Station F : discours d'inauguration avec Emmanuel Macron et Anne Hidalgo
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
L'architecte qui a fait le miracle que vous avez devant vous, Jean-Michel Vimotte, qui vous êtes où ? Et également, on remercie l'homme incroyable qui est derrière ce projet, Xavier Niaque. This is like Ivory Coast, Senegal. I participate in the Founders Programme, founded by women. They're all going to participate in one of our 26 different programmes on campus. Shouldn't be a surprise for you that diversity is a key element for us. I cannot stress this enough. And that is why this morning we launched the Fighters Programme for entrepreneurs coming from underprivileged backgrounds. Because you don't need a fancy diploma to be an entrepreneur. Run by Big Mama next year.
I can't wait for you guys to go and explore the whole campus. But before we do, can you please help me in welcoming someone essential to this project, Madame Henaire. Thank you very much.
Monsieur le Gare, chef de station, cher Xavier, avec Roxane et mes amis, les élus. On l'a applaudi tout à l'heure, mais je voudrais qu'on l'applaudisse à cette nouvelle économie qui a toujours voulu aider, chercher les pépites. Chez celles et ceux qui pourraient être les grands créateurs de demain. Merci. Avec Jérôme Boumet, nous voulions aussi projeter cette ville dans autre chose. Prédisette, de ville-musée. On adore les musées, on adore les monuments, on adore l'histoire. Et l'histoire de Paris, elle nous permet d'être plus fort, mais d'inventer l'avenir. Et on s'est retrouvés avec Xavier pour dire, oui, c'est ici qu'on va inventer l'avenir. Et c'est ce que vous êtes en train de faire.
Vous avez... Xavier, on t'aime, je reprends. La dynamique de cette... On franchit les rangs, les classements. Bref, ça va bien. Et on est heureux que tu nous aies accompagnés dans ce chemin qui n'est pas terminé parce qu'on a plein d'autres idées. Je voulais juste une idée, M. le Président. J'espère qu'on pourra aussi travailler ensemble. L'école 42, c'est génial. Et je peux vous rendre le code dans une école qui fera de cette ville la ville qui aura investi justement dans cette éducation. J'ai un beau projet à proposer, mon cher Xavier. Je pense que c'est un beau projet, M. le Président, aussi, pour l'éducation nationale. On pourra en reparler, mais il faut qu'on aille encore plus loin.
C'est cet oxygène âge de Mark Zuckerberg aux étudiants de Harvard dans lequel il adresse un message à sa génération. Une génération qui a inventé quelque chose, qui a permis d'ouvrir de nouveaux espaces de communication, de production, qui est attentive à la planète, qui est attentive au climat. Et Mark Zuckerberg dit dans cette adresse, le grand défi, le grand challenge dans lequel on voit aussi tous s'engager et cette génération en premier lieu, c'est la question de l'égalité.
Il faut qu'on arrive à tirer toutes celles et ceux qui aujourd'hui ne sont pas ici pour qu'ils puissent aussi avoir la chance de créer une entreprise, de s'inscrire dans cette belle aventure, qui est l'aventure du numérique au service de causes, qui sont la cause du climat, qui sont bien sûr toutes ces causes qui vont tirer notre économie, nous motiver, donner de l'optimisme et de l'espoir.
Et donc j'espère, je forme le nœud, mais je sais que tu partages cela aussi, cher Xavier, que ici, dans cette école, dans ce lieu, maintenant ce n'est pas une école, mais c'est presque une école au sens où ça forme aussi plein de gens et ça aide à s'élever, que dans ce lieu puissent demain être présents les inventeurs, les génies, les créateurs et celles et ceux qui sont attentifs aux autres, parce que c'est aussi dans ce sens-là que nous devons aller ensemble. Merci infiniment. Une entreprise,
que j'allais être entrepreneur. Et je crois que la géniale peut témoigner. La création R, ça n'existait pas. Donc j'ai essayé, j'ai commencé, et puis progressivement, j'ai pivoté le business model. Ensuite, d'autres m'ont dit, je suis tout seul. Ensuite, il y en a d'autres qui ont dit, il n'y a pas de business model. Ensuite, on nous a dit, OK, peut-être qu'il n'y a pas d'investisseurs. Il n'y aura pas de clients. En fait, c'était devenu presque une secte. Et à la fin, on l'a fait. Je ne suis pas en train de résumer la vie de la République, la politique française et ce qu'est une élection présidentielle et la vie d'une entreprise.
Ce que je suis en train de vous dire là, c'est que ce qui vous rassemble, ce qui nous rassemble ici, aujourd'hui, c'est cet esprit entrepreneuriat. C'est-à-dire cette volonté de dire beaucoup de gens ont voulu écrire ma vie et moi, j'ai décidé autrement. Ce qui vous réunit ici, ce qui fait que vous êtes à Station F et que vous allez continuer à y être, à créer, à vous développer, c'est que vous ne voulez pas qu'on écrive votre vie et la vie de votre pays à votre presse. C'est ça, rassemblés. qui va permettre l'Europe, le monde de demain. Mais ce qui vous réunit, ce que vous avez en commun, c'est l'essence même de ce mot entrepreneur. Et ne l'oubliez jamais, c'est un mot français.
Vraiment français. Que nous font voler les anglo-saxons. C'est ça, ce qui réunit les chercheurs, les inventeurs, avec vous, les investisseurs. C'est cet amour du risque, cette volonté d'inventer soi-même, de ne jamais subir, de choisir sa vie et son futur. La deuxième chose qui vous réunit ici, c'est le collectif. On l'a vu en parcourant cette gare, ce lieu de passage, de transit. C'est que vous êtes ensemble, et vous êtes ici réunis, venant d'horizons, de pays différents, de trajectoires différentes, mais avec une même volonté de faire et de changer les choses. Ce qui vous réunit ici, c'est une ambition incommensurable, mais pas forcément une ambition de gagner de l'argent.
Ce n'est pas la seule chose qui compte. Il ne faut pas en avoir honte, ce que j'ai souvent dit. On me l'a parfois reproché. La France doit être un pays où on a envie de réussir. Mais réussir, c'est aussi réussir dans sa vie personnelle, faire réussir les autres, combler des inégalités, donner un destin à des gens qui n'en avaient pas. C'est choisir le mode de réussite pour celles et ceux qu'on aime. Et si vous êtes là, aujourd'hui, rassemblés, c'est parce que vous avez décidé d'écrire les prochaines pages pour la planète. Parce que les entrepreneurs, les investisseurs, les chercheurs de demain ne pourront pas réussir simplement pour eux-mêmes. Ce temps-là est fini.
C'était le temps d'avant, où il fallait avoir fait les mêmes écoles, être dans les mêmes clubs pour réussir. Alors à ce moment-là, on pouvait fermer la porte du club et dire, c'est bon, on est dedans. Vous êtes la preuve vivante que ces murs ont explosé. Et je veux vraiment ici saluer l'intelligence et la générosité de Xavier Niel. Parce qu'il a compris ça avant certains autres. Il a compris que les gens de sa génération qui ont réussi ont en même temps un devoir. Et ce devoir-là, ce n'est pas l'État qu'il imposera par des règles, des impôts, des normes. C'est à vous le bord. C'est la part de création que vous allez apporter à cette société.
Et je le dis parce que tout ce que l'État porte, vous le partagez. La capacité à faire réussir chacune et chacun dans et par le numérique et l'innovation. Et Mounir Majoubi le sait très bien, dont c'est la responsabilité au gouvernement, il accompagnera le projet, chère Anne, que vous évoluiez à l'instant, mais c'est bien le projet qu'il porte pour la France entière, avec l'ensemble des membres du gouvernement. La responsabilité qui consiste à former chacune et chacun, celle qui consiste à faire réussir ceux qui viennent du plus loin de la réussite.
La responsabilité qui consiste à envisager à chaque seconde que sa réussite oblige quand d'autres sont plus démunis ou quand une partie de la planète est dans la précarité écologique. Vous en êtes plus au dépositaire. Et donc ne pensez pas une seule seconde que si demain vous réussissez vos investissements ou votre start-up, la chose est faite. Non. Parce que vous aurez appris dans une gare. Et une gare, c'est un lieu qu'on croise. Les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. Parce que c'est un lieu où on passe. Parce que c'est un lieu où on partage.
Parce que la planète où nous sommes aujourd'hui, parce que cette ville, parce que notre pays, parce que notre continent, ce sont des lieux où nous passons. Et si nous oublions cela en voulant accumuler dans un coin, on oublie d'où on vient et où on va. Et donc, oui, demain vous allez faire vivre cette gare d'hier grâce au génie architectural vous allez la faire vivre par votre envie, par votre inventivité, par vos ambitions, par vos rêves. Transformez notre pays, bousculez-le avec tout cela, faites-le changer, parce que vous êtes aussi les acteurs de ce changement, parce que cette responsabilité, vous l'avez au moins autant que moi.
mais n'oubliez jamais en le faisant changer que vous devez le faire changer pour longtemps, que vous avez à chaque instant cette responsabilité immense d'être né ou d'avoir grandi aussi dans cette gare à Paris, en Europe, quelque part, et que cela vous l'emmènerait. Et de toutes ces énergies, longue vie, pleine réussite, faites vibrer dès demain les murs cette immense ambition, cette immense exigence qui sera celle de votre génération. Je l'ai dit il y a quelques jours, entrepreneur is the new France. Et ça commence ici,
Anne Hidalgo