Nicolas Sarkozy condamné: l'interview en intégralité de Ségolène Royal
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
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Vous avez accepté cette invitation avant le verdict pour éviter de donner l'impression de profiter de la condamnation de votre adversaire. Que pensez-vous de sa réaction ?
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Est-ce que le fait de condamner Nicolas Sarkozy avec mandat de dépôt avant le procès en appel vous choque ?
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Quand vous avez appris qu'il irait en prison, quelle a été votre réaction ?
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Que pensez-vous du geste de l'épouse de Sarkozy lors de sa prise de parole ?
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Pensez-vous que la classe politique est aujourd'hui plus honnête qu'avant malgré les condamnations ?
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Bonsoir, c'est Golan Royal. Je le rappelais en 2007, c'est vous qui étiez en finale présidentielle face à Nicolas Sarkozi. Il dit "Cette injustice est un scandale.
C'est une victime Nicolas SarkoZi. D'abord, je voudrais dire que j'ai accepté votre invitation avant le verdict pour pas qu'on puisse penser que je me précipite sur un plateau de télévision pour enfoncer mon ancien adversaire. Donc si vous le voulez bien, moi je j'en resterai au principe parce que voilà, il y a un homme est condamné.
Personne ne serait joué qu'un homme ne soit condamné. Il dit être victime d'une justice d'une injustice. Il dit même il parle de haine.
Oui. Moi, je pense que c'est important de rappeler le départ de cette affaire, c'est-à-dire qui était partie civile. Vous savez qui était partie civile ?
C'est les 100 113 familles qui ont perdu 170 personnes qui ont été assassinées dans cet attentat contre le décis du TA en 89. Et ces familles se sont constituées partie civil pour ce procès parce que le pacte de corruption tel qu'il avait été décrit qu'il a été décrit par le parquet, c'était un échange entre des valises de biais et l'arrêt de l'arrêt des des poursuites contre Senousy. Donc le terroriste qui a été rencontré à plusieurs reprises par Claude Guéan et par Bris Ortefeu en Libye pour nouer donc cet échange entre l'arrêt du du mandat d'arrêt international puisque Cousci avait été condamné quand même à la prison à perpétuité par les tribunaux français.
Et donc il faut rappeler cela parce que c'est ça qui explique aussi euh la gravité et la durée aussi de de cette enquête. Et personne d'ailleurs n'a remis jamais en cause la qualité de du travail du commissaire enquêteur, souvenez-vous, puisque'à chaque fois souvent il a été auditionné et cetera et il a impressionné tous ceux devant lesquels il a été auditionné par sa rigueur, par la continuité de son exercice. Il était à temps partiel pendant 10 ans ce ce policier enquêteur, le commandant Vidal.
Et donc euh il y a pas eu de contestation sur la procédure. Ça c'est quand même très important parce que ceux à qui il faut penser aujourd'hui, c'est aux familles des victimes de cet attentat qui s'en sont qui ne s'en sont jamais remises et qui ont été présents présentes pendant toute la durée de cette procédure et qui attendent depuis 20 ans que la justice soit rendue. Donc c'est ça la base de la gravité de de la puis après il y a le jugement maintenant jugement pour Nicolas Sarkozi, Claude Guilland Brisfeu.
Tout à fait c'est pour ça que le jugement Alexandre Jouri. Voilà c'est pour ça que le jugement est sévère compte tenu de ce que je viens de vous dire. Le jugement est donc très sévère puisque c'était une tentative finalement de financement illicite d'une campagne de 2007 avec un état terroriste et avec un état terroriste et de l'argent liquide.
Le financement n'a pas été prouvé. C'est ce que dit le la président du tribunal. Le lien direct entre l'argent liquide qui a été proué puisqueil a pas été démenti et que les les les témoignages ont prouvé qu'il y avait eu des transferts d'argent liquides.
Mais le lien entre l'argent liquide et la dépense effective électorale puisque c'est de l'argent liquide forcément il y a pas de de trace. Ce qui veut dire aussi par 100 millions quand même ce qui comment on parlait de 100 millions d'euros 50 millions avait dit avait dit les intermédiaires donc donc et d'ailleurs et d'ailleurs monsieur Gu avait loué une chambre forte devant vous vous souvenez de de de du procès devant le le siège de campagne mais fait est-ce que le fait de de donc condamner Nicolas Sarkozy avec mandat de dépôt c'estàdire incarcération avant même que le procès en appel ait lieu, est-ce que ça vous choque ou pas parce que c'est ça qui ce soir fait débat de toute façon Je moi je ne me réjouis pas. Bien sûr que ça doit être très douloureux pour lui.
Mais ce qui est important, je crois et et même de la part d'un ancien président de la République, c'est de protéger l'indépendance de l'autorité judiciaire. Parce que qu'est-ce qu'ils se disent les gens aujourd'hui ? D'abord, c'est la tr c'est la troisème fois que Nicolas Sarkoi condamné à des peines de prison.
Je le rappelle quand même parce que ça ne tombe pas non plus. Il y a pas non plus de de situation. la situation est extravagante dans cette succession justement de condamnation et de et donc qui sanctionne de mauvais comportements.
Donc les gens à un moment où il y a un fossé qui se creuse entre les responsables politiques et les citoyens, les gens se disent finalement ils sont tous corrompus. Et qu'est-ce qui sauve la démocratie ? Vous savez, c'est quelque chose de très fragile.
Ça repose sur des règles fragiles, c'est-à-dire les les débats électoraux et les combats électoraux dans des conditions loyales, le la transparence, l'indépendance de la presse, le voilà tous les éléments de la ce qui défend Nicolas Sarkozy parlent d'un règlement de compte de la justice. Donc là, on n'est plus dans la démocratie. La justice réglerait des comptes avec Nicolas Sarkozy qui avait pas toujours eu des mots euh très sympathiques pour les juges.
Donc c'est la trè fois que la justice réglerait des comptes. C'est la trè condamnation premier premier élément. Tout les condamnations sont pas définitives.
Premier élément si il y en a une qui est définitive. Il y a une qui n'est pas définitive mais une qui est et celle elle n'est pas encore. Deuxièmement l'application de le de la l'application immédiate d'une sanction c'est la loi.
C'est l'application de la loi et ceuxl même qui ont voté cette loi. Non c'est de l'exécution provisoire. Gérard qui est le président du Sénat, Marine Le Pen qui est aussi un peu concerné par cette exécution provisoire s'étonne justement de l'exécution provisoire alors que la procédure n'est pas terminée.
Est-ce que vous questionnez là-dessus aussi l'exécution vioire telle qu'elle a été telle qu'elle a été appliquée par le juge et dans la loi ? Oui, mais elle est pas d'ailleurs et d'ailleurs sur sur les bancs de la droite sur les bancs de la droite de parlementaire pas mais c'est dans la loi cela même qui la conteste. Monsieur l'archer a voté cette loi.
Oui mais elle n'est pas obligatoire. C'est ça que je veux dire. Est-ce que dans le cas dans certaines conditions, elle est obligatoire, elle pourrait très bien ne pas être appliquée.
Donc le fait qu'elle soit appliquée ne vous gêne pas. Donc elle n'est pas illégale. Mais est-ce que j'ai dit ça ?
Monsieur Sarkozi a dit que c'est on est en dehors de l' Non non, je parlais gércher qui se questionnait sur cette ce dispositif. Ça veut dire qu'il questionne l'indépendance de l'autorité judiciaire. Oui.
Non, il questionne une loi. On a le droit de questionner une loi surtout quand on est parlementaire. Il questionne la façon dont le tribunal applique la loi.
Maintenant, il peut questionner la loi mais il l'a voté cette loi. Il n'avait pas tout tout sur les bans de la droite de mois assez dur pour dire que la loi pénale n'est pas assez sévère, qu'il faut des applications immédiates, qu'il faut maintenant exécuter immédiatement les peines de prison dès lors qu'elles sont au moins égales à un an un an de condamnation et qu'il fallait plus d'exécution reportter de qu' fallait plus de suspension dans certaines exécution. simplement là je vous demanderai une réaction personnelle royale.
Quand vous avez appris qu'il irait dormir en prison, Nicolas Sarkozy un ancien président, c'est une première dans l'histoire politique et l'histoire de la République, quelle a été votre action ? Dire celui qui était mon adversaire qui a dirigé la France qui s'est même représenté une primaire va dormir en prison. Ben je dis c'est c'est triste pour la France.
Ça veut dire que finalement les ceux qui ont exercé des responsabilités au plus haut niveau ne se sont pas comportés correctement, ne se sont pas appliqués à eux-mêmes. Les principes de la République, ils sont censés incarner. Donc c'est triste, triste personnellement pour lui, mais c'est surtout triste pour la France.
Et quand il dit lui c'est triste pour la France mais heureusement qu'il y a l'autorité judiciaire. Ce qui sauve la République aujourd'hui pour les gens. Ils se disent "OK la justice est la même pour tous finalement puisque même quand on est puissant on est condamné." Et donc c'est ça qui sauve la qui sauve la République ce soir, c'est que la justice en effet la République est sauvée parce qu'elle a parce qu'il une égalité dans l'application de la loi entre les petits, les moyens et les puissants.
C'est ça. C'est ça. Et que la gravité des faits, l'association de malfaiteurs, c'est quand même pas rien pour des anciens ministres.
Claude Guay était le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozi, ministre de l'intérieur et une fois l'élection passée, il est devenu secrétaire général de l'Élysée puis ministre de l'intérieur. Bris feu était ministre délégué de Nicolas une revanche ce soir. Pas du tout, pas du tout parce que ça me fait voyez ça me fait de la peine pour la politique en général et et pour les la transparence de l'élection.
Et d'ailleurs, je pense aussi aux électeurs de Nicolas Sarkozy parce que d'une certaine façon, ils ont été trompés aussi. Vous êtes pas dit bien fait ? Pas du tout, pas du tout parce que moi je je pas du tout, je jamais je me suis jamais com Bah oui, parce que si tout ça s'était su avant, est-ce que Nicolas Sarkozy aurait eu l'investiture de ses propres électeurs ?
Non, c'est pas ça que je dis parce que je veux absolument pas parler de moi, mais ces électeurs à eux, à Nicolas Sarkozy, ne l'aurait certainement pas désigné comme candidat à l'élection présidentielle si on avait su cela. Et comment peut-il vous voyez et et et c'est c'est les deux qui sont condamnés sont tellement proches et ensuite monsieur Hortfeu il va devenir ministre de l'intérieur en récompense ensuite vous voyez ils ont eu tous les deux des promotions très importantes. Donc quand la justice se prononce en en reculant sur un certain nombre d'incriminations, elle est elle est elle est subtile cette décision parce que elle ne se là où il y a pas de preuve absolue, elle ne retient pas les faits incriminés et là où il y a vraiment la la certitude que forcément ils se parlent, ils sont ils sont très très proches les uns des autres.
Belle dit oui, ils se sont associés pour pour un délit qui n'a pas été commis. Mais il a été commis parce que les deux autres sont condamnés. Non, il a ils ont de ils ont Non, il a pas été commis.
C'estd qu'ils se sont mis d'accord pour un délit qui n'a pas été fait. Donc c'est l'intention qui est condamné. été commis la preuve la preuve de rapatriement de l'argent privé ce qui était reproché Nicolas Sarkozi c'est le financement de de sa campagne ça n'a pas été reconnu le parquet national l'arrivée de fond de fonds liquide en contrepartie d'une rencontre avec un terroriste.
C'est ça qui a été retenu. Non non non pardon l'association. Non non mais non alors alors l'arrivée pas pour Nicolas parol de Nicolas duel.
C'est vrai que c'est c'est la la France qui est abîmée aussi dans cette histoire. Franchement, bon, alors je dirais d'un mot qu'il y a un point sur lequel je suis tout à fait d'accord avec ces golines royales, c'est sur le fait que au départ, il y a euh cet assassinat qui était une horreur euh d'un avion par un terroriste qui a été condamné mais qui s'en est malheureusement beaucoup trop bien sorti et que de ce point de vue, c'est vrai que quand on parle de cette affaire, d'une certaine manière, la question de savoir si on retrouve tout ou si on retrouve pas la trace d'argent, c'est moins tragique que le ce qui est arrivé à ceux qui sont morts. dans cet avion et et à leur famille.
Alors sur ce point, je suis absolument c'est Golan Royal et je trouve que il faut avoir ça en tête quand on parle de toute cette affaire. Cela étant au moment, il faut pas se tromper de chronologie, au moment où les faits qui sont aujourd'hui questionnés et jugés se sont produits à ce moment-là et non donc en l'occurrence selon les magistrats, pas eu d'effets concrets, donc pas d'effets concrets sur le financement de la campagne selon les magistrats. Non, pas d'effets concrets démontrés.
Oui. Bah oui, mais ça veut pas dire qu' Non mais c'est important euh royal, on peut pas non on ne peut pas être à la fois condamné pour ce qu'on a fait et condamné pour ce qu'on a pas fait. Non, c'est pas ça que je dis.
Mais les jugements sont très le tribunal ne peut pas établir avec certitude qu'il y a eu ses espèces dans la campagne même si ça ne peut être complètement exclu. Ce sont les mots de la de la présidente du tribunal. Elle l'explique pas totalement mais elle dit il n'y a pas de preuve à porter et c'est pour ça qu'elle le relaxe sur ce point et peut pas et on peut s'en réjou la justice rendu et il peut ne peut pas y avoir et il ne peut pas y avoir de justice hypothétique.
Alors c'est vrai qu'il y a une hypothèse selon laquelle peut-être quelque chose s'est produit comme il y a pas de preuve il y a pas de justice hypothétique. Et en l'occurrence, et c'est pour ça que j'insiste sur la chronologie, en l'occurrence en 2007, il n'y a pas de preuve qu'il ait eu un financement libyen de la campagne. Donc ça n'a pas faussé la campagne.
C'est ce que vous dites. Donc oui, ce qui était quand même préférable pour le coup. Ça ça c'est un point que je discuterai pas du tout.
C'était préférable qu'il n'y ait pas de financement clandestin d'une campagne dans lequel la réalité est que de toute façon Nicolas Sarkozi disposait de moyens matériels supérieurs à ceux de ces golines royales. Ça c'est un fait. Ça se voyait.
Oui, absolument. Merci de reconnaître. J'ai jamais dit ça.
Il y a eu un moment aussi qui n'a pas échappé à ceux qui étaient présents et aux caméras puisque elles étaient toutes là pour ce jugement. C'est juste à la fin de la prise de parole de Nicolas Sarkozi, l'ancien président de la République. Il avait à ses côtés son épouse et elle a attrapé le micro de Médiapart et voyez l'a attrapé alors qu'il a fini son intervention et elle le jette par terre.
Royal, qu'est-ce que vous en dites madame ? C'est un geste de colère. Commentaire ?
Je pense que Media Part ils ont fait un travail extraordinaire hein, sauf que leur note était fausse hein. Les journalistes, enfinelle leur note enfin la note qu'ils avaient publié était fausse. Oui, c'est euh Oui.
Alors c'est ça c'est la note qu'ils avaient publié effectivement qui était attribuée donc on le rappelle au chef des services secrets disons qu'une promesse de versement de 5 millions allait être fait à Nicolas Sarko enfin pour la campagne de Nicolas Sarkoier et la justice dit aujourd'hui qu'il n'est pas établi que cette note était authentique. Elle est revenue d'ailleurs sur le profil de Moussa à l'origine de cette note. Mais ce n'est pas euh ça n'était pas retenu hein euh on le rappelle dans le réquisitoire comme étant le SOC.
C'était retenu dans l'instruction. Ça n'était pas retenu à l'issue des débats. C'était un point qui avait réussi à marquer aussi la défense de Nicolas Sarkozi, c'était de démontrer que il n'y avait euh pas de certitude sur l'authenticité de cette fameuse note. en en tout cas sur l'effet produit par la décision des magistrats, bah il est évident qu' ça va être extrêmement sensible en France et que ça va contribuer aux antagonismes à la et à la polarisation politique qui est en train de se produire et le risque étant que ça bénéficie au bout du compte à l'extrême droite, c'est un risque tout à fait vraisemblable même si Marine Le Pen a été condamné elle aussi Mais euh raison de plus, si Marine Le Pen est condamné, il y aura dans ce camp-là un sentiment d'injustice pas se représenter.
Oui. Non, mais il y aura un sentiment d'injustice terrible. C'est c'est évident et et qui peut-être les les confortera.
Ne confortera pas Marine Le Pen, mais les confortera. Voilà ce qu'elle écrit. Et voilà ce qu'elle écrit Marine Le Pen.
Au-delà de la personne d'ancien président Nicolas SarkoZi Mordi Natalaya, la négation du double degré de juridiction par la voix de la généralisation de l'exécution provisoire par certaines juridictions représente un grand danger au regard des grands principes de notre droit au premier rang desquels se trouve la présomption la présomption. Elle a été la première à réagir tout de suite après la condamnation de Nicolas Sarkozi. Oui, parce que c'est devenu le grand combat de Marine Le Pen qui elle-même est concerné cette exécution provisoire, c'est-à-dire exécution immédiate.
Et Marine Le Pen dit que voilà, c'est une négation du double degré de juridiction. Donc elle s'engouffre dans cette brèche. Il faut rappeler que tout ça a été voté par les par les députés et que précisément après la condamnation de Marine Le Pen, Sioti a déposé à l'Assemblée nationale une proposition de loi pour supprimer l'exécution provisoire dans le cadre des peines d'inéligibilité.
Il n'a pas du tout été suivi parce que ni la gauche, ni le centre, ni beaucoup de députés de droite n'ont vot voté cette proposition de loi en disant qu'il s'agissait là d'une loi exceptionnelle pour Marine Le Pen pour essayer de lui sauver la tête mais qui ne voulait pas faire précisément de poids de mesure au regard de ce qu'est la loi pour tout le reste des Français. Alors maintenant, on voit que le débat revient quand même sur la table aujourd'hui avec notamment le président du Sénat, Gérard Larchet, qui dit qu'il faut réfléchir à cette notion euh d'exécution provisoire, mais encore une fois, si les députés souhaitaient la la supprimer, bah libre à eux de faire à nouveau euh passer une loi de suppression à l'Assemblée nationale. Et donc, ils mettent ça dans le débat mais ne vont pas au bout de de l'idée néanmoins aujourd'hui.
Mais c'est c'est vrai que quand les députés votent une loi, ils ne l'imaginent pas s'appliquant à eux-mêmes. Ça, je pense que c'est quelque chose tout le monde peut être d'accord là-dessus. Et d'un mot et d'un mot et et ce qui est vrai aussi, c'est que la droite qui est toujours très en flèche pour le durcissement des législations et la première à hurler quand les législations s'appliquent à elle.
Ça c'est que je dire on l'a toujours constaté. Ce qui a changé quand même où on voit un peu de distance par rapport au départ du président de la République, l'ancien président de la République de l'Élysée, c'est que les réactions y compris à droite qu'on voit depuis la le prononcé de ce jugement sont des réactions d'amitié à l'égard de l'ancien président. Mais il y en a beaucoup qui font très attention à ne pas critiquer la justice.
Vu Valérie PCR, Xavier Bertrand qui s'exprime, qui adresse un message d'amitié à l'égard de l'ancien président. pas en cause à mais personne ne dit pour l'instant que c'est un gouvernement des juges ou que c'est une justice politique là où les réactions étaient finalement beaucoup plus virulente à l'époque de la découverte de l'affaire Big Malon ou autre où il y avait une un combat politique là le fait que le président Sarkozy soit quand même retiré des affaires politiques, on sent qu'il y a à la fois un soutien personnel même le communiqué de Bruno Retaillot est quand même Oui, je voulais vous poser la question comment réagit mise intérieur justement il a fait un communiqué euh sous la casquette du président des républicains qui a été publié dans lequel il redit son amitié à l'ancien président de la République mais on le voit qu'il se montre très prudent il explique qu'il ne doute pas du fait absolument mais par son énergie et sa détermination Nicolas Sarkozi a beaucoup apporté à la France lui redit tout tout mon soutien et toute mon amitié dans les preuves qu'il traversent oui pas de commentaire sur la décision absolument alors c'est vrai qu'il a sa fonction mais y compris ceux qui ne sont pas ministres de l'intérieur je cita Xavier Bertrand Valérie PCR ne s'engage pas sur la voie d'une justice politique ce qui est marquant Garde des saut Géraldmanin qui est alors là il a à la fois gard des saut donc il va difficilement commenter une diction de jug mais en même temps c'est un très proche du et pour l'instant effectivement il y a aucune réaction d'Ison d'entourage devrait pas réagir. Moi ce qui me marque aussi, c'est que c'est finalement la la sidération est peut-être la surprise dans l'opinion publique et d'autant plus forte que c'est probable c'est à la fois l'affaire pour laquelle Nicolas Sarkozy en courait la peine la plus importante et peut-être celle qui est qui était la plus incompréhensible dans l'opinion pour le grand public parce que il y a énormément le dossier est très important, il y a eu beaucoup d'aller-retour, c'est très compliqué à la différence peut-être de l'affaire Big Malon ou de l'affaire des écoutes qui est beaucoup plus compréhensible du grand public là.
On a on a eu du mal parfois à comprendre la dimension judiciaire si on se plongeait pas ou si on n'était pas des spécialistes du dossier. Et donc le choc, si j'ose dire, de la condamnation dans l'opinion, je trouve est d'autant plus important que la surprise est totale aujourd'hui. Euh juste un permettez que je fasse une parenthèse à notre discussion sur la condamnation de Nicolas Sarkozy parce que vous avez pu entendre notamment et voir la la notification alerte enlèvement à propos du de cette jeune fille mineure Lucy Fontaine née le 28 mai 2013.
On apprend aujourd'hui que finalement elle a été retrouvée. La personne qui était dans le bulletin alerte enlèvement a été interpellée. Le mise en cause dit le communiqué du ministère de la justice a été placé en garde à vue du chef d'arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire.
Mais tout se finit bien. La jeune fille a donc été retrouvée. C'est royale.
Alain Jupet a été condamné. Jacques Chirac a été condamné. François Fillon a été condamné.
Nicolas Sarkozi est aujourd'hui condamné. Euh à droite, il y a un problème. Il y a eu sou aussi c'est quelques condamnations à gauche il me semble, mais euh là où il y a un problème, c'est au fond sur le comportement des de certains hommes qui arrivent au pouvoir et qui pensent qu'ils ont tous les droits ou que pour arriver au pouvoir, ils peuvent le faire par tous les moyens.
Et je pense que là on est vraiment un tournant historique parce que il y a aujourd'hui un gouffre entre les gouvernés et les gouvernants parce qu'ils sont pas efficaces les gouvernés. Les problèmes ne sont pas résolus et par conséquent il y a une accumulation il y a un cumul entre le fait de se dire finalement ils sont corrompus et en plus ils sont incompétents et en plus ils règlent pas nos problèmes et on est obligé de descendre dans la rue pour se faire entendre. Et donc le le le fondamental de du fonctionnement d'une démocratie c'est l'honnêteté.
C'est la probité, c'est le respect des principes, c'est l'égalité devant la justice, c'est la transparence, c'est le fait de s'imposer à soi-même des règles que l'on éige pour les autres. Voyez, c'est ça, c'est à ça qu'il faut revenir. C'est-à-dire avoir la certitude d'avoir des élus honnêtes, propres et qui respectent les lois.
Aujourd'hui, il aujourd'hui ils le sont énormément plus qu'ils ne l'ont été dans le passé avant la justice. Bien sûr, pas mal de ministres mis en examen qui sont toujours au gouvernement. Même cette règle, elle est plus appliquée.
Un ministre M en examen était immédiatement débarqué du gouvernement. Même cette règle, elle n'est plus. On a on a tous et peut-être moi plus que d'autres parce que je suis plus vieux.
Euh bah si, on a tous on a on a tous des souvenirs d'une période où euh les faits de corruption était presque banaux et aujourd'hui là heureusement d'ailleurs hein la loi les lois successives ont été de plus en plus strictes et ont produit des effets. Vous dites qu'il faudrait pas se méprendre aujourd'hui la classe politique est plus honnête qu'avant c'est malgré la condamnation spectaculaire. Je je dirais je dirais je dirai les choses un petit peu de façon un peu plus nuancée.
Je je dirais que aujourd'hui sous l'effet de loi contraignante la classe politique est tient à bon gré malgré beaucoup plus vertueuse qu'elle ne l'était il y a une génération et à force il y a 50 ans. Il y a 50 ans moi je voyais de l'argent qui circulait. les valises de billet, c'est bon.
Bon euh c'est et c'était même dans les ministères, même pour les cabinets ministériels, secrets on juste la la condamnation bien sûr. Non mais juste la condamnation de Nicolas Sarkozi en tout cas fait de nous une exception la France au niveau européen. C'estàd que dans l'Europe, il y a pas de d'ancien chef de l'État qui est déjà fait de la prison.
On peut en trouver ailleurs. Il y a beaucoup de pays en Amérique latine, en Afrique. Il y a Israël aussi où il y a un ancien président qui a été incarcéré pendant plusieurs années pour violer l'agression sexuelle.
Mais là quand même, enfin, je veux dire, le symbole est vous disiez tout à l'heure la France est l'homme malade de l'Europe, mais il est vrai que ça renvoie de nous une image pour tous ceux qui nous regardent depuis l'étranger qui est euh non justement parce que la justice est intervenue ou et les gens se disent on peut voir ça de deux côtés. l'ancien président en prison ou je pense il avait respecté les règles dans une démocratie ça me paraît quand même sa de se réjouir que il y ait une justice qui soit capable de relaxer quand il n'y a pas non je je parle pas de je juge pas d'un homme en prison ou pas qui soit capable de relaxer quand elle estime qu'il n'y a pas de preuve et Nicolas Sarkozy a été relaxé pour le financement illégal de sa campagne et la corruption et le détournement de fonds public il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozi, il n'y a pas eu d'enrichissement sur sa campagne. Et en même temps, la justice quand elle estime qu'il y a des preuves, et ça a été le cas aujourd'hui, elle est capable de condamner sans trembler et d'estimer que pour que la peine soit bien exécutée, un mandat de dépôt avec effet différé doit être prononcé.
C'est aussi pour ça que c'est ça a été dit aujourd'hui.