Franck Menonville : « Je ne comprends pas le principe de précaution soulevé contre la loi Duplomb »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Franck Menonville, merci beaucoup d'être avec nous, sénateur Union Centrice de la Meuse. Vous êtes agriculteur et vous êtes le coauteur de la loi du Plom Mononville. Et hier donc à l'Assemblée avait lieu un débat inédit puisque la pétition contre cette loi rassemblé plus de 2 millions de signatures.
On va évidemment y revenir dans quelques instants, mais d'abord on regarde les unes de la presse régionale, la une de la dépêche politique, la grande défiance des Français. Le baromètre du Sévipov qui confirme une crise profonde du rapport des Français à la politique nationale. Si l'attachement à la démocratie demeure massif, la défiance, elle atteint des niveaux inédits.
La deuxième une, c'est celle de presse océan au verdose de pluie. Les conséquences, les prévisions météo pessimistes en février après les précipitations continues de ces dernières semaines inquiètent maréchés et agriculteur. Et puis la dernière du courrier de l'Ouest, toujours sur l'agriculture, ce sont les maréchés qui croulent sous le stock de légumes.
En raison d'un climat doux, la production de légumes verts est en hausse et la consommation ne suffit pas à enrayer le surplus. Les maréchés font le dos rond. De quelle avez-vous envie de nous parler ?
Le premier thème sur la défiance des Français sur la politique. Vous la comprenez ? on peut la comprendre, on peut la comprendre, il faut la la combattre.
Alors, le bon côté de cette de cette publication, c'est la confiance en la démocratie, sa force. Je crois que ce qui est plutôt critiqué par les Français, c'est l'exercice du pouvoir. Et moi je le dis souvent quand je m'exprime et je cite souvent l'ex porte-parole du gouvernement Sophie Prima qui disait "On est dans une crise de l'exécution de notre pays et je pense que ce que nous vivons ces derniers mois, ces dernières années, c'est finalement des politiques qui votent des lois, qui décident, qui essayent d'agir et puis finalement une dilution de l'efficacité des politiques publiques qui qui font percevoir au Français une certaine inaction." et je rebondirai sur la nomination proposée par le président de la République de madame Monchalin.
Je pense que ça contribue aussi à un certain flou. Comment peut-on nommer à la Cour des comptes le ministre des comptes publics ? c'est-à-dire permettre nommer la personne qui doit juger des comptes publics, qui doit juger la situation financière de la France dont elle a été elle-même l'un des l'un des acteurs.
Je pense que c'est pas un bon sign c'est pas un problème de compétence bien évidemment elle est très compétent. Je pense que c'est un problème d'éthique et surtout de un peu de séparation des pouvoirs nommer des proches à ce type de poste. Tous les présidents de la République Oui, mais je pense que nous sommes plus dans la même période.
Je pense que quand monsieur Binter a été nommé par au commiss au conseil constitutionnel par la force du président Mitteran, la force des présidents, la puissance symbolique et et exécutive des présidents de l'époque, leur reconnaissant parmi les Français au-delà des clivages politiques n'est pas celle du temps que nous vivons actuellement. Donc aujourd'hui, je pense qu'il faut essayer de de de de d'être prudent, de nommer et surtout de concerter. Et je pense que c'est aujourd'hui il serait préférable que cette nomination puisse être concertée avec le Sénat, avec l'Assemblé national parce qu'en fait cette nomination contrairement à celle du président du Conseil constitutionnel ou au membre du Conseil constitutionnel, elle est pas soumise au vote du parlement.
Est-ce que vous souhaitez que ça ça change ? Je pense que ce serait souhaitable. Oui, ce serait souhaitable et puis euh et puis avec un temps limité parce que c'est quand même, je pense l'héritier d'un régime qui n'est pas le nôtre aujourd'hui.
On est quasiment nommé avis puisque jusqu'à la limitage 68. Voilà, c'est je pense que c'est quand même qui ferait 28 ans pour mon cher quand même c'est comme si nous revenions au sénateur à vie. Voilà.
Je je pense que voilà, je pense qu'il y a il faut moderniser tout cela et surtout je crois qu'il faut que nous attachions à ce que les Français confiance en leurs institutions, à leurs représentants et ça passe par aussi quelque part des actions des des paroles données des et puis en accord et puis sur également des symboles. On va parler de votre loi, la loi du plomb Ménonville qui fait du bruit depuis des mois et hier. C'est pas nouveau.
Non, depuis des mois. Hier à l'Assemblée [rires] nationale avait lieu un débat sur la pétition pétition record hein contre votre loi débat inédit. C'est la première fois qu'une pétition est débattue à l'Assemblée nationale.
D'abord Guimet quel était l'objectif de ce débat ? Et bien Orian, c'est vrai qu'on peut se poser la question lorsqu'un débat a lieu après l'adoption définitive d'un texte car il s'agit donc d'un débat symbolique et non contraignant. Mais plusieurs choses.
D'abord, ce débat en séance publique est une possibilité prévue par le règlement de l'Assemblée nationale à partir de 500000 signatures si la conférence des présidents l'approuve. Et effectivement, à la vue de l'ampleur de la mobilisation, plus de 2,1 million de Français et bien les députés de la commission des affaires économiques l'ont voté à l'unanimité. L'enjeu c'était que cette expression citoyenne soit entendue et sa place au sein de l'hémicle au sein de l'hémicycle au côté de la représentation nationale.
Et puis enfin, on s'en souvient, il n'y avait à l'époque pas eu de débat à l'Assemblée. En effet, pour protester contre les près de 3500 amendements déposés par la gauche. Et bien, les députés des autres groupes avaient décidé de rejeter le texte avant toute discussion, ce qui était d'ailleurs inédit.
Le texte était passé par une commission mixe paritaire avant d'être votée. L'enjeu donc c'était aussi d'entendre les arguments des uns et des autres. Monsieur le sénateur, qu'est-ce que vous avez retenu de ce débat d'hier ?
Ce que j'en ai retenu, c'est le le maintien des des clivages antérieurs. Par contre, moi je le dis très clairement, je suis assez favorable à cette au fait qu'on puisse au-delà d'un certain nombre de de signatures et de pétitions organiser un débat. Je pense que c'est toujours bon de débattre, d'exposer d'exposer sa sa vision des choses.
Bon, je pense que néanmoins on est dans le dans la même dans la même situation que que la situation. Je pense pas qu'il y ait une une très grande utilité, mais en tout cas, ça a permis à tout le monde et à chaque groupe de se de se positionner. Et moi je je le dis, comme je l'ai dit dans le dans l'introduction sur la politique, le débat est bon. débattre.
Moi, je pense que ce qu'il faut et c'est ma présence ce matin qui euh c'est par ma présence ce matin et ce que je vais en dire, il faut essayer d'objectiver les choses et de dépassionner le le le projet et d'apporter des garanties aux français, aux consommateurs. On va parler du fond du texte évidemment, mais est-ce que vu l'ampleur de la pétition déjà plus de 2 millions de signatures contre la loi ? Ça ça vous a surpris ?
Non, parce que toutes les forces euh réactionnaires à notre texte ont été ont été très rapidement euh mises en place pour caricaturer notre notre texte. Euh on a dit que on réintroduisait un un pesticide tueur d'abaisse qui n'est pas du tout le cas. Si c'était le cas, ça serait interdit dans toute l'Europe.
On a jamais parlé que c'était à titre très provisoire dans un dérogatoire limité à quelques filières et avec un comité des solutions qui réunissent l'ensemble des scientifiques pour trouver des solutions alternatives. Personne n'en n'en a parlé tout l'été. On on on va venir sur sur le fond et sur la réintroduction de ce pesticide.
Est-ce que vu l'ampleur de la pétition, il aurait pas été normal que le texte soit de nouveau soumis au vote du parlement et non un simple débat sans vote ? Moi, je ne je pense qu'on peut pas revenir ainsi sur les sur les votes. Autrement, si euh il y a plus de de démocratie.
Ceci dit, ceci dit, aujourd'hui, le Conseil constitutionnel a censuré une partie de ce texte non pas sur le fond d'ailleurs, non pas sur la la volonté de de de non réintroduction de la mais sur les modalités permettant de mieux sécuriser sa réintroduction, c'est l'objet de notre nouvelle de nouveau nouveau texte. On va on va parler du fond du texte he puisqueeffectivement le point qui fait le le plus débat c'est la réintroduction d'un pesticide la cétamipride pour certaines filières la betterave la noisette la cerise ça fait polémique et hier mais je le dis un pesticidde qui n'aurait jamais dû être retiré si on avait respecté les les procédures européennes les procédures classiques et et on va y venir parce qu'effectivement il est il est autorisé dans le reste de l'Europe il il est interdit en France depuis quelques années mais le débat a duré près de 3 heur les discussions ont été vivels étaient les arguments des députés opposés au texte ? Alors tout d'abord, il mettent en garde il mettent en avant pardon les mises en garde de l'ordre national des médecins qui s'étaient donc prononcé contre le texte.
Ensuite les opposants dénoncent le fait que ces insecticides polluent aussi les sols et les eaux comme le dit d'ailleurs le député socialiste Dominique Potier, je cite "Si nous ne produisons pas autrement, nous ne pourrons plus produire. La santé de nos écosystèmes, la protection de l'eau, la santé des sols sont devenus les premiers déterminants de notre capacité à survivre et à produire demain. Il mettent aussi en garde, nous l'avons dit, contre les difficultés des apiculteurs et enfin certains comme par exemple la députée écologiste Delphine Bateau soulligne le côté visionnaire novateur de la France.
Écoutez-la. La loi du plomb voté sans débat démocratique promulgué malgré 2 millions de signatures heurte l'identité profonde de la France. La France, c'est le pays de la gastronomie qui a érigé les arts culinaires au rang de culture.
La France ne peut se résigner à l'empoisonnement alimentaire ni à figurer au h parade des pays les plus consommateurs de pesticides. Monsieur le sénateur, est-ce que vous comprenez le principe de précaution de l'ordre national des médecins ? Alors, je je sais pas si on peut le comprendre.
Moi, j'ai eu un un appel d'un oncologue cet été. euh qui m'a dit "Monsieur le sénateur, j'ai suivi vos débats et si j'appliquais à ma science le principe de précaution, je ne soignerai personne." le président de l'ordre des médecins qui qui a mis en place cette cette tribune a été en interne, je peux vous le certifier, vous pouvez le vérifier, très contesté parce que le titre évoquait la dangerosité du produit et ensuite vous le lirez, il il globalise l'ensemble des phy des produits phytosanitaires.
Le principe de précaution, il doit garantir les consommateurs, mais il doit aussi et surtout s'appuyer sur la science. Pourquoi l'Europe a maintenu ce produit, cette cette matière active ? Parce que je vais vous raconter une petite anecdote parce que ce que dit pas madame Bateau, c'est que madame Panir Runaché a souhaité non pas réintroduire le produit en France mais faire le chemin inverse proposer à l'Europe euh de le retirer.
Oui. Euh la Commission européenne a fait son travail à remandater l'fsa pour retester la toxicité euh euh de ce produit euh son impact sur l'environnement, sur les abeilles et sur l'humain. Qu'est-ce qui est ressorti ? l'inverse de ce que madame Panier a souhaité qui était ministre voilà la réintroduction non pas jusqu'en 2027 ou 2028 on a remis les compteur à zéro jusqu'en 2033 c'estàdire la date la durée maximum de réintroduction et cet été pendant que nous polémiquions sur la l'Europe a augmenté les seuils de tolérance et non pas par volonté politique parce que je crois que le vrai sujet nous ne devrions pas faire dans le détail de la politique sur ces sujets nous devrions nous référer à la science.
Oui, mais il y a par exemple l'aness qui pointe la toxicité. Euh l'ES n'a pas retiré l'autorisation de de commercialisation et d'utilisation de ce produit et le et et l ça dit bien la chose suivante que si ce produit est utilisé sur les bonnes cultures, à la bonne dose, au bon stade et au il répond à sa aux garanties aux garanties sanitaires. Et moi ce que je voudrais peut-être dire c'est que l'Europe est un un continent exemplaire, une organisation exemplaire en matière de santé, de précaution sanitaire.
On n'est pas voilà un certain nombre de pays dérégulés et quand le produit quand le produit quand un produit est néfaste pour l'homme, pour l'environnement et pour le pollinisateur et autres, il est retiré. L'Europe n'a pas la main. Est-ce que vos opposants n'ont pas raison de dire qu'on est dans une aberration environnementale de devoir continuer à en passer par des pesticides dans l'agriculture ?
Ah ben oui, mais si vous voulez, moi je veux bien qu'on arrête toute la mais on le voit bien en faisant de de du franco-français en permanence. On a la la pire balance commerciale qu'on a jamais eu depuis 50 ans. On décroche au niveau de notre agriculture, de notre production.
Nous sommes plus souverains dans nos perdons notre souveraineté alimentaire. Moi, je veux bien et et croyez-moi, c'est il y a que la France qui fait cela. L'ensemble de l'Europe, la balance commerciale de l'Italie cette année va être à 17 milliards positifs.
Mais est-ce qu'on aura pas des consommateurs en meilleure santé, des sols en meilleur état ? Et ben vous ferez et bien si vous si vous avez assisté au débat qu'il est lu lundi dernier au Sénat, un oncologue a fait une une étude très poussée. Il y a pas plus de cancer en aujourd'hui qu'hier si on compare les strates de population et surtout il y en a pas plus en Hollande et en Espagne que chez nous.
Donc je crois qu'il faut arrêter de faire peur aux français, faut être rationnel et moi je voudrais peut-être parler de notre texte parce que c'est un texte, c'est pas la loi du plom 2, c'est un texte transcourant porté par cinq sénateurs allant de la droite sénatoriale au centre gauche. Alors juste juste pour qu'on explique, en fait le Conseil constitutionnel a censuré une partie de la loi du plomb 1, la partie qui réintroduit le pesticide euh faute d'encadrement suffisant. on regarde des exigences de de la charte de l'environnement.
Du coup, vous redéposez une loi qui effectivement est une loi transpartisane. Mais elle va pas connaître le même sort que que la loi du Nous verrons. Mais pourquoi ?
Premièrement, le conseil constitutionnel n'a pas censuré sa réintroduction mais ses modalités de réintroduction, notamment le fait que nous ne précisions pas suffisamment les les filières ciblées et la temporalité. Cette ce nouveau texte trois articles prévoi une temporalité très claire, dérogation annuelle dans le 2e article et troisièmement euh et deuxièmement surtout c'est pas c'est pas du plomb, c'est pas Menonville, c'est l'INRAE qui a produit un rapport et qui a déterminé quels sont les les filières qui sont aujourd'hui dans l'impasse et qui sont en menace de économique, noisette, pommes et cerises. Vous pensez qu'il passera le le le deuxème texte parce que il y a déjà une pétition qui est lancée déjà 140000 signatures.
Est-ce queil y a pas certains de vos collègues qui qui vont se dire à un moment on va quand même écouter ce que disent certains français et on va peut-être voter contre. On va essayer de de surtout de convaincre que ce texte n'est pas est à la fois nécessaire pour notre souveraineté alimentaire. Je parlerai de la noisette par exemple parce que c'est un exemple édifiant.
La la depuis que cette attir est n'est pas permise en France, la production s'écroule si on ne fait rien, elle va disparaître. J'ai découvert, je le dis, que la France est le premier consommateur de pâtte à tartiner, Nutella et autres. premier.
En étant le premier, il consomme à 85 % de la noisette importée de Turquie. et accrochez-vous à porter de Turquie avec des produits produits avec des produits non pas la Camivie, des produits interdits depuis plus de 30 ans dans toute l'Europe. Alors voilà ce que le le combat qui est le mien aujourd'hui, c'est d'avoir une agriculture performante, de garantir notre souveraineté alimentaire et de nous garantir de ne pas être obligé pour assurer notre notre souveraineté alimentaire d'importer des produits que nous nous autorisons pas à produire en France.
C'est ça le vrai débat. J'aimerais bien que les écologistes l'intégrent. Guimette, qu'a dit hier le gouvernement lors du débat ?
Alors et bien elle a rappelé effectivement, vous le disiez que la France en 2025 avait vu sa balance commerciale agricole être négative. Écoutez la ministre de l'agriculture Annie Jeunev. C'est un signal préoccupant auquel nous devons tous être très attentifs, mais au nom d'une vision manicaine et binaire du monde.
Certains proposeraient toujours plus de normes, toujours plus de contraintes en dépit de ce constat et de la nécessité d'infléchir la courbe de notre compétitivité. Le gouvernement qui néanmoins, on a entendu Genevar, mais qui néanmoins exclu d'intégrer votre nouveau texte à la loi d'urgence agricole qui serait examinée au Parlement avant l'été, est-ce que vous le regrettez ? Est-ce que vous vous allez réintroduire par amendement votre texte dans cette loi ?
Écoutez, c'est ma c'est notre volonté. Euh j'entendais passage en force, il y aura pas de passage en force, il y aura un débat et il y aura une prise de responsabilité du gouvernement, des sénateurs, des députés. En tout cas, chacun devra prendre sa part dans cette responsabilité.
En tout cas, moi je ne veux aucun passage en force. c'est seulement nous serons les cinq sénateurs force de de persuasion euh pour garantir notre souveraineté alimentaire et et permettre euh aux agriculteurs français et je le dis à titre dérogatoire annuel avec un comité des solutions permettant de promouvoir des alternatives et dès que les alternatives seront au niveau, je serai le premier à demander qu'on retire le le produit. Mais en tout cas aujourd'hui, ne sacrifions pas des des emplois, ne sacrifions pas alors même que l'f le dit ça, il n'y a pas de de danger avéré pour l'environnement et pour le consommateur dans une bonne utilisation.
Votre loi le divise chez les agriculteurs, certains la soutiennent, d'autres si oppos, c'est le cas de Mathieu Courgeot. Bonjour, vous êtes éleveur de vache laitière en Vendé qu'au président du collectif Nourrir et vous étiez hier devant l'Assemblée nationale pour manifester contre cette loi du plombonville. Pourquoi vous mobilisez-vous ?
Bonjour à toutes et à tous. Et bien, on se mobilise effectivement bah parce que on est sur une séquence là qui dure depuis un peu plus d'un an autour de bah de ces questions agricoles qui font suite aussi aux mobilisations qu'il a pu avoir dans les campagnes et j'en ai fait partie. Voilà, moi j'ai aussi été manifesté mais en fait les les réponses qui ont été apportées au monde agricole, on considère qu'elles ne et qu'elles ne répondent pas en fait à aux revendications qui ont été portées notamment sur les questions de revenu.
Et en fait là la l'unique réponse elle a été sur bah à la fois la réintroduction de de pesticides qui sont quand même malgré ce qu'on dit le sénateur de monville qui sont quand même dangereux à la fois pour la santé et pour l'environnement et et il y a il y a et sur par exemple l'agrandissement des élevages mais on on est en panne de solutions par exemple sur enfin sur les questions de revenu. Je pense que l'exemple de la noisette qui a cité monsieur Menonville, il est très bon en fait parce qu'effectivement on est un portateur de 70 80 % de la noisette qu'on concerne en France. Mais ce qu'on constate aussi et j'ai bien lu aussi le rapport de Linrae, c'est que par exemple les les baisses de production qui a pu avoir en 2021 et 2022, c'était principalement d à du gel printannier.
Ça c'est un premier élément. Et quand on regarde euh aussi qu'est-ce qui fait que on importe beaucoup de noiseux de Turquie, alors certes, il y a des produits qui sont interdits chez nous, mais c'est aussi et surtout le coût du travail et donc ça et et le travail des enfants en particulier, hein. La Turquie a été pointée là-dessus et donc on on voit bien qu'en fait juste réintroduire des des pesticides en fait, ça fera pas la ça fera pas la la maille quelque part, c'est pas ça qui fera qui résoudra les problèmes.
La la question, elle est plutôt de la protection économique, de la protection aux frontières de l'Europe et de l'harmonisation sociale, fiscale, environnementale vers le haut à l'intérieur de de l'Union européenne et avec quand même enfin nous on porte beaucoup ça notamment avec les associations de patients et les associations de de santé, c'est voilà d'avoir un principe de précaution qui permet quand même de de de réhausser les niveaux pour protéger la santé de tout le monde. Franck Monville, je suis complètement d'accord. Il faut une convergence européenne.
Donc notre loi, elle est de permettre aux agriculteurs de travailler avec les mêmes règles, les mêmes droits et les mêmes devoirs que le que le et les mêmes possibilités au niveau de l'Union européenne. Par contre, concernant la noisette, moi je suis pas un expert dans la noisette, mais j'écoute à la fois l'INRA, j'écoute à la fois les producteurs, les coopératives, ceux qui vivent dans ces deux départements principaux qui qui produisent des noisettes. Moi, je n'en produis pas. et et j'écoute leur leur leurs préoccupations et surtout leur impasse quotidienne.
Et je chers collègues, je sais pas quelle est votre production, mais euh cette loi, elle ne concerne que quatre voilà, mais elle ne con les bachétières n'auront pas d'acétambride, elle ne concerne que quatre productions. Euh la la betterraave, on estime aujourd'hui entre 10 et 15 % de perte lié à la jeunisse dans notre pays. Je rappelle qu'on ne qu'on enenrobant pas les les les à microdosees les graines, on passe par voie aérienne 3 4 quelquefois cinq passages avec des effic de d'insecticides aérien avec des effets des effets pas très favorables et surtout une efficacité plutôt médiocre.
Et les deux les trois autres filières, c'est la pomme, la cerise et le et la noisette. Donc c'est c'est une partie très euh enfin limitée de notre de notre agriculture. C'est des ce sont des filières qui ont été définies comme dans une impasse technique par LINRA.
C'est pas Duplom et Menonville qui définissent cela. On n'est pas on se veut pas du tout scientifique ni expert de ces productions. Ce sont des scientifiques et des et des chercheurs.
Merci Mathieu Courgeot. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. On va terminer en allant voir l'actualité dans votre région maintenant Franck Menonville.
Grâce à nos partenaires de la presse régionale. On va à Nancy. On retrouve Frédéric Plancard.
Bonjour Frédéric. Merci beaucoup d'être avec nous. Journaliste régional à l'est républicain.
Et vous vouliez vous Frédéric interroger Franck Mononville sur un sujet préoccupant, c'est la présence des pifaces dans l'eau de certaines commures du nord du département. Oui, c'est c'est d'une actualité brûlante puisque une loi une proposition de loi va être va être examinée aujourd'hui à l'Assemblée nationale concernant les qui vise à interdire les engrais azotés autour des zones de captage mais là c'est un autre problème c'est les polluants éternels, les pifas puisque depuis début juillet 2025 quatre communes de Meus quatre toutes petites communes au nord de la Meuse Remoille Loupi sur l'oison Juvinille sur l'oison et en les juvin sont touchés par une pollution très très importante au PIF au Pifas pardon les polluances éternelles. Euh pollution qui serait d à à un problème industriel.
Les taux sont très très importants. Les habitants commencent à entrer dans une certaine psychose et dans un dans un une phase anxiogène, ne peut plus consommer l'eau du robinet pour la cuisine ou pour les biberons. Et c'est et c'est ces pifas, on sait les maires les pouvoirs publics se mobilisent.
Je voulais avoir le le sentiment du du sénateur Menonville sur cette question euh que je sais qu'il le la regarde de près. Allez-y Fran. Euh merci et bonjour monsieur Plancard.
Ben bon, nous avons découvert à l'entrée de l'été ce problème lié aux analyses sur 17 communes, dont quatre dans le département de la Meuse. Le restant étant sur le département des pollution d'origine industrielle d'une papéterie du secteur de notre secteur de l'extrême normesien sur sans doute ston et peut-être d'ailleurs, je sais pas mais en tout cas principalement. Alors, l'épiface c'est une matière, ce sont des produits que que nous recherchons que depuis peu de temps et qu'on commence à retrouver autour de sites industriel.
Alors, c'est très préoccupant. ces quatre communes. Euh moi je tiens à saluer vraiment l'action de de l'état de proximité du préfet de ses services.
On s'est tous mobilisé cet été pour accompagner les les maires, lancer une étude et et qui débouche sur une sur une solution, c'est de raccorder ces ces communes à un captage d'eau à un syndicat des eaux voisin pour permettre au aux populations d'avoir de l'eau de l'eau saine, de l'eau potable très rapidement. Alors ça a un coup et je suis pleinement mobilisé. On est pleinement mobilisé pour faire en sorte de déplafonner euh ce plafond de 80 % de de d'aide pour permettre de de aux financeurs qui qui sont d'ailleurs d'accord de financer à hauteur de 100 % pour pas pénaliser les populations et les communes.
En tout cas, c'est très préoccupant et c'est émergent. Et je crois que là aussi faut vraiment que la science avance et notamment l'ancess pour la fois définir parce que les l'épéeface c'est une multitude de familles. Il faut définir lesquelles sont toxiques, lesquelles le sont pas et les seuils de toxicité par et surtout développer des alternatives dans le dans le dans les process industriel.
Merci beaucoup. Merci Franck Menonville. Merci Frédéric Plancard.
La une de l'Est républicain de bébés retrouvés dans un congélateur en haute zone. C'est à la une de votre journal. Merci Franck Mononville été avec
Franck Menonville