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interviewPublic Sénat· 30 septembre 2021 2 min

"Emmanuel Macron n'a pas cette culture d'élu local." Carole Delga

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Carole Delga

Nous avons eu un quinquennat, au contraire, il y a eu beaucoup de recentralisation. Il y a eu une rupture de confiance à plusieurs reprises entre les collectivités locales et les annonces qui avaient pu être faites et qui n'ont pas été tenues. Donc, sur le prochain quinquennat, je pense qu'il est absolument nécessaire de répondre à l'aspiration des Françaises et des Français. Dans ce sondage, on voit que clairement, les Françaises et les Français demandent plus d'agilité, plus de pouvoir. Il faut la démonstration que le politique, la politique, peut changer la vie des gens.

Et c'est en rapprochant la décision des réalités de vie que nous pourrons recréer du lien et de la confiance par rapport au vote. Et donc, pour lutter contre l'abstention. Mais cette faiblesse dont vous parlez, pour reprendre votre terme, vous l'expliquez comment ? Est-ce que c'est un État qui a du mal à décentraliser ou est-ce que c'est lié à la personnalité d'Emmanuel Macron ? Emmanuel Macron a un parcours qui fait qu'il n'a pas beaucoup travaillé dans les territoires. Il ne comprend pas les élus locaux pour vous ? Il n'a pas cette culture-là. Il n'a pas cette culture-là. Bien entendu, je respecte toutes les qualités du président de la République.

Mais il ne connaît pas le fonctionnement d'une mairie, d'un département, d'une région. Et également, les réalités des territoires français qui sont très différentes. Quand on est présidente d'une région Occitanie, 6 millions d'habitants, 13 départements, et bien il faut être en capacité de mener des grandes politiques éducatives. C'est l'ordinateur fourni à tous les lycéens, les manuels scolaires fournis à tous les lycéens, la gratuité du transport scolaire. Mais en même temps, il faut être capable de s'adapter à des réalités de territoire. Le visage économique du Sud-Aveyron n'est pas du tout le même que sur la question du Nord-Aveyron.

Et c'est là où nous devons vraiment avoir un État qui soit concentré sur ses missions régaliennes et qui laisse faire les acteurs localement. C'est vrai pour les collectivités locales, mais c'est vrai aussi qu'il faut avoir un partenariat avec les chambres consulaires, et également avoir aussi un plus grand dialogue avec les syndicats.