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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 7 novembre 2016 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesJustice

Jean-François Copé : "Quel que soit le gagnant, je le soutiendrai : il est capital que la droite l'emporte"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteÉludée

    A quoi êtes-vous candidat précisément ?

  • 0:14OuverteRéponse directe

    A la primaire ou à une forme de réhabilitation politique aujourd'hui ?

  • 0:55OuverteRéponse directe

    L'affaire Big Malion, dans laquelle vous avez été inquiété, puis blanchi, je rappelle que vous n'êtes pas mis en examen dans cette affaire, ce n'est plus la vôtre aujourd'hui, c'est fini ?

  • 1:38OuverteÉludée

    Qu'est-ce que vous lui répondez ?

  • 1:46OuverteRéponse directe

    Si il est renvoyé en correctionnel dans les jours qui viennent, Nicolas Sarkozy qui est mis en examen dans cette affaire, ça changera quoi à la campagne ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Jean-François Copé, pourquoi ça ne prend pas votre campagne aujourd'hui ? Les sondages vous donnent entre 1 et 3% d'intention de vote, souvent derrière Jean-Frédéric Poisson. Pourquoi ça ne marche pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « C'est une question qui mérite d'être posée, compte tenu de tout ce que j'ai pu prendre sur la tête il y a deux ans et demi. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « je vois bien les sondages. »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « celle d'une droite qui refuse les extrêmes, mais qui en même temps en a assez de voir que ma famille politique, quand elle est au pouvoir, ne fait pas les réformes pour lesquelles elle a été élue. »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « Mais appartement où la justice a pris cette décision de me mettre hors de cause, qui était pour moi un moment, comme vous pouvez l'imaginer, très important, parce que j'ai été tellement sali par des gens qui ne connaissaient rien au dossier, mais dont on pouvait penser peut-être que ça les arrangeait, de pointer le projecteur sur moi. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « A partir du moment où la justice, après de longues investigations, m'a mis hors de cause, j'ai considéré pouvoir être candidat. »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « je pense que c'est probablement lié au fait que j'ai été quand même pas mal attaqué ces dernières années. »
  • 2:36Invité politiqueFait
    « c'est de montrer aux Françaises et aux Français ma constance dans les idées que je défends, l'expérience qui est la mienne, de montrer aussi qu'il y a une alternative dans la droite bonapartiste, il y a une possibilité d'assumer autre chose que des promesses qu'on ne tient pas. »
  • 2:55Invité politiqueFait
    « il y a une chose qu'on ne peut pas me reprocher, c'est d'être très constant dans la défense de mes idées. »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « Cette idée qu'il faut un virage sécuritaire, régalien, dans un pays qui est aujourd'hui vulnérable, l'idée qu'il faut libérer le travail, développer le numérique, ce sont des idées que je défends depuis des années. »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « Moi, j'hallucine. Enfin, je rappelle quand même que c'est majeur d'augmenter les effectifs de police, sinon on n'y arrivera pas. »
  • 3:58Invité politiqueChiffre
    « je rappelle qu'il a, en catastrophe, été obligé de faire un plan d'augmentation d'impôts de 11 milliards en 2011, parce que justement, ils ont laissé filer les dépenses publiques. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « Trump ? Non, non. Non, ça c'est la droite populiste. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « Que les élites aient été défaillantes à tel ou tel moment, ben oui, ça bien sûr. »
  • 6:12Invité politiqueFait
    « Le gouvernement s'est engagé, donc il y a une décision de justice qu'on attend. »

Temps de parole

  • Jean-françois Cope79 %
  • Présentateur21 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Inter.fr Le 7-9, Marc Fauvel, sur France Inter. Bonjour Jean-François Copé. Bonjour. A quoi êtes-vous candidat précisément ? A la primaire ou à une forme de réhabilitation politique aujourd'hui ?

0:17
Jean-françois Cope

C'est une question qui mérite d'être posée, compte tenu de tout ce que j'ai pu prendre sur la tête il y a deux ans et demi. Parfois je suis bien candidat à la primaire, parce que le temps a passé, et je suis maintenant dans la dernière ligne droite, comme tous mes concurrents. L'objectif c'est de gagner ou c'est de faire perdre Nicolas Sarkozy ? Oh non, l'objectif c'est de gagner. Ensuite, je ne suis pas complètement dans la nature ou dans la lune, je vois bien les sondages.

Néanmoins, jusqu'au bout, je veux défendre la ligne qui a toujours été la mienne, celle d'une droite qui refuse les extrêmes, mais qui en même temps en a assez de voir que ma famille politique, quand elle est au pouvoir, ne fait pas les réformes pour lesquelles elle a été élue.

0:55
Présentateur

L'affaire Big Malion, dans laquelle vous avez été inquiété, puis blanchi, je rappelle que vous n'êtes pas mis en examen dans cette affaire, ce n'est plus la vôtre aujourd'hui, c'est fini ?

1:03
Jean-françois Cope

Ah oui, ça c'est sûr, oui, ça j'ai tourné cette page, oui. Oui, c'est encore... Mais appartement où la justice a pris cette décision de me mettre hors de cause, qui était pour moi un moment, comme vous pouvez l'imaginer, très important, parce que j'ai été tellement sali par des gens qui ne connaissaient rien au dossier, mais dont on pouvait penser peut-être que ça les arrangeait, de pointer le projecteur sur moi. A partir du moment où la justice, après de longues investigations, m'a mis hors de cause, j'ai considéré pouvoir être candidat.

1:27
Présentateur

Oui, Nicolas Sarkozy continue à expliquer qu'il n'était pas au courant du système de double facturation chez Big Malion, ni du dépassement de son budget de campagne, et que ce sont certains de vos proches qui sont impliqués aujourd'hui dans cette affaire. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

1:39
Jean-françois Cope

Rien, écoutez, moi je n'ai pas commenté tout ça, il dit ce qu'il veut, ce n'est pas mon affaire.

1:46
Présentateur

Si il est renvoyé en correctionnel dans les jours qui viennent, Nicolas Sarkozy qui est mis en examen dans cette affaire, ça changera quoi à la campagne ?

1:53
Jean-françois Cope

Ce sera évidemment quelque chose qui sera important dans le déroulement de la campagne, mais enfin comprenez qu'aujourd'hui, il n'y a aucun élément qui permette de commenter cela, mais attendons ce qu'est la décision de la justice. Oui, il pourra continuer à faire campagne ? Écoutez, je vous propose qu'on vive l'événement s'il a lieu, ça ne sert à rien de le commenter avant.

2:10
Présentateur

Jean-François Copé, pourquoi ça ne prend pas votre campagne aujourd'hui ? Les sondages vous donnent entre 1 et 3% d'intention de vote, souvent derrière Jean-Frédéric Poisson. Pourquoi ça ne marche pas ?

2:19
Jean-françois Cope

Parfois un peu devant quand même, n'exagérons rien. On est dans la marge d'erreur dans les deux cas, que vous soyez derrière ou devant. Je ne sais pas très bien en fait, je pense que c'est probablement lié au fait que j'ai été quand même pas mal attaqué ces dernières années. En même temps, pour moi ce qui est important, c'est de montrer aux Françaises et aux Français ma constance dans les idées que je défends, l'expérience qui est la mienne, de montrer aussi qu'il y a une alternative dans la droite bonapartiste, il y a une possibilité d'assumer autre chose que des promesses qu'on ne tient pas.

Vous savez, moi je m'ai reproché beaucoup de choses, mais il y a une chose qu'on ne peut pas me reprocher, c'est d'être très constant dans la défense de mes idées. Cette idée qu'il faut un virage sécuritaire, régalien, dans un pays qui est aujourd'hui vulnérable, l'idée qu'il faut libérer le travail, développer le numérique, ce sont des idées que je défends depuis des années. Tout le monde le dit ça aujourd'hui chez les Républicains, non ? Non, non, il y a des vraies différences. Pourquoi voter Copé plutôt que Fillon, Sarkozy ou Juppé aujourd'hui ? Je crois que chacun effectivement défend son positionnement.

Le message que j'adresse aux Françaises et aux Français qui vont voter, c'est de leur dire, vous savez, regardez bien, la vie n'est pas une page blanche. Ce que j'ai voulu dire au débat, de la même manière, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Fillon, ils font des virages à 180 degrés. Enfin, je veux dire, François Fillon, par exemple, il était gaulliste de gauche pendant des années, rappelez-vous, il était séguiniste. C'est quand il nous dit qu'il est très attentif aux finances publiques aujourd'hui, que c'est pour ça qu'il ne veut pas augmenter les effectifs de police. Moi, j'hallucine.

Enfin, je rappelle quand même que c'est majeur d'augmenter les effectifs de police, sinon on n'y arrivera pas. Et pourquoi ? Parce que lui-même, comme Nicolas Sarkozy, quand ils étaient au pouvoir, ils ont baissé les effectifs de manière drastique. Et quand François Fillon, au débat, m'a dit « Ah oui, mais je suis soucieux des finances publiques », je rappelle qu'il a, en catastrophe, été obligé de faire un plan d'augmentation d'impôts de 11 milliards en 2011, parce que justement, ils ont laissé filer les dépenses publiques. À cette époque, Jean-François Copé, vous dirigez le groupe UMP à l'Assemblée,

4:12
Présentateur

on ne vous a pas entendu expliquer. Alors, vous n'avez pas entendu dire qu'il fallait épargner les policiers.

4:18
Jean-françois Cope

Et sans doute vous-même, vous chroniquiez, comme on dit, les divergences qu'avec un certain nombre de députés... Pas sur cette question des effectifs de police. Non, mais c'était sur l'ensemble. Attendez, rappelez-vous ce qu'on a pu dire sur le Grenelle de l'environnement, sur la loi sur la burqa. Vous savez qu'on a eu un échange très vif lors du débat, où ils ont essayé, Sarkozy comme Fillon, de s'approprier un texte dont tout le monde sait, c'était une notoriété publique, que je l'avais porté, le texte d'interdiction de la burqa, avec tous les députés de notre majorité, ils ne voulaient pas l'entendre. Donc, non, non, il y a eu des divergences fortes.

Mais à la limite, c'est la vie, c'est normal. Ensuite, on a fait, nous, oeuf de loyauté, parce qu'il fallait soutenir le gouvernement, et qu'il n'était pas question d'ouvrir une brèche par rapport à l'opposition de l'époque.

4:56
Présentateur

Un mot des Etats-Unis, Jean-François Copé. Donald Trump, c'est la version américaine de la droite décomplexée. C'est l'Amérique décomplexée que vous aimez tant, la droite décomplexée ?

5:05
Jean-françois Cope

Trump ? Non, non. Non, ça c'est la droite populiste. Un discours contre les élites ? Non, d'abord, vous ne me entendrez jamais dans un discours contre les élites. Ce n'est pas le sujet. Je pense qu'au contraire, ça c'est le populisme absolu. Que les élites aient été défaillantes à tel ou tel moment, ben oui, ça bien sûr. Enfin, ça ne suffit pas à construire un discours politique responsable. Et moi, je suis évidemment très sévère sur tout ce que j'ai pu entendre de la part de la campagne de Trump, qui d'ailleurs est en déconnexion même avec celui du parti républicain américain, qui est quand même très différent de tout ça.

Mais c'est vrai que cette campagne était très intéressante à suivre, mais en même temps très difficile, parce qu'on a deux discours complètement différents entre Hillary Clinton et Donald Trump, et que moi je ne peux pas suivre, évidemment, ce que raconte Trump, bien sûr.

5:49
Présentateur

En France, l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Jean-François Copé, la justice pourrait bloquer aujourd'hui les travaux du futur chantier. Est-ce qu'il faut arrêter les frais et renoncer à cet aéroport ?

5:58
Jean-françois Cope

Je n'y comprends plus rien. Ce sont des dizaines de recours, vous le savez, qui ont tous été rejetés. Il faut absolument maintenant que l'autorité politique assume sa responsabilité. Le gouvernement s'est engagé, donc il y a une décision de justice qu'on attend. Je serais, pour ma part, troublé que celle-ci conduise à un report de l'ouverture du chantier, parce que c'est l'intérêt national qui est en jeu, et la crédibilité du gouvernement aussi. Si la justice dit non ? Si la justice dit non, la justice dit non. Je propose qu'on l'attende. Et on arrête ? On verra ce que dit la justice.

Là encore, comprenez que c'est difficile pour moi d'anticiper une décision qui n'a pas été prise par les magistrats.

6:38
Présentateur

Décision politique, disait hier à ce micro François Fillon, qui voit la main du gouvernement derrière la décision qui va être annoncée aujourd'hui.

6:44
Jean-françois Cope

Oui, moi je n'ai pas pour habitude de tenir ce genre de propos. Je pense qu'il faut laisser la justice travailler. Si on commence en permanence, en fonction de ce qui arrange ou de ce qui n'arrange pas, à commenter les décisions de justice, on ne s'en sort pas. Bon, simplement, je dis que moi j'espère vraiment que la justice décidera de rejeter tous ces recours parce qu'en réalité, derrière tout ça, il y a l'autorité de l'État qui est bafouée dans ce dossier, d'autant plus bafouée que cet aéroport est un investissement absolument majeur pour le Grand Ouest.

On ne peut pas d'un côté s'inquiéter de ce que Christophe Guilloui, le géographe, appelle la France périphérique et les difficultés du Grand Ouest à s'en sortir et de l'autre, balayer d'un revers de main cet aéroport qui est aujourd'hui, ce projet d'aéroport qui est aujourd'hui l'objet d'attaques en règle de mouvements d'extrême gauche qui n'ont plus rien à voir avec l'intérêt supérieur et de notre pays et même de cette région.

7:39
Présentateur

Jean-François Copé, invité de France Inter jusqu'à 9h. Vos questions dès maintenant. Le standard de France Inter est ouvert. 01, 45, 24, 7000 ou les réseaux sociaux avec le mot-clé interactif dans une poignée de secondes. La revue de presse, Hélène Jouin.