Jérôme Guedj, pour un socialisme grande gueule
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Bonjour Jérôme Guedj.
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Alors en préparant cette émission, j'ai découvert comment vous vous êtes intéressé à la politique.
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Vous diriez qu'il a été votre mentor en politique, Jean-Luc Mélenchon ?
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Alors en 2008, quand Jean-Luc Mélenchon a décidé de quitter le PS, vous avez refusé de le suivre.
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On s'en remet parce qu'on a l'impression que ça a été vraiment une blessure intime profonde pour vous.
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Alors, cette rupture avec Jean-Luc Mélenchon ne vous a pas empêché de poursuivre votre ascension politique.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Jean-Luc Mélenchon était conseiller municipal délégué ou maire adjoint du maire de Massy à l'époque. »
- 1:04Invité politiqueFait
« C'est Jean-Luc qui m'a conseillé. Je l'ignorais totalement qu'on pouvait passer le concours de Sciences Po directement après son baccalauréat. »
- 1:28Invité politiqueFait
« C'était une magnifique école de formation. C'était le socialisme républicain exigeant sur les questions sociales, déjà pionnier sur les questions écologiques. »
- 1:56Invité politiqueFait
« Moi, ce que j'ai gardé de cette époque, c'est l'attachement à l'universalisme, à la laïcité, à la République. »
- 2:03Invité politiqueFait
« C'est cette gauche qui a besoin de se rassembler, d'être en lien avec le mouvement social. Bref, le contraire de la gauche de gouvernement qui pense plus à gouverner qu'à être de gauche. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Et puis après, il a fait un choix politique avec lequel j'étais radicalement en désaccord. »
- 3:33Invité politiqueFait
« On était des lanceurs d'alerte. Moi, je voulais la réussite du quinquennat de François Hollande et de la gauche rassemblée. »
- 3:45Invité politiqueFait
« La gauche s'est divisée et elle s'est divisée essentiellement sur les questions économiques et sociales. Et malheureusement, les faits nous ont donné raison. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Moi, je suis prêt à faire des compromis en politique, mais pas à n'importe quel prix. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Puis on ne va pas continuer comme ça, bon sang. On ne va pas continuer comme ça à chaque fois. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. »
- 5:47Invité politiqueFait
« Là, je ne veux pas revenir sur le moment, mais comme je le dis, je l'ai dit à l'instant, les divisions de la gauche, un peuple de gauche qui s'éloigne de nous parce qu'il ne se reconnaît plus dans les choix économiques et sociaux, c'est ce qui s'est passé après en 2017. »
- 7:11Invité politiqueFait
« Ce qui est certain, c'est que la politique, c'est souvent âpre, d'abord avec les gens de son propre camp. »
- 8:56Invité politiqueFait
« La direction de la sécurité sociale, et je tiens à remercier les hauts fonctionnaires de qualité qui ont répondu avec franchise aux questions que nous posions, ont répondu qu'ils n'étaient pas à l'origine de ce chiffre et qu'ils ne savaient pas eux-mêmes d'où venait ce chiffre. »
- 10:03Invité politiqueFait
« de dire au ministre, vous nous avez menti. De tortiller un peu la communication du gouvernement sur un point important. »
- 11:17Invité politiqueFait
« l'espérance que moi je nouais dans ce rassemblement de la gauche et dans le fait que nous allions tous travailler ensemble de manière intelligente, s'est fracassé sur le réel de l'exercice de cette opposition. »
Temps de parole
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Une figure de la gauche l'a pris sous son aile quand il avait 13 ans. Depuis, le virus de la politique ne l'a plus quitté. 2022 a marqué son retour à l'Assemblée en tant que député socialiste. Bonjour Jérôme Guedj. Bonjour. Alors en préparant cette émission, j'ai découvert comment vous vous êtes intéressé à la politique. C'est une histoire assez étonnante qui a débuté dans les couloirs de la mairie de Massy dans l'Essonne. A l'époque, votre père était adjoint au maire. Et vous aviez pris l'habitude d'entrer comme ça dans les bureaux des uns et des autres. Et notamment dans le bureau d'un certain Jean-Luc.
Oui, Jean-Luc Mélenchon était conseiller municipal délégué ou maire adjoint du maire de Massy à l'époque. Il était jeune. C'était un des jeunes conseillers municipaux délégués ou maire adjoint. Et puis voilà, il aimait parler avec des plus jeunes. Donc moi j'étais ado vers 14-15 ans en effet dans ces eaux-là. C'est Jean-Luc qui m'a conseillé. Je l'ignorais totalement qu'on pouvait passer le concours de Sciences Po directement après son baccalauréat. C'est lui qui me l'a conseillé. Et puis donc après pendant mes études à Sciences Po, pour un peu gagner ma vie, j'étais stagiaire ou assistant parlementaire.
Ensuite vous avez été collaborateur parlementaire au Sénat de Jean-Luc Mélenchon. Vous avez rejoint son cours en politique au sein du PES qui s'appelait la gauche socialiste.
Oui, avec les images qu'on voit avec Julien Dré et Marie-Noël. C'était une magnifique école de formation. C'était le socialisme républicain exigeant sur les questions sociales, déjà pionnier sur les questions écologiques. Et ça a été une formidable école de formation à l'intérieur du parti socialiste.
Vous diriez qu'il a été votre mentor en politique, Jean-Luc Mélenchon ?
Oui, incontestablement. C'est-à-dire que ça a été une rencontre fondatrice intellectuellement, historiquement, personnellement, amicalement. Vous avez fait des campagnes électorales ensemble. On a gagné des campagnes électorales ensemble. C'était la première qu'on a faite ensemble en 1998. Moi, ce que j'ai gardé de cette époque, c'est l'attachement à l'universalisme, à la laïcité, à la République. C'est cette gauche qui a besoin de se rassembler, d'être en lien avec le mouvement social. Bref, le contraire de la gauche de gouvernement qui pense plus à gouverner qu'à être de gauche.
Alors en 2008, quand Jean-Luc Mélenchon a décidé de quitter le PS, vous avez refusé de le suivre. Et là, ça a été la rupture, mais alors la rupture totale du jour au lendemain. Il a coupé les ponts avec vous et pendant 14 ans, il ne vous a plus du tout parlé. Je crois qu'il refusait même de vous saluer, de vous serrer la main.
Oui, oui, voilà. C'est moi, on me parle toujours beaucoup de mon rapport à Jean-Luc Mélenchon. Ça a été important jusqu'en 2008. Et puis après, il a fait un choix politique avec lequel j'étais radicalement en désaccord. Et donc, c'est une rupture politique, amicale, un peu affective. Mais on s'en remet, tout va bien.
On s'en remet parce qu'on a l'impression que ça a été vraiment une blessure intime profonde pour vous.
C'est-à-dire que quand on a été engagé dans des combats en commun, et puis que par ailleurs, on a aussi noué des relations personnelles. Voilà, une rupture de cette nature politique. Vous partiez en vacances avec lui ? Oui, oui, on habitait dans la même ville, on se voyait tous les jours, on partait en vacances. Bon, bref. Mais voilà, c'est ainsi.
Alors, cette rupture avec Jean-Luc Mélenchon ne vous a pas empêché de poursuivre votre ascension politique. En 2011, vous avez été élu président du département de l'Essonne. Et puis en 2012, vous vous êtes présenté comme suppléant de François Lamy aux législatives. À peine élu, il a été nommé au gouvernement. Et ça a fait de vous un député. Et là, pendant deux ans, vous vous êtes affirmé comme un des meneurs de la fronde contre la politique de François Lamy. Alors, je crois que vous n'aimez pas l'expression de frondeur qu'on a beaucoup utilisée à l'époque.
Non, je ne l'aime pas parce qu'elle est devenue péjorative. On était des lanceurs d'alerte. Moi, je voulais la réussite du quinquennat de François Hollande et de la gauche rassemblée. Le problème, c'est qu'il s'est passé l'inverse. La gauche s'est divisée et elle s'est divisée essentiellement sur les questions économiques et sociales. Et malheureusement, les faits nous ont donné raison. Il y a eu un décrochage de l'électorat de gauche qui ne s'y est plus reconnu. On les a vus dans les élections municipales intermédiaires de 2014 et de 2015 aux élections départementales. Les gens se sont détournés. Et au bout du bout, François Hollande n'a pas pu se représenter à l'élection présidentielle.
Ce que je regrette, il aurait pu agir différemment. Il a fait d'autres choix.
Pendant ces deux ans, il y a eu plusieurs votes marquants pour vous. Vous avez voté contre ce qu'on a appelé le pacte européen de stabilité. C'était un peu la rigueur budgétaire imposée par l'Europe. Vous vous êtes abstenu sur la réforme des retraites de Marisol Touraine. Et puis surtout, en 2014, à un moment, on vous a présenté comme un futur ministrable potentiel secrétaire d'État aux personnes âgées. Sauf que vous avez refusé de voter la confiance au gouvernement Valls. Est-ce que vous n'êtes pas tiré un peu une balle dans le pied ce jour-là ?
Peut-être. Peut-être. Mais vous aviez conscience ? Oui, j'avais parfaitement conscience.
Vous jouiez votre place au gouvernement ?
Peut-être. Mais il faut avoir de la cohérence. Moi, je suis prêt à faire des compromis en politique, mais pas à n'importe quel prix.
Pendant ces deux ans à l'Assemblée, vous avez développé un peu votre style, on va dire, en politique. Un côté un peu grande gueule, attiré par les caméras. Brillant, attachant et insupportable. C'est comme ça que vous définissez, François Lamy. Mais il y a aussi une autre facette de vous qui est apparue. C'était le soir de votre défaite. Le soir, vous avez perdu le département de l'Essonne en 2015. On va revoir ça en images.
Ah, c'est pas un bon souvenir. Je trouve ça injuste. Et c'est la raison pour laquelle je suis en colère. Parce que je sais qu'on est emporté par une vague dont on n'est pas responsable. Puis on ne va pas continuer comme ça, bon sang. On ne va pas continuer comme ça à chaque fois. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Donc le sursaut, c'est urgent, c'est maintenant. Parce que sinon, bye bye 2017 ce soir, c'est une répétition générale de ce qui va nous arriver si on continue comme ça.
On a presque l'impression que vous êtes au bord des larmes. Vous êtes un grand sensible.
Oui, oui. La politique, on n'est pas des monstres froids.
Pourtant, c'est un peu l'image qu'on a des hommes politiques qui cachent un peu leurs émotions. C'est parce que montrer ses émotions, c'est s'exposer, c'est montrer ses failles.
Oui, mais c'est aussi avoir cette part de sincérité sans laquelle on donne l'impression justement de naviguer en fonction du vent. Là, je ne veux pas revenir sur le moment, mais comme je le dis, je l'ai dit à l'instant, les divisions de la gauche, un peuple de gauche qui s'éloigne de nous parce qu'il ne se reconnaît plus dans les choix économiques et sociaux, c'est ce qui s'est passé après en 2017. Juste pour revenir sur les émotions en politique.
Jean-Luc Mélenchon a dit qu'il n'y a pas si longtemps que ça, on vient d'une école politique où l'on dépose son cœur à l'entrée. Vous ne déposez pas votre cœur à l'entrée ?
Non, parce que je pense que c'est le dialogue entre le cœur et la raison et le cerveau qui permet aussi d'être à la fois empathique et en même temps résolu et déterminé.
On dit souvent qu'amitié et politique ne font pas forcément bon ménage. Alors ça, c'est quand même confirmé pour vous avec Jean-Luc Mélenchon. Mais il y a un contre-exemple dans votre propre histoire. Vous avez un autre ami politique, Édouard Philippe. Vous l'avez connu à Sciences Po. Vous avez préparé l'ENA ensemble.
Dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon.
Dans le bureau de Jean-Luc Mélenchon pendant tout un été. C'est votre pote de droite, comme vous dites. On vous voit ensemble, période étudiante, je crois.
C'est période étudiante. Là, je dois être en stage de l'ENA. Moi, j'ai des cheveux longs. Je suis dans le stage de l'ENA. Je pense que je suis à Madrid. Et Édouard, lui, est en train de faire son service militaire. C'est pour ça qu'il a ses cheveux très courts. Et pendant une permission, il était venu me voir en week-end à Madrid.
Est-ce que ce n'est pas justement parce que l'un est de droite et l'autre de gauche que ça a rendu cette amitié politique possible ? C'est-à-dire que vous n'êtes pas en concurrence ? Vous n'êtes pas l'un au service de l'autre ou en concurrence pour... Menez votre propre partie.
Ce qui est certain, c'est que la politique, c'est souvent âpre, d'abord avec les gens de son propre camp. Et nous, notre amitié, on n'est pas des intimes, mais depuis plus de 30 ans, depuis Sciences Po, on a été ensemble dans des moments importants. Vous l'avez dit, on a fait nos études ensemble, on a préparé le concours. Et puis, on a eu aussi cet attachement pour la chose publique au-delà du service public. On est aux fonctionnaires tous les deux. Mais à un moment de se dire, c'est quand même les mains dans le cambouis. Et c'est amusant parce qu'à peu près au même moment, lui est devenu maire du Havre. Je suis au Havre avec lui, avec mon ami Luc Broussy. Lui est devenu maire du Havre.
Et à peu près moi, au même moment, je suis devenu président du département. Et donc, on se parlait pas mal à cette époque pour confronter l'expérience, d'abord de la gestion d'une grosse collectivité, et de la manière dont on avait pris sur le quotidien des gens. Puis après, on a été élu député en même temps.
Si on reprend le fil de votre parcours politique, début 2014, ça a été un peu votre climax parce qu'après, ça a été la chute. Bon, vous n'êtes pas entré au gouvernement. Vous avez dû quitter l'Assemblée parce que François Lamy est redevenu député. Vous avez perdu la présidence du Conseil Général et vous avez été sèchement battu aux législatives en 2017. À ce moment-là, vous avez dit, la politique, c'est fini pour moi ?
Oui, parce qu'il y a des moments où il y a des choix de vie, il y a des choix personnels. J'ai rencontré celle qui deviendra ma femme. Donc, je prends des distances. Mais le virus est là.
Le virus est là et vous revenez en 2022 en battant aux législatives celles qui vous avaient battu en 2017, à savoir Amélie de Montchalin. Et alors, à l'Assemblée, vous avez profité de votre expérience parlementaire pendant le débat sur la réforme des retraites. Vous avez poussé Olivier Dussopt à la faute sur le nombre de personnes concernées par la revalorisation des petites retraites. On va revoir ça en images.
La direction de la sécurité sociale, et je tiens à remercier les hauts fonctionnaires de qualité qui ont répondu avec franchise aux questions que nous posions, ont répondu qu'ils n'étaient pas à l'origine de ce chiffre et qu'ils ne savaient pas eux-mêmes d'où venait ce chiffre. Alors, monsieur le ministre, la question est simple.
D'où vient ce chiffre ? Je maintiens que si pour la génération 62, la revalorisation maximum pour la génération 62 en 2024, c'est effectivement 13 000 personnes, vous savez que pour la génération 72, ça sera 40 000 personnes.
Ah, il y a un côté un peu technique dans cet échange.
Mais c'est très important de manière parlementaire. Il avait donné des chiffres la veille sur France Inter qu'on attendait depuis des semaines. Ils étaient très flous, vous savez, sur le nombre de personnes qui bénéficiaient de la retraite minimum. Et moi, vous savez que je connais l'Assemblée, je connais le ministère des Solidarités, puisque j'y ai travaillé pendant 20 ans.
Et vous connaissez les pouvoirs des députés, ce qu'on appelle le pouvoir de contrôle sur pièce et sur place.
Je suis co-président de la mission d'évaluation des comptes de la Sécu. Et donc, j'ai débarqué un matin dans le bureau du directeur de la Sécurité sociale pour lui dire, le ministre a donné des chiffres hier, ils ne peuvent venir que de chez vous. Est-ce que vous me les confirmez ? Et à ce moment-là, avec beaucoup de franchises, et en répondant aux questions précises que j'avais, ils ont été obligés de me donner les éléments qui m'ont permis de retour deux heures après dans l'hémicycle, de dire au ministre, vous nous avez menti. De tortiller un peu la communication du gouvernement sur un point important.
Et il reconnaît en creux qu'il n'y a pas donné le bon chiffre.
C'est les moments où Olivier Dussopt flanche un peu, s'énerve. Et ça a contribué, dans ce combat qui pour moi a été essentiel, à faire le lien entre ce qui se passait dans le mouvement social, l'opinion publique, la rue qui se mobilisait, les salariés, et puis le travail parlementaire qu'on essayait de faire de manière sérieuse, de manière précise, de manière ciselée. Moi, c'est comme ça que je conçois mon rôle.
Il y a autre chose qu'on retient de vous dans votre retour à l'Assemblée, c'est que vous avez été un des plus ardents défenseurs de la NUP au sein du PS. Vous avez même renoué avec Jean-Luc Mélenchon. Il y a une belle photo qui a été prise à l'occasion des obsèques de Bernard Pignorol, au père Lachaise. Il y a beaucoup de choses qui transparaissent dans cette image entre vous deux, au point qu'on a presque l'impression que les proches de Jean-Luc Mélenchon sont gênées d'être là, d'assister à ça.
Peut-être. Peut-être. Alors, c'est vrai qu'il a l'expression « la paix des cimetières ». C'est vrai qu'on était, même avec la création de la NUP, on n'avait pas tout à fait renoué. Malheureusement, lucidement, tout ça s'est fracassé, parce que l'espérance que moi je nouais dans ce rassemblement de la gauche et dans le fait que nous allions tous travailler ensemble de manière intelligente, s'est fracassé sur le réel de l'exercice de cette opposition.
La vraie rupture est venue du communiqué de LFI à la suite des attentats menés par le Hamas.
Mais il y avait déjà des signaux, la réforme des retraites, la manière de conflictualiser et de s'aborder le travail coordonné qu'on avait fait, les divergences d'appréciation au moment des émeutes et de la mort de Naël, où immédiatement le débat est conflictualisé par les proches de Jean-Luc Mélenchon en disant « on n'appelle pas au calme, moi je suis un républicain, quand il y a des émeutes dans des quartiers, oui j'appelle au calme ». Et puis le Hamas, là ça a été trop.
On va conclure l'émission par notre quiz, si vous le voulez bien. Je vais vous proposer donc des débuts de phrases, ça va être à vous de les compléter. Quand je serai vieux, j'espère que…
J'espère que je serai entouré par l'amour de mes proches et que je ne solliciterai pas ni les EHPAD ni les services à domicile. Parce que c'est votre combat. C'est mon combat et l'isolement pour une loi grand âge.
Vous voilà vieillis artificiellement.
On a fait une campagne pour dire que le vieillissement c'est une fragilité universelle. Moi je suis un universaliste et donc je me suis vieilli pour dire qu'on sera tous vieux un jour. Et donc c'est nous qui devons être le lobby vieux, c'est tout le monde en fait. Tous les jeunes d'aujourd'hui.
Ma dernière partie de Scrabble dans l'hémicycle remonte à… Vous avez été surpris par un photographe en train de jouer au Scrabble.
Pendant le débat sur le mariage pour tous qui s'éternisait et qui durait des heures et des heures et dans lequel on n'avait pas le droit de parler nous les députés de la majorité pour ne pas allonger les débats. Et donc je le précise parce que la photo a été prise pendant une suspension de séance parce qu'on restait assis, il y avait des dizaines de suspensions de séance et je faisais une partie de Scrabble avec les tablettes interposées. C'était le début des tablettes avec Thomas Thévenoux. Vous n'avez pas refait ça depuis ? Non, on ne refait pas ça.
Enfin, en 2027, je souhaite à mon pote de droite…
Je souhaite à mon pote de droite d'avoir à débattre avec son pote de gauche.
Ah bon, vous ne lui souhaitez pas du succès dans ses projets ?
Je lui souhaite du succès dans la confrontation entre la droite et la gauche parce que si on a une droite républicaine qu'Edouard peut incarner et une gauche républicaine qu'avec d'autres on peut continuer à essayer de revivifier, alors je pense que le débat politique s'en portera mieux dans le pays.
Peut-être un affrontement, Guedj et Edouard Philippe à la présidentielle en 2027.
Je rêve qu'on puisse, en tous les cas, d'une manière ou d'une autre, faire vivre ce débat.
Merci beaucoup Jérôme Guedj d'avoir été l'invité de La Politique et moi.
Jérôme Guedj