Affaire Lyhanna: la réalisatrice Andréa Bescond dénonce "la parole niée" des enfants
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Andréa Bescon, Andréa Bescon qui nous rejoint, qui est réalisatrice bien sûr, qui appelle bonjour soyez la bienvenue ce matin Andréa Bescon, vous êtes évidemment connue du grand public comme réalisatrice, vous êtes également réalisatrice et à la tête de pièces de théâtre, l'une d'elles on va y revenir va être jouée mercredi parce que vous avez été comme une grande partie du pays mais avec aussi votre trajectoire à vous, bouleversée et en colère par le drame de Liana. On va y revenir dans un instant parce que vous appelez à des rassemblements dans toute la France mais au moment même où vous rentrez sur ce plateau, cette information qui nous parvient de Patrick Bruel qui est donc sous le régime de la garde à vue entendue en ce moment même. Est-ce que pour vous ça veut dire aussi peut être que c'est un des signaux que la justice soudain accélère ?
Il était temps, il était temps que Patrick Bruel aille en garde à vue et qu'il soit interrogé. Je rappelle que Patrick Bruel a bénéficié de classement sans suite en 2022. Il y avait des femmes courageuses qui ont porté plainte contre lui.
Je pense à elles aujourd'hui puisque leur parole a été niée, leur témoignage a été nié. Patrick Bruel aurait dû être condamné depuis longtemps pour violence sexuelle. Donc oui, il était temps que ce monsieur soit interrogé.
On sait malheureusement que ça va mettre très longtemps. Je ne sais pas quand est-ce qu'il sera jugé. J'espère, je suis d'accord avec vous que ce monsieur va être mis en examen, ça me semble nécessaire.
Très probablement, on le souhaite quand même. Mais encore une fois, il y a eu une négation de la parole des Et effectivement, vous disiez notamment ces plaintes qui pour certaines ont été classées sans suite. On pense notamment à cette jeune fille 10 ans alors qu'elle avait 18 ans avoir été violée dans la piscine du chanteur.
Elle a été confrontée seule face à lui qui était accompagné de ses avocats. Et elle n'avait pas d'avocat parce qu'elle ne s'est rendue compte de l'épreuve, elle ne connaissait pas la justice et il y avait une inégalité des armes. Aujourd'hui, elle est rétablie puisque lui, il est entendu sous le régime de la garde à vue et s'il y a des confrontations, elle va être accompagnée aussi.
Il y a le procureur de la République de Nanterre, et je me permets de reprendre la parole, qui vient de communiquer et qui explique effectivement qu'il est d'auditionner sur l'ensemble de ces faits, et que ça correspond aujourd'hui à 13 victimes dans le cadre de la garde à vue. La garde à vue, vous me posiez la question, c'est une garde à vue de 24 heures, renouvelable une fois, donc c'est exactement ce que j'ai dit, il peut partir en garde à vue pour 48 heures maximum. A l'issue de quoi ?
On verra s'il est mis en examen. Ça a commencé à quelle heure ce matin ? 8h30. 8h30 ce matin, donc cette garde à vue.
Andréa Bescon, on va y revenir aussi, mais c'est évidemment la justice qui soudain, avec cette affaire-là, mais l'immense drame, l'émotion totale de Liana saurait pu être évitée. Voilà ce que dit le ministre de l'Intérieur lui-même, ce drame aurait pu être évité. Et ça, vous vous dites, c'est impossible que ça passe.
Écoutez, vraiment, Liana, c'est l'injustice de trop, c'est la victime de trop, puisque des Lianas, il y en a d Il y en a eu d'autres avant elle, je pense notamment à Rose, une enfant de 5 ans qui a été tuée par un garçon qui avait été condamné un an auparavant pour viol sur deux petits garçons. Donc en En 2023, il est libre de tuer Rose. Voilà, c'est des choses aujourd'hui.
Aujourd'hui, l'histoire de Liana prend le devant dans les médias. Mais des histoires comme elle, il y en a Il y a beaucoup des classements sans suite de pédocriminels multirécidivistes. Il y en a toujours.
Nos enfants sont majoritairement violés par des pédocriminels multirécidivistes. Ce que vous évoquez à l'instant, ça a eu un retentissement énorme depuis 24 heures. Vous avez lancé cet appel, on va y revenir, à manifester devant les différents tribunaux de France ce soir à 19h.
Ce que vous évoquez à l'instant, vous l'avez posté sur les réseaux sociaux. Vous avez reposté, j'allais dire, parce que ça fait longtemps que vous alertez et soudain vous dites mais je n'ai pas attendu, on n'a pas attendu et c'est d'autant plus dramatique l'affaire Liana pour voir qu'il y avait des dysfonctionnements. Vous avez publié ce texte, Jean en lis une partie, tu t'appelles Gabriel, tu as 16 ans, tu as avoué le meurtre de Rose 5 ans lors de la reconstitution des faits.
Tu as admis l'avoir entraîné chez toi le 25 avril 2023, l'avoir noyé dans ta baignoire, avoir placé son corps dans un sac plastique avant de l'abandonner dehors. En février 2022, c'est-à-dire un an plus tôt, tu avais été mis en examen pour viol et agression sexuelle sur deux petits garçons. Les enfants révèlent qu'ils étaient trois.
Tu en avais attaché deux. Tu aurais violé un petit garçon, agressé Tu avais été condamnés à une peine de prison pour pédocriminalité courant 2022. C'est un des signaux, au fond, Rose, Liana, c'est ça qui n'est plus acceptable.
Maëlys, Estelle, voilà, ce sont des enfants qui ont été tués par des hommes connus de la justice, qui ont bénéficié d'une forme d'impunité qui est régulière en France. Donc c'est vrai que quand j'entends M. Darmanin ou M.
Macron dire qu'il y a eu un dysfonctionnement, non, non, ce n'est pas vrai, c'est la normalité en France. Il y a 80 % de classements sans suite concernant la parole des enfants. Alors il y a les salles Mélanie, etc.
Très bien, très bien, pourquoi pas ? Le 119, très bien, mais en fait il n'y a pas de budget et la parole de l'enfant est complètement niée. Ces enfants sont victimes d'infanticides, de viols, c'est quelque chose d'extrêmement courant.
Donc nous, effectivement, vous lisez un de mes postes noirs, ça fait trois ans que je recense quotidiennement les défaillances de justice concernant la pédocriminalité, l'inceste et les violences sexuelles en règle générale. Ce qui est arrivé à Liana, ce n'est pas une surprise. On ne peut pas réagir sur l'émotion quand j'entends M.
Darmanin dire je convoque tout le monde aujourd'hui pour scruter chaque dossier et on n'a pas entendu mes ordres. Ce n'est pas vrai, M. Darmanin ne donne pas de direction claire puisque pas plus tard que la semaine dernière il déclarait sur son Instagram que trois enfants étaient victimes de violences sexuelles par semaine.
Ce n'est pas trois enfants par semaine, c'est au moins un enfant toutes les trois minutes. Donc il ne connaît pas le sujet. C'est trois enfants par classe pour figurer le...
Bien sûr mais c'est 160 000 enfants par an, ça représente au moins un enfant toutes les trois minutes victimes de viol. Vous pensez qu'il y aurait eu une garde à vue aujourd'hui pour Patrick Vurel s'il n'y avait pas eu la semaine dernière et jusqu'à hier? Pardon.
Oui, je pense quand même qu'au bout d'un moment après c'est compliqué puisqu'il y a plusieurs dépôts de plaintes donc il faut laisser le temps évidemment à la chaîne judice. On est d'accord mais...
À la chaîne judiciaire. Je pense, excusez-moi, qu'effectivement la garde à vue allait arriver. Elle était télégraphiée?
Oui. Maintenant encore une fois il faut que la justice ait du courage, qu'elle mette en examen cet homme, qu'il y ait aussi la conséquence des deux autres plaintes, trois autres plaintes qui avaient été classées sans suite en 2022. Tout ça doit avoir une incidence concrète sur cette mise en examen.
Patrick Ruel, qui avait été convoqué, nous disent ses avocats ce matin depuis plusieurs semaines. Il savait qu'il était convoqué ce matin, ça a ensuite basculé en garde à vue à la question que vous me posiez tout à l'heure. Donc vous nous le dites ce matin Pauline, les policiers ne sont pas venus le chercher chez lui, il faut comprendre comment ça s'est La provocation bascule en garde à vue, il a été rejet pour 24 heures reconductibles une fois jusqu'à 48 heures.
Il doit répondre à toutes les questions, il veut apporter des éléments de preuve, c'est ce que nous explique sa défense ce Donc Patrick Bruel, je le reprécise, qui est donc en garde à vue. Si vous nous rejoignez, il est 9h31. On poursuit évidemment avec vous Andréa Bescombe.
Je voudrais rappeler cette information à la une depuis 8h30 ce matin. Patrick Patrick Bruel est en garde à vue, cela fait écho au 13, c'est le chiffre qui a été évoqué par le procureur de Nanterre, 13 plaintes, plus d'une quarantaine de témoignages et cette étape donc majeure dans la poursuite de l'enquête sur Patrick Bruel, le chanteur qui est en garde à vue. Andréa Bescon sur Liana et encore une fois il s'agit d'une concomitance de l'actualité mais je trouve qu'elle donne encore plus d'écho à cette question de la justice est-elle au rendez-vous ?
Au fond c'est la question qu'on se pose ce matin. Andréa Bescon, il y a un mot sur lequel je voudrais revenir, c'est le mot de chatouille. Les Les chatouilles, c'est le titre d'un de vos films, c'est le titre de votre spectacle, les chatouilles ou la danse de la colère, dont vous avez prévu une représentation supplémentaire ce mercredi à 20h à Paris aux Folies Bergères, spécialement en hommage à Liana.
Pourquoi je m'arrête un instant sur ce mot de chatouille ? Parce qu'il fait écho à ce qu'ont dit les parents de Liana. Au tout début, il y a une semaine, remontons le temps, Liana, elle disparaît le vendredi en 8 précédemment.
Et à ce moment-là, le principal suspect est très vite Jérôme Barrella. Les parents racontent, alors qu'ils recherchent encore à ce moment-là leur fillette, ils disent « mais...
Elle avait été à une soirée pyjama chez lui. Et lors de cette soirée pyjama, elle nous dit que le père lui a fait beaucoup de chatouilles. » Comment vous avez réagi quand vous avez entendu ce mot – Évidemment, la résonance est très forte en ce qui me concerne. – Ce n'est pas seulement votre film, c'est aussi votre parcours personnel ? – Oui, tout à fait.
Après, les pédocriminels utilisent beaucoup ce type de mots réducteurs, des mots mignons pour violer leurs victimes. C'est de la manipulation constante. Ce sont de grands manipulateurs, ils n'agissent jamais sur la pulsion.
C'est des gens qui calculent ce qu'ils vont faire, ils savent ce qu'ils vont faire. Donc là, ce sont des Donc le mot de chatouille les a alertés d'ailleurs, les parents, même si à ce moment-là ils disent mais on a confronté le père, mais en fait il a nié, mais ce mot de chatouille leur a fait tilt bien sûr parce que ça dénote d'une très grande intimité donc oui mais après effectivement cet homme là aurait dû déjà être interpellé depuis longtemps il y a eu divers Il y a eu une plainte le 25 août 2022 déposée contre lui. Liana n'aurait jamais dû se retrouver dans les mains de cet homme-là.
Encore une fois, ils sont toujours libres, ces Ils bénéficiaient d'une impunité totale. Avec cet appel, on va y revenir, Laurent Manu. Vous y croyez quand le garde des Sceaux dit qu'il va demander au magistrat d'ici le 14 juillet de ré-étudier 70 000 plaintes et d'ailleurs pourquoi 70 000 ?
D'où sort ce chiffre ? Est-ce que les magistrats ont techniquement les moyens d'éplucher 70 000 procédures en trois semaines ? On est habitués aux prises de parole de ce gouvernement, que ce soit M.
Macron, M. Darmanin ou à l'époque M. Dupond-Moretti.
Ils communiquent très bien. Ils font croire aux Français qu'ils agissent. C'est marrant parce qu'on nous parle souvent d émotions envers nous, les féministes et compagnie.
Donc on agit sous le coup de l'émotion. Et là, c'est vrai que je le vois vraiment agir sous le coup de l'émotion. Non, ils n'ont pas les moyens de scruter les 70 000 plaintes.
On n'a pas les moyens d'amener les affaires de viol devant une cour d'assises. Ça coûte beaucoup plus cher qu'une correctionnelle. Donc les affaires de viol sont déclassées en correctionnel, en délit.
Donc le crime devient un délit. Ça coûte beaucoup moins cher pour tout le monde. Et les enfants ne sont jamais écoutés par la justice comme il se doit.
Et vous savez qu'il y a un projet de loi qui est en attente depuis un an et demi à l'Assemblée, qui a été d'ailleurs chiffrée, qui coûterait, s'il était voté, si on l'appliquait, 2 milliards 700 millions d'euros, qui est Évidemment, on n'a pas vu les questions budgétaires. Mais c'est quand même bizarre que ce projet de loi...
J'entends depuis l'affaire Liyana tous les responsables politiques, de droite, de gauche, tout le monde dire « il faut y aller, il faut ». Mais il y a un projet de loi qui est en stand-by à l'Assemblée depuis un an et demi. — Oui, mais il faut un budget.
Vous l'avez dit, c'est 2 milliards d'euros. Donc évidemment, c'est conséquent. Alors l'Espagne l'a fait.
L'Espagne a dégagé proportionnellement 1 milliard d'euros pour lutter contre les violences sexuelles. Ça marche très bien. — Ça marche très bien.
C'est important de le dire, c'est-à-dire qu'il y a des résultats aujourd'hui en Espagne ? — Il y a des résultats. On travaille sur la culture, on travaille sur la prévention, l'accompagnement, la justice. — Et la protection des victimes. — La protection des victimes, l'accompagnement des agresseurs.
Donc ça marche très bien. Maintenant, le gouvernement n'a eu de cesse de lancer des commissions d'enquête. Ça ne coûte pas énormément d'argent.
Ça permet de de couvrir les médias et de dire à quel point on est concerné par le sujet. La civise, bon, ils ont quand même rendu un compte rendu de 82 préconisations qui sont allées directement dans la corbeille. D'accord ?
Donc cette loi intégrale, elle prend en compte les préconisations de la civise. Le rapport sauvé a été envoyé à la poubelle. La loi Billon qui a été votée à l'issue de la...
Il y a eu des rapports, il y a eu des alertes. Mais il n'y a jamais de budget qui accompagne ces lois. La loi Billon est une loi vide.
Il y a zéro euro alloué à cette histoire de consentement des enfants de moins 15 ans. Personne ne va en cours d assise. C'est extrêmement rare.
Les criminels ne sont pas jugés comme des criminels, ils sont jugés comme des délinquants. Donc ça donne des plaintes, des condamnations qui sont ultra légères ou des classements sans suite dans 80 % des cas ou alors des condamnations qui sont du sursis. Et c'est pour ça que d'ailleurs, dans la maire de Rose...
Il n'y a que 6 % des mises en cause dans les affaires d'agression sexuelle ou de viol sur mineurs qui sont finalement condamnés. Et condamné souvent du sursis, un bracelet électronique...
Mais s'il y a 70 000 dossiers à réétudier leur en CQ, implicitement quelque chose qui est embêté. Avec ce côté, on ne partira pas en vacances tant qu'ils n'auront pas été réétudiés. C'est pour ça que je vous parle d'émotion.
Il y a 100 parquetiers. Donc de toute façon, ça n'est pas possible. C'est impossible.
Et M. Darmanin ne connaît pas le sujet des violences sexuelles. Quand on l'a entendu à l'Assemblée concernant l'inceste, il tombait des nues en parlant de la pédopornographie partout, à chaque coin de rue.
Évidemment, quand la semaine dernière, il déclare que trois enfants sont victimes de violences sexuelles par semaine, c'est quelqu'un qui ne connaît pas ces dossiers. On est vraiment confronté à des gens qui sont extrêmement incompétents sur ces dossiers-là. Vous invitez, ce soir, les Français à se mobiliser, à dire leurs émotions, justement devant les tribunaux de France et devant le ministère de la Justice.
Il faut fédérer. C'est-à-dire que l'enfance doit fédérer aujourd'hui. Il se fait des années qu'on rêve de ça, que les citoyens, les citoyennes françaises se lèvent pour leurs enfants.
Aujourd'hui, c'est le moment. Je veux dire, Liana est vraiment l'injustice de trop. On doit évidemment, de manière pacifique, se retrouver tous devant les tribunaux, devant le ministère de la Justice, place Vendôme et crier notre détermination à ce que la condition de l'enfance change. 19h ce soir ? 19h ce soir, devant les tribunaux de toute la France, tout le territoire et place Vendôme à Paris devant le ministère de la Justice et le ministère de la Justice, place Vendôme Géraldine.
On parle beaucoup des moyens et il y a un sujet de moyens mais pas seulement on sent qu'il y a aussi une question de culture, une question de priorisation. Simplement, vous êtes ici et tous collectivement, on s'indigne de ce qui est arrivé à Liana, mais des priorités, on en a tous les deux mois. On a priorisé les violences intrafamiliales, on priorise le narcotrafic, on priorise les atteintes contre l'environnement, il y a eu des parquets spéciaux créés et tout le monde a applaudi.
À un moment, le système craque et on voit bien également qu'on parle beaucoup de la justice mais il y a aussi une question de police, quand une plainte qui vise un enfant qui est caractérisé n'est pas traité comme une priorité et qu'on se dit que finalement ça peut attendre le retour des vacances, ça attend des En fait, on assiste à un déclin du service public, que ce soit la police, que ce soit l'hôpital, que ce soit la justice. Donc, on peut dire un déclin total de services. Un défondrement général ?
Un défondrement général. La condition de l'enfant est complètement mise de côté, puisque là on parle de Liana et de cette émotion-là qui est légitime. Mais il y a la condition des enfants placés de l'aide sociale à l'enfance.
Il y a le fait qu'il n'y a pas d'ouverture d'enquête sur l'affaire Epstein. Il y a le fait qu'un enfant meurt sous les coups de ses parents tous les 5 jours qu'un enfant sur cinq est victime de violences sexuelles dans notre pays je veux dire la condition de l'enfant dans ce pays des droits de l'homme quand même on devrait en être fier et là non on abandonne totalement nos enfants je je voudrais vous faire écouter un dernier témoignage andrea bescon c'est le témoignage de la maman de de rosa alors pas la rosa que vous évoquiez tout à l'heure mais celle qui a porté plainte qui a eu le courage de le faire qui a parlé à ses parents qui a ensuite franchi la porte d'un tribunal qui a porté plainte donc on le rappelle le 22 août dernier qui a ensuite été examinée médicalement et l'examen médical a conclu que les lésions qu'elle présentait corroboraient son récit de viol d'avoir été victime de viol et pourtant la maman n'avait pas de nouvelles et voilà ce qu'on lui disait quand elle appelait quand elle appelaient les enquêteurs j'ai appelé les Les policiers, ils m'ont dit clairement que je le saoule. Et si j'arrête pas à appeler, ils m'ont fait la même couronne contre Hassemment.
Si le justicide était nâché un peu plus vite, peut-être aujourd Aujourd'hui, Liana n'est pas disparu. Quand j'appelais, il me disait arrêtez de nous harceler et elle dit si la justice avait vraiment écouté notre plainte, Liana n'aurait pas bien sûr tout est lié c'est à dire qu'on nous parle de formation monsieur macron dit je ne veux pas entendre parler de moyens j'ai mis les moyens ce n'est pas vrai ce n'est pas vrai il y a eu des formations de policiers ou de magistrats mais c'est C'est ridicule comparé aux besoins, c'est absolument ridicule. Donc c'est pour ça que je me dis, ce n'est pas possible, ne connaissent pas les dossiers.
Évidemment, ce drame aurait dû être évité, évidemment, il faut quand même aujourd'hui confronter sa propre responsabilité de dirigeant. Pour vous, Gérald De Darmanin ne peut pas rester ? C'est une question de bon sens qu'il démissionne, oui.
Alors justement, on parlait tout à l'heure de la représentation que je fais à mercredi des chatouilles aux folies bergères. Toutes les recettes sont évidemment reversées à la Fondation des femmes qui luttent considérablement contre les violences faites aux enfants et aux femmes. Je veux inviter M.
Darmanin à cette représentation, mais surtout au débat qui va suivre cette représentation au lieu Il y aura plusieurs représentants de la lutte contre les violences. Vous l'invitez à venir mercredi. Officiellement, oui.
J'aimerais qu'il vienne converser avec nous, débattre avec nous autour de la défaillance de justice. Je pense que c'est important aujourd'hui qu'il le fasse, que nous sommes légitimes de faire cette demande. Nous serons tous là aux folies bergères ce soir-là.
Évidemment, il y aura un service de sécurité. Vous lui dites ne prenez pas cette excuse-là. En tout cas, tout sera fait pour...
Tout sera fait et surtout je pense que c'est nécessaire, c'est important qu'il le fasse et que je ne vois pas qu'est-ce qu'il aurait plus important à faire ce soir-là, par éventuellement faire un karaoké, mais venir clairement aux folies bergères, converser avec tous les acteurs et actrices de l'enfance qui aujourd'hui lancent cet appel. L'appel est lancé ce matin sur BFM TV.
Gérald Darmanin