Usul - Entretien #19 - Raphaël Arnault de la Jeune Garde Lyon - C'est quoi les antifas ?
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Et ça y est, nous sommes en ligne, toujours un peu brutal quand on démarre les streams, parce qu'avant il faut connecter les gens, tu cliques là, non non, il faut mettre la lumière, il faut mettre des écouteurs et tout. Bon, en gros, bonsoir, bonsoir tout le monde, bonsoir à tous, bonsoir à toutes, on va démarrer, je laisse quand même 1 minute 30 secondes aux gens, avant même de te présenter, là ils te voient, ils t'entendent Raphaël, mais je vais meubler un petit peu le temps que les gens arrivent, vu qu'il n'y a pas eu trop de, là je ne sais pas s'ils sont au courant, bah tiens je vais RT le truc encore une fois avant qu'on démarre, comment on fait, tac, on RT ça. Voilà, merde je vais, hop, non je vais RT, un QRT, et je vais mettre c'est maintenant, voilà, hop, comme ça c'est un petit rappel pour le tweet des gens, on voit et on entend, je confirme, est-ce que les volumes ça va, est-ce que tu peux dire bonjour aux gens Raphaël, que je vois si les volumes ça va, bonjour à tout le monde, Eh bah on dirait même que c'est moi qui suis un poil moins fort, si il me semble bien, bon bah ça m'a l'air bon, donc bonsoir tout le monde, bonsoir camarade, il y a beaucoup de bonsoir camarade dans le chat, je ne sais pas si tu as accès au chat, tu regardes le chat en même temps ou pas toi ?
Alors là comme ça, non non mais t'emmerdes pas, t'emmerdes pas, je suis un peu une galère en tout ce qui est ordinateur tout ça, donc je te laisse gérer tout ça. T'emmerdes pas avec le chat, en plus il y a beaucoup d'invités qui disent, oula ça déconcentre, donc voilà, je serai ton référent. Alors bonsoir, alors comme d'habitude dans les entretiens je vais pas, ah vous avez vu, j'ai une cigarette électronique maintenant, bon Raphaël toi t'en fous mais moi, voilà, et ça je me dis pour les lives, c'est mieux que de fumer des clopes, donc voilà.
Bon courage au Modo en effet, alors je rappelle, puisqu'on y est, vu le sujet de ce soir, alors j'ai intitulé le stream c'est quoi les antifas, vu le sujet de ce soir, évidemment ça va modérer à la pelle, à la pelle, à la faucille et au marteau même ça va modérer. Donc c'est à dire les petits trucs, les petites réflexions, les petits trucs un peu ironiques, comme les faves savent faire, ou même si vous avez des questions un petit peu sincères, n'hésitez pas à poster d'abord questions sincères, parce que si votre question est vraiment con, genre je sais pas, un truc genre, ah les antifas ils sont quand même un peu aussi violents que les fachos, par exemple si c'est ça votre question de merde, n'hésitez pas à mettre vraies questions avant, qu'on vous dégage pas comme si on pensait que c'était de la provocation gratuite en fait. Ah bah voilà, barbure, ça c'est une bonne question, on va je pense commencer par ça.
Donc, qu'est-ce que j'avais d'autre à dire, sinon allez voir le ouvrez les guillemets d'aujourd'hui, qui est sorti aujourd'hui sur les paris sportifs, mais allez le voir après, puisque là on va passer une heure, peut-être une heure et demie, je ne sais pas, c'est la fête de la musique, peut-être que t'as envie de sortir après pour te joindre à une babtoukada, ou je ne sais quoi. Alors à Lyon, ils ont prévu des orages, du coup ça risque d'être compliqué de sortir ce soir. Bon, d'accord, tant mieux, donc on peut prendre un peu de temps.
Voilà, la bamboche, la bamboche reprend. Donc, bonsoir, bonsoir tout le monde, allez on démarre pour de vrai, on démarre pour de vrai, et je fais les présentations. Bonsoir tout le monde, bienvenue pour cet entretien, et merci d'être passé.
Aujourd'hui on va parler d'antifascisme, et on va essayer d'en parler un petit peu concrètement, parce qu'il me semble que la saison s'y prête, il me semble que ça commence à devenir quelque chose d'un peu urgent, de penser ces questions-là, y compris en termes d'occupation des villes, de qu'est-ce qui se passe dans nos villes, alors je ne sais pas où vous habitez-vous, mais il se trouve que nous, par exemple, on est à Lyon, et Lyon, c'est historiquement une place forte de l'extrême droite, notamment qu'à Tautradi aussi, et donc l'Action Française avait des locaux, je ne sais pas si elle les a toujours, mais l'Action Française avait des locaux à Lyon, et puis aujourd'hui, les identitaires sont assez présents, ils ont un bar, ils ont une salle de boxe pour faire de la bagarre entre eux, mais j'imagine que le but, à terme, ce n'est pas d'en faire entre eux, j'imagine qu'il y a des débouchés pour ce genre de formation, donc voilà, si vous êtes dans une grande ville, la question peut se poser de savoir comment on gère localement les fachos, qu'est-ce qu'on fait, quoi, qu'est-ce qu'on fait ? Et c'est pour ça que ce soir, je voulais qu'on parle assez sérieusement de la question, avec le camarade Raphaël Arnaud, de la jeune gare de Lyon, et Raphaël a accepté de venir discuter avec nous, bonsoir Raphaël, voilà. Bonsoir à tous les fesses.
Je vais te présenter un petit peu brièvement, t'es un ancien, parce que c'est assez inhabituel, ça a commencé dans le chat par une première question, c'était Barbure qui demandait, mais c'est son vrai nom, il n'a pas peur ? T'es à visage découvert, t'es même à non découvert, pourquoi avoir choisi déjà d'accepter d'être visible en sachant que ça suppose un danger, c'est-à-dire que du coup tu deviens une figure identifiée à Lyon qu'un certain nombre de mecs qui traînent dans certains quartiers aimeraient bien pouvoir choper dans un coin, par exemple, c'est un risque, c'est un risque calculé, et pourquoi tu l'as pris, ce risque ? Alors déjà, je répondrais que malheureusement, ce n'est plus seulement les militants antifascistes qui sont visés par la menace de l'extrême droite, mais bien de nombreuses personnes, que ce soit en raison de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle, ou de leurs idées politiques, on va dire à gauche de façon générale, donc même toi, Usul, voilà, tu t'affiches publiquement, je pense que tu dois avoir conscience aussi du risque que tu prends.
Après, effectivement, on a fait ce choix-là aussi un peu par défaut, parce que tout simplement, j'étais une tête déjà bien mise en avant, notamment dans les cortèges, j'anime beaucoup les cortèges de la jeune gardion, avec d'autres camarades aussi, et puis on a fait ce choix-là parce que c'était trop important d'aller aussi sur la question des idées, c'est-à-dire que trop longtemps, les antifascistes ont fait un travail très intéressant, de veille, de terrain, etc., mais sans montrer véritablement les idées qu'il y a derrière, et ce qu'on défend, le modèle de société auquel on appartient, et pour nous, c'était très important enfin d'apparaître face à toutes les idées d'extrême droite, malheureusement, qui pullulent, que ce soit sur les réseaux sociaux, que ce soit sur les chaînes médiatiques bourgeoises, notamment du milliardaire Bolloré, etc. Et alors toi, ton parcours, tu dis que tu étais déjà une figure identifiée, c'est-à-dire avant de rejoindre la jeune garde, tu étais déjà dans une orga.
Alors j'ai milité à travers diverses organisations, notamment de gauche, de façon générale, qu'elles soient syndicales ou politiques, mais c'est vrai que mon cheval de bataille, notamment en étant à Lyon, ça a toujours été la question de l'extrême droite, et il nous est apparu avec diverses personnes qu'il fallait s'organiser dans une organisation qui luttait spécifiquement sur le terrain de l'extrême droite, tant de dangers étaient présents. Alors comme son nom l'indique, la jeune garde, elle est jeune, ça a été fondé il y a combien de temps ? Oui, ça a été fondé il y a combien de temps déjà, et tu l'as rejoint quand ?
Alors elle a été fondée en 2018, et en fait j'étais parmi les fondateurs, voilà, dès 2018. Donc janvier 2018, c'est l'officialisation du groupe, même si évidemment on s'était déjà retrouvé un peu auparavant pour discuter d'un projet de ce type. Alors j'imagine que le groupe se fait d'abord, bon ça doit être des gens qui traînaient déjà ensemble, ou qui se côtoyaient déjà, j'imagine dans les cortèges, ou qui se connaissaient un petit peu dans les manifs, mais putain ça y est, c'est le bordel d'être dehors là, attends je vais fermer la fenêtre parce que Lyon, c'est bien mignon, mais là ça y est, ça commence à taper sur des casseroles, ou des, ou je sais pas quoi, attends deux secondes, vous entendez le bordel là, c'est pas dans ma tête, hein ?
Désolé, petit brume. On aura chaud, on aura chaud, on aura chaud. Oh, qu'est-ce que je disais ?
C'est bien la fête de la musique là. Connerie. Donc, je disais quoi ?
Je disais, ah oui, je disais, bon au départ c'est des gens qui se connaissent entre eux, etc. Mais c'est quoi le projet particulier de la jeune garde, parce qu'il y a d'autres groupes antifa, il y a pas de, il y a d'autres groupes antifa à Lyon, mais aussi ailleurs, voilà, il y a différentes stratégies possibles. Quelle a été dès le début la stratégie de la jeune garde ?
C'est quoi le but ? Alors, pour rappel, on existe aussi à Strasbourg et à Paris. Voilà, donc à la base, c'était pas une vocation de la jeune garde à se développer sur le plan national, mais ça s'est fait de fait.
Et ce qui est intéressant avec cette organisation, c'est qu'on vient du terrain. C'est-à-dire que, véritablement, là on s'est retrouvé, c'est notamment sur la question des violences de l'extrême droite, dans un premier temps, qui a été perpétuelle, notamment à l'arrivée du Basson Social, qui est une organisation qui émane du GUD, qui heureusement a été dissoute, et on a réussi aussi à faire fermer leurs locaux depuis. Mais il faut savoir qu'à ce moment-là, en 2018, l'Obbation Social, c'est une, voire deux attaques par semaine, que ce soit dans le 5e arrondissement, ou aussi dans le 1er arrondissement, quartier dit de gauche à Lyon, qui était systématiquement visé.
Donc nous, dans un premier temps, ça a été tout simplement de recréer du lien entre nous, et de faire face à ces attaques de l'extrême droite dans la rue, mais aussi d'organiser avec, voilà, le maximum d'organisations politiques, syndicales, associations, une riposte large, unitaire. Et c'est vrai qu'il y avait un petit manque de ce côté-là à Lyon, il y avait déjà des initiatives qui étaient lancées, et tant mieux, mais on trouvait que le panel n'était pas assez large pour pouvoir répondre aux dangers de l'extrême droite. On va développer un petit peu ce danger, justement, de l'extrême droite.
Quand tu parles de deux attaques par semaine, moi, je raconte un petit peu aux gens qui ne sont pas lyonnais, je leur dis, bon, moi, ce que je vois passer, ne serait-ce que moi, ce que je vois passer sur les réseaux, c'est au moins un truc par semaine, en ce moment. Mais, bon, moi, je leur parle de démonstration de force. Aujourd'hui, c'est des mecs qui peuvent sortir à 50 pour défoncer une librairie, etc.
Mais quand tu parles de deux attaques par semaine, à l'époque, c'est des attaques de quoi ? De qui ? Ils sont combien ?
Ils font quoi ? À l'époque de Bastion Social. On revient de Bastion Social.
Bastion Social, c'était des anciens guidards qui s'étaient inspirés de Casa Pound, ce qu'avaient fait les Italiens. C'est-à-dire, pourquoi Social ? L'idée de, sous couvert, de mener un petit peu des actions de type humanitaire, mener aussi des actions de type identitaire.
Donc, dire, regardez, nous, on n'est pas que des bruts, on n'est pas que des gros faf, on va aussi donner un sandwich au SDF bien de chez nous. Et regardez, on va faire un peu du social avec le SDF bien de chez nous. Ils avaient repris le concept des Italiens.
C'est ça, si je ne me plante pas déjà, Bastion Social ? Tout à fait. Très bon résumé.
Et d'ailleurs, ils ont débuté avec une ouverture d'un squat réservé aux Blancs, selon leurs termes, voilà, aux Européens, Occidentaux. Et c'était dans le premier arrondissement, la place des Jacobins, le deuxième, je ne me souviens plus exactement. En tout cas, la place des Jacobins, ou la quartier bourgeois de Lyon.
Donc, on voit bien aussi là où ils tentent de s'implanter. Ce n'est pas dans les quartiers populaires, ce n'est pas là où il y aurait besoin justement d'une certaine solidarité. C'était dans leur zone de confort, c'est-à-dire chez la bourgeoisie lyonnaise.
Et c'est toujours là d'ailleurs où ils se sont sentis le plus à l'aise, et encore aujourd'hui. Et du coup, si tu peux revenir à ta question initiale. Oui, oui.
La question, c'était au-delà de cette vitrine, parce qu'il y avait déjà la tentative, un petit peu comme avec Génération Identitaire, d'avoir une espèce de vitrine un poil plus montrable, de communiquer un petit peu. Mais au-delà de cette vitrine, il y avait toujours ce côté occupation du terrain, occupation de la rue et coup de force. Et tu me disais qu'il y avait genre deux attaques par semaine.
Je te demandais c'était quoi comme attaque du coup, concrètement ? Oui, alors dernièrement, il y a eu les attaques assez spectaculaires d'ailleurs, qui ont beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, notamment de l'attaque de la plume noire, l'attaque sur la marche des fiertés lesbiennes, l'attaque sur la manifestation féministe aussi. Heureusement, ils n'ont pas réussi à l'aboutir, mais en tout cas la tentative d'attaque sur la manifestation féministe du 7 mars.
Effectivement, c'est des actions très spectaculaires où ils étaient au moins une cinquantaine armés à attaquer. Au moment du basson social, ils étaient tellement à l'aise, on va dire ça comme ça dans la rue, qu'ils n'avaient même plus besoin de venir à 50 et armés. C'est-à-dire que c'était des petits contingents de 5, 10 personnes qui venaient harceler les habitants et les habitantes du Vieux Lyon, qui venaient harceler les habitants et habitantes du premier arrondissement, que ce soit des agressions racistes, que ce soit des agressions sur des personnes identifiées comme étant de gauche, que ce soit des personnes issues de la communauté LGBTI.
Et oui, vraiment, c'était une noix de fois par semaine. Par exemple, moi, je viens du quartier de la Croix-Rousse. Lorsqu'on passait dans un bar, on lui disait, « Ah ouais, vous avez loupé quelque chose, les gars.
Il n'y a même pas une semaine, il y a une personne noire qui s'est fait mettre à moitié à poil et bastonner dans la rue parce qu'il y avait cinq fachos qui étaient dans la rue. » Et c'est vrai que ces personnes ne portent pas plainte systématiquement. Ce n'est pas forcément des actions qui sont médiatiques parce que ça se passe soit tard la nuit, soit les gens ne comprennent pas trop ce qui se passe, etc.
Et malheureusement, nous, en tant que militants de terrain, c'était une réalité qu'il y avait une, voire deux attaques par semaine. Il en est même sur les mouvements sociaux. Moi, j'ai commencé à vraiment, vraiment m'investir sur les questions sociales au moment de la loi travail, donc en 2016.
Il faut savoir que systématiquement, il y avait des militants d'extrême droite, soit des fois qui ont attaqué la manifestation, notamment devant la manufacture des tabacs, donc la fac Lyon 3, qui historiquement, il y a une implantation de l'extrême droite en son sein, donc qui ont attaqué de plein fond des manifestations, mais aussi, à chaque fin de manifestation, il y avait des militants d'extrême droite qui traînaient autour, soit pour intimider, soit pour agresser les militants et militantes de gauche. Pour nous, ça a été un signal d'alerte. Ce n'était plus possible que ces gens-là approchent nos mouvements sociaux, essayent de détruire nos solidarités.
Et ça a été tout simplement aussi d'inverser la peur, c'est-à-dire de dire si vous venez nous confronter et nous agresser, eh bien, on vous répondra et on vous dégagera de la sorte. Et oui, il y a eu de très bons retours de ce point de vue-là. Ça ne veut pas dire que le risque de l'extrême droite, il est terminé sur Lyon, loin de là, on l'a vu encore dernièrement.
C'est juste que c'est différent. Pour attaquer, ils vont devoir être 50. Ils vont devoir prévoir leur attaque.
Et ça va non pas être une à deux fois par semaine, mais toutes les deux, trois semaines, voire maintenant, des fois, on arrive à espacer en mois. Sur les mouvements sociaux, c'est pareil. Il a fallu un rappel assez fort de la jeune garde, mais aussi d'autres antifascistes pour les dégager du mouvement des Gilets jaunes.
Mais c'est vrai que dernièrement, ils s'écartent. C'est-à-dire qu'on ne les voit plus traîner autour des mouvements sociaux. On ne les voit plus agresser, en tout cas à Lyon, parce qu'on a mené ce travail-là depuis plusieurs années.
Et c'est une vraie belle réussite, en tout cas de ce point de vue-là. Je me souviens d'une manif, je ne sais plus ce que c'était, je crois que c'était Cheminot Retraite, je ne sais plus quoi, qui passait par Saint-Paul, parce qu'il y avait une gare à Saint-Paul, et donc il y avait des cheminots. Or, Saint-Paul, c'est leur quartier.
Et j'avoue qu'on les voyait littéralement tourner autour. Alors, ils se dissimulaient un petit peu, et on voyait qu'ils filmaient les gens présents, etc. C'est une sorte d'intimidation aussi, de dire, vous êtes chez nous, là, on va filmer les visages, et comme ça, après, on va vous reconnaître, etc.
Bon, ça, ensuite, il y a eu le mouvement des Gilets jaunes. Comment ça...
Est-ce qu'on peut revenir sur ce moment-là ? Je pense que vous avez eu pas mal de taf sur les bras. Est-ce qu'on peut revenir sur ce moment des Gilets jaunes ?
Parce que c'est vrai qu'au début, c'était un mouvement qui était confus, on va dire, politiquement, qui partait un petit peu dans tous les sens. On a vu des cortèges se dessiner, avec l'histoire du pacte de Marrakech, à Lyon, il me semble aussi. Donc, il y a eu une tentative franche et claire d'infiltration et d'appropriation du mouvement par l'extrême droite.
Comment vous avez géré ce truc-là ? Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ces semaines-là ? Oui, alors, dès les premières semaines, c'est vrai que les Gilets jaunes, on était interrogatifs sur ce que ça allait donner, parce qu'on sentait bien qu'il y avait de la colère qui s'exprimait, mais on ne savait pas trop ce que ça allait donner exactement.
Et c'est vrai que, pour le coup, dès les premiers actes, notamment à Lyon, ce n'était même pas une tentative d'infiltration, c'était carrément, ils prenaient la tête des cortèges avec des banderoles, ils s'improvisaient service d'ordre de la manifestation. Malheureusement, la plupart des Gilets jaunes n'étaient même pas au courant de qui étaient ces gens, parce qu'ils faisaient quand même attention à éviter quand même des slogans trop racistes. Ils essayaient d'axer en mode Gilets jaunes tous ensemble pour essayer de fédérer autour de ça, etc.
Et très rapidement, ils se sont mis à faire la police des Gilets jaunes en dégageant tout ce qui ne leur ressemblait pas. ou qui les gênait, attaquer des gens, etc. Et nous, c'est vrai qu'on a décidé de s'y impliquer, d'une part parce que ça répondait à une colère de notre camp social face aux attaques de la bourgeoisie qui sont perpétuelles, mais aussi en tant qu'antifascistes, parce que tout simplement, ces gens-là attaquaient des militants syndicalistes, des gens qui considéraient comme étant de gauche, alors qu'il n'y a aucune appartenance syndicale ni d'organisation politique.
Et pour nous, ça a été de la survie de les dégager de ce mouvement-là. Ça a été de la survie pour faire vivre nos idées de solidarité, aussi des questions sociales. C'est-à-dire que c'est des gens systématiquement au sein des Gilets jaunes essayaient de ramener la question de l'immigration.
Mais les gens au sein des Gilets jaunes, ils ne voulaient pas parler de ça. Ils voulaient parler du portefeuille. Ils voulaient parler de réhaussement des salaires.
Ils voulaient parler de qu'est-ce que fait le patronat qui s'enrichit depuis plusieurs années et qui essaye de nous faire payer ça. C'est ça dont les gens voulaient parler au sein des Gilets jaunes, notamment au sein de l'Assemblée générale de Lyon. Eh bien, l'extrême droite, c'est un réel danger parce qu'ils essayaient de détourner la colère comme ils le font à chaque fois pour s'attaquer aux parties les plus précarisées de notre société, notamment les sans-papiers.
Voilà. Et donc, pour nous, ça a été une histoire de survie de nos idées, mais aussi de notre physique, je dirais même, parce qu'on a engagé effectivement un véritable rapport de force et heureusement, on les a dégagés. Et notamment, il y a un acte des Gilets jaunes, il me semble, c'est l'acte 16, je ne me souviens plus exactement, mais notamment où ils ont attaqué véritablement les Gilets jaunes.
Ils étaient partis de la manifestation depuis Bellecour. Ils ont attaqué à plus de 80 militants d'extrême droite, notamment, il y avait des soutiens de Paris, des hooligans néonazis, des Zouaves Paris, etc. Il y avait tous les groupuscules de l'extrême droite lyonnais qui étaient fédérés autour de cette question, qui ont attaqué les Gilets jaunes après que la manif est partie depuis une bonne quinzaine de minutes.
On les a repoussés, non pas seulement les antifascistes, mais l'ensemble des Gilets jaunes. Il y avait juste à voir les Gilets jaunes quand on les a dégagés, le soulagement que ça a été. Les gens applaudissaient, les gens nous soutenaient, les gens scandaient contre ces militants d'extrême droite.
Donc, oui, ça a été une véritable bataille importante de ce point de vue-là sur la question de l'extrême droite. Oui, oui, je me souviens, c'est vrai que quand les fachos étaient dégagés, il y avait des fachos, enfin, oui, oui, ça gueulait des slogans de ce style-là et je crois qu'on avait rapporté justement cet événement-là, ce moment-là, on l'avait rapporté dans OLG, dans l'épisode, si vous voulez retrouver les images, l'épisode sur les identitaires justement qui était sorti en fin d'année dernière et je voulais aller où ? Ah oui, j'ai quand même quelques questions dans le chat pour essayer de...
L'idée, c'était quand même de faire tomber un petit peu quelques clichés sur les antifas et il y a des gens qui disent...
Bon, alors, c'est ce...
En relayant les éléments de langage de l'extrême droite pour le coup, ils disent que les antifas, c'est des espèces de bourgeois de Sciences Po blanc. Alors déjà, bon, toi, tu es blanc, mais est-ce que tu es de Sciences Po ou est-ce que tu es bourgeois ? Alors non, aucun des deux.
Et inversement, ce qui est assez drôle, c'est justement, c'est la rhétorique un peu de l'extrême droite. Il y a juste à voir d'où viennent ces gens-là, donc notamment Génération Identitaire qui sont implantés dans le vieux lion Montée du Change et juste au-dessus, il y a des établissements privés, catholiques, bourgeois qui s'appellent les mazaristes et les lazaristes pour ne citer qu'eux. Et effectivement, la plupart, la majorité de leurs militants et militantes viennent de ces milieux-là.
C'est-à-dire que ce n'est pas seulement la petite bourgeoisie intellectuelle comme on peut retrouver des fois à gauche, c'est vrai, c'est la bourgeoisie, voire même la noblesse, on pourrait les appeler comme ça. Je pense à notamment Marc De Cacré-Valmenier avec le nom de sa priorité, non en particulier, Marc De Cacré-Valmenier, leader des Oives Paris, ou Ligan, auteur de nombreuses attaques, notamment sur des cortèges de gilets jaunes, etc. Et bien, cette personne est issue justement de cette noblesse, de cet héritage, il semble, colonial, de familles royalistes.
Voilà, c'est ces gens-là auxquels on a à faire face. Nous, on vient humblement de notre camp social, c'est-à-dire des travailleurs et des travailleuses. On s'organise pour la défense de ce camp-là.
Et ouais, c'est d'une malhonnêteté assez folle, sachant que c'est justement leurs caractéristiques. Et puis après, sur le côté, effectivement, un milieu antifasciste blanc, c'est vrai qu'il y a des blancs, parce que nous, on est dans l'antifascisme de classe, c'est-à-dire on se revendique du camp social des travailleurs et travailleuses dans lequel il y a des blancs. Il est vrai qu'il y a une spécificité particulière sur la question de l'extrême droite qui vise systématiquement, qui organise toute sa rhétorique autour des questions racistes.
Donc effectivement, ça touche particulièrement la communauté musulmane, les juifs et les juives, les personnes noires, les personnes racisées, comme on pourrait dire. Et puis après, s'il y a des personnes qui ont des doutes sur ce que sont les antifascistes, qui viennent faire un tour dans le cortège de la jeune garde, il n'y aura pas de souci là-dessus. Voilà.
Il n'est pas dur à trouver parce que vous aviez un drapeau énorme à la dernière marche, la marche du 13 juin. Il y a des gens qui m'ont demandé en préparant cette émission, il y a des gens qui m'ont demandé tout simplement comment on vous rejoint justement ? Comment on prend contact avec la jeune garde ?
Comment on peut éventuellement ? Alors, il suffit de venir vous voir dans les cortèges, mais s'il n'y a pas de cortège ce jour-là, s'il n'y a pas de manif ? Déjà, nous, effectivement, on fonctionne beaucoup à l'humain.
C'est vrai qu'on fait face à de la violence extrême. On a besoin d'une solidarité sans faille entre nous. Donc, effectivement, on fonctionne beaucoup à l'humain, on a besoin de beaucoup de confiance.
Ça ne veut pas dire qu'on fonctionne qu'à l'affinitaire. Heureusement, on fonctionne sur des bases politiques, faire reculer l'extrême droite. On n'a pas de critères de recrutement spécifiques.
C'est-à-dire que nous, on pense sincèrement que tout le monde peut lutter contre l'extrême droite. Mais oui, après, que les gens viennent nous voir dans nos cortèges, c'est le bon moment de discuter, que les gens aussi, comme il y a des gens qui le font, qui nous contactent sur les réseaux sociaux, notamment sur la page Instagram qui est la plus active, mais aussi sur les Twitter, que ce soit nos comptes individuels avec nos porte-parole, que ce soit Maya, porte-parole de Paris, GM, porte-parole de la jeune garde Strasbourg ou moi-même, porte-parole de la jeune garde Lyon, qui n'hésite pas à nous contacter directement ou à travers aussi les pages locales sans souci et on tâchera d'y répondre au maximum. Alors, il y a Sir Mestir qui dit « ça fonctionne beaucoup à l'humain, donc ça veut dire que c'est un groupe affinitaire concrètement ».
Mais c'est-à-dire qu'il y a des risques, en fait, on ne laisse pas rentrer non plus n'importe qui dans le cercle d'infos, etc. C'est-à-dire qu'on est aussi sur un combat assez concret qui fait qu'on doit aussi être sur ses gardes pour ce qui est risque d'infiltration. C'est ça aussi que tu veux dire ?
Tout à fait. Après, sans être non plus complètement parano, il y a des risques très concrets. C'est-à-dire que l'État, à un moment, peut aussi avoir envie de jeter un œil dans nos mouvements parce qu'on dénonce aussi la politique de l'État, notamment lorsque un ministre comme Gérard Damanin vient sans cesse rappeler ses rhétoriques racistes, d'ailleurs, un milieu duquel il vient puisqu'il est issu du groupuscule royaliste antisémite, l'Action française.
Donc oui, effectivement, on est vigilant, sans être complètement parano, de même aussi des infiltrations de l'extrême droite. Ce n'est pas interdit qu'un jour, des militants et des militantes de l'extrême droite tentent de s'infiltrer à la jeune garde. Je vous assure, on est préparé à ça.
Il n'y a pas de souci. Pour l'instant, ce n'est jamais arrivé et ça n'arrivera jamais. Mais quand même, de façon générale, nous, on est ouvert aux discussions et c'est par la discussion et par l'humain qu'on arrive à faire ça sans rentrer dans un truc complètement non plus affinitaire.
On a besoin de confiance, c'est sûr, entre nous. Alors, j'ai deux questions. En fait, j'ai beaucoup de questions du chat.
Je pensais mener un peu plus l'entretien moi-même, mais je vois qu'il y a plein de questions dans le chat. A commencer par celle du camarade David Dufresne. Je ne sais pas si tu connais ce journaliste, bien sûr.
Oui, tout à fait venu d'ailleurs. Tu l'as déjà vu ? Oui, à une université d'été du NPA.
Voilà, il était venu présenter son film. Voilà, ben voilà. David Dufresne qui demande question amicale à l'invité.
D'où vient l'iconographie assez martiale de la jeune garde ? Je pense au banderole notamment. Qu'est-ce qui vous a inspiré dans le choix des symboles, des couleurs ?
C'est quoi un petit peu les sources d'inspiration ? On est d'accord que c'est une question relativement particulière, mais qui a son intérêt parce que ça dit quelque chose aussi. L'esthétique dit aussi quelque chose de l'éthique.
Qu'est-ce que vous entendez par martial du jour ? Ah ben ça, je ne sais pas. Martial, j'ai du mal un peu à le définir comme ça.
Martial, c'est guerrier, si tu veux. D'accord. Alors, déjà, on a plusieurs formes d'apparition visuelles.
Alors, effectivement, on a repris l'image notamment de Guignol. Guignol, qui est un personnage historique à Lyon, qui d'ailleurs est plutôt, voilà, contre un peu, son personnage rime un peu avec anti-autoritarisme, etc. C'est plutôt ce qu'évoque l'histoire de Guignol.
Et on a été fortement touchés lorsque Génération Identitaire a osé reprendre ce symbole qui est plutôt, on va dire, de gauche, entre guillemets. C'est vrai que ça nous a vraiment frustrés. Du coup, on a voulu tout simplement le réutiliser.
Oui, parce que Guignol, il se fait taper par le gendarme, machin. Exactement. Guignol se fait taper par le gendarme et souvent, il prend l'arme du gendarme, donc l'autodéfense.
Et voilà, c'est pour ça qu'on a Guignol, c'est vrai, avec notamment un bâton, tout simplement, en effigie. Après, nous, par contre, vous verrez aussi, notamment dans notre esthétique, qu'on fait très attention aussi à ça, parce qu'on pense qu'il y a un rôle à jouer dans ce qu'on est, dans ce qu'on veut montrer. Et voilà, donc c'est vrai qu'on fait attention à apparaître de façon esthétique, avec des jolis drapeaux, des jolis visuels.
Ça vient d'où cette...
Alors, on en a brièvement parlé, mais c'est une volonté qui me paraît assez originale, parce qu'il y a beaucoup de groupes antifa qui vont être un peu plus discrets, on va dire. Vous, au contraire, vous voulez être vu, manifestement, vous communiquez plus que d'autres ne le font. Et donc, ça vient d'où, du coup, cette stratégie ?
Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme ça ? Pourquoi avoir des porte-parole ?
D'ailleurs, vous avez un porte-parole à Lyon, vous en avez une à Paris et un autre à Strasbourg, c'est ça ? Vous parlez dans les médias, ça aussi, et à visage découvert. Donc, on en a un petit peu parlé au début, mais c'est une stratégie qui est nouvelle, ça ?
Je pense que la stratégie n'est pas nouvelle, puisque de nombreuses organisations pratiquent ça depuis longtemps. Et voilà. Par contre, effectivement, ce qui est un peu nouveau, c'est que des militants de terrain sur la question antifasciste viennent à faire ça.
Alors, ça avait déjà été le cas avant nous. Il y a plusieurs organisations qui ont déjà montré des fois des visages, montré des discours à visage découvert, etc. Ça a été une volonté du groupe, tout simplement, pour faire face aussi justement aux rhétoriques d'extrême droite.
On pensait qu'il y en avait besoin de nous montrer, parce qu'en fait, ils jouent là-dessus, l'extrême droite. Ils jouent sur le fait de… En fait, on peut dire un peu n'importe quoi sur eux parce que c'est des gens qu'on ne voit pas, qu'on ne situe pas, on n'entend pas parler. À nous, ça a été une réponse à ça, en disant, voilà, maintenant, vous nous voyez.
Osez affronter vos arguments face à ce qu'on est réellement. Et voilà, tout simplement, ça a été dans ce but-là. Après, ça a mis un peu de temps.
D'ailleurs, le système de porte-parole là est venu récemment là, parce qu'aussi, c'est une construction du groupe. C'est-à-dire que petit à petit, voilà, nous, on a un groupe, on se renouvelle. On n'hésite pas à se dire à quel moment on a pu faire des erreurs, à quel moment on pourrait progresser.
Et ça, ça a été une marge de progression, comme je le disais tout à l'heure, notamment pour répondre face aux idées d'extrême droite de façon générale. C'est vrai qu'il faut aller s'imposer, parce que la politique, on le sait, c'est une histoire aussi de rapports de force, et il faut y aller. Et les antifascistes, on a beaucoup de choses à dire au vu de la période.
Donc ouais, on a dit, allez, on y va. On a parlé un peu terrain. Là, on commence à parler un petit peu communication.
C'est un terrain dans lequel vous voulez vous investir peut-être même un peu plus, parce que Antifa, c'est pas seulement la rue. Tiens, j'ai une question un petit peu particulière. C'est MizouMizou dans le chat qui me demande, perso, le OLG sur les antifas où tu les montrais en train de ficher des types et d'aller balancer.
Tu vois, ce travail de renseignement, en gros, qui est fait aussi par les antifas, c'est aussi un travail qui est important. Il n'y a pas que le côté intimidation, le côté contrôle de la rue. Il est important, ce travail de renseignement.
Mais apparemment, MizouMizou était choqué que, par exemple, identifier des fachos et potentiellement diffuser leur identité, histoire, pourquoi pas, d'intimider leur employeur ou que ce soit connu par leur famille, tout ça. Ça aussi, c'est du travail antifasciste ? Alors, encore une fois, les personnes qui...
Alors, dans le sujet, ce n'était pas vous qui le faisiez. C'était un groupe toulousain. Ce n'était pas vous, c'était d'autres gens dans le petit sujet qu'on avait fait.
Mais c'est des méthodes ordinaires pour un groupe antifasciste tout ce qui est renseignement et éventuellement publication. Alors, c'est vrai qu'on ne s'est pas spécialisé là-dedans parce qu'on a beaucoup à faire. Après, on ne néglige pas du tout ce travail-là.
Il y a des groupes qui le font bien et très bien. Et c'est important dans le sens où, encore une fois, s'il y a des gens qui doutent de ce que peut être le danger de l'extrême droite, notamment à Lyon, je les invite à m'y faire un petit stage. C'est ce que je disais à la caméra la dernière fois sur France Info.
Mais vraiment, venez à Lyon, venez vous confronter à ces gens-là. Et en fait, de faire justement ce travail de renseignement et de, par exemple, dire, dans telle salle de sport, il y a un militant néo-nazi, ça peut permettre de protéger des gens, tout simplement. C'est une histoire d'autoprotection.
C'est-à-dire qu'il y a des gens, véritablement, c'est des plus que dangereux. C'est-à-dire que là, on est quand même dans une société où il y a des groupuscules d'extrême droite qui sont en train de préparer des attentats terroristes. On parlait à Lyon des attaques très spectaculaires, violentes et qui sont à dénoncer.
Et on combat. Mais il y a encore plus grave que ça. Et notamment dans les locaux de génération identitaire où ils parlent de se préparer à la guerre civile.
Et c'est des mots qui sont forts. Ou comme par hasard, à Lyon, il y a des mosquées qui sont visées par des incendies criminels. Il y en a eu deux cet été.
Tout à fait. Il y en a eu deux cet été. Ça, c'est un signal fort.
C'est-à-dire qu'il y a des groupes qui se préparent à ça. Et d'ailleurs, il y a eu de nombreux attentats qui ont été déjoués récemment sur le territoire français, pas que, aussi sur tout le territoire européen. Et ça, nous, on l'a en tête.
Et on ne veut pas arriver à ce drame-là. On ne veut pas arriver à un nombre d'attentats qu'on n'arrive même plus à compter tellement il y en aura. Non, non.
On veut les dénoncer avant. Et pour ça, c'est vrai, il y a du renseignement à faire sur dire, oula, ces gens-là, ils sont dangereux. Ils sont en train de vous parler de guerre civile.
Ils veulent qu'on s'entre-tue. Bah ouais, ça, c'est important. Et si on ne s'est pas spécialisé là-dedans, on remercie toutes les organisations et les personnes qui le font.
Oui, il y a tout un tas de...
Il y a des sites, si vous voulez vous informer. Il y a des cartographies aussi qui existent. C'est quoi les références La Horde ?
Tu en as même pour Lyon, spécifiquement, il y en a d'autres ? En partie, La Horde. Après, effectivement, il y a diverses organisations antifascistes, syndicales aussi, politiques, qui font ce travail-là.
Donc, ouais, il y en a très souvent et on essaye de le relayer au maximum, en tout cas. Et juste, Zul, je te coupe un petit peu parce que je viens de tilter. En fait, c'est vrai que c'est le titre un peu du Twitch et tu l'as redit souvent, les antifas.
C'est vrai que nous, c'est un truc sur lesquels on essaye de se détacher. Dans le sens, je m'explique, où nous, on s'affiche en tant que militants antifascistes. On est antifascistes.
Pourquoi est-ce qu'on ne se définit pas comme étant antifas ? Même si, bien évidemment, de fait, on peut être identifié comme étant antifas, c'est parce que, justement, il y a une subculture un peu qui a été créée dans le milieu militant antifasciste. On est antifas, voilà, c'est flou pour les gens antifas.
Alors, lorsqu'on dit antifascistes, déjà, c'est un peu plus clair. D'accord. On parle plus aux gens qui parlent de lutter contre l'extrême droite.
Ça ne peut pas dire qu'on refuse totalement ce terme. On est bien d'accord, ce n'est pas quelque chose à petit, amener un caractère un peu plus politique à cette question-là et se détacher de cette subculture antifa qui a pu être très intéressante à des moments, parfois auxquels on se réfère. Mais on essaye de créer une autre dynamique un peu plus large que seulement les antifas qui sont trop cantonnés eux-mêmes.
On essaye de s'élargir et voilà. Voilà pourquoi on essaie de se détacher aussi de ce terme-là. Moi, j'essaie d'attacher des gens qui viennent sur le stream, tu vois, parce que du coup, moi, mon boulot, c'est aussi qu'il y ait des gens qui viennent écouter.
Donc je mets c'est quoi les antifas ? Voilà. Parce que je pense que c'est le côté putaclic.
Il faut faire venir quand même des gens. Mais alors, quand on a discuté pour préparer cette discussion, entre autres, tu me disais, justement, pour te laisser poursuivre sur cette question, tu me disais que pour toi, antifa, c'est pas un projet politique. En gros, pour vous, antifa, c'est pas un projet politique.
C'est une boîte à outils. C'est un outil, l'antifascisme. Parce que à la jeune garde, il peut y avoir des gens qui viennent comme toi plutôt du NPA. ou d'autres qui viennent du mouvement syndical ou d'autres qui vont venir, je sais pas, des jeunesses communistes, voire même des insoumis.
Pourquoi pas ? Soyons fous. C'est ça un peu aussi la nuance que tu mettrais en disant on se revendique pas antifa, genre c'est notre étiquette politique.
Non, on est un groupe antifasciste dans lequel vient qui veut, y compris avec sa propre identité politique. C'est ça que tu veux dire ? Ouais.
D'ailleurs, je tiens à rappeler que la majorité des membres du groupe ne font pas partie ni d'organisations syndicales ni politiques. Même si, voilà, il y a une grande famille quand même qui est de défense de notre camp social tout simplement. C'est pour ça qu'on se revendique d'ailleurs d'un antifascisme de classe.
Et effectivement, alors, encore une fois, sur ce terme d'antifa, ouais, si jamais il y a quelqu'un dans la rue qui nous dit alors les antifas, on va pas mal le prendre. Voilà, on fait partie de notre grande famille. On va pas non plus penser que quelqu'un qui se revendique par antifa n'a pas de légitimité dans cette lutte.
Loin de là, cette personne a toute sa légitimité. Voilà. Par contre, effectivement, on a tenté et c'est pour l'instant plutôt ce qu'on arrive à faire, de créer une autre dynamique autour de l'antifascisme et de montrer que les portes sont un peu plus ouvertes que seulement le milieu antifa.
C'est vrai, des fois, par aussi précaution de sécurité, c'est fermer les portes comme on a pu le voir avec l'idée des portes par ola, de plus s'ouvrir, etc. On rentre dans la même logique, voilà, de plus s'ouvrir, de discuter, d'échanger et si possible faire un peu de notre place aussi parce qu'il y en a besoin au vu de la réalité aujourd'hui. Oui, et donc pour continuer aussi à faire tomber aussi un certain nombre de clichés, même s'il y a une partie de votre action du coup qui est tournée vers la rue aussi, dans le chat, c'est revenu un petit peu souvent la question de les femmes, il y a des femmes chez vous, quelle est la place pour des femmes ?
Alors c'est une question qui sous-entend que les femmes ne se battent pas par exemple, donc qui est déjà elle-même questionnable la question. Mais enfin, est-ce que, voilà, est-ce qu'on va dire que, est-ce qu'à la jeune garde une culture viriliste, est-ce que tu le dirais comme ça ou est-ce que c'est un faux problème ? Je ne sais pas.
Alors, ce sera un non-sujet et bon malheureusement je suis un homme donc je ne suis pas le plus à même pour répondre à cette question et d'ailleurs je t'invite à inviter une prochaine fois peut-être spécifiquement sur ce sujet-là prenne de plus en plus de place sur la question antifasciste. Alors c'est vrai que c'est un milieu principalement d'hommes, c'est une autocritique que le milieu antifasciste s'est fait à lui-même, pas seulement à la jeune garde mais de façon générale et de plus en plus on le voit pas seulement à la jeune garde mais dans toutes les organisations antifascistes il y a cette prise de conscience et il y a les femmes aussi tout simplement sans prise de conscience de la part des hommes il y a ces femmes qui s'imposent qui s'imposent en disant ouais, nous aussi on a quelque chose à apporter nous aussi on peut participer à l'autodéfense à tout dans un groupe antifasciste donc voilà je tiens à rappeler que la jeune garde pour le coup pour revenir spécifiquement sur la jeune garde les femmes de la jeune garde ont organisé un cortège antifasciste à Lyon sur la date du 7 mars en référence à la date du 8 mars voilà et c'est les femmes qui ont du groupe qui ont géré entièrement cette manifestation que ça soit sur la question de la sécurité que ça soit sur la question de l'animation que ça soit sur la question des mots d'ordre etc donc ouais les femmes prennent de plus en plus d'antifascisme et je pense que ça fait du bien notamment aux femmes qui auraient envie de s'inscrire dans cette lutte et on a bien besoin aussi vu les attaques de l'extrême droite sur la question des femmes évidemment et on parlait de communication tu parlais de la visibilité que tu voudrais voir accorder aussi au mouvement antifasciste du coup maintenant je veux dire antifasciste dans son ensemble vu que toi t'acceptes les interviews t'acceptes d'être là mais aussi sur des médias on t'a vu sur des médias plus mainstream je crois qu'on t'a vu dans un sujet aussi de Mediapart qui parlait qui a été tourné à Lyon sur la Croix-Rousse il y a quelques mois de ça est-ce que c'est une question qui vient du tchat est-ce que tu penses que pour que les identitaires arrivent à être si visibles jusque chez Hanouna jusque un peu partout et que les antifascistes soient eux si invisibilisés c'est le signe qu'on a vraiment perdu cette bataille médiatique et c'est aussi ça qui a fait que vous avez un sursaut que vous avez eu un sursaut en vous disant non non on peut pas déserter tout à fait les plateaux l'espace public et laisser du coup les gens raconter n'importe quoi alors antifa il y avait Trump aussi qui avait tweeté des trucs c'était n'importe quoi sur antifa alors les antifas c'est George Soros alors les antifas on entend tout et n'importe quoi de tout et n'importe qui mais mine de rien ça a bien marché ça a bien marché pour diaboliser puisque finalement aujourd'hui l'extrême droite est dédiabolisée mais l'antifascisme est diabolisé ouais alors effectivement bon après dire qu'on a totalement perdu c'est un peu triste et si on est là c'est qu'on n'a pas encore perdu donc on va tout faire pour renverser la tendance et c'est effectivement le but aussi de ces apparitions médiatiques effectivement pour contrebalancer le discours après est-ce que l'extrême droite a véritablement gagné alors oui effectivement ils ont mis en place des stratégies qui sont à reconnaître qui ont été efficaces voilà notamment d'apparition médiatique on parlait de génération identitaire ça a été véritablement efficace c'est pourquoi d'ailleurs on a mené une campagne très forte contre génération identitaire parce qu'on relevait enfin on avait noté le danger que c'était que cette organisation mais aussi il ne faut pas oublier que l'extrême droite elle n'en serait pas là s'il n'y avait pas une prise de position de la bourgeoisie très concrète sur l'histoire de faire venir ces militants extrément droite on a parlé de génération identitaire il y a Alice Cordier militante anémésiste d'extrême droite qui était justement en lien assez rigolo parce qu'elle se prétend militante féministe elle était en lien avec les militants d'extrême droite qui ont attaqué la manifestation féministe à Lyon puisque c'est des gens qui se connaissent c'est des gens qui se parlent c'est des gens de génération identitaire et compagnie et bien cette personne est apparue au moins trois fois voire plus sur les chaînes de Bolloré donc ouais il y a une réelle prise d'opposition de la part de la bourgeoisie qui sent que pour préserver ses intérêts économiques finalement l'extrême droite ça peut être une solution il y a eu la tentative libérale avec Macron et compagnie et finalement l'extrême droite c'est vrai qu'un système encore plus dur encore plus répressif encore plus raciste encore plus sexiste ça peut être intéressant pour la bourgeoisie et de plus en plus ils les mettent en avant donc il ne faut pas oublier qu'il y a une certaine autonomie de l'extrême droite à noter mais ils ne sont pas si autonomes que ça loin de là et comme à chaque fois dans l'histoire ils dépendent de la bourgeoisie et cette bourgeoisie ouais elle est en train de faire un choix par contre nous on peut se dire ouais face à la bourgeoisie bah qu'est-ce qu'on peut faire bah c'est opposer un rapport de force comme on a été aussi capable de le faire dans l'histoire c'est-à-dire faire grossir nos mouvements sociaux parce que dans les moments où on parle de questions sociales on n'entend plus l'extrême droite on n'entend plus Marine Le Pen lorsqu'il y a un mouvement fort par exemple sur la réforme des retraites tous ces gens là hé vas-y vos trucs racistes là on s'en fout nous on parle de notre quotidien et voilà de ce qu'on vit de ce dont on souffre réellement pas de l'immigration non non de ce que le patronat est en train de nous faire subir et bah ça ouais c'est des questions auxquelles on doit ramener qu'on doit remettre sur le terrain et ça passera notamment aussi par une stratégie médiatique et de d'un nouveau montrer nos visages et de s'imposer parce qu'on n'a pas le choix face à la bourgeoisie face à l'extrême droite on va devoir s'imposer et on va le faire est-ce qu'on peut reparler de génération identitaire parce que ça a été tout un moment ça toute cette histoire génération identitaire le moment où ils arrivent ils s'installent et puis ils se font dissoudre alors est-ce que tu peux nous parler déjà de ces années là et de comment vous avez fait sur le terrain aussi pour les empêcher d'être trop visibles parce que bon à Lyon par exemple le côté on s'affiche on a nos doudounes bleues floquées ils venaient jusqu'à venir tracter directement dans le métro comme si c'était des gens comme les autres voilà j'ai vu des photos ils se déplaçaient tranquillement alors à Vieux-Lyon bon on se doute bien que ça va c'est le quartier de l'extrême droite à Lyon le Vieux-Lyon on se doute bien que bon là ils n'auront pas trop de problèmes mais ils montaient jusqu'à Bellecour ils allaient voilà dans le métro tranquillement qu'est-ce qu'on fait comment on les repousse comment ça s'est passé comment vous avez géré la prise de confiance parce qu'il y a vraiment eu une grosse prise de confiance de la part de génération identitaire ces dernières années avant la dissolution comment vous avez géré ça concrètement sur le terrain parce qu'il y a des mythes de voilà évidemment dans le chat j'imagine qu'ils se disent ah bah violence bagarre de rue etc mais il n'y a peut-être pas que ça interpeller parfois pointer du doigt agiter peut suffire quel est le panel de choses possibles le panel d'actions possibles pour repousser l'extrême droite concrètement dans la rue et l'empêcher qu'elle prenne ses aises ouais alors bon déjà à rappeler que quand tu dis ils tractaient dans le métro c'est pas vrai ils ne tractaient pas dans le métro ils le disaient eux-mêmes ils organisaient des milices dans le métro en disant voilà face à la racaille on sait très bien ce que ça sous-entend les personnes visées notamment des quartiers populaires les personnes non blanches etc donc c'était le but de faire des tournées des milices racistes dans le métro le tract n'était qu'un prétexte puisqu'il y avait juste à voir sur les photos la façon dont ils se positionnaient la façon dont ils marraudaient dans le métro et les personnes visées voilà donc ça c'est bon à rappeler déjà c'était des milices et puis en fait la particularité quand même sur Génération Identitaire c'est que autant le bâton social on s'est construit en parallèle en opposition directement Génération Identitaire au moment où c'est créé ils étaient déjà très implantés ils avaient déjà effectivement toute la résonance médiatique que ça pouvait avoir la résonance dans le milieu d'extrême droite violent radical à Lyon c'est vrai qu'ils avaient une place centrale dans cette violence à Lyon en tout cas dans les groupuscules d'extrême droite et pour nous bah ouais effectivement ça a été ce qu'on a fait aussi avec le bassin social c'est à dire d'une part opposer physiquement une réponse lorsqu'ils attaquent nos cortèges lorsqu'ils attaquent nos quartiers c'est à dire les repousser physiquement donc ça tout simplement bah ça fait réfléchir différemment les militants d'extrême droite lorsque occasionnellement bah eux aussi peuvent avoir un retour de bâton peuvent avoir un retour de bâton bah bizarrement ils vont avoir une autre attitude ils vont petit à petit changer de stratégie pas forcément aller tout le temps sur les mêmes quartiers aux mêmes horaires programmer à l'avance s'afficher publiquement etc c'est tout un tas de trucs qui fait que bah on change leur habitude mais aussi tout simplement les dénoncer il y a des gens qui se sentent pas d'assumer un affrontement face à l'extrême droite qui est largement compréhensible vu leur méthode et vu la violence qu'elle s'entraîne etc bah filmer filmer leurs actions les dénoncer on parlait tout à l'heure de l'information et de l'enjeu qu'il y avait à l'information ça sert aussi à ça quand sur un quartier vous dites génération identitaire réellement c'est ça c'est ça qu'ils sont c'est ces attaques là vous voyez les gens qui ont attaqué votre barre là et bah c'est ces gens là et bah forcément lorsqu'ils viennent tracter les semaines d'après dans ce quartier là et bah les gens les regardent en mode ah c'est vous génération identitaire bah cassez-vous de notre quartier nous on veut pas on veut pas des racistes donc voilà le travail d'information là où il est important et aussi autre chose tout simplement il y a des gens qui se sentent alors c'est se mettre en danger je le reconnais parce qu'on peut faire face à la violence extrême mais c'est les dénoncer moi ça m'est déjà arrivé voilà je croise je peux pas m'empêcher dans ma salle de sport une fois il y avait un militant néo-nazi avec des tatouages nazis qui étaient costauds machin machin bah je suis allé devant lui je lui ai dit alors comme ça on est nazi je sais qu'il y a des gens dans la salle de sport qui regardent et je suis regardé c'est un nazi bah le mec je vous assure qu'il s'est senti mal à l'aise et qu'est-ce qu'il a fait il a pris son sac de sport il s'est rhabillé il s'est barré parce qu'il a senti que les nazis on n'aimait pas trop ça encore en France et il y a plein de gens qui en ont ras-le-bol de leurs idées de merde et de leurs actions de merde il y a eu tu parlais de dénoncer il y a un très bon exemple dénoncer filmé il y a un très bon exemple c'est ce qui s'est passé il y a deux semaines devant Lunettes pour tous à Guillotière tu peux raconter un petit peu parce que très concrètement là il n'y a pas eu de violence nous on n'y était pas la jeune garde on n'y était pas mais effectivement oui c'est pas un haut fait de la jeune garde mais c'est un exemple concret de ce qui peut être fait tout à fait effectivement il y a des militants antifascistes qui ont repéré un militant d'extrême droite dans le quartier de la Guillotière donc un quartier où ils ne sont pas vraiment les bienvenus habituellement quartier populaire métissé, mélangé etc etc et effectivement ils ont rapporté ces militants qui par ailleurs un des cadres un des générations ancitaires qui s'appelait Étienne qui était dans ce magasin très rapidement ils ont vu ils ont dit oula c'est un nazi machin machin et d'ailleurs qu'est-ce qu'a fait ce militant de génération identitaire alors qu'il ne recevait pas de coups en soi il a sorti un couteau il leur a montré en mode hé chez nous à génération identitaire voilà comment ça se passe et ce qu'il a voulu rappeler c'est ce que sont ces militants de génération identitaire c'est des ultra violents et ça nous on l'a bien en tête lorsqu'en 2014 un militant de génération identitaire Olivier Marlaflèche se couche déjà tabassé par une vingtaine de fascistes et leur assène des coups de couteau dans le dos bah ouais ça on n'oublie pas et c'est ce qu'il a voulu rappeler ce certain Étienne mais nous on tient à lui rappeler comme ces militants antifascistes qui étaient présents à la guillotière qu'on lâchera pas le combat et qu'il ne nous impressionne pas ils ont beau nous sortir des couteaux ils ont beau vouloir attaquer ce qu'on est et bah on reculera pas et on continuera de les dénoncer jusqu'au bout est-ce que la dissolution de génération identitaire a changé quelque chose dans Lyon alors c'est très c'est très centré sur Lyon je suis désolé on est à Lyon tous les deux mais au moins on a un cas concret on a une ville concrète de laquelle on peut parler un terrain qu'on connait un peu tous les deux qu'est-ce que ça a changé la dissolution de génération identitaire voilà qui est venue du haut les militants n'ont pas disparu ouais alors c'est une très bonne question parce que ça a fait débat dans la gauche cette question de la dissolution de génération identitaire notamment au sein des antifascistes c'est vrai qu'il y a toujours un débat est-ce qu'on attend que l'État agisse sur la question de l'extrême droite nous on tournerait les choses différemment c'est comment est-ce qu'on impose un rapport de force à l'État aux institutions qui font qu'ils n'ont plus le choix que de dissoudre ces groupuscules-là vous imaginez bien que Gérard Darmanin idéologiquement génération identitaire ça ne le dérangeait pas tant que ça loin de là par contre ce qui s'est passé c'est que depuis des années pas seulement le travail de la jeune garde attention je ne veux pas dire que c'est la jeune garde qui a fait que ce travail-là nous on a mené une campagne on pense que ça a eu son impact mais c'est aussi depuis des années des journalistes des militants de terrain qui mènent cette lutte contre Saint-Marc qui vise à les dénoncer bah ouais ça a participé à créer un rapport de force c'est-à-dire que dans la tête des gens génération identitaire c'est un ennemi Gérard Darmanin lui son but c'est d'obtenir une légitimité politique alors c'est pas c'est pas Gérard Darmanin c'est l'abject Darmanin normalement l'abject Darmanin on peut l'appeler comme ça effectivement il n'a plus que d'autre choix que de dissoudre ce groupuscule voilà donc ce débat-là de savoir si on attend que l'État non non nous on n'attend pas que l'État c'est on mène un rapport de force dans la rue avec des mobilisations de masse avec faire monter la pression pour que ces institutions n'ont plus le choix que de leur imposer une fermeture une fermeture de local une dissolution ou quoi du coup c'est vrai que sur génération identitaire c'est nous on a déjà quelques idées de la retombée que ça a pu avoir mais c'est vrai que c'est difficile parce qu'il faudrait quand même un plus long terme ça fait seulement quelques mois on ne peut pas vous lancer des paillettes dans les yeux sur réellement ce que ça a eu comme impact on va revenir sur la dissolution du basson social qui est la première lutte en 2018 je ne vous raconte pas les bénéfices qu'on en a tiré comme je vous disais les attaques dans la rue c'était une à deux fois par semaine là actuellement des trompettes Audation et Lyon Populaire qui sont les deux organisations qui se sont créées après le basson social sont complètement à la dérive c'est-à-dire que c'est des organisations qui n'arrivent pas d'une part sur le terrain politique à retrouver l'aura qui avait le basson social sur le plan médiatique politique etc etc et d'autre part dans la rue je ne dis pas qu'ils ne sont plus du tout dangereux ce n'est pas vrai on a des militants très dangereux notamment de Lyon Populaire des véritables néo-nazis qui d'ailleurs gèrent la page West Casual qui relaient des trucs terroristes ça devrait nous faire tilter ça nous fait un peu peur c'est pour ça qu'on maintient une vigilance n'empêche que concrètement dans la rue ces gens-là ils sortent beaucoup plus difficilement ou encore une fois derrière génération identitaire et derrière 50 militants d'extrême droite là ils ressortent mais sinon non ils ne ressortent plus vraiment donc ouais il y a eu un impact très concret autour du basson social et qui a été une véritable réussite notamment la fermeture de l'ordre local et pour génération identitaire bah on observe que pareil c'est un peu le bordel chez eux forcément quand tu es dans une dynamique de voilà où tu sens que ça marche tu sens que ça fonctionne tu sens que tu as de l'aura tu as des militants qui sont concernés qui ont envie de s'impliquer et que là tu viens casser un outil organisationnel bah ouais naturellement tu as des gens qui vont abandonner ou d'autres qui vont aller chercher des places au RN ou d'autres qui vont monter leur truc Asla là comme Thaïs Descufon qui est d'ailleurs à surveiller parce que je pense que ça va servir de fond pour remonter une structure le but c'est de voilà attends qu'est-ce qu'elle est en train de monter là j'ai pas vu ça alors elle est en train de monter une organisation qui s'appelle l'Asla donc il y a une association pour d'aide aux lanceurs d'alerte elle l'a appelé comme ça voilà et Thaïs en fait on sait très bien le fond c'est de piquer de l'argent à des gens voilà de leur piquer de l'argent et pour réinvestir très certainement dans des groupuscules dans des locaux qui vont se créer suite à la génération de nos en tout cas ce qui est sûr en fait on va pas se mentir sur la question de l'extrême droite nous on a conscience à la jeune garde qu'on ne pourra sortir de cette thématique que si on change de société que là actuellement sous cette société basée sur l'exploitation notamment économique sociale etc qui est le capitalisme malheureusement l'extrême droite pointera à chaque fois le bout de son nez donc nous qu'est-ce qu'on peut faire en attendant c'est les repousser dans les cordes encore et encore et c'est ce qu'on fait la génération identitaire ouais effectivement bah ouais il y a un risque qu'ils se remettent ensemble que ces militants ne disparaissent pas même si on a une partie qui vont disparaître c'est évident qu'ils se restructurent même peut-être qu'ils seront encore mieux que ceux qu'ils étaient ça nous on n'est pas devant on espère que non on va maintenir une vigilance pour ça mais c'est tout simplement à chaque fois voilà l'extrême droite de les repousser dans les cordes en attendant d'espérer un meilleur modèle de société et de sortir de ce truc là ouais parce que c'est vrai que moi je voyais je voyais des groupes se monter à 50 alors qu'avant bon je voyais plutôt des groupes à 30 à 20 machin parce qu'on sait ils prennent des photos ils prennent des photos alors ils se floutent mais ils prennent des photos les bras croisés pour dire machin bon c'est déjà foutu de leur gueule mais bon bref et là je me disais 50 ça commence à devenir énorme mais pour toi c'est le signe que justement maintenant quand ils veulent faire des trucs il faut qu'ils soient 50 ouais alors par contre on va pas se mentir au moment de la dissolution de génération identitaire on savait qu'il aurait été retombé ouais parce que ça c'est dans la foulée de la dissolution d'ailleurs c'est l'attaque de la plume noire ils ont laissé des traces en mettant on ne dissout pas une génération et l'attaque de la plume noire était un peu signée tout à fait bah de toute façon même nous en vrai c'est difficile à prouver mais on en a vu des militants de génération identitaire genre on sait qui c'est et effectivement c'est vrai que autour de génération identitaire on savait qu'au moment de la dissolution il y aura une espèce de sursaut d'orgueil et aussi tout simplement bah ils montrent leur vrai visage c'est à dire que lorsque on dit génération identitaire vous êtes méchant bah tout d'un coup ils sortent un peu leur costume joli gilet machin machin allez on va casser on va casser les gens qui sont contre nous voilà leur véritable visage et même en fait on parlait de là 50 personnes mais même plus l'attaque sur la marche des fiertés lesbiennes et presque une centaine mais véritablement et oui dans les rues il y a un groupe de 50 qui s'est détaché pour attaquer le rassemblement mais il y en avait encore une quarantaine autres qui sont restés aux alentours du Vieux-Lyon et qui après ont fait des allers-retours sur la presqu'île etc armés alors ça aussi on se demande qu'est-ce que fait la préfecture lorsqu'on voit qu'en manifestation des fois on vient avec un papier de journal plié ça peut être considéré comme étant une arme et de l'autre côté des militants fascistes qui se baladent avec des bars en fer qui se baladent avec des points américains qui se baladent avec des gazeuses dans le centre-ville à 80 voire 90 ouais des fois on se demande qu'est-ce qui se passe du côté de la préfecture aussi de ce point de vue là bah oui alors il me semble que pour revenir sur l'attaque de la plume noire les flics ont dit on les a vus sur les caméras de surveillance mais ils étaient trop nombreux on n'est pas intervenus ils interviennent jamais ils se font jamais choper on peut en toute impunité en fait dans Lyon aujourd'hui sortir à 20-30 massacrer la vitrine je sais pas d'un local du PCF par exemple dans les pentes ou d'une librairie anarchisante et il n'y a pas d'enquête il n'y a rien il n'y a jamais de suite judiciaire en fait il faut que quelqu'un soit planté pour qu'il y ait une suite judiciaire malheureusement c'est un peu ce qui s'est passé dans le veillon et encore il fallait voir les suites judiciaires au vu de la violence qui était l'acte justement des coups de couteau à proximité des locaux de génération identitaire par un de leurs membres quand même en fait ce qui est fou dans cette histoire il y a l'attaque ok très bien mais ce qui est le plus fou c'est que c'est des militants qui partent de leurs locaux ou en tout cas à proximité à 20-30 mètres voilà on va jouer sur les mots effectivement tous n'étaient pas dans les locaux n'empêche que le point de rendez-vous c'est le local ils partent de ces locaux là ils mènent leur attaque et ils reviennent dans leurs locaux et parfois ils restent plusieurs heures c'est-à-dire que l'attaque sur la marche des fiertés lesbiennes l'attaque s'est faite il me semble vers 15h qu'est-ce qui se passe c'est jusqu'à 19h-20h ils étaient retournés dans leurs locaux tranquillement à aussi nombreux aussi armés à proximité donc qu'on n'aille pas me dire la police ça ne savent pas où les trouver on n'aille pas me dire qu'on ne les avait pas vus parce qu'ils ont même voilà attaqué un rassemblement à proximité avec la police donc on ne pouvait pas les louper puis grâce à Gérard Collomb il y a des caméras partout si on veut identifier quelqu'un qui va d'un point A à B on peut le suivre alors voilà les camarades ils savent les utiliser un peu quand ils veulent ça on l'a bien compris aussi il y a aussi une date très importante c'est 2019 la victoire de l'Algérie pour la Cannes il y a des centaines voire des milliers de supporters algériens donc la Cannes c'est la coupe d'Afrique des nations je précise parce que tout le monde n'est pas foutu dans le chat donc c'était juillet 2019 donc les supporters algériens vont dans la rue célébrer leur victoire voilà avec des drapeaux en famille d'ailleurs il y a une famille qui s'est fait attaquer avec un enfant en bas âge il me semble c'était un bébé de un an quelque chose comme ça ils se sont fait attaquer tout simplement parce qu'ils avaient des drapeaux de l'Algérie sur leur voiture oui c'était ça ils étaient dans une voiture c'est une trentaine de militants d'extrême droite armés on le voit sur les vidéos pour le coup il y a une vidéo qui est sortie une vidéo amateur donc pas des vidéos de caméras sur la hausse on n'a pas vraiment de suite judiciaire et encore une fois nous on le sait ils sont partis de leurs locaux ils ont attaqué à plusieurs reprises des supporters algériens des familles etc etc et sont repartis dans ces locaux c'est hallucinant apparemment pas les mots sur le laisser faire autour de ces groupuscules à Lyon c'est très grave et ça dure depuis des années et ça a participé largement aussi à leur implantation c'est une évidence et c'est vrai qu'on peut mettre ça en relation avec tu as vu comme moi j'imagine le Generation 8 le documentaire d'Eiji Plus d'Al Jazeera non c'était carrément Al Jazeera d'Al Jazeera qui parlait de la citadelle à Lille qui était à l'époque dirigée je crois qu'elle l'est toujours par Aurélien Veracelle et dans lequel ils étaient très fiers de dire oui oui oui ici il y a des commissaires qui viennent donc le bar identitaire lillois oui oui il y a des commissaires qui viennent ici donc bon c'est cette inaction aussi de la police inaction coupable une passivité suspecte en tout cas qui fait que il faut du coup on peut justifier une autodéfense populaire c'est un petit peu ça l'idée de l'antifascisme de terrain ouais tout à fait après déjà les liens entre l'extrême droite et la police ils sont avérés comme avec certains groupes militaires aussi avec des enquêtes de Mediapart qui sont apparues il n'y a pas longtemps on sait il y a des liens il y a des gens qui sont dans les deux groupes il y a des gens qui peuvent être à la bas qui est militant d'extrême droite mais même au-delà de ça les idées voilà on sait qu'ils drainent dans la police c'est très souvent des idées racistes des idées d'extrême droite de façon générale et puis de toute façon la police est là pour quoi ? est là pour protéger un ordre social donc ouais nous de fait parce qu'on défend notre camp social parce qu'on s'oppose aux puissants de ce monde on est vu comme des ennemis donc effectivement si la police doit taper sur quelqu'un ça va être sur celles et ceux qui luttent contre ce système et à l'inverse si elle doit protéger quelqu'un ça va être en préservant les personnes qui justement maintiennent ce système d'inégalité sociale voire même les accentuent comme l'extrême droite et puis après tout simplement on va pas se mentir le racisme dans la police il est extrêmement présent si par exemple nous on est une vingtaine de membres de la jeune garde à circuler dans le centre-ville bon moi je suis blanc mais il n'y a pas que des blancs dans notre groupe tout de suite on va être visé par la police on va être beaucoup plus facilement arrêté même si on n'est pas identifié comme étant militants antifascistes de fait parce qu'on est humain en tant qu'être humain et bah ouais on va être arrêté par la police beaucoup plus facilement qu'une vingtaine de blancs bourgeois en plus parce que c'est des bourgeois et ça se ressent et ça ils envoient cette image bah ouais de fait la police va plus les laisser tranquilles petit polo petite coupe bien dégagée derrière les oreilles très bien est-ce qu'il reste ouais vas-y et non à particules et non à particules et voilà et oui ça c'est important en tout cas les chefs parce qu'ils peuvent avoir des sous-fifres qui eux viennent un peu de milieu populaire et sont un peu plus des brutes mais ceux qui parlent bien et qui font les chefs eux ils viennent en général de la haute mais bon c'est ça aussi l'extrême droite c'est respecter l'ordre social donc il est logique que ceux qui sont de bonne extraction oui juste attention à la question de justement qui sont les brutes dans l'extrême droite souvent il y a un peu ce cliché voilà ce serait un peu les skinheads néo-nazis qui viennent plus de milieu il y a des brutes bourgeoises aussi ça c'est sûr Marie de Cacré-Malmenier qui est le leader du groupe néo-nazis qui est certainement l'un des plus violents de son groupe c'est un bourgeois c'est un noble et à Lyon l'état des exemples Olivier Marat-Laflèche Olivier Marat-Laflèche voilà grande famille lyonnaise c'est un des plus violents de la génération d'un citère les bourgeois sont des brutes et c'est bien aussi de le rappeler voilà c'est ce qui l'aide qu'ils sont plus dans une apparence radicale que réellement des brutes comme le sont ces bourgeois qui nous imposent leur violence très bon point t'as raison de me reprendre et par contre en gros il y a en effet une soumission à l'ordre qui fait qu'il est logique qu'il ne se pose pas de questions si les ordres viennent de gens à particules ça ils trouvent ça tout à fait normal et légitime quelle autre question vous aviez dans le chat avant qu'on boucle parce que bon il commence à être 21h est-ce que vous croisez encore des skinheads c'est vieux ça les skinheads des skins il reste des skins ou c'est une espèce en voie de disparition à Lyon en soi si vous cherchez des militants d'extrême droite il ne va pas falloir chercher de ce côté c'est vrai que c'est quelque chose qui se fait très rare ça ne veut pas dire que ça n'existe plus mais c'est quelque chose qui se fait très rare c'est généralement d'ailleurs des groupes de skinheads d'extrême droite qui ne militent plus vraiment ça ne veut pas dire que ce n'est pas un danger c'est plus des gens qui sont dans un folklore musical d'extrême droite alors quand il faut être violent ils le seront mais c'est vrai qu'ils sont un peu moins militants etc l'extrême droite a joué un coup là-dessus c'est-à-dire qu'ils sont détachés aussi de cette image radicale, violente qu'avait le mouvement skinhead pour autant il en reste notamment dans des zones plus rurales voilà c'est vrai qu'il reste des bandes de skinheads qui font du dégât n'empêche que voilà à Paris, à Lyon à Strasbourg c'est vrai que la base militante en tout cas de l'extrême droite s'est détachée de toute cette imagerie du skinhead et a plus une allure de passe-partout actuellement encore faut-il savoir les reconnaître et bon ça aussi vous pouvez l'apprendre si vous suivez déjà les sites parce qu'il y a des symboles il y a aussi des symboles vous regardez les tatouages parce qu'il y a souvent des tatouages ou des t-shirts ou des trucs ou même des petits badges ou des petits trucs sur les blousons ouais ouais non si je peux rajouter s'il y a des gens qui s'intéressent à cette question en fait naturellement aussi c'est tout con mais c'est des gens violents c'est des gens haineux des fois on le dit ça peut paraître bébé un peu de sortir cet argument mais je vous jure que c'est vrai moi il m'est arrivé des tonnes de fois de reconnaître des militants d'extrême droite parce que je dis oula lui il a un regard il a l'air complètement en vain on a l'impression qu'il a envie d'égorger tout le monde bah ouais en fait c'est vrai à toi tu dis qu'on peut reconnaître le facho dans la haine de son regard je vous jure qu'il y a un espèce de sixième sens qui se crée lorsque vous croisez un groupe de 15-20 personnes avec un regard mais vraiment on a l'impression des fois ils sont matrixés ils sont dans un autre monde ces gens-là ils vivent pas avec nous ils vivent sur leur planète je vous jure que c'est vrai faites-en l'expérience peut-être allez vous balader dans le vieux lion etc si possible discrètement vraiment il y a un truc qui se passe dans le regard c'est des gens qui cherchent du regard qui sont hargneux et en même temps qui se cachent un peu parce que c'est des gens qui sont détestés de la société faut pas l'oublier c'est des gens alors ils ont beau faire des vidéos etc dans la rue concrètement même dans le vieux lion ils sont pas aimés donc à moitié ils se cachent à moitié ils sont hargneux à moitié ils sont méchants vraiment je vous jure oui comment ça se passe dans le vieux lion avec les commerçants parce qu'il y a voilà il y a des commerçants tout autour je sais qu'il y a eu un incident avec un horloger c'était ça tu peux raconter un petit peu aussi ce que c'est que d'avoir une présence de ce groupe là dans un quartier et comment ça peut transformer le quartier même pour les gens qui y travaillent et qui y vivent tout à fait sur le vieux lion c'est très intéressant justement parce que souvent c'est cité comme le quartier de l'extrême droite en réalité c'est faux dans le sens où dans le sens où les gens ne votent pas à l'extrême droite les gens n'aiment pas à l'extrême droite et d'ailleurs détestent ces gens là nous il nous arrivait plusieurs fois de rencontrer des commerçants et commerçantes ils nous disaient bon bah malheureusement légalement on peut pas les virer par la force non plus parce que c'est des gens tellement violents qu'ils nous menacent qu'on a peur de les dégager etc bah ils trouvent des petites combines par exemple ils mettent de la musique reggae lorsqu'ils voient des militants d'extrême droite dans leur bar vraiment c'est des choses véridiques qu'on nous a rapportées ils essayent de mettre des petits symboles qui font que normalement ils aiment pas trop et dans le jeu lion il y a un véritable truc qui règne c'est à dire que c'est la peur c'est des gens qui se sont imposés par la peur et seulement par la peur j'invite les gens à les questionner des gens dans le vélo nous quand on y va tractés etc et les gens ils nous kiffent ils disent merci merci pour ce que vous faites merci on avait besoin de vous inversement aller dans les quartiers Villers-Bannes Croix-Rousse etc pareil avec des idées d'extrême droite vous regardez t'es un malade toi et bah voilà en fait ces gens là ils s'imposent par la force et dans le vélo c'est plus que concret quoi c'est à dire que les gens ils ont peur lorsqu'ils débarquent dans un bar ouais tout de suite les serveurs les gérants du bar etc c'est oh putain de merde ils sont là on va encore passer une mauvaise soirée encore une bagarre encore des insultes racistes etc quoi le reggae passif agressif oui c'est drôle le truc du reggae c'est excellent quand il nous a sorti ça bon je dirais pas le bar évidemment pour pas le mettre en danger le bon l'antifascisme on a beaucoup parlé de la rue parce que bon je pense c'est un truc qui a intéressé beaucoup les gens sur lequel aussi il y a des mythes et puis c'est intéressant tout simplement parce que c'est relativement peu couvert par la presse ou alors on va parler d'un incident des incidents un par un mais on en resitue rarement tout un climat voilà de cette manière là mais il n'y a pas que dans la rue il n'y a pas que sur le terrain que l'extrême droite s'impose ou essaie de s'imposer il y a internet il y a des trucs comme voilà la vidéo de Papacito dont on a beaucoup parlé il y a voilà maintenant aujourd'hui on parle carrément voilà la code Reynaud qui incite carrément ces gens à s'armer etc il y a besoin peut-être aussi d'une contre-offensive antifasciste sur internet c'est quelque chose aussi auquel vous pensez diffuser des vidéos alors je sais que vous diffusez par exemple diffuser des agressions diffuser des agressions de l'extrême droite pour montrer son vrai visage c'est bien mais encore faut-il finalement avoir une grosse diffusion donc faut faire monter un compte insta qui soit bien suivi etc tout ça ça fait partie aussi d'une stratégie c'est quelque chose c'est un front que vous avez ouvert aussi à la jeune garde tout à fait bon alors encore une fois on va redescendre un peu notre piédestal c'est pas la jeune garde qui a créé ça oui mais c'est toi que je reçois oui bien sûr il y a des organisateurs antifascistes qui le faisaient auparavant et très bien aussi et qui continuent à le faire nous c'est vrai qu'effectivement on a voulu aussi s'inscrire là-dedans c'est à dire qu'on a bien observé que sur les réseaux sociaux comme tu l'as rappelé c'est extrêmement présent bah c'est avoir une réponse à ça donc tout simplement c'est en se développant sur les réseaux sociaux voilà par des comptes Instagram Twitter Facebook bon maintenant qui est malheureusement un peu délaissé mais ouais effectivement il faut y aller notamment on parlait de TikTok récemment TikTok c'est un réseau dans lequel de plus en plus l'extrême droite il va il va falloir réfléchir aussi à comment répondre à ça partout de toute façon où ils iront on pointera le bout de l'autre mais c'est évident et aussi sur cette question là des réseaux sociaux et pareil on a de bons retours depuis qu'on s'est créé voilà on a un groupe qui s'est créé il y a peu ça a plutôt bien marché on a de bons retours sur les réseaux sociaux parce que les gens encore une fois ils ont besoin de ça c'est là où on s'est dit qu'on a au-delà d'une pure question stratégique c'est qu'on s'est dit qu'on avait une responsabilité politique à faire ça c'était pas seulement que ce serait bien de faire ça c'est qu'on s'est dit en fait là on n'a pas le choix on a une responsabilité on a un devoir auprès des gens qui souhaitent qu'il y a un contre-discours qu'il y a enfin une apparition de contre-idées etc sur la question de l'extra-droite et voilà pourquoi aussi on s'est vraiment attardé sur cette question Alors je vais donner aux gens le lien parce que c'est des petits et des petites plus ou moins petits et petites créateurs et créatrices sur Youtube qui ont fait et qui vont boucler d'ailleurs samedi leur saison antifa je vous mets le lien dans le chat c'est la playlist de toutes les vidéos qu'ils ont pu produire depuis déjà pas mal de semaines parce que ils et elles se sont donné la thématique en disant il y a une urgence à produire du contenu pour parler de ces questions antifascistes donc je vous ai mis le lien dans le chat voilà saison antifa il me semble que il y a un live samedi pour boucler un petit peu cette saison j'imagine que vous même si vous voulez vous développer sur les réseaux il y a peut-être des gens qui sont pas très chauds pour faire le coup de force dans la rue mais qui seraient tout à fait qualifiés pour vous aider sur ces questions là pareil on peut les encourager à vous contacter que ce soit des gens qui veulent faire un petit peu de communication ou alors des gens qui veulent je sais pas vous aider à faire des vidéos très concrètement pareil pour vous contacter instagram je mets des liens comment je fais comment on fait ouais tout à fait alors effectivement c'est un petit manque dans la jeune garde c'est à dire qu'on est vraiment axé sur le terrain dans nos quartiers on milite on traque beaucoup etc et vu qu'on veut se développer sur ces questions là on en a grandement besoin donc s'il y a des personnes qui sont motivées pour faire de l'antifascisme aussi différemment que ce qu'on peut avoir comme idée comme l'a rappelé Usul c'est que ça passe aussi par là donc bien sûr sur les pages instagram c'est là on est le plus réactif la plupart du temps mais aussi sur les twitter que ça soit nos comptes personnels voilà je l'ai rappelé Maya, Jem ou Raphaël Arnaud moi sur instagram ou sur twitter mais aussi les comptes jeune garde strasbourg jeune garde lion et jeune garde paris n'hésitez pas à aller voir envoyer des messages si vous tapez instagram jeune garde ils vous proposent les trois dans la première voilà celui que vous voulez lion, paris et strasbourg les trois sont sur la première page et d'ailleurs instagram c'est pratique j'imagine pour vous parce que pour prendre contact avec quelqu'un peut-être twitter même encore plus il est quand même relativement facile d'identifier politiquement quelqu'un via son compte twitter bon c'est il y a de faux compte twitter de gens de gauche qui font style mais en fait on les débusque quand même en deux deux on vous le dit les fachos qui essayent de faire des opérations sous faux drapeau en faisant un compte twitter ouais je suis inclus on voit bien que vous ne maîtrisez pas les codes et que vous comprenez la moitié de ce que vous essayez de faire et ça c'est c'est le problème avec vous c'est que en fait vous vous pensez nous comprendre donc vous essayez de faire des trucs mais on voit bien que vous ne comprenez pas parce que c'est grillé à chaque fois quoi vous savez pas comment vous comprenez pas vous vous arrêtez à des trucs un peu simplistes et donc du coup ça marche pas vos faux comptes twitter vous faites passer pour des gens de gauche je le redis mais bon c'est mignon c'est mignon d'essayer mais ça prend pas bon alors là des questions peut-être un peu trop spécifiques après il y a des questions parfois un petit peu spécifiques il y a eu des questions spécifiques aussi sur des trucs internes de jeunes gardes de machin on est volontairement enfin j'ai choisi volontairement de pas rentrer là dedans parce que ça vous pouvez aller vous embrouiller avec eux si vous voulez vous embrouiller avec la jeune garde vous pouvez aller vous embrouiller avec eux il n'y a pas de soucis mais là on essaye de parler un peu plus largement y compris d'antifascisme en général et y compris à des gens pas forcément lyonnais ou pas forcément voilà donc vous démérendrez et en tout cas c'était pas le propos de ce live de ce soir quoi d'autre avant de terminer qu'est-ce qu'on a d'autre est-ce que t'as un dernier mot non bah dernier mot c'est un peu difficile là comme ça après tout ce qu'on a dit mais c'est de dire qu'on va rien lâcher et qu'on sent bien quand même il y a une dynamique autour de la question de la lutte contre l'extrême droite qui est en train de se lancer nous on fait partie de la dynamique on est loin d'être les seuls on le rappelle sans cesse moi je le rappelle sans cesse dans mes interviews on n'y arrivera pas tout seul c'est-à-dire qu'il y a les organisations antifascistes spécifiques à cette lutte là on a un certain savoir-faire mais on n'y arrivera pas sans toutes les associations notamment qui militent sur la question des associations qui militent sur les questions écologistes des associations qui militent sur les questions féministes des associations qui militent sur des questions LGBTI des organisations politiques plus traditionnelles des syndicats qui défendent notre classe au jour le jour donc ouais effectivement on n'y arrivera pas tout seul et c'est toutes et tous ensemble qu'on y arrivera mais on sent bien qu'il y a une dynamique il y a eu cette date du 12 juin la sauce elle prend on le sent et c'est urgent et voilà moi personnellement je suis très confiant et avec la jeune garde voilà on est aussi très dynamique c'est quoi les prochaines dates les prochains trucs pour lesquels vous préparez un cortège des slogans etc c'est une très bonne chose que tu rappelles du coup il y a la date du 3 juillet samedi 3 juillet à Perpignan il y a le congrès du rassemblement national on identifie encore Marine Le Pen comme étant la figure de l'extrême droite mais si on est bien d'accord c'est pas la seule c'est pas la seule à porter d'idée de l'extrême droite moins de là mais n'empêche que ça reste la figure de l'extrême droite et pour l'instant le danger le plus concret d'accession au pouvoir donc il y a un réel enjeu à s'impliquer sur cette date là donc à Perpignan il y aura une contre-manifestation donc contre directement le congrès de lancement de campagne de Marine Le Pen et du rassemblement national voilà ce sera vraiment la prochaine échéance après pendant l'été on vous prépare plein de belles choses c'est une certitude que ça soit au niveau local sur Lyon ou dans toutes les villes et toutes les jeunes gardes de nombreuses choses à vous mettre sur la dent voilà pour lutter contre l'extrême droite et de nombreuses organisations je n'en doute pas voilà donc je le redis n'hésitez pas à rentrer en contact mais je crois que je l'ai pas mal dit mais je l'ai pas mal dit y compris dans d'autres lives y compris dans d'autres trucs n'hésitez pas et bon là spécifiquement je parle de la jeune garde mais en général je dis voilà les groupes antifa proches de chez vous allez les voir en manif je sais pas démerdez-vous mais on a besoin d'être on a besoin d'être nombreux on a besoin d'être mobilisés et vous voyez qu'il y a beaucoup de travail à faire si ces questions là vous paraissent importantes moi elles me paraissent urgentes même plus que quand j'ai commencé à militer il y a 20 ans et donc oui il y a 20 ans donc merci à toi d'être passé Raphaël on se retrouve plus tard dans les luttes dans les cortèges dans les manifs peut-être dans les bars on va voir et ben voilà je remercie les gens qui ont modéré ce soir parce que je pense qu'il y avait beaucoup de boulot sur le chat toi tu vois pas mais bon là il y a quand même 2500 personnes il y avait 2500 personnes en moyenne qui nous écoutaient le replay sera dispo plus tard sur Youtube d'ici une semaine et et voilà bon bah merci tout le monde merci au Modo merci merci à toi Raphaël merci aux gens qui sont passés et voilà je vais lancer un petit je vais lancer un petit raid je vais regarder qui est connecté qui fait quoi à qui j'envoie des gens qu'est-ce qu'il y a merci à tous et merci à toi aussi Usul pour nous avoir reçu parce que ben on a besoin de ça tout simplement comme tu l'as dit on essaye de se développer sur cette question là merci à toi pour le coup de pub merci aussi à toi pour toutes tes vidéos notamment sur Génération de l'Anticère qui était très bien très bien réalisé pour démonter ces idées là donc on a besoin aussi de tout ce travail là et c'est ça aussi l'antifascisme voilà c'est pas seulement nous militants de terrain c'est aussi par exemple ce que peut faire Usul comme plein d'autres voilà et ben merci à toi ben là on va raider docteur Pierre docteur Pierre docteur Pierre voilà il est en just chatting donc je sais pas du tout de quoi il parle mais souvent il parle de sociaux pas mal de gauche vous pouvez y aller vous pouvez le suivre et en général c'est très intéressant moi je vous laisse ici je ne poursuis pas ce soir parce que je suis un peu claqué n'oubliez pas il y a le ouvre les guillemets évidemment qui est sorti aujourd'hui c'était sur les paris sportifs et le côté ils visent les classes populaires et le côté les influenceurs n'ont vraiment pas de race de faire de la pub pour des paris sportifs bref voilà allez voir le OSG et nous on se retrouve pour la revue de presse de mercredi mercredi c'est ça ciao salut à tout le monde merci
Raphaël Arnault