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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 14 octobre 2025 57 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

En Toute Liberté du mardi 14 octobre 2025 - Édition spéciale : Lecornu II, premier Conseil des mi...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 42 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est la position du PS face à la menace de censure ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Le PS va-t-il voter la censure ou chercher à gouverner avec la droite ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Quel est le programme précis du PS et avec qui comptez-vous vous allier ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est-elle une condition pour éviter la censure ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Le PS a-t-il intérêt à une dissolution ou à une censure ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Quels contacts avez-vous eus avec Lecornu ou Farandou avant 15h ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Chiffre
    « 63 % des électeurs RN souhaitent cette union des droites. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est maintenant l'heure dans toute liberté sur LCI. Vous le savez, une heure de décryptage de débat sans tabou et sans langue de bois en toute liberté. Donc édition spéciale évidemment aujourd'hui. [Musique] Voilà.

Alors à mes côtés pour l'instant, mais vous ne serez pas seul les amis, il y aura un remaniement de l'équipe mais vous resterez. Vous êtes un peu les Rachida Dati et qui je pourrais dire Gérald Darman. pas droite au cœur.

Ouais, vraiment c'est touchant. Donc Christophe Barbier, éditorialiste politique LCI et puis Natacha Poloni, éditorialiste évidemment et aussi et surtout maintenant directrice de la revue l'audace qu'on recommande à absolument tout le monde. Alors cette journée spéciale évidemment, on le dit une journée décisive pour Sébastien Lecornu. 10h premier conseil des ministres 13h15 il a convié tous ses ministres avec leurs conseillers parlementaires ainsi que des députés des groupes ensemble pour la République Horizon Modè mais aussi les députés liotes pour un déjeuner à à Matignon Natacha on sent vous avez envie d'y être et participer une réunion se tiendra à Matignon autour de Sébastien le cornueu avant le discours de politique générale de 15h avec les ministres du camp du député euh gouvernemental et donc discours de politique générale et donc journée décisive.

Et donc bah qu'est-ce qui va se passer Christophe ? Vous êtes là avec votre boule de cristal et on va parler de cette journée. Euh alors que la censure quand même plane sur le gouvernement, le PS hésite renverser le cornu et risquer le chaos ou sauver le gouvernement et assumer de gouverner un peu quand même avec la droite.

Ah bah voilà, l'équipe se renforce. C'est un peu comme le le gouvernement. Il y a eu le cornu 1 et là il y a le cor il y a bouton 2 avec évidemment Adrire que vous connaissez tous qui est le chef du service politique TF1.

Autant dire que ah c'est du lourd. Et puis Guillaume Oda qui est journaliste étranger LCI. Donc, j'étais en train de dire que alors que la censure plane sur le gouvernement, le PS hésite, renverser le corps nuquer le chaos ou sauver le gouvernement et assumer en quelque sorte de gouverner un peu avec la droite une gauche qui est tiraillée entre on dirait quoi calcul personnel, moral, stratégie Adrien pendant que évidemment Sébastien Lecnu contre ses alliés, comment on recomte les bulletins d'un piégé ?

Il y a l'alternative de se dire est-ce qu'on fait le saut dans la grande inconnue, c'està dire est-ce qu'on est prêt à risquer la dissolution sans garantie de ce qui pourra en sortir pour les uns et pour les autres ou le pari de se dire on peut encore compter sur un chemin avec le gouvernement sans perdre trop de plume. En fait, le souci c'est que cette réponse, elle n'est pas simple à porter pour le PS parce que c'est un groupe qui est lui-même très divisé. Il y a une partie du groupe qui est résolument pour la censure du gouvernement.

Il y a une partie qui est pour le paris de la guillemet responsabilité de se dire il faut continuer le dialogue et ça finira par porter ces fruits. Et puis il y a au milieu un entre deux de députés qui tout ce weekend sont allés en circonscription ont écouté qu' eu des remontées de terrain qui sont très sévères en direction du chef de l'État, j'insiste sur du chef de l'État et difficile en réalité pour eux de décoller complètement la perception qu'on les français du chef de l'État de la perception du gouvernement et de la politique du gouvernement. un PS qui est sous pression également en vue des municipales puisqu'ils aura il aura besoin de partenaire de gauche.

C'est tout cela qui nous donne ce cocktail si incertain parce qu'en réalité aujourd'hui au moment où l'on se parle on a une double incertitude. Que dira exactement Sébastien Lecnu ? Comment il le formulera ?

Et quel va être le rapport de force au sein du PS dans les discussions dans la journée ? Parce que le rapport de force Adrien, si on regarde le graphique là de l'assemblée, il il l'aurait pas exactement favorable. Ils sont 69.

Ils sont faiseurs de roi quand même. Absolument. Et l'une des questions, c'est est-ce que le PS va réussir à garder son unité ?

Est-ce que tout le groupe va avoir le même vote sur la question de la censure ou est-ce qu'on va assister à une cassure ? Il suffit d'une vingtaine de voies à peu près qui viendraient du PS pour faire basculer l'assemblée du côté de la censure. Vingtaines de voix, c'est pour ceux qui sont favorables à la censure, pas du tout inatteignable.

C'est un scénario qu'on ne peut pas exclure, balayer d'un revers de la main comme s'il était improbable. Euh, bonjour Arthur de la Porte, vous êtes porte-parole du PS et député du Calvados. Est-ce que vous êtes bien avec nous ?

Bonjour monsieur. Euh comme le dit Adrien Engendre, vous devenez euh la clé de la survie du gouvernement aujourd'hui. Alors je sais pas si on est la clé de la survie parce que j'aurais tendance à dire que cette responsabilité est d'abord dans les mains du gouvernement, donc dans les mains de Sébastien Lecnu lui-même qui doit faire des choix et et savoir s'il souhaite porter une politique de rupture ou de continuation du macronisme.

Et donc c'est à ce niveau-là que se situe la responsabilité. Nous, on prend acte finalement des engagements qui sont pris ou non, mais ça ne va pas au-delà. Enfin, disons que évidemment que notre vote est déterminant et nous le savons.

Mais si jamais ceux qui sont en responsabilité s'exonèrent de le prendre en considération, alors bah ils seront censurés par leur propre faute. Alors, le journal L'Opinion vous appelle quand même des maîtres chanteurs. C'est un peu violent mais enfin c'est c'est pas complètement faux.

Si. Moi moi j'irai pas jusque là, je vous le dis très clairement. Je je me passe de cette idée de chantage parce que notre seul intérêt l'intérêt des Françaises et des Français.

C'est de dire est-ce qu'on arrive à avoir des victoires pour nos concitoyens ? Est-ce qu'on arrive à les protéger de l'austérité budgétaire et de payer pour les classes moyennes et populaires toujours plus de contribution tandis que les riches seraient épargnés ? Donc ça c'est la question de la justice fiscale et puis est-ce qu'on arrive à avoir des victoires symboliques qui marqueraient finalement la fin du macronisme avec en particulier la suspension de la réforme des retraites ?

Oui, Arthur de la Porte, bonjour. Adrien Gendre a a posé quand même un peu les termes du du débat. Il y a du tiraillement en interne au sein du Parti socialiste.

Côté Matignon et Élysée, on a déjà on a déjà un argument affuté, hein. Si si infé vous vous censurez censure égale dissolution, dissolution égale élection, élection égale RN au pouvoir et le PS emportera la responsabilité. Alors, dites-nous comment ça se passe un peu en interne.

Vous préférez quoi ? le demiscalp de la réforme des des retraites à présenter à vos électeurs ou vous vous êtes plutôt côté dissolution. Comment ça se passe à l'intérieur du parti ?

Racontez-nous un peu. Alors non, je vais pas vous raconter ce qui se passe à l'intérieur du parti parce les positions publiques que que nous avons et vous aurez essayé de de le savoir par ailleurs. Mais nous ce qu'on dit c'est très clair, c'est en effet la suspension pleine et entière de la réforme des retraites.

Pas une demi-mesure parce que nous n'avons pas peur en soi de la dissolution. Ce que nous disons, c'est que nous souhaitons l'éviter et donc nous souhaitons que le gouvernement prenne des engagements forts de rupture tout simplement parce que je ne crois pas que cela changerait fondamentalement la situation politique, mais si il devait y avoir des solutions, nous serions prêts à repartir devant les électeurs parce que nous n'avons pas de problème à dire que nous avons cherché d'abord à défendre leur intérêt. Hier, euh Gérald Armanin était au centre pénitentiaire de Réo en Senémarne et il vous a euh fait cette petite euh cette petite déclaration.

On l'écoute. Mais nous devons tendre la main et faire tout pour éviter que euh nous allions vers la dissolution de l'Assemblée nationale qui rajouterait de l'instabilité. J'espère, je souhaite et je sais qu'il y aura des femmes et des hommes de bonne volonté au Parlement et notamment au groupes socialistes pour accepter cette main tendue pour que nous travaillons ensemble.

En réalité Arthur de la porte, vous n'avez pas du tout intérêt à cette dissolution vous au PSC. Alors ça c'est ce que vous venez de me redire. Je vous dis notre intérêt c'est d'abord les Françaises et les Français et donc du coup la dissolution si jamais onobtient pas de victoire ben on y sera prêt parce que on a pas de problème à avoir fait tout le chemin que nous avons fait.

On a tendu la main mais la question c'est de savoir si le gouvernement l'a saisi étant donné que c'est des mains d'opposants et que nous serons toujours vigilant pour continuer à défendre les positions qui sont les nôtres. Justice fiscale, justice sociale et respectémentaires. Christophe Barbier, il est probable que cette réforme des retraites soit suspendue à partir de cet après-midi.

En 2027, si vous êtes au pouvoir, vous maintenez votre objectif de revenir à ce qu'elle était avant ou bien est-ce que ce milieu du chemin finalement ne serait pas le plus raisonnable ? Alors, nous nous disons qu'en effet la question de la réforme des retraites sera de nouveau dans le débat présidentiel et si nous obtenons la suspension cet après-midi, ça ne fera pas de la suspension à un objet qui sera révolu. On continuera de batailler pour un droit à la retraite plus juste.

Vous savez d'ors et déjà que depuis la l'entrée en vigueur de la réforme borne, on a augmenté de 62 ans à 62 ans et 9 mois pour prendre juste l'âge légal de départ à la retraite. Donc évidemment que nous continuerons à mener le combat pour à la fois réfléchir aux manières de financer de façon pérenne notre système de retraite mais aussi pour qu'il soit plus juste. Natacha, j'ai une question sur la dissolution parce que j'ai toujours pas compris.

On voit des filets donc des socialistes sur les plateaux de télévision et en fait je ne comprends pas quel est votre programme et avec qui. On voit une Marine Tondolier là qui a continué à expliquer qu'il fallait un premier ministre de gauche sans qu'on sache ce qu'était la gauche exactement. et vous, on ne sait pas si vous allez euh en cas de dissolution repartir avec le NFP ou si vous considérez que vous portez un programme à vous tout seul qui est distinct de celui des insoumis.

Pardon mais depuis des semaines, moi je suis perdu. Je ne comprends absolument pas quel est votre programme précis et avec qui. Alors ou alors vous jouez perdu parce que je crois qu'on a été suffisamment clair sur les orientations que nous défendions notamment lors de nos universités de rentrée à Blois.

On a mis une feuille de route pour montrer qu'il y avait une alternative et queon pouvait demain être au gouvernement dans un dans une situation de tripolarité, être en capacité à la fois de faire des compromis mais aussi de porter une autre orientation budgétaire. Donc s'il y a une dissolution, vous repartez pas avec le NFP. Nous, on cherchera à construire le périmètre le plus large de la gauche, mais de la gauche qui souhaite gouverner.

C'est quoi le périmètre le plus large ? Vous savez, on s'est réuni au début de l'été dans ce qu'on appelle le format bagneu, c'est-à-dire avec les écologistes, avec les anciens insoumis, avec celles et ceux qui cherchent à construire une candidature unitaire à gauche pour la présidentielle. Et je crois que ce périmètre là donc vous nous dites là que vous repartirez pas avec les insoumis. alliance électorale.

Euh moi je suis pas premier secrétaire du Parti socialiste. On fait des de coalition électorale au lendemain d'une d'une dissolution. Je vous dis juste que voilà le périmètre que nous cherchons à construire aujourd'hui parce que tant qu'il y a pas de dissolution, notre échéance électorale majeure, ça reste 2027.

Et donc c'est à cela que nous nous préparons avec les écologistes, avec les communistes, avec euh les anciens insoumis, avec le parti génération. Euh parce que nous considérons qu'en effet, il faudra trouver une candidature commune si nous voulons faire obstacle à la victoire de l'extrême droite. Donc c'est à partir mola là que nous réfléchissons au projet, que nous réfléchissons aux voies et moyens pour désigner une candidature commune.

Et donc voilà aujourd'hui il y a pas de dissolution. Arthur de la Porte. Arthur de la Porte, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Fort.

Moi, je l'ai lu avec attention dans la tribune du dimanche. Euh donc ce dimanche et qu'est-ce qu'il qu'est-ce qu'il dit ? Il dit euh "J'assume nos désaccords avec la France insoumise." Bon d'accord, là ça vous le dites aussi.

Euh étape 2, ça ne signifie pas que les électeurs de gauche soient spécialement irréconciliables. Étape 3, que pose Olivier Fort, on fera tout ce qu'on a toujours, on fera ce qu'on a toujours fait euh avant 2022, c'est-à-dire concurrence au premier tour et au second tour, on fera tout pour battre le le RN. Donc je vous repose la la question très clairement, celle que vous posez Natacha Poloni.

Est-ce que vous actez oui ou non devant nos téléspectateurs qu'il n'y aura pas d'accord avec la France insoumise ? Mais moi, je j'entends ce qu' dit Olfort et je le partage. Je rajouterai même euh quelque chose qu'il dit souvent euh qu'il a peut-être pas redit euh dans cette interview là, c'est que nous sommes aussi extrêmement sensibles au risque du Rassemblement national.

Donc cela n'exclut pas ponctuellement euh sur certaines circonscriptions un risque de trouver les voies et les moyens d'un accord qui permett la qualification de la gauche au second tour. Mais évidemment que quand la qualification de la gauche est qualifiée au second tour, la reconduction d'un accord électoral intégral comme ça a été le cas en 2022 et 2024 n'est pas forcément l'option de privilégier à ce stade. Donc du cas par cas, mais ça les électeurs vont le comprendre ou pas ?

Le cas par cas en fait en réalité. Moi, je crois que les électeurs, ils attendent de nous un projet, une orientation politique et une capacité à incarner une alternative gouvernementale. C'est ce que nous avons fait depuis 3 mois maintenant en montrant qu'on était prêt à poser un projet sur la table, qu'on était prêt à gouverner, qu'on avait à la fois une équipe et des talents et que on était déterminé à faire une autre orientation politique que l'orientation macronise.

Donc je crois que si vous allez devant les électeurs pour leur expliquer que le macronisme c'est fini, queils peuvent avoir la gauche et une meilleure vie demain, et bien je crois que ils seront sensible à cela et que si nous montrons que nous sommes la force qui peut gouverner, que nous sommes en capacité aussi de rassembler la gauche qui souhaite gouverner, bien peut-être et je le crois qu' nous ferons confiance. Adrien Jean, une question Arthur de la porte sur les heures qui viennent de s'écouler et les heures qui s'écouleront jusqu'à 15h jusqu'à la déclaration de politique générale du premier ministre. Est-ce que vous avez eu, vous ou d'autres responsables du PS, des contacts avec Sébastien Lecornu, avec son tout nouveau ministre du travail, Jean-Pierre Farandou qui est en charge désormais du dossier des retraites ou est-ce que vous souhaitez encore en avoir d'ici cet après-midi pour pouvoir jusqu'au bout tenter le chemin du dialogue ou est-ce que vous considérez que désormais c'est on attend 15h et on verra.

J'aurais tendance à dire que le sort est jeté comme une locution latienne le dit parfois. Euh non, je je crois que euh on n'a pas eu d'appel. Euh en tout cas dans les derniers échanges que j'avais pu avoir euh hier avec notamment Olivier Fort, il n'avait pas été appelé par Sébastien Lecnu récemment.

Euh donc euh voilà, ils ont choisi euh de continuer euh à fonctionner en vase clos. C'est leur droit. Sachant que par ailleurs nos positions étaient sur la table et bien connu de tous.

On a vu Sébastien le Cornu à plusieurs reprises ces dernières semaines et à chaque fois on lui a dit la même chose. On lui a dit quelles étaient nos positions. On lui a dit que il y avait trois grands axes.

La suspension de la réforme des retraites, la justice fiscale par la mise à contribution des plus grandes fortunes et la justice sociale en préservant les classes populaires et moyennes et en revalorisant leur salaire. Donc voilà, aujourd'hui ce que nous portons est connu et il n'y a pas de suspense de ce point de vue-là. Donc si Sébastien Lecornu souhaite en tenir compte et bien nous le verrons cet après-midi.

S'il souhaite considérer que ça n'a aucune importance et bien dans ce cas-là il sera censuré. Allez à Jacques Taest nous dites-vous Arthur de la Porte. Écoutez ce qu'a dit Louis Aliot, le maire Eren de Perpignan il y a quelques heures.

Si par je ne sais quel tour de pass-pass, ils arrivaient à ne pas voter la censure par un accord plus ou moins discret avec le premier ministre sur les retraites s'il dit le mot qui va bien, ce que je trouve assez pathétique aussi. Oui, d'accord. Enfin, bon, c'est pas sérieux en fait.

Et ben je pense que le Parti socialiste s'abîmera et que leur électorat, je pense aux élections municipales leur feront porter cette responsabilité. Vous êtes d'accord ? Moi je vous dis aujourd'hui notre détermination c'est celle de changer la vie des Françaises et des Français et je crois que nombre d'électeurs sont là du cirque médiatique de l'instabilité politique.

Mais nous ça sera pas la stabilité à n'importe quel prix, c'est la stabilité dans la justice. Et donc aux élections municipales, nous serons aussi déterminés à montrer que les collectivités locales dont les socialistes sont finalement les parmi les plus grandes forces politiques à l'échelle locale, ben finalement, on est aussi ce vecteur à la fois de stabilité et de justice et de même de filet de protection quand l'État est défaillant à l'échelle locale. Et donc nos maires sortants n'auront aucun problème à défendre leur bilan parce qu'il est bon et nos candidats sont déjà à pied d'œuvre pour incarner le rassemblement à gauche et l'alternative au macronisme.

Donc voilà, moi j'ai aucun sujet à dire qu'il y a aujourd'hui deux échelons différents, même si à l'échelle locale évidemment la le macronisme n'est pas plus populaire qu'à l'échelle nationale. Et nous ne sommes pas à l'échelle locale comme à l'échelle nationale dans une situation d'être des soutiens du gouvernement. Nous sommes dans une opposition ferme mais pas dans une opposition en effet démagogique comme le Rassemblement national.

Mais vous ne risquez pas donc uneérisation, si j'ose dire, c'estàdire une implosion entre ceux qui qui pourraient avoir envie de voter la censure et ceux qui ne voudront pas la voter. Vous savez, le Parti socialiste est un grand parti, il a souvent connu détention et toujours survécu. Et nous sommes encore là aujourd'hui pour montrer que nous avons un objectif, c'est d'abord nos concitoyennes et nos concitoyens.

Donc euh voilà, il y a toujours des débats euh ils sont toujours difficiles parce que c'est euh là en l'occurrence des dilemmes, nous on ne veut plus voir euh les macronistes au pouvoir, mais on veut aussi euh trouver des des solutions à la crise que nous connaissons. Euh est-ce que les annonces seront à la hauteur de nos attentes ? Je ne sais pas et c'est cet après-midi, nous le verrons bien.

Voilà, on verra cet après-midi. On apprend. Merci beaucoup à Arthur de la Porte.

Vous êtes porte-parole PS et député du Calvados. On apprend que le conseil des ministres vient d'être reporté. Adrien Jeunre.

Ça veut dit quoi ça ? Alors, faut avoir en tête que le chef de l'État est rentré euh cette nuit hein, du déplacement qu'il avait en Égypte et qui s'est terminé euh trait hier soir. Donc, en fait, on est dans un euh un double agenda, à la fois euh l'agenda du président de la République et puis la finalisation jusqu'à la dernière minute des des textes de loi, mais qui en réalité étaiit était ficelé ces dernières heures puisque je rappelle que ce matin, on a en présentation du en conseil des ministres à la fois le projet de loi de budget pour l'État, budget de financement de la sécurité sociale, un projet de loi de lutte contre la fraude.

C'était tout ce package là que Sébastien Lecnu avait dit vouloir présenter très conséquent. D'ailleurs, on l'a vu jusqu'à jusqu'à ce weekend puisque toutes les procédures qui sont du sur ce type de texte, à savoir en voie au Conseil des finances publiques, au Conseil d'État, se sont faites dans des délais anormalement compressés. Donc on a une nouvelle illustration du fait que décidément le cont le calendrier sera contrarié jusqu'au bout.

Christophe, les le PS là à quoi il joue ? les équilibristes, les opportunistes. Natacha me disait en coulisse, j'ai pas la je suis pas techniquement suffisamment comment dirais-je psychétiquement.

Disons que je pour le dire très poliment, je ne suis pas suffisamment tacticienne pour comprendre. C'est justement dans la mesure où j'essaie de penser le temps long, le bien commun et cetera, j'ai du mal à comprendre la logique partie du bien commun c'est pas la c'est pas la période. Il y avait les cremelinologues dans le temps, les solferinologues.

Bon oui, évidemment. Alors le le PS, il cherche tout simplement à être gagnant gagnant. Il veut être restauré comme parti de gouvernement.

Nous réformons le pays. Nous apportons des acquis sociaux aux français. Ils peuvent les obtenir sans salir les mains simplement par la pression sur la censure.

Abandon du 493, suspension de la réforme des retraites. S'ils vont vers leurs électeurs avant les municipales en disant "Regardez, on est 69, on a réussi à obtenir ça, c'est bien." Mais ils veulent aussi dans ce gagnant gagnant l'autre victoire.

C'est la victoire électorale. Les municipales avec l'impact de ce qui peut se passer, la présidentielle 2027. Comment redevenir la référence de gauche pour être le successeur de François Hollande et de François Mitteran ?

Or, pour ça, il leur faut à tout prix se détacher de la France insoumise qui est quand même un trou noir sans non plus euh être ceux qui rompent une certaine forme d'union de la gauche et retrouver de la crédibilité sans être le parti de la rigueur ou du CICE ou du social libéralisme. C'est un jeu d'équilibrisme très compliqué. Pendant ce temps-là, ça a un avantage pour eux.

On parle plus du leadership, on cherche plus qui peut mener cette affaire. Buxman est aux abonnés absents depuis une dizaine de jours. Il est plus dans plus dans le ça se passe au Parlement.

Fort a repris la main au moment du Congrès, mais il laisse s'avancer d'autres. Regardez comment François Hollande a été bavard au moment de la chute de François Baou et est totalement silencieux depuis qu'on a les équipes le cornu. Ça leur permet aussi d'escamoter cette idée de de la présidentielle et de la chasse au président.

C'est G. Adrien Jean, vous parliez tout à l'heure du budget, de tout ce qui va être proposé, mis devant le conseil des ministres. On a on va écouter là Charles Decourson, rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, député Liotte de la Marne, qui parle justement de ces fameuses retraites.

On attend une mesure concernant la réforme des retraites. Laquelle ? Et sur l'âge.

Laquelle exactement ? et bien qu'on arrête d'augmenter l'âge légal qui était d'une injustice sociale fondamentale. Voilà, au moins qui a un geste dans cette direction.

Quels sont les mots que vous voulez entendre pour être convaincu ? La suspension jusqu'aux prochaines élections présidentielles. Alors, un point pour suspension.

On écoute maintenant Philippe Agon, prix Nobel d'économie. Il était sur euh France Interre ce matin. Je dirais plutôt que le mot suspension, je dirais interruption d'horloge.

Ce qu'on dit, c'est que on on arrête l'horloge. Moi, je suis pour une interruption d'horloge entre maintenant et 2027. Et puis en 2027, il y aura un nouveau gouvernement, un nouveau président.

Et bien il ils proposeront de de s'ils veulent changer mais ça reprend. S'il ne se passe rien, on reprend. L'horloge reprend à ce moment-là.

Alors donc, il y a une un certain comment dirais-je niveau de vocabulaire. On ne sait pas si on parle de gel, de suspension, d'interruption d'horloge, suspendre les retraites, c'est une manière élégante de dire "On verra plus tard, Adrien, on pourrait même ajouter décalage." C'était le mot du président de la République et et de l'Élysée, décalage.

En fait, tout ça, ça se résume assez simplement et assez techniquement. La réforme des retraite, c'est plusieurs mesures. C'est effectivement l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite quand on dit 62 ans et 9 mois aujourd'hui qui doivent être portés à 64 ans.

Bon, ça c'est presque la partie la plus facile entre guillemets parce que c'est la mesure sur laquelle aujourd'hui il y a le plus grand consensus. ça veut pas dire l'unanimité mais un consensus puisqu'il y a à la fois des voies bon à gauche bien sûr on vient de le voir liot chez les indépendants certaines voies à droite également malgré tout qui disent comme l'économiste Philippe Paguillon on peut envisager de mettre cette mesure là sur stop suspendu décalé geler ce que l'on veut mais sur stop on arrête d'augmenter l'âge légal de départ en fait le nœud de ce qui se joue cet après-mid de savoir si on va ou pas continuer d'augmenter la durée de cotisation nécessaire le nombre de trimestres nécessaire pour partir à la retraite et à quel rythme ? Et c'est sur ce point-là qu'il y a le plus gros suspense.

Très sincèrement, impossible de vous dire ce que va dire Sébastien Lecnu cet après-midi parce qu'en réalité même ses soutiens les plus proches n'ont pas idée du côté euh duquel la pièce va retomber. Donc en réalité, c'est sur cette mesure-là que tout se cristallise. Et ça ça a un impact majeur parce que continuer d'allonger la durée de cotisation, ça permet aussi de faire rentrer de l'argent dans les caisses.

Tout stopper, c'est là qu'on atteint le scénario le plus coûteux, le plus difficile à supporter pour les finances et le plus porteur de conséquences à très court terme. Et là, un décalage de cette mesure là, même de quelques mois, même d'un an, aurait pour le coup des conséquences budgétaires très importantes. C'est donc en réalité là le nœud du problème, le donc l'allongement du de la durée de la durée de cotisation.

Natacha, on on présente ça comme une pause sociale, hein. Tout le monde un peu présente ça comme une pause sociale. Vous y voyez ?

Une pause démocratique ou un réel aveu d'impuissance ? Non, j'y vois surtout le fait que depuis des années, on n'a pas su expliquer aux français euh quels étaient les liens entre la question des retraites, la question de la création de richesse, la question de du rapport entre les générations. Regardez cette histoire de de durée de cotisation et de et d'âge légal par exemple, c'est symptomatique.

Il faut quand même se souvenir que la réforme à point que voulait Emmanuel Macron et pour laquelle il avait été en partie élu en 2017 qui qui serait passé he la CFDT était OK justement elle parlait pas de tout ça puisque l'idée était d'individualiser ça passait pour comment ça s'est planté parce que Édouard Philippe pour envoyer un signal à ses troupes de droite a voulu absolument un âge pivot à 64 ans. Or, il y a contradiction entre la logique de durée de cotisation et la logique d'âge pivot, d'âge précis. Puisque la question c'est à quel âge on a commencé à travailler.

Il y a aucune raison que moi qui ai commencé à travailler à 27 ans après des études longues, je parte au même moment que quelqu'un qui a commencé à 19 ans. C'est d'une injustice totale. Et c'est ça le problème de cette réforme.

Si on ajoute à ça une réflexion de fond, c'estàdire le fait que on a des Français aujourd'hui actifs sur qui repose toute la difficulté. Ces Français actifs ont l'impression que le travail ne paye pas, qu'ils ne s'en sortent pas. Donc ils se disent au moins je veux l'horizon de la retraite.

Mais ce qu'on ne leur dit pas c'est que cet horizon de la retraite si on le maintient comme ça, pour l'instant nous sommes un des pays qui traitent le mieux ces retraités en particulier les retraités les plus riches. Donc ça se fait en fait au détriment des actifs. Et là en disant à chaque fois on ne va surtout pas toucher aux pensions de retraite et on va continuer comme ça en fait on continue à mettre le poids sur le dos des actifs et en plus à ne pas investir pour l'avenir.

Regardez par exemple les dépenses d'éducation nationale. En fait, quand on dit on augmente le budget de l'éducation nationale, et bien c'est essentiellement pour payer les retraites des enseignants. Oui, ça c'est vraiment très intéressant et puis ça grève lourdement le budget de l'éducation nationale mais de milliards d'attaque.

Oui. Mais si on pense pas tout le problème en même temps, si on n'explique pas aux Français les équilibres entre générations et si on leur dit pas en plus le problème fondamental c'est qu'on crée pas assez de richesse. Donc il faut protéger nos entreprises, nos producteurs pour recréer de la richesse et là on pourra parler répartition.

Voyez ce qui on vient d'entendre Arthur de la porte pendant pendant 10 minutes. Le problème de des de la socialdémocratie c'est que depuis des décennies ne parle que de redistribution. Redistribution sans jamais réfléchir à où est-ce qu'on produit, dans quelles conditions pour faire quoi.

Le originellement la pensée de gauche, c'était la pensée des conditions de la production. Ça a été totalement abandonné. Moralité, bon ben on explique qu'on va mettre les curseurs, on va faire payer les riches, on sait pas exactement à quel niveau.

Voilà. Alors cette histoire d'âge pivot quand même Guillaume de 64 ans, cette remise en cause de la retraite à 64 ans, ça soulève une question, celle du coût bénéfice. Bien sûr.

Et donc même si comme Adrien Gindre le disait, c'est pas forcément le le problème central. Oui, absolument. Bon, ça ça relève de questions absolument technique et il faudra rentrer dans dans le détail.

D'ailleurs, le premier ministre Lecnu par sur une discussion parlementaire. Est-ce qu'elle aura lieu ? En tout cas, pour se donner un peu d'oxygène, il a pas le choix.

Il faut qu'il fasse un appel de phare le premier ministre Lecnu et on l'a employé ici et là ce mot. Il faut entendre à un moment ou un autre dans la dans la déclaration de politique générale le mot le mot suspension. Ça revient à stopper net en réalité cet âge de départ à la retraite.

Aujourd'hui 62 ans et 9 mois, ça a été expliqué très très précisément. J'entendais hier Philippe Brun, député de l'heure, qui disait "Ça permettra à 450000 retraités, en tout cas de partir plutôt à la retraite et ça ne coûterait que, a-t-il dit, que 500 millions la première année et puis encore 3 milliards jusqu'en en en 2027." Et oui, Anaïs, en effet, ça pose la question du coût bénéfice et elle a été posée en ses termes sur notre antenne par Thierry Breton.

Depuis la dissolution, ses allers-retours, ce 4e gouvernement, parce que c'est ça dont il s'agit, ça a coûté en plus, je dirais, du fonctionnement de l'État entre 15 et 20 milliards. Ça veut donc dire que je dirais notre dysfonctionnement démocratique et et encore une fois cet objectif après lequel court le président de la République nous a coûté à ce stade en 24 mois, pardon, en 12 mois, entre 15 et 20 milliards plutôt, c'est colossal. C'est absolument colossal.

C'est précisément les économies d'un budget. Voilà, ça c'est le coût de la crise politique. C'est relatif au rodau montade au Valal sésitation autour des retraites.

Je vous fais les sous-titres. Pourquoi est-ce que ça coûtait 15 à 20 milliards ? Parce qu'en fait là en en 2024 après la dissolution, la France n'a pas pu se doter en temps et en heure, c'est-à-dire au 31 décembre d'un budget.

Et c'est exactement la même équation en fait qui celle de du Premier ministre Lecnu. Si ça ne passe pas, on ne pas on ne pourra pas se se doter d'un d'un budget le au 31 décembre. Donc de toute façon, dans les deux cas, la France, elle va perdre de l'argent.

Toute la question est de savoir combien est-ce qu'on veut perdre. 3 milliards et demi jusqu'en 2027 et ensuite c'est le grand débat ou alors 15 milliards supplémentaires parce que la France ne se dotera pas à temps d'un nouveau budget. J'ajoute à ça que la séquence qui s'est ouverte politique depuis Bairou, le vote de confiance, elle a creusé la dette de 15 euh à peu près de 15 milliards de d'euros supplémentaires.

Donc économiquement, encore une fois, on peut discuter pendant 100 ans, est-ce qu'il faut suspendre, pas suspendre et cetera. Politiquement, très honnêtement, quand on sort la calculatrice, premier ministre le Cornu, il a pas le choix. Patrick Martin vous a répondu Guillaume sur RTL et c'était ce matin au sujet de la suspension de la réforme des retraites.

On écoute. Il faut il faut arrêter de se convaincre que tout le monde est favorable à ce décalage. Que tactiquement soit ça soit compréhensible et que ce soit fait, why not ?

Mais comprenons bien les conséquences compris sur les taux d'intérêt auxquels emprunteront non seulement l'État, mais moi, vous pour un crédit à la consommation, pour un crédit immobilier sur un marché immobilier qui est totalement figé. Donc à un moment donné, il faut avoir une vision globale et puis un peu profonde dans le temps. Euh le rapporteur du budget Philippe Juvain dans la tribune dimanche ne disait pas le le contraire, hein, il disait exactement la même chose que Patrick Martin.

Euh le monde parle d'un compromis impossible. Est-ce qu'il est encore possible de trouver une majorité, même ponctuelle, Natacha pour voter quoi que ce soit sur les retraites ? Écoutez euh dans la mesure où il est très difficile de savoir exactement où les socialistes vont placer le curseur, parce que c'est ça dont on parle, on là on est en train uniquement de parler de quelques députés socialistes qui vont décider que tel mot a été prononcé et que ça leur convient ou que finalement ils ont plus intérêt à adopter la posture de ceux qui refusent parce qu'ils défendent les les acquis sociaux.

En gros, c'est ça dont il est question. Alors même, en effet, Guillaume ODA a tout à fait raison, que le sujet c'est plus globalement la santé économique du pays, les perspectives que nous avons et encore une fois le fait que nous sommes un pays qui n'investit plus, qui ne pense plus à sa jeunesse depuis très longtemps, qui n'a qui a un système politique qui est fondé sur la préservation, on va dire, de de du patrimoine, de la rente et de tous ceux qui sont déjà installés. Donc encore une fois, on est dans une mauvaise situation, c'est-à-dire que en effet institutionnellement, on attend que quelques députés socialistes décident.

Mais ça va donner Christophe, ça c'est un parfum de délicieux de de 4e République. Ça annonce c'està-dire que le le le destin du pays soit confié vraiment à un petit groupe très minoritaire. Oui, mais la 4e République avait installé quelque chose qui était le parti charnière, les le l'addition de petit parti, le côté et comme disait Hervé de Charrette, c'est pas parce que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gons.

Voilà. Et ça faisait quand même des réformes mis bout à bout. Euh, ça a fini par s'en calminer, s'en liser notamment dans la guerre d'Algérie mais ça a donné des réformes.

C'était une logique très complexe, très politicarde évidemment, très tambouille mais qui avait intégré ce système là. Là, le problème de la situation actuelle, c'est qu'elle est contre nature. On a fait une 5e République pour échapper à cela.

Non pas pour organiser cela, mais pour échapper à cela. C'est pour ça que depuis un an, ça marche pas du tout. À aucun moment depuis un an, on s'est dit tiens, il y a l'addition de ces six groupes-l sur les 11 puis l'addition de ces sept groupes-l sur les 11.

Non, on a en permanence été dans une ambiance de destruction. Quand est-ce que la censure va tomber sur Barnier, sur Bairou, sur le Cornu ? Donc c'est pas du tout comparable à la 4e République.

Adrien, il faudrait donc si je moi je suis très mauvaise en calcul 289 c'est la majorité absolue de l'Assemblée nationale qui peut faire tomber un gouvernement. On ne comptabilise dans le cadre d'une censure que les voies des députés qui s'expliquent qui s'expriment explicitement pour la censure du gouvernement pour le faire tomber. Vous avez montré tout à l'heure le petit schéma avec l'hémicycle.

C'est pour ça que les socialistes ont un rôle clé parce qu'il y a des groupes dont on sait déjà quel sera leur vote, quels que soient les mots utiliser. Vous allez nous faire un peu de pédagogie àendre si vous voulez bien. Si on le prend parler, on va commencer par la gauche de de l'écran.

Parti communiste censure, LFI, censure, écologiste censure, socialiste, point d'interrogation liot, on peut avoir deux trois individualités qui basculent dans la censure et ça peut avoir une importance même si leur président de groupe vient d'entrer au gouvernement. Les démocrates, pas de censure. EPR, pas de censure.

Horizon, pas de censure. Même si la suspension de la réforme des retraites leur donne des boutons, comme à certains des députés de la droite républicaine, mais pas tous. Ren et Allié censure.

Quand on additionne les groupes dont je viens de vous parler en terme de censure, et bien on arrive à un résultat qui n'est plus très loin des 24 à une vingtaine prêts. D'où de trois liottes et une vingtaine de socialistes qui à eux seuls suffiraient à faire la bascule et à faire tomber le gouvernement. Bien, j'ai une question à vous poser.

Vous êtes un des journalistes les mieux informés de la de la place hein, on peut le dire, hein. Non, mais vous avez un certain nombre de capteurs, il y a des informations qui qui vous remontent. Compte tenu de la démonstration que vous devez vous venez de faire, on est dans quel état à Matignon à Élysée, il y a de la fébrilité.

Vous sentez ça dans les conversations que vous avez avec vos interlocuteurs ? Écoutez, hier à l'Élysée, il y avait une sensation qui a un sentiment qui prédominait, c'est de dire maintenant c'est au premier ministre de gérer ça. La carte blanche.

Voilà. Ou la patate chaude d'une certaine manière. Exactement.

Ça marche aussi. Il a accepté la mission, il la prend et il voit comment il s'en débrouille. De ce fait en creux effectivement, on peut pas parler de sérénité totale du côté de Matignan.

Mais vous avez entendu Sébastien Lecnu ces derniers jours, d'une certaine manière, il s'est présenté en disant "Écoutez, moi je vais faire du mieux que je peux. Je défends pas d'intérêt personnel. Je suis pas venu là parce que je veux une carrière présidentielle.

J'essaie de me présenter comme le moindre soldat dit-il qui vient défendre l'intérêt du pays. Donc en conscience, je vais vous proposer un chemin qui me paraît être le plus responsable. Il y a la volonté depuis plusieurs jours d'appeler à la responsabilité des partis.

Mais c'est ce que soulignait Natacha tout à l'heure. En fait, la responsabilité des partis, elle se résume à quelques députés qui se retrouve dans un dilemme de se dire est-ce qu'on pense à ce qui est peut-être bon pour le pays dans l'absolu ou à des échéances municipales, à la concurrence de LFI dans certaines villes, aux relations internes à la gauche, au risque en cas de dissolution aussi d'être de France ses électeurs incapable d'expliquer ce qu'on a défendu. Mais ça vaut dans les deux sens. un socialiste dans une circonscription où il y a un risque LFI ou un risqueen il a plutôt intérêt à avoir tout fait pour euh obtenir l'abrogation et la suspension de la réforme des retraites parce que ses concurrents, ils sont sur ce créneau.

À l'inverse, un socialiste qui lui va batailler dans une circonscription où le bloc central est fort, il a intérêt à essayer de se montrer responsable. Le problème c'est que dans ce groupe socialiste, il y a des réalités électorales qui sont différentes et parfois la politique ça se résume aussi à ça, à des élections qui se font avec des critères différents, avec des concurrences différentes sur des territoires différents. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle je vous disais tout à l'heure au sein du groupe de droite républicaine, on a plusieurs positions là aussi parce qu'il y a des députés qui sont de tout temps en cohérence en disant la réforme des retraites il faut la mener, il faut repousser l'âge légal et cetera.

Bah, c'est ceux qui sont aujourd'hui encore proches de Bruno Rotaillot, c'est la ligne qu'il a défendu. C'est-à-dire de dire la droite, c'est repousser l'âge de départ à la retraite pour le bien du pays dans le sens où ça permet d'améliorer les finances publiques et la pérennité du système. Mais il y a des députés euh LR, il y en a hein, je rappelle que quand la réforme des retraite est passée par 493, il a manqué neuf voix pour que le gouvernement soit renversé à l'époque notamment parce que des députés LR à l'époque avaient voté la censure du gouvernant.

Voilà. Euh parce qu'ils ne voulaient pas de cette réforme. Pourquoi eux ne voulaient pas de cette réforme ?

Parce qu'ils sont élus dans des circonscriptions où leur analyse c'était de dire si demain on retourne devant les électeurs, on se fera balayer parce que nos électeurs nous tiendront rigueur d'avoir soutenu cette réforme. Mais c'est ce que disait Marine Le Pen la semaine dernière. C'est incroyable d'avoir la trouille de se de se représenter devant ces électeurs mais parce que c'est pas les mêmes parce que c'est pas les mêmes électeurs si vous êtes élu dans l'Ouest français LR ou si vous êtes élu dans l'est confronté à DRN, vous n'avez pas les mêmes discours à tenir.

Et c'est pareil pour le PS comme l'axliqué Adrien. C'est pour ça que le Cornu a une vraie piste pour passer. Il a la capacité d'enterrer le macronisme d'un côté pour éviter la dissolution et donc d'envoyer ses parties dans des situations très compliquées.

De l'autre enterrer le macronisme pour sauver Macron. Parce que s'il y a 10 solution et une nouvelle assemblée ingouvernable, la crise elle remonte à l'Élysée. Donc si Emmanuel Macron veut faire encore 15 mois tranquille à l'Élysée, il a intérêt à ce que le cornu passe cet après-midi.

Et donc il a intérêt à lâcher sur les retraites. Lâcher quoi ? 500 millions 2026 3 milliards après.

Qu'est-ce que c'est par rapport aux enjeux français ? C'est énorme pour la symbolique. C'est pas si énorme que ça pour l'arithmétique.

Vous savez, s'il se passe au proche-Orient un événement catastrophique et que le pétrole bondit, s'il y a un craque boursier ou un retour de la COVID, ça sera bien pire. Donc Macron, s'il veut avoir une fin de présidence tranquille, doit laisser le cornu sacrifier ce pilier du macronisme qui est la réforme d'orter le macronisme pour sauver Macron. Vous comprenez le le barbier vous ?

Euh Natacha Christophe Barbier vient en effet de résumer ce qui se passe dans la tête de ceux qui nous gouvernent et c'est là où il y a quelque chose de conernant. Nous sommes bien d'accord. D'ailleurs, je votre visage Anaïs en écoutant Christophe Barbier montrait que vous êtes totalement en phase avec les Français, c'est-à-dire effaré, consterné, scandalisé.

Pourquoi ? Parce qu'en effet, ce sont bien ces calculs là qui sont à l'heure. Alors même, voilà, durer le plus longtemps possible, se dire "Est-ce que ça, je m'y accroche ou est-ce que je m'y accroche pas ?" C'estàd qu'il n'y a aucune structure, aucune cohérence.

J'ai j'y insiste tout à l'heure quand je parlais de la réforme des retraites, j'essayais d'expliquer une chose, une politique, c'est pas dans tel domaine, je vais tenir tel discours, dans tel autre, je vais tenir tel discours. C'est une vision d'ensemble des équilibres du pays, des choix de société qu'on fait. Dans quelle société voule voulons-nous vivre ? parce que nous voulons vivre dans une société qui écrabouille sa jeunesse pour permettre à ceux qui ont déjà du patrimoine de la rente et qui sont installés de se sentir bien et de ne pas faire le moindre effort.

Où est-ce que nous considérons que l'avenir de notre pays c'est la jeunesse, ce sont ceux qui rentrent sur le marché du travail, ce sont les entreprises qui se créent, auquel cas, il faut orienter, faire des choix. La politique, ça s'appelle faire des choix. Mais si on les explique aux gens, si on explique que c'est pour le bien de tous, ils sont capable d'entendre.

Si on explique à des retraités que baisser un tout petit peu leur pension permet de faire vivre leurs petits enfants, ils sont parfaitement capables de l'entendre. En revanche, ça nécessite d'avoir des politiques responsables qui dessinent l'ensemble du paysage et qui sont et qui sont cohérent eux-mêmes. Or, nous avons des politiques irresponsables.

Ça et ça nécessite aussi une période féconde pour ce type de discours noble. Et ça c'est plutôt une grande campagne présidentielle qu'une fin de règne comme on l'a vit. Donc on voit se développer ces asticos de la décomposition politique qui s'appelle les politiciens.

C'est-à-dire tout pour ma pomme. Je veux rester encore un peu ministre. Je veux me faire élireir ici.

Je veux préserver mon capital dans les sondages. Gueno dans le Figaro Henry Geno distinguait les politiciens, les opportunistes, les hommes et les femmes politiques qui gèrent comme ils le peuvent les portefeuilles qu'on leur donne et sans doute qu'il y a beaucoup d'hommes et de femmes politiques dans cette équipe. Et puis les hommes et les femmes d'état qui ont cette vision, l'intérêt supérieur du pays, l'intérêt général quitte à dire des choses désagréables mais de manière pédagogique.

Ces hommes et ces femmes d'état aujourd'hui on les voit pas. Ben notre but c'est de les laisser sortir, de les laisser pousser pour l'horizon 2020 peut-être. Est Sébastien Lecornu qui a pris le moine soldat comme le rappelait Adrien Jean qui a pris 11 points dans les sondages récemment et qui est en train de la transition qui est arrivé à l'Élysée et où on retrouve évidemment Léonard Atal.

Léonard donc le le Premier ministre est arrivé à l'Élysée pour une discussion avec le président dans cette journée décisive. C'est tout à fait ça. Sébastien Lecnu et son cortège viennent d'arriver au palais de l'Élysée pour un entretien avec Emmanuel Macron.

Rien d'extraordinaire. La tradition veut que le chef de l'État s'entretienne avec son premier ministre avant de réunir le conseil des ministres. Seule chose inhabituelle ce matin, ce conseil des ministres est décalé, nous dit-ons, d'une heure.

Il devait débuter à 10h, ce sera finalement 11h. Pas de raison particulière si ce n'est que le chef de l'État est arrivé, nous dit-on au pa de l'Élysée à 4h du matin cette nuit de retour de son déplacement en Égypte. Alors sur la table de ce conseil des ministres, enfin le temps attendu projet de loi de finance pour l'année 2026, la copie budgétaire du gouvernement avec, on l'a étudié quelques mains tendu à la gauche notamment sur les questions de fiscalité, par exemple la reconduction de la contribution sur des plus hauts revenus pour l'année 2026 qui existait déjà pour l'année 2025.

Mais il en faudra plus pour Sébastien Lecornu pour convaincre le Parti socialiste de ne pas le censurer. Dans sa déclaration de politique générale qu'il prononcera cet après-midi, le PS attend qu'il prononce la phrase suivante : "Suspension de la réforme des retraites." Pour l'instant, le Premier ministre garde ses intentions secrètes.

Mais c'est bien ce qu'attendent les socialistes, que Sébastien Lecornu suspende cette réforme des retraites. Le Premier ministre qui à la mi-journée réunira une dernière fois à midi à Matignon, les membres de son gouvernement et les députés du socle commun. Merci beaucoup Léonard.

Adrien Gendre. Il y a euh un élément très important de ce que disait Léonard à l'instant, le rendez-vous d'avant conseiller des ministres, il est traditionnel. En revanche, sur le timing, la durée, euh le premier ministre est arrivé il y a quelques minutes déjà, donc si le conseil est à 11h, ça fait à peu près 1h30 d'entretien.

Ce qui là, pour le coup est un entretien dans la moyenne très haute. Pourquoi je vous signale ça ? La coutume républicaine veut qu'avant une déclaration de politique générale, le premier ministre communique son texte au chef de l'État.

Certes, c'est à lui d'en assumer les conséquences. C'est à lui qui a été confié la tâche de faire les arbitrages politiques. Mais j'y vois là un signe du fait que jusqu'au bout, Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron vont discuter de la décision et de l'orientation à prendre sur cette réforme des retraites.

Donc si l'on prévoit ce matin 1h30 d'entretien, j'ai la petite intuition que ce n'est pas uniquement pour rebalayer le budget une dernière fois, mais bel et bien pour balayer la déclaration de politique générale et la manière dont les orientations vont être non seulement prises mais formulées dans le discours de cet après-midi. Vous disiez tout à l'heure à l'Élysée, on me dit c'est à Matignon de gérer, c'est à Sébastien Lecnu de gérer. Nous sommes bien d'accord que il y a une légère contradiction et qu'en fait depuis le début on s'aperçoit qu'Emmanuel Macron est incapable de comprendre que dans l'article 20 de la Constitution, c'est le gouvernement qui détermine écart entre la parole officielle et la réalité président mais vous avez dit que vous étiez pas bonne en psychologie socialiste et en psychologie de d'Emmanuel Macron.

Natach non c'est pareil. Je j'ai tendance à considérer les grands équilibres, à parler du bien commun et disons de oui de ce qui va convenir au maximum de gens. Donc je ne comprends pas les arbitrages qui sont faits.

Et Guillaume, vous avez vraiment un truc intéressant à dire là parce que comme d'habitude mais juste après la pause. Juste après la pause, voilà, il sera question de Charmel Cher et d'Emmanuel Macron. Allez, en une pause et on parle de bah de Jupiter hein.

À tout de suite sur LC. On est de retour sur le plateau dans toute liberté avec Adrien Gambre, avec Natacha Polonie, Christophe Bardier, Guillaumea. Adrien, on parle de cette journée décisive pour Sébastien Lecnu.

J'ai l'impression d'être un peu dans un jour sans fin. On dit journée décisive tous les jours en fait parce qu'il se passe des tellement de choses dans la vie politique française en ce moment. On a l'impression que l'expression est égal vodée.

Mais alors là, c'est totalement factuel parce que aujourd'hui à travers sa déclaration de politique générale, on va savoir si oui ou non les conditions sont réuni pour une censure ou une survie du gouvernement. Donc bah décisif pour ce gouvernement le Cornu 2 assurément puisque il a en quelques lignes, en quelques mots cet après-midi la capacité de prolonger son bail à Matignan ou de l'interrompre parce que Arthur de la Porte le député PS que vous écoutiez et que vous interrogiez tout à l'heure avait raison sur un point. Les positions du PS, elles sont relativement connues.

On peut les contester, on peut les déplorer, on peut les trouver irresponsables. Mais on a un mode d'emploi. Le mode d'emploi pour que le gouvernement, le corps nu survive, c'est qu'il disent très clairement cet après-midi, on suspend la réforme des retraites dans toutes ces dimensions.

Si c'est dit comme ça par le premier ministre, il survit fin de l'histoire et chacun peut reprendre ses petites affaires. Si en revanche il y a une fin de recevoir ou une ambiguité, alors fin de recevoir, bon bah voilà, on a la réponse. S'il y a une ambiguité, alors là, on aura peut-être une journée décisive demain à nouveau, le temps que les discussions se poursuivent entre le PS et le Premier ministre.

Et c'est pas un scénario totalement exclu. On peut avoir tout à l'heure Sébastien le cornu qui dit "On est prêt à un décalage, un débat ce que vous disiez tout à l'heure, un gel et qui laisse planer une sorte de confusion qui ferait que les socialistes seraient un peu tourneboul derrière. De son point de vue, ça a rien d'intérêt, c'est que ça peut diviser, fracturer le groupe PS et avec un peu d'espoir, avec un peu de chance, il peut se dire "Si je fracture le groupe PS, peut-être que j'aurai suffisamment de socialistes qui me soutiendront, qui feront le paris de la stabilité, de la responsabilité." Mais ça peut être un jeu dangereux parce que fracturer le groupe PS, on n'est pas à l'abri qu'à la fin, une ou deux vois après, ça finisse quand même par une censure du gouvernement.

Ouais. fracturer le PS comme il a fracturé les LR. On va en parler dans un instant mais juste avant Guillaume un petit détour parce que Donald Trump on oublie un peu Emmanuel Macron là dont vous dites Adrien qui laisse les clés à Sébastien Lecornu mais qu'il le reçoit quand même 1h30 à l'avance donc il lui laisse pas tant les clés que ça.

Donald Trump a glissé hier un petit tacle à Emmanuel Macron. On l'écoute la France. Merci beaucoup Emmanuel.

J'imaginais Emmanuel Macron debout quelque part derrière moi. Où est-il ? Je n'arrive pas à croire que vous adoptiez une approche si discrète aujourd'hui.

C'est mon ami. C'est bien. Bon travail.

Merci beaucoup. Emmanuel, qu'est-ce que c'est que cette vanne ? Bon, d'abord franchement très honnêtement la séquence est très drôle.

Tout le monde se marre. Passez-moi l'expression mais c'est vraiment le signe que Donald Trump il a visé juste dans dans le mil. Et en réalité cette séquence, elle est beaucoup moins anodine qu' qu'il n'y paraît.

Bon, évidemment hier, c'est Donald Trump he qui a qui a triomphé. J'en veux pour preuve la une du time. On va peut-être la la découvrir.

He c'est c'est le feu à Gaza autour des otages. C'est son triomphe. C'est ainsi que que titre le le le magazine Lebdo américain.

Emmanuel Macron, qu'est-ce qu'il était venu faire à Charmelcher ? Chercher un peu d'oxygène aussi, tenter d'exister. Il a très très vite saisi en réalité dans ce moment que la France elle jouait un rôle de de figurant.

Il a tellement anticipé ce ce moment-là que dès sa sortie de de l'avion, dès qu'il a posé le pied à Charmelcher Cher, qu'est-ce qu'il a fait alors que les enjeux sont monumentaux, que la journée est historique, il a parlé de quoi ? de politique intérieure. Ceux qui ont nourri la division, les spéculations n'ont pas été au niveau du moment que vit la France.

Les forces politiques qui ont décidé la censure de François Baou et les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecnus sont les seuls responsables de ce désordre. Moi, j'assure la continuité, la stabilité, je continuerai de le faire. Mais vous imaginez, on est à Chermelcher dans le moment historique, c'est le président de la République, on est à l'étranger et il nous fait de du le cornu du bairou sur le tarmac d'un aéroport égyptien au moment où on parle de de Gaza et de l'avenir du du proche Orient, c'est pas du tout la coutume et et et l'usage.

Et il a dit bon voilà les forces politiques, elles doivent se ressaisir hein, moi je suis là pour vrer la stabilité. Qui est-ce qui vise la droite, la gauche ? J'en sais rien.

C'est pour répondream. La vraie question, la vraie question en tout cas selon moi, l'auteur de cette dissolution ratée de 2024 qui se prend quand même pour un chef de parti qui n'accepte pas sa défaite par ailleurs, voire même pour un premier ministre. Adrien, vous nous le disiez, ligne à ligne, on reprend la la le discours de politique générale.

Est-ce que c'est le mieux placé en réalité à ce moment-là pour délivrer un tel message ? Alors, quand vous voyez les mimes Gognard de Christophe et de Nadcha, la réponse est non. Moi, j'ai une autre question, c'est les LR.

Adrien, on a vécu un psychodrame à droite là ces quelques derniers jours. Bruno qui pensait me me enfin verrouiller la maison. Six de ces troupes euh sont entrées dans le gouvernement le cornu de Magon Veto, Rachid Adati, Annie Jeunevar, Philippe Tabarot et trois nouveaux venus Vincent Jambrin, Sébastien Martin, Nicolas Foressier et siège des gouvernés à côté du pouvoir.

Bron Rota a donc décidé d'exclure 8 % de ses députés, sa présidente de commission d'investiture et sa candidate à Paris. Rendez compte comme les journées décisives sont nombreuses. Il y a une semaine, Bruno Rotaillot était un président lancé comme une fusée en direction 2027, un ministre de l'intérieur dont on avait le sentiment qu'il était en dynamique et quelques jours plus tard, il est un chef de parti affaibli, contesté dans sa propre famille, qui même d'ailleurs ne peut plus faire entendre sa parole, sa voix d'autorité sur ses propres députés ou sur des ministres aussi éminents que ce que vous venez de citer qui était pourtant parmi ses proches.

Jeunevar, c'est pas du tout une opposante politique de Bruno Rotaillot en interne au sein de de LR et vous l'avez rappelé, présidente de la commission nationale d'investiture des républicains. En cas de dissolution, elle a un rôle clé. Après, encore une fois, on va voir si Bruno Rataillou est capable d'aller au bout de ce qu'il a dit.

Très vite, il a annoncé l'exclusion de ses nouveaux ministres du parti LR. La réalité c'est que pour le moment il a pu prononcer leur exclusion des instances dirigeantes et qu'il va s'engager en interne une procédure pour voir s'il est possible de les exclure réellement du parti. Et alors là je m'avance un petit peu mais en général quand les partis annoncentourbattant des procédures d'exclusion quelques mois plus tard on s'aperçoit qu'ils n'ont pas réussi à faire l'exclusion que le où la militante visée est toujours membre et qu'en réalité on essaie juste d'expliquer qu'il s'est mis en retrait de lui-même du parti de par son comportement.

Allez, prenons à Paris. Dans quelques semaines, on verra si ces six-là sont vraiment en dehors des républicains. On prend le Paris.

Adrien, est-ce que ça préfigure en fait toutes ces affaires DLR ? C'est pour ça que je pose la question ce matin en fait. Est-ce que ça préfigure l'Union des droites et la fin des LR ?

Ah, on a beaucoup avancé dans le schéma de l'Union des droites depuis 3 semaines. C'est évident. D'abord parce que certains députés sont tentés, ils savent que dans une législative, après une dissolution, sans accord avec le RN, ils sont battus.

Ensuite, les RN eux-mêmes se disent "C'est une occasion historique, avait ouvert une brèche, on va les aspirer, on va digérer ce qui restent du du RN du du LR." Et puis enfin, il y a les électeurs. 63 % des électeurs RN souhaitent cette union des droites. 41 % des électeurs LR 41 % des électeurs LR et les autres sont pas opposés, il y en a une partie, un petit tiers qui est dans l'expectative.

Donc en effet, on est en marche pour que d'ici 2027, à la faveur d'une dissolution ou au vu de la présidentielle et bien cette union des droite soit proposée et peut-être réalisée. Soyons clair hein, ça sera la fin du gaolisme. Ça sera la fin du gaolisme.

Ça sera pas la régénérescence du gaulisme en cambriolant de l'intérieur l'électorate. Alors attendez, je vais pas non c'est pas ça du tout. C'est au contraire, vous allez un peu lentement en besogne.

Il me semble que le Golisme est mort depuis très très longtemps. Venir expliquer que les LR actuels seraient les héritiers du gaolisme. Pardon mais je tombe de ma chaise.

Il s'entarguent s'entar rien du tout. Enfin pardon. C'est c'est bien un des problèmes, c'est que la droite de gouvernement depuis des décennies a totalement abandonné les fondamentaux du gaolisme, à savoir la souveraineté nationale, la planification, la vue à long terme, rien.

Il y a plus rien. Et ce qui est intéressant dans cette histoire d'union des droites, c'est surtout que vous avez deux lignes au Rassemblement national et que c'est en train de se faire concurrence de façon violente parce que Marine Le Pen, si je ne me trompe sur cette antenne a dit qu'elle n'était pas pour l'instant pour l'Union des droites. Ve pas sauver la droite, elle veut sauver la France.

L'Union des droites, c'est la vision de Jordan Bardella, c'estàdire libéral. On écoute Jordan Bardella. Aujourd'hui, ça n'est pas possible car monsieur Rotaillot est totalement aspiré par le macronisme, mais il y a des électeurs patriotes sincères aux Républicains avec lesquels nous ne partageons peut-être pas l'intégralité des des mesures de nos idées, mais à qui je viens dire dans l'intérêt du pays, dans l'intérêt de la France, il faut faire un bout de chemin ensemble.

Et moi je vous Il faut faire un bout de chemin ensemble. Non mais on a bien compris que c'était ça pour le on va dire le camp Jordan Bardella. C'est l'idée que George Améloni a réussi en Italie et que donc il y a un courant et qu'en fait ils ne pourront gouverner que s'ils aspire une partie de la droite qui est en fait une droite libérale conservatrice sur laquelle Jordan Mardella euh reconna enfin en laquelle il se reconnaît assez euh assez simplement.

La question c'est que cette contradiction en fait elle peut être gommée en cas de victoire et c'est tout le problème de la vie politique. C'est quand il y a une victoire, il y a un élan qui permet d'effacer les incohérences et puis on s'aperçoit après avec l'exercice du pouvoir qu'en fait les incohérences réapparaissent. C'est ce qui est arrivé à Emmanuel Macron.

C'est ce qui est arrivé à beaucoup d'autres avant, c'est que quand on n' pas une vision cohérente du pays, il y a un moment où ça se paye. Guillaume, j'ai une question à vous poser euh Adrien, une question assez technique, mais vous avez mentionné tout à l'heure Annie Genevar, donc ministre de l'agriculture, dont il se dit qu'elle était au bord des larmes pour défendre la participation, c'est la sienne au gouvernement et il se trouve qu'elle était à la tête de la commission d'investiture et municipal et et éventuellement des législatives. Comment est-ce qu'on fait techniquement dans cette configuration là ?

Il y a des il y a des instances de sanction au sein de LR. Après, est-ce que Bruno Retaillot va être totalement suivi ? Le fait est qu'il a quand même une majorité dans les instances dirigeantes et disciplinaires.

Donc, on va dire numériquement sa décision peut être suivie. Le souci, c'est qu'en effet, encore une fois, un jeune VAR n'est pas n'importe qui. Est-ce que les Républicains vont vraiment s'enardir au point bah de prolonger le spectacle ?

Parce qu'en fait, aller au bout de l'exclusion, c'est prolonger l'idée que les républicains sont en train d'exploser, c'est accréditer l'idée que cette famille politique est en train de mourir en plus. Alors Annie Jeunev, on peut la câbler en disant "Oh là là, elle a été infidèle à la parole de son parti. Elle veut rester parce qu'elle est accrochée à son marocain, sa voiture, son chauffeur." Elle elle a défendu les choses de manière assez rationnelle en disant "On n'arrête pas de contester l'instabilité, alors offrons un peu de stabilité aux acteurs qui sont concernés.

Les agriculteurs ont besoin de quelqu'un qui gère les dossiers sur un temps certain et le fait est qu'elle a engagé." Le problème d'Ay Genevard, pardon, on sait pas qu'elle soit exclue ou pas de LR, c'est la politique qu'elle mène en tant que ministre de l'agriculture total avec la FNSE. Elle est appréciée par la FNSE.

Il faut rentrer dans les détail à propos de rassemblement des droites. Eroti de se soumettre au dictacles du Parti socialiste dont il deviennent désormais l'otage et la marionnette. [Musique] Salut Adrien.

Ciao. Voilà. Alors, c'était Éric Sieti à l'Assemblée nationale.

Tout le plateau se carapate pour laisser arriver Franck l'ouvrier, Valérie Triveller, Pascal P et toutes l'émission de David Doucan. On va rejoindre Léonard Atal à l'Élysée. Est-ce que Léonard est là ?

Je suis là tout à fait, je vous entends. Premier ministre, il y a Oui. Oui, je vous entends.

Que se passe-t-il à l'Élysée ? Le premier ministre est toujours. Adrien Jean nous disait qu'il était arrivé très très en avance par rapport à ce qui se fait normalement.

Tout à fait. Tout à fait. Sébastien Lecnu depuis une demi-heure maintenant s'entretient avec le chef de l'État.

Un entretien habituel avant un conseil des ministres mais qui devrait durer au moins 1h et dem puisqu'il est arrivé à 9h30. que ce conseil des ministres va débuter à 11h et au cours de cet échange, sans trop s'avancer, il sera question de la déclaration de politique générale que va prononcer Sébastien Lecnu à l'Assemblée nationale à 15h. Les proches du chef de l'État nous disaient hier qu'Emmanuel Macron ne découvrirait pas lors du prononcé cette déclaration bien sûr de de Sébastien le Cornu.

Tout à l'heure, conseil des ministres donc avec enfin à l'ordre du jour la copie budgétaire de ce gouvernement qui reprend un certain nombre de propositions formulées par François Baot notamment en matière de fiscalité. certaines mains tendues à la gauche, mais il en faudra bien sûr beaucoup plus pour convaincre le Parti socialiste de ne pas censurer ce gouvernement. Le PS qui attend notamment que le Premier ministre s'engage à suspendre la réforme des retraites.

En est-il question en ce moment dans le bureau du chef de l'État entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecnu ? Probablement le Premier ministre qui à la mi-journée tout à l'heure réunira une dernière fois les membres de son gouvernement, ses ministres, mais aussi les députés du socle commun. Yeah.

En Toute Liberté du mardi 14 octobre 2025 - Édition spéciale : Lecornu II, premier Conseil des mi... — Sébastien Lecornu · Pourquijevote