Madame von der Leyen, vous conduisez nos agriculteurs à l’abattoir !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Merci madame la présidente, madame la présidente de la Commission européenne, monsieur le président du conseil, mes chers collègues, je veux vous parler aujourd'hui de nos agriculteurs que vous conduisez à l'abattoir. Madame Van Derleen, vous revenez tout juste du Paraguay où vous avez ce samedi planté un nouveau clou dans le cercueil de nos agriculteurs en signant l'accord commercial avec les pays du Mercossour. Cet accord profondément injuste ouvrira nos marchés à des centaines de milliers de tonnes de viandes produites dans des pays qui ne respecte ni nos normes sanitaires, ni nos normes environnementales, ni nos exigences sociales.
Et vous le savez pertinemment, dans cette trahison du monde rural, le président Macron a été votre complice hypocrite durant toutes ces années. Il a fin l'opposition pour calmer la colère des agriculteurs, tout en sachant pertinemment que la minorité de blocage n'était plus acquise. Quelle cynique duplicité !
Comme vous, le président Macron, au nom de la France a toujours été favorable à cet accord et la preuve est accablante. Dans cet hémicycle, ces eurodéputés n'ont voté qu'à 13 reprises contre le Mercosour, quand ceux du Rassemblement national l'ont fait à 52 reprises, soit le taux d'opposition le plus élevé à l'endroit de cet de cet accord. À l'approche de la signature, le président Macron et vous-même avaient tenté de faire passer la pilule par deux effets d'annonce.
D'abord, des clauses de sauvegarde cosmétiques, temporaires qui sauteront quoi qu'il arrive dans les 10 ans et que les pays du Mercossour eux-mêmes ne reconnaissent pas. Ensuite, le maintien du budget de la politique agricole commune en dépit de votre ambition de la diminuer vaste en fumage puisqu'à sortie d'une rallonge prétendue de 45 milliards d'euros, ce n'est évidemment qu'une simple avance et non une rallonge comme indiquée. Alors, les promesses n'engagent décidément que ceux qui les font.
Madame la présidente Van Derlon, une fois de plus, vous avez favorisé l'industrie allemande et sacrifié les agriculteurs français. Sachez-le clairement, nous nous opposerons toujours au démantellement de notre souveraineté alimentaire, du sort des agriculteurs, de leur capacité à vivre dignement de leur travail dépend notre liberté, notre souveraineté dans un monde de plus en plus incertain. L'agriculture doit être sortie des accords de libre échange.
Le patriotisme économique doit être assumé. Les normes de nos entreprises doivent être simplifiées. Et pour notre économie, un mot d'ordre : produire, produire et produire.
Jordan Bardella