Affaire Epstein: une attaque informationnelle russe visant Emmanuel Macron détectée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On va continuer à feuilleter en quelque sorte tous ces documents avec vous. Raphaël Grabli, vous enquêtez aussi sur l'écho de cette tentaculaire affaire sur les réseaux sociaux, mais aussi la question d'éventuelles ingérences étrangères. Et vous aviez des révélations à nous faire là-dessus. – Oui, effectivement, ce qui se passe, c'est qu'il y a aussi des tentatives d'ingérence.
Il y a des fausses informations. C'est-à-dire qu'en fait, parmi, vous le disiez très bien, il y a 3 millions de documents. Donc on peut malheureusement diffuser aussi des faux documents en faisant croire qu'ils sont parmi ces millions de documents et depuis quelques heures ça a été dénoncé d'ailleurs hier par le compte French Response, donc c'est le compte de réponse du Quai d'Orsay.
Il y a des fausses informations, c'est-à-dire des mails créés de toutes pièces pour les laissait penser qu'Emmanuel Macron serait impliqué dans le scandale Eifstein. Et là, je parle bien d'accusations liées à la pédocriminalité. Je me permets de le citer parce que ça a été partagé par le Quai d'Orsay.
C'est notamment le fait qu'Emmanuel Macron aurait demandé de jeunes une garçon dans l'hôtel particulier, avenue Foch, évidemment ce qui est totalement faux. Donc c'est fake ? C'est basé sur des e-mails qui sont...
Des fausses e-mails. Et ce matin, en fait, on apprend notamment que cette opération est est liée, selon la France, à une opération d'ingérence russe. Cette opération d'ingérence russe, on la connaît bien, elle s'appelle « Storm 15-16 ».
Ça fait en fait à peu près deux ans qu'elle Elle opère en France et aux Etats-Unis pour tenter d'incriminer sur le moyen et le long terme tous les dirigeants qui est de l'Ukraine, si on dit les choses très simplement. Pour vous donner quelques exemples, cette opération a mené à la diffusion de fausses informations qui évoquait par exemple l'achat de villas à Courchevel ou à Saint-Barthélemy par Zelensky. Il y a eu aussi pendant les législatives en 2024 une fausse information diffusée sur le fait que les listes de la majorité proposaient 100 euros à tous ceux qui voterait pour elle voit, pour vous donner une idée de comment un petit peu fonctionne cet écosystème.
Et puis il y a la question effectivement de l'écho plus large et d'ailleurs qui donne crédit à ces fausses informations ? C'est aussi ça la question, c'est-à-dire que ces fausses informations, elles sont balancées et effectivement, semble-t-il aussi au départ par des Russes. Il y a ensuite la question de qui lui donne crédit, qui le croit de manière d'ailleurs plus ou moins crédule.
Il y a eu notamment des discours politiques, y compris de Jean-Luc Mélenchon Je pense qu'il laissait entendre qu'au fond, peut-être, il pourrait y avoir des ramifications. Alors voilà, on va être très précis parce qu'évidemment, là, les sujets...
Soyons-le ! Jean-Luc Mélenchon, effectivement, il a prononcé un discours le 3 février, donc il y a trois jours. Il a évoqué le scandale Epstein.
Évidemment, Jean-Luc Mélenchon ne dit pas qu'Emmanuel Macron est impliqué dans des activités pédocrimiques. Par contre, ce que dit Jean-Luc Mélenchon, c'est qu'Emmanuel Macron est cité. Et même Jean-Luc Mélenchon affirme qu'Emmanuel Macron a demandé des conseils, je cite, « disruptifs » à ces gens-là.
Donc on imagine Epstein et son entourage. Et en fait, ce mot « disruptif », je l'ai retrouvé, effectivement, associé à Emmanuel Macron dans un email, dans le dossier Epstein. En fait, c'est une personne dont le nom est caché, caviardée comme beaucoup de noms, qui envoie un email à Jeffrey Epstein, qui explique qu'Emmanuel Macron cherche des conseils, c'est très flou, on ne sait même pas qui envoie ce mail pour trouver des idées discrétives.
En tout cas, il ne s'agit en aucun cas d'un email d'Emmanuel Macron qui écrirait à Jeffrey Epstein pour lui demander des Il y a quelqu'un dont on ne connaît pas le nom qui envoie ça et Jeffrey Epstein répond « ok ». Voilà, donc la base documentaire est quand même extrêmement limitée et de ça on arrive à une déclaration politique. Et on va y revenir dans un instant parce que vous restez avec nous tous les deux.
Emmanuel Macron