c'est un peu différent quand même. Non, dit j'avais testé le golf. Le golf aussi c'est le personnage Sarah Salman quoi. Elle est attaante.

11:19
Non speech

[musique]

11:21
Locuteur

Parenthèse avant de continuer. Si vous aimez cette vidéo, likez, commentez et surtout abonnez-vous. Vous savez pas comment ça aide une petite chaîne comme celle-ci. Ici, je fais des analyses de films qui déjouent l'ordre capitaliste, sexiste et colonial du monde. Écrire, réaliser des vidéos comme celle-ci, ça prend beaucoup de temps. On est seulement deux dans l'équipe. Donc si ça vous parle et que vous voulez voir plus de ces vidéos, vous pouvez soutenir financièrement notre travail en faisant des dons sur Tipi. Le lien est dans la description de la vidéo.

En individualisant les puissants, en les personnifiant, Ruffin leur permet de dégainer le plus grand de tous les jokers, de libéraux, conservateurs et autres lâches, le je savais pas. Après, je t'avoue que là, je suis un peu surprise de j'avais pas mesuré les loisirs que ça se passait comme ça, quoi. Je me rendais même pas compte. Moi ça, je l'avais jamais vu en vrai. Dire les barquettes de Monoprix, je pensais qu'elles étaient c'était une machine qui les faisait. Ici, on l'entend en voix off sur des images où elle est en train de pioncer dans la caisse toujours de prolo, hein, attention, on a dit prolo de rupin comme ton daron qui conduisait quand tu étais mino.

Je comprenais pas pourquoi il finaillit sur 2 ans de retraite en feu sous en moi. Maintenant, moi je suis à l'usine à leur place. Je suis à un jour prêt. Traduction. En fait, Salman c'est un peu l'innocence de l'enfant spontanément suppô de l'extrême droite. Oui, il y a une insécurité. Nous avons des mineurs qui sont extrêmement violents et bien ils doivent avoir une sanction ferme et les parents aussi. Pendant ce temps, les enfants qui sont à Stan en prép, ils sont pas en train de dégrader des voitures dehors. Ils étudient et ce sont eux les futures élites de France dont on a besoin. Mais heureusement, Dad Raffin est là pour l'éduquer et la ramener à la raison.

Ce que rejoue la mise en scène, c'est l'idée que le racisme et le suprémisme de race, de classe et de genre seraient des élans humains, naturels issu de l'agriculture biologique. De base, quand on est, on est tous racistes, chroniqueurs d'extrême rot. Ce qui change, c'est à quel point on a été éduqué. Ensuite, tu m'as fait comprendre. Franchement, c'est un c'est une évolution personnelle, espèce de conversion reupinesque. Or, leur tendre la perche pour dire qu'il savaient pas. C'est un contresens stratégique immense. Les puissants savent parfaitement que les pauvres souffrent.

Ils y travaillent activement car c'est précisément de cette misère qu'il tirent leur richesse et c'est pile à ça que c'est C News BFM, LCI, quotidien blab bla bla bla bla. Mais quand tu as un Rupin, l'ingénu qui te sert sur un plateau un cinéma qui dit "Les riches ne savent pas, présentons-leur un catalogue de pauvres pour les faire pleurer, les choquer et ainsi leur prouver qu'ils ont tort, alors ils jouent le jeu de ces news et banalisent leurs idées." Le cinéma de Ruffin insinue que leur propagande doit être discutée, débattue sur un terrain de rationalité alors qu'on est face à une machine à produire. tout le temps des contre vérités.

Leur stratégie c'est justement de saturer le débat de délire. S'ils ont pas de travail, ils seront payés avec les Allogas. Mais c'est pas vrai. C'est pas vrai cette histoire-là. Le temps que tu répondes à une contre vérité, elle a eu le temps d'en inventer cinq. On a aussi la vie qu'on décide d'avoir. Le plus insupportable dans cette démarche du cinéma de Rupfin, c'est la déshumanisation des pauvres à qui revient finalement la responsabilité de soigner les lubis malades des riches en les convainquant qu'ils souffrent vraiment, qu' sont pas paresseux et qu'ils ont du mérite. Il y a une bonne volonté de faire des choses. Moi, j'apprécie. Bah oui, ben il y en a plein.

Il y en a plein dans les dans les cités. Et quand Salman sort un nouvel argument et ben on va trouver un autre pauvre qui illustre encore plus que ça aussi. C'est pas vrai. Fondamentalement ce dispositif, il a besoin d'une surenchère de souffrance de misère pour convaincre les riches que les pauvres sont méritants. Une veste ballin beige en taille 34. Pour ça, je l' toutes les couleurs. Il me manque la beige. Moi, si je trouve ça pathétique, je peux pas m'empêcher de penser que c'est parce que ta vie est un peu triste que tu te rattrapes sur des trucs comme ça. Moi, si j'avais été avec elle dans cette cuisine, bon déjà je l'aurais pas invité mais vas-y.

J'aurais juste rappelé que c'est le vieux monsieur qu'elle a lavé, les ouvriers qui mettent 4000 poissons en barquette par jour, le gars qui livre 50 colis en 30 minutes, c'est eux tous là qui lui paye son 50e sac. 2890 pour la veste. Donc ça va. Quand à la fin du film Salman en a marre du tournage et ce tir, il décrit sa réaction comme si c'était un trouble de la personnalité multiple. Plus ça allait, plus avec les gens, elle était sympa. On avait la gentille Sarah, on allumait la télé, on retrouvait Cruella quoi. Alors que bien sûr qu'il y a de Sarah, c'est logique. La politique c'est pas une question de morale individuelle, de personnalité, c'est une question d'intérêt à défendre.

L'appareil dominant dont fait partie Salman a très bien compris quelle est sa meilleure arme pour défendre ses intérêts, créer des machines médiatiques à produire une chose en particulier, le racisme. Pourquoi ? Pour diviser les classes populaires. Pourquoi on a besoin du racisme ? Par une question qui pe qui peut paraître bizarre, le dire pourquoi les gens sont racistes ? Non non, pourquoi on a besoin du racisme pour éviter les alliances de classe ? C'est ça sert juste à ça en fait parce que sinon en fait les classes populaires blanches se retourneraient contre ceux qui accumulent toutes les richesses dans ce pays. Il on a jamais eu autant de milliardaires.

Les milliardaires se protègent avec le racisme. Depuis le début de cette vidéo, vous avez probablement remarqué l'absence flagrante des personnes racisées dans les images que je vous montre. Et c'est pas mon choix, c'est le cinéma de Rufin qui est comme ça. Sur quatre films, 6 heures de contenu, des centaines de visages qui défilent, les noirs, les Arabes, les Aiates, il tiennent sur les doigts d'une Allez, je vous donne aussi la droite. Et rien n'est plus parlant que les discours produit sur eux. Regardez cette séquence avec un cuisinier afghan qui explique avoir traversé 11 pays et a dû arrêter les études pour bosser. Et puis maintenant, vous vous produisez pour la richesse nationale.

Ouais. Voilà. Et vous payez les impôts et vous cotisez. Sah qui répond ça ? personne parce qu'en vrai, c'est pas au cuisinier afghan que Rupin s'adresse à ce moment-là. Ses interactions avec les travailleurs racisés se contentent de répondre aux arguments qui obsèdent les racistes. Et regardez la mise en scène, c'est édifiant. Quand ils demandent leur origine aux gens et qu'un autre cuisinier répond aussi afghan, là ça coupe littéralement en mode "Non, c'est bon l'Afghanistan, on a compris, c'est àround qui vous a amené ici." Ouais, c'est les deux comme ça. Moi j'ai fait les pâtissiers, je suis d'origine italien.

Un italien s'apprête à parler et là il répond : "Il y a un français ici ou pas ?" Ouais. Oui, c'est là-bas. [rires] Il est là le prince. Ah bon ? Il y a un français en cuil. Alors, on a vraiment l'illustration du on a un témoignage d'étranger, c'est bon, on est carré jusqu'à dans deux films. Dans tout le film sur les gilets jaunes, Ruffin interroge un seul militant racisé et lui demande si ses camarades sont racistes. Quand on s'appelle Caled, on va dans un mouvement de faot. Ouais, justement, dès que j'ai entendu le mouvement de faot, je suis venu voir et c'est pas ce que j'ai vu quoi. Des gars comme ça, je suis loin d'être faud et c'est la famille pour moi. C'est voilà.

Est-ce que ce Maghrébain a été bien ou maltraité par les gilets jaunes ? La question c'est pas le racisme interpersonnel, c'est de voir que les gilets jaunes, ça a été un moment d'alliance des classes où pour une fois les noirs, les Arabes et les blancs se sont retrouvés dans la lutte commune et ont dit notre problème c'est les riches. Je peux te dire que les riches, ils disent ils se sont dit plus jamais ça. Donc très vite les gilets jaunes, il faut en faire des racistes très vite on les pousse quoi.

On cherche tous les trucs qui qui déplacent ce qu'ils sont venus dire qui était pas arrivé depuis très longtemps en France, c'est de dire notre problème c'est les riches et Boloré, il va mettre le paquet pour qu'on ait plus des d'épisodes de ce type-là qui se reproduisent. C'est pas un hasard cette manie de ramener le racisme non pas à des structures idéologiques médiatiques mais à des questions d'anecdote personnelles. Regardez ici. Profitez-en d'ailleurs parce que c'est à Grini. C'est la seule banlieu qu'on voit dans toute sa filmo on voit plus peut-être et moi la première les aspects négatifs des cités. en soit le côté négatif, il est montré pourquoi ?

Parce que c'est parce que c'est de l'insécurité. Voilà, c'est l'insécurité. Donc c'est montré positif. On va pas venir avec une caméra filmer tous ceux qui vont chercher du travail ou quoi que ce soit. Si c'est censé être un médiateur et ben let's go. Il y avait un boulevard pour confronter une agente du système de désinformation à une vraie discussion responsabilisante, politisante avec des jeunes racisés. Mais non, on a dit la pédagogie c'est qu'avec les racistes. D'ailleurs, j'en profite mais même s'ils ont pas l'air d'exister dans la réalité de Ruffin, dites-lui bien qu'ils existent les Arabes et les Noirs dans ce pays qui ont très bien compris qu'on parle pas avec l'extrême droite hein.

Ah mais en fait vous vous êtes genre les gens qu'on aime pas en fait à la télé, c'est-à-dire c'est les gros bâtards du Front National. C'était pas le bienvenu. Vous êtes pas le bienvenu. Dans ces films présentés comme de grandes enquêtes sociales, François Ruffin ne parle jamais des spécificités des problématiques subies par les personnes issues de l'immigration post-coloniale en France. Tuabuses. Et je parle du racisme. J'ai demandé à quelette s'il allait bien. Pourtant dans ces discours Ruffin, il sort que des noms de Harby. Les loï, les cales, les camelles, les marises, je vous aime quoi. Pareil dans la conclusion de boulot qui est la première fois du film où ça parle de racisme.

Avant c'était les salariés, les assister, maintenant c'est les immigrés, les étrangers, les habitants des quartiers. Ce qui est encore pire. à la fois, il dit les représentés, à la fois, ils sont tellement peu avec des problématiques tellement niées qu'il n'existe presque plus. Et comment croire que tout ça c'est juste du cinéma ? Ça produit pas de défet dans le réel quand on sait que le réalisateur a fout lors des manifes antiracistes. Une dernière question, vous allez manifester le le 10 novembre prochain contre l'islamophobie parce que vous avez signé la tribune contre l'islamophobie. Moi, j'étais euh à Bruxelles en train de manger des frites et des gaufres avec mes enfants.

Donc c'est pas mon truc. Maintenant, je vais vous dire ma veut dire quoi ça veut dire j'irai pas dimanche. J'irai pas dimanche. Je joue au foot. En vidant l'écran d'une immense partie des Français et des racisés, en disant n'importe quoi aux rares qui sont gardés au montage, en ne cherchant jamais le collectif, Ruffin choisit son camp, la gauche morale, c'est-à-dire une gauche incapable de concevoir les structures de pouvoir et les articuler entre elles. Une gauche qui ne cherche pas une rupture avec le statut coc capitaliste, raciste et patriarcal, mais qui vise des petits ajustements de mots, de comportement avec l'ordre établi.

son espèce d'arrogance là, donner des leçons à la France entière qui galère, je dis pas qu'elle va devenir de gauche, mais au moins du respect pour les gens en fait. tu restes un peu en surplom sur l'humanité et que tu continues à la juger. En fait, c'est pas une question de droite ou de gauche, c'est une question d'attitude par rapport au je propose d'insérer le mot dignité après le mot attractivité pour 128 contre 0. Donc l'amendement est adopté.

21:14
Non speech

[applaudissements]

21:16
Locuteur

La prochaine fois que quelqu'un vous dit "Ce film est de gauche" parce qu'il y a des pauvres, des arabes, des noirs ou une manife envoyez-lui cette vidéo. Ce que j'essaie de montrer avec chaque vidéo sur cette chaîne, c'est que le cinéma a infiniment plus de moyens dans le fond comme dans la forme d'inventer, de raconter de nouveaux récits de solidarité, des perspectives sérieuses, de lutte collective et émancipatrice. Je vous donne un exemple concret dont on a parlé dans cette vidéo, le déguisement. En fait, le déguisement, ça peut être une vraie piste pour un cinéma populaire et décolonial.

Dans ma vidéo sur Bruce Lee, j'ai montré qu'il utilisait comme un outil de lutte efficace pour remonter tout en haut de la pyramide, aller trouver direct les colons, les patron et détruire toute la structure de domination. Mais quand c'est utilisé pour nous prendre pour des cons, le cabinet de François Ruffin va jusqu'à analyser le style vestimentaire du député afin d'en faire un président potable aux yeux des Français. Sur le terrain et dans les médias de gauche, chemise, pulls, vestes en cuir, jeans, chaussures intermédiaires. Attention à ne pas faire bobo. Il faut être en grève.

Je trouve ça vachement symbolique que ça se joue sur les péages parce que le d'abord c'est un signe de la péodalité le péage. À l'assemblée, dans les cérémonies officielles et les médias dominants, chemise, vestes costume, pantalon unifoncé, chaussures de ville. Je considère qu'on a rempli quand même une part du contrat. [cloche] Allez voter en 2027, abonnez-vous et moi je vous retrouve à la rentrée. À bientôt sur Virage.

22:43
Non speech

[musique]