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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 27 mars 2026 136 min

🔴François de Rugy, Agnès Buzyn, Géraldine Woessner, AFIS & QuotaClimat sur l’info scientifique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

formation scientifique à la manière dont la science est traitée par les médias et notamment puisque c'est l'objet de notre commission d'enquête par les médias relevant du secteur public audiovisuel. Les relations entre la science et les médias sont sans doute aussi anciennes que l'une et l'autre existent. Récemment en mai 2025, un dossier a été publié par l'université de Lyon et Pop Science intitulé journalisme et science.

Quelle relation ? La revue compte la revue SPS pardon science et sciences comportait pour sa part en juillet 2017 un article du professeur Hervé maisonuve intitulé communiquer efficacement la science. En un mot, les relations entre les deux et la manière dont les médias doivent traiter de la science est un sujet ancien.

On se souvient tous des interventions sur TF1 de Michel Chevalet, son fameux alors comment ça marche ? De même que plus récemment, on a pu constater l'accueil très favorable qui a été fait en terme d'audience et de reconnaissance pour l'émission C'est pas sorcier de Fred et Jamie diffusé sur France 3 jusqu'il y a encore quelques années. Il nous semblait donc intéressant de réfléchir à la manière dont le secteur public audiovisuel travaillait sur les thèmes scientifiques rendez compte de la science.

Je vais rapidement présenter nos intervenants parce qu'ils sont nombreux que je remercie de s'être rendu disponible pour cette audition. D'abord vous, monsieur François de Rugie, ancien président de cette Assemblée nationale. Nous sommes très heureux de vous retrouver sur ces bans que vous connaissez bien.

Vous avez été député de Loire Atlantique, mais c'est aujourd'hui comme ancien ministre de l'environnement dans le gouvernement d'Edouard Philippe que nous vous recevons. Vous avez pris également une initiative constituant à créer une chaîne YouTube et si l'économie sauvait l'écologie qui dénonce, mais vous y reviendrez j'imagine, les dérives d'une écologie médiatisée et déconnectée de la science. Je vous cite madame la ministre, madame Agnè Busin, merci de votre présence parmi nous.

Vous êtes un visage connu, familier des Français puisque vous avez été ministre des solidarités et de la santé notamment pendant la période de la crise sanitaire du coronavirus. Nous vous recevons aujourd'hui en tant que fondatrice du STK Evidence qui pour reprendre ce qui apparaît sur votre site s'adresse à tous ceux qui défendent la valeur politique de de l'activité scientifique dans la société au service de l'émancipation, de la croissance et du progrès. Là encore, votre combat contre la désinformation en matière scientifique nous intéressera.

Vous êtes aujourd'hui accompagné de madame Mélanie, on dit comme ça, déléguée général du S tank évidence. Madame Géraldine Vosner, vous êtes journaliste, une journaliste connue dans le paysage audiovisuel. Vous avez été journaliste politique, correspondante pour plusieurs médias.

Vous êtes actuellement rédactrice en chef du pôle environnement pour le journal Le Point. Vous traitez de divers sujets et vous vous intéressez beaucoup à ces questions de désinformation et d'information scientifique. Monsieur François Marie Bréon, vous êtes physicien climatologue.

Vous avez travaillé au CEA, au CNES, au KNESÈ et en 2024, vous devenez professeur au collège de France. où vous avez été titulaire pour l'année 2024-2025 de la chair àir communable. Vous êtes également connu pour être le président de Laf, l'Association française pour l'information scientifique de 2020 à 2024 dont vous êtes aujourd'hui le porte-parole.

Madame Eva Morel et monsieur Jean Savignon, vous êtes respectivement secrétaire général et directeur d'AT de l'association Quota Climat créé en 2022. Votre association souhaite interpeller souhaitait à l'époque interpeller les candidats à l'élection présidentielle de la faible sur la faible place prise par la crise écologique dans l'agenda médiatique et vous militez en faveur d'une réponse systémique au manque de couverture médiatique des enjeux écologiques. Vous y reviendrez.

Je vais vous laisser la parole pour un propos liminaire que je vous demande le plus concis possible car vous êtes nombreux. Et avant de vous céder la parole, je vais vous demander, comme nous y invitent les textes, à nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité.

Je vais donc vous demander chacune et chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Je le jure. Merci.

Je le jure, je le jure, je le jure, je le jure, je le jure, je le jure. Et je vais peut-être commencer par céder la parole à l'ancien président de l'Assemblée nationale, monsieur François de Rugie. Merci beaucoup monsieur le président, monsieur le rapporteur.

J'allais dire mesdames et messieurs les députés mais en tout cas ceux qui peut-être nous regardent à distance et puis d'une manière générale ceux qui nous regardent car je sais que vos travaux sont très suivis et je voudrais commencer par saluer le travail de votre commission, de vous monsieur le président, de vous monsieur le rapporteur. Euh personnellement déjà, je trouve ça très intéressant mais j'ai regardé plusieurs des auditions que vous avez conduites mais aussi pour les Français. Euh je suis euh un grand partisan comme vous le savez peut-être depuis toujours de l'évaluation et que l'évaluation fasse partie et et occupe une plus grande place dans le travail parlementaire.

Une évaluation qui ne soit pas juste pour le plaisir d'évaluer, qui serve à quelque chose, que l'on tire des conclusions concrètes, euh que l'on tire ensuite des mesures soit législatives, soit budgétaires ou autres du travail qui est fait au titre de l'évaluation. Et pour moi, les commissions d'enquête parlementaires font partie, sont peut-être d'ailleurs le principal travail d'évaluation. Et donc j'ai encore une fois, je redit votre travail très intéressant, le sujet très [grognement] important.

Euh je je rappelle que les médias, ce n'est pas nouveau hein, mais les médias audiovisuels contribuent fortement à fixer les termes du débat politique, les sujets prioritaires et je peux le dire avec mon expérience de députés, euh de président de l'assemblée ou de ministres que quand même beaucoup de sujets législatifs sont poussés par des actualités médiatiques et donc c'est évidemment extrêmement important que les sujets soient bien traités notamment et je fais partie de ceux Ceux qui considèrent que l'audiovisuel public est utile, est important et qu'il est d'autant plus important qu'il soit aussi neutre et impartial que possible. Il est au service de tous les Français. Il n'est pas au [grognement] service d'idées en particulier ou de tel ou tel groupe de pression, mais bien au service de tous les Français pour fournir une information de qualité.

C'est particulièrement vrai sur l'écologie où je pense que la mise en perspective des sujets avec des données scientifiques est extrêmement importante justement parce que ensuite cela amène à prendre des décisions et que si on n pas un bon diagnostic ou que le débat est mal posé ensuite on prend de mauvaises décisions. Et si vous voulez, je pourrais vous donner malheureusement de très nombreux exemples. Je souhaite pouvoir m'exprimer dans la suite de la de l'audition en réponse aux questions bien sûr bah sur la façon dont l'écologie est traité dans les médias d'audiovisuel public.

Le problème à mon sens, je le pose d'entrée de jeu, d'une forme de coproduction de d'émission et de ou de reportage dans les dans les tranches d'information avec des ONG. Autant je considère tout à fait normal que les ONG soient interrogées, mais elles doivent être interrogées parmi d'autres et non pas être pourvoyeuse d'une ou présenté comme de l'expertise. Un autre sujet qui me paraît extrêmement important, c'est l'émotionnel plutôt que le rationnel.

Je considère que beaucoup d'émissions ou de traitement de l'information dans l'audiovisuel public joue plus sur la corde émotionnelle et notamment sur la peur, sur les peurs plutôt que sur le rationnel. Et enfin, dernier point, euh une tendance très forte que j'ai noté dans de très sur de très nombreux sujets à dénigrer de façon quasi systématique, je serais tenté de dire obsessionnel euh ce qui est français et notamment les fleurons français et c'est particulièrement vrai sur des sujets aussi variés que l'agriculture, l'agroalimentaire, l'énergie, l'industrie automobile ou d'autres. Et je pense que ce sont des sujets qui méritent d'être développés.

Et enfin, je voudrais souligner, je pense que vous l'avez déjà dit et d'autres l'ont dit avant vous, mais que l'audience cumulée des antennes de l'audiovisuel public télévisé et radiophonique est très importante. J'ai fait une petite recherche 100 millions d'auditeurs cumulés pour les antennes de Radio France. Euh et donc cela a un impact sur le débat public et je tiens à rappeler et je pense que les députés le savent bien que dans nombreuses régions, dans de nombreux bassins de vie euh et bien en réalité euh la télévision publique et la radio publique est en situation de quasi monopole sur l'information et donc c'est extrêmement lourd et donc c'est important que vos travaux puissent aller au bout et que bien sûr le rapport soit publié pour que des conclusions puissent utiles puissent en être tiré.

Merci. Merci monsieur de Rugie, madame Busin. Merci beaucoup au à monsieur le président et au rapporteur de cette invitation.

Euh je pense qu'il est vraiment utile que vous ayez fait émerger ce sujet trop rarement évoqué et que vous en ayez fait une un aspect en soi de la réflexion que vous avez sur l'audiovisuel public parce que c'est un sujet que nous considérons comme fondamental pour la démocratie. La diffusion de l'information scientifique, ça n'est pas un sujet technique, ça n'est pas un sujet éducatif ou culturel, c'est un enjeu démocratique central. Nous vivons en fait dans des sociétés profondément façonnées par la science et la technologie.

Et pourtant, nous avons un problème de culture scientifique dans notre société. Cette culture scientifique moyenne est assez limitée et ce décalage fragilise la capacité des citoyens à se prononcer de manière éclairée sur les enjeux majeurs. Or, un nombre croissant de décisions collectives repose sur des connaissances scientifiques, que ce soit les politiques climatiques, la santé publique, l'intelligence artificielle, la bioéthique.

Et dans ces conditions, la capacité des citoyens à comprendre, à discuter, à évaluer les connaissances conditionne directement la qualité du débat démocratique. Et donc une démocratie ne peut fonctionner que si le public est en mesure de comprendre les conséquences des décisions collectives. C'est là que joue un rôle évidemment évident pour les médias.

Et donc la communication scientifique par les médias est une fonction démocratique essentielle. Alors est-ce que l'audiovisuel public pourrait être un garant de confiance ? C'est la question que nous nous sommes posés.

Clairement, il a des atouts pour cela. Il a une mission d'intérêt général euh des moyens éditoriaux, une exigence de rigueur, un espace public encore protégé de logique publicitaire et qui peut faire fit des logiques de du spectaculaire notamment dont parlait François de Rug il y a un instant. Donc, il pourrait constituer un tiers de confiance capable de garantir la qualité de l'information, la distinction entre un savoir, une connaissance établie et ce qui relève de l'incertitude et de la recherche scientifique et d'avoir une pédagogie intelligible aux enjeux scientifiques.

Alors, globalement aujourd'hui, les Français ont plutôt confiance dans les scientifiques quand on regarde les les enquêtes d'opinion. Mais est-ce que pour autant euh cette confiance est euh utilisée par les médias de l'audiovisuel public comme privé d'ailleurs hein pour faire de la médiation scientifique ? Encore assez peu ?

Il y a, comme le soulignait François de Rugie aujourd'hui, une difficulté pour nombre de journalistes à désigner ce qui est de l'expertise validé par les paères, à confondre un expert autoproclamé et un expert scientifique. Donc c'est un sujet majeur. Il y a aussi un enjeu et nous travaillons sur ce sujet au sein d'évidence d'avoir une définition commune de ce que de ce qu'on appelle la désinformation.

Euh il y a en fait tout un tas de nuances sur la désinformation qui va de la fake news à euh l'information incomplète. Euh et donc nous avons aujourd'hui besoin d'un cadre normatif euh d'une définition commune. Et ce que l'on peut regretter aujourd'hui et c'est vrai de tout l'audiovisuel y compris dans l'ensemble des pays de l'OCDE, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de processus au sein des médias qu'il soient public ou privé pour aller chercher l'expertise pour réfléchir à la qualité de l'information. scientifique et c'est peut-être un enjeu pour le futur.

Merci beaucoup. Je laisse la parole à monsieur Bréon. Merci.

Je vous micro votre micro. Je vous remercie de m'avoir invité à ces auditions pour parler de la manière dont est traité la science dans les médias en général et dans les médias publics en particulier. Je m'exprime ici en tant que porte-parole de La FIS, l'Association française pour l'information scientifique, une association que vous avez cité à plusieurs reprises dans vos questions et qui cherche à apporter une information fiable sur ce que dit la science, sur les grandes questions de société.

Notre action passe essentiellement par une revue science et pseudocience qui est disponible par abonnement ou en kiosque et dont tous les articles sont mis en ligne gratuitement pour tous après quelques mois d'exclusivité pour nos abonnés. Sur le plan professionnel, je suis chercheur, physicien climatologue et je suis donc bien placé pour évaluer la véracité des propos concernant le climat. Et c'est pourquoi sur cette thématique bien particulière sur laquelle porte certaines de vos questions écrites, je voudrais apporter quelques précisions.

Sur le climat, il y a d'abord un constat sur la physique. Le climat change, les températures augmentent, cela a des impacts sur la santé, l'agriculture, la biodiversité, le niveau des mers, les infrastructures. Ce réchauffement et les conséquences associées sont entièrement liées aux activités humaines et vont s'amplifier tant que la concentration du dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre vont continuer à augmenter dans l'atmosphère.

Sur ces points, il y a un consensus total dans la communauté des climatologues. Le remettre en cause, c'est bien remettre en cause la science. Bien sûr, on a le droit de dire le contraire.

Il n'est pas interdit de dire que la terre est plate, mais toute personne qui nie le consensus sur la physique du climat et tous les médias qui diffusent de tels propos devraient être immédiatement décrédibilisés. Ensuite, il y a les moyens que l'on peut mettre en œuvre pour faire face au changement climatique. On peut chercher à stabiliser les concentrations atmosphériques du CO2, ce qui nécessite de diminuer très fortement les émissions.

On peut chercher à s'adapter à un climat qui va changer, un rythme que nous ne maîtrisons pas puisque le climat va dépendre des choix faits par d'autres tous les pays et pas seulement la France. En France, on a beaucoup mis en avant le développement des renouvelables pour lutter contre le changement climatique, au point que certaines associations considèrent que toute critique de ces énergies renouvelables relèvent du climatoscepticisme. Ce n'est pas ma position.

Il me parlait important de bien distinguer ce qui est de l'ordre des faits. Le changement climatique dû à l'homme est un fait et ce qui relève des choix et la manière dont nous faisons face au changement climatique est un choix de société. Je note par ailleurs que les autorités scientifiques comme par exemple l'Académie des Sciences ont émis des critiques sur le développement des énergies renouvelables tel que proposé par exemple dans le casre de la programmation pluriannuelle de l'énergie.

Je ne dis pas que l'Académie des Sciences a forcément raison, mais manifestement le consensus sur la nécessité de développer ces énergies renouvelables n'est absolument pas le même que celui qui existe sur la physique du climat. Et c'est pourquoi je m'oppose à ce queon mette dans le même sac qui porte un discours dissonnant sur ces deux aspects, réalité du changement climatique et mesure à mettre en œuvre. Au risque sinon de transformer des opinions divergentes en fake news et d'enlever toute valeur à ce qui est la lutte contre la désinformation.

Revenons au traitement de ces sciences, le climat dans les médias. À mes yeux, ce qui relève de la physique du climat est bien traité dans les médias publics. Les intervenants sont généralement assez bien choisis.

Il y a bien quelques exceptions et j'ai en tête une hydratologue très médiatique, mais la situation me paraît globalement bonne et bien meilleure que celle d'autres médias où de vrais climatosceptiques ont encore leur rond de serviette. Je parle bien de ceux qui nient la réalité même du changement climatique ou son caractère anthropique. Maintenant, pour ce qui est des mesures qui peuvent être pris pour limiter le changement climatique ou si adapté, la situation ne me paraît pas aussi bonne.

Il y a à mes yeux un bien de cadrage. À nouveau, pour ce qui est des solutions à mettre en œuvre, il n'y a pas un consensus scientifique aussi fort que pour le constat. Et surtout le choix des mesures ne relève pas de la science.

La science n'est pas prescriptive des choix politiques. Elle en indique un certain nombre de contraintes. Je ne peux ne peux donc pas dire qu'il y a une vérité qui permet d'identifier clairement ce qui relève de la désinformation, mais il me semble qu'il y a un cadrage en faveur des mesures prenées par l'écologie politique et que ces mesures sont présentées comme une évidence relèvant d'un consensus partagé par les scientifiques alors que ce n'est pas nécessairement le cas.

Quelques exemples. Le positionnement des médias publics est très majoritairement antinucléaire en insistant toujours sur les risques, les questions d'approvisionnement, les déchets, en allant bien au-delà de leur réalité sur ces aspects et en ne parlant pas ou très peu de ce que la nucléaire apporte à la France. La situation s'est améliorée peut-être en lien avec le changement de l'opinion publique sur ces ces toutes dernières années, mais on est encore loin du compte.

La tendance est à déconsidérer des solutions potentielles en les qualifiant de technicosolutionnisme. Un exemple récent a été sur le sujet des réserves de substitution mégabassin pour ces opposants pour lesquels la parole a été donnée presque exclusivement aux opposants au projet. On pourrait aussi parler des OGM pour lesquels la couverture médiatique est catastrophique avec une surreprésentation des opposants qui mettent en avant les effets des détaires et pour le coup en décalage marqué avec les connaissances scientifiques sur les impacts des OGM.

Je note par exemple des efforts de certaines émissions du service public visant à réhabiliter Gillé Calini, un opposant de longue date aux OGM et au glyphosate alors qu'il a été totalement décrédibilisé dans la communauté scientifique. Mais je serais prudent avant de trop jeter de la pierre aux médias qui cherchent à faire venir des experts sur les sujets complexes. Les journalistes ont incarné d'adresse de militants qui sont prêts à parler sur tout un tas de sujets sans mettre suffisamment de nuances.

Les militants sont disponibles. Intervenir dans les médias pour faire avancer leur agenda, c'est dans leur fiche de poste. À l'inverse, les vrais experts ont un travail différent.

Ce ne sont pas forcément de bons communicants et ils n'ont pas toujours le temps ni le désir d'interrompre leur activité pour venir parler souvent dans l'urgence. Ils peuvent aussi se sentir moins légitimes dès lors qu'on les interroge sur des choix politiques, sur des décisions à prendre. Il y a donc à la base un déséquilibre qui conduit à ce que les militants soient plus facilement interrogés que les effets experts.

La question est de savoir si les journalistes en sont conscients. À minima, il faudrait qu'ils indiquent clairement lorsqu'ils font parler à un militant et lorsqu'ils interrogent un vrai expert sur un sujet donné. Je crois être arrivé au bout du temps qui me que vous m'avez accordé pour les propos préliminaires.

Je vais donc m'arrêter là et je suis prêt à répondre à vos questions. Merci beaucoup. C propos approfondi et qui permet déjà d'ouvrir quelques réflexions.

J' parole à madame Vosner. J'ai dit que vous étz d'xé au point. Je pourrais dire aussi que vous êtes une forme de lanceuse d' en tout cas sur votre compte X.

Vous alertez régulièrement sur l' désinformation scientifique et c'est à ce titre aussi que nous vous additionnons aujourd'hui. Je vous remercie d'avoir accepté notre convocation. Euh bonjour.

Oui, je vous remercie de cette invitation à m'exprimer sur ce thème qui est pour moi fondamental. Euh deux thèmes fondamentaux en réalité. à la fois le service public à la auquel je suis extrêmement attachée.

J'y ai commencé ma carrière dans les antennes locales de de Radio France et au sujet scientifique auquel je m'intéresse particulièrement depuis une dizaine d'années. Science, santé, énergie, agriculture, environnement. J'ai moi-même tenu une rubrique de de fact checking sur ces sujets euh sur la radio européen il y a quelques années euh avant d'arriver au point où je dirige le service société.

Vous m'avez adressé une liste de questions qui m'ont un petit peu surprise euh parce qu'elles portent sur un thème exclusif quasiment qui est le climat et la désinformation climatique. Alors, c'est vrai que c'est un sujet important, on va beaucoup en parler mais le problème de la désinformation scientifique s'étend bien au-delà. Et je voudrais euh revenir un petit peu dans l'histoire euh pour qu'on puisse que que vous compreniez pourquoi c'est devenu un problème qui est fréquent euh sur les antennes publiques.

Euh il est devenu en fait un problème depuis les années 2005- 2010 quand sont nées en fait les chaînes de la TNT. Euh, elles sont venues concurrencer six chaînes nationales. Avant, on avait une situation de quasi monopole et puis d'un coup, on avait une situation de concurrence qui a poussé les chaînes, pas que publiqu hein, toutes les chaînes, mais aussi les chaînes publiques à changer leur approche en étant un petit peu plus euh sensationnaliste, un peu plus racoleuse peut-être pour conserver leurs audiences.

On a assisté depuis ces années-là à un glissement de l'information. On ne vous promet plus seulement des enquêtes, du décryptage, ce que faisait jusqu'à présent des grandes émissions comme comme envoyé spécial. On vous promet des révélations, des scandales.

C'est d'ailleurs sur cette promesse he qui est née Cach Investigation en 2012. Le problème c'est qu'on est en France et si le pays n'est pas parfait, nous sommes quand même une grande démocratie et il n'y a pas un scandale par semaine dans notre démocratie. ça n'est pas vrai.

Donc bah pour faire une émission de scandale par semaine, il va falloir les gonfler un petit peu, il va falloir les pousser. Euh donc on a des médias qui cherchent des scandales, c'est euh dans leur fiche de poste aussi, c'est leur cahier des charges et face à eux va se développer tout un écosystème militant qui va s'organiser pour leur en apporter. Les premiers reportages, je vais prendre des exemples parce que on a un peu oublié ce qui s'est passé.

Les premiers reportages antivaccin par exemple, ils sont diffusés sur le service public sur France 5 en décembre 2008. C'est une série, c'était silence, on vaccine. La thèse alors euh c'est que le vaccin contre l'hépatite B provoque euh de l'autisme.

Ensuite, on aura une série de reportages sur l'aluminium qui est utilisé comme adjuvent dans les vaccins. Aluminium, un poison toxique sur France 5 toujours qui est ensuite repris bien sûr sur toutes les antennes du service public. Et cette fake news typiquement va s'incruster pendant des années.

J'en parle pour quatre raisons principales parce que d'abord c'est une vraie désinformation. Il était très facile à l'époque de vérifier que les travaux du lanceur d'alerte qu'on nous présente alors le professeur Guérardi était complètement enfin n'avait aucune valeur scientifique. C'est la première raison, une vraie des infos.

Euh la deuxième raison parce que ça a eu un impact majeur sur la couverture vaccinale. Il y a eu de vraies conséquences de santé publique. La troisème, c'est que ça a eu aussi des conséquences démocratiques lourdes qu'on mesure encore aujourd'hui.

Le complotisme prend racine de dans ce genre de reportage où on vous les explique en gros que l'État et Big Pharma complotent et conspirent pour empoisonner le bas peuple. Et puis dernière raison, bah c'est parce que c'était le début d'un schéma. Depuis ces années-là, vous avez toujours le même schéma.

Euh vous avez euh un enfant malade ou une maman est pleurée, vous avez un lanceur d'alerte, vous avez une étude bidon qu'on va vous présenter qui va donner un vernis scientifique euh à l'ensemble et les boîtes de production bah achètent ce package scandale quasiment clé en main. euh des ONG, par exemple, Génération Future qui est qui est un lobby qui est financé par l'industrie du bio va devenir le fournisseur quasiment officiel des antennes publiques euh de scandale. Euh par exemple, il va écrire le cach investigation de février 2016 pesticides nos enfants en danger qui était un empilement de contre vérité et le ce lobby va pouvoir s'en s'en venter. il a il va concevoir les glyphosests que soutiendront un envoyé spécial modèle de désinformation également en 2019.

Et là encore, ce n'est pas anodin l'effondrement de nos productions agricoles. Il doit beaucoup à ces émissions qui qui ont été diffusées, qui ont créé une véritable panique de la population sur la consommation de de fruits et de légumes qui ne seraient pas issu de l'agriculture biologique. On pourrait en citer de nombreux autres.

Il y a eu des des reportages sur les OGM, sur le cholestérol qui n'était pas un facteur de risque d'AVC par exemple, mais un complot de big pharma pour vous vendre des statines. Ça c'était sur en 2016. Euh il y en a eu sur les perturbateurs endocriniens qui feraient baisser le QI, euh sur les ongles 5G bien sûr qui causeraient des cancers, euh sur les compteurs linky, sur les pifas, sur les arbres nucléaires, sur l'eau.

Dès qu'un sujet en réalité est à la croisée des sciences et de la politique, et bien la vision politique portée par un agent d'influence, par un lobby a tendance à l'emporter plus globalement. Je pense que c'est ce qu'on va détailler. Ces informations existent dans tous les médias, c'est vrai, mais dans les médias publics, justement, on attend qu'il ne soit pas soumis euh au dictat de l'audience.

Jouer sur les peurs a des conséquences, des conséquences sanitaires. La consommation de fruits et légumes s'effondre. Euh des conséquences des des conséquences politiques, hein.

On a quand même été à deux doigts de fermer la moitié de nos centrales nucléaires à cause de ces désinformations médiatiques en partie. à Limoge il y a quelques jours, le 21 mars, euh on a jugé des gens qui avaient incendié des antennes euh 5G, donc euh des posé par Enéis, hein, c'est notre argent, c'est nos impôts à tous et bien sûr des conséquences démocratiques, le complotisme euh de plus en plus présent, les populismes se nourrissent de de ce ter là mais je reste persuadé et on l'explorera sans doute qu'il y a des solutions. Merci beaucoup et je vais donner la parole maintenant pour pour conclure ce premier tour de de table à quota climat.

J'ai souhaité qu'on puisse aussi vous entendre pour avoir aussi une diversité de points de vue. Je suis pas certain que vous partagez absolument tout ce qui a été dit et c'est aussi l'objet de cette commission d'enquête de pouvoir aussi avoir un pluralisme des personnes que nous auditionnons et je vous laisse peut-être en quelques mots présenter aussi l'association. Bonjour monsieur le rapporteur.

Est-ce que vous m'entendez ? Monsieur le rapporteur, monsieur le président, merci beaucoup pour cette invitation. On est ravi de pouvoir participer à ces échanges et surtout ravi de l'attention portée à la question de la rigueur scientifique dans les médias.

C'est un sujet chez Cota Climat qui nous tient particulièrement à cœur [grognement] et on se fera donc une joie de répondre à toutes vos questions sur le sujet. Peut-être en deux mots puisque vous le souhaitiez. Quota Climat est une OG reconnue d'intérêt général qui travaille sur les questions de représentation médiatique des questions environnementales.

Et donc à ce titre, on travaille à la fois sur la représentation quantitative mais aussi qualitative des questions environnementales dans les médias et entre autres sur les questions de désinformation. Peut-être pour commencer ce propeliminaire, c'est l'occasion de rappeler que dans le monde, les attaques dans contre la science se multiplient de plus en plus. Aux États-Unis, certains mots sont désormais interdits.

On observe que des jeux de données, des programmes de recherche sont définancés voire supprimés. On observe que des climatologues, des épidémiologistes sont euh sont victimes de harcèlement en ligne via des des épisodes de coordonnées de harcèlement et on voit une multiplication aussi des procès intentés contre des chercheurs qui ont pour but soit de les réduire au silence, soit de définancer leur efforts de recherche. Saf qu'attaquer la science, c'est aussi attaquer la démocratie.

Et euh ça nous intéresse particulièrement puisque'ici on est à l'Assemblée nationale et que vous législateurs vous reposez pour votre travail sur l'importance de la science, des faits et la confiance qu'on leur accorde. C'est pour ça que chez COTA Clima, on se concentre sur ceux qui travaillent spécifiquement sur la mise en débat de la rigueur scientifique dans le débat public, notamment les journalistes et les médias. et on défend leur rôle de contrepouvoir, c'est-à-dire leur liberté de communication et d'exercice, tout en s'attachant aussi à prévenir les campagnes de désinformation qui peuvent émerger dans certains médias et qui portent entre autres sur les questions climatiques et environnementales.

J'ai l'impression que comme vous dans cette commission d'enquête, on est des observateurs attentifs de l'espace médiatique. Et en terme de mode d'action, GCOTA climat et avec nos partenaires, nous avons développé un observatoire des médias sur l'écologie qui s'attache à produire des données quantitatives et qualitatives sur la couverture des questions environnementales à la télé, à la radio et dans la presse. Et ça nous permet entre autres d'analyser la manière dont l'audiovisuel public en parle.

Merci beaucoup. On voulait aussi revenir sur un premier constat en réalité de l'observatoire des médias sur l'écologie et je doute pas que dans la foulée, il y ait des questions sur le sujet et je serais ravi d'en prendre notamment des questions méthodologiques parce que je partage un certain nombre des choses qui ont été dit précédemment justement et je trouve que c'est la bonne occasion de prendre le temps long d'en parler avec vous avec les différentes personnes de cette table ronde. Au niveau des constats posés par ce cet observatoire de médiat sur l'écologie, 665 cas de mésinformations climatiques ont été recensés en 2025 dans les médias audiovisuels.

Cas de mesinformations climatiques non contredit. Petit point sémantique, la différence entre la més information et la désinformation, c'est dans l'intentionnalité. Il ne revient pas à l'observatoire des médias sur l'écologie de décider si les cas prononcés relèvent de d'une intention du locuteur ou non.

D'accord ? D'où l'existences de cette différence sémantique 665 cas de mesinformations. Je rappelle juste aussi rapidement c'est quoi la miseinformation climatique ?

C'est une définition aujourd'hui partagée par les Nations- Unies. C'est à la fois ce qui concerne l'action climatique, la science climatique comme a été rappelé précédemment. À la fois ce qui concerne l'action climatique et donc les solutions mises en place.

On va y revenir je pense sur le point méthodologique. C'est hyper important. Ça veut pas dire qu'on peut rien dire ni avoir des propos très à charge contre autant de solutions.

Vraiment, j'aimerais qu'on y revienne méthodologiquement un petit peu plus tard dans les questions. En terme de résultat, dans ces cas ont été prononcés par des invités, 24 % par des invités politiques, 20 % par des journalistes eux-mêmes, 19 % par des chroniqueurs et 5 % par l'audience. Donc l'audience, c'est souvent les gens qui peuvent appeler pour donner leur avis.

Ce qu'on constate, c'est que la plus grande partie de ces cas de mes informations sont enait été documentés dans les chaînes d'information en continu ainsi qu'à la radio et très peu en réalité dans ce qu'on appelle les télévisions généralistes probablement parce qu'elles prennent beaucoup plus le temps long de la production de reportage. En matière d'information, en continue puisque c'est l'objet de cette commission d'enquête. Je rappelle que France info TV est six fois moins perméable à la désinformation climatique que ces news.

France info radio est 22 fois moins perméable. France 24 du groupe France médiia monde qui est aussi du coup concerné par cette commission les 29 fois moins en matière de radio généraliste maintenant France inter est 30 fois moins perméable à des informations climatiques que Sud Radio. France Culture les 52 fois moins ou RFI groupe France médiamonde à nouveau les infiniment moins puisqu'il n'a aucun cas recensé sur l'année 2025 par l'observatoire des médias sur l'écologie.

Une fois cette première lecture faite, une seconde différence notable réside dans l'analyse de ce qui a été prononcé dans ces 665 cas de mes informations. Pour le service public, il existe des cas, c'est tout à fait tout à fait juste. 90 % d'entre eux ont été prononcés par des invités, qu'ils soient politiques, ouvertement politique, on entend ou non.

À contrario, pour les acteurs privés, 23 % de ces cas ont été prononcés directement par les journalistes. Ces cas sont quasi exclusivement en réalité répertorié sur C News et Europain et 22 % ont été prononcés par des chroniqueurs. Enfin, en matière de narratif et c'est hyper important et j'aimerais qu' qu'on y revienne méthodologiquement, ces news européens concentrent à eux seuls plus de 70 % des cas immédiatement relatifs à la science du climat.

Donc, on parle du déniement climatique, de son origine humaine ou de sa gravité. Merci pour le temps que vous nous accordez aujourd'hui et ravi de pouvoir répondre à des questions pour détailler plus amplement ces résultats et pouvoir en débattre avec cette table ronde. Merci beaucoup.

Alors, j'avou une question très très rapide et je cède la parole au rapporteur parce que je vois que le temps avance mais vos propos étaient déjà complets et nous ont permis de déjà d'appréhender la question. Euh on a constaté euh un fort développement des émissions scientifiques dans les médias télévisés euh au cours des années 80 et puis euh une disparition euh progressive avec récemment euh des arrêts d'émissions emblématiques du service public audiovisuel sur la santé, sur la sur la science. Euh aujourd'hui, quand on regarde finalement l'un des l'un des principaux informateurs scientifiques pour être neutre dans mon expression sur le service public audiovisuel, c'est Hugo Clément.

Ma question, elle est elle est simple puisque les beaucoup d'émissions ont disparu. Alors, il reste science grand format quand même de Mathieu Vidard mais qui est plutôt une série. En tout cas, il y a moins il y a moins beaucoup moins d'émissions scientifiques.

J'aimerais en un mot est-ce que pour vous Hugo Clément c'est un journaliste ou un militant politique ou un militant écologiste ? Je je veux bien répondre. Euh alors, je ne sais pas si Hugo Clément a la carte de presse ou pas, mais euh euh ce que je sais c'est que dans les émission euh qu'il anime, il en anime plusieurs.

On peut dire qu'il joue un rôle très important dans l'audiovisuel public puisqu'il a l'émission sur le front sur France 5 mais aussi une intervention hebdomadaire. dans quelle époque sur France 2. À une époque, il intervenait sur France Interne, mais je crois que ça s'est arrêté.

Euh et il a euh également, bon évidemment tout ça a un support aussi sur YouTube et c'est bien normal. Et il a aussi un média euh qu'il anime. Alors je ne sais pas d'ailleurs quel est le statut exact de ce média.

S'il en est propriétaire, actionnaire, si c'est un statut associatif, je ne sais pas. Je ne sais pas d'ailleurs comment il est financé et je je vois qu'il lance des appels au don. Il utilise d'ailleurs sa notoriété pour cela.

Il mélange d'ailleurs parfois des interventions au nom de Wakita, par exemple quand il a beaucoup milité pour le la figure emblématique de Sea Sheper, de Paul Watson. Est-ce que c'était au nom de Vakita ? Est-ce que c'était au nom de France Télévision ?

Est-ce que quand il allait, je crois que c'était au Groenland et ses voyages étaient d'ailleurs financés par France Télévision, par Makita ? Je ne sais pas ce que et ce serait intéressant de de le savoir. Je sais que vous l'avez auditionné, je sais pas si vous devrez le réauditionner mais ce que je sais c'est que dans les nombreuses émissions qu'il fait sur le front, moi je les regarde et je dois dire d'ailleurs que je tiens à le dire devant vous, je pourrais dire que je suis un peu un enfant du de la radio publique et de la télévision publique.

J'ai été bercé dans mon enfance. Aujourd'hui encore, je suis un auditeur régulier par exemple de France info et un téléspectateur régulier des émissions de France Télévision. Mais comme les sujets écologiques m'intéressent beaucoup, bah je regarde souvent les émissions de Hugo Clément.

J'en ai regardé plusieurs ces derniers temps. Je ne savais pas que j'allais être auditionné d'ailleurs, mais ça tombe bien. Et ce qui me frappe euh c'est que c'est une démarche militante.

Alors de sa part sans doute, je crois qu'il l'a revendiqué devant vous d'ailleurs. Euh mais ce qui est déjà un problème s'il est journaliste. Alors s'il n'est pas journaliste, c'est autre chose, mais c'est un problème quand même aussi pour France Télévision de considérer que l'écologie doit être traitée de façon militante.

Et là où il y a vraiment un problème pour moi très important, c'est que des émissions, quand je parlais de coproduction par des ONG, j'ai vu un jour une émission sur le recyclage des déchets où symboliquement d'ailleurs, il passe le micro à une responsable d'association. Je ne sais plus si c'est no waste ou zéro waste, hein, vous me passerez le l'imprécision, mais tout est dans le titre hein, zéro déchets. Euh et ensuite cette personne conduit des interviews, des interviews d'industriel de spécialistes du recyclage.

C'est quand même un problème. Personnellement, je trouve que on sous-traite de cette façon-là. Bon euh mais il y a d'autres formes qui sont plus insidieuses.

On va avoir par exemple, vous pourrez les regarder hein, enfin ceux qui nous regardent et puis pour vérifier en tout cas tout ce que je dis est vérifiable hein. Une émission sur euh les euh dessous euh des énergies vertes et donc il y en a une sur les agrocarburants. Là aussi on a une approche militante hostile aux agrocarburants par principe.

On a sur la méthanisation également. On l'a également sur la filière bois avec l'association Canopé et c'est militant. Il y a eu une émission spéciale sur France Télévision sur le bois et les forêts.

Bon, il y avait Marion Coutière, je ne savais pas qu'elle était experte de ce sujet mais passons. Ça c'est le côté télévision spectacle. Mais euh dans cette émission le responsable de Canopé était invité. aucun invité de la filière Bois et forêt.

C'est aucun invité des professionnels de France et de Navar soient propriétaire forestiers, exploitant forestier et cetera. Et je voudrais finir en disant que pour moi, c'est souvent assez insidieux. C'est-à-dire qu'on ne dit pas aux téléspectateurs, "Bon, moi je vous préviens, je suis végan, je suis contre l'élevage, donc tout ce qui de près ou de loin peut aller dans le sens de l'élevage, je vais le combattre et je vais vous le démontrer." Non, on va dire que la méthanisation, c'est pas bien, y compris de façon peu rigoureuse.

J'ai pas le temps de développer, mais c'est vraiment très frappant. Mais à la fin, on va dire "Oui, puis d'ailleurs, ça n'est fait que pour soutenir l'élevage." Ah tiens tiens, on peut avoir l'oreille qui se tend.

On a une émission sur la déforestation au Brésil et au passage alors on critique certains exploitants brésiliens mais surtout on dit oui puis le scandale c'est que tout ça c'est pour produire du soja qui va utilisé par les éleveurs français et ainsi de suite. Quand je disais au début ah tiens à le redire que on dénigre systématiquement les filières françaises. Là on en a des exemples pas tant et je veux finir sur un dernier point parce que ça me paraît très grave c'est qu'à la fin se retourne contre l'écologie.

C'est-à-dire que bah si vous dites pas de méthanisation, pas de bois, pas de de d'agrocarburant, il y a un exemple avec la la centrale de Gardane qui essaie de se convertir au bois. Bien, pas bien enquête journalistique très serait très bien de faire une enquête mais non là on donne la parole à des militants et il y a quand même une personne qui dit c'est pire de brûler du bois que du charbon. Et cette personne n'est absolument pas contredite à aucun moment dans le reportage.

Je je ne sais pas si Cota Climat s'est saisi de ce point mais alors là par exemple c'est un cas patent. Je suis un peu frappé de voir que Cota Climat ne pointe pas tellement France Télévision même il y a des expressions explicites de cô climat qui soutiennent qui disent que la priorité c'est de soutenir l'audiovisuel public. Bah il faut d'abord demander à l'audiovisuel public d'être rigoureux dans son traitement des sujets écologiques.

Alors d'un mot et puis suite donne la parole au rapporteur parce que je vois que le temps avance vite. Peut-être même vos voul réagir rapidement. Euh oui, parce que François Rugi a fait un une bonne recension, mais je je pense que on pourrait prendre à peu près toutes les émissions ou les interventions publiques d'Hugo-Clément, elles sont toutes militantes et en tout cas beaucoup propagent des des fausses informations, je veux dire des choses vraiment fausses.

Je me souviens de d'une intervention après un sur le front sur un élevage de lapin où il donne sur les antennes grand public les lapins sont bourrés d'antibiotiques et ça se retrouve dans votre assiette. C'est faux, ils sont pas bourrés d'antibiotiques. L'usage d'antibiotique est interdit en élevage.

On a un réseau Lancess et le réseau Rapat dresse des bilans très précis annuels de de l'antibiorésistance et de l'usage d'antibiotiques dans les élevages. La France fait des progrès extraordinaires, pourrait d'ailleurs donner des leçons à toute l'Europe en la matière. Et non seulement ce fait est méconnu mais il est nié.

Et on a une vraie désinformation qui a un impact encore une fois pas seulement sur les filières mais dans l'état d'esprit des gens qui pensent qu'on les empoisonne. Parce que l'autre des informations, c'est ça ne peut pas se retrouver dans votre assiette. La législation française est très bien faite.

Un animal d'élevage qui a qui a qui a été médiqué sort du circuit de de l'abattage, il pourra jamais être commercialisé. Donc donc en fait euh ça l'air de rien mais en fait c'est gravissime parce que quand Hugo Clément l'a dit, c'est repris derrière partout, je dire un des des scandales comme ça que va révéler sur le front. Euh c'est repris, il y a une dépêche AFP, c'est repris dans la presse locale que la presse régionale.

C'est c'est partout vraiment partout et derrière la il est très difficile de contrer cette désinformation. Je m'abus je donne la parole au simplement pour Oui, simplement pour confirmer que la France est exemplaire en en matière de lutte contre l'antibiorésistante en ayant réduit par un facteur 5 l'usage des antibiotiques dans l'agriculture en général et l'élevage en particulier et donc est regardé par tous les produits les pays de l'OCDE comme exemplaires. Donc effectivement je crois qu'il faut le rappeler.

Merci Cota Clima. Je vous laisse répondre et puis ensuite le rapporteur vous interrogera. Oui, je [grognement] pense que c'est important de peut-être prendre un pas de côté par rapport à la question qui alors non parce que là comme il enquête pardon mais désolé la question de Hugo Clément en réalité recoupe la question de des journalistes qui sont spécialisés sur les questions environnementales qui par défaut traitent des questions d'environnement avec des angles qui sont parfois différenciés.

Un journaliste politique va inviter des responsables politiques, un journaliste économique va inviter beaucoup de responsables économiques. Il est naturel qu'un journaliste environnemental invite des ONG dans ses antennes et dans ses dans ses cadrages. Ensuite, il y a bien sûr le cadre de production de cette information.

Les journalistes répondent à une déontologie qui nécessite par exemple de faire l'objet de contradictoire. Bien entendu que si un contradictoire est insuffisamment mené, c'est quelque chose qui qui est préjudiciable la qualité de l'information. Mais voilà, [grognement] je pense que c'est important de rappeler que Et comment vous jugez vous du coup vous parce que vous avez un observatoire des des médias, comment vous jugez ces émissions ?

Vous trouvez qu'elles sont militantes ? Vous trouvez que le contradictoire est respecté ? Alors ça c'est très simple.

L'observateur des médias sur l'écologie, il a un périmètre qui s'appelle les programmes d'information. Programme d'information, c'est quelque chose qui est défini par l'ARCOM. On peut ne pas du tout être d'accord hein avec cette définition, c'est pas tellement l'objet, mais en gros, c'est un objet s'appelle les programmes d'information.

Euh sur le front, typiquement sur France 5, c'est je sais plus si c'est un magazine ou un documentaire d'un point de vue catégorisation, mais en vrai, ça n'est pas un problème d'information. Et donc factuellement dans le périmètre de l'observatoire de médias sur l'écologie, il n'y a à date euh pour être très clair pour des raisons financières puisquon achète des données, mais il n'y a à date que ce qu'on appelle les programmes d'information, ce qui inclut donc les chaînes d'information en continu et ça va inclure matinal, JT euh JT donc midi, JT de soir et cetera, des grandes chaînes télévision et radio. Donc factuellement euh les émissions de France 5 ne sont pas dans le périmètre observé par l'observateur de médias sur l'écologie.

D'accord. avec votre analyse parce que factuellement, je suis d'accord mais factuellement on n'était pas non plus obligé de vous inviter ce que je veux dire donc je je suis très heureux de vous inviter mais le but de vous inviter c'est de pouvoir aussi vous entendre sur ces sujetsl sentir au factuel bah je préfère actuel mais euh justement c'est intéressant vous me posez une question c'est celle de qu'est-ce que vous mesurez pour objectiver ça d'accord et on fait justement très attention à mesurer des choses avec une méthodologie rigoureuse en pratique vous me posez une question sur l'observatoire sur l'écologie ne mesure rien sur cette sur ce sujet En revanche, réellement, je suis ravi de prendre dans la foulée une question si vous voulez sur la méthodologie du sujet et qu'on parle par exemple de comment l'observateire de médias sur l'écologie mesure des cas de mes informations également sur les services l'audiovisuel public, également à charge ou à décharg chacune des solutions de la transition et ça je suis ravi de prendre une question à ce sujet. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.

C'est à vous. Merci. Merci monsieur le président.

Merci mesdames, merci messieurs pour votre participation cet après-midi à une table ronde intéressante sur un sujet qu'on a peu traité. On l'a traité à l'occasion de l'audition de monsieur Hugo Clément, mais c'est aussi intéressant d'avoir vos points de vue d'experts. Je vais vous poser une première question assez générale parce que pour rappeler le cadre de cette commission d'enquête qui concerne le service public de l'audiovisuel auquel je pense qu'on est tous attachés mais le but d'une commission d'enquête c'est aussi de pouvoir regarder, repérer, déceler et dénoncer un certain nombre de de dysfonctionnements de dérives pour mieux les corriger.

C'est là tout le but aussi de de cette audition et de toutes celles qu'on a déjà faite depuis le le mois de novembre. Question assez large pour démarrer. Est-ce que vous estimez aujourd'hui que le service public par ses émissions d'information, par ses reportages, par ses contenus, est-ce que le service public défend véritablement la primauté des faits de la preuve de la science sur la rumeur, sur l'opinion ou euh sur sur un terau ? euh fertile qui pourrait alimenter nombre de fausses informations.

Quel est selon vous, sans rentrer dans le détail de chacune de ces émissions, mais est-ce que aujourd'hui le service public joue son rôle de vigie et de garante et bien de d'espace qui prévient la diffusion de fausses informations notamment sur la question environnementale et et climatique ? Si on répond dans le même ordre, je ne sais pas. Euh moi je pense que il y a euh deux sujets différents.

Il y a soit la désinformation pure et simple, c'est-à-dire des choses qui sont factuellement fausses. Euh ça peut arriver et je pense que Géraldine Wner en a parlé et cetera. C'est problématique quand même déjà en soi.

Euh mais je pense que le cas le plus fréquent euh il est dans les biais de présentation. Euh je vais vous donner un exemple concret. Mais on pourrait en avoir beaucoup.

Alors moi, je considère d'ailleurs que l'information ne se limite pas au flash d'information. Comme on dit à la radio, moi j'écoute beaucoup France Info, ça se limite pas au flash d'information toutes les 10 minutes, hein. C'est ça bien sûr.

Puis il y a d'autres formats grand angle, machin tout ça. Et puis sur la télévision, bah ces l'émission sur le front est présentée comme une émission d'information. Elle n'est pas présentée comme une émission de divertissement que je sache.

Elle n'est pas présentée non plus comme une émission comme le faisait Nicolas Hullo à une époque pour voir des beaux paysages hein. C'est pas ça. C'est une émission d'information et même Géraldine Vner a dit de révélation.

Cache investigation envoyé spécial complément d'enquête. Je crois que c'est la même euh production enfin la même rédaction qui fait ces trois émissions se présentent alors là vraiment comme des émissions d'information. Exemple avec euh envoyer spécial.

Un jour, envoyé spécial veut faire une émission sur le glyphosate et Élise Lu à la fois d'être interviewé au préalable par rapport au vote qu'il a eu à l'Assemblée nationale. À l'époque, je présidais l'Assemblée nationale et il y avait eu un vote sur le fait de savoir si la loi devait interdire ou pas le glyphosate alors que le gouvernement de l'époque était engagé dans une démarche de réduction progressive sans passer par la loi. Et il se trouve qu'entre-temps, j'étais devenu ministre.

Et elle souhaite aussi m'interviewer euh dans son émission euh après euh pour euh la clôture en quelque sorte de l'émission. J'accepte un, je demande avant, je dis mais est-ce que c'est bien une émission qui va présenter tous les points de vue sur le glyphosate ? Est-ce qu'elle va présenter les éléments scientifiques ?

Et on me dit oui oui oui, il y aura même des reportages sur l'usage du glyphosate aux États-Unis. Ah bon ? Très bien, je participe.

Déjà, le questionnement sur le vote à l'Assemblée nationale était très insidieux euh marqué par l'idée que j'aurais tenté de cacher des choses sur l'organisation de ce vote. C'est une séance de l'Assemblée, tout le monde peut la regarder, qui s'est terminé à 2h du matin car à l'époque c'était autorisé et le vote avait eu lieu à 1h du matin à la demande des députés portant l'amendement sur la suppression pour aller leur demander du du glyphosate par la loi. Bon voilà.

Ensuite on je je suis interviewé par Élise Lu dans l'enregistrement de l'émission. Fait une interview, je donne la position du gouvernement puisque je suis ministre à l'époque et à la fin elle me dit "Mais monsieur le ministre euh très bien merci. Je voudrais avant de conclure vous montrer un témoignage.

Elle sort sa tablette, elle me dit voilà et donc c'est une dame qui s'exprime avec son fils gravement malade. Son fils mineur he je tiens à préciser, gravement malade. Et cette dame pense, je ne suis évidemment pas en capacité de le vérifier comme ça en direct que enfin ça a été enregistré dans les conditions du direct que c'est à cause du glyphosate mais elle pense que son fils est gravement malade à cause du glyphosate qui a des difficultés à respirer et donc à s'exprimer au point d'ailleurs que le jeune homme ne peut pas s'exprimer et que c'est sa mère qui s'exprime.

Et elle dit voilà et là Élise Lu me dit alors monsieur le ministre est-ce que vous ne pensez pas en voyant ça qu'il faut interdire le glyphosate tout de suite ? Et bien si vous voulez, on peut dire c'est pas de la désinformation hein, mais c'est une façon d'amener le téléspectateur dans une situation et le décideur politique par ailleurs qui doit évidemment être sur le terrain émotionnel. J'ai tenu sur le fait que bien sûr j'avais beaucoup de compassion pour cette personne mais que on ne pouvait pas prendre des décisions comme cela.

Et dans cette émission par ailleurs, je tiens à le dire parce que pour moi c'est grave que la télévision publique fasse cela. Il y a eu donc un reportage sur le vote à l'assemblée, la façon dont les députés sont comportés où les députés ont été présentés comme des pentins. Et ce n'est ça n'a pas été la seule fois.

J'ai vu une autre fois une mise en scène hein où le le journaliste qui agit pour cette émission dit lui-même et bien nous allons aller au cinéma. C'est comme si nous allions au cinéma. Et il présente les députés comme un petit théâtre de guignole.

Et j'ai vu la même chose dans l'œil du 20h sur France 2. C'est vraiment insupportable de voir que la représentation nationale est ridiculisée de cette façon euh par des médias publics. Et on n'est pas dans des émissions de divertissement hein.

On n'est pas euh ni dans l'émission Les Guignoles qui existaient à une époque ou le bébé de Chud. On est dans une émission ou dans des tranches d'information. Merci monsieur de Il y a un rebond du rapporteur.

Je donnerai la parole au Merci monsieur de de Rugie. effectivement un rebond si vous expliquez que il y avait pas forcément eu de désinformation dans le cadre de ce reportage de cette émission d'envoyé spécial consacrée au glyphosat, il y a quand même eu un certain nombre d'analyses urinaires qui ont été réalisées auprès de plusieurs personnalités. Il y a eu Lormanodou, il y a eu Julie Gaillet, Jamel de Bou auquel Elise Lu a proposé ce qu'elle a appelé un glyphotest, cit c'est-à-dire une analyse urinaire visant à détecter la présence de glyphosate dans l'organisme et elle a qualifié par exemple, je vous en cite qu'un seul, d'énorme le taux retrouvé chez Julie Gaillet alors même que la quantité évoquée était de l'ordre de quelques microgrammes, soit un niveau 714 fois inférieur aux références sanitaires établies notamment pour l'eau potable par les autorités compétentes dont l'ANES.

Bon, je pense que cette présentation, j'ai eu l'occasion d'ailleurs de l'interroger, elle était dans cette même salle et et à votre place sur ces résultats fallacieux présentés dans le cadre d'une émission d'investigation sur le service public. Euh madame Lu est une journaliste, elle est tenue à la charte de Munique. Elle est tenue évidemment de de ne surtout pas désinformer.

Ma question et d'ordre général, c'est un rebond mais pour pour parce que vous parliez de cette émission don je voulais apporter cette explication et je vais m'adresser à à l'ensemble d'entre vous, mais est-ce que vous avez pas l'impression parfois le service public souscouvert des missions d'investigation, d'information contribue à désinformer la population et à préparer aussi un terro fertile pour la pour les fausses informations mais aussi qui emportera des conclusions et des impacts sur notamment des votes à l'Assemblée nationale. Il y a un certain nombre de lois probablement qui ont été votées suite à une pression forte et une forme de désinformation sur des émissions du service public. Voilà, je ma question un peu générale mais je voulais vous entendre sur ce sujet-là.

Madame Busin, je vous ferai passer la la parole. Oui, merci. et je [raclement de gorge] vous demande juste des réponses assez concéis.

Je sais que les questions du rapporteur sont vastes, mais comme vous êtes nombreux, si chacun veut veut pouvoir prendre la parole et on a une contre pour répondre à la première question de monsieur le rapporteur sur la qualité en fait de l'information scientifique sur le service public, je dirais qu'elle est ni meilleure ni moins bonne que sur la plupart des services audiovisuels parce que beaucoup de reportages sont sous-traités et on le comprend. C'est c'est pour ça que euh je pense que le service audiovisuel euh devrait probablement euh réfléchir à une méthode en fait de validation des contenus scientifiques. C'est probablement ce qui nous manque le plus, c'est de la méthodologie qui permettrait alors est-ce que ça pourrait être un conseil scientifique ou des experts invités reconnus par l'Académie des Sciences par exemple ?

Et donc il y a il y a une question de réflexion interne sur ce qu'on appelle la vérité scientifique pour avoir participé à de très grand très nombreux reportages dans le service public et notamment dans ces émissions. Je le fais systématiquement pour essayer d'apporter une réponse contradictoire à certains faits qui sont présentés de façon assez sensationnaliste. Je le fais à mes risques et péril à chaque fois parce que évidemment on peut toujours être prise à partie mais je pense qu'il est absolument nécessaire aujourd'hui que le service public de part son positionnement spécifique soit exemplaire dans la façon dont il traite le voilà le l'information scientifique.

Donc, j'insisterai plutôt sur la méthode plutôt que de stigmatiser telle émission, tel autre, tel journaliste parce qu'en fait il y a des fois où ils font très bien leur travail, d'autres fois moins bien et je suis pas même pas certaine qu'il y ait un caractère volontaire parfois dans la façon dont l'information est traitée. Merci monsieur Brayon. Oui, en fait ce que je voulais dire va un peu dans le même sens hein.

Le la question est vaste. On nous demande d'avoir une appréciation sur l'ensemble du service public. Il y a plusieurs chaînes en parallèle sur plusieurs années.

Euh donc on va trouver des cas absolument catastrophiques. Je pense que l'émission sur le glyphosate qui a été cité était effectivement catastrophique et d'ailleurs à l'affice, on avait fortement réagir là-dessus mais en même temps descrédibiliser l'ensemble du service public sur la base de une 2 3 même 10 émissions qui ont eu lieu sur quelques années, ça me paraît un petit peu un peu un peu dangereux quoi. Donc moi globalement je pense qu'on apprend quand même beaucoup sur les émissions du service public et que les choses sont plutôt mieux traité que dans d'autres sur d'autres chaînes.

Maintenant je pense que effectivement on a un un droit à une exigence plus grande sur le service public et donc on se doit critiquer les cas où il y a des éc des écarts aussi flagrants que ceux qu'on a cité. Madame Vosner. Oui, je pense que c'est c'est important de on peut pas tout mélanger mais néanmoins, on peut essayer de voir quels sont les problèmes assez récurrents qui se posent.

Et à mon avis, il y a vraiment un problème de méthodologie et de rapport au scandale ou à l'information à l'échante dont je vous ai parlé en en propos introductif. Je vais prendre un exemple parce qu'ils sont parlants euh sur le glyphosate par exemple qui est un débat récurrent que alors le les médias publics adorent. Euh on va systématiquement nier ce qui est bah le le le consensus scientifique par exemple la vie des des agences sanitaires.

Euh je vais j'avais pris un exemple un reportage septembre 2023 sur Radio France. Euh on a euh si les évaluations européennes reposaient sur la science, le glyphosate serait interdit depuis des décennies. Et ça c'est une toxicologue directrice de recherche Aline Rae qui le dit.

C'est vrai, elle existe cette toxicologue qui le dit. Elle s'appelle Laurence Huc. Par contre, on ne va jamais vous présenter que son avis est parfaitement minoritaire dans la communauté scientifique.

On ne va jamais non plus vous expliquer comment on explique les distorsions. Par exemple, je je moi c'est un sujet euh je je constate une très grande incompréhension. Toujours c'est les journalistes qui suivent ces dossiers.

Quand on dit les pesticides sont dangereux, ça n'a aucun sens les pesticides. On parle de milliers de molécules, c'est comme si on vous disait, les médicaments sont dangereux en mettant sur le même plan euh le paracétamol et euh et le curar. Évidemment, c'est pas la même chose.

Bah, c'est pareil pour les pesticides, toutes les molécules ne se valent pas. Et on va mettre en perspective une monographie faite par l'INCERM en 2021 qui prouve l'effet néfaste des pesticides sur un certain nombre de cancers. Mais on va jamais vous dire que les molécules étudiées et dont les faits éprouvé ont déjà toutes été interdites en Europe.

On ne va jamais vous dire que le niveau de preuve est pas le même. Il y a plusieurs niveaux de preuve. Et on ne va jamais vous dire que la méthodologie même de l'INCERM euh c'est six personnes qui se sont cooptés, qui ont travaillé ensemble pendant quelques mois alors qu'en fait l'fsa sur le même sujet euh c'est 200 chercheurs euh qui ont réuni un corpus d'études.

Ces études doivent répondre à des critères très précis qui ont été définis par l'OCDE. raison pour laquelle bah il y a certaines études françaises qui sont écartées. Alors bien sûr, vous trouverez toujours l'auteur en France de cette étude qui disent "C'est scandaleux, mon étude était formidable et vous auriez dû la conserver." Mais simplement euh les instances européennes, elles regardent des critères méthodologiques validés.

Donc il y a il y a on crée en fait des opinions complotistes, c'est-à-dire en mettant toujours sur le même plan le point de vue minoritaire d'un chercheur isolé et le le le point de vue d'une communauté scientifique qui répond à un certain nombre de règles méthodologiques. Ça, ce que je vous dis là, que j'essaie de vous expliquer, c'est systématiquement nié sur les antennes du service public. Pas que du service public, sur toutes les antennes, mais du service public.

On doit attendre autre chose parce que là il s'agit vraiment de l'intérêt général et de de faire son travail d'information. Alors évidemment c'est pas sexy à expliquer, je vous l'accorde, c'est pénible, c'est long, c'est pas sympa et on se dit "Ah, le téléspectateur doit décrocher." Bah oui, mais c'est pour ça que c'est un service public, justement.

C'est pour ça que l'impôt les finances pour pas qu'il soit soumis au dictat de l'audience et du téléspectateur. Et je pense que ça c'est une exigence qui qui devrait pouvoir être mise en place. Merci.

Je laisse Cot Clima répondre et puis je redonnerai la parole au rapporteur. Pour commencer, je pense que quand on parle de rigueur scientifique, c'est aussi important de rappeler que couvrir les sujets tout court c'est pas forcément une obligation évidente pour un certain nombre de médias. Euh en 2022, quand l'organisation Quota Climat s'est lancée, la couverture médiatique des questions environnementales en France représentait quelques pourcentages de temps d'antenne.

Aujourd'hui, on en est quasiment au même constat et on a même constaté une chute quantitative de la couverture de ces sujets sur les trois premiers mois de l'année 2026. Or, on constate que dans les chaînes d'information en continu et les radios, plus on parle de ces sujets, moins on désinforme. C'estd qu'il y a vraiment un avantage comparatif entre les chaînes qui font un effort éditorial prononcé sur la couverture de ces sujets versus les autres.

Et quand on parle de l'audiovisuel par rapport au reste public, par rapport au reste du secteur médiatique français, ce qu'on constate c'est que des engagements qui ont été pris sur ces sujets sont particulièrement important. Dès 2022, il y a eu un tournant environnemental chez Radio France qui a pu conduire à la formation de journalistes sur les questions environnementales avec un prisme bien sûr scientifique. Pour commencer, il y a un certain nombre d'émissions qui sont se qui se sont ensuivies, qui se sont poursuivies.

Au sein de France Télévision, ce qu'on a constaté, c'est qu'il y a eu l'émergence de météo climat qui donne la parole chaque jour à des scientifiques sur les temps de de grande audience. Et donc tous ces contenus participent en fait à l'engagement de l'audiovisuel public sur ces questions qu'on constate moins sur d'autres chaînes audiovisuelles françaises. Donc ça ça détonne un petit peu et ça montre le fort engagement de ces sujets et je pense que ça répond aussi à une forte attente de la part des citoyens français.

Ce qu'on constate dans l'étude de 2026 du rapport des Français à l'information, c'est que près de 50 % des citoyens français se sentent sous-informés sur les questions environnementales. Euh or 70 % d'entre eux se disent très intéressés d'être informés sur les questions environnementales. Donc il y a encore un fort décalage entre l'offre et la demande.

Et ce qu'on constate, c'est que l'audiovisuel public participe en partie à y répondre. Juste pour compléter de quelques chiffres si vous me le permettez, [raclement de gorge] il y a un certain nombre de demandes citoyennes effectivement qui sont exprimées dans ces sondages d'opinion. par exemple la demande d'être plus informé sur les solutions pour pouvoir justement débattre et collectivement décider de ce qu'on doit faire en matière de climat, en matière de de biodiversité et cetera.

Euh aujourd'hui, quand on regarde le service public couvre à 30 % de plus en moyenne le sujet des solutions que leur concurrents privés. Si on regarde le contexte scientifique par exemple, est-ce que quand on est dans des situations de canicules, on recontextualise, c'està-dire est-ce qu'on parle quand on parle des canicules du changement climatique par exemple pour les remettre dans leur contexte et ben on constate que les six chaînes ou radio qui recontextualisent le plus sont issus du service public. À contrario, les six chaînes qui recontextualisent le moins sont des acteurs privés.

De la même façon, si on regarde l'évolution de cette mesure, parce que je crois que ça fait partie des questions que vous nous avez envoyé, est-ce que ces choses évoluent dans le temps ? Donc si on compare le traitement des canicules en 2023 et en 2025 par exemple pour l'information en continue, on constate que LCI et France info se sont particulièrement amélioré dans cette recontextualisation qui paraît essentielle pour une prise de conscience citoyenne. Et à contrario, ces news des BFM TV ont fait le choix de moins recontextualiser que à la canicule de 2023.

Et ça ça me paraît être des points importants. Et de la même manière si on regarde à quel point les scientifiques sont invités. Si on regarde des choses très simples comme le nombre de mentions de climatologues ou de GC ou de libent systématiquement plus dans l'audiovisuel public que dans les acteurs privés.

Et simplement sur ça, c'est important de comparer, non pas pour euh jeter la pierre à ceux qui sont euh plus bas, mais simplement parce que la pratique journalistique sur des sujets environnementales est vouée à évoluer. Et donc, il faut forcément regarder l'audiovisuel public au regard de ce que leurs concurrents privés font pour que ces choses-là puissent globalement s'améliorer. Merci beaucoup, monsieur le rapporteur.

Merci monsieur le président. Je pense qu'il y a un certain nombre d'organisations qui ont pu dénoncer une main mise, une prise idéologique sur un certain nombre de contenus de plus en plus militant sur le service public de l'audiovisuel. Et je voudrais avoir votre avis notamment sur la réorganisation qui a pu avoir lieu aux plus hautes positions notamment de France Télévision.

Delphine Arnut a a accordé beaucoup de responsabilité à son numéro 2, un jeune numéro 2, monsieur Stéphane Sidbon Gomez qui est arrivé chez France Télévision. Il avait 27 ans, il n'avait travaillé que pour Europe écologie des verts. Il avait été assistant parlementaire au Parlement européen.

Il avait été ensuite assistant de de Cécile Duflot et d'Eva Vajoli. Il a été directeur de cabinet Delphine Arnut et ensuite quelques mois après, il a été promu numéro 2, directeur des programmes. Donc en quelque sorte c'est celui qui décide de l'attribution des contrats passés avec les sociétés de production.

Madame Busin, vous évoquez la la sous-traitance peut-être excessive d'ailleurs pour une entreprise de 9000 salariés pour des contenus importants à des sociétés de production de privée et fort d'ailleurs de ce pouvoir-là, madame Ern lui a confié il y a quelques semaines, on l'a appris aussi la direction en tout cas le la supervision de la direction de l'information. Donc monsieur Sidmont Gomez qui a pendant des années été un activiste, un militant qui a qui n'avait travaillé que pour un parti politique aujourd'hui est le patron de l'information et le patron de près de 3000 journalistes de France Télévision avec ses biaiss, avec ses engagements, avec les sujets qu'il veut porter. Je crois qu'il a notamment été à l'initiative d'un certain nombre de formats qui qui sont orientés sur le climat et l'environnement.

Mais voilà, ma question euh pardon d'être un peu long, mais c'est un point qui est important et qu'on aborde à chaque audition sur les nominations et les biidologies qui qui peut y avoir. Est-ce que selon vous une telle nomination sur un périmètre aussi important et inédit pour quelqu'un qui n'a aucune carte de presse et qui n'est pas journaliste ne fait pas peser aussi un risque sur le traitement de l'information avec les bia que ça peut supposer d'écologie décroissante et radicale dans le traitement de cette information sur le service public. Attends, je vais laisser d'abord monsieur Bron répondre ou madame Vosner parce que d'abord peut-être l'association d'information scientifique, est-ce que déjà ça vous pose problème qu'un directeur de l'information de la manière dont monsieur à l'oncle a présenté les choses effectivement a l'air de poser pour maintenant moi je connais pas suffisamment le dossier pour avoir une opinion vraiment définitive sur la question.

Alors peut-être alors je prends une partie de la question. Est-ce que par exemple le fait que la personne qui a autorité sur la direction de l'information n'est pas de carte de presse, vous qui êtes l'association française d'informations scientifique, c'est-à-dire que pour vous euh le le responsable infination au sein du service public n'a pas de carte de presse, que pour vous c'est un sujet ou pas jusqu'à maintenant les moi le fait le fait d'avoir une carte de presse n'est pas une preuve de compétence. Bon, moi je ce qui m'intéresse c'est savoir si la personne a une appétence pour la pour la science, pour les faits et pour une transmission objective des informations.

C'est pas la carte de presse qui m'intéresse. D'accord. Cosner.

Non, moi je voudrais prendre un peu de champ parce que c'est le ce que ce que vous pointez. Je ne connais pas monsieur SB Momz, donc je vais pas vous donner une opinion. Je ne connais pas du tout ce monsieur, je ne l'ai jamais rencontré.

Par contre, on voit une approche qui est clairement dans les service public. On n pas besoin d'avoir ou pas une carte de presse pour avoir une vision biaisée des faits. Et finalement, c'est ce qu'on entend un peu ici aussi.

Monsieur Sid Bongomèz, il a porté cette approche cette cette offre quantitative que vous portez aussi à cette table quota climat. On compte, on va vous donner des pourcentages. On a parlé de c'est complètement creux et ça ne veut rien dire.

Et moi, j'ai regardé dans le détail la méthodologie, ce qu'on veut dire quand on a parlé du climat. Qu'est-ce que ça veut dire bien parler du climat ? Et bien par exemple dans les 529 des informations sur l'environnement que que vous pointiez, bah par exemple Cota Climat ou monsieur Sib Gongomez ou je pense à France 2, on va considérer comme une fake news le fait que de de dire le soutien de l'État aux énergies renouvelables est gigantesque de l'ordre de dizaines voire de centaines de milliards d'euros dans les prochaines décennies.

Ça c'est pointé par votre organisation comme une fake news. La Cour des comptes il y a quelques jours vient de rendre un rapport pour nous expliquer que le soutien aux ENR euh était elle l'évaluait à 84 milliards d'euros. C'est une vérité et il y a comme ça beaucoup de choses.

Quota climat en fait à vous avez un algorithme, vous comptez la présence de l'environnement dans les médias. Jusque- là tout va bien. Mais ensuite, quand vous intervenez pour dire qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux, là c'est super idéologique et extrêmement biaisé.

Et alors la science est mise complètement de côté. Et on a très souvent cette vision là sur certaines antennes ou dans certaines émissions du service public où on ne fait pas de la science écologique mais on fait de l'écologie politique. C'est-à-dire que on pense que si on n'est pas décroissant et ben ça ne va pas.

On ne peut pas être technolutionniste, on ne peut pas être pronucléaire, on ne peut pas considérer que les retenus substitution dans certains cas euh selon le contexte pédoclimatique de l'endroit, ça peut être une bonne solution. Donc il y a une vision en fait qui est très radicale et qui participe en réalité insidieusement de la désinformation scientifique. Vous avez été interpellé.

Je vous remercie. Je pense que c'est justement peut-être le bon moment de présenter la méthodologie. Alors attendez pardon moi je je quand même garante cette commission d'enquête.

Le rapporteur a des questions. Madame Vos un peu élargie. Je pense qu'il faut s'en tenir à ça.

C'est le principe d'une commission d'enquête, pardon, c'est pas une mission d'information ici. Donc c'est la prérogative du rapporteur et des députés de poser les questions qu'il souhaitent, d'avoir les réponses à ces questions. C'était une question, voilà, moi je je faire attention quand on met en cause des personnes précises et cetera, ça je l'ai dit rapporteur.

Maintenant la question est là euh peut-être sur la question effectivement de vous qui observez les médias, est-ce que ça vous pose question que la personne qui est responsable infin l'information de France Vision n'est pas de carte de presse ? C'est une question précise, il y a pas besoin d'élargir. Euh de notre côté, c'est pareil que ce qui a été dit.

On n' pas de très bonne connaissance de cette personne en particulier si ce n'est que dans une administration tout le monde dans les positions de gouvernance n'ont pas forcément une compétence qui relève de la carte de presse qui peut relever également de formation administrative de au corps de l'État. Merci beaucoup cette réponse précise monsieur madame Busin. La parole pour 10 minutes.

Non, je n'ai absolument je ne connais absolument pas ce monsieur et je ne vais surtout pas porter un jugement particulier sur la façon dont il manage. Je n'en ai pas la moindre idée. Ce que je veux dire, c'est que c'est beaucoup plus large que ça en réalité.

Le problème de la compétence qu'on a pour comprendre une information scientifique, elle est à tous les niveaux de la société. Euh c'est pas juste à France Télévision, c'est pas pour enseigner énormément en école de journaliste puisqu'on est régulièrement sollicité. Je suis absolument effondré aujourd'hui de l'idéologie que véhiculent les jeunes journalistes en formation.

Euh au point où dès qu'on ose dire une vérité scientifique qui va contre euh je dirais le le café du commerce habituel, on essaie de de décrédibiliser la personne qui prend la parole. Enfin, et donc je pense que c'est beaucoup plus complexe, c'est beaucoup plus large et que euh enfin je n'irai pas pointer une responsabilité. On a un problème de compétence sur ce qu'est une méthode scientifique.

Et pour avoir analysé également la méthode de Cata Climat tout à l'heure, je suis assez troublée. Il y a des méthodes d'évaluation scientifique qui sont développées par l'UNESCO, par l'OMS et cetera. C'est des critères de niveau de preuve de niveau de preuve de publication sur la robustesse et la puissance statistique des études.

C'est la seule façon d'évaluer la recherche aujourd'hui. C'est pas de dire ça, je pense que c'est vrai, ça c'est je pense que c'est faux, ça c'est un bon niveau de vérité ou un mauvais niveau de vérité. Il y a vraiment un enjeu de méthodologie de gens qui connaissent la science profondément et et et je crois que là l'enseignement, il doit se faire au plus jeune âge et dans toutes l'estrates de la société.

Oui, monsieur le rapporteur, il se trouve que cette table, moi je connais Stéphane Sidong Gomez puisque j'ai moi-même été adhérent d'Europe écologie les verts de 1997, à l'époque, ça s'appelait les verts, jusqu'en 2015 et que Stéphane Silbon Gomez, beaucoup plus jeune que moi, est arrivé aussi à un moment donné à des niveaux de responsabilité au sein de ce parti au côté de Cécile Duflot. Donc je n'ai plus de contact avec lui depuis qu'il est d'ailleurs dirigeant de France Télévision. Mais je me permets de vous dire parce que je l'ai vu dans de nombreuses auditions, je pense que vous faites un peu une erreur en euh vous attaigrés et notamment politique euh des personnes qui peuvent avoir des responsabilités au sein de l'audiovisuel public. parce que je crois que c'est un problème beaucoup plus profond si vous me permettez l'expression, c'est-à-dire que ce sont des biais alors on pourrait dire idéologique, culturel, peut-être une espèce de d'atmosphère qui est largement partagée à toutes les strates journalistes, animateurs d'émission et cetera.

Alors, peut-être avec des directives qui vont aussi dans ce sens, ça je n'en ai pas connaissance pour ma part, mais je vais vous donner des exemples concrets. dans notre émission sur la chaîne YouTube que vous avez mentionné au début, monsieur le président, donc et si l'économie sauvait l'écologie, nous avons fait un reportage ici à l'Assemblée nationale sur une loi récemment débattue sur les Pifaces et le député qui la porte Nicolas Thierry membre d'Europe écologie les vert ainsi que Camille Étienne qui était présente à ses côtés en tout cas pas dans l'assemblée mais dans la salle des quatre colonnes ont tous les deux dit au micro de Laurent le Sage mon partenaire journaliste sur cette chaîne que ils Ils avaient pu réussir à faire adopter cette loi grâce à une coalition et il mettait dans cette coalition bien sûr eux en tant que parti politique des élus, des associations, bon dire que ça c'est assez habituel mais également des médias. Et quand on lui a demandé bah quel médias ? un peu étrange quand même de considérer qu'il y a une coalition qui intègre des médias pour pousser un projet de enfin politique, une proposition de loi.

Il a mentionné explicitement France Télévision et le journal Le Monde. Quand exemple concret, deuxième exemple concret dans cette même émission, nous avons repris un extrait où le directeur général du groupe Seb TFAL qui produit les poils Thépales largement et régulièrement mise en cause sur cette question d'épiface. Il cite l'FSA, les études de l'fsa et le journaliste Tristan dit "Ah non mais ça ce sont vos éléments de langage." C'est quand même un problème quand on parle d'un biais de dire aux téléspectateurs que quand on a des études d'une autorité indépendante, je tiens à le redire ici parce que je lis sur les réseaux sociaux que cette agence est vendue au lobby mais c'est une agence publique qui fédère les agences publiques des 27 pays de l'Union européenne.

J'ai contribué quand j'étais ministre à renforcer justement le caractère indépendant et public où toutes les agences européennes fournissent leurs données à cette toutes les agences de 27 pays à cette agence européenne. Voilà ce que dit le le le présentateur de cette émission qui je pense a une carte de presse. Quand on parle par exemple, ça a été évoqué tout à l'heure le nucléaire.

Quand j'étais ministre, un jour, je présente euh la ce qui va être fait, le contrat de filière du nucléaire et euh je dis voilà, le nucléaire va euh continuer à occuper une place importante dans la production d'électricité en France. Et là, une journaliste me dit "Mais vous ne pouvez pas faire de de de Radio France, vous ne pouvez pas faire de l'écologie si vous faites du nucléaire." Mais je lui dis "Mais pourquoi Ah bah parce que le nucléaire ce n'est pas écologique.

Bah je dis bah si c'est si on regarde par rapport au climat, on peut avoir un point de vue antinucléaire. Moi-même je l'ai été à une époque, j'ai évolué mais du point de vue du climat c'est indéniable. C'est zéro émission de CO2.

J'ai eu aussi un jour une interview. Je dis voilà les je dis je donne l'information interview sur France info. Les émissions de CO2 ont baissé en 2018.

Je sur en mesure de donner le chiffre début 2019. Pareil, ce sont des données européennes qui sont utilisées au niveau mondial pour évoluer évaluer pardon la trajectoire des différents pays. Et le journaliste me répond ce n'est pas ce que disent les ONG.

Je dis mais c'est factuel, ce sont des chiffres. Ah oui, non mais c'est pas ce que disent. Donc le point de vue des ONG est supérieur à ce que disent des études chiffrées.

Donc c'est pour ça quand je dis c'est c'est une espèce d'atmosphère générale, je donne des cas concrets et précis et je pourrais vous en donner d'autres bien sûr si vous le souhaitez. Merci beaucoup chur merci pour vos réponses et et ces exemples. Avant d'en venir au aux recommandations parce que j'imagine que vous en aurez un certain nombre à nous formuler et ce sera intéressant, je voudrais revenir sur quelques exemples.

Le premier céit en 2023 où France Télévision a diffusé sur ses antennes un documentaire de 90 minutes ainsi qu'une série de 10 épisodes produit par Mathieu Kassevitz. Le titre de cette série comme de ces documentaires tenait en un mot cannabis. Je vais vous lire le le synopsy que on peut retrouver sur le site de France Télévision.

Je cite "Pendant un an, Mathieu Cassovitz et Antoine Romain ont enquêté sur ces pays qui ont choisi la légalisation du cannabis, Maroc, Espagne, Pays-Bas, Canada, Thaïlande. Fin les citations. Sur les h les huit épisodes consacrés à l'état de la législation dans les pays étrangers, pas un seul ne traitait d'un pays qui sanctionnait la consommation de cannabis.

Par exemple, la série a consacré deux épisodes au Pays-Bas où la vente et la consommation de cannabis sont tolérés, trois épisodes au Canada où la législation est l'une des plus laxistes au monde puisque la consommation de cannabis pour des usages récréatifs y est autorisé. Je pense qu'on on peut prendre un peu de recul et voir que cette série par l'impôt de l'ensemble des Français sur le service public n'avait qu'un seul objectif, préparer les esprits et une autorisation du cannabis à des fins récréatives en mettant d'ailleurs au second plan à chaque fois les effets les dangers pour la santé pourtant prouvé scientifiquement dans chaque épisode que j'ai pu regarder l'argumentation scientifique le discours médical est mis exactement au même plan que l'opinion que le ressenti, que la tendance que la mode, que l'influence à chaque fois pour aller dans un sens, dans une tendance de légalisation et l'enquête de Mathieu Cassevit. Alors Mathieu Kassovic, quelle est la légitimité de Mathieu Kassovic sur un plan scientifique ?

Ça, je pense que ça peut se discuter largement. Mais son enquête se conclut par une interview de Justine Trudo qui affirme 3 ans après la législation euh du cannabis au Canada, il n'y a pas de raison d'avoir peur. Voilà, ça se termine là-dessus.

Fin de la citation, c'est le service public. Mais je vous donne un exemple, c'est peut-être anecdotique, mais je pense que il y a eu un certain montant qui a été engagé, qui a été payé par les Français, qui traduit aussi beaucoup de l'état idéologique et de l'agenda politique de certains qui commandent ce type de format et de contenu. Quel pourra être demain les gardes fous ?

Comment est-ce qu'on pourrait vérifier le bon usage des 4 milliards de l'audiel public pour prévenir ce type de contenu militant qui en plus de ça vont de façon assumée en contradiction et relègue au second plan toute allégation et toute preuve scientifique. Bah, il faudrait que les journalistes fassent leur travail de journaliste. Et si on se veut aller un peu plus loin, peut-être qu'on peut imaginer la la mise en place d'un d'un conseil scientifique dans les chaînes publiques et peut-être aussi enfin moi j'ai vu assez souvent quand même lorsqueil y avait quand même des des clas des cas vraiment flagrants de désinformations et peut-être que vous venez dans dans d'en citer un à ce moment-là il y avait des appels aux médiateurs de de Radio France et les gens qui faisaient appel comme médiateur de Radio France dans l'immense majorité des cas était extrêmement déçu de la réponse.

En gros, le plus souvent c'était circuler, il y a rien à voir. Et peut-être que on pourrait demander au aux médiateurs de de Radio France et des et des autres chaînes de faire un peu plus de travail et de de distribuer des des mauvais points lorsque lorsqueil y a besoin. Qu et vous êtes du coup de l'Association française d'information scientifique.

Il y a est-ce que vous avez est-ce que vous discutez avec France Tévision, Radio France ? des comités d'éthique, on les a auditionné avec le rapporteur. Est-ce que justement il il vous demande enfin nous ça nous est arrivé hein de de dénoncer des des cas les plus flagrant à nouveau.

Je veux dire notre magazine il sort il sort tous les 3 mois donc on a un temps de réponse qui est qui est pas celui du monde médiatique. Mais par exemple typiquement l'émission sur le glyphosate qui a déjà été commentée ici, on avait fait tout un article dessus. on avait essayé de d'avoir des retours euh de de la part des des journalistes et euh et les journalistes était restés droit dans leur bottes, voir assez insultants à à notre égard alors qu'ils étaient clairement dans l'erreur quoi à mon avis.

Pas d'échange donc il y a pas d'échange donc on a il y a pas des on a pas réussi on a pas réussi à avoir des échanges institutionnels. En tout cas pas des échanges cordiaux comme il aurait fallu quoi. D'accord.

Madame Bosner, je voulais y réagir. Oui, je pense que il il est temps qu'on ait une réflexion quand même beaucoup plus large en tant que société hors du monde médiatique mais aussi dès l'école sur euh le le tournant que nous avons pris euh depuis un certain nombre d'années euh dans le sillage du post-modernisme. En fait, la science, c'est qu'une manière de comprendre le monde pour mieux le maîtriser.

La science c'est une méthode. On ne peut pas lui demander de servir une morale. Or, de plus en plus, c'est abordé et également par des journalistes comme devant servir une morale.

Donc du coup, si euh la finalité ne me convient pas, ben je vais écarter cette science et puis je vais plutôt choisir cette étude parce qu'elle elle convient à la morale que je peux servir. Ça n'est pas possible de faire ça. Et là, moi, je suis inquiète parce que par exemple, dans la plupart des médias, une charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique, je sais pas si vous vous rappelez de ça, a été présenté comme une grande avancée.

C'est formidable parce que on va faire on fait de la morale, on va servir la bonne cause. Or, cette charte, c'était le c'était le début d'une réelle dérive. Je vais vous lire l'article 5 de cette charte. questionner le modèle de croissance et ses acteurs économiques, financiers et politiques et leur rôle décisif dans la crise écologique.

C'est une charte politique où on vous dit vous vous engagez en tant que journaliste à désinformer en en tordant l'information si elle sert un intérêt économique puisque il a été désigné comme capitaliste et pas bon pour l'environnement. C'est un truc complètement dingue et des rédactions du service public ont signé comme un seul homme cette charte de la désinformation. C'est grave, c'est anormal.

Les journalistes doivent répondre à une seule charte qui est la charte de Munich dont l'article 1er est respecter la vérité queles qu'en puissent être les conséquences et ce en raison du droit que le public a de la connaître. À la fin, le public doit être informé de manière à pouvoir voter en conscience, mais c'est lui et lui seul qui décide ce pourquoi il vote en fonction des faits qu'on lui aura apporté. Et la dérive actuelle, service public et ailleurs, est de vouloir en faire une morale et un outil pour influencer les votes, ça n'est pas acceptable.

Merci. Vous y avez une réaction madame ? Oui.

Alors euh peut-être pour répondre sur les solutions, il y a il y a il y a deux sujets. Il y a le temps court, c'est-à-dire l'information aux 20h où euh là il y a eu à une période des grands journalistes scientifiques qui étaient médiateurs et et qui avait la confiance du public et qui décryptait une information. Aujourd'hui, c'est grand médiateur, hein, vous parliez de Michel Chevalet tout à l'heure, je me souviens de François Decloset, n'existe plus sur les services publics.

Je pense que c'est ça serait utile parce que ce sont des gens qui sont rodés justement à la méthodologie scientifique, au biais et qui ont la confiance du public. Ça c'est le temps court, le temps long. Il nous semble que travailler sur un processus qui permet au service public d'identifier ce qu'est un expert.

Un expert, c'est pas quelqu'un qui se décide expert, c'est pas quelqu'un qui est capable de parler de tout, c'est quelqu'un qui est reconnu par ses pères, par la communauté scientifique. Ça serait très important d'avoir aussi des processus de validation des contenus. Moi, j'ai été surprise de voir parfois de dans des mêmes documentaires des reportages extrêmement de qualité sur certains domaines et tout d'un coup qui dérivaient sur la biodynamie, sur voilà des des des choses totalement ésotériques.

On se demandait comment le même journaliste avait pu faire quelque chose de très scientifique et tout d'un coup de parler de choses absolument euh non validées. Et donc je crois qu'il va falloir à partir du moment où on délègue justement à des producteurs un certain nombre de contenus d'être en capacité quand même de les pouvoir les critiquer à un moment donné. J'ai envie de dire ça ne concerne pas que le service public.

Moi, je considère que cette cette ce processus de validation scientifique par des experts reconnus et je parle de l'Académie des Sciences par exemple euh serait utile dans toutes les les chaînes d'information. renforcer la formation scientifique des journalistes y compris généralistes hein pour qu'ils comprennent la différence entre une corrélation et une causalité pour qu'il connaissent que c'est un biais par exemple définir des standards clairs pour dire ce qui relève de l'incertitude c'est-à-dire du temps de la recherche ou la connaissance se construit de ce qui relève de fait avérer avec un niveau de preuve suffisant. Voilà.

Donc il y a il y a vraiment aujourd'hui tout un tas de choses qui pourraient être faites et je dois dire que le service public français n'est pas meilleur ou pire que les autres services. On a vraiment fait la revue de la littérature. Ce type de validation de contenu n'existe dans aucun pays aujourd'hui.

Merci. Alors les je donnerai par après monsieur comme ça. [grognement] Oui.

Concernant le cas que vous évoquez le reportage qui fait état d'un certain biais tel que raconté ici puisque je ne le connais pas. Euh je pense qu'il y a un sujet concernant la représentation des experts dans les rédactions et la manière dont ils sont amenés à participer à la création des contenus dès leur conception. Euh au sein de l'audiovisuel public, il y a certaines certaines initiatives qui vont en ce sens.

J'ai parlé tout à l'heure du journal Météo Climat qui permet de tous les jours mettre à l'antenne la parole de certains scientifiques. Il faut savoir qu'ils ont été impliqués dès la conception de ce temps de programme dans la définition des lignes directrices et notamment l'aspect interactif de la séquence puisque ça permet aux téléspectateurs chaque jour d'interagir avec les scientifiques qui sont sur le plateau et de répondre à leurs questions. Donc des initiatives qui vont dans le sens sont à saluer.

Il y a aussi des chartes d'engagement qui ont été pris. Alors madame Vosner en a cité une qui était une charte transverse qui a été signée par euh des centaines de journalistes en France. Il faut savoir que l'audiovisuel public ne l'a pas signé.

Elle a travaillé à sa propre charte euh qui a ses propres engagements, donc en totale indépendance et autonomie par rapport à cette initiative que certains ont plus qualifiés de militantes. Euh dans cette charte, en revanche, il y a quand même des points sur lesquels c'est important de revenir. Il y a par exemple la question de la transversalité, de la couverture des questions environnementales.

La transversalité, c'est un sujet qui permet de parler d'environnement de manière directe frontale, c'està-dire de documenter les évolutions scientifiques, mais aussi de couvrir les questions environnemental de manière à en parler dans les rubriques économie, éducation, politique, santé. Et c'est quelque chose qui est perçu comme vertueux d'un point de vue élargissement des audiences qui ont un intérêt à ces sujets et documentation du phénomène. Dans cette charte, il y a aussi la notion de pédagogie et de formation initiale et continue.

Il faut savoir qu'aujourd'hui dans les cursus de journalisme, il n'y a pas de de formation obligatoire au long cours sur les questions environnementales et ça pourrait aussi permettre d'édulcorer certains biais qui peuvent être perçus dans la conception de certains contenus et que on diagnostique aussi de notre côté. Il y a aussi la question de l'investigation et c'est le point que madame Vosner citait sur la question du modèle de croissance. L'intitulé de la phrase précise, c'est enquêter sur les origines des bouleversements en cours.

Ça fait écho à l'importance d'investir dans des contenus d'investigation qui vont à la racine des problèmes qui permettent de mettre en évidence certaines nouvelles nouvelles preuves qui pourraient mettre certains scandales sanitaires, environnemental, controverse sur le devant de la scène et c'est le cas de l'audiovis public. Par exemple, l'émission Vert de Rage a permis de d'informer certaines enquêtes de justice et ça ça a été considéré par la communauté journalistique comme si vertueux que le journaliste a été récompensé d'un prix de journalisme scientifique. Donc tout ce type d'engagement est selon nous à mettre en en lumière et le l'audiovisuel public pour l'instant est assez en avance par rapport au reste du marché.

Merci beaucoup monsieur Dorugi. Vous vouliez réagir ? Oui, répondre à votre question concernant, bon nous ne sommes pas journalistes, donc nous ne sommes pas là pour dire comment les journalistes devraient travailler.

En revanche, par rapport à l'audiovisuel public, moi je rappelle que en tant que citoyen, par ailleurs ancien parlementaire, je j'attends davantage de l'audiovisuel public que d'une chaîne privée. Je rappelle d'ailleurs renversement de l'histoire que c'est on doit à la gauche et à François Mitteran d'avoir libéralisé les médias et que Canal Plus existe par exemple et ensuite d'avoir aussi institutionnalisé les radios libres et cetera mais et c'est très bien et c'est très bien et la première chose pourquoi je dis ça c'est le pluralisme. Le pluralisme des points de vue à l'intérieur même de l'audiovisuel public.

Or, c'est évident que sur de très nombreux sujets, l'écologie en éteint, l'économie, le les questions d'immigration, de sécurité, il y a des invités, des personnes présentées comme experts qui souvent ont eux-mêmes des engagements politiques. Ça n'est pas mentionné. Je crois que vous avez reçu médiia citoyen qui a souvent relevé que des personnes présentées comme expertes sont en fait des gens qui sont par ailleurs ont des engagements politiques.

C'est leur droit. Mais il faut le préciser aux téléspectateurs ou à l'auditeur. Moi, j'entends souvent sur des antennes publiques par exemple présenter les gens de Greenpeace comme des experts sur l'énergie.

Non, ce sont des militants et c'est leur droit. Mais il ne faut pas se tromper dans la présentation. Quand je parle de pluralisme, soyons précis, nous avons interviewé dans notre chaîne et si l'économie sauvait l'écologie Bruno Améduri qui est un chercheur spécialiste d'épiface.

Il a été un jour interrogé par France I pour le journal de 20h. Manifestement, comme son point de vue n'allait pas dans le sens qui était de dire comme l'a dit Geraldine Vner, scandale, danger, alarmisme, catastrophisme, son interview n'est jamais passé. Quand je parle de pluralisme, voilà de quoi je parle.

Deuxième point, la capacité à avoir un droit de réponse. Ça n'est pas normal. Moi, je vais vous donner un exemple concret qui fait référence à vos travaux.

Le 17 décembre dernier, vous avez auditionné 6000 veveilles. Elle a dit qu'il y avait 5600 personnes interviewées chaque mois sur les antennes de Radio France. Bon, je pense qu'on mélange quand même l'invité politique avec le représentant de l'association locale qui vient parler de sa fête de quartier he parce que 5600 invités quand même, c'est pas 5600 experts sur les questions économiques, sociales, écologiques et ainsi de suite.

Mais très bien. Moi, je lui ai je l'ai interpellé via le réseau social X. mon poste a été vu plus de 60000 fois.

Donc je pense qu'elle a eu le moyen de le savoir en lui disant bah voilà ça tombe bien. Moi j'ai été mis en cause. J'ai été accusé dans une émission de France interre la tête la terre au carré d'ailleurs lapsus révélateur cette émission a changé de nom.

Elle s'appelait la tête au carré c'était une émission scientifique. Elle est devenue la terre au carré c'est devenu une émission militante. Il le revendique.

C'est quand même un problème que l'écologie sur France Inter soit traitée de cette façon. On m'accuse de désinformation. C'est une accusation grave sur l'écologie. sur la base d'un article Vers le de vers le média qui est en fait plutôt le média des vers.

Mais passons euh ce euh ce média avait à l'époque une chronique régulière dans cette émission. J'ai demandé un droit de réponse d'abord sur le répondeur téléphonique de cette émission. Je n'ai jamais eu de réponse.

J'ai fait cette interpellation à Sibilveille, je n'ai jamais eu de réponse. Les droits de réponse, ça fait partie de normalement ce qui est de l'ordre des obligations journalistiques. Et on fait un dernier point, donner la parole aux scientifiques.

Et qu'on ne me dise pas que les émissions n'ont pas le temps, pas les moyens, je pense que vous l'avez démontré, vous avez des documents qui la testent. Les budgets et tant mieux d'ailleurs consacrés à des émissions comme Cach euh euh envoyé spécial euh ou euh euh complément d'enquête sont des budgets importants pour chaque reportage. Les gens, moi j'ai rencontré certains de leurs journalistes, parfois ils travaillent un an sur un sujet.

Donc ils ont largement le temps de donner la parole aux scientifiques. Je peux vous donner un exemple. Envoyé spécial ou cache investigation, je ne sais plus.

Mais c'est Élise Luca a fait une émission sur les SUV. 2 heures d'émission, pas un seul scientifique. En revanche, les gens de WWF, de l'association WWF sont présentés comme des experts.

Or, qu'est-ce qu'on apprend quand on va regarder sur le les comptes sur les réseaux sociaux WWF ? WWF fait à ce moment-là une campagne avec un objet politique qui est de taxer les publicités pour les SUV. Voilà.

Et ça n'est évidemment pas dit aux téléspectateurs qui regardent l'émission. Voilà. Moi, je pense et puis quand je parle de pluralisme et je finirai là-dessus, et bien il n'est pas normal que à France Télévision tout soit concentré pour l'investigation et notamment sur les sujets écologiques entre les mains d'une seule personne, hein, c'est-à-dire Élise Luis.

Et je vous le dis, c'est un élément que je verse à vos à votre rapport. J'ai interpellé un jour quand j'étais ministre la présidente de France Télévision Delphine Ernote et je lui dis il y a quand même un problème sur le traitement de l'écologie dans les émissions d'Élise Luis. Je pourrais donner des exemples sur la voiture électrique qui sont absolument scandaleux euh et qui ont fait un des dégâts considérables en terme de désinformation et elle me dit Elise Lu est intouchable.

Euh elle est une icône et elle fait de l'audience. Et donc ce n'est pas un raisonnement digne de l'audiovisuel public car en l'occurrence nous ne sommes pas justement sur une chaîne privée qui cherche à draîner le maximum d'audience mais qui doit chercher à défendre l' et je le dis monsieur le président et monsieur le rapporteur c'est important par rapport à votre sujet. J'avais rencontré Delphine Arnut à plusieurs reprises en 2017 et 2018 car à l'époque le président de la République avait tenu des propos dans une rencontre avec des parlementaires qui avaient ensuite été rapporté où il aurait il aurait dit c'est la honte de la République hein.

Vous voyez que c'est un vieux sujet et moi je ne partageais pas ce point de vue. J'étais pourtant un soutien du président de la République et j'avais tenu à dire à à Delphine Arnod que je ne partageais pas ce point de vue mais que c'est pas pour cette raison-là queon ne devait pas revisiter un certain nombre de choses. Je constate 7 ou 8 ans après que rien n'a changé malheureusement.

Merci beaucoup madame Soudet pour 2 minutes. Merci monsieur le président. C'est intéressant de faire une table ronde sur la question de l'information scientifique.

Par contre, je me demande pourquoi on a invité trois personnes qui ont plutôt la tendance à raconter n'importe quoi. Je m'explique. Euh monsieur de Rugie, vous avez dit tout à l'heure que vous ne compreniez pas pourquoi Marion Cotillard avait été interrogé sur la filière bois.

Mais moi je me demande du coup quelle est votre légitimité vous à vous exprimer aujourd'hui. Votre chaîne YouTube c'est une usine à désinformation. En 2025 vous avez encore publié des vidéos pour minimiser l'impact des pifac et de l'acétamide.

Ce que vos anciens compagnons de route eux-mêmes n'ont pas compris. Madame Busin, vous êtes donc à la tête d'un sing évidence qui serait à même de lutter contre les fake news. Pourtant vous êtes celle qui a racon qui avait raconté en fait absolument n'importe quoi pendant la période Covid.

Un peu [grognement] de respect s'il vous plaît pour les personnes qu'on auditionne. On a eu ces échanges à plusieurs reprises. Euh pendant la commission sénat commission sénatoriale, vous avez également menti sur la question du traitement des données de santé et de l'appel d'offre qui n'avait pas manifestement été donné.

Euh et madame Vossenner, vous parlez de enfin de vouloir lutter contre une lecture complotiste et antiscience. Euh alors vous alors même que vous niez toutes les informations scientifiques relatives à la loi du plan et à la citamride, vous avez dit d'ailleurs que l'accetamipride n'est pas cancée. Pour moi, c'est une approche militante, simplement pas une approche militante comme d'autres, mais c'est une approche militante.

Et euh je pense que quand vous parlez de la charte de Munique, il faudrait peut-être effectivement la respecter de votre côté aussi. Euh alors moi je ma question en fait finalement va surtout être orientée vers madame Busin et monsieur de Rugie dans la mesure où vous avez été en contact avec de nombreux lobby au temps où vous étiez ministre. Monsieur Drugier et madame Busan, avez-vous été influencé voire payé par ces derniers pour répondre ces fausses informations et pour favoriser certaines entreprises telles que Microsoft ?

Bon soudain, c'est aller au bout de votre propos. Je dis juste que on peut avoir des désaccords politiques et c'est vos droits au regard du parti auquel vous appartenez et des partis auquels appartenu au en tout cas au regard des engagements de monsieur d'origine même Busin d'avoir des des oppositions mais gardons quand même un minimum de de respect entre nous. Je pense que c'est c'est important de dire qu'il raconte n'importe quoi dans une commission d'enquête.

Voilà. Bon personne ne se permettrait de dire cela de vous ou d'autres députés. Donc voilà, je dis juste soyons soyons respectueux.

Non, j'ai jamais dit que vous disiez n'importe quoi. Maintenant, il arrive que des députés disent n'importe quoi. Je parle sur votre contrôle, monsieur le président de souhaite laisser à madame Souet ses propos tranciers auxquels je ne vais pas répondre évidemment parce que c'est de l'ordre de la diffamation.

Ça fait très longtemps que je me pose la question de porter plainte contre madame Souet qui m'attaque depuis des années sur Twitter avec des relans d'antisémitisme. Donc ça ne m'étonne pas venant de vous que les questions soient exactement sur ce thème de euh discrédit de la parole publique. J'ai travaillé toute ma vie pour le service public.

Je n'ai jamais touché d'argent du moindre lobby. C'est absolument diffamatoire madame. Et je vous demande d'arrêter ces propos que ce soit ici en commission ou que ce soit sur les réseaux sociaux.

Vous arrêtez de vous de de de diffamer. Voilà. Voilà.

En tout cas, c'est vrai que même vous avez insinué que peut-être il y aurait de l'argent de lobby versé à une ministre. Elle vous a répondu. Je pense qu'au mo et et on va bon réglerez vos voilà je vous laisserai voir ça entre vous.

Monsieur Drugier. Oui. Alors, d'abord la légitimité à être auditionnée.

Madame la députée, moi j'ai répondu à une invitation enfin qui est une convocation d'ailleurs parce que si j'y métais soustrait, vous auriez pu faire marcher la force publique. Et voyez-vous, madame la députée, quand j'étais président de l'Assemblée nationale, une commission d'enquête voulait auditionner le grand patron d'une entreprise de l'agroalimentaire, monsieur Beignier, pour ne pas le nommer, du groupe Lactalis. Et celui-ci nous avait envoyé un courrier d'avocat en disant que comme il y avait une procédure judiciaire, il ne voulait pas être auditionné.

Vous le savez sans doute qu'il y a en effet une règle qui dit que normalement on ne doit pas faire de commission d'enquête sur un sujet qui fait l'objet d'une procédure judiciaire. Mais depuis longtemps, on a considéré queon pouvait séparer les enquêtes judiciaires des commissions d'enquête parlementaire. Et bien, je lui ai rappelé la règle, voyez-vous, madame, et euh je lui ai rappelé que la force publique pourrait le contraindre et il est venu et les députés de l'époque qui n'étaient pas de ma sensibilité m'ont remercié euh de ma fermeté.

Euh par ailleurs, moi je ne ferai pas état de mon CV comme on dit, mais il se trouve que je suis engagé pour l'écologie depuis que je suis au lycée. Vous pouvez aller vérifier hein, c'était une association d'antse de défense de l'environnement euh et je suis euh né à Nant et j'ai je m'y suis inscrit à 16 ans puis ensuite dans un mouvement politique à 17 ans et demi pour l'écologie et je n'ai jamais arrêté depuis j'ai exercé quelques fonctions qui le montrent. Mais je vais vous répondre sur un point clair, net et précis.

Vous avez dit que quand j'étais ministre, j'avais été au contact des lobby. Alors, d'abord, je reconnais bien là la lecture sur l'écologie. Alors, vous n'êtes pas la seule à penser ça et c'est également parfois propagé et diffusé de façon insidieuse par un certain nombre d'émissions.

Et c'est grave et d'autres l'ont dit avant moi, que ce soit Agè Busin ou Géraldine Wner, il y a des rels complotistes avec l'idée que en matière d'écologie, les politiques ne font rien et d'ailleurs, ils ne font rien parce qu'ils sont à la sol de des lobis. Voilà, l'équation, elle est très rapide à exprimer et c'est une sentence qui est aux yeux de beaucoup de Français malheureusement valable et c'est dramatique parce que l'action publique, on peut vérifier hein si on l'a fait, on l'a pas fait. Je vais vous donner un exemple concret.

Quand j'étais ministre de la transition écologique et solidaire, je représentais le gouvernement français à une négociation européenne sur les émissions de CO2 des voitures pour 10 ans. Donc c'est pas un petit sujet. Nous avons reçu à l'initiative du président de la République à l'Élysée lors d'un dîner.

Vous pouvez aller vérifier cit public tous les grands patrons de l'automobile européenne. Ah, nous étions donc sous la pression des lobbyes. Le président de l'association des constructeurs automobiles européens était à l'époque monsieur Carlos Tavares qui était à l'époque PDG de Peugeot PSA, hein, Peugeot Société et ce n'était pas encore Stéantis à l'époque. et il était vend debout lui en tant que patron d'une entreprise automobile et en tant que président de l'association des constructeurs européen de l'automobile contre la position que nous défendions qui était de baisser les émissions de CO2 en 10 ans de 40 % et la position de son association était de 20 % maximum.

Position défendue par le gouvernement allemand de madame Merkel dans laquelle il y avait des ministres socio-démocrates de l'écologie. J'ai été euh à Bruxelles, enfin à Luxembourg en l'occurrence défendre cette position. J'ai bien fait redire et au président de la République et au premier ministre de l'époque Édouard Philippe que c'était la position de la France.

J'ai travaillé avant hein parce que ça se fait pas comme ça. Il suffit pas d'aller à une réunion. Donc j'ai appelé tous mes homologues européens qui étaient susceptibles de nous soutenir.

Nous étions à l'époque considérés comme chef de fil des pays ambitieux et pour cause - 40 % contre l'Allemagne - 20 %. Et ça s'est fini à - 37,5. Alors, on vous pouvez dire c'est c'est dommage parce que c'est pas autant que moin 40 %.

Je peux vous dire que les patrons de l'automobile n'étaient pas contents. Le patron de Volkswagen a dit à madame Merkel, vous aurez 100000 emplois de moins en Allemagne dans l'automobile. Et vous voyez tous les débats que nous avons aujourd'hui.

Donc voilà, moi ce que j'ai fait. Oui. Donc oui, j'ai rencontré les lobbyes.

Bien sûr que quand on est ministre, on rencontre les lobbyes. J'en ai vu beaucoup d'autres he des entreprises publiques qui font du lobbing beaucoup plus puissant que des entreprises privées parfois. Et et c'est pas pour ça qu'on ne mène pas des bras de fer et qu'on ne prend pas un certain nombre de décisions comme vous le faites aussi à l'Assemblée comme je l'ai fait euh pendant 14 ans où j'ai été député.

Merci monsieur du Rigi. Je laisse madame Vossner que je suis pas payé par Microsoft. Aussi je tiens à dire parce que madame Souet a laissé entendre que j'ai été payé par Microsoft.

Je ne suis pas payé par Microsoft ni par aucun par aucun autre groupe industriel. Par ailleurs je fais l'objet d'une déclaration à la H TVP en tant que vice-président de la région pays de la Loire. Vous pourrez aller voir mes intérêt à la acheter madame Bur, monsieur de Rugie d'avoir pu répondre aux interpellations voire aux diffamations.

Donc vous avez fait l'objet madame Vosner. Non, moi je trouve intéressant parce que on a on a toujours des mêmes choses fausses qui sont présentées par comme comme des vérités et surtout en fait une une incompréhension de ce qu'est la science, de ce que sont les données toxicologiques, de ce qu'est encore une fois le la science, c'est ce qui explique le mieux une situation à un instant t. C'est évolutif.

C'est une méthodologie et ça ne peut pas être comme ça un objet de débat. Alors oui, je respecte la charte de Munique et la la charte de Munique m'impose de dire la vérité et la vérité bah c'est que il est pas possible aujourd'hui de nourrir la planète avec une agriculture 100 % biologique. La vérité c'est que les OGM ne sont pas dangereux pour la santé que l'acétamie ne cause pas de cancer. euh les traces de canyon par injection non plus euh que le nombre de cancers pédiatriques n'explose pas, il est stable depuis 20 ans que le nucléaire est avec l'hydraulique la source d'énergie la plus décarbonée euh qui soit.

Voilà, ça ce sont des vérités. Vous pouvez en tant que politique ne pas être d'accord. Prenez une autre politique.

Vous pouvez souhaiter être anticapitaliste, c'est parfaitement correct. Vous pouvez souhaiter la la mort des grandes multinationales euh qu'on nit pas de centrale nucléaire parce que ça euh ça permet de de promouvoir un un système économique qui vous déplaît. Oui, mais on n' pas le droit de le faire en mentant aux gens, en leur faisant peur, en leur disant qu'ils vont attraper un cancer si on passe cette loi du plomb.

C'est juste parce que ça n'est pas vrai. Je n'y peux rien. Donc je sais que vous aimez également m'accuser très souvent d'être dans les mains de des lobby de la gros business.

C'est pas grave, tant pis, j'en j'en prendrai mon parti mais on est obligé de dire la vérité. Et donc la cétamiride non ne cause pas le cancer. Et je vais vers demain une interview, une grande interview du patron de l'FSA.

Il vous expliquera ça de façon parfaitement scientifique. Très bien. Comme ça, on pourra la lire dans dans le point, j'imagine.

Monsieur rapporteur. Merci monsieur le président. Peut-être une question qui s'adresse à vous représentant de l'association de l'ONG Quota Climat.

Je voudrais revenir notamment sur l'identification en 3 mois de pas moins de 128 désinformations climatiques. Une information d'ailleurs, une étude qui a été repris le Sinexenso par Radio France qui s'appuyait d'ailleurs sur l'intelligence artificielle. Juste avant, on a eu une autre un autre organisme, un institut l'Institut Thomas Mor qui fait des études pour voir à quel point l'audiovisuel public respecte son obligation de pluralisme et se base sur l'intelligence artificielle et Radio France a dénoncé ces méthodesl.

Donc j'ai l'impression que dans un cas le vôtre, l'intelligence artificielle est louée par AOF et ne n'est absolument pas les conclusions de cette étude ne sont pas mis en cause mais dans d'autres cas ça l'it. Je voudrais revenir sur quelques points de de cette étude. Euh selon votre votre organisation, il y a un certain nombre de sources de désinformation principale.

Je vais vous les citer, ce sont vos termes. Dans les sources de désinformation principales, il y a par exemple les énergies renouvelables variables font exploser le prix de l'électricité. Première source de désinformation selon vous.

Deuxième, les énergies renouvelables sont inefficaces et inutiles en raison de leur intermittence. 3è en France la production nucléaire suffit à répondre aux besoins en énergie et grâce elle le mix électrique ou énergétique est déjà décarboné. Donc vous les présenter comme des sources de désinformation.

Bon je je suis pas un expert scientifique mais j'ai pas l'impression que ce soit des sources principales de désinformation. En tout cas ça se discute et je pense que des experts pourraient vous dire pourquoi par exemple le prix au kilow le coût variable des énergies renouvelables, c'est le moins cher de tous. leur intermittence ben peut conduire aussi notre pays à importer de l'électricité de l'étranger.

Peut aussi imposer, demander à ce qu'on recourt notamment est-ce qu'on est recours à des centrales à charbon. C'est aussi comme ça que fonctionne le marché européen de de l'électricité. C'est des situations qui n'ont rien de fictif.

Ça a été le cas par exemple à l'hiver 2021 et 2022. Notre parc nucléaire était largement disponible. les réserves hydrauliques étaient aussi trop basses et donc c'est pas les énergies renouvelables et intermittentes françaises qui ont permis d'assurer le le tampon. euh ça a été euh les centrales à charbon polonaises.

Vous voyez dans ce que vous citez comme de la désinformation en fait, il y a eu un cas assez récent hiver 2021-2022 où on a rapporté euh [grognement] euh de depuis les les centrales à Charbon Polonais. Donc encore une fois, je vois que vos conclusions quand même discutables ont été relayées sans mise à distance, sans regard critique par l'audiovisuel public. Est-ce que, pardon si ma ma question est un peu longue, mais est-ce qu'il ne faudrait pas pour ce type d'étude avoir euh un regard scientifique sur les chaînes de l'audiovisuel public pour bien faire la différence entre l'engagement militant et la vérité scientifique, surtout quand ça s'adresse sur des sujets complexes qu'on peut pas décrypter, nous français à des millions d'auditeurs.

Je vous remercie pour votre question [raclement de gorge] et je vais répondre à tous les différents aspects. notamment il y a le premier sur la comparaison avec l'étude de l'Institut [grognement] Thomas Mor si je si je sur la méthode ouais sur la méthode de l'IA peut-être sur la méthode parce que la réaction de Radio France est différente d'un côté pour être précis non non mais je moi je dis juste pour c qui m'écoute parce que parfois il y a de la confusion je veux être précis même vis du rapporteur Radio France a réagi comme groupe comme entreprise à l'institut Thomas Mor vous c'est une émission de France culture donc c'est voilà c'est pas exactement le même niveau de de réaction je veux être précis c'est pas l'entreprise Radio France qui a réagi à votre étude. Vous avez été invité dans une émission ?

Non non mais je juste préciser ce cadre. Maintenant je vous laisse répondre à la question du rapporteur. C'est un point intéressant.

Donc je rappelle la méthodologie de la détection. Bon, déjà, je rappelle qu'on parle de désinformation en l'espèce climatique, d'accord, pas environnemental parce que cette étude se concentre strict au sens sur les sujets climatiques à la fois le consensus scientifique sur l'existence changement climatique, son origine humaine, sa gravité et l'action climatique rentre dans le périmètre de cette étude en matière d'action climatique toutes les solutions mentionnées par le groupe 3 mais toutes les solutions sans biais de cadrage initial. C'est il y a pas de sujet de on va regarder que ce qui se passe sur le renouvelable ou on va regarder que ce qui se passe sur le nucléaire, on va regarder que ce qui est positif sur les renouvelables ou négatif sur les renouvelles et vic vera sur le nucléaire.

Le point de départ de la définition dans ce rapport, c'est vraiment de se dire on se concentre sur la désinformation en matière donc euh sciences climatiques et action climatique, quelle que soit la position qui est défendue. Quelle que soit la position qui est défendue. Bon, différence euh quand même assez euh significative avec l'étude de l'Institut de Massmort.

En fait, rien n'est fait par LIA dans cette partie qualification de la désinformation climatique. Comment se passe en fait ces choses ? Donc première étape simplement donc on a les flux, ce qu'on appelle audiovisuel, les flux c'est tout ce qui se dit en gros dans les programmes d'information que je mentionnais tout à l'heure.

Première étape, est-ce qu'on parle de climat ou pas ? Ça, bon, on peut débattre de la méthodologie mais ce sont des choses assez simples sur la base d'un dictionnaire de mots clés établi avec un comité d'expert, il y a 2000 mots, c'est très très large histoire de juste dire est-ce qu'on parle de climat ou pas ? OK.

Deuxième étape, il y a effectivement un modèle d'IA qui a été entraîné à détecter si on est à risque d'être de la mise information climatique ou non. Ce modèle n'est que là pour éviter d'observer l'entièreté de l'univers à la main et de vider le Sahara avec un D à coudre. Donc cette elle permet de réduire en fait le champ d'analyse.

Ensuite quelle est cette troisème étape ? Et c'est capital dans ma réponse. La troisème étape elle est absolument pas faite par Cot Climat.

Elle est faite par une association qui s'appelle Science Feedback qui est une association de fact checking qui respecte les standards déontologiques à la fois européen, le European Facthecking Standard Network et à la fois internationaux International Facthecking Network. Et en gros, les profils types ce sont soit eux-mêmes des scientifiques, soit des journalistes scientifiques. Tous sont complètement rodés à les méthodes scientifiques.

Et donc qu'est-ce qui se passe méthodologiquement ? Chacun des cas un par un est vérifié à la main. Pas il n'y a qui décide de ce qui est vrai et de c'est faux.

Heureusement pas d'ailleurs parce qu'on aurait vraiment un problème démocratique très fort s'il y a des idées de la vérité ou non. Donc chacun des cas est vérifié manuellement à la main. En revanche, dans ces cas, il peut y avoir des choses différentes et je dois reconnaître que à la fin tout s'appelle nombre de cas de mes informations climatiques.

Peut y avoir des choses différentes. Il y a ce qui est factuellement faux, vérifiablement faux. Nier l'existence du changement climatique, c'est vérifiablement faux.

Ça va à l'encontre absolue du consensus scientifique qui était rappelé tout à l'heure dans le proposiminaire. Ensuite, il y a ce qui est infondé. Infondé, c'est hyper important parce qu'en fait, c'est dire ce que vous dites est peut-être vrai, mais rien ne le prouve.

Donc en l'espèce, ça relève de l'opinion et pas du fait. Et ça c'est hyper important parce que ce que dit cette étude c'est que il y a justement cette confusion très forte entre ce qui relève des faits et ce qui relève des opinions. Ça justement pardon mais parce que ça m'intéresserait que peut-être c'est pas qu'un débat sous c'est pas le cas de la commission enquête mais par exemple madame Vosner vous a cité des cas très précis où justement on avait le sentiment et monsieur de régime Busin des exemples très concrets je voulais réagir madame Vosner mais pour aller au bout de votre logique parce qu'on a l'impression que dans votre analyse vous n'avez jamais mis en avant le fait que c'est ces ces informations infondées pouvaient aussi exister dans certaines émissions du service public vous voyez ça apparaît est-ce que ça apparaît parce que vous posez alors c'est simple c'est c'est merci c'est précieux de nous révéler votre méthode mais nous on fait une enquête sur l'audio de Donc concrètement, est-ce que vous avez 1 2 3 4 exemples pour répondre à la question du rapporteur sur le service public audiovisuel de de de manquement à aux règles méthodologiques que vous avez fixé ?

Si si bien sûr, justement c'est c'est c'est c'est précisément ce qu'il y a dans le rapport. En fait, nous ce qu'on identifie c'est que en fait la plus grosse source de désinformation et je pense que c'est structurel, ce sont les chaînes d'information en continu. Mais pour une raison assez logique et je pense que tout le monde autour de la table s'accordera à le comprendre, en fait, on prend pas le temps dans l'information continue, ni dans la production, ni dans les réactions.

En réalité, on prend pas le temps de recontextualiser, on prend pas le temps d'apporter de la nuance et on prend pas le temps de justement définir ce qui relève de l'opinion et ce qui relève du fait. Et donc effectivement quand on regarde spécifiquement les chaînes d'information en continue, on voit que on a des cas de mes informations climatiques qui sont documentés dans le rapport hein que je vous invite à aller voir et qui précisément concernne aussi France Télévision euh donc leur chaîne d'information en continu et euh donc France Info TV et France Info Radio. En revanche, comparativement aux autres chaînes d'information en continu en fait ils sont bien plus bas.

Donc oui, il y en a. Ça existe. Ça existe justement parce que on manque probablement de nuances dans ce débat simplement pour distinguer ce qui relève du fait et ce qui relève de l'opinion mais de l'opinion légitime à la rigueur.

Et vraiment on a tout à fait le droit d'être 100 % anti ENR parce qu'on veut faire un choix technique et il y a absolument pas de problème. En revanche, il faut simplement que les éléments qu'on apporte dans les médias pour soutenir cette thèse, on précise ce qui relève du fait et ce qui relève de l'opinion. Au moment où le blackout mais dans ces cas-là, pardon, je vous coupe, mais pardon, mais dans ces cas-là, je comprends pas, par exemple, quand je vous pose la question sur Hugo Clément, dans ces cas-là, il faut aussi révéler ce qui relève du militant ou du journalisme.

Et j'ai l'impression que vous êtes très prudent, vous voyez. Pourtant, j'ai j'ai regardé parce que je je commence à devenir comme le rapporteur, c'est ça qui est dangereux, mais j'ai j'ai regardé vos réseaux sociaux et j'ai vu par exemple que vous commentiez sur LinkedIn une émission d'Hugo Clément en disant formidable, l'interview a été menée de manière incisive et cetera. Donc ça vous est arrivé de juger, vous m'avez dit tout à l'heure, non, nous on regarde pas Hugo Clément, ça vous est arrivé sur vos propres réseaux sociaux de saluer des émissions qui qu'il présentaient.

Donc voilà. Bon, je je vais je vais laisser madame Vosner vous répondre mais vous savez c'est pas des petites questions. C'estàd que pour aller au bout de votre logique, ce qui fait la distinction entre une opinion et une information, c'est justement le statut de la personne qui aimait cette opinion ou cette information.

Si la personne est un militant, c'est pas la même chose que s'il est un journaliste. Et donc cette question, elle est quand même fondamentale. Je vous ai interrogé sur Hugo Clément par exemple, il fait un travail important.

Personne ne ne enf tout le monde reconnaît son travail. La question c'est est-ce qu'il fait un travail de militant ou est-ce qu'il fait un travail de journalisme ? Et justement ça rejoint votre méthodologie.

Voilà, je finis juste ma réponse sur ce point la réponse mais sur sur le front, j'ai juste précisé que c'était pas le scope d'analyse de l'observatoire et donc simplement ça ne passe pas dans cette méthodologie spécifiquement qui vient ensuite nourrir ce rapport. Mais moi, je suis tout à fait d'accord sur l'idée que si quelque chose et d'ailleurs dans les cas qu'on observe euh certains peuvent être en désaccord avec ce qu'on peut penser que nous on pense d'ailleurs. Et à nouveau, l'objectif de cette méthodologie, c'est d'être suffisamment carré, robuste pour services de base pour dire "OK, en fait, on fait une confusion forte entre ce qui relève du fait et de l'opinion." Et il est urgent de se mettre d'accord au moins sur le constat pour débattre légitimement des solutions en matière énergétique, pour débattre légitimement du rôle du nucléaire, du rôle des renouvelables, du de du rythme d'électrification.

Est-ce que ça va assez vite pour que ça valle le coup de redévelopper desires et cetera ? Tout ça est un débat légitime et qu'il est nécessaire d'avoir. Simplement, évitons de cristalliser autour d'opinion une pensée en disant ça devient du fait parce que ça vient essé dans l'opinion.

Quand je pense au soir du blackout en Espagne où à la seconde même et pour le coup ça c'était sur France info à la seconde même on a des pseudo experts autoproclamés qui disent c'est dû au c'est du au il va y avoir 3 mois d'investigation peut-être et vous avez le droit de dire peut-être que ça sera dû au mais présentez-le tel quel. compris ? Et du coup pour conclure, est-ce que pour vous Hugo Clément justement c'est du militantisme ou c'est du journalisme ?

C'est juste important parce c'est pas du tout pour le cibler lui. Il se trouve qu'aujourd'hui c'est quand on regarde les personnes qui informment les Français sur le service public, sur les questions de science, c'est sans doute l'un des plus visibles, l'un des plus médiatiques. Donc de savoir s'il a un statut à vos à vos yeux de militantisme ou de journalisme, ça me paraît quand même important.

Voilà. Et encore une fois libre à France Télévision de donner de l'antenne à des militants. À partir du moment où il y a un pluralisme et une diversité de points de vue et de courant.

Mais je pense que pour rétablir la confiance des Français dans les médias publics comme privés, la question de d'être clair et transparent sur d'où l'on parle, [raclement de gorge] quel est le statut avec lequel on s'exprime ? Et c'est pour ça qu' le rapporteur, on a d'ailleurs montré plusieurs exemples. Le rapporteur, on a montré plusieurs de de de et vous l'avez dit, monsieur De Rugi, où on ne dit pas les engagements politiques des personnes qu'on interroge et ça contribue à fragiliser le lien de confiance entre les français.

Je vous laisse répondre en un mot et après je savoir madame Vosner qui a été très patiente. Sur le sujet d'Hugo Clément, il est assez clair que Hugo Clément est transparent sur ses convictions personnelles, sur ses réseaux sociaux, sur les personnes qui l'invitent, sur les sujets sur lesquels il prend position. il fait étalage de sa vie personnelle sur son compte Instagram, il y a pas de doute sur ses convictions personnelles.

Mais la question que vous posez, c'est est-ce que dans le cadre de la production de l'information euh qu'il réalise, ses convictions transparaissent partiellement sur les sujets qu'il traitent ? Mais est-ce que le fait de traiter d'environnement est un sujet militant ? En fait, je pense qu'on concorde tous autour de cette table ronde pour dire que le sujet environnemental mérite d'être couvert par les médias français.

Est-ce que dans le contradictoire qu'il opère, ses convictions transparaissent ? En fait, il pose des questions qui reposent sur des sur des faits avérés et sur le sujet que vous que vous soulignez sur le poste qu'on a fait récemment, c'est ce qu'on soulligne, c'est le fait que dans le cadre du contradictoire, souvent il manque une dimension de profondeur et que lui ne lâche pas le morceau. Et sur le le sujet que le rapporteur évoquait sur le cas en particulier, je crois qui était cité qui faisait écho à l'infographie qui est au sein de notre rapport, c'est une infographie de narratif.

C'est à distinguer les cas. Dans notre méthodologie, les cas et les narratives sont différents. Les cas, ce sont des cas verbatives, c'est-à-dire que cas par cas, on va, comme Jean l'a expliqué, euh fact checker par euh le fact checker scientifique qui nous accompagne et en parallèle de ça, on va regrouper euh clusteriser si on veut les cas sous des messages généraux.

Et c'est ces messages généraux qu'on va retrouver sur l'infographie. En revanche, les messages généraux ne sont pas au cas par cas des cas de mes informations et donc ce serait erroné de les ressortir de leur contexte et de dire appliquer à tel cas de figure, c'est un message qui n'est pas de la désinformation. Merci beaucoup madame Bosner.

Je trouve toute cette partie intéressante parce qu'on est vraiment au cœur du du sujet. On a ici une association avec des des représentants qui parlent avec des éléments de langage qu'il ne maîtrisent pas. Enfin, vous [rires] vous c'est c'est impressionnant.

Vous mettez vous alignez des mots qui sont creux, qui ne veulent strictement rien dire. Non, mais c'est c'est alors je reprends simplement la liste que vous avez vous-même établi de ce que vous identifiez comme des fausses information. Vous pointez comme fausse information des choses vraies.

Et je me souviens très bien dans dans les médias, l'occasion de la sortie de votre dernier rapport, vous aviez traité de désinformation quelqu'un qui avait dit "Aujourd'hui, le 100 % d'électricité renouvelable n'est pas possible." Vous aviez dit fake news. D'ailleurs, la preuve c'est que en Californie, pendant 90 jours d'affilé, euh ça a été une électricité 100 % en renouvelable.

Or, la vérité c'est qu'en Californie, c'était 3 à 4 minutes par jour pendant 90 jours. Donc en fait vous vous êtes de ces ONG qui par idéologie, par bien militant produis de la désinformation alors que vous prétendez les corriger. Je pense pour en revenir à des choses un petit peu raisonnables que entre professionnel de l'information, politique et et scientifique, je veux dire des ONG qui s'autointitulent expert, il y en a des dizaines et enfin c'est c'est pas nécessaire de recourir à des algorithmes pour pour faire bien son travail. typiquement euh sur le l'identification des scientifiques, des experts.

Ça c'est ça me semble des pistes très intéressantes. Et [grognement] euh par exemple, en tant que journaliste euh on a quelque chose qui est magnifique en France qui sont les sociétés savantes. Euh par exemple, on a beaucoup parlé dans le débat public des retenus de substitution, des fameuses mégabassines.

On a énormément invité sur les antennes du service public les personnages violents des soulèvements de la terre qui ont ensuite été condamnés par la justice. On a invité des hydrogéologues militants qui avaient un agenda. personne, je le sais parce que je les ai contacté, personne jamais n'a contacté la société française des hydrogéologues.

Elle existe, ils ont plus d'une centaine d'experts. Et ce qui est super, c'est qu'en plus, ils vont avoir des spécialistes qui qui qui ont des connaissances fines juste sur le contexte pédoclimatique du sujet qu'on voudra traiter. Donc je pense que c'est une habitude ça que qui peut être poussé dans les médias publics et autres d'ailleurs parce que c'est c'est vraiment j'aime pas pointer juste l'audiovisuel public, c'est tout le monde.

Mais autres il y a il y a des sociétés savantes qui sont neutres qui vont vraiment parler de sciences et pourquoi ne pas faire appel à elle. Alors, je sais que c'est peut-être moins sexy euh qu'un qu'un militant qui va avoir le le coup de la punchline, euh qui va éventuellement parler de scandale, mais euh mais c'est ce qu'on doit aussi à notre public, une information neutre et fiable. Je vais vous laisser répondre moi juste monsieur Bron ça m'intéresse parce que nous ce qui enfin je pense que ce qui compte c'est que chacun puisse avoir la parole par là dans l' duel public c'estàd qu'il y a un pluralisme de de de points de vue et donc bien sûr que votre ONG votre association elle peut avoir une expression dans ces médias là et rendre compte des travaux que vous menez mais ce qui m'interpelle c'est est-ce que le pluralisme dans l'information scientifique est respecté ?

Ma question monsieur Bron est-ce que vous êtes invité vous sur le duel public ? Pourquoi je vous pose la question ? pense que madem Morel vous avez été invité et tant mieux à la sortie de votre rapport dans deux ou trois émissions de de Radio France, je crois euh la fabrique de l'information sur France Culture, Zoom Zoom Zen et j'ai pas eu le sentiment en écoutant les émissions que le contradictoire était parfaitement respecté.

J'ai pas eu l'impression qu'il y a des invités, vous allez peut-être me contredire ma morale ma Morelle qui dans l'émission qui s'intéressait à la désinformation scientifique des personnes dans le panel de gens qui étaient invités avec vous vous apportaient la contradiction. J'ai l'impression que en écoutant les deux émissions, tout le monde était d'accord à peu près. Or, on voit là que les points de vue sont quand même très différents.

Et est-ce que monsieur Bron, vous avez vous êtes Oui, bien sûr, je vous laisse rebondir, monsieur rapporteur, est-ce que vous êtes invité ou avez été invité euh à ces émissions là ? J'ai été j'ai été invité allez-y pardon j'ai été invité effectivement à plusieurs émissions sur les services publics. Je je rappelle que le mon domaine strict de compétence c'est le climat et j'ai commencé par dire au début que sur le climat je trouvais que l'information était assez bonne.

Donc j'ai pas j'ai pas à me plaindre sur ce sujet précis des des intervenants. Maintenant j'ai j'ai un autre sujet de de prédilection qui est un petit peu en dehors de mon domaine de professionnel strict. C'est tout ce qui concerne l'énergie et le l'énergie en général et le nucléaire en particulier.

Et là, j'ai constaté qu'il y avait beaucoup plus de bêtis sur le service public et je constatais que [raclement de gorge] assez systématiquement les personnes invitées, c'étaient des plutôt des militants antinucléaires et que la pluralité n'était pas respectée. Et juste ma moral, je laisse sur rapport poser une question. Vous avez le sentiment que dans ces émissions là, il y avait la contradiction qui peut y avoir aujourd'hui ?

Je me permets d'élargir un petit peu vu que les propos concernaient directement nos travaux sur le sur le sujet de la rigueur scientifique de ce qu'on propose, on a des comités scientifiques qui entourent nos méthodes. Il y a un comité scientifique au sein de l'observatoire des médiations l'écologique est composé de cette personne. Chez COTA Climat, nous avons également un comité scientifique qui est composé d'écologues, de climatologues qui sont reconnus de la profession et même pour certains membres du GC.

Je pense que c'est intéressant de de contraster les attaques dont on fait l'objet sur ce type de rapport avec la rigueur scientifique sous-jacente. On s'entoure systématiquement dans le cadre de ces de ces études de propos scientifiques. Et c'est également le cas pour tout ce qu'on dit dans le rapport que vous avez cité en introduction.

Science Feedback est piloté par un climatologue. Voilà. Donc c'est c'est ce n'est pas nous qui estampillons au cas par cas et je pense que Jean l'a bien expliqué les cas de mes informations.

On se contente d'en faire le relais et la promotion. Ensuite, pour répondre sur votre question du contradictoire, est-ce qu'on peut être par c'est une question rapporteur une dernière question est-ce que enfin ou plusieurs s'il souhaitent mais et est-ce qu'on peut être moi ce qui m'interpelle et j'ai posé la même question tout à l'heure Institute Thomas Mor c'està-dire que des acteurs de la société civile commencent à créer des observatoires, des médias, se posent finalement comme des acteurs totalement neutres qui viendraient de manière absolument objective s'intéresser à la manière dont les médias publics traitent du pluralisme de l'information. Ça c'est pour l'instas mort vous sur la question de de l'écologie or et peut-être que je me trompe mais j'ai le sentiment et c'est tout à fait votre droit que vous êtes engagé que vous avez des convictions et et en fait ce qui me dérange mais mais voilà c'est en même temps un commentaire une question pardon mais c'est que [grognement] quand émerge dans ces associations ces ONG des observatoires qui se veulent totalement neutres et objectifs ça me pose question parce qu'ensuite vos études elles sont prises comme des études scientifiques.

C'est le cas de l'Institut Thomas Mor, c'est le cas de votre part. Je compare pas les sujets mais et mais et ça ça me pose une question parce qu'on a le sentiment que c'est pas tout à fait le lieu au sein de vos associations de créer des observatoires, des médias. Vous voyez, c'est c'est alors que vous êtes une association vous-même engagée.

Donc c'est ça qui me pose question, mais peut-être que je me trompe et je laisse ensuite le rapporteur. Après tout, pourquoi pas que seul rôle de la société civile de lancer un observatoire, on lui prête la crédibilité qu'on le souhaite. Nous, on adorerait que ce soit un observatoire institutionnalisé, c'est quelque chose qu'on défend, que ce soit raccroché par exemple à LINA, à l'Arcom, au ministère de la recherche si on le souhaite.

C'est quelque chose qu'on défend et que d'autres de vos collègues députés défendent également. Donc avec grand plaisir pour en discuter davantage. Euh ensuite, je pense que il y a la question encore une fois de quel est le rôle en démocratie des ONG pour porter des sujets ?

Bien sûr que nous avons le droit d'être engagés sur des thématiques, mais la question c'est sous quel sous-jacent sur quelle base et le plus que possible on tend à nous entourer de scientifique ? Je vous remercie cette proposition parce que je remets pas en cause engagement mais d'ailleurs c'était aussi l'invit Thomas Mor quoi vous rejoignez de dire c'est en fait à l'ARCOM aussi peut-être de faire ce travail là et et de d'avoir aussi des éléments très précis sur la manière dont l'information scientifique est traitée dans l'audiovisuel, la manière dont le pluralisme est respecté. C'est très bien qu'il y ait peut-être des lanceurs d'alerte, c'est votre cas et cetera.

Mais je pense qu'à un moment donné, c'est difficile de garantir à chaque instant l'objectivité et c'est vrai que ça me voilà ça ça m'interpelle ces observatoires ici ou là dans des associations qui sont elles-mêmes engagées et heureusement que la société civile continue de porter des engagements et qu'on puisse avoir la contradiction et et c'est le cas ici. Monsieur le rapporteur, je vous laisse conclure. Merci monsieur le président.

Effectivement, ce qui m'interpelle également dans le prolongement des questions de du président, dans dans le prolongement aussi des remarques de de madame Vosner, c'est que j'ai appris par exemple le mois dernier une réunion avait été organisée à l'Élysée par monsieur Faraco qui est ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques. Et cette réunion avait notamment pour objet de positionner clo climat votre organisation, votre association engagée. ne le renz pas comme référente dans la lutte contre, je cite, contre les désinformations sur le climat dans les médias.

Euh bon, est-ce que au fond c'est vraiment le rôle de l'Élysée, c'est le rôle du président de la République de choisir des ONG comme point de référence, comme arbitre alors que certaines en plus sont contestées. La vôtre est contestée, il y a un contradictoire et c'est parfaitement normal. Moi, ça m'interpelle.

On a eu la même discussion par exemple sur une autre association RSF qui avait d'ailleurs ému beaucoup de Français sur la labellisation des médias. Là, on a exactement la même chose en plus sur des faits scientifiques, des faits qui sont assez sensibles. Qu'est-ce que vous en pensez ?

Et est-ce que vous pouvez nous confirmer la tenue de cette réunion qui avait notamment cette cet objectif ? Cette réunion, elle a bien eu lieu le 26 février dernier. Donc c'était une réunion qui était composée principalement de scientifiques et de représentants de l'État.

Cota Clima n'a pas été positionné comme référent sur les questions de désinformation climatique. On a simplement été auditionné au côté principalement encore une fois de scientifiques et de quelques représentants de la société civile sur la meilleure manière d'adresser le problème de la désinformation climatique. Que vous étiez invité vous monsieur Brayon.

Je n'ai pas été invité à cet événement particulier pour pour j'ai eu la liste j'ai la liste des participants. Il y avait très peu de scientifiques en réalité mais c'est d'ailleurs des personnes des scientifiques présents à cette réunion qui se sont émus de la teneur des propos qui qui étaient rapportés. Rapporteur est-ce que vous pourriez nous faire parvenir cette cette liste ?

Oui, je le peux. Merci à monsieur. Je veux quand même me dire parce que il faut être factuel tout à l'heure les représentants de cô climat Jean excusez-moi Sauv je n'arrive pas voilà souvent excusez-moi je n'arrive pas à lire votre nom a dit mais nous on ne s'intéresse qu'au climat en l'espèce sur Oui oui.

Alors, il suffit quand même de d'aller regarder votre fil LinkedIn sur lequel vous êtes très actif, hein, l'association, il y a une publication qui date d'il y a 6h et porte pas du tout sur le climat, par exemple, hein. Pas du tout. Il y a une publication qui fait l'éloge il y a une semaine du journal l'humanité de sa une sur l'idée que les pesticides, c'est la une du journal l'humanité pesticides pollue marqué en gros de campagne.

Et dans le cadre des élections municipales, des gens se en Gironde là en l'occurrence donc c'est la la filière viticole qui est mise en en évidemment en accusation. Vous avez également un article contre Rachid Adati, un article contre Pierre Édouard Sterrain, un article contre monsieur Boloré qui casserait le cordon sanitaire contre l'extrême droite en Belgique. Enfin, personnellement, je ne vois pas le lien avec le climat et par ailleurs donc ça voilà.

Donc il faut quand même que vous portiez à la connaissance notamment de vos financeurs hein qui sont nombreux et vous avez eu la chance et tant mieux pour vous. Ce ce n'est pas le cas de l'association que je préside et qui permet d'avoir la chaîne YouTube que que je fais avec Laurent le Sage, d'avoir des des financements dès votre création quasiment très important de plusieurs centaines de milliers d'euros que vous avez ces engagements-là qui n'ont rien à voir avec le climat. He ça je pense qu'il faut quand même le dire.

Par ailleurs, vous avez mis en cause récemment également sur votre compte LinkedIn une tribune dont je suis signataire contre l'instrumentalisation du cancer. Et là, on revient à notre sujet parce que c'est quelque chose qui est très présent sur les antennes de Radio France et de France Télévision. L'idée que la principale cause du cancer aujourd'hui, c'est la la pollution, les pesticides notamment.

Bon, la science, les les les médecins, les spécialistes, la société française du cancer dit de façon factuelle quelles sont les principales causes du cancer. Et ça reste malheureusement voilà l'alcoolisme, le tabagisme, l'obésité et les sédentarité, l'absence d'exercice enfin de d'activité physique et sportive. Voilà les quatre causes principales du cancer et en plus les facteurs génétiques qu'on ne maîtrise pas encore très bien mais la science nous permet d'avancer énormément sur ces sujets.

Et vous vous avez critiqué cette tribune en disant que c'était scandaleux de simplement remettre en cause l'idée que et vous avez aussi mis en cause le magazine Lepoint qui a accueilli cette tribune que c'était scandaleux de de de simplement remettre les choses en perspective. Cette tribune était signée d'ailleurs principalement par des médecins. C'est quand même un problème de de vous positionner comme juge et vous l'avez fait par rapport aux antenne publ de ce qui est bien ou pas bien sur le climat alors qu'en fait vous avez manifestement un projet politique, c'est votre droit qui n'a rien à voir avec le climat.

Merci monsieur deig. C'est effectivement une question importante simplement pour préciser. Bon je crois pas que ce soit une commission d'enquête dont l'objet soit côte à climat.

Donc pour ramener à notre sujet et simplement ce que j'ai mentionné l'observatoire des médias sur l'écologie a un périmètre. Nous en sommes une des associations euh condatrices et coporteuses, d'accord ? Parmi euh h il y en a huit au total donc parmi euh c autres.

Et donc [grognement] mon point sur le climat spécifiquement, c'est que ce rapport sur la désinformation se concentre exclusivement sur le sujet climat comme défini initialement. Voilà. Voilà.

C'est pas une commission d'enquête sur vous, mais vous voyez c'est c'est très important je pense dans ce grand moment dans ce grand moment de confusion généralisé hein quand même qui explique en partie la défiance des des Français vis-à-vis des des médias d'être totalement transparent d'ù on parlait tout à l'heure. J'ai demandé à l'insulte Thomas Mor étaient financés par qui, s'ils avaient un projet politique parce que aujourd'hui ils ont publié plusieurs études sur le duel public et des études qui sont reprises qui ensuite ont de l'échoolque de l'écon médiatique. Vous-même votre étude, votre observatoire des médias, l'étude où vous avez mené à un écho médiatique, à un écoolitique peut donner lieu ensuite à à des conséquences.

Or et et c'est votre droit, on le voit, vous pouvez pas le nier. Vous avez des engagements, on regarde vos enfin pardon euh soyons tout à fait honnête, vous effectiv je vais pas faire la liste de tout ce que François de Rugie vient vient de dire, mais quand on regarde votre fil de LinkedIn, on voit bien que vous avez des engagements politiques. Je veux dire, je vois pas pourquoi vous avez pas être Vincent Boloré hier, ça rien à voir avec le climat.

Enfin, pardon, vous faites un tweet hier ou un message sur la sur la commission d'enquête et l'audition de de Vincent Bolloré. Je vois pas très bien le rapport avec l'information scientifique et le climat. Donc je dis juste et on va en conclure là, je remets pas du tout en cause votre travail euh euh et et le le droit que vous avez comme acteur associé civique non mais à vous engager.

Je remets pas en cause le travail de l'institut massor dans sa comment dire dans sa possibilité de s'engager. qui nous interpelle. Je pense qu'à moi ce qui m'interpelle c'est quand il y a des initiatives qui se veulent des observatoires neutres, objectifs, impartiaux qui viennent ensuite donner une analyse qui donne lieu à des reprises politiques et médiatiques et qui elles aussi établissent des sortes de vérités sur la manière dont la science est est mise en œuvre dans l'audel public dont la manière pour d'autres quelque chose qui n'est pas vous d'autres acteurs de la société civile qu'on a auditionné qui nous expliquent de manière très objective impartiale voilà comment le l'au duel public respecte ces exigence de puralisme.

Voilà, je pense que on a posé une vraie question. Vous l'avez dit vous-même. Finalement, la conclusion c'est qu'on a besoin d'un régulateur indépendant, totalement indépendant.

Ça c'est il y aura sans doute des propositions du rapporteur en en ce sens, mais qu'on a besoin d'un acteur dont on peut garantir à chaque instant l'objectivité, l'impartialité, la neutralité. Voilà. Et encore une fois, je remets pas du tout en cause votre engagement.

Ce qui nous pose question ici, c'est quand vous créez un observatoire qui se veut totalement indépendant, objectif et impartial, alors vous-même vous avez un engagement politique. VO C'était juste ça, je pense le le débat que nous avions euh et encore une fois, je veux être très clair ici qu' a des acteurs de la société civile qui s'engagent, des jeunes comme vous qui portient un combat politique, c'est tant mieux parce que notre pays se meurt aussi du manque d'engagement. Donc personne va vous contester votre engagement.

Voilà. Et simplement là-dessus, c'est le rôle dans ces observatoires des comités d'experts qui relisent les méthodologies et qui viennent documenter les biais parce qu'il y a toujours un bia. Produire une donnée implique un biais.

Un biais dans le choix du graphique qu'on va faire. On va pas rouvrir le débat mais voilà. Et donc simplement c'est le rôle aussi de ces comités d'experts.

C'est pour ça qu'ils sont demandés dès le point de départ quand il y a un financement de dire entourez-vous. En tout cas, je voulais vous remercier d'avoir répondu à notre invitation, remercier nos deux anciens ministres, présents de l'Assemblée, monsieur Bréon, monsieur le porte-parole, même Vosner, les deux représentants de cô climat et puis remercier le rapporteur avec lequel on a construit cette table ronde qui me semblait utile et et précieuse et donc merci merci à vous tous d'y avoir participé.