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InterviewFrance Inter — Le téléphone sonne (sur Site radio)· 22 avril 2021 37 minContradictoireActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Comment réussir le déconfinement ?

Au micro : Fabienne SintèsSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 32 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52FerméeÉludée

    Est-ce que ça veut dire lever du couvre-feu ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous sentez que l'idée de territorialisation fait son chemin ?

  • 4:31RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous espériez avoir quelque chose de plus concret ?

  • 6:35FerméeRéponse directe

    Est-ce que la limitation des 10 km est compatible avec un déconfinement territorialisé ?

  • 7:23OuverteRéponse directe

    Pourquoi êtes-vous arrivé en colère dans ce studio ?

  • 9:49OuverteRéponse directe

    Est-ce que dans le package, il y a aussi des contrôles renforcés pour les professionnels ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31PrésentateurChiffre
    « Nous savons aussi que 64 millions d'autotests sont commandés. »
  • 0:38PrésentateurPromesse
    « Un autotest par semaine au moins pour les lycéens à partir du 10 mai. »
  • 2:16InvitéChiffre
    « Taux d'incidence, si vous voulez, il est de 200 actuellement en Bretagne. »
  • 2:21InvitéChiffre
    « Il est de 89 seulement dans le Finistère où j'étais tout à l'heure. »
  • 2:36InvitéChiffre
    « En réa, quand vous faites le calcul, vous avez deux fois et demi moins de personnes en réa en Bretagne et en France. »
  • 2:58InvitéChiffre
    « Il y en a 131, je crois. Il y a eu quatre fois moins de morts en Bretagne qu'en France. »
  • 4:40InvitéFait
    « Moi j'ai exprimé il y a plusieurs semaines le souhait de déconfiner de manière territorialisée. »
  • 7:35InvitéFait
    « Mais nous l'avions proposé, il y a de cela près de deux mois. Nous avions proposé au gouvernement la territorialisation. »
  • 9:21InvitéFait
    « Mais oui, ça a été compliqué parce que, je le dis ici, un certain nombre de professionnels se sont mal conduits. »
  • 9:30InvitéFait
    « Les pouvoirs publics n'ont pas fait le job, pardonnez-moi, il fallait que les préfets prennent les décisions et interviennent. »
  • 20:50InvitéFait
    « Non on ne peut pas dire ça d'abord parce que dans les zones qui sont effectivement avec des taux d'incidence plus faibles et des impacts du virus plus faibles on est moins immunisés qu'ailleurs. »
  • 21:45InvitéChiffre
    « Nous sommes dans des pourcentages de vaccination qui sont identiques en Bretagne par rapport au reste du territoire national. »
  • 28:38InvitéFait
    « les autotests c'est une très bonne chose »
  • 30:39InvitéFait
    « le ministère a commencé à recruter ce qu'il appelle des médiateurs c'est des étudiants en médecine »
  • 32:11InvitéFait
    « Oui nous nous sommes opposés à faire des tests à l'entrée des établissements »
  • 33:53InvitéPromesse
    « nous avions demandé à ce que nos collaborateurs puissent faire partie de ceux qui seront vaccinés en priorité »
  • 35:05InvitéFait
    « on n'est pas formé à faire des actes médicaux comme superviser des autotests »

Temps de parole

  • Présentateur28 %
  • Invité20 %
  • Invité 220 %
  • Invité 317 %
  • Invité 45 %
  • Présentateur 24 %
  • Invité 53 %
  • Invité 63 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Allez, on y va, il est 19h22. France Inter, 18h20, Fabienne Sintès. On va déconfiner, mais pas tout de suite et pas trop vite surtout. D'ailleurs, ne pas dire déconfiner, mais lever les mesures de freinage. Le Premier ministre a été nettement moins optimiste. Vous l'avez noté que le porte-parole du gouvernement hier, il est plus prudent surtout, extrêmement plus prudent dans ses affirmations. Alors, ce que l'on sait, lundi, les écoles vont bien rouvrir, assorties, les crèches aussi d'ailleurs, assorties de 400 000 tests salivaires. Nous savons aussi que 64 millions d'autotests sont commandés. Un autotest par semaine au moins pour les lycéens à partir du 10 mai.

Les collèges reviendront dans les 15 départements qui sont rouges en jauge à partir de la 4e et la 3e. Jauge pour les lycées aussi. Le 3 mai, que se passe-t-il ? Vous n'aurez plus besoin de vous limiter à 10 km autour de chez vous. Est-ce que ça veut dire lever du couvre-feu ? Pas si vite, apparemment pas. L'évaluation du couvre-feu sera justement réévaluée à la mi-mai. A la mi-mai, justement, que se passe-t-il ? Alors déjà, mi-mai, on ne sait pas très bien si c'est 14, 13 ou plutôt 17, 18. En tout cas, mi-mai, terrasse, commerce, culture, mais pas tous. Et en fonction de l'état des incidences, a dit le Premier ministre.

Voilà, ce qui est à l'étude, ce qu'on veut éviter, où nous en sommes, à quelle sauce nous serons mangés pour l'instant. C'est ce que nous savons. Vous aurez noté, donc, avec moi, qu'on préfère rester dans le flou en fonction des chiffres de l'incidence pour éviter d'avoir à revenir en arrière. Nous en parlerons ensemble avec un représentant des hôteliers et restaurateurs, avec un syndicat enseignant, avec un président de région qui voudrait bien qu'on déconfine de territoire en territoire. Lui, il est en Bretagne. On comprend pourquoi. Soyez les bienvenus dans le Téléphone Sun. Et justement, puisqu'on parle du loup, bonsoir André. Bonsoir. On vous écoute, allez-y.

Justement, vous parliez de la Bretagne. Si vous voulez, moi, j'étais tout à l'heure à la pointe de Bretagne au Conquet, et là, je suis dans le Morbihan. Et je peux vous dire une chose, c'est quand vous regardez les chiffres de l'ARS, ce n'est pas normal que la Bretagne soit traitée comme la région parisienne. Taux d'incidence, si vous voulez, il est de 200 actuellement en Bretagne. Il est de 89 seulement dans le Finistère où j'étais tout à l'heure. Et effectivement, dans le Morbihan, 190. Alors qu'il est de 500 à Paris, il est de plus de 600 dans l'épartement Limitrof.

Et il faut savoir qu'en réa, quand vous faites le calcul, vous avez deux fois et demi moins de personnes en réa en Bretagne et en France. J'en discutais hier soir avec, justement, des médecins spécialistes qui ne comprennent pas, d'ailleurs, un certain nombre de choses, pourquoi certains hôpitaux sont complètement encombrés et d'autres pas, alors que... Bon, mais c'est un autre problème. Et dernière chose, au niveau du nombre de morts, il y en a 131, je crois. Il y a eu quatre fois moins de morts en Bretagne qu'en France. Et donc, quand on nous a parlé, on nous a parlé au niveau territorial, de déconfiner de façon territoriale, ça devrait être la solution. C'est le bon sens.

Alors, il n'y a pas que vous. Corse, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, en gros, sont les trois départements qui sont les meilleurs candidats à un déconfinement, on va le dire comme ça, parce que leur taux d'incidence sont en bas. Là où c'est le plus difficile, toujours, ce sont les Hauts-de-France, l'Île-de-France, notamment, et la Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ce sont des chiffres qui ont baissé un peu partout, effectivement, mais qui restent exactement dans les mêmes proportions. Je vous remercie, André, vous prêchez pour la crèmerie de Loïc Chenet-Girard, qui est avec nous. Bonsoir. Ah ben, est-ce que vous êtes là, M. Chenet-Girard ? J'espère qu'il est là, M. Chenet-Girard.

Ah, voilà, vous êtes là ? Vous êtes président de la région Bretagne. Est-ce que vous nous entendez ? Oui, je vous entends. Ah ben, formidable. Voilà, je croyais qu'on vous avait perdu. Merci d'être avec nous. Didier Chenet est avec nous également. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes le président du Groupement National des Indépendantes, de l'hôtellerie et de la restauration. Vous étiez un petit peu colère en entrant dans ce studio. Vous allez nous dire pourquoi. Sophie Vénétité est avec nous également. Bonsoir, Mme Vénétité. Bonsoir. Secrétaire générale adjointe et porte-parole du SNES-FSU. Beaucoup d'annonces, là encore.

Beaucoup de choses qu'on savait déjà, mais pas toutes, autour de l'éducation nationale. Je vais commencer avec vous, M. Chenet-Girard, à la région Bretagne, parce que la question d'André va dans votre sens. Vous auriez, vous, j'imagine, aimé qu'on parle de territorialisation du déconfinement maintenant et tout de suite. Est-ce que vous sentez que l'idée fait réellement son chemin ? Ou est-ce que vous sentez que, pour l'instant, on n'ose pas y aller ?

4:38
Invité

Écoutez, moi j'ai exprimé il y a plusieurs semaines le souhait de déconfiner de manière territorialisée. Nous avions fait des propositions. J'avais écrit au Premier ministre. Et donc, quand j'entends le ministre de la Santé, il y a quelques jours dans le Télégramme, ou je lis dans le Télégramme le ministre de la Santé, et que j'entends le Premier ministre parler effectivement de déconfinement progressif et potentiellement territorialisé, je me dis qu'il nous entend et qu'on peut travailler ensemble, faire des propositions. Il a parlé de concertation avec les filières professionnelles. Je pense qu'il faut aussi concerter avec les élus.

Nous avons exprimé notre disponibilité, les maires en Bretagne, président de région où je suis, pour accompagner et construire les protocoles depuis le terrain, au regard des situations qui sont effectivement très différentes dans nos départements. J'entendais tout à l'heure votre auditeur au Conquet. Nous avons effectivement un Finistère qui est très très bas au niveau du taux de circulation et beaucoup plus élevé sur Rennes, par exemple. Donc on peut adapter, ajuster, en fonction de ce que nous vivons sur le terrain.

5:29
Présentateur

Vous, pour l'instant, on entend potentiellement. Est-ce que vous espériez avoir quelque chose de beaucoup plus concret ? Oui, nous sommes en train d'étudier un déconfinement territorialisé. Ou est-ce que vous avez le sentiment quand même que le potentiellement peut pouvoir dire « Oui, oui, ça va se produire ». Moi, j'ai entendu beaucoup de retenues, on va dire, de la part de Jean Castex.

5:54
Invité

Parce que les choses sont horriblement compliquées. Et effectivement, elles sont encore plus compliquées si on doit définir des règles nationales qui s'appliquent de la même manière partout, qu'on soit sur une île en Bretagne, sur Brest, sur Rennes, ou sur Pinsmar, ou en Centre-Bretagne. Mais à partir du moment où on travaille avec le terrain, avec, encore une fois, un lien avec les autorités sanitaires, avec une doctrine nationale, mais en partant du terrain pour écrire les règles, on peut s'adapter aux situations que nous vivons dans le domaine du sport, dans le domaine de la culture, dans le domaine des hôtels, bars, restaurants. Il y a des solutions que l'on peut construire ensemble.

C'est compliqué, mais si on se met tous ensemble autour de la table et qu'on assume tous nos responsabilités, on peut y arriver.

6:32
Présentateur

Et alors, avant de passer la parole à Didier Chenet, une dernière question, Loïc Chéné-Girard, en tout cas précisément sur ce point-là, vous avez entendu comme moi que la limitation des 10 kilomètres était levée à partir du 3 mai. Est-ce que c'est compatible avec un déconfinement territorialisé ou pas ?

6:50
Invité

Ça me semble compatible à partir du moment où les écoles sont ouvertes et que le travail continue. Je ne vois pas des masses et des hordes de Parisiens quitter la capitale pour se projeter en finitère demain matin à partir du moment où les écoles tournent. La question se posera différemment en juillet et août. Mais pour le moment, je pense qu'avec des règles posées, avec des capacités de retour en arrière, si par hasard la situation évoluait négativement, on peut faire des choses tout à fait intelligentes, audibles, et qui redonnent de l'air sur les territoires assez rapidement.

7:21
Présentateur

Didier Chenet, là-dessus, c'est un peu ce qui vous a un peu mis en colère. C'est pour ça que vous êtes arrivé un peu chafouin dans ce studio. On a échangé un peu avant. Effectivement, on a l'impression que vous vouliez l'entendre, la territorialisation, maintenant pour au moins soulager certaines régions.

7:35
Invité

Mais nous l'avions proposé, il y a de cela près de deux mois. Nous avions proposé au gouvernement la territorialisation. Que n'a-t-on attendu pour prendre cette mesure de territorialisation ? La mi-mai, vous l'avez cité, la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine, la Corse, sont des territoires où les cas, donc encore une fois, sont beaucoup moins importants que dans d'autres régions. Non, ce que je vous ai dit effectivement en arrivant, c'est que j'ai passé un mauvais moment. Un mauvais moment parce que le président de la République, sur un ton sûr, nous a dit ouverture, mi-mai, il ne nous a pas échappé que le Premier ministre, avec beaucoup de circonvolution, y a mis le conditionnel.

on pourrait envisager, alors, on pourrait déjà envisager, et le cas échéant, il a rajouté la territorialisation. Ça vous laissez entendre dire que la mi-mai, on peut envisager, on n'en sait rien, et que plus encore, ça pourrait se faire uniquement dans un certain nombre de territoires. Donc, pour nous, c'est quelque chose qui n'est pas acceptable. Et encore une fois, je voudrais dire, parce que je ne veux pas que nous sommes conscients de la situation sanitaire, nous avons toujours l'objectif, bien entendu, de faire attention, de sauvegarder, bien entendu, la santé de nos salariés et de nos clients.

C'est pour cela que nous avons un protocole sanitaire renforcé, qui a été validé par le gouvernement, et reconnu par le président de la République comme un protocole sanitaire efficace.

9:04
Présentateur

Et en même temps, vous savez ce qui a échoué après le premier confinement. Ça a été trop rapide, les attroupements sont venus tout de suite, y compris sur les terrasses. On a mis un temps absolument considérable à écarter réellement les tables, à prendre les noms, même, souvenez-vous qu'on en était là à cette époque-là, parce qu'on était quand même un peu au but à bas. Ça a été extrêmement compliqué.

9:21
Invité

Mais oui, ça a été compliqué parce que, je le dis ici, un certain nombre de professionnels se sont mal conduits, mais par ailleurs, les pouvoirs publics n'ont pas fait le job, pardonnez-moi, il fallait que les préfets prennent les décisions et interviennent. C'est ce qui s'est passé à Biarritz, croyez-moi, que c'est rentré dans l'ordre très rapidement et il n'y a pas eu de débordement. Là où il y a eu des débordements, c'est tout simplement parce que la police n'a pas voulu faire son job et faire en sorte qu'on respecte les normes.

9:49
Présentateur

Est-ce que dans le package, il y a aussi ça, du coup, pour vous, restaurateurs, hôteliers, cafetiers, etc., dans toutes ces professions qui peuvent avoir des terrasses, qui peuvent accueillir du public, est-ce que dans votre package, il y a aussi, oui, multiplier les contrôles,

10:02
Invité

on est d'accord avec ça ? Absolument. Ça fait partie des propositions que nous avons faites au gouvernement en disant, venez, venez contrôler, nous, on ne demande que ça et ceux qui se conduisent mal, eh bien, ils seront sanctionnés et ça, c'est très important pour nous.

10:16
Présentateur

Stéphane est avec nous, c'est aussi pour vous ça, Didier Chenet. Bonsoir Stéphane.

10:20
Invité

Oui, bonsoir. Bonsoir Fabienne, bonsoir à tous. On vous écoute, allez-y. Oui, je voulais insister sur la différence qu'il y avait, sur les différentes situations qu'il y avait pour les restaurants, à savoir entre un lieu de passage avec une belle terrasse et puis un restaurant gastronomique qui vit des touristes étrangers ou un restaurant comme le mien du midi dans une zone d'activité où tout le monde est en télétravail. C'est vraiment des situations très différentes. Et puis, moi, j'avoue que l'avenir m'inquiète un petit peu parce que la réouverture comme ça, on a des bonnes aides, mais il y a des cas limites.

Moi, j'ai eu, par exemple, mon chiffre d'affaires de référence qui sert de base pour donner le droit ou non au fonds de solidarité et artificiellement bas parce que c'est les premiers mois d'activité. Il y a eu un creux, il y a eu tout ça. Et donc, je me retrouve dans une situation très, très inquiétante.

11:21
Présentateur

Merci pour votre témoignage, Stéphane. Et c'est vrai qu'il y a des disparités, Didier Chenet. Moi, ce que je trouve intéressant dans ce que nous dit Stéphane, notamment, c'est lui, restaurant autour d'entreprises, il ne repartira pas aussi bien que les autres, il ne repartira pas aussi vite que les autres.

11:34
Invité

Bien sûr, mais il faut quand même, là pour le coup, bien le dire, nous avons été exceptionnellement soutenus par un dialogue et une concertation avec Bruno Le Maire, Alain Griset, Jean-Baptiste Lemoyne, les ministres qui nous ont, avec Elisabeth Borne pour ce qui concerne le chômage partiel. Donc, là, et c'est pour ça que nous sommes d'autant plus déçus ce soir, c'est que nous avons un contact et des discussions extrêmement, je dirais, bonnes avec ces différents ministères.

Alors, je voudrais dire donc à notre auditeur que oui, il y a des trous dans la raquette, on le sait, on essaye avec le gouvernement de faire avancer, d'essayer de faire en sorte que l'on puisse réparer, résoudre le problème que souligne votre auditeur.

12:16
Présentateur

Est-ce que ça veut dire qu'on pourra se dire à un moment, oui, il y a un certain nombre de cas particuliers, voilà les restaurants, par exemple, puisqu'on est là-dessus, et les bars, qui n'ont plus besoin d'aide à partir de telles périodes parce qu'ils sont dans des zones piétonnes, etc., voilà des restaurants qu'il faut continuer à accompagner parce que le télétravail est toujours de mise, etc.

12:34
Invité

Oui, nous avons dit et proposé au gouvernement, et ça fera tout l'objet des discussions et des négociations que nous allons avoir, que bien évidemment, en fonction des réouvertures, du rythme de l'activité, du pourcentage de chiffre d'affaires que réaliseront les établissements les uns après les autres, eh bien, on verra à adapter. Bien évidemment, on ne pourra pas demander un fonds de solidarité à 100% alors qu'on commence à avoir une activité qui redémarre à 30, 40 ou 50%.

Donc, tout ça, ça fait partie des négociations que nous entamons, mais là, je fais confiance à Bruno Le Maire pour qu'on puisse, dans le dialogue et avec une argumentation et des chiffres bien précis, pouvoir avoir une adaptation de ce fonds de solidarité.

13:16
Présentateur

Loïc Chéné-Girard, président de la région Bretagne, j'entendais que vous vouliez réagir, je vous en prie.

13:20
Invité

Oui, je pense qu'effectivement, il y a des différences entre tous les types d'établissements, de restaurants. Vous prenez les restaurants ouvriers, ils sont fermés, vous avez actuellement des salariés qui mangent dans leur cabinet, dans leur voiture ou quand il fait beau dehors, ou dans des salles après être allé chercher à emporter. On peut très bien ajuster, encore une fois, les dispositifs, trouver des solutions dans certaines régions, pas toutes, mais dans certaines régions, pour permettre, par exemple, d'ouvrir des restaurants ouvriers.

Ça, c'est des sujets sur lesquels les salariés qui viennent, les ouvriers qui viennent et les restaurateurs pourront trouver des mesures qui permettront de déjeuner en sécurité. Ça, ça donnerait de l'air. Après, c'est un autre sujet que les terrasses en fonction des lieux, en fonction des endroits et en fonction de la densité de population. Mais repartons à chaque fois du terrain pour trouver des solutions qui s'appliquent correctement en fonction de nos situations.

14:07
Présentateur

Est-ce que c'est ça la leçon, finalement, du premier déconfinement qui avait été raté, Loïc, chez Nezirard, en tout cas pas ? Est-ce que la leçon, c'est faisant du cas par cas, y compris dans la même ville d'un endroit à un autre ? Est-ce que c'est réellement réalisable, pardon de le dire comme ça ?

14:24
Invité

Je pense que c'est réalisable à partir du moment où chacun assume ses responsabilités. Les professionnels, ça a été dit il y a quelques instants, effectivement, les pouvoirs de police, les préfets, mais aussi les maires. Et j'ai été maire dans ma vie, nous avons un sens des responsabilités et les maires qui viennent de traverser une année très galère comme tout le reste de la population avec des règles qui changent régulièrement, avec des décisions à prendre pour les écoles, pour les crèches, pour les piscines, pour les salles de sport, savent aussi doser les choses. En Bretagne, il y a un an, nous avions obtenu l'ouverture des plages sous autorité conjointe du maire et des préfets.

Et bien je peux vous dire qu'il y a des maires qui à un moment donné ont fait des choix dans certains week-ends de refermer les plages parce qu'il y avait des afflux trop importants de personnes. Il y a des capacités de décision locale qui permettent d'éviter des règles quelquefois qui sont un peu abruptes ou inapplicables parce que non testées sur le terrain. Il faut encore une fois des dispositifs qui soient testés, éprouvés, validés et rien de mieux pour cela que de faire confiance au terrain dans le cadre encore une fois d'une doctrine nationale.

15:20
Présentateur

Sophie Vénétité, secrétaire générale adjointe et porte-parole du SNES-FSU. Il y a une question pour vous sur franceinter.fr. Elle vient de Myriam qui est en Alsace et qui veut revenir sur les tests dans les écoles sous contrôle des professeurs. Sera-t-il difficile, nous demande Myriam, de faire coopérer les professeurs ? Savez-vous comment ils ont été formés ? Nous demande-t-elle.

15:42
Invité

Alors sur la question des tests et notamment des autotests sur lesquels il faudrait surveiller les élèves qui les passent ? Exactement,

15:52
Présentateur

c'est la question de Myriam.

15:53
Invité

Voilà. En fait, là, le plus grand flou demeure. On a découvert hier soir dans la presse que peut-être les professeurs seraient amenés à surveiller, à superviser ces autotests. Ça nous paraît quand même une idée assez farfelue puisque ça voudrait dire que pendant une heure de cours, je demande à tous mes élèves d'enlever leur masque et de s'autotester en gérant tous les autres élèves. Ça, le mal aéré. Ensuite, qu'est-ce que je fais d'un test positif ? Est-ce qu'il faut le jeter à la poubelle normalement ? D'un point de vue sanitaire, ça nous semble quand même extrêmement problématique.

Nous, il nous semble qu'un autotest, par définition, comme ça se fait dans d'autres pays, ça a plutôt vocation à être fait chez soi. À la maison,

16:28
Présentateur

avant d'aller à l'école, donc logiquement.

16:30
Invité

Voilà, comme le font les Anglais, par exemple. Cet après-midi, le ministère a un peu rétropédalé en nous disant que ça serait dans l'établissement mais pas forcément en classe et qu'il faudrait voir ce soir sur les autotests. On a les chiffres qui sont annoncés avec des chiffres très importants qui doivent effectivement permettre de surveiller la circulation du virus, notamment chez les lycéens. Mais on manque vraiment d'informations sur la réalisation concrète et sur d'autres questions. C'est-à-dire qu'une fois que les tests sont faits, si par exemple il y a un cas positif, comment est-ce qu'on déclenche le contact tracing ?

Cette fameuse procédure qui va permettre d'identifier tous les cas contacts. On sait que par exemple en Angleterre, les élèves se déclarent sur une application. Quand sera-t-il chez nous ? Donc là, il faut vraiment accélérer sur la mise en œuvre concrète de ces autotests. Sinon, on passera encore à côté d'un enjeu important et c'est vraiment l'urgence et c'est d'autant plus regrettable qu'on n'ait pas tout de suite les informations que nous, au SNES-FSU, on avait posé toutes ces questions-là dans une réunion avec le ministère le 23 mars. Le 23 mars, on avait dit au ministère les autotests, c'est bien, mais il faut s'y préparer dès maintenant et voilà toutes nos questions.

Et un mois après, on est encore loin du compte malheureusement. On a une question de Frédéric qui dit

17:46
Présentateur

pour les internes en lycée et au collège, est-ce que vous savez comment vont fonctionner les demi-jauges ? Comment ça avait fonctionné déjà précédemment ? Sophie Vénétité ou est-ce que là aussi c'est un grand point d'interrogation ?

17:58
Invité

C'est encore un point d'interrogation. On sait qu'il y avait un protocole pour les internats et notamment pour essayer de faire en sorte de respecter un minimum de distanciation entre les élèves mais c'est compliqué dès lors qu'ils passent beaucoup de temps ensemble notamment en dehors du temps scolaire. mais là ce soir on n'a pas forcément plus d'informations d'autant plus que cette organisation en demi-jauge elle laisse aussi beaucoup de latitude aux établissements pour s'organiser. Est-ce qu'ils font des demi-groupes en classe ? Est-ce qu'ils font venir la classe entière par rotation selon les jours ?

Donc là aussi il y a encore beaucoup de flou et pourtant la rentrée c'est dans quelques jours donc il y a vraiment urgence à préciser certaines choses. Ça vous pouvez le préciser peut-être non

18:41
Présentateur

Loïc Chéné-Girard parce que vous président de région vous avez un certain nombre de listes comme ça évidemment les internats etc. Vous savez où ils sont et qui il y a à l'intérieur comment ça se passe pour vous ?

18:51
Invité

Les régions sont propriétaires des internats de lycées effectivement puisque nous sommes propriétaires des lycées et nous gérons le transport scolaire donc effectivement dès qu'il y a demi-jauge il y a organisation conjointe entre le rectorat et la région et chaque lycée comme vient de le dire madame adapte ces dispositifs en lien avec les autorités locales en lien avec la région pour qu'on puisse s'organiser au niveau des internats on a mis en place des systèmes pour que les élèves soient les plus en distanciel possible mais on est effectivement dans des chambres par moment de 2 ou de 4 et donc il faut adapter les choses il faut faire en sorte que les enfants dorment les jeunes dorment avec la tête pas forcément du même côté ou d'alléger les choses lorsque les classes sont allégées pour qu'il y ait des élèves qui soient seuls dans les chambres c'est à chaque fois de la dentelle à chaque fois de l'adaptation une règle pour le coup qui s'appliquerait de manière identique dans les 117 lycées de Bretagne serait inopérante et là je fais confiance au proviseur et au personnel de la région qui bossent de concert sur ces dossiers

19:51
Présentateur

Didier Chenet-Claire nous pose cette question sur franceinter.fr nous gérons mon épouse et moi-même un restaurant d'altitude au mois de juillet il arrive qu'il fasse trop froid pour manger dehors alors au mois de mai imaginons n'en parlons pas

20:01
Invité

oui la montagne ça a été une très très grosse négociation puisque ils ont été fermés donc nous avons obtenu une indemnisation qui je crois est bien ajustée maintenant nous sommes en pourparler pour calculer et voir comment on va pouvoir indemniser donc la montagne pendant la période de l'inter-saison voire une petite saison quand vous êtes effectivement en altitude et que vous ouvrez quand même l'été

20:28
Présentateur

Loïc Sénégirard c'est une question pour vous celle d'Aurélie qui dit ceci s'il y a des confinements et ouvertures territorialisées alors il faut une vaccination territorialisée sinon c'est d'une injustice insupportable qu'est-ce que vous dites de ça ? Est-ce qu'on peut se dire que dans les régions à faible incidence on vaccine moins et on met tout le paquet sur les régions à grosse incidence ?

20:50
Invité

Non on ne peut pas dire ça d'abord parce que dans les zones qui sont effectivement avec des taux d'incidence plus faibles et des impacts du virus plus faibles on est moins immunisés qu'ailleurs donc potentiellement il y a plus de risques donc il faut c'est peut-être contre-intuitif pour une partie des outils là mais il faut vacciner au même rythme qu'ailleurs

21:08
Présentateur

c'est un peu contre-intuitif de dire qu'il y a plus de risques mais de nous dire en même temps il faudrait qu'on ouvre nos établissements puisque nous avons moins d'incidence c'est compliqué à entendre

21:16
Invité

mais parce que si nous arrivons à l'été avec des mouvements de population en juillet-août et que nous nous retrouvons avec une population qui arrive d'ailleurs et que chez nous nous avons un taux de vaccination plus faible qu'ailleurs en France là nous allons avoir des problèmes donc tant que nous sommes avec des taux de circulation de virus bas comme c'est le cas aujourd'hui on peut tester des choses d'où cette histoire de laboratoire du déconfinement mais il faut vacciner au même rythme qu'ailleurs sauf s'il y avait catastrophe ailleurs en France et là la solidarité nationale devrait jouer mais pour le moment nous sommes dans des pourcentages de vaccination qui sont identiques en Bretagne par rapport au reste du territoire national c'est la solution pour l'avenir et pour passer encore une fois un été partout que les bretons aillent ailleurs ou que ceux qui sont ailleurs puissent venir en Bretagne

21:56
Présentateur

moi j'ai du mal à comprendre est-ce que vous en discutez quand même entre collègues Loïc Chéné-Girard je comprends tout à fait ce que vous êtes en train de nous dire il y a maintenant un certain nombre de départements qui ont des incidences qui sont réellement en flèche et on sait pourquoi souvent ce sont les départements qui sont les départements les plus pauvres parce que le fait de se confiner est beaucoup plus difficile parce que ce sont des gens qui sortent parce qu'ils ont des travaux qui sont impossibles à faire en télétravail etc est-ce qu'il n'y a pas quand même là-dessus à réfléchir y compris entre vous les présidents de régions et aussi de départements avec effectivement un certain nombre d'endroits qui pourraient être prioritaires pour ces raisons-là parce que avant que l'incidence ne descende dans ces endroits-là il faudra beaucoup plus de temps que dans le Finistère ou en Corse

22:38
Invité

d'abord nous en parlons entre prison de région puisque nous sommes en discussion permanente entre nous d'autre part les vaccins la répartition pour le coup c'est l'état et c'est bien que ce soit l'état pour assurer l'équité de tous les citoyens par rapport à ce sujet de vaccins et je redis que s'il y avait pénurie quelque part nous serions les premiers à donner un coup de main mais là nous ne sommes pas en ce moment dans un sujet de pénurie et donc nous devons avec méthode continuer à vacciner partout faire en sorte que même avec AstraZeneca les citoyens acceptent et aillent se faire vacciner et que les taux augmentent si on peut et si on doit et si les autorités sanitaires nous disent qu'il faut aller prioritairement vacciner dans tel ou tel endroit de France bien entendu qu'on respectera cela on en a parlé encore une fois que ce soit avec Jean Rotin en Grand Est ou avec Valérie Pécresse en Ile-de-France

23:24
Présentateur

Sophie Vénédité c'est une question pour vous cette fois celle de Véronique qui nous dit je suis enseignante en primaire et je n'ai pas envie de faire de test par semaine je souhaite simplement être vaccinée

23:33
Invité

alors c'est vrai que pour nous les deux vont ensemble il est important de pouvoir surveiller ce qui se passe dans les établissements mais c'est vrai que la question de la vaccination est centrale et qu'aujourd'hui on a assez peu de visibilité sur la suite aujourd'hui on ne sait toujours pas quel va être le calendrier global de la vaccination dans l'éducation nationale on a beaucoup de collègues effectivement mais vous savez déjà que vous êtes prioritaire quand même enfin en tout cas sur les plus de 55 ans vous et d'autres oui alors en sachant qu'il y a ces créneaux pour une priorité mais que la vaccination était déjà ouverte aux plus de 55 ans depuis quelques jours mais vous avez un coupe-fil Sophie Vinétité vous avez un coupe-fil effectivement on a un coupe-fil mais on a vu quelques petits problèmes d'organisation le week-end dernier puisque les annonces ont été faites jeudi soir vendredi après-midi il y a eu quelques ratés pour contacter les collègues nous on a des collègues qui ont été avertis lundi matin qu'ils pouvaient se faire vacciner dans le week-end donc c'était quand même un peu raté et puis surtout il y a d'autres initiatives à côté on voit des collectivités territoriales qui vaccinent les enseignants en dehors du calendrier de la stratégie générale donc c'est pour ça que même s'il y a eu ces annonces la semaine dernière il nous semble qu'il faut vraiment accélérer la vaccination pour tout le monde même en sortant des critères d'âge existants parce que c'est aussi une vraie demande de la part des collègues comme le disait l'auditrice à l'instant Mathilde

24:53
Présentateur

bonsoir pardon Edmond bonsoir excusez-moi Mathilde vous allez passer tout à l'heure mais Edmond nous attend depuis un quart d'heure bonsoir Edmond

24:58
Invité

oui bonsoir bonsoir à vous oui je suis attentivement cette émission sur le corner depuis depuis qu'il est en cours depuis plus d'un an maintenant et on en est à un point actuellement où on est en train de vouloir terreur enfin bref au niveau des territoires par territoire de dire on ouvre les terrasses on ouvre la culture selon le taux de contamination alors que je vous écoute depuis tout à l'heure on en revient au même point c'est-à-dire on revient sur le point de la vaccination et que si on n'a pas effectivement de la vaccination à tous les étages comme tout le monde est en train de le dire autour de votre table et tous les interlocuteurs qui passent en ce moment et bien on ne pourra pas revenir tout de suite à une normalité au niveau des terrasses vous connaissez les français aussi bien que moi dès qu'il y a avoir une terrasse au soleil qui va s'ouvrir quelle que soit la distance si en plus on ouvre un petit peu ils iront tous et là directement on n'aura pas on n'aura pas la police ou la police derrière pour faire des contrôles on n'aura pas effectivement des amendes dissuasives entre guillemets qui là ne serviront strictement à rien je crois qu'à ce niveau-là on est en train tous de parler de la même chose la vaccination est incontournable il faut l'accélérer effectivement pour que le plus grand nombre y ait accès pour qu'on retrouve entre guillemets une vie à peu près normale qui revienne une normalité avec la réouverture successive au niveau national je parle bien et non pas de territoire par territoire ce serait complètement inéquitable et au niveau de la France de l'Oise

26:32
Présentateur

merci beaucoup pour votre témoignage Edmond c'est précisément ce que dit Edmond Didier Chenet qu'il faut éviter comme il le dit dès qu'il y aura un rayon de soleil boum ils iront tous c'est ça qu'il faut savoir gérer et pouvoir prouver que vous savez tous le gérer en tous les cas

26:45
Invité

nous en prenons l'engagement bien sûr nous ne sommes pas des forces de l'ordre nous notre métier c'est pas de faire la police mais effectivement c'est la difficulté je voudrais préciser quand même notre dernière auditrice qui parlait de la montagne que tant qu'elle est fermée elle bénéficie du fonds de solidarité à plein 70% de ses frais fixes lui sont remboursés donc pour l'instant j'ai envie de dire il n'y a pas de drame encore une fois la difficulté ça va être l'inter-saison

27:11
Présentateur

nous avons une question ou plutôt une remarque de Zerga qui répond en partie à ce que vous vous demandiez Sophie Vénétité et qui dit en Angleterre les étudiants font leurs tests à la maison deux fois par semaine et rapportent leurs résultats sur le site du gouvernement et le site de leur école leur école est alors chargée de contacter les cas contacts et de leur demander de s'isoler ça n'a pas l'air si compliqué que ça au fond Sophie Vénétité

27:37
Invité

Oui dès lors qu'il y a effectivement une procédure qui est clairement déterminée les autotests ça peut être simple et efficace et c'est pour ça que nous on en parle depuis plusieurs mois et qu'on poussait pour que les autotests soient massivement réalisés notamment dans les lycées et c'est pour ça que très tôt on a dit si on met des autotests posons-nous toutes les questions où on fait l'autotest pour nous c'est plutôt à la maison comment est-ce qu'on déclare un cas positif et c'est vrai que le cas anglais là-dessus est assez inspirant et c'est dommage qu'aujourd'hui on n'est pas ce type de réponse pour les lycéens français et c'est ce type de réponse-là qu'il va falloir apporter très rapidement parce que c'est vrai que là les autotests arrivent dans des proportions qui sont assez importantes mais pour qu'ils soient efficaces il faut qu'on réponde à des questions très simples où, qui et comment et c'est ça qui nous permettra d'avoir une vraie stratégie de dépistage qui permettra ensuite de casser très rapidement les chaînes de contamination et au final de garder les établissements ouverts parce que ça je pense qu'on est tous d'accord là-dessus

28:31
Présentateur

J'ai frustré Mathilde tout à l'heure en l'appelant puis en revenant en arrière bonsoir Mathilde et pardon

28:36
Invité

bonsoir oui les autotests c'est une très bonne chose à condition que ça soit accessible à tous puisque l'école est à un accès égal pour tous les enfants de France normalement

28:50
Présentateur

64 millions

28:51
Invité

voilà donc il y a une nécessité de prendre en compte toutes les réalités des familles de ce pays et ma question c'était pourquoi l'éducation nationale pourquoi on n'envisage on ne serait pas de recruter massivement pour réguler pour aider peut-être aux autotests pour aider aux tracings etc c'est à dire que des étudiants cherchent du travail actuellement sont complètement désespérés et n'arrivent plus à payer leur loyer des jeunes c'est la même chose qui sont à un apprentissage mais qui en fait ne peuvent pas faire leur stage etc enfin bref il y a énormément de gens qui cherchent du travail actuellement et qui sont dans des situations financières difficiles pourquoi l'éducation nationale n'embauche-t-il pas et ne permet-t-il pas voilà de faciliter les choses de dédoubler etc

29:42
Présentateur

merci beaucoup

29:44
Invité

pour que l'égalité à l'enseignement soit effective dans ce pays

29:48
Présentateur

merci Mathilde je vous pose la question Sophie Vénétité on rejoindra Loïc Chéné-Girard dans un instant président de région justement d'abord Sophie Vénétité est-ce que ça existe c'est une demande permanente chez vous d'aller chercher effectivement des étudiants des pions etc pour vous aider dans cet exercice nouveau on va dire

30:08
Invité

en tout cas sur les tests effectivement quand on avait commencé à dire voilà il y a quelque chose d'intéressant à creuser on avait dit mais attention ça ne peut pas se faire comme ça d'un claquement de doigts on sait que par exemple les infirmières scolaires sont déjà prises par plein plein de choses encore plus en période de crise sanitaire que nous en cours c'est compliqué de se dire qu'en plus du cours on va faire aussi des autotests donc on avait pointé cette nécessité si les autotests étaient faits dans l'établissement ce qui n'était pas forcément la meilleure idée mais s'ils étaient faits dans les établissements d'avoir de l'encadrement le ministère a commencé à recruter ce qu'il appelle des médiateurs c'est des étudiants en médecine ça a démarré tout doucement avec les tests salivaires avant la fermeture des établissements scolaires là on nous assure que ça va monter en puissance donc on jugera sur pièce mais c'est vrai qu'un dispositif comme celui-là nécessite forcément des moyens et c'est aussi un peu peut-être ce qui a pêché ces derniers temps mais là si on veut vraiment que les autotests fonctionnent il faut effectivement un encadrement spécifique et dédié

31:07
Présentateur

Loïc Géné-Girard je vous ai entendu dire mais on ne vous entend pas d'ici puisque vous êtes à distance que oui on embauchait en tout cas pour ce qui vous concerne

31:15
Invité

oui effectivement l'éducation nationale a embauché les régions embauchent j'imagine que d'autres collectivités embauchent aussi nous avons recruté par exemple en Bretagne 200 étudiants pour donner un coup de main pour faire du soutien scolaire pour faire du soutien psychologique pour non pas jouer aux professionnels dans le domaine du soutien psychologique mais être un relais un contact pour envoyer vers des plateformes ou envoyer vers des professionnels et puis nous avons la même chose dans nos campus parce que les jeunes dans les campus ils ont besoin en ce moment d'être soutenus donc il y a ce type de démarche c'est pas égal partout dans tous les territoires mais ça se met en place sans compter toutes les associations et les structures bénévoles qui sont maintenant rodées et accompagnées par les collectivités et par l'Etat

31:55
Présentateur

Didier Chénet nous avons cette question on en parlait hier d'ailleurs dans le Téléphone Sun c'est intéressant je sais que ça n'est pas d'actualité pour l'instant mais êtes-vous favorable prêt à discuter ou totalement opposé à des tests à l'entrée d'un certain nombre d'établissements les restaurants etc.

32:11
Invité

Oui nous nous sommes opposés à faire des tests à l'entrée des établissements

32:13
Présentateur

parce que ça existe dans certains pays d'Europe ça existe déjà dans certains pays d'Europe

32:16
Invité

nous nous considérons que c'est pas à nous de faire ce genre de travail par contre nous sommes tout à fait d'accord pour mettre en place le système du queer code comme le gouvernement avec lequel on a travaillé c'est-à-dire une façon de tracer ce qui donc pourrait être contaminé ou en contact avec quelqu'un de contaminé donc là-dessus nous sommes tout à fait favorables à cette mise en place

32:39
Présentateur

Mais alors tracer ça veut dire qu'effectivement donc le restaurateur aura votre nom au cas où donc comme c'était censé se faire déjà

32:46
Invité

Non ce sera pas le restaurateur en fait ça va remplacer un peu effectivement ce qu'on appelait le carnet de rappel que nous tenions donc en disant voilà avec le numéro de téléphone là c'est directement sur l'application Stop Anti-Covid et donc nous nous ne sommes pas je dirais l'établissement ne va pas avoir l'identité de chacun des convives

33:06
Présentateur

Non non c'est même pas une question d'identité c'est vraiment une question de principe parce qu'on est quand même à deux doigts puisqu'ils vont montrer leur QR code qui dira quoi d'ailleurs qui donnera leurs coordonnées

33:15
Invité

Ils vont en fonction de leur si vous voulez le QR code ils vont ça va prendre leur identité voilà et si demain on apprend que l'un des membres de la table parle l'application Stop Anti-Covid est contaminé ou a été en contact et bien ça permet de rappeler ceux qui étaient à la table

33:36
Présentateur

comme c'est le même QR code on est à ça évidemment que ça va se discuter chez vous j'imagine on est vraiment un fil de papier à cigarette de montrer sur un QR code qu'on est bien négatif Là encore nous

33:48
Invité

on n'empêche personne de rentrer mais vous savez on vient de parler de vaccination moi j'étais très déçu d'apprendre ce soir que nous avions demandé à ce que nos collaborateurs puissent faire partie de ceux qui seront vaccinés en priorité parce qu'étant en contact avec la clientèle pour l'instant ça a été écarté parce qu'on nous dit que nous sommes fermés administrativement ça me fait encore plus peur parce que ça laisserait entendre qu'on va rester fermés administrativement beaucoup plus longtemps que prévu

34:14
Présentateur

Mais pendant que vous êtes fermés rien ne vous empêche d'aller vous faire vacciner en fonction des tranches d'âge qui sont les vôtres

34:17
Invité

J'incite mais malheureusement tout le monde ne peut pas se faire vacciner mais en tous les cas de temps en temps il y a des stocks supplémentaires ou tout du moins il reste des doses j'encourage tout le monde bien entendu à se faire vacciner la vaccination ce sera la planche de salut nous en sommes convaincus

34:34
Présentateur

Je m'appelle Nicolas je suis prof et je refuserai de faire des autotests à chacun son métier nous dit cet auditeur Sophie Vénétité les politiques n'ont pas cessé de supprimer les postes d'infirmières et de médecins scolaires et bien qu'ils assument autrement Qu'est-ce que vous direz face à ce genre d'opposition est-ce qu'il faut essayer de convaincre Sophie Vénétité parce que c'est le moyen de laisser les écoles ouvertes ou est-ce qu'il faudra effectivement que des arguments comme celui de Nicolas soient mis sur le tapis ?

34:58
Invité

Ce qui est certain c'est que quand on est enseignant on n'est pas forcément on n'est pas formé à faire des actes médicaux comme superviser des autotests et c'est ce qu'on a dit au ministère cet après-midi d'ailleurs qui quelque part a semblé l'entendre puisqu'il a un peu reculé sur l'idée que ça se ferait dans une salle de classe et c'est pour ça qu'il faut que ça soit fait autrement avec des personnels qui savent surveiller ça et plus globalement on sait que c'est aussi par un protocole sanitaire plus large qu'on pourra vraiment garder les établissements ouverts il y a bien évidemment la question des autotests mais il y a aussi la question de la règle d'une fermeture de classe et des cas contacts qui doit être très stricte là aussi pour casser les chaînes de contamination il y a aussi la question du brassage dans les établissements scolaires on a vu là que les lycées allaient repasser en hybride et certains collèges mais pas tous les collèges donc ça pose quand même la question de ce qui va être fait de comment est-ce qu'on va protéger certains collèges donc oui les autotests ça doit être fait par des personnels qualifiés qui sont en mesure de savoir si un élève fait bien les choses parce qu'il n'y aurait rien de plus terrible que de donner un autotest à un élève et puis que parce que c'est quelqu'un qui n'est pas formé et qui ne sait pas faire qu'il forme mal l'élève et qu'on passe à côté du résultat de l'autotest donc bien évidemment c'est pas au professeur de superviser ça mais après il y a toute une procédure globale à penser et un protocole qui permettent vraiment de garder les établissements ouverts jusqu'à la fin de l'année très très rapidement Loïc Chénégirard

36:22
Présentateur

vous vouliez réagir on a une poignée de secondes

36:24
Invité

je veux dire que bien sûr il y a les enseignants il y a aussi les personnels de ménage d'entretien de cuisine dans les lycées il faut les vacciner en même temps que les enseignants c'est très important et se dire que cette communauté éducative là elle est sous pression depuis longtemps qu'on leur fait confiance et qu'on est plutôt fiers de les avoir même si en disant ça j'ai bien conscience qu'on ne règle pas tous les problèmes mais je veux penser à tous les autres personnels à côté des enseignants

36:44
Présentateur

allez merci beaucoup merci vraiment à tous pour vos très nombreuses questions portez-vous bien

36:49
Locuteur

merci à tous merci à tous merci à tous merci à tous

Comment réussir le déconfinement ? · Pourquijevote