Nicolas DUPONT-AIGNAN sur CNEWS le 06/01/2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:39OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous proposez pour les boulangers ?
- 3:23RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous faites de la solidarité européenne ?
- 5:18OuverteRéponse directe
Quelle est la situation du système de santé aujourd'hui ?
- 7:32OuverteRéponse directe
La consultation à 25 euros pour un médecin généraliste, on la double ou pas ?
- 8:56OuverteRéponse directe
Vous êtes plutôt pour un maintien à 62, 63, 64, 65 ?
- 12:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on en fait très concret ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:44Invité politiqueChiffre
« Les boulangers de ma circonscription m'ont alerté. C'est une multiplication souvent par 10, par 5. »
- 2:38Invité politiqueFait
« L'Espagne et le Portugal. Ils sont revenus à leur prix national en fonction de leur coût de production. »
- 4:31Invité politiqueChiffre
« On fait un mélange et ça sera à 100 euros. Voilà. Et pas à 400. »
- 5:35Invité politiqueChiffre
« Il a supprimé 21 000 lits en plein Covid. »
- 5:59Invité politiqueChiffre
« Dans mon département, Val-de-Marne-Essonne, il y a un service de chirurgie pédiatrique. 8 lits. 4 chirurgiens pédiatriques. »
- 6:41Invité politiqueChiffre
« 100 milliards d'économies. »
- 6:56Invité politiqueFait
« C'est la Cour des comptes. C'est l'inspection des finances. »
- 7:08Invité politiqueFait
« On a le plus haut taux d'impôt du monde et on a les services publics délabrés. »
- 9:01Invité politiquePromesse
« Je suis pour un maintien à 62 comme aujourd'hui. »
- 9:10Invité politiqueChiffre
« 42 ans de travail pour avoir une retraite à taux plein. 42 ans d'annuité. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- Présentateur20 %
- ?6 %
- Locuteur 15 %
≈ 43 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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C
'est Newsy, les 8h15. Merci d'être avec nous. Dans un instant, j'accueille Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour, monsieur. Merci d'être avec nous. Mais tout d'abord, c'est le Point Info avec Chanel Oustot.
Le
SAMU alerte sur le manque d'opérateurs. Les assistants de régulation médicale, ceux qui décrochent, vous savez, et orientent les patients qui contactent le 15, sont débordés. Ils font face à un trop grand nombre d'appels au vu des effectifs. C'est l'un des sujets qui sera abordé ce matin par Emmanuel Macron pendant sa visite dans un hôpital en Essonne.
L
'explosion du prix de l'énergie. Bruno Le Maire reçoit aujourd'hui les fournisseurs d'électricité pour la deuxième fois de la semaine. Objectif, renégocier les contrats jugés excessifs pour les très petites entreprises. En clair, pour les entreprises de moins de 10 salariés, le prix du mégawatt-heure ne devra pas dépasser 220 euros.
Et
puis, un non-lieu a été prononcé dans l'affaire du chlordécone aux Antilles. C'est la décision rendue par deux juges d'instruction en début de semaine. Elles reconnaissent un scandale sanitaire, mais n'ont pas pu rapporter la preuve d'effet dénoncé. Le premier dépôt de plainte date en effet de 2006. Le pesticide n'était plus utilisé dans les bananeraies depuis 1993.
Merci Shana. Nicolas Dupont-Aignan est avec nous. Bonjour. Bonjour. Bonne année. Merci. Vous aussi. Très bonne année. Les boulangers. On en parlait à l'instant du prix de l'électricité dans le flash de Shana Lousteau. Les boulangers qui tirent la langue à cause des prix de l'énergie. Emmanuel Macron demande aux fournisseurs d'énergie. Vous l'avez entendu hier à l'Elysée de faire un effort. Il va y avoir une réunion à Bercy cet après-midi. Qu
'est
-ce que vous proposez
?
Écoutez, moi
j'alerte d'abord depuis le mois d'octobre.
Parce
qu'on le savait. Les boulangers de ma circonscription m'ont alerté. C'est une multiplication souvent par 10, par 5. C'est la faillite des boulangeries. Et ce qui est insupportable, c'est de voir Emmanuel Macron faire semblant de découvrir cela. Alors même qu'il refuse, c'est lui et M. Le Maire, refusent de revenir à un prix national de l'électricité hors du marché européen qui permettrait d'avoir une électricité au prix du coût réel français. Il faut que les français quand même sachent qu'EDF
est
obligé de vendre à ses fournisseurs privés qui se gavent
à
46 euros le mégalowatt-heure et qu'ils revendent 400, 500 euros aux boulangeries, aux PME.
Il
y
a
un pays qui l'a fait. Parce qu'on me dit mais ce n
'est
pas possible, c'est le marché européen. Mais ce n
'est
pas vrai. Il y a un pays qui l'a fait.
Il
y en a même deux. L'Espagne et le Portugal. Ils sont revenus à leur prix national en fonction de leur coût de production. Et ainsi, il y a un prix de gros, simple. Et on n'a pas cette privatisation, cette spéculation, ces profiteurs. Pour
vous,
il faut sortir du marché européen. D'urgence. Payer le prix de production réelle. De production réelle. Donc plus faible que sur
le
marché européen.
Beaucoup
plus bas. Parce qu'on bénéficie du nucléaire. Mais bien sûr. On
est indexé sur le prix du gaz. Et le prix du gaz fluctue. En fait,
c
'est l'Allemagne qui a voulu toujours casser l'avantage comparatif de la France. Et les gouvernements français qui ont accepté un mécanisme de libéralisation complètement dingue, spéculatif, qui tue nos PME.
Qu
'est-ce que vous
faites de la solidarité
européenne ?
Mais
la solidarité européenne continue.
Quand
l'Espagne et le Portugal reviennent à leur prix national de coût de production, ça ne les empêche pas quand il y a des différences de consommation, d'exporter vers la France ou pas. Ça ne change rien. C'est revenir... Je vous ai amené un petit papier qui est impressionnant. Je ne
sais
pas si on peut le voir à l'antenne.
Alors,
mettez-le sur votre tasse.
Voilà. Comme ça. Ça, c'était avant. Un petit peu plus haut,
s'il vous plaît. Qu'on rétablisse le prix national. Et je peux vous dire qu'il n
'y aura
pas besoin de boucliers tarifaires pour l'électricité. On fera des économies au budget de l'État. Et on se basera sur notre prix d'électricité nucléaire avec le prix de l'hydroélectrique, le prix des importations s'il y en a. On fait un mélange et ça sera à 100 euros. Voilà. Et pas à 400. C'est quand même simple.
Si
vous voulez, en ce début d'année, moi je veux dire aux Français qu'il y a des solutions. Pourquoi le gouvernement ne les met pas en place
?
Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est un peu, vous savez, le pompier pyromane. Il laisse des dispositifs qui mettent en difficulté les Français. Et puis après, il fait des conférences de presse où il dit je vais vous aider. Je vous mets la tête sous l'eau et puis je viens vous sauver. C'est d'une telle hypocrisie et les
boulangers
ne sont pas dupes, je peux vous dire. Je voudrais qu'on parle du système de santé. Le système de santé français qui
est
au bord du gouffre. Ça inquiète. Je veux dire, peut-être même encore plus que le prix de l'électricité. Tous les Français, parce qu
'on
est tous égaux face au système de santé. Déjà, le bilan que vous dressez,
quelle
est la situation du système de santé aujourd'hui ? Ce serait
tellement... Nicolas Dupont-Aignan. Mais
d'abord, là aussi, c'est le même réflexe. Ce matin, le président va dans mon département.
Moi, je n'irai pas l
'accueillir. Je refuse de l'accueillir là-bas.
Parce
que c'est l'assassin qui revient sur les lieux du crime. Il a supprimé 21 000 lits
en
plein Covid. 21 000 lits. Je ne
sais
pas si vous réalisez qu'encore l'année dernière, les ARS et sa fameuse agence régionale de santé
continuent
de fermer des lits,
des
hôpitaux. Est-ce que vous savez que... Je vais vous donner un exemple. Dans mon département, Val-de-Marne-Essonne, il y a un service de chirurgie pédiatrique. 8 lits. 4 chirurgiens pédiatriques. Ils sont venus me voir.
Ils
ne peuvent pas opérer. Ils travaillent 20 % de leur temps. Et vous savez pourquoi
? Parce
qu'il n
'y a
pas d'infirmière ni d'aide soignante. Ce qui est-à-dire qu'on a des chirurgiens
qui
ne peuvent pas opérer et qui vont dans le privé opérer parce que dans le public, on n'est même pas capable de mettre des infirmières. Et c'est Emmanuel Macron qui refuse de réintégrer les 15 000 soignants
non
vaccinés qui pourraient revenir et qui ont été réintégrés
dans tous les pays. Comment vous les faites revenir
les infirmières ? Vous les payez mieux ?
Bien évidemment. Et pour les payer mieux, vous allez dire, les gens qui me regardent vont dire, mais comment on paye mieux ? L'État est en faillite. Je vous ai ramené mon petit livre. Où va le pognon ? Je l'ai sorti il
y a
un an. 100 milliards d'économies. C'est-à-dire que d'un côté, on laisse des millions de fausses cartes vitales, des millions de faux numéros d'immatriculation sociale. Ce sont des rapports du Sénat, de l'Assemblée. Ce n
'est
pas de moi. C'est la Cour des comptes. C'est l'inspection des finances. Et donc d'un côté, on laisse l'immigration qui coûte une fortune. On laisse les fausses cartes vitales.
Et
puis de l'autre,
il
n
'y a
pas d'argent pour payer des infirmières qui sont payées trois fois plus en Suisse. Donc on m'explique. On a le plus haut taux d'impôt du monde
et
on a les services publics délabrés. Pourquoi ? Parce qu'il y a des fuites d'eau à tous les étages. Donc il faut être plus rigoureux dans la gestion de l'argent public, arrêter les gaspillages et puis redistribuer l'argent
là
où il y
a
des besoins sociaux,
la santé. On a beaucoup de sujets à aborder avec vous ce matin, Nicolas Dupont-Aignan. Une dernière question sur la santé. La consultation à 25 euros pour un médecin généraliste, on la double ou pas ? C
'est
ce qu'il réclame. Moi, j
'avais
proposé
à
la présidentielle 35 euros déjà. C'est-à-dire une augmentation substantielle. Et puis, il faut s'occuper des déserts médicaux. Il faut peut-être un accord avec les fédérations de médecins pour que, un peu comme les pharmacies, il
y a
une organisation territoriale concertée. Il faut le faire avec un accord, avec peut-être une consultation à 50 euros dans les zones rurales
qui
manquent de médecins.
Aujourd'hui, sur 100 médecins
formés, il n'y
en
a que 10 qui s'installent.
Oui. Que 10. Pourquoi
?
Les médecins sont aussi accablés de charges administratives.
Il
faut débureaucratiser le système de la santé. Je suis pour la dissolution des ARS. Je suis pour qu'on revienne à des structures départementales, de terrain. Il faut faire confiance aux médecins libéraux, mais il faut les alléger des tâches administratives. Il faut, pour moi, dissocier le prix de la consultation en fonction du territoire. Les territoires où il n'y a pas de médecins, où ils sont surchargés, pourquoi pas 50 euros ? Les territoires où il y en a beaucoup, peut-être qu'on peut jouer sur le tarif. Ça me paraît du bon sens.
La
retraite, la réforme des retraites, on semble se diriger vers un report de l'âge légal
de
départ à la retraite de 62 ans. Aujourd'hui, à 64 ans. C'est en tout cas la petite musique qu'on entend. On aura le détail mardi prochain. Vous êtes plutôt pour un maintien 62, 63, 64, 65 ? Je suis pour un maintien à 62
comme
aujourd'hui.
La
réforme touraine est déjà très dure. 42 ans de travail pour avoir une retraite à taux plein. 42 ans d'annuité. D
'annuité, ça veut dire
quoi, Romain Desarbres ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, quelqu'un qui a commencé à 22 ans, après des études, il prend sa retraite à 64 à taux plein. Et si vous mettez la retraite à 64 pour ceux qui ont commencé plus tôt,
ça
veut dire qu'un ouvrier qui a travaillé dur toute sa vie et qui aurait eu la chance de ne pas avoir de chômage, qui est rare, il devra travailler 44, 45, 47 ans ?
Mais
c'est une folie. Alors que les entreprises licencient à 55 ans
?
Qu'est-ce qui va se passer avec cette réforme scandaleuse ? C'est que les classes populaires, tous ceux qui ont travaillé dur, vont être au RSA
entre
62 et 64 ans. C'est ça la réalité. Et la réalité, c'est qu
'on
ne
va
pas faire d'économie. Et la réalité, c'est que d'un côté, le gouvernement refuse de lutter contre les gaspillages, 20 milliards d'euros sur les fausses cartes vitales,
et
que pour un hypothétique...
Vous dites que
le système de retraite français
n'est pas en danger.
Il n
'est
pas en danger.
Il
y a 3 milliards d'excédents cette année. 3 milliards. C'est pour les années qui viennent. Mais les années qui viennent, on nous répète la même chose. On nous avait dit en 2022,
il
y
aura
un déficit colossal. 3 milliards d'excédents. La question majeure des retraites,
c
'est de relocaliser de l'emploi, c'est d'augmenter la natalité.
Il
faut prendre le problème à la cause. Vous savez, si on continue à avoir un désert économique... Comment vous augmentez la natalité
?
Par une politique familiale, qui a été abandonnée, par François Hollande, par Emmanuel Macron. Vous savez,
c
'est une question de long terme. Est-ce qu'on va s'occuper un jour des recettes ? Parce que si on continue à avoir des délocalisations, et pas d'enfants, mais on va faire des réformes de retraite tous les ans, et à la fin, tous les retraités sont au RSA. Donc, est-ce qu'un jour, dans notre pays, il y
aura
une vision d'ensemble ? Moi, c'est très simple. Il n'y
a
pas de déficit des retraites, contrairement à ce qu'on dit. Et s'il y avait un déficit marginal, 7 milliards, sur des centaines de milliards, allons faire le ménage dans les crédits à l'immigration, allons faire le ménage dans les crédits aux fausses cartes vitales, donnons-moi à l'Union européenne. Je peux vous dire que le système des retraites, il sera équilibré.
Et
arrêtons de taper toujours sur les mêmes qui sont licenciés à 55 ans. Vous savez quel est le taux d'emploi entre 60 et 65 ans ? 30%. Il y
a
70% des Français de cette classe d'âge qui
n
'ont pas de boulot.
Ils
vont faire quoi entre 62 et 64 ?
Alors, quand on décale l'âge légal de départ à la retraite, le taux d'emploi des seniors augmente.
Un peu, légèrement.
Mais vous savez, regardez la réalité. Parce que parfois,
il y a des
accords entre l'entreprise
et
le salarié.
La réalité
aujourd'hui, c'est que les entreprises se débarrassent de leurs salariés au-dessus de 58 ans. C'est ça la réalité. Et c'est un peu facile de dire aux gens, vous allez travailler jusqu'à 65, quand on délocalise, quand on ferme les entreprises, quand on licencie au-dessus de 58 ans. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce que vous allez économiser en retraite, vous allez le dépenser en aide sociale.
C
'est absurde. Alors qu'il
y a
des gisements d'économie à faire.
Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais vous entendre également sur une information qu'on donne ce matin dans la matinale. Atoir. Un ado de 14 ans s'est introduit dans son ancien collège, dont il avait été exclu. Il voulait régler des comptes avec des élèves. Il a frappé un professeur. C'est passé hier matin. Il était armé d'un couteau. Qu'est-ce qu'on fait de ce type d'individu, adolescent, 14 ans, très jeune, qui va armer dans son ancien collège ? Qu'est
-ce
qu'on en fait très concret ? Il a été relâché. Interpellé,
relâché, et il sera
jugé plus
tard.
Voilà, mais racontez la suite.
C
'est qu'il avait un couteau. Il aurait pu tuer la professeure. Oui, j'ai dit armé. Il sera convoqué en avril 2023. Et vous savez pourquoi il a fait ça
? Parce
qu'il sait très bien qu'il ne risque rien.
Le
problème de fond
qu
'on ne veut pas voir dans notre pays, c'est que vous seriez dans un autre pays. Vous savez que vous allez aller en prison. Mais en France, la justice est tellement laxiste
qu
'il n'y aura rien. Qu'est-ce qu'on en fait ? Mais qu'est-ce qu'on en fait ? D'abord, retrait des allocations familiales
pour
que l'autorité parentale s'exerce. Deuxièmement, internat, ce qu'avait commencé Nicolas Sarkozy, internat disciplinaire. Troisièmement, que l'éducation nationale arrête. Là, il avait été exclu, mais il avait dû en faire beaucoup parce que la plupart des élèves qui menacent leurs professeurs ne sont jamais exclus. Et on parle de la crise de la vocation des enseignants. Mais les enseignants, ce n
'est
pas simplement l'argent. Ils sont très mal payés. Mais au-delà de ça,
c
'est qu
'ils
ne peuvent pas faire une classe dans le silence. L'effondrement des résultats scolaires français, c'est lié à l'indiscipline. Donc, tant qu'il n
'y
aura pas des règles claires qui seront mises, pas répressives, mais élémentaires, qui existent en Espagne, en Angleterre, dans les autres pays, on n'y arrivera pas, c'est tout.
Éric Dupond-Moretti a présenté sa réforme de la justice. Budget augmenté à 11 milliards d'euros en 2027. 10 000 fonctionnaires de justice d'ici 2027. Est-ce que ça va dans le bon sens ?
Mais
ça, c'est mieux que rien. Mais si
la
justice continue à ne pas avoir de place de prison pour condamner les gens et qu'on relâche, comme d'habitude, qu'on convoque les gens six mois après les délits et qu'ils ont des peines dérisoires, ça ne changera absolument rien. Je rappelle d'ailleurs que quand même la France s'honore d'avoir un garde des Sceaux mis en examen,
ce
qui n
'est
peut-être pas un bon exemple pour ce jeune de 14 ans qui voit que le garde des Sceaux, qui est censé incarner la loi, la justice, au nom du peuple français, trimballe des casseroles. Je trouve que c'est déshonorant pour la justice et les juges.
Nicolas Dupond-Yen, une dernière question sur la Russie, la guerre en Ukraine. Vladimir Poutine ordonne un cessez-le-feu aujourd'hui pour le Noël orthodoxe. On s'attend à une importante offensive russe au printemps. Est-ce qu'on repart, selon vous, pour une année de guerre ? Et est-ce qu'il faut continuer à parler à Vladimir Poutine ? Et est-ce que vous soutenez l'initiative française d'envoyer des chars ?
Non, je la condamne totalement. C'est une pure folie. Vladimir Poutine est affaibli. Affaibli, très affaibli. C'est le moment de faire une offre de paix. Et si le général de Gaulle ou Jacques Chirac étaient là, je peux vous dire que la France aurait un autre visage. Vous dites qu'il faut tendre la main à
Vladimir Poutine une semaine, aujourd
'hui ? Il faut dire aux deux, stop.
C
'est la mort du continent européen face à la Chine et aux Etats-Unis. C'est l'affaiblissement économique pour 20 ans de l'Europe. Et donc, je crois qu'il faut une parole de raison. Ça ne
veut
pas dire d'être faible. Ça veut dire de dire stop à cette saignée au cœur du continent européen qui signe la décadence de l'Europe. Car le vrai défi, c'est l'Afrique. C'est le Moyen-Orient. C'est la compétition technologique avec les Etats-Unis et la Chine. Et l'Europe est en train de s'épuiser dans ce conflit fou
pour
une zone territoriale qui, dans 100 ans, ça sera comme l'Asse-Lorraine et le Rhin. On se demandera comment on a pu avoir cette guerre civile au cœur du monde slave. Donc, il faut absolument que la France retrouve une politique qui parle au monde. Et je vous rappelle, attention, que tous les pays du monde, Chine, Inde, Afrique, ne soutiennent pas l'Ukraine.
Et
donc, nous sommes complètement isolés dans ce conflit, contrairement à ce qu'on dit.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Boula France, député de Lessonne, était avec nous ce matin. Bonne année.
Et encore bonjour.
Courage aux
boulangers, parce que je peux vous dire que les boulangers en ont marre de l'hypocrisie. Tout le grand cinéma sur l'aide aux boulangers, alors qu
'ils
sont en train de crever, c'est pas bien.
On est avec un pâtissier dans un instant. On
va parler de la galette.
Il faut aller acheter des galettes.
Et
le problème de fond, il
n
'est pas réglé encore.
Merci Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan