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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 23 mai 2014 11 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asileÉconomie & entreprisesDéfense

Européennes : #Direct de Marine Le Pen

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteÉludée

    Que répondre aux critiques sur les candidats du RN ?

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Le PPE et le PSE militent-ils pour une Europe fédérale ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Que ferez-vous contre le traité transatlantique ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    L'entrée de la Turquie dans l'Europe est-elle toujours d'actualité ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    La dévaluation de l'euro entraînerait-elle une dévaluation du patrimoine ?

  • 5:34OuverteRéponse directe

    Jusqu'où iront les coupes budgétaires de l'armée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « Il ne cesse de dire que nous ne faisons rien, que nous ne servons à rien. »
  • 1:34Invité politiquePromesse
    « Nous allons voter contre, nous allons nous battre, nous allons tenter de constituer un front pour empêcher le vote de ce traité transatlantique. »
  • 2:44Invité politiqueFait
    « Bien sûr. Elle n'est jamais sortie de l'actualité. »
  • 4:51Invité politiqueChiffre
    « avec le pacte de responsabilité qui coûte 50 milliards »
  • 7:47Invité politiqueFait
    « À partir du moment où elle aura la nationalité croate, elle et toute sa famille, ils reviendront, malgré qu'ils aient menacé les policiers »
  • 9:53Invité politiqueFait
    « les Français avaient dit non en 2005 et que Nicolas Sarkozy l'a imposé en 2008 »
  • 10:10Invité politiqueFait
    « Ce transfert a été très grave parce qu'il nous met quasiment sous tutelle. Nous sommes obligés d'aller montrer notre budget à la commission »

Temps de parole

  • Marine Le Pen88 %
  • Présentateur12 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous allons passer aux questions des internautes qui vous concernent. Alors une première question de Victoria Dufour. Pas une émission radio, nous dit-elle, ou télé, où l'on ne se dégêne pas sur les candidats du Front National. Que répondre ?

0:13
Marine Le Pen

Bah répondre que c'est étonnant, c'est incohérent. Il ne cesse de dire que nous ne faisons rien, que nous ne servons à rien. Et pourtant manifestement il meurt de peur que nous puissions arriver puissants au sein du Parlement européen. Ce que je trouve étonnant c'est que c'est quand même un moyen de leur part. D'échapper aux arguments de fond, c'est-à-dire aux reproches qu'on peut légitimement leur faire sur leurs propres résultats. Je veux dire, moi je veux bien que cette élection à la limite soit un référendum pour ou contre l'Union Européenne. Mais je ne vois vraiment pas pourquoi ce sera un référendum pour ou contre Marine Le Pen.

Donc tout ça était quand même un sacré moyen de diversion. Mais en l'espèce ce sont des professionnels.

0:51
Présentateur

Le PPE et le PSE militent-ils selon vous pour la construction d'une Europe fédérale ?

0:56
Marine Le Pen

Bah écoutez c'est clair, c'est dans leur statut. Moi j'entends M. Copé hier soir sur le plateau nous dire mais pas du tout l'Europe fédérale c'est Bayrou. Moi je vous demande d'aller vous reporter au statut du Parti populaire européen qui est le parti européen auquel a adhéré l'UMP. Et dans ces statuts vous verrez qu'il est indiqué que le PPE oeuvre à l'intégration d'une Europe fédérale. C'est clair, c'est inscrit noir sur blanc. Alors que M. Copé une fois de plus arrête de nous raconter des histoires.

1:28
Présentateur

Une question maintenant de Gauthier Dubreuil. Qu'allez-vous faire au Parlement pour empêcher la trahison du traité transatlantique ? Et jusqu'où faut-il aller en cas de diktat ?

1:37
Marine Le Pen

Bah nous allons voter contre, nous allons nous battre, nous allons tenter de constituer un front pour empêcher le vote de ce traité transatlantique qui est un véritable drame. Il faut quand même savoir qu'on va nous mettre en concurrence, on va mettre nos agriculteurs, nos éleveurs, nos industries, nos services publics en concurrence avec les Etats-Unis qui n'ont pas du tout les mêmes normes sociales, nous le savons, pas du tout les mêmes normes environnementales. Et donc c'est la disparition programmée de port entier de notre économie.

C'est de surcroît assez illogique parce que je rappelle quand même qu'au départ on nous a vendu l'Union européenne en disant que nous allions pouvoir nous mettre ensemble pour pouvoir justement concurrencer, nous confronter aux Etats-Unis et aujourd'hui nous nous vendons lamentablement aux Etats-Unis. L'UMP et le PS, contrairement à ce qu'ils disent, sont pour ce traité transatlantique. Nous sommes contre et je suis convaincu qu'avec la pression que les électeurs français vont mettre au gouvernement, le gouvernement ne pourra pas faire autrement si le Front National est en tête que de renoncer à voter et à accepter cet accord transatlantique.

2:39
Présentateur

L'entrée de la Turquie dans l'Europe est-elle toujours d'actualité ? Vous demande Sacha.

2:44
Marine Le Pen

Bien sûr. Elle n'est jamais sortie de l'actualité. La réalité c'est que Nicolas Sarkozy a ouvert deux chapitres d'adhésion de la Turquie lors de son mandat et qu'il soutienne l'UMP, M. Juncker, leur candidat. Or M. Juncker a déclaré, je crois que c'était le 14 avril dernier, qu'il était tout à fait pour la continuation des négociations pour l'adhésion de la Turquie. Je me permets de rappeler quand même à cette occasion que j'ai entendu M. Lamassoure, j'ai entendu M. Labrieux mentir de manière éhontée sur des plateaux de télévision ou dans des débats en disant « Mais Nicolas Sarkozy a imposé le référendum pour tout nouvel élargissement ». C'est exactement l'inverse.

Nicolas Sarkozy en 2008, lors de la modification constitutionnelle, a supprimé de la constitution l'obligation du recours à un référendum en cas de nouvel élargissement. Et d'ailleurs, il y a un symbole, ou plutôt un exemple très simple, c'est la Croatie. Regardez, la Croatie est rentrée depuis dans l'Union Européenne et on ne vous a pas demandé votre avis par référendum.

3:49
Présentateur

Que pensait Marine de...

3:51
Marine Le Pen

Ça va permettre à la petite Léonarda de rentrer d'ailleurs.

3:53
Présentateur

Que pensait de l'argument selon lequel la dévaluation de l'euro entraînerait une dévaluation égale du patrimoine des Français ?

4:00
Marine Le Pen

Alors écoutez, j'en ai entendu des arguments stupides dans cette campagne et délirants, mais alors je crois que celui-là, je lui donne la médaille d'or. Parce qu'il faut que vous sachiez quand même qu'en 2002, l'euro valait 0,80 dollars. Il vaut 1,35 dollars, 1,30, 1,35 dollars aujourd'hui. Est-ce que, objectivement, vous avez eu le sentiment que votre patrimoine s'était augmenté de 30% depuis 2002 ? Évidemment que non. Par conséquent, une dévaluation de la monnaie n'aura aucune conséquence sur votre patrimoine.

En revanche, ça permettra de relancer la croissance, de relancer les exportations, de redonner 20 à 30% selon le niveau d'évaluation de compétitivité à nos entreprises, alors qu'on essaye désespérément de leur donner 3% de compétitivité, 3 petits pourcents avec le pacte de responsabilité qui coûte 50 milliards. Vous voyez donc, il faut vraiment faire attention, parce que je crois qu'ils sont capables de dire tout et n'importe quoi dans cette campagne pour tenter de vous détourner de ce qui apparaît tout à fait évidemment comme une mesure de bon sens, d'évaluation qui commence beaucoup à avancer dans les esprits.

Je vous rappelle que pendant la campagne présidentielle, j'ai été traité de tous les noms pour avoir prenait la dévaluation et qu'aujourd'hui, beaucoup de voix s'élèvent, y compris dans le milieu économique, pour dire qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont. On ne peut pas survivre avec une monnaie aussi forte que celle-là, qui est adaptée à l'économie allemande, mais qui n'est pas du tout adaptée à l'économie française.

5:29
Présentateur

Effectivement, vous avez réussi à poser ce débat un de plus. C'est une excellente chose. M. Le Drian a alerté sur les moyens de l'armée jusqu'où iront ces coupes budgétaires en la matière. Est-ce un danger selon vous ?

5:41
Marine Le Pen

Écoutez, je trouve qu'il a fait preuve de courage. Ce n'est pas souvent que je leur accorde un petit satisfait site, mais il a quand même fait preuve de courage. Il faut dire qu'il a été largement poussé dans le dos par toute une série d'officiers, eux aussi particulièrement courageux, qui ont mis leur démission dans la balance. Parce que la baisse du budget de l'armée, qui n'a eu de cesse de s'effondrer depuis des années et des années, est un véritable drame. Nous savons. Nous avons atteint un seuil en dessous duquel on ne peut pas passer, sauf à tout remettre en cause et en premier lieu la propre sécurité de nos troupes.

Donc je crois qu'il faut soutenir ces officiers qui ont ainsi agi en même temps avec patriotisme et avec courage. Et j'espère que le gouvernement abandonnera l'idée de baisser à nouveau ce budget, ce qui serait un drame sur le plan, bien sûr, du social, mais aussi sur le plan de nos équipements, sur le plan simplement de notre efficacité et même de la sécurité de nos troupes. – Alors M. Cazeneuve a dit que Léonarda et vous faisiez campagne ensemble. Qu'en pensez-vous ? – Ah oui, c'est sûr que Léonarda, elle fait campagne contre eux. Mais en même temps, qu'est-ce que vous voulez ? Ces gens-là abordent les conséquences des causes qu'ils adorent. Ils ont mis en œuvre Schengen.

Ils ont permis à n'importe qui qui arrivait dans n'importe quel pays de cet espace et qui réussissent à obtenir des papiers, à aller s'installer librement dans n'importe quel autre pays de cet espace. Aujourd'hui, eh bien, ils sont confrontés aux conséquences de leurs actes, que ce soit d'ailleurs les socialistes ou que ce soit Nicolas Sarkozy. Car, encore une fois, je l'ai dit tout à l'heure, l'entrée de la Croatie, c'est en l'occurrence Nicolas Sarkozy. Alors, ils nous disent désespérément, mais non, elle ne va pas revenir, elle ne va pas revenir. Bah oui, c'est sûr, on est à 48 heures de l'élection.

Donc, évidemment, confrontés à un tel échec et même à un tel ridicule, parce que la manière dont cette mineure défie, en quelque sorte, le gouvernement français, c'est une vraie humiliation pour l'ensemble de notre peuple. Ils ne pourront pas empêcher son retour. Ils ne pourront pas empêcher son retour.

À partir du moment où elle aura la nationalité croate, elle et toute sa famille, ils reviendront, malgré qu'ils aient menacé les policiers, malgré qu'ils aient volé l'État français en mentant pendant des mois et des mois, malgré qu'il n'ait pas suivi la scolarité auxquelles ils étaient, comment dire, soumis, malgré toutes ces raisons-là, le gouvernement ne pourra pas s'y opposer, justement parce que nous sommes soumis à Schengen. Il faut arrêter cette folie. Il faut retrouver la maîtrise de nos frontières. On ne peut pas imposer au peuple français d'accueillir sur son territoire des gens dont il ne veut pas.

8:19
Présentateur

– Alors Schengen, justement, que pensez-vous de la tribune de Nicolas Sarkozy cette semaine qui veut suspendre les accords de Schengen, vous demande, Iléna ?

8:27
Marine Le Pen

– Oui, je l'ai dit, dans ma petite intervention liminaire, il a promis ça 100 fois, Nicolas Sarkozy. Il n'a strictement rien fait, ni quand il était ministre d'Intérieur pendant 5 ans, ni quand il était président de la République. Ils ont tout voté. Maastricht, Lisbonne, Amsterdam, Nice, etc., etc. Et aujourd'hui, juste avant l'élection, il vient de nous dire, pour finir, c'est une mauvaise idée. Moi, je ne crois plus, évidemment, Nicolas Sarkozy, d'autant que, encore une fois, M. Juncker, qui veut de chef maton dans la prison qu'est devenue l'Union européenne, est tout à fait contre la moindre modification, quelle qu'elle soit, de Schengen. Et puis, quant à M.

Lamassour, qui est de l'UMP, qui est candidat en Ile-de-France, il faut s'en souvenir, s'est félicité, il n'y a pas plus tard qu'il y a quelques jours, en disant, mais Schengen, je le connais très bien, c'est moi qui l'ai négocié en 1993. Bon, alors, vous voyez qu'il ne faut pas s'attacher à ses promesses. Quant aux autres propositions de Nicolas Sarkozy, cette intégration franco-allemande, ça n'a pas de sens, parce que c'est précisément avec l'Allemagne que nous avons les divergences les plus fortes sur le plan économique et les intérêts les plus contradictoires.

Je ne parle même pas de ces transferts de souveraineté, dont il dit qu'il faudrait que l'Union européenne les rende à la France, alors que lui-même les a transmis à l'Union européenne, y compris contre la volonté des Français, parce qu'une grande partie de cette souveraineté a été transférée au moment du traité constitutionnel. Donc, je rappelle que les Français avaient dit non en 2005 et que Nicolas Sarkozy l'a imposé en 2008. Et puis, les derniers transferts, ça a été le traité budgétaire. Vous savez que François Hollande voulait modifier avant son élection. Et puis, pour finir, il s'y est soumis deux jours après son élection.

Ce transfert a été très grave parce qu'il nous met quasiment sous tutelle. Nous sommes obligés d'aller montrer notre budget à la commission en leur demandant l'autorisation de bien vouloir agir comme nous l'entendons. Vous savez, c'est comme si je venais chez vous en vous disant, « Bon, ben voilà, à partir de maintenant, c'est moi qui décide qu'est-ce que vous dépensez, comment vous le dépensez, pourquoi vous le dépensez, combien vous mettez dans tel ou tel poste de votre budget du ménage. » Vous me répondriez, « Je suis donc sous tutelle et vous seriez sous tutelle. » Nous sommes donc aujourd'hui sous tutelle.

Et c'est de la responsabilité, en l'occurrence, de Nicolas Sarkozy, alors qu'il ne vient pas nous dire aujourd'hui qu'il va défaire demain ce qu'il a fait hier.

10:47
Présentateur

Bien sûr. Marine, merci d'avoir une nouvelle fois répondu aux questions des internautes.

10:51
Marine Le Pen

Et allez voter, allez voter ! C'est très important. Évidemment, vous l'avez compris, pour notre pays.

10:58
Présentateur

Et j'invite nos amis internautes à télécharger et à faire télécharger très massivement l'application pour smartphone Marine Le Pen. Vous le savez, Internet est un vecteur de communication de plus en plus important. Nous devons nous en servir. Ça permet à Marine de s'adresser directement à vous. Voilà, donc auprès de vos proches, faites télécharger l'application Marine Le Pen. Bonne soirée à tous. Bonsoir.