"Quand il s’agit de la jeunesse, la démagogie, il n’y a rien de plus facile" (Sabrina Roubache)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
On va parler des manifestations et du projet de loi Casseur Payer. D'abord, les annonces sur les lycéens et Parcours Sup. Manuel Bpart dit que c'est un nouvel exercice d'enfumage. Vous attendez quoi de ce débat ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Vous parlez de 15 000 places créées dans l'enseignement supérieur. Pouvez-vous préciser ces mesures ?
- 4:46OuverteRéponse partielle
Vous annoncez 28 élèves par classe de seconde pour 50 % des établissements. Est-ce que vous pouvez garantir que cette mesure sera maintenue après l'élection présidentielle ?
- 6:10OuverteRéponse directe
Le projet de loi Casseur Payer prévoit de saisir des prestations sociales comme le complément familial ou la prime d'activité. Vous soutenez ça ?
- 8:46OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez une grève générale à partir du 5 novembre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:22Locuteur 2Fait
« Celui qui ferait médecine pourrait devenir pilote de ligne. »
- 4:08Locuteur 2Fait
« Il a fallu quelques semaines pour mettre les choses en place. »
- 6:48Locuteur 2Fait
« Les allocations familiales, les aides personnelles logement, le RSA pourront également être saisis. »
- 7:25Locuteur 2Fait
« Les parents dans le cadre de mineurs, ils sont responsables de leurs enfants. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Sabrina Roubach. Bonjour. On va parler des manifestations. On va aussi parler du projet de loi Casseur Payer qui a été durci du côté de du Sénat cette nuit. Mais d'abord, je veux vous entendre sur les annonces en ce qui concerne les lycéens. Il y a il y a un vote, il y a non, il y a un débat sans vote du côté de l'Assemblée nationale aujourd'hui, notamment sur le sujet de Parcours Sup. Manuel Bpart, il dit que c'est un nouvel exercice d'enfumage. Vous attendez quoi de ce débat ? Ben écoutez euh moi plusieurs choses déjà. On peut pas raconter et laisser raconter n'importe quoi. Quand on il s'agit de notre jeunesse, être faire de la démagogie, il y a rien de plus facile. Vous savez, être du côté euh des jeunes en disant "Oui, ils ont absolument tout
le monde a absolument raison, surtout, il faut supprimer parcours sup." Je rappelle à Manuel Bonpard quand même que j'ai connu moi une période, enfin en tout cas sur les inscriptions dans le supérieur, c'était le tirage au sort. C'était premier arrivé, premier servi. Celui qui avait un chèque de ses parents pour s'inscrire à la faculté, le premier qui arrivait, celui qui avait du réseau arrivait à s'inscrire avant les autres. C'est on propose quoi ? Un débat sans vote permet une chose, au moins d'avoir des positionnements clairs et avec des solutions parce que pour l'instant, il demande euh la suppression de parcours sup pourquoi en face ? une école ou un ou une un enseignement supérieur qui ne sélectionne rien, ça veut dire que je je vous le dis, celui qui ferait médecine
pourrait devenir pilote de ligne. Non non, il faut revenir à la raison sur parcours supours sup, il va ça ça va être remplacé, on nous dit d'ici 2028, il va y avoir des des discussions, sauf qu'entre-temps, il y a l'élection présidentielle. Comment vous pouvez garantir aux Français aujourd'hui que la version de parcours sup, elle restera en vigueur alors même qu'il y aura peut-être un nouveau il y aura un nouveau président ? Le président de la République l'a dit, l'a dit lors de son allocution, les Français vont devoir choisir dans 6 mois un nouveau président. Il faut que cette élection se tienne sur cette présidentielle qui est le moment de la démocratie française peut-être le plus important et que ce que nous faisons maintenant, moi vous savez, moi je suis
une grande pragmatique devant l'Éternel. Moi je suis une chef d'entreprise à la base, je suis ministre de l'enseignement pro je suis la la ministre des lycéens pro et j'aimerais qu'on parle un peu d'eux parce que ce que je n'entends pas beaucoup par contre cette fameuse voix professionnelle dont euh qui représente quand même un/ers de tous nos lycéens, je vous donne le chiffre. 667200 lycéens improent 1/3 de tous nos lycéens 2070 lycéens pro cette année sur la plateforme de parcours supons 60000 lycées impro qui sont arrivés en plus on a annoncé et je et ça fait partie des mesures importantes parce que ça va je vais vous répondre sur le débat on crée 15000 places dans l'enseignement supérieur dont c'est pas rien hein 10000 en BTS est-ce que vous savez que le BTS
donc le brevet de technicien supérieur et le diplôme on va dire préféré de nos jeunes en lycée pro. Encore autre chose, je travaille, je vais l'annoncer. Ça fait partie du deuxème paquet de mesure qui va concerner notamment la voie pro sur le certificat de spécialisation qui va changer la vie des jeunes parce que je le fais rentrer dans le supérieur, c'est-à-dire comment est-ce que vous accompagnez cette jeunesse notamment de la voie pro vers le supérieur ? par rapport à parcours sup. Quoi que nous fassions maintenant, ça ne vous a pas échappé, ça n'a échappé à personne. Il va y avoir une élection, on décide de bouger maintenant puisque c'est une demande aussi de la jeunesse, plus de transparence. Et je rappelle quand même que sur les les la plateforme, vous
savez ce que les là où les jeunes ont pu être consultés, parcours sup arrive pas en numéro 1, pas du tout. C'est les emplois du temps qui arrivent devant, c'est plutôt le Oui, mais les les revendications des lycéens, on les connaissait. Je veux dire je veux dire avant même avant avant même la la plateforme que vous avez créée euh il y a eu 100000 contributions, il faut le dire. Euh il suffisait juste de regarder les nos antennes pour connaître les les revendications. Pourquoi avoir mis autant de temps pour faire des annonces ? Parce que vous savez quand la politique parfois enfin je vais vous dire une chose, on nous demande tout le temps action réaction. Non, il faut penser les choses, il faut arrêter. Maintenant, moi je vais vous dire, je suis pas quelqu'un
à qui on met la pression. Moi je dis puisque on a besoin de consulter, on a besoin d'entendre et on a besoin de comprendre. Ce n'est pas parce que à la télé vous en avez quelquesuns qui disent des choses que c'est une vérité absolue. Et encore une fois, on peut pas nous reprocher de dire les choses maintenant. Il a fallu quelques semaines pour mettre les choses en place. Vous pensez que vous créez 10000 places en BTS, euh 4000 en IUT et 1000 à l'université en claquant des doigts et tous ceux qui viennent à chaque fois nous attaquer, est-ce qu'ils ont une baguette magique ? Je rappelle quand même que Jean-Luc Mélenchon a été ministre de la formation professionnelle et de l'enseignement pro. Enfin, il me semble pas. Enfin, il me semble pas puisque maintenant ils
disent beaucoup de choses. Il fallait le faire quand il était ministre. Parmi les annonces du gouvernement, il y a ce élèves par classe de seconde pour notamment les établissements qui va concerner 50 % des établissements les moins favorisés. Mais donc on parle de la rentrée 2027. Là, vous êtes en capacité de dire au aux parents de futur lycéen de de seconde, il y aura 28 élèves par classe en ce qui concerne ces classes là, même si on n'est plus au pouvoir. Bah écoute, non mais c'est pas ça. C'est en fait dans votre question, il y a deux contradictions. On fait des choses, on répond et c'est vrai, il faut le dire, on répond à quelque chose qui était un vrai sujet, le les classes trop surchargées. Moi, si je prends l'exemple de ma fille qui est en terminale, en
première, ils étaient 34. Bon, voilà. Donc la réalité c'est que le pouvoir qui arrivera, le président ou la présidente qui arrivera, le nouvel exécutif qui arrivera, le nouveau parlement, le nouveau le la nouvelle assemblée nationale, ben elle devra se prononcer sur est-ce que on maintient, c'est une très bonne mesure de dire dans les classes de seconde, on ne sera plus jamais plus de 28 ou pas. L'autre l'autre actualité qui raisonne aussi avec celle des des lycéens, c'est ces mobilisations. Il y avait des lycéens notamment le le 17 octobre, j'ai pu le constater sur le le terrain, il y a une nouvelle journée de mobilisation, de manifestation ce samedi. En ce moment, il y avait du côté du Sénat le projet de loi Casseur Payer porté par le le gouvernement. Il a été durci ce texte.
Euh l'État pourrait donc se retourner, y compris contre les auteurs indirects des dégradations, dans une limite de 10000 € par personne. Euh donc les allocations familiales, les aides personnelles logement, le RSA pourront également être saisis sur le fondement de ce texte. Sauf que sauf que les sénateurs ont durci le texte cette nuit et ils veulent ils ont intégré des prestations sociales comme le complément familial, la location de rentrée scolaire mais aussi la prime d'activité. Vous vous soutenez ça ? Moi déjà c'est un texte qui a été durci, vous l'avez dit au Sénat. Moi ce que je pense surtout c'est que les gens ne supportent plus ne supportent plus et je vous le dis encore une fois mes sœurs sont commerçantes donc je peux à un moment donné on ne peut plus accepter
que ceux qui cassent et qui pillent s'en sortent facilement. Ce n'est plus ce n'est plus comment dire au contribuable français de payer pour eux. En revanche, ce que je crois aussi et je pense que mon collègue de ce que j'ai lu, mon collègue Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur qui porte ce texte très important que le premier ministre avait annoncé très tôt et je me rappelle ça faisait pas une ligne dans les journaux. Mais est-ce qu'il faut aller chercher la location de l'entrée ? Moi moi ce que je crois ce que je crois c'est qu'il faut de l'autorité et de la responsabilisation. Dès que vous parlez de la responsabilité des parents, je rappelle quand même que les parents dans le cadre de mineurs, ils sont responsables de leurs enfants. On le sait déjà avec bah il y a il y a quand
même des assurances, on l'a tous euh sur le civil, mais ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut plus accepter. Ce n'est plus acceptable. et vous savez maintenant vous allez vous retrouver avec tous les weekends parce que l'immobilisation vous savez au fur et à mesure on avance dans un dans une dans des discussions, dans un consensus et regardez on est capable d'avancer ensemble d'avoir entendu mais dans la rue il y avait autant de monde quasiment autant de monde ce weekend que le weekend du 17 octobre. Les revendications elles sont là. Absolument. Mais il arrive un moment quand l'exécutif dit "OK, sur telle chose, on va avancer ensemble, on va créer des places". Parce que là, je parle vraiment des revendications lycéennes et que on continue que le weekend que le weekend il y a des
manifestations, c'est normal, c'est un droit constitutionnel. En revanche, que nos commerçants aient peur d'ouvrir et que nos commerçants ne puissent plus travailler et voir leur chiffre d'affaires complètement explosé. Je vais vous dire une chose, on va se retrouver avec une France des mobilisations face à la France des commerçants qui ne peut plus travailler et c'est ce qu'il faut éviter et c'est pour ça que le président de la République juste je termine le président de la République était du côté de Marseille cette semaine. Absolument. Nous étions à Marseille avec le président de la République, avec le ministre de l'intérieur et le ministre Serge Papin où on a dit à un moment donné, il faut absolument éviter dans les cortèges les centre-villes pour laisser nos commerçants passer leur
période et c'est normal, c'est la période la plus importante pour les commerçants. C'est la période qui arrive à Noël. Il ne faut pas opposer de France. Est-ce que vous craignez une grève générale à partir du 5 novembre ? Parce qu'on on voit quand même sur notre antenne, on voit les témoignages de certaines professions. Certains veulent une convergence des luttes. La CGT appelle à une grève générale à partir du 5 novembre. Est-ce que vous craignez une greffe générale ? Non, vous savez, moi j'ai pas fait de la politique pour craindre, j'ai fait de la politique pour m'engager, essayer de faire tout ce que je peux pour apporter à l'intérêt général. Beaucoup de professions, je parle des professions, par exemple, les métiers du bâtiment, les travaux publics, je je rencontrais
la semaine dernière encore le président de la Fédération du bâtiment. La réalité c'est que beaucoup de sujets sont sur la table. Il ne faut jamais craindre ni les mobilisations. Vous savez, moi j'ai j'ai été syndiqué donc je c'est très important de pouvoir exprimer des des divergences et c'est normal de vouloir des améliorations, de vouloir manifester, je rappelle encore manifester enf c'est quand même la grandeur de la France de pouvoir permettre dans ce moment, vous savez tous ceux qui ont attaqué le président de la République sur l'état d'urgence. La réalité c'est que s'il y avait eu l'état d'urgence, on pourrait plus manifester et on pourrait plus donner justement la parole à ceux qui ne sont pas d'accord avec l'exécutif. Et c'est comme ça que vous faites du progrès social.
Merci. Merci Sabrina Roubach. Et en exprimant les choses, merci beaucoup.
Sabrina Roubache