Macron-Retailleau : "Aujourd'hui la parole présidentielle ne pèse absolument plus"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse partielle
Bruno Retailleau a-t-il une légitimité face à Macron ?
- 3:00RelanceÉludée
Le macronisme existe-t-il selon vous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau séduit-il l'électorat RN ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les primaires de la droite sont-elles une machine à perdre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Jules TorFait
« La parole présidentielle ne pèse absolument plus aujourd'hui. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Europin soir 19h 21h Stéphanie de Muru et toujours en compagnie de Nathan de Vert et Jules Tor ont évoqué Bruno Retaillot et Emmanuel Macron qui a un petit peu pour ainsi dire remis à sa place le le ministre de l'intérieur il a peut-être manqué une une occasion de d'agir de manière plus grande. Non non parce que de toute manière le président de la République n'a n'a quasiment aucune légitimité aujourd'hui. La parole présidentielle ne pèse absolument plus aujourd'hui.
On sait qu'Emmanuel Macron avait recadré he ses ministres, il l'a déjà fait. C'était il y a un mois lorsque Bruno Rotaillot avait fait, vous savez, cette tribune dans le Faro sur les énergie renouvelable et qui avait provoqué une première crise en réalité au sein du gouvernement. il avait enjoint à ne pas parler et bien des sujets qui ne sont pas les siens de choses que Bruno Rota est ministre d'État et donc il peut parler de tous les sujet puisqu'il a une prérogative interministérielle et que Bruno Rota était président des Républicains.
Donc de toute manière, moi je suis pas sûr qu'on aurait eu des débouchés très intéressants et très concrets de ce rendez-vous entre Bruno et Retaillot et Emmanuel Macron car car le sujet car le sujet c'était sur la crise algérienne et on sait qu'ils ne sont pas d'accord. Moi ce que je constate oui, c'est qu'il y a une tension au sein de du sommet de l'État. Bruno Rota et Emmanuel Macron, ils sont d'accord sur pas grand-chose.
On le savait avant même que Bruno Rotaillot arrive au ministère de l'intérieur. Aujourd'hui, évidemment Bruno Rotaillot ne peut pas montrer euh qu'il est euh qu'il collabore, si je puis dire, à ce macronisme finissant. Et donc c'est pour ça qu'il avec certaines notes, avec des pointes, voilà, il il certaines ruptures et et il et comment dire, il fait il fait exprès de montrer qu'il a vraiment il soigne ses différences avec Emmanuel Ma tenté qu'on l' pas compris.
Nathan de ver. Déjà quand vous dites Jules que le président n'a aucune légitimité n'a plus bon si Bruno Rotaillot avait le le quart du 12e du tiers de la légitimité du président de la République il pourrait s'exprimer autrement. Moi ce qui me choque dans cette histoire ce n'est pas que Bruno Rotaillot exprime sa différence vis-à-vis du macronisme.
Non seulement c'est son droit mais je pense que c'est son intérêt que c'est légitime et que c'est sa stratégie. C'est tout à fait légitime. Ce qui est gênant dans les déclarations qu'il a faites à valeur actuelle, c'est qu'il nie l'existence de son adversaire.
Il n'a pas dit Bruno Rota n'a pas dit son adversaire c'est le macronisme. Bruno Rota n'a pas dit le macronisme existe et je ne suis pas macroniste. Il aurait pu dire ça.
Le macronisme est dangereux pour la France et moi j'ai un autre projet. Bruno Rota dit le macronisme n'existe pas. Non, il dit c'est ça sera la fin du macronisme au dévient à dire ce n'est pas une idéologie, ça n'existe pas.
Est-ce que vous êtes capable de me résumer le macronisme ? Alors, je peux vous dire une chose de façon absolument certaine, c'est que les électeurs d'Emmanuel Macron ne voteront pas pour la droite identitaire de Bruno Rotaillot ou alors à la marge. C'est-à-dire que il a des supers, il a des suers dans les tous les sondages d'opinion, il est très populaire chez électire de droite entre la droite orléaniste, légitimiste, bon appartiste et cetera.
La droite de Bruno Rotaillot qui est une droite identitaire n'a juste absolument rien à voir avec la partie de droite du macronisme et n'a absolument rien à voir même avec Édouard Philippe. Bien moi je prends le paris avec c'est évidemment une droite identitaire là. Il vient de là Bruno Rotaillot, il vient de là.
C'est toute sa trajectoire politique. C'est une droite qui a des accents identitaires hyper conservatrice et identitaire. Et et et avec l'idée d'une subversion migratoire, avec l'idée d'un enauvagement, avec l'idée de de de de d'une identité de la France qui serait menacée par un certain nombre de problèmes extérieurs, c'est son droit d'ailleurs d'avoir laession ces craintes là, elles étaient pas essentiellement exclusives à Bruno Roto, au gouvernement.
François Baou a parlé de submersion migratoire. Géral de Darmanin parle d'auvagement de la société. J'ai pas l'impression qu'il soi le les représentants d'une droite identitaire.
Mais en réalité, ce que je voulais dire sur Emmanuel Macron qui n'a plus de légitimité, c'est qu'il ne tient plus personne. Il a un Premier ministre qui s'est autonommé à Matignon, il a un gouvernement qu'il ne tient plus puisqu'il n'a nommé aucun. Normalement le le le président le Premier ministre propose et le président dispose, bah là c'est le premier ministre qui a choisi et qui a disposé.
Donc en réalité, c'est pour ça qu'il ne contrôle plus personne et qu'on et qu'on savait qu'il ne qu'on en tire rien de de ce rendez-vous. Ce qui est intéressant, c'est de voir que ce Emmanuel Macron critique aujourd'hui, c'est exactement ce qu'il a fait à François Hollande. C'est là, c'est là où c'est quand même exceptionnel quoi.
Dès dès l'année 2015 quand Emmanuel Macron commence à dire alors que il a fait peut-être un peu plus tard quand même rest. av dès 2015 quand il commence à à aller chercher à Londres des fonds et qu'il sait très bien qu'il va qu' va être candidat. Oui, mais en fait le problème c'est que on était pas du tout dans la même configuration politique.
C'est-à-dire que il y avait 340 députés socialistes. François Hollande était certes pas dans la meilleure forme de sa vie en terme sondagier. Il avait une assise électorale et et parlementaire beaucoup plus forte qu'Emmanuel Macron aujourd'hui.
Et c'est en ce sens-là où je vous dis qu'il a plus de légitimité, c'est que il a aucune autorité sur ses ministres. Il a pas de majorité. à l'Assemblée nationale et pardonnez-moi dans les sondages et dans les dernières élections qu'on a eu, il a perdu les élections législatives de 2022, il a perdu les européennes de 2024, il a perdu les statutes de 2024 et le dernier barrière 19 % de de Français satisfaits.
Je prends je prends un paris avec vous. Vous êtes un fin analyste de la vie politique. Euh des présidents dans l'histoire qui ont pu baisser de popularité en fin de mandat, ça existe.
Bruno Rota a une hausse de popularité 2 ans avant une élection présidentielle. Il vient de nulle part. Euh il je il vient de nulle part au sens où il n'avait pas une popularité nationale présentée comme présidential, il vient de nulle part et euh euh je pense que cette forme du bris qui est la sienne alors que d'ailleurs Emmanuel Macron, je pense que c'était pas exclu encore moins de Emmanuel Macron aurait peut-être pu éventuellement ne pas complètement être opposé à la candidature de Bruno Rota mais le fait que Bruno Rotaillot et cette forme d'Ubris 2 ans avant la présidentielle en général dans l'histoire des de la 5e République quand quelqu se prend à se comporter ainsi 2 ans avant l'élection on sait comment ça fin par que tout le monde a en tête quand même Jul Tor on va on va pas se se voiler la face tout le monde en tête 2027 d'ailleurs le maire aussi de Cann vous avez entendu David Lisnard qui appelle les formations de droite à se mettre d'accord sur 10 il a une stratégie plus intelligente il est moins dans l'attaque frontale et il est dans la préparation calcul il est moins en première ligne.
Non mais alors attendez David Lissard qui appelle donc à des primaires ouvertes à droite pour désigner un un candidat unique à la présence présidentielle et sera d'ailleurs notre invité demain sur sur Europenard. Il la voit autour de mai cette primaire Jules Torz. Non mais elle a extrêmement bien marché la dernière primaire ouverte des républicains.
Elle a extrêmement bien marché mais elle a terminé avec une candidate qui fait moins de 5 % à la présidentielle ce qui est un score historiquement faible pour la droite. Et moi je pense à titre personnel après c'est pas une vérité générale que la primaire est une machine à perdre. En effet, mais ce qui est intéressant, c'est où est-ce qu'on la situe ?
Bon, David Lisnard nous dit que c'est du centre droit à la droite dur. Est-ce qu'on intègre par exemple quelqu'un comme Écour ? Est-ce qu'on exclut complètement le Rassemblement national alors qu'aujourd'hui LR ne pourrait jamais gagner s'il ne récupère pas les électeurs du RN ?
Je pense que Bruno Ro il a aucun intérêt aujourd' primaire vu l'ubris dont on attend parle vu la code de popularité qui est la sienne aujourd'hui. Mais c'est intéressant moi je trouve ce qu'il fait c'est que en disant finalement non pas que le macronisme n'existe pas ça je suis pas tout à fait d'accord il dit que le macronisme a existé qu'il terminera avec Emmanuel Macron mais que le macronisme qui est une sorte de en même temps condamne à l'impuissance. En réalité, c'est une analyse politique qu'on peut faire le en même temps.
On l'a beaucoup critiqué de depuis des années. Sur la question algérienne, on a aussi dû en même temps. Sur toutes les questions sécuritaires et même d'économie, on a dû en même temps.
Qu'est-ce qu'il fait Bruno Rotaillot ? et bien il va séduire un électorat de centre droit qui pourrait être potentiellement celui de Douard Philippe qui qui qui commence à agacer qui commence à être agacé par les postures de de de d'Emmanuel Macron notamment sur ces sujets où on sent que quand même dans l'opinion il y a un durcissement sur les questions sur les questions sécuritaires et Emmanuel Macron n'a pas vraiment beaucoup fait sur ces questionsl donc c'est pour de séduire de la droite dure comme vous dites à la au centre droit Root séduit plutôt oui du centre droit les électeurs mais même 2/ tiers des électeurs du RN, ça veut pas dire qu'il va les récupérer parce que moi je pense que le problème pour la droite, il est là. Je pense que les électeurs qui sont partis au national ne reviendront jamais.
Jamais. Et d'ailleurs, on le voit, Bruno Rota a des très bons sondages. Il a des sondages à 10 12 13 % qui ne font jamais baisser Marine Le Pen ou Jordan Bardella selon les hypothèses.
Donc c'est bien que que l'électorat qu'il va chercher, c'est qu'il ressuscite une sorte d'électorat de droite qui voilà ne se retrouvait plus dans le jeu politique et il a récupéré aussi les les électeurs du macronisme. Bruno Retaillot Agas beaucoup le RN Nathan de vert sur l'analyse c'est intéressant. C'est vrai euh ce que vient de nous dire Jul Tores, il il y a il y a plusieurs d'abord sur le RN, il y a deux RN comme tout le monde le sait.
Il y a le RN entre guillemets, du nord, c'est-à-dire de d'un vote de gens qui ont mal vécu la la désindustrialisation euh et qui se retrouve qui ont été poussés dans le RN et dans le RN de Marine Le Pen vers le RN de Marine Le Pen par leur popérisation et puis il y a le RN du sud du sud-est quoi le RN du Sud-Est. Peut-être que Bruno Rotaillot aurait des choses à leur dire qui pourraient les intéresser précisément parce que c'est un vote essentiellement et c'est pas une critique, c'est un constat identitaire et que et que Bruno Rota j'insiste là-dessus ça sa marque de droite par rapport à d'autres personnes, même par rapport à quelqu'un comme Laurent Voquier, c'est que c'est quelqu'un qui on peut lui reconnaître la constance qui a toujours été dans cette vision là de la société française et du rôle que la droite devait avoir dans la vie politique. Sure.