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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 6 mai 2026 82 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiJusticeÉconomie & entreprises

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 05/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 37 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Qu'attendez-vous pour agir et demander au procureur de la République de poursuivre les organisateurs délinquants ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quels moyens ont été mobilisés pour encadrer le rassemblement illégal ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'aide au carburant exclut-elle les déplacements du quotidien ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quels dispositifs ont été mis en place pour soutenir les Français les plus modestes face à la hausse des prix ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Comment répondre aux défis sociaux, énergétiques et de souveraineté ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réponse aux trois défis évoqués ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Thba MonierFait
    « Le fait de s'introduire frauduleusement sur un terrain affecté à l'autorité militaire ou placé sous son contrôle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 € d'amende. »
  • 7:00Mélanie ThomasFait
    « Votre aide concerne exclusivement les trajets professionnels. Elle ignore tous les déplacements du quotidien pourtant essentiel. »
  • 11:00Marc FenotChiffre
    « Total c'est aussi 3 à 4 milliards d'euros par an investis dans les énergies renouvelables, y compris en France. »
  • 15:00Tristan LaFait
    « Ce ne sont pas les missions actuelles de service de l'État. Cette mesure n'est ainsi pas comprise et fait craindre une remise en cause profonde de leurs actions. »
  • 17:00Monique BarbuFait
    « L'objectif du texte est de renforcer la lisibilité et la cohérence de l'État dans les territoires. »
  • 19:00Loï CarvranFait
    « Le groupe Horizon a un texte, celui de Latitia Saint-Paul qui durcit drastiquement les sanctions pour mettre fin à cela. »
  • 21:00Laurent NunzChiffre
    « Nous sommes déjà à 700 m³ de matériel saisi et cela se poursuit. »
  • 23:00Jean-François CoulomFait
    « Vous avez choisi d'encourager les employeurs à violer la loi de notre pays. »
  • 25:00Jean-Pierre FarandouFait
    « Les contrôles réalisés ce jour-là ont été conformes à l'activité habituelle de l'inspection du travail. »
  • 31:00Dominique VoinetChiffre
    « 40 % des cours d'eau seulement sont classés en bon état écologique par vos propres services. »
  • 33:00Monique BarbuFait
    « La France doit fournir des réponses d'ici mi-mai et proposer des mesures correctrices rapides. »
  • 41:00Maude BrégonChiffre
    « Vous proposez une baisse de la TVA de manière totalement indiscriminée, 10 à 12 milliards d'euros de dépenses. »
  • 43:00Éric MichouChiffre
    « 63 armes saisies sur le théâtre des opérations. »
  • 47:00Red ArbelotFait
    « Le parlement s'est vu retirer l'une de ses prérogatives essentielles, celle de voter le budget. »
  • 1:00Fait
    « On ne peut pas se contenter de simples contravention. Quand vous occupez un terrain pendant 4 jours que vous créez autant de nuisance, ça ne peut pas être verbalisé comme une simple infraction routière. »
  • 2:30Fait
    « Il faut maintenant créer des délits. Des délits car c'est bien de délits dont il s'agit. »
  • 4:00Chiffre
    « Le premier 2 millions d'euros pour renforcer la lutte contre l'ICE, cette métamphétamine qui ravage notre pays et nos familles. »
  • 4:30Chiffre
    « Le second, un poste supplémentaire pour le CIVEN afin d'accélérer l'indemnisation des victimes des essais nucléaires. »
  • 7:00Chiffre
    « 73 % des Français ont déjà renoncé à un soin ces 5 dernières années. »
  • 13:00Chiffre
    « Un jeune sur trois connaît une trajectoire marquée par le chômage ou l'inactivité après ses études. »
  • 19:00Chiffre
    « Plus de 88000 détenus pour 63000 places environ. Un taux d'occupation globale de 137,5 % au 1er mars 2026. »
  • 20:00Chiffre
    « 5000 emplois vacants dans l'ensemble de cette administration. »
  • 21:00Chiffre
    « 5000 agressions en moyenne chaque année. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues, dans la nuit du 4 au 5 mai à Anger, deux de nos militaires, le sergent Binchen et le caporal chef Axel Delplan sont décédés accidentellement lors d'un exercice de plongée dans les eaux de la Mène. Vraisemblablement coincé dans une cavité sous un pont selon les premiers éléments de l'enquête, ils se sont retrouvés en état d'arrêt cardioresiratoire et n'ont pu être réanimé. Le sergent Binchen et le caporal chef Axel Delplang s'étaient engagé au service de leur patrie.

Ils ont consacré leur vie à la France. Ils l'ont servi avec courage et dignité et sont morts pour elle. En votre nom, je veux exprimer la reconnaissance et la solidarité indéfectible de l'Assemblée nationale à leur famille, à leurs proches et à leurs frères et sœur d'armes du premier régiment étranger du génie de l'Audin, l'ardoise et du 6e régiment du génie d'Anger.

Mes chers collègues, en signe d'hommage au sergent Binchen et au caporal chef Axel Delplanque, je vous demande d'observer une minute de silence. Je vous remercie. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.

La première va être posée par monsieur Thba Monier pour le groupe rassemblement national. Merci madame la présidente. J'aimerais associer tout naturellement mon groupe à l'hommage rendu à nos deux militaires décédés cette nuit à Anger.

Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur. Monsieur le ministre, ce weekend la France entière a assisté dépité à unème épisode de l'impuissance et du laxisme d'État. À peine l'exercice militaire interarmé et interalié baptisé Orion était-il clôturé par le président de la République que 20000 tuffeurs électeur de Louis Boyard et de Jean-Luc Mélenchon transforment un champ de tir de la DGA en rêve partie géante ?

Oui, chers collègues, moins de 24 heures à peine après avoir préparé nos forces armées à la guerre de haute intensité, l'État, notre État, a été humilié par 20000 tuffers sur un terrain militaire avec pas moins de six gendarmes blessés. Partout les Rivins déploraient la déambulation à garde de dealers de drogue de synthèse. Partout des terres agricoles ont été ravagées, aggravant encore un peu plus la détresse des agriculteurs.

Ces hommes et ces femmes de la terre à qui rien n'est jamais pardonné, harcelé et traqué par l'écologie punitive ont assisté impuissant à la transformation de leur champ en véritable décharge à ciel ouvert. et malgré votre communication vous fait de manche et les multiples verbalisations, le bilan de l'opération est judiciairement rachidique. Neuf interpellations dont seulement cinq gardes à vue.

Et pourtant, monsieur le ministre, sans attendre la création d'un délit spécifique à l'organisation et la participation d'une rêve partie illégale que nous appelons de nos vœux, l'article 413-5 du code pénal vous permet de sévir et d'agir. Je le cite, le fait de s'introduire frauduleusement sur un terrain affecté à l'autorité militaire ou placé sous son contrôle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15000 € d'amende. Alors, monsieur le ministre, qu'attendez-vous pour agir et demander au procureur de la République de poursuivre les organisateurs délinquents afin qu'ils soient traduits devant nos tribunaux et condamnés ?

Monsieur le ministre, sans ordre, il n'y a ni liberté ni justice. La seule réponse face à l'extrême gauche qui saccage la France rurale et défie l'autorité de l'État. La seule réponse, doit être l'ordre, encore l'ordre et toujours l'ord.

Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunz, ministre en charge de l'intérieur. Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le monsieur le député Thba Monier, vous avez raison, il y a une rêve partie qui a été organisée, enfin rassemblement musical illégal qui a été organisé dans le département du Cher sur un terrain militaire et comme vous le savez, ce genre de rassemblement est soumis normalement à déclaration.

C'est bien pour ça qu'il y a cette règle qui permet de s'adresser à un préfet et on dépose un dossier avec tout un service d'ordre. Ça n'a pas été le cas. Évidemment, ça n'a pas été le cas.

Ça ne vous a pas échappé. Il ne vous a pas échappé non plus que quand vous parlez d'impuissance de l'État, ça me semble un peu exagéré. Nous avons mobilisé 650 gendarmes.

Nous avons mobilisé 650 gendarmes pour protéger ce périmètre avec 250 sapeurs pompiers qui ont encerclé ce périmètre pour assurer assurer la sécurité et la tranquillité des riverins. Vous citez des nuisances que qui ont été générées par cette partie. Vous avez parfaitement raison.

Je me suis rendu sur place. Il se trouve que je suis un peu chez moi aussi dans ce département. Je me suis rendu sur place et j'ai pu constater qu'effectivement ces festivités, ces festivités engendrent bien des nuisances pour les Rivrins et on est loin d'une ambiance festive comme certains essaient de nous le faire croire.

Alors vous dites qu'on a rien fait. Non, d'abord le chiffre que vous donnez d'interpellation est un peu inexact. Il a été à la hausse.

Et puis par ailleurs, nous avons encerclé nous avons encerclé la zone pour saisir l'ensemble du matériel. Les opérations sont en cours. Nous avons déjà saisi 240 m³ de matériel utilisé par les personnes qui se sont installées illicitement sur ce terrain militaire. 240 m³, c'est 25 poids lourds qui ont été transportés à la gendarmerie, au groupement de gendarmerie de Bourge et le matériel est saisi.

Donc je vous en supplie, monsieur le député, renseignez-vous avant de m'interroger. L'État n'a pas été impuissant. Par ailleurs, les textes que vous citez, les textes que vous citez ne sont pas les bons en matière de de rassemblement musical illégal.

Malheureusement, nous ne sommes que dans du contraventionnel. Malheureusement et c'est bien pour ça que nous voulons créer un délit. Merci beaucoup, monsieur le ministre.

La parole est à présent madame Mélanie Thomas pour le groupe socialiste. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, il ne suffit pas d'aller avec une baguette sous le bras dans les boulangeries le 1er mai pour prétendre résoudre la question du travail qui paye et du pouvoir d'achat des salariés.

Avec mon groupe, nous sommes préoccupés par le sentiment d'injustice qui affecte les Français travaillant courageusement et qui pour qui la voiture est indispensable. Voilà de mois que vous nous faites languir. Il aura fallu attendre ce weekend pour découvrir votre décret créant une aide au carburant pour les Français modestes et gros rouleurs.

Celui-ci vise, selon vos mots, 3 millions de bénéficiaires à travers une aide forfaitaire de 50 € versé en une fois. En clair, pour y prétendre, une personne seule doit toucher le SMIC ou moins du SMIC, parcourir plus de 15 km entre domicile et son lieu de travail alors même que la distance médiane pour les actifs ruraux est d'environ 13 km. Plus vous roulez et plus cette tête forfaitaire de 50 € sera diluée dans les plines gasoiles payées à la pompe.

Pour les plus gros rouleurs, elle ne compense que quelques centimes par litre. Nous regrettons l'absence de progressivité. Par ailleurs, votre aide concerne exclusivement les trajets professionnels.

Elle ignore tous les déplacements du quotidien pourtant essentiel. conduire ses enfants, consulter un médecin, aider un proche. Les familles rurales sont les plus impactées.

Vous sanctuarisez donc une enveloppe de 180 millions d'euros pour 3 millions de salariés, mais vous laissez sur le bord de la route plusieurs millions d'actifs de la classe moyenne qui ne rentrent pas dans les cases de votre serFA. Votre ministre des comptes publics a-t-il un jour passé le périphérique pour comprendre la fracture territoriale et pour formuler ce décret qui ne tient pas compte des besoins réels. Plus 51 % de bénéfices sur le 1er semestre 2026 pour total.

Nous ne roulons pas pour engraisser total. Au groupe socialiste avec mon collègue Brun, nous pensons que ces bénéfices records doivent être redistribués pour aider les Français. Fiscalement, il y a 2 milliards à aller chercher.

Monsieur le Premier ministre, plutôt que d'assigner à résidence la France des Bourgs et des pavillons, allez-vous exiger des efforts supplémentaires au profiteurs de crise ? Les salariés du pays méritent le respect. Prenez enfin vos responsabilités.

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame la ministre en charge des relations avec des du porte-parole du gouvernement et ministre chargé de l'énergie madame Maégon. Je vais y arriver, excusez-moi.

Je n'ai pas tout dans le désordre. Je n'ai aucun doute. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée.

D'abord, je vous remercie d'avoir insisté dans votre question sur les Françaises et les Français qui travaillent spécialement dans les territoires ruraux, qui font beaucoup de kilomètres et pour qui l'augmentation du prix à la pompe est difficile à supporter. Nous le savons et nous partageons votre constat. C'est pour cette raison que dès les premiers jours, le Premier ministre a d'abord fait le choix de protéger les secteurs les plus exposés.

Et vous le savez, derrière ces secteurs, ce sont des emplois, ce sont des salaires et des salaires souvent précaires. Nous avons ensuite fait le choix d'étendre le versement automatique du chèque énergie jusqu'à 4,5 millions de personnes, 150 € en moyenne et une aide qui peut aller jusqu'à 277 €. Et puis il y a eu cette aide gros rouleur.

Là encore dans la lignée euh de la question que vous posez, l'aide aux Français les plus modestes. L'aide aux Français les plus modeste qui travaille effectivement 3 millions euh de foyers avec le choix d'une aide qui est ciblée. Et enfin, je le dis parce que le Premier ministre a eu déjà l'occasion de de s'exprimer en ce sens.

Ce n'est pas pour seul de tout compte. Nous adaptons ces dispositifs comme nous le faisons depuis le début de la crise avec une situation géopolitique militaire extrêmement incertaine. Nous prendrons d'autres décisions si la crise nous prendrons pardon d'autres décisions si la crise venait à durer en étant le plus respectueux possible des finances publiques mais à l'écoute des Françaises et des Français les plus modestes qui travaillent.

Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent.

Monsieur Marc Fenot, président du groupe démocrate. Merci madame la présidente. D'abord associé mon groupe et notre groupe aux hommages que vous avez rendu à nos deux militaires.

Monsieur le premier ministre, depuis plusieurs jours, face à la hausse du coût des carburants liés à la crise internationale, la tentation de chercher des solutions simplistes est grandes. Pointer du doigt, taxer nos florons industriels, totale énergie le premier. Voilà donc ce que certains proposent.

Encore est toujours la même stratégie, la facilité. Mais c'est une erreur. C'est une erreur pour répondre aux attentes légitimes des Français et une erreur pour ceux qui ici veulent vraiment défendre notre souveraineté et nos intérêts nationaux.

C'est d'abord me connaître les réalités. 3 L sur 4 vendus en France ne le sont pas par total. Alors pourquoi ne pas parler des autres alors même que c'est le seul acteur français qui plus à avoir plafonné le prix des carburants.

Total c'est aussi 3 à 4 milliards d'euros par an investis dans les énergies renouvelables, y compris en France. Et pour investir, je suis désolé d'avoir à le rappeler à certains, vous savez ce qu'il faut à une entreprise ? Des bénéfices.

Et puis surtout choisir la facilité, c'est ne pas regarder les vrais défis en face. Le premier c'est l'urgence sociale pour les Français qui doivent prendre leur voiture pour travailler. Des mesures ont été annoncées par le gouvernement.

Elles devront évoluer en tenant compte de la situation budgétaire que certains semblent méconnaître, mais aussi de la durée de la crise. Vous l'avez dit, ainsi l'aide de 50 € permettra de prendre en charge la hausse du coût des carburants pour quatre pleins pour les gros rouleurs. Le deuxième défi, c'est celui de nos approvisionnements.

Cette guerre nous le rappelle une nouvelle fois. Une nation qui ne maîtrise pas son énergie est fragile parce qu'elle est dépendante des autres. Le troisème plus fondamental, c'est celui du changement de modèle pour accélérer la décarbonation de notre économie.

Mais cette transition ne se décrète pas et nos entreprises, qu'on le veuille ou non, sont aussi des leviers puissants de transformation et on ne peut pas non plus le faire contre les Français. Alors, ma question est simple, monsieur le Premier ministre. Quelle est votre réponse à ces trois défis pour construire avec tous une stratégie de souveraineté énergétique et une déterbation cohérente et une stratégie crédible parce que céder à la facilité des populismes à la fin ce n'est jamais être à la hauteur des enjeux.

Merci beaucoup monsieur le président Fenot. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale.

Mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre, monsieur le président Fenu. Trois questions. Et de fait vous avez raison, la situation elle est particulièrement difficile et grave pour nos compatriotes, du reste pour une grande partie de la planète et donc il est plus que jamais nécessaire de ne pas mentir aux français.

La première des choses parce qu'on ne peut pas déconnecter cette question de ce qui se passe au Moyen-Orient. On le voit bien, non seulement les négociations n'aboutissent pas, mais nous sommes même pas loin d'un risque de reprise des combat avec ces frappes inacceptables menées par la République islamiste d'Iran ces dernières heures qui font craindre de nouveau une escalade et peuvent venir mettre en échec l'ensemble des efforts diplomatiques tels qu'ils ont été menés ces dernières semaines, ces derniers jours y compris par la diplomatie française. Et je pense que depuis la guerre en Ukraine, ça nous implique tous, même si tout le monde le fait pas ici sur ses bancs, de dire cette vérité aux françaises et aux Français, c'est que la géopolitique, elle est rentrée dans le réservoir de carburant des Françaises et des Français.

Elle ne va pas en sortir maintenant. Et donc, nous allons vivre avec cela. Ça nous ramène à nos stratégiques énergétiques globales et on ne pourra pas opposer le court terme et le long terme comme malheureusement et j'en prends parfois aussi ma part pour être ministre depuis 9 ans, nous avons pu le faire.

Cela va durer, c'est systémique et la question énergétique fait partie des guerres hybrides qui seront mené à un continent comme l'Europe et singulièrement à la France. Et donc, il va falloir en permanence marcher sur deux jambes. Les aides de court thème, je vais revenir dans un instant, il est pas question d'abandonner les gens mais sans leur mentir évidemment sur le long terme.

La deuxième des choses et merci peut-être pour la tonalité de votre question, faut pas mentir aux français sur qui profite ou qui profiterait de la crise dans le début. un premier débat à avancer sur l'État comme si l'État d'ailleurs était une entreprise alors que l'État appartient à tout le monde et comme si l'État au fond profitait de cette crise sur le dos des Françaises et des Français. Je pense que la meilleure antidote au fantasme et au mensonge et Dieu sait que notre système politique n'en manque pas, c'est la transparence.

C'est pour ça que j'ai souhaité que tous les 10 jours désormais soient publié par le ministre Amiel ou moi-même ou la porte-parole du gouvernement l'état exact du surplu de fiscalité dont on voit bien d'ailleurs que d'un côté comme les volumes diminuent les accises les recettes les accises diminuent et de l'autre côté vous avez un effet prix avec la TVA qui nous amène à un surplut de fiscalité monsieur le président monsieur le ministre de 190 millions d'euros pour mars avril par rapport au mars avril de l'année dernière on est loin de la cagnotte de milliards d'euros que certains avaient évoqué au début de la crise. C'est pour ça qu'il faut quand même toujours raison garder et en plus vous le savez, j'ai souhaité affecter en plus cette somme au mécanisme d'aide. Comme ça, il ne sera plus dit que l'État est profiteur.

Ensuite, il y a le débat autour des distributeurs, des marges brutes, des marges nettes. J'en dis pas plus, la ministre va avoir l'occasion de communiquer dans les heures qui viennent. Si vous me permettez cette expression, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne et on va enfin pouvoir aussi par la transparence donner quelques vérités non seulement sur l'essence mais aussi sur le gazol du début de cette crise jusqu'à aujourd'hui.

Pas pour montrer qui que ce soit du doigt, mais là aussi dans une économie comme la nôtre, on doit être capable d'avoir un débat qui se fait sur des chiffres fiables et en transparence. 3è sujet, total énergie. Là aussi, moi je l'ai dit depuis le début, je pense d'ailleurs qu'on peut avoir un débat sur la redistribution des richesses de Total énergie sans tomber dans un total bashing.

Non, mais après c'est assez français que de se tirer une balle dans le pied, mais je pense qu'on peut avoir un débat politique noble, de bon niveau sur la question de cette redistribution. Oui, noble et de bon niveau, monsieur le président Cocrel, si c'est possible, sur la question de cette redistribution. Euh peut-être parce que j'ai déjà dit à de nombreuses reprises que le gouvernement ne fermait aucune porte.

Peut-être aussi faut-il nourrir le débat d'éléments objectif. Bon le premier déjà c'est que Total paye déjà des impôts. Je le dis pas ben non mais on peut pas faire circuler des mensonges et des contrevérités sur les réseaux sociaux en permanence.

On peut avoir le débat sur est-ce que Total paye suffisamment d'impôts. N'allez pas dire aux Françaises et aux Français que Total n'en paye aucun. Enfin, ça s'appelle un mensonge 2 milliards d'euros de prélèvement obligatoire.

On peut avoir le débat en disant est-ce que c'est suffisant ? Mais ne disons pas que c'est 0 €. Au moment où on se parle, des Françaises et des Français finissent par croire que Total ne paye rien.

C'est un mensonge et c'est on vient abîmer le consentement à l'impôt de manière globale. Oui, je comprends que ce fait checking vous dérange mais une fois de plus, on peut avoir un débat sur la fiscalité sur la base de vrais chiffres. Mais d'ailleurs, je vais plus loin mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, faut-il mentir aux Français comme vous l'avez fait l'automne dernier pendant le budget en votant 25 milliards d'euros d'impôts sur les multinationales pour s'apercevoir à la fin que ces impôts n'existaient pas parce que l'assiette n'existait pas.

Donc moi, je veux bien avoir un débat comme on l'a eu sur la justice fiscale. Je crois qu'on l'a eu avec un certain nombre de députés ici, mais sur la base de vrais chiffres. Sinon, à la fin, on finit par mentir aux Français et aux Français.

Et ça ça s'appelle du cynisme. Et le cynisme par définition en temps de guerre et en temps de crise, il faut le refuser, il faut le repousser. Alors ensuite, le débat sur la fiscalité, il est ouvert.

Après, il y a le débat sur le plafonnement. Bon, là aussi, moi je ne défends que l'intérêt général. Je suis très tranquille.

Oui oui ne vous en déplaise. La réalité c'est que c'est factuel total et distributeur. Bon est-ce qu'on peut écouter la réponse complète du premier ministre s'il vous plaît ? 70 pays dans le monde dans combien de pays pratiquent-il le plafonnement ?

Un seul la France. Alors, est-ce qu'on demande à Total d'en faire plus ? Oui.

Est-ce qu'il faut taper sur Total dès lors qu'il pratique ce plafonnement dans un seul pays sur 70 ? Non, ma position me semble équilibrée. Là aussi, la défense du bon sens.

Et je pense qu'au moment où nous parlons, les Françaises et les Français, ce qu'ils veulent voir, c'est le prix diminuer à la pompe sans mensonge, sans fausses promesses et sans démagogie. Alors ensuite, est-ce qu'il faut évidemment aller plus loin ? La réponse est oui.

Euh cette crise, elle est grave. Elle s'ajoute à la guerre en Ukraine. Elle s'ajoute évidemment à d'autres enjeux et difficultés économiques que nous connaissons sur le continent européen.

Et je pense qu'une fois plus, monsieur le ministre, il faut pas mentir au français. Impact sur les finances publiques. Certains balaient ça d'un revers de main.

Il est évident qu'au moment où nous parlons, la charge de la dette et les intérêts de la dette sont évidemment en question. Vous êtes en train de travailler sur la loi de programmation militaire, l'activité des forces nous ont rendre hommage à l'instant même à la présente de l'Assemblée nationale à nos dons. Mais il va s'en dire que l'activité des forces au Moyen-Orient coûte aussi de l'argent en contribuable pour des raisons que l'on peut le comprendre.

Donc là aussi, il va falloir objectiver les choses en matière de finances publiques. Pareil sur la résidence de notre économie, on parle beaucoup de coût du carburant. On va commencer à parler aussi de questions liées au coût des matières premières, à l'impact sur un certain nombre de filières.

Et donc, il est inévitable qu'il va nous falloir continuer d'adapter les dispositifs de soutien à l'ensemble des filières. Vous avez été ministre de l'agriculture et de la pêche. Vous savez comme moi qu'il va falloir continuer de le faire pour prendre cet exemple.

Ensuite, je pense qu'il faut pas changer de cap et d'ailleurs, je remercie les intervenants précédents. L'enjeu, c'est le soutien à l'activité et à celles et ceux qui travaillent. Si on veut soutenir la croissance, si on veut soutenir le pouvoir d'achat, si on veut faire en sorte de ne pas gaspiller l'argent du contribuable, n'importe comment, en promettant des baisses de taxes complètement illusoires aujourd'hui pour mieux voter des augmentations d'impôts à l'automne, il faut tenir ce cap qu'elle soutient à l'activité.

Et d'un mot, je pense qu'on peut tenir ce cap. Mais désormais, monsieur le ministre, il va falloir changer d'ampleur et d'échelle. Et donc, le gouvernement sera amené à reprendre la parole dans les tout prochains jours et en début de semaine prochaine pour adapter l'ensemble des dispositifs au soutien, à l'activité. et à l'économie avec pragmatisme, sans cynisme et sans mensonge.

Merci beaucoup monsieur le premier ministre. La parole est à monsieur Tristan la pour le groupe écologiste et social. Merci madame la présidente.

Ma question s'adresse à madame la ministre Monique Barbu. Depuis plusieurs mois, l'ADEM subit une campagne continue de dénigrement et de diffamation relayé jusque sur les bans de cet hémicycle qui s'ajoute aux réductions budgétaires de ces dernières années. Aujourd'hui, de vives inquiétudes s'élèvent face au projet de loi sur la déconcentration et la décentralisation qui laisse présager d'un rattachement de ces directions régionales au service de l'État, notamment au Dréal.

Nous ne sommes pas les défenseurs par principe des agences et sommes favorables au renforcement de leur évaluation et du contrôle démocratique les concernant. Mais en l'espèce, l'action de LAADEM est celle d'un état incitatif, innovant, qui accompagne avec une expertise singulière les acteurs publics et privés dans les territoires. Ce ne sont pas les missions actuelles de service de l'État.

Cette mesure n'est ainsi pas comprise et fait craindre une remise en cause profonde de leurs actions et avec celle-ci un nouveau recul majeur du gouvernement concernant sa politique de transition écologique au seul bénéfice d'un alignement préoccupant sur certains discours climatoceptiques. Dans tous les territoires ruraux, urbains, ultramarins, ce sont plus de 8000 projets qui sont accompagnés. Développement des réseaux de chaleur renouvelables et décarbonés d'une collectivité rurale ou dans le limousin ou dans la métropole d'Alsace, c'est l'ADEM.

La protection de rivin voisin d'un site industriel pollué abandonné en heureir ou dans le gare, c'est l'ADEM. L'ADM, c'est l'agence des solutions pour prévenir et adapter la France au dérèglement climatique. Après après la suppression des aides des feu ou encore l'affaiblissement du ZAN, cette mesure achèverait l'ambition d'un mandat qui se voulait initialement placer sous le saut de l'ambition écologique.

Madame la ministre, pouvez-vous dès lors expliciter votre position quant au devenir de LAADM et de ces directions régionales ? Pouvez-vous notamment garantir la pérennité de l'agilité de LAADM et de ses financements ? Merci monsieur le député.

La parole est à madame Monique Barbu, ministre de la transition écologique. Monsieur le député, tout d'abord laissez-moi dire aussi mon attachement profond à LAAD qui joue un rôle clé d'accompagnement des collectivités et des entreprises en matière de transition écologique et qui a fait preuve, comme vous l'avez dit, de son efficacité. Il existe, il est vrai, des initiatives parlementaires qui concernent nos différents opérateurs du ministère et en particulier l'ADEM.

Le gouvernement cherche lui à renforcer les synergies entre les délégations régionales de l'ADEM et les services déconcentrés de l'État. Comme vous le savez, le Conseil d'État a été saisi au début du mois d'avril d'un projet de loi visant à renforcer l'État local. L'objectif du texte est de renforcer la lisibilité et la cohérence de l'État dans les territoires.

D'aucun veulent supprimer l'ADEM. Nous, nous considérons que l'ADEM doit agir plus clairement au sein du Giron de l'État. C'est le sens des travaux menés.

L'objectif est d'améliorer les synergies et la fluidité des relations de travail entre l'ADEM et les services déconcentrés de l'État. Tout en conservant l'intégrité et l'identité de l'opérateur. Les agents de LAADEM demeuront salariés de l'établissement.

Le modèle d'organisation est aujourd'hui approfondi avec le Conseil d'État. Ensuite, il aura naturellement vocation à être débattu et amendé par les parlementaires. Nous ne sommes qu'au prémise de ces discussions et nous sommes naturellement à votre disposition pour échanger sur les meilleurs moyens de gagner en efficacité et en cohérence dans l'action territoriale de l'État notamment en matière environnementale.

Merci. Merci beaucoup madame la ministre. Monsieur le député.

Oui, très rapidement madame la présidente, il y a un gros doute qui nous habite parce que si jamais l'ambition c'était de mieux articuler les politiques publiques entre service de l'État et action de LAADEM, alors il fallut peut-être concerter avec les acteurs qu'il s'agisse des collectivités territoriales, de LAADM eux-mêmes et s'il s'agissait d'économie budgétaire, vous ne garderiez pas les salariés. Donc à quoi bon cette réforme ? Merci monsieur le député.

La parole est à présent à monsieur Loï Carvran pour le groupe Horizon indépendant. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur Laurent Nouè.

Monsieur le ministre, cette terre du cher que nous aimons tant tous les deux a vu débarquer 20000 personnes qui ont au mépris de toutes les lois ont occupé un site militaire dangereux pour eux, stratégique pour la France. Mais la ruralité n'est pas un terrain vague qu'on envahit comme ça pour son bon plaisir. On y vit, on y travaille, on y produit pour la France.

Ce qui s'est passé est insupportable et les Français ne le supporteront plus longtemps parce que des riverins ont vu leur domicile profanés. Des agriculteur leurs champs piétinés et leurs prêt souillés. Des enfants n'ont pas pu aller à l'école encore aujourd'hui.

Nos infrastructures de défense ont été vandalisées. Insupportable aussi parce que ces frit parties elles n'ont de fruits que le nom. Elles ne sont pas gratuites pour les Français.

Pour que quelquesuns dansent, on prélèvera sur des millions de Français l'argent de leur travail pour payer les secours, indemniser les dégâts, réparer les dégradations. Mais ce ne sont pas seulement les champs qui ont été piétinés, monsieur le ministre. C'est l'autorité de l'État.

C'est la promesse que la République protège les Français où qu'ils vivent à la campagne comme en ville. C'est le principe même de la justice et de légale application de la loi à tous les citoyens. Le groupe Horizon a un texte, celui de Latitia Saint-Paul qui durcit drastiquement les sanctions pour mettre fin à cela.

Il est prêt. Il a fait la moitié de son chemin législatif après son adoption dans notre niche. Êtes-vous prêt, monsieur le ministre, à ce qu'il soit inscrit au plus vite au Sénat, enrichi de ce que votre texte, le projet de loi Ripost peut apporter pour que avant l'été, nous ayons renforcé notre arsenal, pour que ça s'arrête. vite pour que tous ceux qui ont tenu bon ces derniers jours dans le chair gendarme pompiers élus ne les pas fait en vain.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunis ministre de l'intérieur.

Merci beaucoup madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député, merci de m'avoir accompagné dimanche hein sur le terrain et en cet instant, j'ai évidemment une pensée j'ai évidemment une pensée pour les agriculteurs dont nous avons que nous avons rencontré et qui ont subi des nuisances.

Vous avez raison de le rappeler avec des personnes qui en permanence ont traversé des champs qui étaient des champs de fourge et parfois des champs de récolte et qui passaient au milieu des animaux et il y aura évidemment des dégâts et nous nous allons évidemment étudier tout cela. J'ai une pensée aussi pour les gendarmes qui conformément aux instructions que j'ai passé sur le terrain ont procédaé à des contrôles systématiques en sortie systématique avec de nombreuses verbalisations pour pénétration sur un terrain militaire et évidemment participation à rassemblement interdit. Je pense aussi à la section de recherche de Bourge qui est saisie et qui va mener des investigations pour confondre les organisateurs, évidemment les poursuivre et je pense aux gendarmes qui se sont engagés et qui sont engagés encore à ce moment-là pour saisir les matériels.

Et je complète d'ailleurs l'information que je donnais à monsieur le député Thba Monier. Nous sommes déjà à 700 m³ de matériel saisi et cela se poursuit. Pour l'avenir, monsieur le député, pour l'avenir, nous avons des textes en préparation.

Je veux saluer la députée Latitia Saint-Paul qui a proposé qui a proposé un texte de loi qui a été adopté ici qui prévoit de déltualiser l'organisation. Ce sera désormais un délit avec la possibilité d'avoir des gardes à vue, une peine d'emprisonnement de 2 ans, 30000 € d'amende. Et puis effectivement dans Ripost, nous avons dans le projet de loi Ripost, nous avons repris ces mesures en allant encore plus loin et en prévoyant un délit pour la participation à ces manifestations illégales.

Et donc évidemment que notre objectif est d'aboutir à ce que ces textes soient adoptés avant l'été, en tout cas le plus rapidement possible pour pouvoir les appliquer parce qu'il n'y a que la dissuasion que ces personnes comprennent. Il est très difficile de s'opposer à l'arrivée de plusieurs milliers de personnes sur un rassemblement illégal. Dans l'histoire de notre pays, ça n'est jamais arrivé.

On narrive jamais à empêcher une installation. Il faut le rappeler et ça doit nous appeler sur tous les bancs à beaucoup de modestie face à ce phénomène. Merci beaucoup monsieur le ministre.

Très bien. La parole est à présent à monsieur Jean-François Coulom pour le déplais. Merci madame la présidente.

Nous nous associons à la peine des familles de nos deux soldats disparus. Monsieur le Premier ministre, le 1er mai n'est pas un jour comme les autres. Seul jour férier entièrement chamé depuis la libération, célébré dans plus de 160 pays du monde.

Il fut conquis au prix du sang des classes populaires et de nos luttes pour les droits des travailleurs. Ce n'est pas la fête du travail, car seul fait le travail ceux qui vivent et profitent des fruits du travail des autres, actionnaires et spéculateurs dont votre gouvernement est essentiellement constitué. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si dans cette confiscation du 1er mai, vous pouvez compter sur le soutien historique de l'extrême droite, l'autre partie du Grand Pratourona.

Alors cette année pour célébrer à votre façon ce 1er mai, faites des travailleuses et des travailleurs, vous avez choisi d'encourager les employeurs à violer la loi de notre pays. Et comme votre appel à enfreindre la loi ne suffisait pas, vous avez publiquement assuré les employeurs délinquants qu'il n'auraient à craindre aucune sanction de la République puisque je cite "Toute poursuite à leur rencontre serait gérée par vos soins." Voici que désormais, pourtant investi de la plus haute autorité publique, garantit aussi bien que de l'état de droit, un premier ministre appelle ses concitoyens à transgresser la loi tout en violant le principe de séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaires dans le but de faire exécution de faire échec à l'exécution de cette loi.

Nous connaissions déjà vos soins prioritaires, ce que vous prodiguez à la rente des actionnaires par le détournement à leur seul profit de dizaines de milliards d'argent publics ainsi privatisés. Mais voici que vos 493 qui légalisent chaque année soldup en bande organisée ne s'is font même plus votre frénésie antisociale. Heureusement, la France insoumise veille respectueuse des lois.

Nous avons donc déposé à votre rencontre encontre un signalement article 40 au procureur de la République. Monsieur le ministre, allez-vous plaider coupable devant la représentation nationale puis devant la justice de notre République. Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, je voudrais d'abord appeler un principe essentiel. L'inspection du travail est indépendante et ces agents interviennent chaque jour de l'année dans tous les secteurs sur l'ensemble du territoire.

Chaque année, ce sont plus de 140000 contrôles sur place qui sont réalisés 365 jours par an. Ces interventions permettent très concrètement de faire cesser des situations de travail dissimulé, de protéger des salariés exposés à des risques graves pour leur santé et leur sécurité ou encore de garantir le respect du droit du travail en matière de durée du travail ou de rémunération. Autrement dit, ce ne sont pas des contrôles abstraits.

Ils protègent des femmes et des hommes dans leur vie professionnelle quotidienne. Chasissant du 1er mai 2026, je veux être clair. Les contrôles réalisés ce jour-là ont été conformes à l'activité habituelle de l'inspection du travail.

Nous n'avons pas à ce stade pour ce 1er mai observé d'augmentations particulières du nombre de contrôles qui ont concerné tous les secteurs d'activité. D'après nos premières remontées, ils n'ont donné lieu à aucun incident. Il n'y a aucune difficulté particulière.

Ce n'était pas le cas l'an dernier où des tensions avaient pu être constatées. Je rappelle que l'an dernier 2025 sep incidents de contrôle regrettables avaient été recensé. Je veux donc saluer ici la responsabilité collective de l'ensemble des parties prenantes qui ont permis que cette journée se déroule dans un esprit d'apaissement souhaité largement par tous nos concitoyens.

Le dialogue social a fonctionné et l'intelligence collective a primé. Le 1er mai 2026 s'est bien passé. Pour lever toute ambigué juridique, nous avons proposé une évolution législative ciblée qui concerne uniquement artisan boulanger pâtissier et artisan fleuriste.

Sur ce dossier, mon cap est clair. Premièrement, respecter le symbole du 1er mai et protéger nos salariés. Deuxièmement, respecter l'indépendance des corps de contrôle.

Troisièmement, prendre en compte les réalités et les usages du terrain cher au cœur des Français et des Français partout dans les territoires. Merci. Merci beaucoup monsieur le ministre.

Vous êtes libre de vos questions. Le gouvernement est libre de ses réponses. Monsieur Botorel pour le groupe ensemble pour la République, vous avez la parole.

Merci madame la présidente. Mon groupe bien évidemment s'associe à l'hommage rendu tout à l'heure à nos deux militaires. Ma question s'adresse au premier ministre.

Monsieur le Premier ministre, l'attaque contre l'ANTS est inacceptable car simple, trop simple, un mineur de 15 ans met à mal le site où nous certifions nos pièces d'identité, nos immatriculations. Et ce ne sont pas des ingérences étrangères, pas des lois extraterritoriales qui menacent nos données, mais un ados utilisant des vecteurs d'attaque d'une inquiétante banalité. C'est le révélateur de nos fragilités structurelles.

La France est presque devenue le paradis des listes comme dit projet le projet Arcadi. Ainsi, nos concitoyens ne vont pas donner en ligne la preuve de leur majorité pour se connecter aux réseaux sociaux s'ils ont le sentiment que tout peut fuiter. De même, les collectivités, les entreprises ne vont pas hausser leur niveau de résilience si l'État n'arrive pas à assurer sa propre sécurité.

Vous avez décidé, monsieur le Premier ministre, de reprendre la main en sifflant la fin de la récrée. Vous avez annoncé des fusions de direction, mobiliser 200 millions supplémentaires. Ce ne sera hélas pas suffisant.

Nous devons à nos concitoyens un réel filtre anti-arnaque annoncé depuis près de 4 ans et toujours remis à plus tard. Promesse présidentielle et noyage administratif. Nous devons enfin voter le projet de loi cyber résilience adopté à l'unanimité par notre commission en septembre dernier.

Il s'agit de monter le niveau d'exigence pour des milliers d'opérateurs d'importance vitale. C'est une urgence européenne et opérationnelle. Et à l'heure où les voies d'au se multiplient, n'est pas le moment de claironner que nous ouvrirons les portes dérobées.

N'en parlons pas dans la loi. C'est le plusur moyen de ne pas insulter l'avenir. Mais notons aussi ce qui marche.

Je veux en la matière saluer l'efficacité des armées, l'opinion traité de la justice et son parquet spécialisé qui convoque Elon Musk quand la Commission européenne tremble en pensant au droit de douane. Je veux aussi redire ma confiance dans le GIP cyber maveillance. Quant à l'INC, je m'inquiète d'apprendre qu'elle ne participera plus à sécuriser nos systèmes d'information publique comme vous l'avez annoncé.

Mais alors qu'il fera ? Monsieur le Premier ministre, je n'ai que deux questions. Le filtre anti-arnac est-il prêt ?

Estce une priorité enfin réelle ? On re nous à discuter du projet de loi résilience avant la fin de cette session. Ce ne sont que les premières pierres pour devenir une France numérique sûre.

Et enfin, et je me tourne aussi vers mes camarades socialistes, je veux avoir une pensée 9 ans pour jour après sa mort pour Corine Nerel qui aurait été aussi une combattante sur ces sujets. Merci monsieur le député. Merci cette pour cette pensée.

Je donne la parole à madame Anne Leénancef, ministre en charge de du numérique et de l'intelligence artificielle. Excuse-moi. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Éric Botorel. Euh d'abord merci pour votre question qui est extrêmement vos questions qui sont extrêmement importantes et je voudrais également m'associer à pour saluer la mémoire de la députée costarmoricaine Corine Erel. Jeudi dernier, le premier ministre s'est exprimé sur le sujet de la cybersécurité et a fait des annonces fortes face aux cybermace.

L'État reprend la main. Changement de cap, changement de méthode. La cybersécurité est un sujet régalien et à ce titre, une meilleure coordination a été proposée par le Premier ministre au niveau de l'État, par la création de l'autorité nationale pour le numérique et l'IA de l'État. la création également d'une cellule interménicnielle d'alerte cyber pour renforcer la coordination entre les différents ministères en cas de crise cyber grave et un budget inédit également à la hauteur de la menace 200 millions prélevés sur le budget France 2030 pour mettre en œuvre immédiatement des mesures concrètes une fixation des objectifs du budget de la cybersécurité dans le budget du numérique de 5 % en 2027 jusqu'à 10 % en 2030 etich et flécher également les amendes que la KNIL perçoit vers des mesures pour renforcer la cybersécurité de l'État.

Voilà pour la cybersécurité sur la loi Senine dont vous avez été pour lesquelles vous avez été fortement engagé. C'est une de mes priorités notamment de faire publier les décrets depuis mon arrivée. Le filtre antiarnac était une mesure très importante.

Le projet de décret a été notifié à la Commission européenne et nous estimons une application. Nous espérons une application pour septembre 2026 et sa mise en œuvre a été confiée à l'OFAC. Et enfin sur la loi résilience, c'est un texte majeur.

La cybersécurité ne passe pas et la cyberrésilience de la nation ne passe pas seulement par les actions de l'État mais également par celles des entreprises, par celles des collectivités locales et le texte devrait être étrudié avant l'été. Je vous remercie pour votre attention. La ministre, merci beaucoup madame la ministre.

La parole est à présent madame Dominique Voinet pour le groupe écologiste et social. Merci. Merci madame la présidente.

Ma question s'adresse à madame la ministre de la transition écologique. Madame la ministre 2020 2023 votre ministère vit au rythme des mises en demeure de la Commission européenne qui pointe son incapacité à assurer le bon état écologique de nos rivières et de nos eau souterraines. Le constat est accablant. 40 % des cours d'eau seulement sont classés en bon état écologique par vos propres services.

Pesticides, nitrate, microplastique, piface. La liste s'allonge des captages d'eau potable interdit à la consommation humaine. Dans la vallée de la Loue, une des plus belles rivières de France peinte par courbet.

Les truites souffrent d'ulcère répugnant et disparaissent victimes de la saprose, une maladie directement liée à la pollution azotée. La baignade y est d'ors et déjà interdite et le restera pendant toute la saison estivale. Vous négligez les alertes d'Amertos et du collectif SOS Lou Hélas.

Mais en mars, la Commission européenne a ouvert une nouvelle procédure d'infraction à l'encontre de notre pays. En l'absence d'une transposition correcte de la directive, la méthodologie française d'évaluation de l'état écologique des EOS sous-évalue en effet leur dégradation réelle, conduisant à classer en bon état des rivières qui ne le sont pas. La France disposait de 2 mois pour répondre à la commission.

Ils sont écoulés. Mes questions sont simples. Le gouvernement a-t-il répondu à la Commission européenne ?

Cette réponse sera-t-elle rendue publique ? Et surtout, allez-vous enfin affronter la réalité en face et mettre la France en conformité avec ses obligations au titre de la directive cadre pour l'eau pour que cesse le sacrifice de nos rivières ? Merci.

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame Barbu, ministre en charge de la transition écologique. Madame la députée, comme vous le savez, la directive cadre sur l'eau est la principale réglementation européenne sur la protection de l'eau.

Elle impose depuis l'année 2000, comme vous l'avez dit aux États-membres, d'atteindre un bon état écologique et chimique de toutes les eaux, que ce soit les rivières, les nappes, les lacs, les eaux côtières. Pour se faire, les États-membres doivent élaborer des plans de gestion par bassin hydrographique qu'ils doivent réviser tous les 6 ans avec des obligations de résultats. L'objectif actuellement fixé à 2027 pour l'Europe est d'atteindre le bon état des masses d'eau sur les aspects à la fois quantitatifs et qualitatifs comprenant notamment des mesures de protection de la faune présente dans ces milieux.

Pour les masses d'eau trop éloignées initialement de cet objectif, la Commission européenne a autorisé à baisser le niveau d'exigence de bon état écologique à bon potentiel écologique. Cela permet un niveau légèrement moins ambitieux mais plus pragmatique pour certains milieux très dégradés. La Commission européenne a écrit début mars à la France sur la définition de bons potentiels écologiques et sur ses méthodes d'appréciation.

La France doit fournir des réponses d'ici mi-mai et proposer des mesures correctrices rapides, c'est-à-dire des adaptations des méthodologies de mesure actuelles dans le sens des demandes de la commission. Ces éléments de réponse méthodologiques pourront vous être communiqués à ce moment-là. Je profite aussi de ce temps devant vous pour réaffirmer que la volonté de la France est de maintenir les ambitions de mise en œuvre de la directive CAD sur l'eau et vous dire globalement ma volonté de maintenir une politique ambitieuse en matière de protection de l'eau.

Merci. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est madame madame Voet.

Allez-y, excusez-moi. Merci madame la présidente. Madame la ministre, je suis heureuse de vous avoir vu aujourd'hui.

C'est rare et j'apprécie. Mais je voudrais vous voir aussi en commission et en hémicycle au moment de l'examen de la loi d'urgence agricole qui organise la moindre protection des captages dans les zones qui ne sont pas considérées comme les plus vulnérables et qui facilitent la construction de retenu d'eau et de bassine. Merci.

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à présent monsieur Pierre Cordier pour le groupe droite républicaine. Merci madame la présidente.

Ma question s'adresse à madame la ministre de l'énergie ou à monsieur le ministre du budget comme vous le sentez. Je perds de l'argent à travailler. Voilà ce que m'ont dit des Ardenais ce weekend.

Le contexte international pèse sur les prix à la pompe, tout le monde le sait. Les millions de français salariés ou travailleurs indépendants qui remplissent en ce moment leur déclaration de revenu peuvent choisir entre un abattement forfaitaire de 10 % au titre des frais professionnels ou la déclaration des frais réels avec notamment les frais kilométriques pour ne pas être imposés sur les coûts des trajets effectués entre leur domicile et leur travail. Dans ce cas, ils sont pénalisés par la non revalorisation de ces indemnités kilométriques depuis 3 ans.

C'est vrai. En effet, elles ne sont plus, pardon, elles ne sont plus du tout en phase avec le coût réel du carburant, excusez-moi, de l'entretien et de l'assurance des voitures. Cela impacte aussi les salariés qui sont d'effrayés par leur employeur pour leur déplacement professionnels comme les commerciaux ou les livreurs.

Aller au travail leur coûte parfois plus que leur salaire. Cela concerne enfin les bénévoles, madame la ministre, tous ceux qui transportent les gamins pour des compétitions et des entraînements sportifs le weekend qui renoncent à le faire car cela coûte désormais trop cher. Revaloriser les indemnités kilométriques permettrait d'obtenir un coup de pouce qui serait très apprécié par des centaines de milliers de bénévoles de notre pays.

Monsieur le ministre, madame la ministre, ma proposition est simple. Allez-vous relever le barême des indemnités kilométriques pour 2026 afin de mieux coller à la réalité des coûts du carburant et soutenir ceux qui travaillent et les bénévoles qui font vivre nos territoires ? Cette mesure est simple à mettre en œuvre.

Elle ne mobilise aucunement des milliers de fonctionnaires de nos administrations. Il suffit simplement d'avoir la volonté politique de soutenir la France qui travaille et la France des bénévoles. Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à madame Maude Bréon, ministre en charge de l'énergie. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés.

Monsieur le député Pierre Cordier. D'abord on partage, vous et moi, un objectif, être au côté des Français les plus modestes et des Français les plus modestes qui travaillent. Nous y avons apporter des premières réponses.

Elles sont sensiblement différentes de celles que vous proposez aujourd'hui, mais l'objectif reste le même. Qu'avons-nous fait ? D'abord, on a soutenu l'activité parce que derrière l'activité, quand on parle des agriculteurs, quand on parle des pêcheurs, quand on parle des transporteurs, ce sont des emplois, ce sont des salaires et là encore des salaires modestes.

Le premier ministre a fait le choix d'étendre le versement du chèque énergie, vous le savez, à 700000 personnes supplémentaires de manière automatique. Là encore, c'est une aide moyenne de 250 de 150 € et qui peut aller jusqu'à environ 270 € avec l'objectif de soutenir les dépenses liées à l'énergie. Et puis il y a eu cette aide pour les gros rouleurs.

Là encore 3 millions de personnes, les Français les plus modestes qui travaillent. Le choix que vous proposez, il est loin d'être inintéressant mais il pose, me semble-t-il, quelques questions. D'abord, il n'est pas ciblé.

Il concerne les Français qui pellent hier et qui sont au frais réel. C'est donc extrêmement restreint par rapport à l'ensemble des personnes que vous et moi aujourd'hui souhaitons aider. Ensuite, c'est complexe.

Vous savez, nous sommes déjà bien avancés dans la campagne de déclaration de l'impôt. Ça nécessiterait une déclaration rectificative ou pour beaucoup de Français de toucher uniquement ces aideslà en 2027. Et donc c'est trop peu de Français et dans trop longtemps là où nous on souhaite pouvoir apporter les réponses les plus rapide possible.

Maintenant vous l'avez entendu, le premier ministre l'a dit, il y aura de nouvelles mesures eu égard au fait que cette crise est en train de s'installer et que quand bien même la guerre s'arrêterait demain, les effets de la guerre ne prendront eux pas fin demain et ça fera indéiablement partie des options, je n'en doute pas, que nous allons étudier au gouvernement. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la ministre. la parole.

Donc avant de lui donner la parole, je suis heureuse de souhaiter la bienvenue à monsieur Cyril Tribuani, devenu député de la 6e circonscription des Alpes Maritimes le 2 avril dernier. Remplacement de monsieur Bryan Masson. Monsieur le député, vous avez la parole.

Merci madame la présidente. Chers collègues, monsieur le ministre de l'économie et des finances, devenu député des Alpes Maritimes à la suite de l'élection de Bryan Masson comme maire de Kenurmer élu au premier tour, je veux rendre hommage à son mandat qu'il a mené avec constance énergie au service des Français ici dans cette institution. C'est un honneur pour moi de servir la France et les Français au sein du groupe Rassemblement national et avec nos alliés du groupe UDR.

Monsieur le ministre, le pouvoir d'achat des Français est étouffé. Mais le train de la vie de l'État lui ne ralentit jamais. Trop de dépenses inutiles, trop d'agences, trop de doublons administratifs, trop de gaspillage, trop d'argent public dispersé au lieu d'être rendu à ceux qui travaillent, qui roulent et qui se chauffent et qui font leur course.

Pendant que les Français comptent chaque euro, l'État continue de faire payer aux Français et aux citoyens le prix fort sur leurs besoins essentiels. Le carburant en est l'exemple le plus évident. Aujourd'hui, l'essence et le gazoile dépassent les 2 € le litre.

Pour des millions de français, chaque passage à la pompe devient une charge insupportable. Non pas pas pour partir en vacances, mais pour aller travailler, se soigner ou accompagner leurs enfants. Marine Le Pen l'a toujours dit avec constance.

La priorité doit être l'intérêt des Français. Elle a été précurseur sur le sujet du pouvoir d'achat en défendant dès 2022 la baisse de la TVA sur les carburants, le gaz, l'électricité et le fioule, ainsi que la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité. Si le programme du Rassemblement national avait été appliqué dès 2022, les Français ne souffriraient pas autant aujourd'hui.

Ils payeraient moins cher leurs pleins, leur factur facture d'énergie et leurs produits essentiels. Cette baisse de la TVA sur l'énergie coûte coûterait entre 10 et 12 milliards d'euros. Elle est finançable en réduisant les coûts de l'immigration massive, en diminuant la contribution française à l'Union européenne, en diminuant qui augmente qui a augmenté de près de 6 milliards d'euros cette année et en coupant dans les dépenses inutiles d'un état qui s'enfonce dans la gabie financière.

Monsieur le ministre, depuis le débit de cette crise, le gouvernement le gouvernement semble désemparé. Or, les Français sont en droit d'attendre du gouvernement de l'action. Alors, monsieur le ministre, quelle mesure allez-vous prendre pour protéger le pouvoir d'achat de tous les Français ?

Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à madame Brégon, ministre en charge de l'énergie, porte-parole du gouvernement. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés, monsieur le député, on avait dans votre question un petit agrégé de vos sujets préférés du moment. La baisse de la TVA d'une part, la faute c'est à l'Union européenne d'autre part et allons chercher l'argent sur l'immigration troisièmement. Tout ça n'est pas très sérieux, vous le savez.

On a fait le choix d'aider les Français, je le redis, les plus modestes, les Français qui travaillent, les secteurs d'activité qui en avaient le plus besoin. Vous proposez une baisse de la TVA de manière totalement indiscriminée, 10 à 12 milliards d'euros de dépenses. Ce n'est pas raisonnable au regard de ce que sont les finances publiques et ce n'est pas raisonnable au regard des enjeux que nous avons devant nous.

La priorité, elle doit être donnée à la transition énergétique que ça vous plaise ou non. Quand vous proposez une mesure qui vise à sponsoriser les énergies fossiles, qui à qui cela bénéficie ? bénéficiera au gaz, au gaz qu'on va chercher aux États-Unis, au gaz qu'on va chercher en Algérie.

Alors que la solution, c'est de privilégier, vous le savez, le nucléaire, la transition énergétique avec les énergies renouvelables, l'accélération, l'électrification en étant au côté des Français pour leur permettre de le faire et certainement pas avec des solutions démagogiques. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent, monsieur Éric Michou pour le groupe UDR.

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'intérieur. Ce weekend dans le chair, un terrain militaire a été a basculé en zone de non droit.

On parle d'une zone sensible et surveillée qui échappe à la République. 30000 tefers venus de toute l'Europe. Cocaïne, craque et des drogues de synthèse en libre service.

Violence et overdose à répétition. 63 armes saisies sur le théâtre des opérations. À ce niveau-là, ce n'est plus une simple soirée ni une fête entre amis.

C'est une provocation des gauchistes contre notre République. Pendant que l'extrême gauche bordélise le pays et menace notre République, la loi reste implacable contre les honnêtes gens. Un seul exemple, un agriculteur risque jusqu'à 150000 € d'amende et 3 ans de prison pourir curer un fossé.

Les rêves parties sont un calvaire pour les riverins, pour des élus locaux, pour les agriculteurs. Ils sont les victimes de la gauche et de l'extrême gauche. La voilà la Nouvelle France fantasmée par LFI.

Une France où il est normal de squatter, de se droguer, de s'armer et de danser sur les bombes. 30000 squatteurs qui transforment nos campagnes en latrine géante. Ce n'est pas une expression culturelle. qui accepterait d'envoyer ses propres enfants, ses filles et ses fils dans de telles manifestations ?

Les complice de ce laxisme n'aime ni la jeunesse, ni la vie, ni la fête. L'extrême gauche choisit toujours la la démagogie absolue. Une démagogie qui permet d'accepter tout, de tolérer tout.

Une démagogie où le renoncement prend le pas sur l'éducation. On n'éduque pas à à la liberté avec de telles résignations. Un peuple qui se résigne est un peuple perdu.

Monsieur le ministre, que comptez-vous faire pour prévenir en amont ce genre de rassemblement et de redonner du sens au mot liberté, égalité, fraternité et vive la France ? Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Lunez, ministre de l'intérieur.

Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député, vous avez parfaitement raison quand on incite à ce type de rassemblement, c'est au mépris, c'est au mépris de la loi. Vous avez raison de le rappeler.

Il y a un cadre légal. Si ces rassemblements au-delà de 500 sont soumis à déclaration, c'est bien pour qu'on puisse aider à les organiser. Ça n'était pas le cas au cas d'espèce.

Je peux vous dire en toute hypothèse qu'il est toujours très difficile de prévenir ce type de rassemblement quand les gens arrivent à plusieurs milliers qui s'organisent de manière quasi militaire qui converge en tout point du territoire national et je vous redis ce que je disais à monsieur le député Loï Carvran. Il a été impossible au cours des décennies passées d'empêcher ce type de rassemblement quand ils sont décidés par des personnes aussi organisé. En revanche, en revanche, il faut que nous modifions la loi clairement pour être beaucoup plus dissuasif que nous le sommes.

Oui, nous avons organisé des contrôles systématique. Tout le monde a été soumis à des contrôles d'alcoolémie, à des contrôles de stupéfiants. Tout le monde a été beaucoup de personnes, plusieurs milliers de personnes ont été verbalisées.

Je lisais tout à l'heure, il y a une enquête de la section de recherche de bourgeous l'autorité du parquet du Cher qui vise à identifier les organisateurs et au moment où je vous parle, nous saisissons quasiment tout le matériel. Ça a été compliqué cette nuit. qu'ils ont tenté de faire une sortie par la force, par la violence.

Vous avez raison de rappeler que ce ne sont pas de gentils festivaliers. Ils en sont pris au gendarme et nous avons six gendarmes qui sont blessés et il y aura une réponse qui sera de la plus grande fermeté. Mais la réponse, elle passe aussi par une modification de la loi.

C'est ce que je disais à monsieur le député Loï Caravant. Il faut maintenant créer des délits. Des délits car c'est bien de délits dont il s'agit.

On ne peut pas se contenter de simples contravention. Quand vous occupez un terrain pendant 4 jours que vous créez autant de nuisance, ça ne peut pas être verbalisé comme une simple infraction routière. Et évidemment, je vous rejoins, il faut un délit sur l'organisation et sur la participation qui doit être plus durement sanctionné.

Il n'y a que la décision, que la dissuasion, pardon, qui paye. Il n'y a malheureusement que la répression face à des gens qui ne sont animés que de mauvaises intentions et qui créent énormément de nuisance, contrairement à ce qu'ils disent. Merci beaucoup, monsieur le ministre.

La parole est à présent à madame Red Arbelot pour le groupe GDR. Merci madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, Yorana. Début 2026, après des mois de travail budgétaire, le parlement s'est vu retirer l'une de ses prérogatives essentielles, celle de voter le budget.

Dans ce cadre contraint, peu d'amendements issus du terrain ont été retenus. de concernés directement la Polynésie française. Le premier 2 millions d'euros pour renforcer la lutte contre l'ICE, cette métamphétamine qui ravage notre pays et nos familles avec des moyens pour la prévention, les douanes, les contrôles et les effectifs sur le terrain.

Le second, un poste supplémentaire pour le CIVEN afin d'accélérer l'indemnisation des victimes des essais nucléaires. Ces mesures ont été confirmées et même mises en avant dans un courrier de votre ministère adressé au parlementaires ultramarin. Mais aujourd'hui, nous sommes au mois de mai et personne n'a vu la couleur de ces crédits pourtant inscrits dans le budget.

Ni le haut commissariat en Polynésie française, ni le Civ qui fonctionne toujours à effectif constant. Alors oui, l'État agit déjà mais les moyens supplémentaires que vous avez annoncés validés, présentés comme acquis où sont-ils ? Face à mes nombreuses relances, je n'obtiens que des réponses évasives ou des renvois de responsabilité entre ministères.

Il n'appartient tout même pas un parlementaire de se transformer en détective budgétaire. J'aurais préféré consacrer cet instant à d'autres sujets mal majeurs pour les outresemes. Madame la ministre, où sont ces crédits et surtout quand seront-ils enfin une réalité sur le terrain ?

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame Naima Mchou, ministre des outres Mèes. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés, madame la députée Redarbelot, vous évoquez de sujets d'importance pour le territoire pollinisien.

C'est vrai qu'il avait été porté par voie d'amendement dans le cadre de la dernière loi de finance. D'abord le fléo de la lutte contre les addictions pour la Polynésie française. Le premier sujet, le deuxième sujet qui est un sujet de justice et de reconnaissance, le renforcement des moyens qui sont alloués au comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Sur le premier sujet, je vous dire d'abord que nous sommes très engagés et vous le savez, vous l'avez dit à travers votre question, l'État est au rendez-vous. Nous déployons des moyens avec l'office antistupéfiant, avec les forces de sécurité et nous saisons d'ailleurs euh des quantité record de drogue au large de la Polynésie française. C'est un sujet de préoccupation majeure, je tiens à vous le redire.

Voilà pourquoi, et je ne tournerai pas autour de peau, je je vous confirmer l'engagement de l'État qui sera tenu cette enveloppe de 2 millions d'euros supplémentaire pour lutter contre la métaamphétamine l'ICE euh comme on l'appelle qui est une drogue très addictive en plus de ce que nous faisons pour le reste. C'est un engagement qui sera tenu. Je peux vous dire qu'il sera inscrit dans le cadre du programme 176 qui relève de la mission sécurité et il fera l'objet d'une mise en œuvre effective.

Je serai moi-même vigilante en lien avec le ministre de l'intérieur pour qu'il soit rapidement déployé en action concrète effective pour protéger nos compatriot de la Polynésie. Sur le deuxième sujet sur le renforcant renforcement des moyens du CIVEN. Là aussi l'engagement sera tenu prochainement et ce poste supplémentaire sera pourvu.

Il le sera dans le cas des postes du programme des services du premier ministre comme les autres postes du CIV. toujours pour garantir là encore un traitement plus rapide et plus efficace. Je veux vous assurer de ma vigilance à vos côtés madame la députée et vous le savez pour tenir ces engagements pour que nous puissions continuer ensemble à lutter contre le fléau de l'addiction en Polynésie qui nous inquiète et bien sûr assurer ce devoir de mémoire et de réparation pour nos compatriotes.

Merci madame la ministre. Madame la députée. Madame la ministre cela fait des mois que je relance vos services sans résultat.

Je prends acte de votre réponse. Faut-il vraiment une QAG pour que l'administration exécute ce que le gouvernement a lui-même fait adopter ? Et pendant ce temps, je dois renoncer à d'autres sujets majeurs pour les autres maires.

Ce fonctionnement n'est pas acceptable. Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Perceval Gaillard pour la France insoumise.

Merci madame la présidente, madame la ministre des outresemères. En annonçant l'ouverture du capital de ces sucreries, la multinationale Téos a déclenché un véritable séisme à la Réunion. En Missou, à l'abri de regard, le groupe Teros, l'un des cinq plus gros profiteurs de la PAC, gavé par les subventions publiques, se prépare à vendre au groupe la Martiniicaise, les sucreries de la Réunion.

L'État ne doit pas l'État ne peut pas rester les bras croisés dans cette affaire. Les enjeux économiques, sociaux et politiques sont énormes. La filière Cann, ce ne sont pas uniquement 15000 emplois directs, indirects ou induit chez nous.

La canne à sucre, c'est l'histoire de la Réunion. Elle a façonné non seulement la géographie de notre île, mais aussi son peuplement. Que nous le voulions ou non, nous sommes toutes et tous les héritiers de cette histoire.

Madame la ministre, ma question est donc simple. Allez-vous rester les bras les bras croisés à contempler le désastre annoncé ou allez-vous enfin vous décider à agir ? L'État est-il prêt à soutenir les planteurs de cannes réunionnées qui s'organisent pour prendre le contrôle de leur outil de travail sous la forme d'une coopérative ?

Nous voulons à la Réunion rester maître de notre destin. Le savoir-faire, le marché, l'industrie, tout est là. Il manque uniquement la volonté politique du gouvernement.

Le modèle réunionné agricole et industriel est prêt. Nous sommes prêts. Alors vous, madame la ministre, êtes-vous prête à tordre le bras de Téos et à aider nos planteurs et nos industriels ?

Êtes-vous prêt, vous madame la ministre, à nous aider à développer la réunion plutôt que de rester spectatrice ? Êtes-vous prêt vous, madame la ministre, à privilégier l'intérêt général et l'intérêt supérieur de la Réunion contre les intérêts des multinationales ? Je vous remercie.

Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à madame Naima Lutchou, ministre des outres Mès. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés, monsieur le député Gaillard, vous m'interrogez sur le projet effectivement de Teros de restructurer son capital social.

C'est la filière océan Indien et ça concerne effectivement en particulier les sucreries de la Réunion. D'abord, je voudrais redire clairement profiter de cette question pour redire et simplement notre attachement à la filière canne réunionnaise et vous l'avez très bien dit, ça dépasse largement la simple production de sucre sur le territoire. C'est une filière très stratégique.

C'est une filière qui vient irriguer l'ensemble du système agroalimentaire du territoire et nous y tenons. Et c'est d'ailleurs pour ça et nous nous en souvenons qu'après notamment les cyclones qui ont frappé le territoire, nous avons été au rendez-vous pour débloquer les fonds de secours. C'était justement pour venir en appui de ce modèle que vous avez vous-même évoqué à l'instant.

Sur la question de l'actionnariat, monsieur le député, nous serons vigilants. L'État sera vigilant. La question qui se pose, la question de la structuration de cet actionnariat, c'est une question de stratégie d'un groupe privé.

Ne l'oublions pas, l'État n'est pas actionnaire dans ce groupe, mais nous resterons vigilants. Je veux le dire. Teros a pris l'engagement devant le conseil départemental, devant le CGPER, il a pris l'engagement, il a fait le choix d'avoir un ancrage territorial de l'activité.

Ça c'est important, nous l'avons nous-mêmes entendu. Nous serons donc à l'affu nous aussi à vos côtés pour que cet engagement soit tenu pour que effectivement cette identité réunionnesse du modèle que vous avez évoqué ne disparaissent ne disparaissent pas. Nous veillerons donc au respect de cet engagement et je le dis, la convention Cann continuera de s'appliquer là aussi sans aucune ambiguïté et sans obstacle et j'espère voir aussi dans cette composition une forme d'opportunité, monsieur le député, pour que des investisseurs locaux puissent aussi venir prendre place dans cette filière très stratégique.

Nous surveillerons ça de près dans l'intérêt de la Réunion des réunionnaires. Merci beaucoup madame la ministre. Monsieur le député, veut, il peut et quand il s'agit d'aider les actionnaires et les multinationales, votre gouvernement le fait.

Alors, aidez-nous là effectivement à garder notre outil de production à la réunion, aider nos planteurs, nos industriels à faire en sorte que là nos usines ne soient pas vendues. Merci monsieur le député. La parole est à présent à monsieur Christophe Benz pour le Rassemblement national.

Merci madame la présidente. Les Français sont étranglés financièrement par les impôts, les taxes, l'inflation, la hausse des prix, de l'alimentation ou encore de l'énergie. Le coût de la vie augmente plus vite que les revenus du travail.

Les Français s'appauvrissent et ressentent quotidiennement leur déclassement. Dans le même temps, un sondage IPSOS du mois dernier montre que la santé est devenue la première préoccupation des Français sur fond de crise du pouvoir d'achat. Conséquence, en plus de l'augmentation des pertes de chance médicales, faute de personnel soignant suffisant et la hausse du reste à charge des dépenses de santé, et bien le renoncement aux soins augmente et ce d'abord pour des raisons financières. 73 % des Français ont déjà renoncé à un soin ces 5 dernières années.

Tous les prix explosent. Des millions de français sont désormais confrontés chaque mois à des choix cornéliens, des arbitrages impossibles sur l'essentiel entre se nourrir, se déplacer, se chauffer ou se soigner. Moralité, vos choix économiques ont des conséquences sanitaires.

La crise du pouvoir d'achat, c'est aussi la mise en péril de la santé des Français qui vivent dans leur chair. Les conséquences des politiques que vous avez mené depuis neuf longues années et qui ont dégradé notre système de santé. Il nous reste encore 12 mois à souffrir du macronisme, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Alors à quand des mesures urgentes, concrètes, efficaces, conjointement dans le domaine économique, social et sanitaire pour simplifier notre système de santé, lutter contre la suradministration, former davantage de soignants, améliorer l'accès aux soins de proximité, régler l'engorgement des urgences hospitalières tout en réduisant les taxes sur les énergies ou encore les produits de première nécessité afin de redonner aux Français les moyens de vivre et de se soigner dignement. Bravo ! Merci monsieur le député.

La parole est à Stéphanie Ris, ministre de la santé. Merci madame la présidente. Monsieur les députés Christophe B, vous avez oublié de dire dans votre question que la France est le troisème pays de l'Europe qui a le reste à charge pour la prise en charge de ces soins les plus bas.

Et oui, en moyenne en Europe, le reste à charge des Européens est environ de 14,6 % alors qu'il est à 7,8 % en France. C'est important le c'est important de le redire. Nous avons trois financeurs dans notre modèle social.

L'assurance maladie obligatoire qui fait à peu près 80 % du financement, 200 milliards en 2024. Les assurances maladies complémentaires qui font à peu près 12,8 %, c'est 32 milliards en 2024. Et les ménages, il est vrai, 7,8 %, c'est environ 20 milliards, c'est compris avec euh les franchises et euh les primes d'assurance par exemple.

Donc oui, il existe un reste à charge pour les Français, mais oui, notre modèle social nous protège deux fois plus que tous les pays européens autour de nous. C'est important de le rappeler. Mais oui, aussi il existe une crise actuelle géopolitique, une guerre qui s'ajoute à la guerre en Ukraine qui a un impact évidemment sur nos finances publiques et qu'il faut regarder en face.

Et si nous voulons, et je crois qu'il faut le dire en regardant les Français dans les yeux, si nous voulons continuer à avoir un modèle social qui nous protège, qui protège les plus fragiles, oui, nous allons devoir regarder comment maîtriser nos dépenses sociales et notamment ce reste à charge. Je crois qu'il ne doit pas y avoir de tabous mais nous avons encore une fois, je le redis parce que c'est important et nous pouvons en être fiers, nous avons un reste à charge très bas dans notre pays. Sur l'accès aux soins, monsieur le député, vous m'interrogez régulièrement sur cette question.

Vous savez qu'on a été euh que cette majorité a été celle qui a arrêté le numérus claus et qui a permis d'augmenter le nombre de médecins formé plus toutes les autres mesures que nous avons mis en place depuis ces dernières années. Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à monsieur Paul Molac pour le groupe Merci madame la présidente.

Ma question s'adresse à madame la ministre de l'agriculture. La politique agricole commune est actuellement en pleine renégociation. Ce programme européen est vital pour notre agriculture.

Il arrive parfois que les aides de la PAC représentent pour les agriculteurs, sur qui leur permet de ne pas terminer l'exercice en déficit. Elles sont primordiales pour l'adaptation de notre agriculture aux pressions économiques mondiales et aux attentes sociétales et environnementales. Les négociation de la nouvelle PAC sont donc scrutées avec attention par les organisations agricoles.

J'ai rencontré dernièrement le groupement des agriculteurs biologiques du Morbillant et ces aides sont en grande partie données en fonction des surfaces ce qui désavantage les petites structures. Alors, j'irai directement au but avec les questions suivantes. Comment seront aidé les très petites structures et je pense notamment à celles qui font du maréchage ?

Les mesures agro-environnementales et climatiques seront-elles poursuivies ? Comment le gouvernement envisage-t-il le gouvernement envisage-t-il de rétablir l'aide au maintien en agriculture biologique ? Et comment le gouvernement envisage-t-il le financement de l'agriculture sachant que Bruxelles voudra à l'avenir que 30 % de financement soit donné par les États jusqu'à 20 alors que c'était 20 % aujourd'hui.

Bien. Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à madame Annie Jeunev, ministre de l'agriculture.

Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés. Monsieur le député Paul Mol, merci pour cette question qui concerne une politique que vous avez qualifié de vital et en effet elle est pour nos agriculteurs. Alors les négociations sont en cours et le gouvernement a fait évidemment du soutien à la PAC une priorité absolue.

La première des priorités c'est d'abord de se battre pour un budget. Le budget doit être maintenu. Un budget qui soit à la mesure des enjeux qui répondent aux attentes de nos agriculteurs.

Nous défendons notamment dans les négociations le relèvement de la part européenne de la PAC car vous avez raison de souligner que dans les propositions de la commission la part d'autofinancement national est plus importante et évidemment plus risquée de ce fait et notamment pour les politiques sectorielles. Je pense aux fruits et légumes. Je pense à la viticulture, je pense aux politiques agroenvironnementales, je pense aussi au budget de l'outre mer.

Euh par ailleurs, les projets de règlement qui sont actuellement en cours de discussion parlent de la taille des structures et notamment du soutien apporté aux petites structures. Nous y serons attentifs notamment pour ce qui concerne le maréchage où nous sommes en déficit de souveraineté alimentaire. Vous le savez, quand on mesure aroenvironnemental qui sont présentes dans les dispositifs proposés pour la future PAC, elle reste à préciser.

Il y a encore beaucoup de choses qui ne sont pas absolument déterminées. En tout cas, je porte dans la négociation des demandes que l'on maintienne ces politiques qui sont qui ont fait leur preuves et qui sont importantes. Pour ce qui concerne l'accompagnement de l'agriculture biologique, la proposition de la commission ouvre différentes options.

Aucune n'est calé mais en tout état de cause, elles doivent être imprécisées, voir si elles correspondent aux conceptions que la France se fait du soutien à l'agriculture biologique. Et enfin, il faudra que nous puissions engager la conversation, la la discussion avec toutes les parties prenantes nationales pour savoir ce qu'elles attendent de la Pâque. Merci madame la ministre.

Monsieur le député, je vous remercie madame la ministre. Donc, il est important que les politiques qui ont été faites dans l'ancienne pâqu puissent perdurer, je pense en particulier aux mesures agroenvironnementales et climatiques où un agriculteur sur qu en Bretagne avait contractualisé sur ces politiques. Et évidemment, vous pouvez compter sur notre appui pour vous appuyer dans vos négociations et pour pouvoir amener toutes ces questions là auxquelles vous n'avez pas encore répondu, mais j'espère que vous serez en mesure d'y répondre très bientôt et vous pouvez compter sur notre vigilance et sur notre volonté d'aboutir sur ces dossiers.

Merci monsieur le député. Et la parole est à présent à madame Christine Lenabour pour le groupe ensemble pour la République. Merci madame la présidente.

Ma question s'adresse au ministre du travail et des solidarités. L'avenir d'une société dépend directement de l'investissement qu'elle consent à sa jeunesse. Malgré les mesures prises ces dernières années en faveur de la formation et de l'emploi des jeunes, nous ne pouvons pas nous satisfaire de la situation actuelle.

Un jeune sur trois connaît une trajectoire marquée par le chômage ou l'inactivité après ses études. Le chômage des jeunes, bien qu'au plus bas depuis 40 ans, reste encore trop élevé. Le taux d'emploi des 15 24 ans demeure inférieur à celui de nos voisins du nord de l'Europe, en particulier pour les moins de 19 ans et les peu qualifiés.

Trop de jeunes ne sont ni à l'école, ni en emploi, ni en formation. Les raisons sont multiples. Tout commence à l'école.

Le décrochage scolaire et universitaire est trop souvent placé dans l'après et le jeune décrocheur est considéré comme seul responsable de son décrochage. Nous devons mieux informer pour mieux orienter. Trop de trop peu de jeunes connaissent les métiers qui recrutent et le niveau réel d'insertion à l'issue des formations par exemple.

Nous survalorisons le diplôme et la formation théorique au détriment de l'expérience pratique et des compétences. Nous savons tous que le lien entre les jeunes et le monde de l'entreprise doit être favorisé le plus tôt possible. Au-delà de l'apprentissage, nous devons permettre aux jeunes d'effectuer des stages, des immersions, des missions intérimères ou encore des missions de service public car ce sont des moyens de mettre un premier pas dans l'entreprise.

Nous devons mieux anticiper l'avenir et adapter les formations aux besoins de recrutement des entreprises. Pour se former, chercher un emploi ou travailler, il faut en avoir les capacités. Les acteurs du réseau pour l'emploi autour de France Travail, Caploi et l'émission locale doivent lever quotidiennement les freins à l'accès à l'emploi et à la formation et trouver des solutions en matière de logement, de santé, de mobilité, en particulier quand il s'agit de métiers à horaire atypique.

Enfin, et c'est une alerte, continuons à accompagner et financer celles et ceux qui accompagnent afin de ne laisser aucun jeune sur le bord de la route. Le gouvernement a soumis en juillet 2025 au Conseil national pour l'emploi une stratégie ambitieuse en faveur de l'emploi des jeunes. Monsieur le ministre, pouvez-vous nous éclairer sur les objectifs et les mesures phare de cette stratégie que vous apprêtez à lancer ?

Je vous remercie. Merci. La parole est à Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités.

Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, la France fait effectivement face à un paradoxe. Nous avons un taux élevé de diplômés du supérieur et un nombre relativement faible de jeunes qui quittent de manière précoce le système éducatif. Ça c'est le bon côté.

Mais le temps moyen d'insertion de nos jeunes dans le monde professionnel est plus long que chez nos voisins. Et les jeunes sans emploi ni scolarisé ni en formation, les jeunes sont effectivement plus nombreux que la moyenne européenne. Pour répondre à ce constat contrasté, nous avons élaboré un plan d'accélération pour l'emploi des jeunes avec mes collègues Édouard Gefray, Philippe Baptiste, Marina Ferrari et Sabrina Roubach.

Ce plan a été élaboré avec les acteurs de l'emploi. Il a été présenté aux organisations patronales et syndicales ainsi qu'à de nombreux jeunes passés à travers nos dispositifs. À ce stade, il est construit autour de trois grands axes.

Le premier, c'est mieux orienter, orienter plutôt, mieux orienter et mieux former les jeunes en les sensibilisation au métiers qui recrutent à terme et aux formations qui préparent. Il faut aussi rapprocher davantage les jeunes du monde professionnel tout en renforçant bien évidemment leur sécurité au travail. Il faut anticiper les ruptures de parcours et proposer des parcours plus personnalisés pour les jeunes les plus fragiles et les plus éloignés de l'emploi.

Ce plan très opérationnel et centré sur des actions de court terme vient en complément des discussions menées dans le cadre de la conférence travail emploi retraite sur des enjeux plus structurels. Il a vocation être enrichi d'idées et d'initiative au fil des mois. Madame la députée nous présenterons en effet les déclinaisons et les mesures concrètes de ce plan ce jeudi avec mes collègues ministres.

Nous nous rendrons dans une faculté le matin puis dans un lycée professionnel et une mission locale l'après-midi. L'ambition du gouvernement est bien de s'inscrire dans la dynamique initiée dès 2017 en faveur de la jeunesse et qui a porté ses fruits. Je pense notamment à la politique puissante menée en faveur de l'apprentissage et au dispositif solides permettant l'insertion des jeunes dans le monde du travail.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre. Et la parole est à présent monsieur Roger Vico pour le groupe socialiste.

Merci. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le garde des saau en son absence semble-t-il.

Monsieur le ministre, le 27 avril dernier, un mouvement d'ampleur mobilisait les agents pénitentiaires des prisons de France. Il dénonçait, il s'agit de leur propre mot, une situation catastrophique et il ne s'agissait pas d'une grève ordinaire mais bien d'un véritable cri d'alarme. Cette terrible réalité, elle tient en quelques chiffres que vous connaissez.

Plus de 88000 détenus pour 63000 places environ. Un taux d'occupation globale de 137,5 % au 1er mars 2026. 6596 matelas au sol contre 4490 il y a 1 an seulement à la maison d'arrêt de ce queedin dans ma circonscription nous atteignons les 172 % d'occupation à Gradignan 1200 détenus pour 633 places à Bayonne 160 pour 70 places la situation des personnels pénitentiaires est tout aussi inquiétante avec 5000 emplois vacants dans l'ensemble de cette administration ces Ces absences exposent quotidiennement les agents à la violence. 5000 agressions en moyenne chaque année.

Les personnels pénitentiaires ne vous demandent pas de la compassion, monsieur le ministre, mais de l'action. Et les détenus, car ce débat les concerne aussi, ont droit à des conditions de détention conformes à la fois à notre Constitution et à la Convention européenne des droits de l'homme. Alors, ma question relativement simple, quand allez-vous engager un plan d'urgence de recrutement pour combler les 5000 postes vacants avec un calendrier contraignant et rendu public ?

Quand prendrez-vous des mesures structurelles contre la surpopulation carcérale ? Et êtes-vous prêt comme le comme le réclame la totalité des syndicats à envisager enfin un mécanisme de régulation carcéral ? Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à monsieur Laurent Panipous, ministre en charge des relations avec le Parlement. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés, monsieur le député Vico, je tiens à excuser le garde des sauts qui est retenu dans le cadre des discussions pénitentiaires. Justement, vous avez raison, la surpopulation carcérale est un fléo pour notre pays et nous ne pouvons pas nous en satisfaire.

C'est une réalité. Cela n'est pas digne et a un impact sur les conditions de travail des agents, vous les avez évoqués, et sur les conditions de détention des détenus eux-mêmes. Je tiens d'ailleurs à saluer le travail de tous les agents pénitentiaires qui font un travail remarquable dans des conditions extrêmement difficiles.

C'est vrai, au 1er avril, il y avait 88000 détenus, soit une hausse de 5000 personnes incarcérées sur 1 an, c'est-à-dire 6 % de plus. Plusieurs leviers sont mobilisés face à la surpopulation carcérale. D'abord, agir sur le nombre de places de prison par la création de places nouvelles grâce au plan dit 15000.

Le nombre de places augmente. Il y a aujourd'hui 63353 places exactement opérationnelles, soit 995 de plus que l'an dernier. Le garde des saut a lancé l'an dernier un plan de construction de 3000 places d'ici 2028 pour des prisons dites modulaires.

Il s'agit de construire trois fois plus vite et deux fois moins cher pour gagner en efficacité. Une première phase a été lancée. 17 sites ont été retenus l'an dernier.

Le premier situé à 3 verra sa première pierre posée à l'automne et le site sera en voie d'achèvement d'ici la fin de l'année. Le second levier, c'est agir sur le type de peine et les alternatives à l'incarcération quand cela est possible. par exemple en encourageant les dispositifs de bracelet électronique quand cela est possible sur lequel nous avons de des marges de manœuvre existantes.

Enfin, le sujet de la surpopulation carcérale et de l'exécution des peines sont des sujets dont pourra débattre le parlement prochainement. Le gouvernement travaille actuellement à un projet de loi sur l'exécution des peines et le président de la commission des lois, Florent Boudier, a déposé une proposition de loi récemment sur le sujet. Voilà ce que je peux vous dire, monsieur le député.

Merci beaucoup, monsieur le ministre. La séance des questions gouvernement est terminée.

L'Intégrale des questions au Gouvernement | 05/05/2026 — Loïc Kervran · Pourquijevote