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interviewPS - Parti socialiste· 17 octobre 2023 34 min

🔴 EN DIRECT | Conseil national : discours du Premier secrétaire, Olivier Faure

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Olivier Faure

la vie pour la seconde fois en trois ans à l'un de nos enseignants. On leur demande tout, on leur doit tout. J'étais hier soir à République, à l'hommage rendu à Dominique Bernard, et vous le savez ici, ils sont 859 000 enseignants, héros du quotidien, auxquels on ne rend hommage finalement que lors des drames qui les touchent. Dans ce combat contre l'obscurantisme, le fanatisme religieux, il faut y se tenir sans réserve. L'école, c'est pour nous toutes et tous le lieu de l'émancipation, le lien qui permet d'ouvrir à tous les savoirs, à la connaissance, à la science, de sortir des déterminismes, notamment sociaux. L'école, c'est le premier combat des socialistes.

Aujourd'hui, je le dis aussi gravement, l'école est la capitale de notre douleur nationale. A tous les enseignants de France, je le dis, nous résisterons ensemble. Et je sais que la tentation est grande pour certains, à droite malheureusement, de chercher à instrumentaliser cet événement, d'en faire l'outil d'une communication pour revenir sur la loi immigration. Ce n'est pas de bonne façon de procéder. Je le dis ici, il faut garder la tête froide aussi. Les terroristes cherchent justement à antagoniser nos sociétés, à amalgamer, à faire en sorte que ce soit la guerre de tous contre tous. Et c'est ce que nous refusons aussi.

C'est ce qui fait que nous sommes une grande démocratie, ce qui fait que nous sommes une République, que nous conservons le sens de l'État de droit, même quand d'autres perdent toute boussole et cherchent à faire de chaque événement, de chaque attentat, l'occasion de revenir sur ce que nous avons tissé patiemment, siècle après siècle, comme Républicains. Dominique Bernard était le professeur de cette cité scolaire Gambetta Carnot à Arras.

Et évidemment, nous pensons à la fois à ses collègues, à l'ensemble de la communauté éducative et à ses élèves qui ont même été privés jusqu'à leur deuil, puisque une alerte attentat a été déclarée au moment où ils se retrouvaient lundi dernier, après ce qu'ils ont connu le vendredi précédent. Nous avons, pour ces raisons, et à la demande de très nombreux parmi vous, choisi de repousser ce Conseil national, de ne pas mélanger les moments, de ne pas rajouter à la peine le sentiment d'y mêler aussi nos histoires, nos affaires, qui vont ce soir certainement nous opposer ou peut-être nous rassembler, que sais-je, sur l'avenir de la gauche.

Et je regrette que certains aient pu penser, ou aient pu dire, s'ils ne l'ont pas pensé, que nous avions cherché là un échappatoire. Ce n'est pas tout à fait à la hauteur du moment et de ce que nous vivons ensemble. En ces moments troublés, la nation doit faire bloc et nous devons, nous aussi, faire bloc, chers camarades. Alors, je veux continuer, évidemment, en évoquant ce qui s'est passé hier soir à Bruxelles, dire que c'est l'Union européenne, dans son ensemble, qui est visée aujourd'hui, nos modes de vie, nos modes de pensée. Nous y sommes malheureusement peut-être déjà habitués, mais que nous serons là et que nous ne lâcherons rien.

Nous vivons un moment de notre histoire collective où le tragique est de retour. Je vais bien sûr évoquer dans quelques instants le conflit proche-oriental, mais avant, je ne peux pas ne pas évoquer ce qui vient de se passer il y a quelques semaines en Artsakh, au Karabakh, avec nos camarades arméniens qui, malheureusement, n'ont pas réussi à trouver le même écho dans nos populations. à leurs combats, mais qui ont, eux aussi, subi déplacements, guerres, annexions, de la part de leurs voisins azerbaïdjanais, qui avaient annoncé, il y a trois ans déjà, ce qu'ils feraient, et l'Europe, le monde, est resté aveugle et sourd à leurs cris de détresse.

Et ce que nous vivons là n'est qu'une petite répétition de ce qui se passe à travers le monde. Partout, ce sont les vieux empires qui se réveillent. La Russie, en Ukraine. l'Empire ottoman avec l'Arménie. Je n'ose dire la Chine et Taïwan, parce que je ne veux pas provoquer le sort. Mais chacun voit la menace qui pèse. Et, hélas, le drame est revenu aussi frapper Israël. Le 7 octobre dernier, la foudre s'est abattue sur Israël à nouveau. Jamais depuis la Shoah, autant de Juifs étaient assassinés parce que Juifs. Rien ne peut excuser ce crime. Rien. Ni le contexte, ni la politique menée par le gouvernement Netanyahou, dont il y a beaucoup à dire. Mais rien ne justifie l'assassinat d'innocents.

Le fait d'aller égorger des enfants, violer des femmes, tuer des vieillards, mettre en scène l'enlèvement, le kidnapping d'otages, en faire désormais des boucliers humains. Rien, rien ne permettait et ne permet encore aujourd'hui de qualifier autrement ce crime que par son nom, un crime terroriste perpétré par une organisation terroriste. Ce que la gauche doit porter maintenant, après avoir apporté sa solidarité, sa compassion à l'égard des victimes, sa solidarité avec le peuple israélien, c'est évidemment de porter aussi une parole qui est une parole d'apaisement, de désescalade. Bien sûr, chacun ici peut comprendre le droit à un État à défendre sa sécurité et à se défendre.

mais la défense, ça ne peut pas être la vengeance aveugle. Ça ne peut pas être le blocus, le siège complet de Gaza. Plus de nourriture, plus d'exercité, plus d'eau, plus d'accès aux soins. Ça n'est pas faire injure au peuple israélien que de dire qu'il est un grand peuple et que parce qu'il est un grand peuple, il ne peut pas accepter que son gouvernement enfreigne toutes les règles internationales, même la guerre à ces règles. Et donc, nous sommes de celles et ceux qui, avec Pedro Sanchez, président international et actuellement président de l'Union européenne, appelons évidemment à la désescalade. Appelons à ce qu'un corridor humanitaire puisse être établi.

Appelons à ce que les victimes civiles palestiniennes soient protégées avec la même intensité, la même détermination que nous avons condamnées les victimes civiles israéliennes. Nous sommes également de ceux qui portons, et ça n'est pas nouveau, vous vous souvenez de François Mitterrand à la Knesset. Nous sommes le pays et, je dirais aussi, le parti qui a toujours fait le choix de préserver sa capacité de parler à toutes les parties en Israël et en Palestine, pouvoir continuer à parler d'une même voix aux Israéliens et aux Palestiniens.

A chacun dire sa vérité, à chacun dire qu'il n'y a pas d'autre solution qu'une solution à deux États qui permettent de faire coexister deux États, deux peuples capables de se déterminer et en même temps de vivre en sécurité. C'est ce que nous défendons et nous devons le défendre avec force. Et ce que je regrette, et je le dis avec la plus grande sincérité et aussi, je le dis avec la plus grande amertume, voilà ce que la gauche aurait dû porter de manière unanime depuis une semaine.

Voilà ce que la gauche aurait, voilà ce que qu'aurait été une gauche à la hauteur, une gauche qui sait à la fois nommer les choses pour ne pas rajouter au malheur du monde, mais qui sait aussi à la fois avec ses alliés avoir une parole de fermeté quand il s'agit de défendre les vies humaines parce que chaque vie compte. Et c'est la raison pour laquelle ce matin je disais oui, j'enrage.

J'enrage quand je vois que depuis une semaine nous avons été prisonniers, prisonniers d'une diversion, d'une polémique, d'une horreur en réalité, d'une incapacité à dire les choses, d'abord dans un communiqué, en renvoyant dos à dos le peuple israélien et le Hamas en laissant penser que le Hamas pouvait être une force palestinienne, une armée régulière de Palestine alors qu'elle n'a aucune légitimité pour cela et qu'elle est une organisation qui depuis toujours est la cause du malheur des palestiniens. Ah, ils partagent ce malheur avec d'autres, c'est vrai, mais la réalité quand même, c'est qu'ils ont tout fait pour faire tomber les accords d'Oslo.

Ils ont tout fait pour maintenir dans un état de misère la bande de Gaza, utiliser tout ce qu'ils pouvaient pour radicaliser plutôt que pour chercher la paix. Leurs chartes eux-mêmes ne parlent nullement de paix. Elles continuent à parler des juifs comme des singes et elles continuent à dire qu'ils ne peuvent pas coexister avec un État d'Israël. Alors oui, cette organisation est une organisation terroriste et il faut le dire, le répéter, ne lui donner aucune légitimité. Ensuite, il y a eu cette incapacité par la présidente du groupe insoumis à dire les faits.

Quand elle était interrogée sur la nature de cette organisation, ne pas réussir à dire que c'est une organisation terroriste, au nom de quoi, pourquoi faire ? Et ensuite, cet exposé long que j'ai trouvé même douloureux de Jean-Luc Mélenchon, cet exposé sémantico-juridique pour expliquer qu'il faudrait parler plutôt de crime de guerre que de terrorisme parce que ce serait la façon pour le tribunal pénal international d'être saisi comme si le tribunal pénal international avait besoin de la qualification des faits par la France insoumise pour se saisir d'un fait qui est une évidence, comme s'il fallait que l'un d'entre nous dise au tribunal pénal international qu'il peut se saisir.

Chacun le sait bien, il n'y a nullement besoin de cela. Le tribunal pénal se saisit s'il est saisi d'ailleurs par d'autres et je rappelle qu'Israël n'est pas signataire de cette convention et donc cet exposé-là ne tenait pas debout et c'est jusqu'à ce matin. Alors j'entends la défense qui est faite et je la prends en considération. On nous dit Jean-Jacques Bourdin, bien connu pour chercher les gens jusqu'à l'extrémité, relance à six reprises Daniel Obono pour lui demander si c'est une organisation qui est une organisation résistante, de la résistance palestinienne. Mais à six reprises elle aurait pu répondre que non. À six reprises elle aurait dû répondre que non.

Ce n'est pas la résistance palestinienne. La résistance palestinienne n'a jamais été incarnée, elle ne peut pas s'incarner par le Hamas. Et donc cette suite de fautes est devenue insupportable parce qu'elle met le doigt malheureusement sur des ambiguïtés qui rendent le débat à gauche impossible. Et je le regrette parce que depuis une semaine nous sommes interrogés en permanence non pas sur les faits, sur ce que nous portons, sur cette solution de nos états dont je parlais à l'instant, sur chasser le feu nécessaire. On ne parle que d'une chose, on ne parle que de la position de la France insoumise et de savoir si nous sommes d'accord ou pas d'accord avec cette position.

et c'est ce qui nous rend inaudibles, invisibles aux yeux de ceux-mêmes dont on a besoin auprès de ceux qui devraient nous entendre maintenant. Ne pas laisser s'importer le conflit israélo-palestinien en France en portant justement une parole d'équilibre que la droite ne porte pas. J'étais cette semaine à l'invitation du chef de l'État à l'Élysée. On n'a rien appris de grandiose. Mais c'est toujours intéressant de voir comment se positionnent autour de la table les uns et les autres. Et la réalité c'est que la droite et l'extrême-rate se confondent dans ce moment-là.

La seule chose qu'ils aient eu à dire sur le conflit israélo-palestinien c'est de dire qu'il fallait conditionner ou supprimer les aides au territoire palestinien comme s'il fallait prolonger une punition collective pour tout un peuple coupable d'avoir dans ses rangs des terroristes. Voilà ce qu'ils avaient à dire. Pas un seul d'entre eux n'a évoqué une solution à deux États. Pas un seul d'entre eux n'a évoqué la situation à Gaza. Pas un seul d'entre eux n'a évoqué le nécessaire cessez-le-feu et le retour de la paix. Pas un seul. Eh bien c'est ce débat-là que je voudrais que nous introduisions maintenant.

en étant à la hauteur du moment parce que bien sûr on nous dit toujours que les questions internationales n'intéressent pas les Français. Je ne le crois pas. Je crois que les Français savent bien les conséquences aujourd'hui de ce qui se passe à l'autre bout du monde. Ils ont compris qu'une guerre en Ukraine c'était leur pouvoir d'achat qui était sanctionné aussi en France. Et ils savent que ce qui se passe entre Israël et Palestine peut avoir aussi des conséquences ici.

non pas que nous importerions nous-mêmes le conflit israélo-palestinien mais parce que notre humanité ne se divise pas et que tout ce qui se passe à travers le monde nous intéresse parce que nous socialistes nous sommes internationalistes et que nous continuerons à le rester. Alors chers camarades je viens de le dire il y a une difficulté aujourd'hui avec la France insoumise dans ce débat. Elle ne se limite pas totalement à ce débat. La vérité c'est que je suis très fier de ce que nous avons entrepris il y a 18 mois.

Je suis très fier de l'espoir que nous avons su relever réveiller et autant j'ai de reconnaissance à l'égard des insoumis qui ont permis dans l'élection présidentielle puis dans les élections législatives de permettre à la gauche de se retrouver autant j'ai de colère depuis quelques mois après ces épisodes répétés répétés pendant lesquels nous avons dû effectivement à chaque fois subir cette stratégie de conflit de différenciation maximale qui ne fracture pas seulement entre la gauche et la droite ce qui pourrait se comprendre et se justifier mais qui fracture aujourd'hui d'abord la gauche et ça ça n'est pas acceptable parce que nous avons au contraire besoin d'avancer nous avons besoin de nous retrouver d'élargir ce que nous avons réussi à construire ça n'est pas suffisant nous n'avons pas gagné l'élection législative et donc il faut continuer à aller chercher celles et ceux qui les espèrent qui s'abstiennent qui ne votent plus celles et ceux qui peut-être se sont égarés dans d'autres votes et qui pourraient revenir et donc depuis un an nous aurions dû progresser pour reprendre une expression désormais presque entrée dans le dictionnaire nous aurions dû faire mieux mais nous n'avons pas fait mieux pourtant les événements nous ont donné l'occasion sur l'affaire Quatennens nous aurions pu et nous l'avons fait pour ce qui concerne dire les choses très clairement ne pas donner le sentiment que nous avions le féminisme à géométrie variable que nous étions fidèles à des principes il ne s'agit pas de renvoyer en enfer Adrien Quatennens il ne le mérite certainement pas mais de ne pas considérer que pour un homme politique ce geste là était anodin ou qu'il relevait simplement d'une péripétie d'un divorce difficile il y a eu ensuite bien sûr la question des retraites sur les retraites là aussi il y avait un accord général Boris pourrait en témoigner quand il a demandé après avoir consulté notre syndical après avoir cherché à trouver les points d'accroche entre le mouvement social et ce que nous sommes à l'Assemblée cherché à trouver cette articulation nécessaire et bien Boris avait demandé est-ce que nous puissions aller sur l'article 7 en débattre et peut-être même avoir le moment de le voter l'ensemble des groupes parlementaires avaient donné leur accord à cela tous les groupes parlementaires étaient prêts à supprimer leurs amendements pour pouvoir accélérer le débat et permettre ce débat là et par un tweet qui nous a rattrapé les uns et les autres nous avons d'un seul coup vécu un moment de grande bascule à une voix près paraît-il dans le groupe insoumis mais une grande bascule qui a complètement changé l'optique et qui n'a jamais permis le débat sur l'article 7 ce n'est pas la fin du monde là non plus en réalité nous avons bien compris que l'article 7 en deuxième lecture n'était pas simplement la volonté de LFI c'était aussi la volonté du gouvernement qui nous a sorti le 49.3 assez vite pour que nous ne puissions pas débattre de l'article 7 mais à chaque fois ça vient percuter la volonté collective ce que nous construisons ensemble comme parlementaires et ce qui fait aussi que nous nous rendons d'un seul coup inaudibles parce que c'est cette polémique-là qui a complètement étouffé tout le reste et qui a donné le sentiment que nos désaccords étaient plus importants que ce qui nous liait et ce qui nous liait c'était les meetings communs nous avons passé trois mois ensemble sur les routes de France où nous avons commis meeting sur meeting et nous étions heureux de nous retrouver les meetings étaient pleins partout des gens que nous n'avions jamais vus des salles remplies comme jamais des gens qui venaient dire leur désespoir de devoir travailler deux ans de plus alors même que ils étaient ceux qui étaient sacrifiés sur l'autel du enrichissez-vous qui pourrait être la devise d'Emmanuel Macron dont il a fait le choix depuis le début de toujours privilégier les mêmes et de toujours faire peser la responsabilité la dette sur les classes populaires et puis il y a eu après Naël ou pendant Naël les violences urbaines nous étions d'accord sur l'essentiel il n'était pas possible d'accepter qu'un policier tire sur cet adolescent alors même que la vidéo témoigne du fait qu'il n'était pas une menace pour lui nous étions d'accord pour dire qu'il y a un problème de racisme dans la police nous étions d'accord pour dire que nous voulons évaluer la loi de 2017 parce que les statistiques font apparaître le fait qu'il y a beaucoup plus de tirs mortels depuis cette loi et donc il faut en évaluer le dispositif pour voir s'il faut la faire évoluer évaluer pour évoluer de tout ça nous étions d'accord nous étions d'accord pour dire qu'il y a aussi un lien parfois étroit entre les ghettos urbains qui se sont constitués et la violence qui en émerge à chaque occasion nous avions là matière à aussi faire front contre la droite et l'extrême droite mais parce qu'ils ont refusé d'appeler au calme privilégiant un appel à la justice ils ont là aussi suscité la polémique et étouffé toute possibilité d'être entendu par y compris des populations qui souffraient elles-mêmes de voir leur mairie leur école leur gymnase leur magasin sur une circonscription où c'est un quartier populaire qui a vu brûler son centre commercial le lendemain matin j'étais évidemment sur les lieux les gens pleuraient pourquoi ?

parce que c'était des gens personnes âgées personnes qui n'ont pas de voiture personnes qui qui se disaient mais comment est-ce qu'on va faire maintenant comment est-ce qu'on va faire ils ont brûlé en fait le cœur de notre quartier ce qui le rendait encore vivant on va être encore plus isolé plus relégué et donc cette parole-là nous a rendu encore inaudibles et ce que nous regrettons ensemble aujourd'hui sur le conflit israélo-palestinien je viens de le dire je n'y reviens pas et donc nous avons été souvent seuls devant le but et nous avons tiré à côté et c'est la raison pour laquelle ce scénario ne peut plus se répéter nous n'avons pas signé quand nous avons signé l'accord de la NUPES pour la bordélisation permanente nous avons signé au contraire pour une gauche qui se tient debout pour une gauche qui propose pour une gauche qui sait enfin se retrouver pour proposer au pays un projet pas pour être dans l'AG du move permanente pas pour donner le sentiment que nous sommes dans la énième AG du syndicalisme étudiant non nous sommes celles et ceux qui avons qui aspirons qui voulons gouverner pas simplement témoigner pas simplement résister pas simplement être là pour dire attention stop ça va trop loin non gouverner pour transformer pour bifurquer pour faire en sorte que les grandes revendications que nous portons ensemble sur l'écologie sur le social sur la démocratie soit enfin enfin à l'oeuvre et c'est la raison pour laquelle nous devons maintenant avancer Jean-Luc Mélenchon a été pour nous tous un facteur d'union pardon j'oubliais que vous étiez là je le dis amicalement pour ceux qui ne voient pas Patrick Menouchi sourit c'est bon signe donc vous avez raison pas pour tout le monde je parle pour la majorité et donc pour le parti socialiste dans sa dans sa globalité puisque nous avons des règles qui font que le fait majoritaire s'applique et donc et donc Jean-Luc Mélenchon a été évidemment un facteur d'union mais aujourd'hui il est devenu un obstacle à cette même union on ne peut pas conflictualiser à tout bout de champ on ne peut pas fracturer la gauche on doit au contraire la rassembler et c'est la raison pour laquelle ce matin j'ai dit que il ne pouvait plus prétendre incarner l'ensemble de la gauche alors qu'il la fracture alors qu'il la divise et je le regrette je le regrette et je ne vais pas faire l'hypocrite je le regrette je le regrette pour lui d'abord parce que il avait la possibilité de représenter d'être le centre de gravité de toute la gauche et c'est lui qui a fait un autre choix celui de revenir toujours vers ce socle électoral qui l'a propulsé à deux reprises vers le second tour mais qui n'est pas suffisant pour gagner une élection présidentielle et donc je le dis aussi hier comme aujourd'hui par temps calme comme dans la tempête je reste je reste aussi un partisan absolu de l'union et du rassemblement je ne demande pas moins d'union je demande plus d'union mais mais pas l'union mais pas l'union à n'importe quelle condition je veux que nous soyons fidèles à la promesse du mois de juin 2022 je veux que nous soyons fidèles à la promesse faite à tous ces françaises et français qui ont espéré avec nous je veux que on puisse continuer à leur dire que c'est possible la victoire je veux qu'on puisse leur dire qu'un jour nous serons non seulement le premier ministre mais nous aurons aussi le président et la présidente de la république je veux leur dire qu'il n'est pas vain de croire avec la gauche il n'est pas vain d'espérer avec elle et que nous allons tout faire pour que ceux qui se profilent semaine après semaine ne se réalisent pas la victoire de l'extrême droite et je vous le dis chers camarades je viens de parler de Jean-Luc Mélenchon mais depuis 18 mois il y a aussi eu parmi nous beaucoup de gens qui étaient un obstacle à l'union et qu'il va falloir aussi que chacun ici évolue on ne peut pas sélectionner en permanence et dire voilà je refuse de discuter de tendre la main à tel ou tel il faut poser ses conditions il faut être clair sur ce que nous portons mais moi je me refuse à dire qu'il y a une gauche avec exclusive je n'ai aucune exclusive je ne crois pas aux gauches irréconciliables je ne crois pas à notre incapacité à faire évoluer les uns et les autres au contact des écologistes des communistes des insoumis j'ai évolué et j'aspire aussi à ce qu'à notre contact ils évoluent parce que c'est aussi ça la gauche une interaction permanente une capacité à s'influencer mutuellement si ça n'était pas le cas alors où est l'espérance où est la capacité à gouverner demain ensemble si vous pensez que vous ne pouvez jamais influer sur le cours des choses alors c'est impossible on ne peut pas avancer et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle j'ai approuvé la démarche des jeunes socialistes quand ils ont cherché à travers les épisodes successifs sur l'élection européenne chercher à trouver les points de convergence avec le reste de la gauche j'ai été jusqu'au bout avec les uns et les autres chercher les convergences chercher à faire avancer les insoumis sur des positions qui n'étaient pas les leurs au départ et sur lesquelles ils ont pu avancer j'étais très heureux que dans le texte signé par les jeunes insoumis ils aient accepté que l'OTAN puisse devenir une force qui protège l'Union européenne c'était une avancée formidable et donc nous ne devons jamais renoncer à faire avancer qui que ce soit mais nous ne pouvons pas accepter non plus de nous ranger à n'importe quel destin et donc je vous le dis chers camarades je crois donc à la nécessité d'un changement radical dans la façon de concevoir l'Union et j'appelle à un dialogue franc un dialogue constructif avec toutes celles et ceux personnalités et organisations qui partagent avec nous la volonté d'un programme d'un projet partagé et d'un candidat commun pour 2027 Boris cet après-midi a fait cette interview dans l'Express où il pose deux chantiers qui font suite au moratoire que nous avons posé deux chantiers qui sont assez simples dans leur expression plus compliqués dans leur réalisation un premier chantier mais Boris il reviendra tout à l'heure je le laisse développer un premier chantier tout simplement sur les différents les désaccords qui nous ont opposé depuis un an comment est-ce qu'on fait pour les dépasser est-ce qu'on les dépasse ou est-ce qu'on ne les dépasse pas deuxième chantier sur le fonctionnement de la NUPES à la fois l'intergroupe mais aussi plus généralement les relations entre les partis de manière à ce que aucun parti ne puisse blesser les autres par son expression toujours chercher le centre de gravité toujours faire en sorte que nous puissions même si nous avons des désaccords parler peut-être pas toujours d'une même voie mais toujours faire en sorte de ne jamais dépasser la frontière qui fait qu'à un moment nous nous rendons impossible à suivre par tel ou tel il faut un nouvel état d'esprit refuser toute domination voilà chers camarades ce que je crois et j'appelle donc au renforcement du rassemblement et au rassemblement de la gauche sur de nouvelles bases je le crois possible je vois dans les discussions que nous avons avec les uns et les autres une volonté partagée je ne sais pas jusqu'où chacun voudra aller mais je crois que le moment est à bouger les lignes que la gauche a besoin de cela que nous ne pouvons pas rester immobiles et donc ce moment là c'est le nôtre socialiste c'est le moment de toute la gauche à elle aussi de montrer qu'elle se place à la hauteur de ce moment qu'elle peut être à la hauteur de l'histoire et moi j'ai la conviction que nous nous retrouverons mais maintenant à chacun d'en faire la démonstration merci

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Présentateur

nous allons poursuivre notre conseil national donc Corinne Narassiguin viendra faire un point d'ordre comme l'on dit puisque vous le savez nous y reviendrons décaler le conseil national et puis ensuite il y a deux résolutions qui sont présentées par la direction je propose qu'on fasse ça en deux temps que Corinne présente d'abord la résolution qui concerne le conflit israélo-palestinien sur lequel il y a Sandé Mandi qui est devenu