Gilbert Collard : «Le parquet est l'émanation du pouvoir»
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 20 %
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Écoutez, il faut remettre le parquet au niveau où il doit être, pas seulement du parquet, mais du point de vue institutionnel. Faut quand même rappeler que la Cour européenne elle-même a décidé que le parquet n'est pas une autorité indépendante. Alors bien évidemment, il y a plus les instructions écrites, mais de l'analyse générale, ce n'est pas une autorité indépendante.
C'est reconnu dans les manuels. C'est ce qu'on lit. On peut même trouver sous la plume d'un professeur de droit que c'est le cordon ombilical qui relie le gouvernement à la justice.
Bon, c'est pas moi qui inventter l'expression, elle est d'un professeur de droit très célèbre. Bon, donc on a quand même affaire à une entité qui n'a pas l'indépendance générale et là on est dans un réquisitoire politique indiscutablement avec un élément qui tout de même mérite d'être signalé et fait scandale. Le le réquisitoire dit qu'il existe des propos racistes minoritaires.
Alors cela voudrait dire pour ces procureurs que le racisme se pèse au poids. Mais c'est froyable. Ils sont minoritaires en nombre.
Alors ce que ce que précise Cia Barotte Gberard pour être complet, c'est qu'ils sont minoritaires en nombre. C'est ça. Mais mais bien évidemment, je le sais, je l'ai je l'ai vu le réquisitoire, je le sais.
Mais les les magistrats se contentent de la notion de minorité ou pour ne pas procéder à une analyse globale de l'extension de propos racistes enfit. Et en même temps, ils admettent la circonstance aggravante de concomitance. Il y a quand même là un paradoxe.
Non mais Gilbert Col si je veux au bout de votre raisonnement ce que vous nous dites, le parquet, le lien avec le gouvernement et cetera, est-ce qu'en fait ce qu'on découvre, on découvre pas vraiment mais ce qu'on constate à nouveau, c'est l'émanation ici de l'idéologie qui anime l'exécutif, le gouvernement, le président de la République, pourquoi pas ? Mais bien sûr, on ne veut mais depuis le début, on ne veut pas, on a peur même si c'est même pas méchant, c'est qu'on a peur. On a peur que l'idée de racisme antiblanc soit installée, établie, reconnu.
On a le pouvoir en a peur. Or le parquet et l'émanation du pouvoir. Et quand il nous dit que les propos racistes sont minoritaires parce que il y a quelques personnes qui auraient tenu des propos racistes, c'est c'est pesé au poids le racisme.
Enfin quand même, il y a il y a un conglomérat dans cette euh dans cette situation où le racisme antiblanc est quand même est quand même conforté par de nombreux témoignages. De toute manière, le comme ça a été dit, je le répète, le parquet c'est une partie au procès. Donc il émet une opinion.
Les juges ne sont absolument pas tenus. Voilà. Ouais.
Elles ne sont pas tenues par l'opinion du parquet. Mais c'est quand même effrayant de voir en l'état du dossier avec les éléments que nous avons les témoignages qui sont qui sont réunis que le parquet ne retienne pas le racisme. Si si ça avait été d'un autre côté, il aurait retenu sans aucun doute.
Bien sûr.
Gilbert Collard