"On était tous en communion" : ce diacre de Reims a distribué l'hostie pendant la messe géante du pape Léon XIV à Paris
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'ils étaient conformes à vos attentes ?
- 0:25OuverteRéponse directe
Et au niveau des émotions, est-ce que c'était conforme ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Vous vous étiez à l'extérieur, jusqu'où est-ce que vous avez pu l'approcher au plus près ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Est-ce que pendant ces deux jours, il y a une image, un moment qui vous a particulièrement marqué ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Vous, vous avez eu un rôle particulier pendant cette messe samedi ?
- 2:56OuverteRéponse directe
À combien de personnes vous avez distribué l'hostie, vous diriez, à la louche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45InvitéFait
« Là, on l'a fait tous ensemble, donc c'est un moment très marquant de prier ce qu'on prie d'habitude tout seul, ensemble. »
- 1:59InvitéFait
« On n'était pas venu voir une star, on était vraiment en communion tous. »
- 3:00InvitéChiffre
« Oh, les pataines, elles devaient être à peu près de 200 hosties. »
- 3:33InvitéFait
« Alors, ça dépend de qui on parle. Si on parle des chrétiens, il y a toujours la même ferveur. »
- 4:35InvitéChiffre
« ils étaient 7. »
- 4:59InvitéFait
« Et le pape, d'ailleurs, a appelé l'ensemble de la France à faire du nettoyage un peu partout. »
Temps de parole
- Invité62 %
- Présentateur36 %
≈ 13,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Colin Lepoutre,
c
'est deux jours à Paris pour la visite du pape, est-ce qu'ils étaient conformes à vos attentes ?
Oui, c'était un peu éprouvant puisqu'on est allé vendredi, je suis revenu à Reims et on est reparti le lendemain avec la paroisse. C'était un peu éprouvant à cause de la chaleur, de la marche, parce que les bus nous déposent très loin et il faut marcher. C'est pour ça qu'on a limité les personnes qui voulaient venir parce qu'il fallait marcher beaucoup.
Et au niveau des émotions, est-ce que c'était conforme, est-ce que vous imaginez ressentir ?
Oui, alors je me disais quand même, on va voir le pape, bon le pape on l'a déjà vu à la télé, on l'a déjà vu dans les journaux, on a même lu ses écrits, donc c'est pas une apparition comme une apparition mariale dont on parlait tout à l'heure,
mais
on était tous ensemble autour de lui, avec lui, et c'était vraiment un moment de joie et de ferveur de pouvoir notamment rencontrer d'autres diacres de tous les diocèses de France, et puis les religieux, les religieuses. Moi j'étais mal placé, j'étais sur le parvis de la cathédrale, donc je ne le voyais que sur les écrans.
Donc ça c'était pendant la célébration des Vepres, une messe réservée aux clergés, donc Léon XIV était dans Notre-Dame de Paris, vous vous étiez à l'extérieur, jusqu'où est-ce que vous avez pu l'approcher au plus près
?
Oh, une dizaine de mètres ! J'ai même essayé de faire une photo en passant au-dessus de tout le monde, et puis il y
a
quelqu'un qui a mis son portable, juste devant le visage du pape, donc j'ai une magnifique photo de portable.
Bon, ça restera gravé, en tout cas dans votre mémoire. Est-ce que pendant ces deux jours, il y a une image, un moment qui vous a particulièrement marqué ?
Alors déjà, les Vepres, le vendredi, c'est une prière que les prêtres, les diacres, les moines, etc. font tous les jours, ou sont censés le faire tous les jours, quand ils peuvent. Là, on l'a fait tous ensemble, donc c'est un moment très marquant de prier ce qu'on prie d'habitude tout seul, ensemble. Et puis ce qui m'a marqué, c'est surtout la ferveur et la joie qu'il y
avait
sur place. On n'était pas venu voir une star, on était vraiment en communion tous. Et quand on entendait le pape arriver longtemps à l'avance, même sur les Champs-Elysées, parce qu'on entendait la clameur de la foule.
Donc quand vous parlez de ferveur, vous parlez de celle aussi du grand public, évidemment très très nombreux pour la messe géante organisée le samedi sur les Champs-Elysées. Vous, vous avez eu un rôle particulier pendant cette messe samedi ?
Oui,
oui,
alors on avait surtout le droit de ne pas trop bouger au début. Et puis on est venu nous chercher quand on avait remis nos aubes et nos étolles. étolles offertes d'ailleurs par l'organisation. On est venu nous chercher avant la fin de la consécration pour pouvoir aller chercher les hosties. Et on était affublés de quelqu'un avec un parapluie pour qu'on nous repère. Et lui savait où on allait pour distribuer la communion. C'était très très bien organisé. C'était impressionnant de voir qu'on a pu donner la communion à autant de gens en si peu de temps.
À combien de personnes vous avez distribué l'hostie, vous diriez, à la louche
? Oh, les pataines, elles devaient être à peu près de 200 hosties.
Oui, donc vous
avez
couru partout,
on imagine
? Ah non, non, non, on était à un point fixe.
Ah
oui, d'accord, c'est les fidèles qui venaient vers vous.
C
'est les fidèles
qui venaient vers
nous, oui.
Et Jean-Lin Lepoutre, ce n
'est
pas la première fois que vous assistez à la venue d'un pape en France. Il y a 30 ans, vous étiez là pour le séjour de Jean-Paul II. Est-ce que vous diriez que la ferveur populaire dont vous venez de nous parler est toujours aussi grande ? Ou est-ce qu'il y
a
quand même un changement d'époque entre aujourd'hui et il y a 30 ans
?
Alors, ça dépend de qui on parle. Si on parle des chrétiens, il y a toujours la même ferveur. On est toujours très heureux d'accueillir le pape. Il y a 30 ans, j'étais dans la rue à Reims pour voir passer le pape, parce qu'ensuite j'allais à la cathédrale. Et dans la rue, il y avait des gens croyants, pas croyants, des curieuses. Et on discutait tous entre nous. Moi, je n'étais pas pape au latre. J'étais venu voir un peu en curieux quand il allait passer là. Et on a beaucoup discuté.
C
'est vraiment l'avantage de ces grands rassemblements, c'est qu'on discute avant l'arrivée du pape. Parce qu'on attend beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Il faut de la patience pour pouvoir l'apercevoir. Alors, parmi les moments forts de la visite de Léon XIV, il y a eu la rencontre hier avec 7 victimes de pédocriminalités au sein de l'Église. 7, c'est un nombre qui a été dénoncé comme étant trop petit par d'autres victimes. Mais celles qui ont été reçues se sont senties écoutées. Elles ont expliqué que le pape avait dit que l'Église avait encore énormément de travail à faire sur le sujet. Est-ce que ce moment-là, ces paroles-là, elles peuvent être un tournant, d'après vous
? Oui,
ils étaient 7. Finalement, s'ils étaient une centaine, c'est le pape qui aurait parlé. Là, à 7, ils ont pu parler avec le pape et dialoguer. C'était beaucoup plus important. Ils ont parlé peut-être au nom des autres. Mais de toutes les façons, on a enfin mis une grande place à l'écoute dans l'Église. On a eu le courage, nos évêques ont eu le courage de mettre en place ça. On est en train de faire du nettoyage, comme on pourrait dire, dans l'Église. C'est bien. Et le pape, d'ailleurs, a appelé l'ensemble de la France à faire du nettoyage un peu partout. Parce qu'il n
'y a
pas des pédophiles que dans l'Église, bien entendu. Donc, ce serait bien que tout le monde balaye devant sa porte. Et puis qu'on puisse nettoyer un peu ce problème. Parce que c'est les enfants qui souffrent.
Et
le pape qui est donc en route pour Metz. Vous n'avez pas de regrets de ne
pas
y être à Metz ? Ce n
'est
pas très loin de Reims ? Vous auriez pu faire l'aller-retour ?
On ne peut pas être partout. Et puis, j'ai une famille, j'ai une épouse. Il faut quand même que je reste sur place.
Mais vous allez suivre à distance, peut-être
? Bien sûr, oui, je vais suivre à distance.
Merci beaucoup, Jean-Lin Lepoutre, diacre à la paroisse Saint-André de Reims, d'avoir été avec nous ce matin. Le pape qui a donc décollé, si je ne dis pas de bêtises, direction Metz.
Il est dans les airs.
Vers 9h30. Merci beaucoup, bonne journée à vous.