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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 28 avril 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du mardi 28 avril 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Salut à tous, j'espère que vous êtes en forme, vous regardez la 8 et vous avez bien raison. Soyez les bienvenus dans votre matinale Public Sénat. Voici le programme de ce mardi. Le détroit à Dormuz toujours fermé, Emmanuel Macron qui s'impatiente, le chef de l'État dit vouloir dialoguer avec Téhéran. Dans le même temps, les Français jugent sévèrement l'action du président à l'international qui perd encore, encore des points dans les sondages. Vous êtes 74% à estimer qu'il est un mauvais président.

On en parle dans une heure avec nos partenaires d'Odoxa. Nouvelle flambée des cours de pétrole ces dernières heures. Faute d'accord sur la réouverture du détroit, aurons-nous de l'essence pour les vacances cet été ? On posera la question à la sénatrice LR, Marie-Claire Carrerger. Bonjour, vous êtes rapporteur d'un texte sur les transports. Et puis, aux États-Unis, le suspect des tirs lors du gala de la presse à Washington a bien cherché à tuer Donald Trump sur les premiers éléments de l'enquête. Cole Allen, 31 ans, a été mis en examen par un tribunal fédéral. On reviendra sur les derniers développements avec le chercheur Romuald Skiora, spécialiste des États-Unis.

Il est mon invité dans une demi-heure. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. L'info, c'est avec Stéphane Duguay, un JT tout beau, tout frais. Bonjour Stéphane. On commence avec les États-Unis et l'inculpation du suspect pour tentative d'assassinat sur Donald Trump.

1:41
Invité

Oui, Cole Allen, 31 ans, a été présenté au tribunal hier deux jours après avoir ouvert le feu lors de ce gala organisé à Washington. Écoutez le ministre américain de la Justice sur cette inculpation.

1:51
Présentateur

Aujourd'hui, le ministère de la Justice a inculpé Cole Thomas Allen de trois chefs d'accusation. Le premier est tentative d'assassinat du président des États-Unis, passible d'une peine pouvant aller jusqu'à la réclusion à perpétuité. Le deuxième chef d'accusation est transport d'une arme à feu pour commettre un crime pouvant aller jusqu'à dix ans de prison. Et enfin, usage d'une arme à feu pendant un crime violent, passible de dix ans d'emprisonnement.

2:27
Invité

Donald Trump a reçu hier en personne le soutien de Charles III, le roi d'Angleterre, est en visite aux États-Unis pour trois jours. Il s'adressera aujourd'hui au parlementaire américain après un entretien avec Donald Trump à la Maison-Blanche.

2:40
Présentateur

Emmanuel Macron s'est agacé hier du blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.

2:44
Invité

Oui, il a plaidé pour une réouverture de ce qu'il appelle ce fichu détroit. C'est ce qu'il a dit pour répondre à une interpellation dans la rue hier lors d'une visite en Ariège. Déclaration alors que les prix du carburant continuent de flamber à cause de la guerre au Moyen-Orient. Les explications de Flavie Veillasse. Des vols annulés en cascade, le prix du carburant qui flambe, les conséquences de la fermeture du détroit d'Ormuz se multiplient. Si le blocus est maintenu, le patron de Total Energy alerte sur une potentielle pénurie de carburant dès cet été.

3:15
Présentateur

Si ça dure encore deux, trois mois, nous entrons dans un monde de pénuries d'énergie dont les pays d'Asie ont déjà souffert. Cette pénurie n'est pas encore sur le bassin atlantique parce que nous avons d'autres sources. Mais vous ne pouvez pas avoir 20% du pétrole et du gaz de la planète qui sont bloqués et non accessibles sans conséquences majeures.

3:30
Invité

Si Emmanuel Macron se veut rassurant quant à cette pénurie, le chef de l'État affirme maintenir le dialogue avec l'Iran pour tenter de débloquer le passage stratégique.

3:40
Emmanuel Macron

Je sais que c'est important de pouvoir rouvrir de part et d'autre le trafic pour permettre au gaz, au pétrole, aux engrais, aux marchandises de pouvoir passer ce détroit parce que ça impacte l'économie mondiale. Et donc j'espère que les parties prenantes, nous arriverons à les convaincre dans les prochains jours. Je réengagerai d'ailleurs dès après cette visite en échangeant à nouveau avec les autorités iraniennes.

4:03
Invité

Des négociations avec l'Iran appuyées par Jean-Noël Barraud. Hier, en Conseil de sécurité de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères a de nouveau appelé l'Iran à mettre un terme au blocus du Détroit.

4:14
Présentateur

Et il n'y aura pas de solution durable à cette crise sans que le régime iranien ne consente à des concessions majeures et un changement radical de posture permettant la coexistence pacifique de l'Iran avec son environnement régional et au peuple iranien de construire librement son propre avenir.

4:32
Invité

Ce lundi matin, le ministre iranien des Affaires étrangères a rencontré Vladimir Poutine. Il promet au chef de la diplomatie iranienne de ramener la paix et accuse Washington de bloquer les pourparlers.

4:44
Présentateur

Retour en France, Stéphane. Le rapport parlementaire du député UDR, Charles Allong, sur l'audiovisuel public, sera bel et bien publié.

4:51
Invité

Une publication qui est prévue pour la semaine prochaine. Après un vote très serré hier en commission à l'Assemblée nationale, plus de 4 heures de débat et au final, 12 voix pour la publication de ce document de 400 pages et 10 voix contre. Et à la sortie de ce vote, les députés étaient assez partagés. Écoutez. Nous venons d'assister ce soir à une capitulation. À 12 voix contre 10, ce rapport va être publié. Et il y a des députés du Bloc central qui se sont abstenus. Et cette abstention est incompréhensible au regard de tout ce qui a été dit au cours de ces longues heures de réunion. Nous considérons que ce rapport, il est imparfait.

Il y a des mises en cause personnelles du rapporteur, de la présidente de l'Assemblée. Pour autant, nous avons eu un débat. Il y a aussi un certain nombre de dysfonctionnements qui ont été révélés à travers ce rapport. Et on considère qu'on ne peut pas mettre la poussière sous le tapis, qu'il y a un vrai enjeu, en tout cas, de transparence.

5:45
Présentateur

Ça chauffe entre Bruno Retailleau et Emmanuel Macron sur l'Algérie, Stéphane.

5:49
Invité

Oui, le président a échangé avec des médecins au sujet des difficultés des praticiens étrangers qui exercent en France. Beaucoup d'entre eux sont algériens. Voilà ce qu'a dit le président. Allez dire à tous les maboules qui nous expliquent qu'il faudrait se fâcher avec l'Algérie. Ce qu'il a lancé en parlant de cette situation. Une pique à peine voilée à Bruno Retailleau, l'ancien ministre de l'Intérieur, partisan d'une ligne dure avec le pouvoir algérien. Il a réagi dans un communiqué, Bruno Retailleau. Il dénonce des faux prétextes pour dissimuler les vrais problèmes avec l'Algérie. Pour lui, ces problèmes, ce sont, dit-il, les centaines d'OQTF dangereux et pas les médecins algériens.

6:22
Présentateur

La France qui exprime sa préoccupation concernant la situation au Mali.

6:26
Invité

Oui, de fortes détonations ont été entendues hier soir en banlieue de Bamako, la capitale du Mali, théâtre d'attaque des djihadistes alliés aux rebelles contre la junte au pouvoir. Depuis samedi, la ville de Kidal, au nord du pays, a été reprise par les rebelles Touareg après le retrait du groupe paramilitaire russe Africa Corps. Le pouvoir malien se trouve dans une situation sans précédent depuis le coup d'État de 2020. Le ministre de la Défense a été tué samedi. Le chef de la junte, lui, n'a pas été vu ou n'a pas pris la parole depuis le début des attaques samedi.

6:55
Présentateur

– Merci beaucoup Stéphane, on vous retrouve dans quelques instants pour votre chronique. Bonjour Marie-Claire Carreger, vous êtes sénatrice à l'air de Paris, on va revenir sur ces actualités avec vous. Mais d'abord, on va jeter un œil sur les unes de la presse régionale Ouest-France qui parle de l'audiovisuel public, comment le rapport à l'oncle a été adopté, le Dauphiné qui titre sur le prix du kérosène, nos vacances sont-elles menacées, la dépêche, peut-on relancer notre industrie ? Quelle une vous inspire, de quoi avez-vous envie de nous parler ce matin ?

7:25
Invité

– Toutes sont inspirantes à différents égards. La question de l'audiovisuel public, vous en avez parlé, je ne vais pas me prononcer sur le contenu du rapport, je ne l'ai pas lu comme beaucoup de gens, sauf ceux qui ont lu des fuites. Ce qui m'a frappée comme parlementaire et comme citoyenne aussi, c'est quand même l'hystérisation du débat public sur des sujets qui sont… – C'est le cas sur l'audiovisuel, mais c'est le cas sur d'autres. – Désormais, il est quand même très très difficile d'avancer avec un débat instruit en dénonçant des choses qui méritent de l'être, mais sans tomber dans l'invectif permanente, l'assurance-serre, des campagnes de com numérique, etc.

8:13
Présentateur

– Je comprenne bien, vous auriez voté pour la publication ?

8:16
Invité

– Alors, je me serais longuement interrogée, parce que c'est difficile de voter en votant, en quelque part on cautionne un peu cette méthode, mais je pense que le pire aurait été que ce rapport ne soit pas public.

8:32
Présentateur

– Donc pour la publication ?

8:32
Invité

– Oui, parce que ça aurait donné lieu à d'autres surenchères. On est quelque chose, et c'est comme parlementaire en ce moment, c'est quand même, et j'aimerais que les citoyens le comprennent quand on leur offre un spectacle catastrophique, mais qu'il y a beaucoup de parlementaires qui sont très mal à l'aise face à l'évolution du débat public. Et j'insiste sur cette une-là, parce qu'à l'approche d'échéance majeure, l'élection présidentielle, on voit bien comment certains essaient d'hystériser les débats, de mettre de la haine, de la désinformation sur tous les sujets.

Et c'est le travail des journalistes, des élus sérieux, des gens qui prennent la parole dans le débat public, d'essayer d'avoir un débat maîtrisé, instruit, vigilant, vigilant bien sûr, mais pas simple.

9:23
Présentateur

– Bon, l'actualité c'est aussi le détroit d'Hormuz, le monde qui a toujours les yeux rivés sur ce détroit, toujours fermé à la circulation. Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie parle de la plus grande menace de l'histoire, de l'histoire pour notre sécurité énergétique. Est-ce que vous êtes inquiète aujourd'hui ?

9:40
Invité

– Oui, comme tout le monde, bien sûr. Le fait de savoir si c'est la plus grande menace ou si ce ne sera pas, ça va dépendre de la durée du conflit et du blocage. Je pense que c'est Patrick Pouyannet qui ont des termes très mesurés. – Le patron de Total Energy. – Le patron de Total Energy qui a décrit le plus fidèlement la situation. C'est-à-dire qu'à ce jour, c'est déjà très tendu, puisque les questions de prix du carburant pour les transports routiers, pour le kérosène, etc. se paralysent déjà, affaiblissent la croissance mondiale.

10:16
Présentateur

– Mais Patrick Pouyannet dit sous 2-3 mois, si ça continue, pénurie.

10:19
Invité

Vous êtes d'accord avec ça ? – Il dit qu'il ne peut pas rien se passer quand il y a 20% de la circulation du pétrole mondial qui est bloquée. Donc tout va dépendre de la durée du conflit. Mais je pense qu'il ne faut pas se voiler la face en se disant non, il n'y a pas de problème. On a certes des réserves stratégiques, mais elles ne sont pas éternelles. Et on dépend encore beaucoup des carburants. Et pas que du carburant pour rouler, parce que vous l'avez évoqué tout à l'heure, le détroit d'Ormous, c'est aussi la circulation de produits qui sont utiles pour l'agriculture, les engrais.

10:57
Présentateur

– Oui, alors je rappelle que vous êtes spécialiste des questions de transport. On va en parler dans quelques instants avec Stéphane. Mais on évoquait tout à l'heure les vacances des Français. Est-ce qu'on aura du carburant pour les vacances d'été ? Est-ce que vous pouvez nous répondre à ça ce matin ?

11:09
Invité

– J'ai envie de répondre qu'il y a des gens qui ont des problèmes pour aller travailler. – Déjà, c'est ça. – Sans même parler des vacances. Mais c'est une préoccupation légitime pour nous tous, les vacances. Le sujet, c'est des situations pénuriques dans certains endroits. Et il est la question du prix, bien sûr. Si le conflit se ternise au-delà de deux mois, comme l'a dit Patrick Pouyanné, il est évident qu'il y aura des situations pénuriques et qui affecteront l'ensemble des moyens de transport.

11:39
Présentateur

– Le chef de l'État qui s'impatiente, il a eu ses mots hier lors d'un déplacement. Il vous fait… On l'écoute et je vous fais réagir juste après.

11:45
Invité

– Je n'annonce pas pour que le prix de licence diminue, là. – Je sais, ben oui. – Je sais, il faut qu'on rouvre ce fichu d'étroit.

11:53
Présentateur

– Il faut rouvrir ce fichu d'étroit. Je ne sais pas si vous reprendrez ces mots, mais on sent aussi un peu une impuissance française dans cette histoire.

12:01
Invité

– Oui, ce n'est pas ma façon de m'exprimer. Je pense que c'était un propos comme ça dans la rue du président. – Qui paraphrase aussi un peu Donald Trump. – C'est vous qui le dites. Mais toute paraphrase et plaisanterie mises à part, oui, ce qui est assez consternant, c'est le fait que la France et même l'Europe, je pense que c'est le premier conflit depuis très très longtemps où l'Europe et la France apparaissent comme spectateurs et comme Français, c'est vraiment terrible. Je pense que ça n'est pas irréversible. Je pense que c'est un enchaînement de politiques d'erreurs qui ont été commises, qui conduisent à cette situation.

Ma conviction, ça n'est pas irréversible et qu'il faudra que la France retrouve sa voie dans le monde, sa puissance économique et sa voie dans le monde. Ça va un peu avec sa crédibilité en ayant des positions fermes, en ne changeant pas d'avis tous les quatre matins, en parlant peut-être moins, mais de façon ferme et claire.

13:18
Présentateur

– On a compris la critique à peine voilée d'Emmanuel Macron, mais face à la flambée des prix du carburant, le gouvernement a prolongé et multiplié les aides ciblées. Est-ce que c'est la bonne méthode ? Est-ce que c'est suffisant ?

13:28
Invité

– Oui, c'est la bonne méthode, compte tenu des marges de manœuvre budgétaires qui sont inexistantes, parce que la hausse des carburants, elle a des conséquences pour tous les Français, elle a des conséquences pour les finances publiques, qui étaient désormais en situation extrêmement dégradée. Alors bien sûr, il y a des taxes sur le carburant, mais comme la consommation a fléchi au cours des premiers mois de l'année, il y a une partie de la fiscalité qui n'est pas augmentée sur les carburants, et l'autre partie procure certes des ressources additionnelles à l'État, mais bien moins que le ralentissement de la croissance ne procure de baisse de recettes.

14:04
Présentateur

– Parce que le Rennes dit on supprime les taxes, vous dites que ce n'est pas la bonne méthode ?

14:08
Invité

– Non, on ne peut pas raconter ça aux Français. On a aujourd'hui le remboursement des intérêts de la dette, qui devient le premier poste de dépense de l'État, on a zéro marge de manœuvre. L'urgence c'est de se redonner des marges de manœuvre, mais aujourd'hui, à date, on va voir si la situation se pérennisait, qu'il y avait une situation de pénurie, des choses exceptionnelles, qu'est-ce qu'il faudrait faire en France et en Europe ? Mais à date, il est absolument déraisonnable, c'est mentir aux Français que de leur dire qu'on peut alléger la fiscalité du carburant.

14:43
Présentateur

– Et pourquoi on ne taxerait pas les super-profits des raffineurs, comme le demandent certains, notamment à gauche ?

14:49
Invité

– On n'a plus de raffinerie en France déjà, enfin vous voyez, il y a un moment… – Olivier essaie de le faire au niveau européen. – Oui, mais il y a un moment où on détruit nos capacités industrielles, économiques, et ensuite on a les bras ballons et on a une arme de taxation qui n'a pas de sens franchement aujourd'hui. Vérifier le niveau des marges, oui, profiter du fait qu'on a une grande entreprise totale, que beaucoup dénigrent en temps ordinaire, je pense que c'est une chance pour la France, préservons cet atout et pour l'instant, des aides ciblées sur les professions…

15:29
Présentateur

– Ça suffit, vous dites pour l'instant, ça suffit, c'est tout ce qu'on peut faire.

15:31
Invité

– Voilà, c'est plutôt en ces termes, plutôt que ça suffit parce que les gens et des professions souffrent.

15:37
Présentateur

– Madame la sénatrice, cet après-midi, les sénateurs se penchent sur un projet de loi relatif au transport, vous en êtes la rapporteure, Stéphane va tout nous expliquer. Stéphane, dites-nous, qu'est-ce que ça va changer ?

15:47
Invité

– C'est un rapporteur de la commission des finances.

15:48
Présentateur

– Oui, ravis. – Pour les usagers des transports collectifs qui nous regardent, qu'est-ce que ça va changer très concrètement ?

15:54
Invité

– Alors, la première ambition de cette loi, c'est de trouver un début de solution au sous-financement du secteur des transports. Alors, qu'est-ce que ça veut dire pour vous, très concrètement ? Ça veut dire améliorer la sécurité et la performance des voies ferrées, des routes, des ponts, des voies fluviales déjà existantes. Alors, combien ça coûte tous ces travaux ? Eh bien, ça coûterait 63,5 milliards d'euros. Ça veut dire qu'il faudrait faire un investissement chaque année de 3 milliards d'euros supplémentaires.

Une des pistes votées pour financer ces travaux, c'est de se servir du surplus de ce que rapportent les péages aux entreprises qui gèrent les autoroutes, ce qu'on appelle les concessions autoroutières. Ce surplus, il est estimé à 2,5 milliards d'euros. Écoutez ce qu'en disait le ministre des Transports au Micropublic Sénat de Quentin Calmet. Les concessions autoroutières, on va les renouveler. Le système concessif est un bon système.

16:43
Présentateur

Par contre, il faut remettre l'État au cœur de ces concessions. C'est notre patrimoine commun

16:48
Invité

et le produit des péages doit revenir aussi en partie au secteur des transports. L'idée un peu, c'est que le transport finance le transport. Et ce financement, il serait pluriannuel sur le modèle de ce qui se fait, par exemple, pour la défense ou la justice, afin de pérenniser ces investissements. Alors, Marie-Claire Carrerger, pendant la séance, vous avez émis une inquiétude sur cette pluriannualité du financement. Déjà en 2019, il y avait une loi sur les transports qui prévoyait que ce financement soit pluriannuel. Qu'est-ce qui fait ? Ça n'a jamais été mis en place. Qu'est-ce qui fait qu'avec cette loi-là, ça pourrait changer ?

Dans la période où il n'y a pas de majorité au Parlement, où il est difficile de construire, de faire adopter des textes, la première étape, c'est quand même que je me réjouis qu'il y ait un consensus en France sur déjà le besoin de financement des infrastructures de transport. On a, vous l'avez dit avec un chiffre, 63 milliards de dettes grises, de sous-investissements passés, qui font que nos lignes ferroviaires, chacun le sait pour prendre le train, sont en très mauvais état. Les routes, les ponts, le réseau non concédé aussi, et le réseau fluvial aussi. Les 63 milliards dont vous parlez, c'est pour empêcher toute dégradation. Ce n'est même pas pour faire des choses extraordinaires.

c'est pour empêcher une plus forte dégradation. Alors, le point positif de cette loi, si elle va jusqu'au bout, c'est effectivement de poser un principe important qui n'allait pas de soi, c'est sur l'affectation du surplus des péages autoroutiers. À partir de 2030, les concessions des autoroutes vont être renouvelées. Et vous le savez, enfin, on le sait tous, l'essentiel des travaux autoroutiers, il est fait. Donc, les autoroutes, elles sont largement amorties. Donc, il y aurait deux solutions. On pourrait baisser les péages. Et vous me rassurez,

18:49
Présentateur

vous dites aux Français, on ne va pas payer plus cher avec ce renouvellement des concessions.

18:53
Invité

Non. L'idée, c'est qu'on continue à payer le même niveau de péage, alors même qu'il y a moins besoin d'investissement sur les autoroutes, et que ce surplus, il aille au financement de toutes les infrastructures, le train, les voies navigables et la route. Et ça, c'est très important. Pourquoi ? Enfin, pour la sécurité des infrastructures, parce qu'il y a une offre, une demande de train qui explose. Et il faut que ce soit ainsi, parce qu'il faut favoriser ce qu'on dit, le report multimodal, essayer de passer le maximum de là. C'est important de savoir

19:29
Présentateur

qu'on ne va pas payer plus cher aussi, également, madame la sénatrice.

19:31
Invité

C'est très important de savoir qu'on ne va pas payer plus cher les péages autoroutiers, mais le fait qu'il y ait un consensus politique pour cette affectation, moi, je trouve que c'est important.

19:40
Présentateur

Alors, parmi les mesures qui figurent dans la copie du Sénat, Stéphane, il y en a d'autres qui concernent directement, vraiment, les usagers.

19:46
Invité

Dans les usages de tous les jours, vous qui nous regardez, nous ici en plateau, vous faites peut-être partie de ces 20 millions d'utilisateurs de l'application SNCF Connect qui permet de réserver ses trajets avec des trains SNCF. Eh bien, les sénateurs ont instauré une obligation. À partir de 2028, sur cette application, vous pourrez normalement acheter des billets des concurrents, Train Italia, Renfeu ou bientôt Velvet, une mesure qui a été critiquée dans votre camp, mais aussi chez les macronistes, chez les centristes. Il y avait une crainte que ça défavorise la SNCF avec cette possibilité de réserver des trains concurrents sur l'application SNCF Connect.

Pourquoi instaurer ce changement pour les utilisateurs ? Parce qu'on a voulu instaurer de la concurrence. On parle des TGV là, essentiellement. On a voulu mettre la concurrence dans le système TGV en France pour avoir plus d'offres, des baisses de prix, plus de qualité. C'est ce qui est attendu de la concurrence a priori. Mais on a mis la charrue avant les bœufs. On n'a pas prévu le système qui va autour. Avant, monopole de la SNCF, c'est simple. Qui vend les billets ? La SNCF. Qui fait la péréquation qui s'occupe de faire en sorte que là où c'est rentable, ça compense le non-rentable ? C'est la SNCF. Tout est au sein de la même boîte.

Désormais, on met des concurrents, mais on oublie de dire qui va réguler le système. On oublie de dire comment vont se vendre les billets ? Et on veut que la SNCF, en quelque sorte, invite ses concurrents et perde des bénéfices au profit des concurrents. Et c'est là où on a deux ambitions qui sont contradictoires. Bien sûr que pour l'usager, c'est mieux d'avoir une application et que ce soit SNCF Connect puisqu'ils la connaissent. Mais pour SNCF Connect qui a fait tous les coups de développement et qui va désormais faire profiter de son infrastructure aux autres, c'est beaucoup moins bien.

Affaiblir la SNCF, ce n'est pas bien parce qu'aujourd'hui, les infrastructures dont on parlait du si mauvais état qui les financent les bénéfices de SNCF Voyageurs. Donc, on ne peut pas tout avoir en même temps.

21:53
Présentateur

Très rapidement, Stéphane, cette loi qui apporte aussi des nouveautés sur les transports en commun.

21:57
Invité

Oui, avec une mesure qui selon votre ville pourra avoir des conséquences directes sur votre porte-monnaie. Le prix des billets des transports en commun pourrait peut-être indexer sur l'inflation. ils pourront donc augmenter automatiquement chaque année sauf si les autorités organisatrices comme par exemple Île-de-France Mobilité en région parisienne ou par exemple Citral en région lunaise en décident autrement une mesure prise alors que 49 collectivités aujourd'hui en France ont fait le choix de la gratuité. Ce n'est pas un peu à contre-temps cette mesure en un mot ? Non, parce qu'aujourd'hui l'usager participe finalement assez peu au financement des transports en France.

Par rapport aux Européens c'est bien moindre. Donc ça, ça veut dire que c'est le contribuable qui paie les transports et pas l'usager. La mesure qui a été adoptée elle ne bouleverse pas radicalement les choses. Aujourd'hui, une autorité organisatrice peut augmenter les billets chaque année si elle veut. Mais beaucoup ne le font pas et font surtout beaucoup de tarifs réduits. Je crois qu'il y a 50% des gens qui voyagent à tarifs réduits. La mesure là, elle inverse le principe. Désormais, ça augmente comme l'inflation sauf si l'autorité organisatrice dit non alors qu'avant il fallait que ce soit donc ça ne bouleverse pas la situation. Ce n'est pas une révolution.

Non, ce n'est pas une révolution mais c'est un incitement aux collectivités pour qu'elles fassent plus payer les transports. Puisque vous parlez des collectivités justement

23:25
Présentateur

on va voir ce qu'elles en pensent. On va retrouver Sylvain Laval, maire d'Hivergauche de Saint-Martin-le-Vignous est en région Auvergne-Rhône-Alpes. Bonjour monsieur, vous êtes coprésident de la commission transport de l'AMF. Est-ce que ce texte tout simplement va dans le bon sens selon vous ?

23:40
Invité

Bonjour. Oui, ce texte apporte incontestablement des avancées et notamment sur la capacité à financer nos infrastructures de transport via l'utilisation des surplus des péages autoroutiers.

23:55
Présentateur

Vous avez peut-être une envie d'interpeller la sénatrice qui est là ?

24:01
Invité

Oui, effectivement, sur notamment l'indexation des prix qui était évoquée juste à l'instant. C'est une mesure qui avait été posée dans le cadre de la conférence Ambition France Transport où nous avions eu un débat avec l'ensemble des parties prenantes et cette mesure avait été avancée comme un ensemble où tout le monde devait pouvoir faire un effort. Donc, si l'indexation des prix pouvait être entendue pour les raisons qui étaient évoquées, il fallait aussi voir quelle part d'effort les entreprises pouvaient elles-mêmes faire et les collectivités également via leur financement budgétaire.

Donc, c'est une mesure qui s'inscrivait dans un dialogue d'ensemble entre toutes les parties prenantes et leur capacité ou pas à faire un effort collectif qui pouvait justifier cette mesure. Ce qu'on peut lui regretter, c'est que seule la mesure d'indexation est restée et les autres parties de la discussion ont disparu du texte

24:48
Emmanuel Macron

et c'est un peu dommage parce que si l'effort doit être fait, il doit être partagé.

24:52
Présentateur

Votre réponse, madame la sénatrice ?

24:54
Invité

Je suis globalement d'accord. En même temps, les collectivités, il leur appartient de dégager des financements nécessaires. Pour les entreprises, le versement en mobilité, il a considérablement augmenté en Ile-de-France. Dans les autres métropoles, c'est délicat et ça dépend des situations locales parce que le versement en mobilité, c'est une aggravation des charges salariales sur les entreprises qui ont plus de 11 salariés. ça peut se justifier dans certains endroits où les salariés, les clients de ces entreprises bénéficient de transport en commun.

Quand un chef d'entreprise doit payer inversement en mobilité alors qu'il n'y a pas le transport en commun en face, c'est juste une dégradation de sa compétitivité. Donc moi, je suis perplexe sur l'idée d'augmenter les charges des entreprises dans la période.

25:46
Présentateur

Merci beaucoup Sylvain Laval. Merci monsieur. Vous êtes maire de Saint-Martin-le-Vinou. Merci d'avoir interpellé la sénatrice ce matin. On reste dans les transports avec le dossier du Grand Paris Express. Je rappelle que vous êtes sénatrice de Paris. Le projet d'extension du réseau de transports publics va progressivement le jour. Quatre nouvelles lignes de métro circulant autour de Paris vont progressivement être inaugurées, très prochainement d'ailleurs. Mais plusieurs questions restent en suspens. On va faire le point avec Jacques Paquier, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Jacques, retard dans les livraisons, retard de chantier, pénurie de logements.

Est-ce que ce Grand Paris n'est pas tout simplement trop grand ? Oui, madame la sénatrice, j'aurais voulu savoir votre avis sur la question. Vous parliez d'argent, vous représentez la commission des finances sur ces questions de transport. Le Grand Paris fraise ses 40 milliards d'euros d'investissement. Et puis, on se vantait à l'époque de sa conception que contrairement à un urbanisme passé, il signait un urbanisme où le réseau de transport précédait ou, disons, était concomitant à l'aménagement des quartiers qu'il desservait.

Est-ce qu'il n'y a pas un risque, là, madame la sénatrice, que certaines des gares ne soient pas du tout, des quartiers de gares ne soient pas du tout au rendez-vous ? Parce qu'entre l'époque de sa conception, qu'on doit aux années Sarkozy-Blanc, et aujourd'hui, il y a eu la crise du Covid, il y a eu la crise de l'immobilier, il y a un immobilier tertiaire qui est totalement en panne, et un logement qui n'arrive plus à être construit. Est-ce que vous avez appréhendé ce risque d'une forme de gâchis, finalement, d'un investissement qui ne trouve pas sa pleine exploitation en Ile-de-France ?

27:25
Invité

C'est toujours légitime de s'interroger. Moi, je n'ai pas à ce jour ce type d'inquiétude. Je pense qu'il faut mesurer le caractère pharaonique de ce projet. Je pense que tout le monde n'en a pas bien compte, tous les citoyens n'en ont pas bien conscience en France. Vous l'avez dit, 200 kilomètres de lignes nouvelles, 68 gares, la ligne 15, sauf erreur de ma part, mais vous êtes un très bon spécialiste du sujet, vous me corrigerez si besoin. Je crois que la ligne 15, celle qui va faire la rocade, la grande rocade, je crois qu'elle a des capacités supérieures à l'ensemble du métro parisien actuel. Donc, c'est gigantesque.

Mais c'est gigantesque parce qu'il y a un projet de développement économique et urbain, parce qu'il faut de plus en plus de transports en commun, il va en falloir de plus en plus, parce qu'en Ile-de-France, c'est méconnu, mais il y a toujours beaucoup de territoires enclavés et beaucoup de territoires où pour aller d'un point à un autre, il faut passer par Paris alors que ce ne serait pas nécessaire. Donc, moi, je suis très favorable à ce projet et je pense que ces 40 milliards qui sont investis pour l'ensemble de la région, ils vont bénéficier à la région Ile-de-France mais aussi à la France.

L'Ile-de-France, c'est quand même 15% du PIB français et une part significative de tous les impôts et de l'activité économique. Et de l'activité, c'est un poumon de la France et je pense que c'est un projet qui mérite d'être poursuivi.

29:02
Présentateur

– Merci beaucoup, cher Jacques. Jacques Paquet, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris, merci d'avoir été avec nous ce matin. Il nous reste très peu de temps, madame la siatrice, très peu de temps pour parler évidemment politique. Bruno Retailleau, vous êtes une chiracaine historique, Bruno Retailleau qui a été désigné comme le candidat d'LR il y a une dizaine de jours. Est-ce que ça règle tous les problèmes d'incarnation pour la présidentielle 2027 à droite ?

29:23
Invité

– La réponse est dans la question, c'est ça. – Écoutez, il y a eu un vote, il a eu lieu, il est net. Moi, j'ai trouvé ce vote un peu particulier parce qu'on avait à choisir d'un côté une personne, M. Bruno Retailleau, pour lequel j'ai le plus grand respect, et un processus de désignation. Normalement, on a à choisir entre deux processus de désignation ou entre deux ou plusieurs personnes. Là, c'était une personne ou un processus.

29:51
Présentateur

– Le processus était faussé ?

29:54
Invité

– Oui, mais ça sous-entend qu'il y avait une volonté de… Non, je ne crois pas. Mais je le regrette parce que moi, j'aurais préféré pour ma famille politique qu'on détermine un process et qu'ensuite, ce processus conduise à la désignation d'un candidat. C'est une première étape. Ma conviction, c'est que, un, et j'ai signé comme 90 autres parlementaires une tribune, il faut un ou une candidate à la fin. Ma conviction, c'est aussi que le mieux, c'est que ce soit un gaulliste, pas seulement parce que c'est le gaulliste, mais parce que je pense que c'est celui qui a le plus de chances de gagner et que, trois, il faudra voir dans les mois qui viennent qui sera notre candidat ou notre candidate.

30:34
Présentateur

– Après l'été, merci beaucoup, Maïc Carreger, d'avoir répondu à mes questions ce matin. Merci beaucoup, Stéphane. On se retrouve tout à l'heure. On va parler de quoi ?

30:42
Invité

– On va parler de la revue de presse avec la grève des surveillants pénitentiaires contre la surpopulation carcérale.

30:46
Présentateur

– À tout à l'heure, place à l'intretien. Tout de suite, c'est l'un des meilleurs connaisseurs de la société américaine qui vient sur ce plateau. – Et bonjour, Romuald Skiora. Installez-vous, vous êtes chercheur associé à l'IRIS, spécialiste des États-Unis. Vous avez signé le roman graphique « America 250 », une histoire graphique des États-Unis. C'est à retrouver aux éditions Point Nemo pour ma compagnie et Christelle Bertrand, journaliste politique à la dépêche du mini. Bonjour Christelle. On va parler avec vous des derniers développements, évidemment, au Moyen-Orient. Mais d'abord, cette enquête, cette enquête qui progresse aux États-Unis.

Le suspect des tirs lors du gala de la presse à Washington a été présenté à la justice. Il a été mis en examen. Les premiers éléments de l'enquête, on les connaît. Il confirme que cet individu a bien cherché à tuer Donald Trump. Cole Allen, inculpé pour tentative d'assassinat contre le président des États-Unis, il devrait passer, visiblement, sa vie en prison. Enfin, on verra, parce qu'il y a encore la présomption d'innocence. Dieu merci. On est encore une fois aux États-Unis en présence manifeste d'une tentative d'assassinat politique.

J'ai dit encore, est-ce que c'est la reproduction de ce qu'on connaît depuis toujours aux États-Unis ou est-ce qu'il y a quelque chose d'un peu différent dans cette affaire ? Bon, effectivement, les tentatives d'assassinat de président sont quelque chose inscrits dans la grande tradition américaine, si je puis dire. Mais depuis quelque temps, cela devient de plus en plus récurrent. Et ce qui est particulièrement inquiétant ici, c'est que nous ne sommes pas avec un fou, je veux dire, quelqu'un qui, comme la personne qui avait tenté d'assassiner Ronald Reagan, voulait juste se faire remarquer par l'actrice Jennifer Foster. Non, lui, c'est un diplômé, ingénieur, enseignant. Exactement.

Nous avons devant nous, visiblement, l'enquête confirmera, mais un homme intégré dans sa communauté, un professeur apprécié, qui d'ailleurs avait été élu le professeur du mois dans l'établissement dans lequel il travaille, un homme sans antécédent, toujours visiblement un psychiatrique lourd, bref, un citoyen lambda qui décide un beau jour de prendre les armes pour aller assassiner le président tout simplement parce que celui-ci ne correspond pas à ses vues politiques.

33:06
Invité

Quelle conclusion vous en direz ? Comment vous l'analysez ?

33:10
Présentateur

Écoutez, c'est très simple, l'Amérique et les Etats-Unis sont de plus en plus polarisés. Ils n'ont jamais été autant polarisés depuis les années 1850 qui ont précédé la guerre de sécession. Alors attention, je ne dis pas qu'il y aurait une guerre civile de grande ampleur, je n'y crois pas. Mais néanmoins, le pays est divisé comme il ne l'a jamais été depuis plus de 160 ans. Et donc, il n'est pas étonnant de voir des individus, aujourd'hui visiblement un progressiste qui veut tuer un républicain, demain un républicain qui voudra tuer un démocrate, de voir des individus décider du jour au lendemain d'aller mettre fin à l'existence d'un président qui le juge.

33:41
Invité

Est-ce que ça veut dire que les Américains ont de plus en plus de mal avec le système démocratique ? C'est-à-dire au lieu de battre quelqu'un dans les urnes, finalement on décide

33:47
Présentateur

de l'abattre physiquement ? Oui, vous avez tout à fait raison. Alors deux choses concernant cela. Un récent sondage nous expliquait des démocrates, je parle bien des démocrates, jugent que la violence peut être légitime en politique. Des démocrates, la gauche. Des démocrates, démocrates. Autre chose, le second amendement que des loups solitaires revendiquent de plus en plus pour justifier leurs actions. On connaît mal le second amendement en France. Ce n'est pas simplement un amendement qui nous permet à nous autres Américains de porter des armes.

Ce n'est pas non plus un amendement comme on le croit bien souvent qui a été créé pour que les Américains autrefois puissent avoir des armes pour créer une milice à une époque où il n'y avait pas de police. Non, le second amendement de prendre les armes si un dictateur ou un tyran occupait la Maison-Blanche. Donc, il a justifié les détournements. Le ministre américain de la Justice qui affirme que les forces de l'ordre n'ont pas failli. Vous êtes d'accord ? Non, absolument pas. Écoutez, il y a quand même eu... On aurait vu ça dans un film Netflix. On aurait tous rigolé en éteignant notre télé en disant que ce scénario est complètement bidon. Elles sont où les failles sécuritaires ?

Écoutez, d'abord, un monsieur avec un beau sac noir dans lequel il y a un revolver, un fusil, des couteaux arrivent dans un hôtel. Bonjour, madame. Voilà, monsieur, votre clé. On n'a pas besoin de vous fouiller bien que le président arrive dans deux jours avec le vice-président et toute la clique. Allez à votre chambre tranquillement. Déjà, c'est quand même hallucinant. Et ceux qui nous disent oui, mais bon, je connais bien cet hôtel. Il y a 2000 personnes. Mais écoutez, prenez un bateau de croisière. Il y a 2000 passagers. Chaque fois que vous rentrez ou sortez du bateau, vous passez sur un portique de sécurité. Quand vous allez à l'aéroport, il y a plus de 2000 personnes.

Non, c'est hallucinant.

35:22
Invité

Donc, il devrait être extrêmement surveillé.

35:25
Présentateur

Une très, très grande négligence. Et ce n'est pas la seule. Imaginez si ce monsieur avait eu trois comparses. Je ne suis pas certain que l'agent du secret de service qui a pu le stopper aurait pu stopper trois, quatre personnes. Et si ces personnes avaient eu des fusils mitrailleurs ou des grenades, ce qui aurait été tout à fait possible puisqu'on ne l'a pas contrôlé. Donc, il y a une forme

35:40
Invité

d'incompétence au plus haut niveau.

35:41
Présentateur

Et oui, et ce n'est pas la seule. Il y avait dans cette salle, au contraire de tout règlement au sein de la République américaine, il y avait ensemble le président, le vice-président. On n'était pas dans une réunion au congrès. Et le troisième, le deuxième sur l'année de succession, le président de la Chambre des représentants, il y avait le secrétaire d'État qui succède à tout ce petit monde si tout le monde meurt. Et le ministre de la Défense. Et justement, constitutionnellement, je crois que ça pose un problème. Mais exactement. Elles ne peuvent pas être dans un même lieu tous ensemble au même moment. Ou alors, par exemple, pour le discours de l'Union au congrès.

Mais on est dans un lieu officiel, pas dans un hôtel où il y a visiblement si peu de sécurité. Mais alors, on comprend bien, vous dites, bon, il y a des failles sécurité mais en plus, il y a une violation de la Constitution. Oui, le... Ah non, ce n'est pas inscrit dans la Constitution. Je dirais plutôt une violation des règles de la République américaine et également du bon sens. Une fois encore, on aurait eu quatre types armés, l'État fédéral américain aurait été totalement décapité. Alors, qui est vraiment responsable de toutes ces failles ? Est-ce que des têtes vont tomber dans les prochains jours, dans les jours qui viennent ?

En tant que contribuable américain, oui, je trouve que des têtes devraient tomber. Alors, je ne pense pas qu'on puisse incriminer vraiment le secret de service. Ils ont fait leur travail. C'est plutôt les personnes qui ont fait des coupes budgétaires dans les agences de renseignement, dans le secret de service, au FBI, qui devraient être pointés du doigt. Et puis, alors, je ne sais pas qui a organisé, enfin, co-organisé cet événement qui était privé. Il y a forcément, au niveau de l'Omblant de sécurité, le ministère de l'Intérieur ou de la Maison Blanche, des personnes qui ont coordonné cet événement. Ce sont eux les responsables.

Est-ce que tout ça, ça ne justifie pas, finalement, la volonté de Donald Trump de créer cette salle de balle dont il rêve à la Maison Blanche aujourd'hui ? Écoutez, je suis très souvent en désaccord avec le président, mais là, ce coup-ci, il a parfaitement raison. D'abord, on parle de quand même la seule résidence présidentielle d'une puissance majeure, en l'occurrence, la première puissance mondiale, qui n'a pas de salle de balle pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes. Je ne suis pas un habitué de la Maison Blanche, mais j'étais à deux réceptions, croyez-moi, pour des visites d'État. C'est toujours sur la pelouse, sous une tente.

Bon, déjà, pour le standing, ce n'est quand même pas génial. Et au niveau de la sécurité, évidemment, ce genre de choses ne se produiraient pas à la Maison Blanche. Alors, en tout cas, le ton monte très clairement ces dernières heures entre républicains et démocrates. Trump accuse la rhétorique de haine de la gauche. Il n'y a pas d'union nationale. Il y a un moment, on a cru qu'il allait peut-être avoir une sorte d'union nationale aux États-Unis, juste après, effectivement, cette affaire. Donald Trump qui a pris la parole dans un discours relativement modéré. Et puis là, ça y est, c'est reparti. Évidemment, c'était une stratégie. Donald Trump est un génie de la communication.

Il n'a jamais été autant fragilisé sur la scène intérieure. Avec la guerre en Iran, c'est une partie de sa base Maga qui, jusqu'à présent, l'aurait suivi jusqu'en enfer qui tentera de se détourner d'un homme qui avait promis de ne pas entraîner le pays dans une guerre style Irak-Afghanistan. L'inflation repart à la hausse. Son entourage à la Maison Blanche qui était opposé, Gilly Vance, Suzy Wills, la secrétaire générale à la Maison Blanche, à cette guerre tente de le marginaliser de plus en plus. Et les élections de mi-mandat qui arrivent à grands pas s'annoncent également perdus. Donc un président fragilisé qui a vu l'autre soir une opportunité de retrouver un petit peu de popularité.

Il nous a fait un discours, effectivement, comme vous le dites très bien, père de la nation, unité. Ça n'a pas, évidemment, perduré. N'oublions pas que nous sommes face à une présidence autoritaire qui attaque tous les bastions de la démocratie, dont la presse. Et donc, évidemment, c'est aussi une opportunité d'attaquer l'ennemi, c'est-à-dire les démocrates, c'est-à-dire pour tout, pour Donald Trump et ses amis, la gauche radicale puisque tout opposant est quasiment un terroriste de gauche.

39:06
Invité

On a du mal quand même, oui. Est-ce qu'en revanche, cet attentat peut à nouveau fédérer son socle derrière lui ? Bien évidemment. Le socle qui était en train de s'effritrer, s'effriter, pardon, comme vous le disiez.

39:15
Présentateur

Bien évidemment. Bien évidemment. Et c'est pourquoi nous avons assisté à ce discours de père de la nation qui nous a même dit il y a tant d'amour ici, dans cette salle où se trouvaient tous les journalistes qui le honnient et qui l'insultent jour après jour. Et bien évidemment, donc il s'est d'abord transformé en père de la nation. C'était destiné à son électorat. Et oui, pour celui-ci, cet électorat maga, une fois encore, il a prouvé qu'il était l'élu de Dieu, protégé par la Providence. Et bien évidemment, cela va redynamiser sa base et la ressouder derrière lui.

39:43
Invité

Et ça peut avoir une influence sur les élections de mid-terme qui auront lieu au moins ?

39:46
Présentateur

Oui, cela aura une influence par capitale. Ces élections seront perdues sauf coup de théâtre et méchamment perdues. Mais un petit peu moins que ce que l'on aurait pu attendre probablement. Mais c'est surtout cette base qui se ressoule derrière son chef. S'il réussit à se sortir de l'Iran par une pirouette à mauvais dîles. Il cherche et il m'en dit quelques miettes pour avoir un deal à brandir à la face des Américains. S'il réussit à avoir ce papier d'ici quelques jours, une semaine ou deux et qu'ensuite il s'en prend à Cuba victoire facile avant le 250e anniversaire des Etats-Unis.

Sa base sera parfaitement On va reparler évidemment de l'Iran mais les noms d'oiseaux fusent un peu même côté démocrate. Mélania Trump qui accuse l'animateur Jimmy Kimmel d'inciter à la violence. Il avait déclaré deux jours c'est un fameux présentateur de talk show il avait déclaré deux jours avant le gala que la première dame était une veuve en devenir. La violence verbale elle vient aussi du côté des démocrates.

Bien évidemment et c'est parfaitement ridicule et déplacé de dire ce genre de choses on peut plaisanter mais il y a quand même des limites c'est quand même le président qui a failli être assassiné pour la troisième fois quand on vit dans un pays où en l'espace de deux ans on tente trois fois d'assassiner le chef de l'État et où il y a une violence récurrente, intrinsèque je dirais au quotidien de ce pays on doit quand même essayer de modérer nos propos et donc éviter ce genre de déclaration.

oui la violence est là mais je ne dis pas ça parce que je suis démocrate elle vient quand même essentiellement de cette administration cette administration a pour objectif de véhiculer une idéologie qu'on appelle le masculinisme aux États-Unis le masculinisme ce n'est pas uniquement trois gars qui montent leur bicep sur Internet c'est toute une idéologie de la virilité poussée à son extrême qui aujourd'hui que l'on peut s'illustre sur la scène internationale parce que l'administration attise par une politique exactement par une politique internationale ultra violente comme on le voit chaque jour qui passe menacer d'annexer un pays allié le gros élan d'enlever un président illégalement blablabla et à l'intérieur avec la police ICE et d'autres actions plus plus les paroles et les propos quotidiens de Donald Trump qui a pour habitude d'humilier et d'insulter ses adversaires donc il contribue cette administration Trump et ses amis largement à développer véhiculer cette violence Alors on va parler international et notamment du rapport entre les Etats-Unis et leurs alliés Charles III qui est en visite aux Etats-Unis pour une visite de 4 jours officiellement pour célébrer le 250ème anniversaire de l'indépendance américaine aujourd'hui le roi va tenir un discours devant le congrès la mission c'est quoi c'est une mission réconciliation entre les deux pays Oui réconciliation les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'ont jamais été aussi n'ont jamais eu de relation aussi tendue depuis plus d'un siècle le roi Charles qui n'apprécie pas beaucoup Donald Trump a été envoyé en mission mais n'attendons rien de ces rencontres cela va être policé cela va être aimable il y aura quelques sourires mais cela ne changera rien au fond

42:36
Invité

Ça ne peut pas permettre de retisser les liens entre les deux pays qui sont partenaires historiques

42:40
Présentateur

Les liens ne sont pas brisés les liens ne sont pas brisés non plus Il faut rappeler quand même que Trump a qualifié le premier ministre britannique de loser et de Winston Churchill de pacotille c'est pas rien Non Winston Churchill de pacotille il n'a pas non plus totalement tort là-dessus mais il faudrait peut-être Il ne faut pas le dire il faudrait que lui arrête de se comparer à Abraham Lincoln parce qu'il n'est même pas un Lincoln de pacotille mais une fois dit cela n'attendons pas grand chose à part des sourires des poignets de main alors bien sûr au niveau de l'image cela va un petit peu affermir les relations entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis mais je le disais Charles n'a jamais vraiment apprécié Trump lorsque Trump était venu visiter la reine Elisabeth durant son premier mandat Charles qui est quand même un petit peu pardonnez-moi mais ce n'est quand même pas la personne la plus sympathique au monde non plus un petit peu un but de sa position avait pour lui avait considéré Trump un petit peu comme un plou qui a parvenu bon pas tant non plus totalement mais il avait été assez froid le président américain n'avait pas vraiment apprécié donc il n'y a pas une grande amitié entre les deux hommes Trump adore se pavaner aux côtés d'un roi lui qui aimerait être un monarque donc ça va être plus ou moins sympathique Une fascination pour la famille royale bien évidemment il a sa propre famille royale aujourd'hui on est aux Etats-Unis quand même avec le seul président de l'histoire américaine qui de son vivant signe des billets de banque a des avenues à son nom à son visage sur des pièces de monnaie et sera bientôt gravé sur un arc de triomphe

43:59
Invité

Est-ce qu'ils peuvent même trouver des sujets communs ? Parce que je rappelle que Charles III est très intéressé par les questions d'environnement il a fait à Noël un discours sur la bienveillance sur la modération sur la richesse d'un pays composé de différentes communautés est-ce qu'ils ont des choses à se dire ? Est-ce que Charles III peut attirer Trump sur ces sujets ou est-ce que c'est voué à l'échec et ce sera juste un affichage de jolies photos pour les magazines ?

44:23
Présentateur

Vous avez tout à fait raison rien ne peut unir ces deux personnes il n'y a même pas un lien plus ou moins affectif comme entre Macron et Trump Trump ayant une forme d'affection pour Emmanuel Macron et même si Emmanuel Macron est à l'opposé des idées de Trump également une forme de respect un lien plus ou moins filial je dirais mais enfin il y a une forme d'affection entre les deux hommes non là pas du tout il y a même de l'animosité donc une fois encore n'attendons rien que des phrases polies alors c'est bien évidemment pour l'image pour le symbole pour les relations pratiquement inefficaces voilà on aura peut-être une annonce ou deux mais ça ne va rien changer dans le même temps Vladimir Poutine organise lui aussi des réceptions officielles il accueillait hier le chef de la diplomatie iranienne à Moscou quel est le rôle de la Russie dans la guerre au Moyen-Orient et quel moyen de pression a aujourd'hui Vladimir Poutine sur Trump alors Poutine sait très bien que Trump à part Cuba mais ça c'est autre chose comme il l'a dit lui-même comme le président américain l'a dit lui-même s'intéressera une fois la guerre en Iran terminée au dossier ukrainien Trump va vouloir terminer cette guerre une bonne fois pour toutes il a déjà fait d'énormes concessions à Vladimir Poutine concernant ce conflit Poutine en voudrait d'autres et surtout il ne veut pas perdre le soutien parce que c'est quand même un soutien de Donald Trump donc d'abord il a essayé de s'immiscer dans ce conflit pour essayer de jouer le bon papa russe qui allait tenter de pousser les Iraniens à négocier il aurait bien aimé que Trump lui soit redevable de ce petit service visiblement ça n'a pas vraiment marché pour l'instant il continue il a deux objectifs tenter il faut encore quand même de pousser les Iraniens à négociation pour que Trump lui soit redevable montrer que la Russie est quand même toujours dans le jeu des grandes puissances puis c'est également de la politique intérieure montrer à sa population il y a un intérêt russe à l'enlisement à l'enlisement au Moyen-Orient oui et non il a intérêt à trouver ce qu'il aimerait c'est pousser les Iraniens à négocier un accord bidon pour que Trump ait son bout de papier pour le montrer aux Américains d'ici le 250ème anniversaire des Etats-Unis mais sur le long terme oui il a tout intérêt à ce que ce ne soit pas totalement résolu qui est une forme d'enlisement donc il joue je dirais un double jeu et en parallèle il veut vis-à-vis de sa population se présenter comme celui qui tire les ficelles ou en tout cas au centre du jeu c'est intéressant vous parlez d'accord bidon ces dernières heures dans les négociations l'Iran aurait proposé la réouverture du détroit d'Hormuz mais pas d'avancée sur le nucléaire est-ce que Trump peut se contenter de ça vis-à-vis de l'opinion américaine dire vous voyez on revient à la situation d'avant-guerre mais j'ai gagné parce que j'ai un deal oui écoutez il y a 10 jours Trump est entré en campagne pour les mi-termes il y a eu un grand meeting organisé par Turning Point vous savez cette organisation qui a été créée par Charlie Kirk l'activiste qui a été assassiné l'année dernière il y avait des milliers des milliers de personnes les affiches chenados de Trump Trump a clamé victoire le détroit d'Hormuz est réouvert les Etats-Unis ont atteint tous leurs objectifs nous avons gagné la guerre et tout le monde l'a applaudi en oubliant bien vite que le détroit d'Hormuz fonctionnait parfaitement il y a deux mois et était ouvert sans aucun problème donc oui il pourra faire avaler tout ce qu'il veut quasiment je parle de son électorat son obsession la base MAGA à cette base avaler ce qu'il veut bien sûr il sera déconsidéré sur la scène internationale et sur la scène américaine par le reste des républicains et l'opinion publique en général il s'en fiche exactement il s'en fiche et comme je le disais il va très très vite passer à Cuba un régime facile à tomber

47:48
Invité

il peut tout à fait mettre un terme à cette guerre sans avoir réussi à faire tomber le régime des Mola c'est pas un aveu d'impuissance

47:55
Présentateur

phénoménale ça l'est mais il présentera les quelques gains qu'il aura il ne sera pas considéré

48:00
Invité

comme ça aux Etats-Unis

48:01
Présentateur

par sa base MAGA qui est son obsession une grande partie de l'opinion considérera considère déjà cette guerre comme perdue mais même même même même s'il réussissait à obtenir un petit deal concernant le nucléaire ce qu'il obtiendrait ne sera jamais aussi bon que le fameux deal de 2015 sur le nucléaire iranien pendant ce temps-là le détroit d'Hermouz est toujours fermé quel impact ça a très concrètement sur les américains sur l'économie américaine qu'est-ce que ça se mesure ? écoutez cela se mesure alors sans doute plus sur l'économie iranienne et à la population iranienne et c'est là où on peut dire que ce blocus fonctionne mais une fois encore il fonctionne mais pourquoi ?

pour obtenir un deal qui sera moins bon que celui de 2015 donc tout ça pour ça c'est quand même affligeant aux Etats-Unis dans un pays où la vie est si chère les dernières mesures de Trump à titre personnel je suis passé à 2000 dollars d'assurance santé par mois les américains de la classe moyenne ne s'en sortent pas donc je ne parle même pas des petites classes moyennes et des classes populérisées donc quand on voit que le gallon descend ça a augmenté de près de 30-40% ça a un impact sur le quotidien des américains et sur la popularité de Trump c'est pourquoi il cherche absolument une sortie de secours à ce conflit où il s'est piégé lui-même il nous reste très peu de temps mais je voulais avoir votre opinion sur un sujet hier à votre place il y avait le général Dominique Trinquant et il nous disait finalement Donald Trump s'est fait piéger par Benyamin Netanyahou dans cette guerre c'est Benyamin Netanyahou qui l'a entraîné dans cette guerre non je ne crois pas vous n'êtes pas d'accord avec cette opinion non on s'illusionne beaucoup là-dessus Trump s'est lancé dans cette guerre tout simplement parce qu'il pensait qu'elle durait 3-4 jours et qu'il aurait un deal meilleur que 2015 à montrer aux américains il s'est lancé dans cette guerre contre la vie de son président de la Maison Blanche etc.

il s'est piégé lui-même mais où le général a raison c'est qu'il a été aussi excité et poussé par Netanyahou qu'il a convaincu que la guerre serait très rapide mais il n'a pas été la marionnette de Netanyahou dans cette histoire son intérêt était purement politique c'est ce que vous dites aujourd'hui merci beaucoup c'est très intéressant merci beaucoup Romuald Skiora chercheur associé à l'IRI spécialiste des Etats-Unis je rappelle votre roman graphique qui est à retrouver aux éditions point Nemo America 250 une histoire graphique des Etats-Unis merci beaucoup Christelle à bientôt je ne sais pas si on va avoir votre une à l'écran on a la une on me dit qu'on a la une voilà la une de la dépêche peut-on relancer notre industrie ?

Point d'interrogation merci beaucoup Christelle on passe tout de suite à l'actualité dans nos régions l'actualité au plus près du terrain aujourd'hui direction l'Ariège région dans laquelle le textile était jadis très implanté avant de péricliter sur fond de mondialisation mais il y a un espoir il y a un espoir bonjour Patrick Laffont vous êtes maire de l'Arogue d'Olme et hier Emmanuel Macron est venu inaugurer une usine de textiles racontez-nous comment cette visite s'est passée ça s'est passé très bien le président était charmant il a rappelé aussi plusieurs principes de réindustrialisation l'importance de préserver sa souveraineté et là il pose la première pierre comme vous pouvez voir à l'écran d'une usine de production de textiles biosourcés qui va quand même maintenir plusieurs emplois déjà présents on a déjà une entreprise de textiles pour les voitures qui va être confortée et ça va créer une quarantaine d'emplois notamment une centaine indirectement que ce soit pour la logistique que ce soit pour le transport et surtout du côté des agriculteurs qui vont pouvoir développer une culture de chambre qui est déjà en cours que ce soit en Ariège dans l'Aude dans la Haute-Garonne il essaie de déchirer un process de fabrication qui est fait de façon naturelle à ces brevetés bien entendu c'est avec un système d'eau mise sous pression il n'y a pas de colle il n'y a pas de produit chimique rajouté ça répond à toutes les exigences environnementales actuelles et c'est surtout que tout entièrement tous ces composants sont faits en France voilà ça c'est ce qui tenait à cœur à monsieur Victor Lamego c'est-à-dire c'est un des porteurs du projet c'est lui qui porte tout ça et qui a lancé il a tenu ça fait des années qu'on se battait pour que ça soit pris en compte à partir du moment où c'est que les collectivités ensemble se sont réunies et ont vendu le projet à l'État et bien voilà le résultat aujourd'hui grâce à France 2030 nous en sommes ici la première pierre a été déposée il va falloir au minimum je pense un an et demi voire à deux ans pour que l'usine sorte de terre mais on a déjà produit beaucoup de chambres excusez-moi je vous coupe mais je parlais d'un espoir très concrètement quel sera l'impact en termes d'emplois dans la région ah oui ça va vraiment revitaliser l'ensemble et dynamiser l'ensemble du territoire du pays d'Olme en fait il va y avoir d'entrées 40 emplois nets directs de créés et plus de 100 emplois on mise sur 150 150 emplois indirects c'est-à-dire voilà comme je vous dis dans le secteur agricole dans la logistique dans le transport voilà donc soulagement je ne sais pas si on peut parler de renaissance pour la région mais en tout cas soulagement de votre côté ce matin ah oui un gros soulagement parce qu'on est typiquement un des territoires qui vivait avec une monoactivité de textile ce qui avait fait notre richesse et à partir du moment où ça s'est délocalisé dans les pays où la main d'oeuvre était moins chère et bien on s'est retrouvé avec des friches et là c'est sur une ancienne friche qui a été rasée que cette usine va se monter et je peux vous dire que c'est un projet très innovant et qui va redonner un gros souffle à l'ensemble du territoire et on s'en réjouit merci beaucoup monsieur le maire merci d'avoir été avec nous ce matin Patrick Laffont maire de Larocque d'Aulme on reste en région avec vous Stéphane on va voir ce qui fait la une dans les quotidiens ce matin c'est la mobilisation des surveillants pénitentiaires avec des actions partout en France

53:56
Invité

oui mobilisation hier contre la surpopulation carcérale le syndicat UFAP UNSA revendique une centaine de prisons bloquées sur les 190 que compte la France c'est moitié moins selon le ministère de la justice dans les Hauts-de-France la mobilisation a été particulièrement suivie comme le raconte à sa une le courrier Picard ce matin à Beauvais les surveillants dénoncent le trop-plein de détenus 800 détenus pour seulement 613 places et un manque d'effectifs il leur manque 47 agents pénitentiaires rappelons qu'en France Steve le taux d'occupation atteint 139% les syndicats en rendez-vous pour échanger au ministère de la justice demain

54:34
Présentateur

on en parlait tout à l'heure Stéphane ce qui fait l'actualité c'est évidemment la crise du carburant

54:38
Invité

oui cette question posée par les journaux du groupe Ebra ce matin avec le prix du kérosène qui s'envole nos vacances sont-elles menacées plusieurs compagnies annoncent des compagnies aériennes annoncent des annulations de vol la dernière à l'avoir fait c'est Transavia la compagnie low cost d'Air France avec la guerre au Moyen-Orient le coût du kérosène pour les compagnies aériennes atteint 45% d'après le président de l'aviation 45% de leur coût avant la crise c'était plutôt 25% alors au-delà des prix qui s'envolent faut-il vraiment s'inquiéter d'une pénurie non répond le gouvernement la France dispose toujours de stocks stratégiques utilisables en cas de besoin

55:16
Présentateur

c'est une crise qui a des conséquences pour beaucoup de secteurs notamment pour les pompistes indépendants

55:21
Invité

oui ceux qui gèrent leur station service avec leur propre entreprise c'est le cas de 2000 pompistes en 2024 qui travaillent avec Total Energy mais à leur compte Paris Normandie fait le portrait ce matin d'Olivier Loisel sa station service est située entre Le Havre et Etretat et cette crise du carburant et bien elle ne lui permet plus de s'en sortir avec la vente de l'essence et du gasoil dit-il pour gagner un peu plus d'argent il s'est donc mis à louer vendre et réparer des vélos en attendant la retraite il va donc plutôt deux fois qu'une garder les mains dans le cambouis

55:50
Présentateur

autre profession très touchée les agriculteurs qui subissent aussi des écarts de revenus importants entre les filières

55:56
Invité

et c'est notamment le cas en Corse où l'écart des revenus entre les agriculteurs les plus aisés les plus pauvres et plus élevés qu'ailleurs sur le territoire 30% des agriculteurs corse vivent sous le seuil de pauvreté la faute explique ce matin Corse Matin dans ses pages à la différence d'organisation des filières là où les viticulteurs s'en sortent bien les éleveurs eux connaissent beaucoup de difficultés si elle n'était pas perfusée à des aides la filière ne tiendrait pas voilà ce que dit Romain Rubini qui est lui-même éleveur et vice-président de la chambre d'agriculture de Corse

56:29
Présentateur

et pour terminer vous nous emmenez dans un bar à Sedan je crois Stéphane

56:32
Invité

oui installons-nous au roi de la bière un bar comme les autres en apparence seulement lorsque vous vous poserez sur une des tables lorsque vous poserez vos coudes sur une des tables vous remarquerez qu'elle n'a peut-être pas la même tête que les autres et pour cause l'Ardenay met en première page ce matin l'histoire de cette table de bar qui dans une autre vie était la porte en bois de la prison de Sedan maison d'arrêt collée au tribunal ouverte en 1791 et détruite dans les années 1960 et si vous n'êtes pas très porte de prison ce bar accueille aussi une véritable cabine téléphonique londonienne il y en a pour tous les goûts

57:06
Présentateur

merci beaucoup Stéphane vous avez vos billets de vacances pour les vacances les billets de train vous avez déjà quelque chose pas encore sachez que le Sénat cher Stéphane a adopté une mesure qui force la SNCF à commercialiser les billets d'autres opérateurs de compagnies concurrentes à la SNCF ces billets doivent pouvoir être consultables sur le 6 SNCF Connect c'est en tout cas ce qu'exigent les sénateurs mais cette mesure suscite énormément de commentaires regardez ces détails avec Gaspard Bunel Cédric Piccard est un habitué du voyage en train et à chaque fois c'est toujours le même rituel pour acheter ses billets

57:40
Invité

je voyage régulièrement en train au moins une fois par mois et à chaque fois j'utilise l'application SNCF Connect sur mon téléphone principalement

57:47
Présentateur

aujourd'hui seuls des tickets de la SNCF sont mis en vente sur le site mais Cédric aimerait pourtant consulter la concurrence

57:53
Invité

une praticité à l'utilisation et puis une forme d'honnêteté à présenter l'ensemble des prix sur la même plateforme et avoir en toute transparence l'ensemble des offres possibles sur la même application ça me paraît intéressant

58:07
Présentateur

c'est ce que souhaitent faire voter plusieurs sénateurs à travers le projet de loi sur les transports sur le site internet les billets de certains concurrents opérant désormais en France pourraient apparaître comme Trenitalia ou l'Espagnol Renfe l'objectif simplifier le parcours digital des usagers

58:24
Emmanuel Macron

c'est une bonne nouvelle parce que c'est encore une fois c'est la simplicité en un clic le voyageur il a ses horaires la durée du voyage le choix le choix des services à bord éventuels et puis

58:37
Présentateur

quelle que soit la compagnie la compagnie concernée et il fera son choix en fonction du prix si on ne facilite pas la vie du voyageur la concurrence ne sert à rien si cette mesure est bien perçue par les voyageurs elle l'est beaucoup moins par le groupe français alors que la SNCF est en quasi monopole sur la vente des billets de train en France avec plus de 2 tiers de parts de marché les sénateurs veulent accentuer l'ouverture de la concurrence en vigueur depuis 2024 pour la fédération CGT des cheminots ce projet de loi pourrait favoriser des entreprises étrangères au détriment des intérêts de la SNCF

59:09
Emmanuel Macron

un outil public qui appartient aujourd'hui à la SNCF l'Etat est actionnaire à 100% de la SNCF et bien on le met à disposition d'intérêts privés qui sont là pour faire de l'argent sur le train et pas pour répondre aux besoins il y a une anomalie complète on essaie de mettre des sparadraps sur des jambes de bois pour essayer de camoufler le fait que la concurrence n'est pas une bonne chose pour l'ensemble des voyageurs

59:32
Présentateur

Face à cette obligation de commercialiser les billets de la concurrence la SNCF s'insurge elle déplore une mesure sans aucun précédent en Europe Aujourd'hui la réglementation européenne n'oblige pas du tout les transporteurs historiques les anciens monopoles à distribuer les billets de leurs concurrents et dans la pratique quand on regarde en Italie ou en Espagne les opérateurs historiques ne distribuent effectivement pas l'offre des concurrents à commencer par celle de la SNCF qui s'est implantée dans ces pays-là Le projet de loi cadre transport soutenu par le gouvernement sera voté au Sénat dans la journée avant d'être transmis à l'Assemblée nationale S'il est adopté cette mesure entrera en vigueur en décembre 2027 C'est l'heure du débat ils sont là ils sont chauds ils sont prêts à croiser le fer pour défendre leurs idées Bonjour Erwann Lestrouan Bonjour Vous êtes directeur conseil à l'Institut Odoxa Hubert Coudurier Bonjour Vous êtes directeur de l'information du Télégramme et Françoise Degoy faut-il vous présenter Vous êtes éditorialiste Ceramie Bienvenue Avec vous on va se pencher les amis sur la nouvelle livraison Odoxa pour Public Sénat et c'est du lourd C'est du lourd Erwann Je regardais les français qui sont très très sévères avec Emmanuel Macron Trois quarts d'entre eux estiment qu'il est un mauvais président Expliquez-nous

1:00:44
Invité

Oui aujourd'hui il y a uniquement 25% des français qui considèrent qu'Emmanuel Macron est un bon président Pour vous donner un peu des métriques c'est 9 points tout de même au-dessus du score plancher de François Hollande à l'Elysée qui est le président qui a été le plus impopulaire sous la Ve République c'est quand même pas très loin C'est 5 points au-dessus le score plancher d'Emmanuel Macron c'était au dernier trimestre de l'année 2025 c'est un niveau qui reste quand même assez bas qui est dans la moyenne de ce qu'on observe depuis la dissolution qui a été la dissolution de juin 2024 qui a été l'occasion d'une profonde rupture avec les français plus encore que la réforme des retraites adoptée par 49.3 qui était venue avant qui avait déjà pas mal détérioré sa cote de popularité on voit qu'il y a une rupture profonde et que les choses se stabilisent à ce niveau très bas avec une espèce d'organisation d'Emmanuel Macron qui veut que son retrait sur la scène intérieure ne provoque plus de détérioration de sa cote de popularité parce qu'il n'est plus au premier plan dans les affaires nationales

1:01:42
Présentateur

Sébastien Lecornu s'occuper de l'intérieur

1:01:45
Invité

et le fait qu'il soit agissant sur la scène internationale lui maintient quand même un socle de 25% de gens qui ont une bonne opinion de lui ce qui n'était pas et c'est la différence avec François Hollande ce qui n'était pas le cas de François Hollande qui lui-même avait des frondeurs au sein même de son camp donc ça lui permet de maintenir un soutien à 25% mais qui reste quand même très très bas mais il y a quand même

1:02:05
Présentateur

un rejet qui est très fort il paye aussi peut-être François son action à l'international cette impuissance de la France à l'international moi je trouve Erwan extrêmement oui il a raison 25% mais il aurait signé tout de suite Emmanuel Macron il y a un an si on l'avait dit vous serez à 20% vous dites que c'est normal vous il n'y a pas besoin mais bien sûr c'est la fin de règne je pense que les français sont hyper sages ils sont hyper politiques ils attendent que ça se finisse et moi je trouve qu'il ne finit pas si mal que ça je ne crois pas du tout qu'il paye l'international la réalité c'est que dès qu'il revient sur la scène nationale il se met les doigts dans la prise il rechute donc vraiment il faut qu'il arrête je pense par exemple que sa déclaration sur l'Algérie en parlant des Maboules etc donc il vise directement Bruno Rotaio je pense que ça ça va lui coûter les français en gros ils disent à Emmanuel Macron ok ça fait 10 ans au revoir bientôt on se quitte en bon terme on n'est pas dans la haine il y a une forme de détestation bien sûr il y a quand même une vraie colère contre lui mais oui il y a une colère contre lui mais je pense que la colère elle est en train complètement de c'est comme une rivière qui se calme tranquillement et on le laisse partir non mais on le laisse partir très tranquillement ce n'est plus un sujet en fait Emmanuel Macron c'est ça que je crois est-ce que vous êtes d'accord avec votre camarade ?

je suis d'accord au sens où l'opération survie a été réussie c'est-à-dire qu'il y a quand même un an

1:03:22
Emmanuel Macron

rappelez-vous déclaration de Attal et surtout de l'ancien premier ministre Édouard Philippe pour lui demander de partir sans parler de Mélenchon avant on disait mais il ne va pas finir son mandat donc de ce point de vue-là l'international lui a permis de se rehausser de prendre du recul alors bon parfois des il est très prudent quand même mais il y a parfois des sorties encore maladroites comme sur l'Algérie parce que finalement c'est une sorte d'invitation à se soumettre au régime algérien ce qu'il a dit hier mais d'un autre côté il faut quand même voir que sa popularité est très basse comme d'ailleurs les présidents qui l'ont suivi même si ce n'est pas si mal pour un lame duck comme on dit en anglais un canard boiteux de fin de mandat même Donald Trump Donald Trump tout le monde le conchit etc en France et en Europe mais enfin il est quand même encore même s'il a beaucoup baissé à 40% et si vous voulez ce qui se dégage quand même de cette fin de présidence mais c'est aussi une remise en cause du modèle français et des présidents français c'est l'impuissance l'impuissance à agir on le voit à l'international mais c'est assez normal parce qu'aujourd'hui finalement il n'y a que les chinois et les américains qui pèsent et encore ils ont beaucoup de mal sur les iraniens mais c'est vrai aussi dans le domaine intérieur la France se paupérise on n'a pas réussi à réinventer un modèle français qui soit peut-être plus performant qui soit plus productif et ça va être le débat de la présidentielle et de ce point de vue là il y a une insatisfaction une insatisfaction

1:04:48
Présentateur

c'est ce qui ressort dans vos sondages aussi ce pessimisme français quand vous parlez voilà aux français quand ils parlent d'Emmanuel Macron ils disent bon ben on est impuissant on ne peut rien faire on ne peut plus rien faire il n'y a plus de marge de manœuvre

1:05:00
Invité

oui ils ont le sentiment ils ont le sentiment que tout a été tenté sans obtenir de résultats et puis il y a quelque chose qui fonde le pessimisme des français aujourd'hui c'est que leur préoccupation principale c'est le coût de la vie et on leur dit qu'il va falloir encore se serrer la ceinture et qu'en plus on ne sait pas quand la crise atteindra son paroxysme donc tout ça ça fonde le pessimisme mais à l'égard d'Emmanuel Macron ce qui est intéressant et pour rebondir sur ce que disait Françoise c'est que pour les français aujourd'hui il y a une volonté de tourner la page qui est très forte mais souvent cette volonté de tourner la page cette période de fin de règne ça crée de la bienveillance on parlait de chiracisation de la cote de popularité de Jacques Chirac c'était après

1:05:45
Présentateur

c'était après la présidence en fin de mandat en fin de mandat c'est bien il est bien

1:05:51
Invité

entre 2005 et 2007 on disait que il y a une chiracisation de sa cote de popularité c'est à dire que le fait qu'il soit en retrait des affaires nationales créé une certaine bienveillance parce qu'on savait qu'on avait tourné la page Jacques Chirac on n'observe pas de chiracisation peut-être qu'Emmanuel Macron

1:06:04
Présentateur

est plus jeune et qu'on sait qu'il reviendra peut-être

1:06:07
Invité

ça peut peut-être se faire dans l'année qui vient mais il y a quand même un élément qui fonde la rupture entre Emmanuel Macron et les français c'est le sentiment qu'il les a dépossédés de leur vote à travers le 49-3 qui a détourné la réforme enfin qui a fait passer une réforme qui était impopulaire à travers les choix postérieurs aux élections législatives de juin 2024 où les gens ont le sentiment que les équilibres de l'Assemblée nationale n'ont pas été respectés à tort ou à raison parce que de toute façon c'était l'ingouvernabilité mais il y a ce sentiment de passage en force démocratique qui reste en travers la gomme

1:06:39
Présentateur

et Sébastien Lecornu lui aussi perd des points je crois dans votre étude 66% des français considèrent qu'il n'est pas un bon premier ministre c'est un peu la même colère le même mécontentement des français vis-à-vis de Sébastien Lecornu

1:06:52
Invité

C'est pas exactement pareil Sébastien Lecornu je dirais qu'il est vu par les français comme quelqu'un qui agit avec pragmatisme dans un univers contraint c'est vraiment la méthode qui explique son sursaut dans la popularité par rapport à Emmanuel Macron globalement si on regarde les séquences du 1er mai et de la question des prix du carburant les français étaient majoritairement favorables à ce qu'on ouvre plus largement le travail le 1er mai tout secteur confondu

1:07:17
Présentateur

pour certains commerces

1:07:18
Invité

majoritairement favorables alors pour certains commerces ou sous réserve de volontariat et d'être payés double ils étaient plutôt favorables à un bouclier tarifaire sur le carburant c'est pas forcément ce qu'a fait Sébastien Lecornu mais ils lui ont reconnu une certaine grâce parce qu'il a protégé les finances publiques parce qu'il a évité un mouvement social avec les syndicats autour du 1er mai autrement dit il fait de son mieux et c'est ce pourquoi il a du crédit auprès des français néanmoins ça lui a coûté ce mois-ci cette histoire du 1er mai parce qu'il perd 2 points il passe de 35 à 33 et il perd 22 points chez les sympathisants LR

1:07:53
Présentateur

il fait de son mieux mais il fait rien et le problème aujourd'hui c'est que on peut pas dire qu'il fait rien en tout cas il y a des annonces il y a des annonces sur le logement il temporise

1:08:04
Emmanuel Macron

il temporise il n'y a plus de marge de manœuvre et comme le pays a été très mal géré et qu'après la crise sanitaire on a continué à dépenser énormément par rapport aux autres pays européens aujourd'hui il est obligé de freiner il temporise et il ne donne pas effectivement les aides au carburant qu'obtiennent d'autres pays d'autres citoyens de pays européens donc je pense que le problème de Le Cornu c'est qu'on reconnaît qu'il fait au mieux mais qu'en fait il fait pas grand chose et que ce gouvernement finalement n'aura pas bien géré la France François je n'ai pas d'accord

1:08:35
Présentateur

vraiment honnêtement ces analyses sur les essuie-glaces j'adore c'est les sondages c'est votre métier c'est notre métier de les commenter etc je pense quand même que globalement il faut remettre ça là on est là les français déprimes le cornu etc on est dans ce qu'on appelle vraiment la post-présidentielle la pré-présidentielle donc en réalité on est dans ce qu'on appelle l'œil du cyclone toutes les années qui précèdent des présidentielles en réalité on pourrait tous faire un tricot et une guirlande et remettre toutes les interviews et les analyses qu'on faisait on ressentira ce débat dans un an cher François et bien vous pouvez y aller parce qu'à chaque fois on a souvent eu raison d'ailleurs honnêtement là il y a une situation moi je dirais que c'est comme sur le vélodrome sur un vélodrome on est dans le tour de piste et la cloche n'a pas encore sonné la cloche c'est quand tout démarre les français déprimés les français boudent moi je pense pas du tout que les français sont déprimés les français sont amoureux de la politique ils boudent mais ils boudent quoi ?

ils boudent leurs hommes ils boudent tout le monde est-ce que vous voyez un élan à gauche je veux bien moi que Raphaël Guzman soit le champion du monde est-ce qu'on se bat non mais est-ce qu'on se bat pour être celui François Hollande non mais est-ce qu'on se bat pour être celui qui perd le plus mal le moins mal entre 10 et 5% à droite c'est la foire d'empogne il y a guère Mélenchon qui éclaire et Bardella on sait même pas si ça sera pas Marine Le Pen non ce que je veux dire par là c'est qu'ils boudent les français ils sont à white and see mais nous savons tous qu'est-ce que c'est un français à partir de septembre un français ça se passionne pour la vie politique et le sport vous allez voir qu'à partir de septembre et vous allez voir qu'à partir de septembre tout ce qu'on est en train de raconter n'aura aucun sens parce que d'un seul coup il va y avoir une émulsion et là vous allez voir si les français sont déprimés les français vont reprendre le débat si je peux compléter les français sont quand même vous n'êtes pas d'accord avec ça si mais les français sont quand même perplexes parce que la situation internationale c'est quand même du jamais vu ça pète de partout et ils sont quand même

1:10:36
Emmanuel Macron

conscients que le modèle français va devoir être réaménagé refondé alors peut-être de façon radicale ou pas mais ils n'ont pas non plus envie que ça change

1:10:48
Présentateur

ils voudraient mieux mais en même temps ils préfèrent le statu quo plutôt que de tout changer pour rebondir sur tout ça Erwan on apprend dans votre étude que la présidentielle a un peu déjà commencé dans la tête des français c'est ça ?

1:10:59
Invité

oui c'est ça pour 7 français sur 10 soit elle avait déjà commencé soit elle commence elle est éternelle en fait en français en tout cas dans la séquence post-municipale et c'est vrai que pour rebondir sur ce que disait François dans la séquence post-municipale on lance la campagne des présidentielles et on le voit bien avec la multiplication des déclarations de candidature ces dernières semaines on est dans une séquence où la présidentielle démarre mais pas nécessairement une présidentielle du débat d'idées une campagne présidentielle du débat d'idées que les français attendent particulièrement parce qu'ils ont l'impression que le débat d'idées a été enjambé en 2022 mais on est plutôt sur une période d'incarnation où on va essayer de tisser un lien avec les français on voit certains anciens premiers ministres sortir des ouvrages beaucoup même ils allaient de bord ils sortent des livres avec impatience d'ailleurs

1:11:46
Présentateur

je pense

1:11:46
Invité

donc voilà on est vraiment dans une période où le lien commence à se construire avec les français où les statures présidentielles peuvent s'élaborer

1:11:53
Présentateur

mais quand vous dites ça que je comprenne bien votre étude vous dites les français sont déjà dans la présidentielle ou c'est les politiques qui sont dans la présidentielle et les français assistent à ça un peu

1:12:03
Invité

les français assistent à ça pour l'instant recul il y a bien le sentiment que la campagne présidentielle a débuté parce qu'ils voient bien dans les médias le nombre de déclarations de candidatures c'est la course

1:12:13
Présentateur

la course des petits chevaux

1:12:14
Invité

c'est la course des petits chevaux la réflexion

1:12:16
Emmanuel Macron

il y a même un sénateur dont je tairai le nom qui m'a dit jusqu'au mois de septembre ou même peut-être fin de l'année ça va être la France a un incroyable le talent tout le monde se sent capable d'être président d'ailleurs la une du point avec Gabriel Attal était assez éloquente

1:12:31
Présentateur

vous connaissez bien François Hollande et vous connaissez une de ses expressions préférées je l'ai entendu dire ça quand je couvrais ses aventures pour une grande radio il avait toujours une expression que j'ai toujours adorée laisser dégorger les escargots et donc je pense que nous sommes en mode là de laisser dégorger les escargots c'est joli tout le monde y va c'est assez parlant c'est-à-dire que là tout le monde est candidat etc.

et vous allez voir en septembre je vous le dis et ça va être aussi je pense qu'on va vivre contrairement à ce qu'on pense je pense qu'on va vivre une présidentielle passionnante pour ce que vous venez de dire Erwann je crois vraiment que les français ce pays dans son ADN si vous voulez on fait de la politique avec les mots la révolution française elle s'est faite avec les écrivains et les philosophes elle ne s'est pas faite avec des fourches et là si vous voulez uniquement ce qui va se passer c'est que je pense que depuis très longtemps on n'aura pas eu une présidentielle d'idées la dernière fois c'est 2007 il y a la question des idées quelle politique on veut la France est quand même globalement gouvernée au centre centre droit centre gauche et puis maintenant il y a des extrêmes qui poussent alors il représente pas 11 ans mais il y a aussi une question d'incarnation est-ce qu'on veut continuer dans le jeunisme avec quelqu'un comme Jordan Bardella vous vous faites la transition je vous arrête parce que vous vous faites la transition il est très fort il a le métier dans le sang Jordan Bardella qui fait la une de Paris Match et qui dégringole en tout cas qui perd des points dans votre étude Erwann

1:13:58
Invité

qui reste en tête du palmarès de l'adhésion mais à 35% 3 points en dessous ce qu'on mesurait le mois dernier alors peut-être que cette paparazzade avec la princesse de Bourbon des deux Siciles a paru un peu en décalage avec les urgences du moment c'est vrai quand on parle de coup de la vie d'inquiétude à l'international avec le conflit en Iran peut-être que ça n'a pas été au rendez-vous des attentes des Français à ce moment-là ce qui est intéressant c'est de voir que hyper 3 points auprès des Français mais les deux segments électoraux dans lesquels ils perdent plus de points c'est les cadres moins 7 points à 23% et les habitants de l'agglomération parisienne moins 10 points à 30% qui ne sont pas l'électorat socle du RN qui sont plutôt des électorats de conquête et finalement c'est dans cet électorat périphérique où le RN essaye de s'implanter qu'il y a une perte parce que peut-être ça pose une question de crédibilité du candidat ou de cohérence d'ensemble avec la défense Il y a qu'à mesure

1:14:56
Présentateur

qu'on se rapproche des échéances le socle de Jordan Barlala devra s'élargir s'ils veulent transformer l'essai

1:15:05
Invité

au deuxième tour ils doivent nécessairement élargir leur socle électoral et c'est vrai que parler à l'île de France et au cadre qui sont pour l'instant encore des électorats perméables au rassemblement imperméable au rassemblement national c'est une bonne chose mais là il y a plutôt un recul dans cet électoral François

1:15:21
Présentateur

En une phrase sur Jean de Barde je pense qu'il y a une autre explication qui est peut-être un peu trop intuitive je pense quand même qu'en une semaine il a multiplié exactement les erreurs des législatives c'est-à-dire qu'il y a Maria Carolina et hop il va faire le 20h de France 2 pour s'en expliquer pour corriger en réalité Vous vous l'appelez Maria Carolina J'en pense rien du tout je n'ai aucun avis là-dessus je m'en moque par contre ce que je vois c'est les effets c'est pas tant les effets de la paparazzade c'est je fais quelque chose et je vais rectifier derrière et il a fait la même chose vous figurez-vous avec le MEDEF avec une audition assez médiocre a priori même si effectivement Patrick Martin ne l'a pas tué comme on l'a dit mais dans les mots très dur mais il fait le MEDEF avec une audition assez ratée et hop il fait la une du JDD comment dirais-je dimanche pour corriger donc c'est quelqu'un on l'a vu faire ça dans la législative qui fait des pas et qui les corrige derrière ça donne un peu l'image d'un personnage un peu fabriqué qui n'a pas encore trouvé son authenticité je rappelle que vous avez travaillé sur la famille Le Pen et sur le Rassemblement National justement dans mon livre le mystère Marine Le Pen le mystère Marine Le Pen il y a une scène assez marrante si vous voulez c'est que on voit Marine Le Pen

1:16:41
Emmanuel Macron

danser dans un EHPAD avec son conseiller Bruno Bild et ça tranche totalement avec l'image c'est vrai je m'en souviens de cette scène de Jordan Bardella avec sa princesse et puis il y a ce problème effectivement de la crédibilité qui est leur gros sujet sujet difficile parce que comme leur programme économique évolue tout le temps puisqu'ils ont successivement renoncé à sortir de l'UE de l'Union Européenne

1:17:05
Présentateur

renoncé au Frexit renoncé alors la retraite à 60 ans on ne sait plus très bien où ils en sont qui sont en train d'adapter par brique

1:17:12
Emmanuel Macron

leur programme économique avec François Durvy qui est maintenant le conseiller de Jordan Bardella sur la question et qui lui assez compétent ils ont du mal à faire passer le message globalement alors je pense d'ailleurs que leur programme n'est pas complètement arrêté il y a deux tendances tendance plutôt étatiste de Marine Le Pen tendance plus libérale de Jordan Bardella donc ils disent qu'en fait c'est la même chose ça leur permet d'être un parti attrape tout mais tout ça donne quand même un peu une impression de confusion et de non préparation qui peut-être se retournent contre lui c'est pour ça que je pense

1:17:46
Présentateur

qu'il perd sur cette globalité-là ce sentiment finalement de ne pas être assuré et je vous assure souvenez-vous des législatives c'est véritablement ce sentiment-là qui domine à la fin tout le monde pense que Bardella va gagner qu'il est à Matinon mais il se plante complètement dans sa campagne des législatives beaucoup en tout cas dès que ça monte en altitude et il donne toujours le sentiment d'avancer de faire une erreur et de corriger derrière Et Rouen est-ce que les français perçoivent cette différence de ligne dont parle Hubert entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ou c'est vraiment un truc de journaliste

1:18:19
Invité

d'analyste politique ?

Non, non, non dans les chiffres ça se vérifie c'est vrai qu'ils ont des structures d'image tout de même extrêmement proches Marine Le Pen et Jordan Bardella mais Jordan Bardella il est un tout petit peu devant en code d'adhésion Marine Le Pen en Ile-de-France chez les cadres chez les salariés du public dans des électorats comme les sympathisants Les Républicains ou les sympathisants UDI alors à des niveaux plutôt bas mais il est plus haut que Marine Le Pen alors peut-être parce que le nom Marine Le Pen reste un repoussoir pour ses segments électoraux mais aussi peut-être parce qu'il tend une oreille vers le patronat et le libéralisme que ne tend pas Marine Le Pen et voilà on a une toute petite différence mais ça reste quand même des images très très proches Il y a un phénomène

1:19:05
Emmanuel Macron

il y a un phénomène générationnel mais on peut quand même se demander et la présidentielle va trancher cette question si les français ne veulent pas être rassurés dans la période et s'ils ne veulent pas quelqu'un qui est quand même de l'expérience même si Mais ça c'est ce qu'il perçoit

1:19:18
Présentateur

chez Marine Le Pen c'est ce que vous dites Hubert ?

1:19:20
Emmanuel Macron

En ce moment il y a une petite musique qui laisse entendre qu'il ne faut pas enterrer Marine Le Pen que Jordan Bardala de toute façon il ne tiendrait pas une campagne présidentielle parce qu'il n'en a jamais faite donc on va bien voir on n'est pas dans la tête des juges qui vont décider le 7 juillet Vous êtes un homme

1:19:35
Présentateur

tout à fait féministe donc je suppose que vous faites la lessive Vous voyez au moment de l'essorage de la lessive c'est ça une présidentielle et en réalité ce que je crois profondément mais Hubert le sait mieux parce qu'il a plus enquêté que moi il a de meilleurs tuyaux que moi je pense qu'il y a une forme d'inquiétude je le présuppose j'en suis sûr de Marine Le Pen aussi sur la capacité de Jordan Bardala elle avait cette inquiétude au moment des législatives c'est la première qui perçoit que ça ne marchera pas Elle le défend incroyablement En ce moment elle le défend beaucoup moins Il y a ça et on peut faire le pari quand vous voyez le tambour de la lessiveuse vous savez le toboggan dans une présidentielle ça peut aller très vite et on peut aussi affirmer on peut aussi affirmer on nous vend du Jordan Bardala à 3,30, 33, 34 on sait tous que ça ne sera pas ça Air One je pense sous votre contrôle mais on peut affirmer qu'il peut faire aussi une très grande contre-performance au premier tour de la présidentielle et vous savez les analystes des autres partis le savent parfaitement c'est que si c'est Jordan Bardala et si on est en accident industriel de présidentielle on en a connu d'autres et bien tout reste ouvert pour tout le monde Alors une chose est sûre c'est qu'il y aura un candidat unique au Rassemblement National on en saura un peu plus au mois de juillet ce qui n'est pas forcément le cas à droite et au centre Orberger qui demande un candidat unique ce matin sur RTL écoutez-la

1:20:59
Invité

Moi ce que je dis depuis le début c'est qu'il faut une candidature unique de la droite et du centre moi j'ai toujours dit que je souhaitais qu'il puisse y avoir une primeur que je souhaitais qu'on puisse permettre aux français de départager pour qu'il y ait une candidature unique et parce que je pense que s'il n'y a pas une candidature unique à la fin on sera spectateur et on laissera aux français le seul choix entre le RN et LFI et je pense que c'est notre responsabilité qu'il y ait une alternative

1:21:20
Présentateur

Un candidat unique à droite et au centre c'est ce que demande Aurore Berger j'aimerais qu'on parle de ce pacte de non-agression entre Gabriel Attal et Édouard Philippe ils ne se présenteront pas l'un contre l'autre c'est ce qui se dit c'est ce qu'ils disent eux-mêmes par exemple Gabriel Attal dans son livre le moins bien classé dans les sondages rejoindra le mieux placé Erwan que disent vos sondages aujourd'hui qui est le mieux placé entre Édouard Philippe et Gabriel Attal

1:21:44
Invité

Ce que disent les sondages si on parle d'intention de vote et pas de code de popularité si on parle d'intention de vote à proprement parler 21% des français auraient l'intention de voter pour Édouard Philippe si l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain ils sont un peu plus que deux fois moins pour Gabriel Attal donc clairement Édouard Philippe suscite beaucoup plus de suffrage de projection de suffrage que Gabriel Attal mais les choses peuvent bouger assez vite ce qui est sûr c'est que post-municipal on a une vraie dynamique du côté d'Édouard Philippe qui en regagnant son fauteuil de maire du Havre a montré qu'il engrangeait des succès à une image de majorité présidentielle qui gagne ce qui n'était plus le cas depuis longtemps pour cette place dans l'échiquier politique français donc il est celui qui a une dynamique mais visiblement il a quand même décidé de laisser cette dynamique se tarir et de la laisser derrière lui pour ne pas trop occuper l'espace parce qu'on est quand même assez loin de la présidentielle il y avait un meeting le mi-avril je crois qu'il a reporté au mois de juin Gabriel Attal c'est tout l'inverse il prend deux points autour de la sortie de son livre du fait qu'il soit plus au premier plan sur le premier mai il prend deux points de code d'adhésion ce mois-ci 30% il est juste derrière Édouard Philippe mais en revanche Gabriel Attal s'il a une bonne image c'est parce qu'il est soutenu par les sympathisants Renaissance mais qui eux-mêmes voterait Édouard Philippe dans le cadre d'une présidentielle qui sont sur des espaces politiques superposés il y a une bonne opinion à l'égard de Gabriel Attal un peu plus auprès du centre-gauche mais le centre-gauche ne votera pas pour la majorité présidentielle François j'aimerais avoir

1:23:20
Présentateur

votre avis sur ce pacte de non-agression c'est la solution la plus sage je pense pour eux c'est la solution la plus sage parce que je ne vois pas à part s'enfermer dans un conclave demander à Léon XIV de prêter la chapelle 16 ou tirer à la courte paille dans une grange je ne vois pas comment on fait c'est la même chose pour la gauche je vois bien que tout le monde fait des ronds dans l'eau François Hollande Raphaël Luxman Bernard Cazeneuve je ne vois pas comment ils ne se départagent pas à part avec une primaire parce qu'il n'y en a pas un seul à gauche qui est irrésistible Edouard Philippe on peut dire d'une certaine manière qu'il est assez irrésistible depuis il se détache vraiment à gauche ça n'est pas le cas donc ne pas passer par une primaire ça me paraît très intéressant attention à l'inconnu du Nord Express c'est à dire Hitchcock attention à Sébastien Lecornu qui à mon avis la candidature de Lecornu est en fait préparée par l'Elysée aussi pour attendez attendez c'est une information que vous nous donnez Sébastien Lecornu est une candidature préparée par l'Elysée oui j'en suis sûr vous avez des informations là-dessus pas du tout vous me connaissez bien je n'ai pas d'informations c'est du flair c'est l'intuition c'est l'intuition pure que les événements si vous voulez vont valider mais juste un mot sur Edouard Philippe je ne comprends pas et ça c'est son côté jupéiste si vous voulez qui est navrant c'est-à-dire que je ne comprends pas cette faute stratégique de gagner du temps et de laisser le temps s'installer c'est vraiment psychologique en fait ce qu'on peut dire

1:24:44
Emmanuel Macron

c'est que il va y avoir quand même un problème d'authenticité et de sincérité pour le choix des candidats or autant le Rassemblement National va être très exposé il l'est déjà à travers Jordan Badella mais il le sera encore plus une fois que le candidat définitif aura été choisi autant la droite et la gauche qui ne veulent pas choisir entre la primaire ou la non primaire les programmes les choix économiques et autres ils essaient de gagner du temps et ça va durer jusqu'à la fin de l'année et la question c'est que moi je pense par exemple pour Edouard Philippe on ne peut pas indéfiniment promettre un programme massif et ne pas dire de quoi car le fond du problème c'est que il va bien falloir à un moment donné si ce n'est promettre du sang et des larmes aux français leur dire qu'il va falloir faire des efforts sans doute mieux répartis et qu'il faudra faire des efforts et que le modèle français arrive à un tournant et ceux qui ne seront pas capables de se prononcer et qui vont attendre le dernier moment dans une non-campagne pour donner leur choix et bien je ne sais pas encore finalement si c'est un pari gagnant ou pas

1:25:50
Présentateur

Au-delà de deux candidats de la droite et du centre c'est crash assuré pour ce camp politique Erwan ?

1:25:56
Invité

Pas nécessairement parce que c'est un camp politique qui représente une trentaine de pourcents si on y additionne Bruno Retailleau et globalement on peut imaginer que le score de qualification au second tour sera assez bas si la gauche n'est pas unie s'il y a une division entre par exemple Raphaël Glucksmann Marine Thondelier et Jean-Luc Mélenchon on peut imaginer qu'il y aura difficilement un candidat au-delà de 15% donc ça peut amener un seuil de qualification bas pour le candidat de la droite et du centre et favoriser un candidat comme Édouard Philippe ou comme Gabriel Attal mais c'est vrai que cette question d'avoir la capacité à se hisser au second tour elle va être fondamentale elle peut créer du vote utile aussi et renforcer certaines candidatures et même ce que disait François créer des accélérations à partir du mois de septembre où dès lors qu'un candidat apparaît avoir pris le lead sur son espace politique tout le monde se range derrière

1:26:50
Présentateur

François vous avez 20 secondes pour conclure ce débat Juste pour dire que je suis d'accord avec tous les deux et que en réalité la stratégie d'embourbement et d'enlisement est une faute et on le verra on le verra assez vite c'est une folie de penser qu'on va décider c'est la théorie de François Hollande c'est la théorie de Raphaël Luxemann D'ailleurs il est plus clair en ce moment François Hollande je trouve qu'il s'est raffermi il rentre dans la mêlée il dit les choses quand on rentre dans la mêlée on se plie à une primaire on n'attend pas que le sondage décide merci beaucoup merci Erwan merci Françoise merci Hubert le nom de votre livre rappelez-nous le mystère Marine Le Pen chez Plon c'est à retrouver chez Plon merci à vous devant votre écran restez avec nous sur Public Sénat l'info continue je vous souhaite une excellente journée à très bientôt bye bye Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Trouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage ST' 501