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interview28 minutes - ARTE· 7 août 2025 23 min

Plastique : il pollue, certes, mais serions-nous capables de vivre sans ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Graver la fin du plastique dans le marbre ou du moins dans un traité. Devant l'Office des Nations Unies à Genève, ses citoyens entendent mettre la pression sur les délégations des 175 pays venus plancher sur le sujet. Nous devons garder à l'esprit que le monde veut et a besoin d'un traité conventionnel sur le plastique car la crise devient incontrôlable et les citoyens sont franchement indignés.

Un plastique omniprésent et dont la production affolle les compteurs. De 2 millions de tonnes en 1950, la production est passée à 475 millions de tonnes en 2022. Elle pourrait atteindre 1,2 milliards de tonnes en 2060 si rien n'est fait, quasiment trois fois plus qu'aujourd'hui.

De quoi aggraver les émissions de gaz à effet de serre et la pollution des eaux notamment. Au-delà des conséquences sur l'environnement, c'est aussi notre santé qui est menacée. Et le problème, c'est que les plastiques sont pas des matériaux inertes, sont des matériaux qui contiennent également des additifs chimiques et ces additifs peuvent potentiellement sortir de ces micro et nanoplastiques pour éventuellement aller s'accumuler dans les tissus des organismes qui les auront ingérés.

Face à cette situation, l'Union européenne tente de trouver des solutions comme la fin du plastique à usage unique dans la restauration d'ici 2030. En France, les gobelets, les pailles ou encore les couverts en plastique ont déjà été bannis. pas suffisant pour certains scientifiques qui appellent à passer très rapidement à la vitesse supérieure.

Pour réduire la pollution, la seule solution aujourd'hui, c'est de réduire à la fois nous-même notre consommation de plastique, mais également à l'échelle mondiale de réduire la production de plastique. Des emballages en plastique qui peuvent mettre des centaines d'années à se décomposer. Alors, comment réduire l'usage que nous en faisons ?

Est-on capable de s'en passer ? Voilà. Et pour en débattre, nous recevons ce soir Joseph Taillefé.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes secrétaire général de PL Alliance qui est le syndicat européen de l'industrie plastique.

Votre dernier livre plastique bashing l'intox paru aux éditions du cherche midi. Et selon vous, dans un contexte du hausse de prix de l'énergie, la solution et bien c'est le plastique. Ça ne coûte pas cher, dites-vous à produire.

En plus, tous les emballages plastiques aujourd'hui peuvent potentiellement être recyclés. À vos côtés, Nathalie Gontard. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes directrice de recherche en sciences de l'aliment et de l'emballage à Linrae, spécialiste des plastiques. Votre livre Plastique, le grand emballement est paru chez Stock.

Et selon vous, on ne pourra jamais se passer de plastique mais il faut réduire, dites-vous, notre consommation et se poser la question de nos modes de vie car le plastique est une drogue dans nos sociétés. Et puis Antoine Guillou, bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes adjoint à la MR de Paris, vice-président d'Amorce. Alors amor, c'est une association qui travaille avec les collectivités notamment sur la question des déchets. Et selon vous, l'idéal serait de pouvoir réutiliser les plastiques plutôt que de les jeter.

Il faudrait aussi davantage taxer les industriels qui vendent des plastiques non recyclables. Et pour entamer cabat, c'est avec vous Hélène et le chiffre du jour. 73 comme les 73 kg que chaque français consomme. 73 kg de plastique que chaque français consomme par an, ça fait 5 millions de de tonnes de plastique consommés tous les ans en France.

C'est bien simple, nous sommes l'un des pays européens les plus grands consommateurs. Alors euh dans quoi est-ce qu'on retrouve le plastique ? Dans quels objets Joseph Taille est fait, on imagine même des objets peut-être où c'est insoupçonnable ici sur ce plateau par exemple ?

Écoutez, dès l'entrée sur dans votre dans les plateaux de votre chaîne, nous avons eu la maquilleuse. Les les éléments pour maquiller étaient souvent en plastique. Là, j'ai le micro qui est en plastique.

Ici, vous avez des gâteaux parfois emballés dans du plastique. Le plastique est partout, c'est le matériaux. Il y a trois trois grandes familles de matériaux qui sont nécessaires, on va dire, à la au fonctionnement économique de l'humanité.

C'est le métal, l'acier, on va dire, et le béton ciment et le plastique. C'est Bill Gates d'ailleurs qui l'a dit dans son livre Climat, comment éviter le désastre. Et donc aujourd'hui, en fait, on ne peut pas, on va dire la question, on va dire philosophique, est-ce qu'on peut se passer de plastique ?

Non, on pourra pas se passer de plastique. Tous les secteurs on besoin, le secteur militaire, le secteur de la santé, le secteur humanitaire. Aujourd'hui, on voit qu'on envoie par exemple de des vivres dans certaines régions dans le monde en par parachute.

Les parachutes sont en plastique et les vivres sont également emballés dans du plastique. Et donc en l'occurrence aujourd'hui, on peut pas, on va dire arrêter ça mais on peut effectivement arriver à se dire qu'il y a peut-être certains types d'usage qui peut éventuellement pourrait s'en passer. On est d'accord.

Mais une question tout de même Gonta, il y a un chiffre tout de même qui est aussi impressionnant, c'est 400 millions de tonnes produit chaque année dans le monde. Le double d'ici 2040. Pourquoi actuellement on assiste véritablement à une inflation du plastique ?

à une inflation du plastique parce que je pense qu'on il y a une très mauvaise compréhension du danger qu'il représente. Et là donc je rebondis sur ce que nous a dit monsieur Taifé qui dit que le plastique est partout mais moi j'ai envie de dire le plastique est vraiment partout hein. Vous en avez dans votre cerveau, dans votre sang, dans vos dans vos organes et on a une mauvaise compréhension de la pollution plastique parce qu'on pense que la pollution plastique c'est uniquement une question de déchets.

Or ce n'est pas le cas le plastique aimé des micro et des nanoplastiques dès le début de sa production. ce qu'on appelle les nécroplastiques hein justement les fameux exemples comme on retrouve en effet partout dans la fausse des mariages tout à fait donc on met en face les bénéfices mais comme les dangers sont très mal compris donc les dangers ce n'est pas une empreinte carbone c'est vraiment l'empreinte plastique c'est-à-dire tous ces microcéanoplastiques qui qui perdurent pendant des siècles et des millénaires et que l'on retrouve absolument partout et qui perturbe le bon fonctionnement du vivant. Antoine Guillou cette pollution plastique elle est difficile aussi à gérer pour les collectivités ?

Oui, bien sûr, parce que les collectivités en réalité sont en bout de chaîne. Les collectivités ont la responsabilité de collecter les déchets et de les traiter ensuite. Mais évidemment euh elles font face à ce que sont les conséquences des choix notamment industriels en premier lieu qui ont été faits avant de mettre sur le marché effectivement bah voilà, c'est tous ces produits en plastique qui sont partout euh dans nos vies et qu'ensuite les collectivités effectivement doivent gérer.

Les citoyens doivent les gérer eux quand ils doivent faire leur choix de consommation mais ils ont pas vraiment le choix en réalité. Et ensuite les collectivités doivent effectivement gérer tous les déchets qui en résultent. Je vous justement quand vous entendez ça c'est deux arguments aujourd'hui autour du plastique.

On a bien compris qu'on aurait du mal à s'en défaire mais il faut s'en défaire. Moi j'ai entendu madame Gontard parler des effets des microplastiques sur la santé. Je citerai l'étude de nature du 10 mars 2025 justement qui un magazine américain efficain.

Tout à fait étude non financée par l'industrie. C'est important de le dire parce que quand vous avez des études financées soit par des ONG ou par de l'industrie, il faut toujours s'en méfier. Là, c'est une étude neutre et en l'occurrence, ils indiquent justement que toutes les études faites sur les microplastiques aujourd'hui comportent énormément de biais, que les histoires de microplastique dans le cerveau, les fameux quatre bouchons dans le cerveau ne sont pas biologiquement plausibles.

Vous avez, on a la preuve aujourd'hui que la fameuse histoire de la carte bancaire que nous avons chaque semaine, je l'écris dans mon livre il y a déjà 2 ans que c'était une fake news, l'étude de WWP l'équivalent d'une carte bancaire carte bancaire, ça a été démenti par différentes études qui sont sorties. On est à 5 g tous les 23000 ans. Donc aujourd'hui, on est sur des quantités infinitésimales et en fin de compte, on est en train de focaliser l'attention sur les microplastiques alors qu'aujourd'hui nous sommes entourés de différentes substances effectivement dans l'atmosphère.

Mais aujourd'hui effectivement c'est la dose qui fait le poison. Là-dessus, je pense qu'on est tous d'accord mais les quantités auxquelles on est soumis aujourd'hui sont très très faibles. Nat Gard, vous êtes d'accord ?

C'est la dose qui fait le poison ? Oui, c'est la dose qui fait le poison, mais la dose, elle est déjà énorme. Nous avons accumulé plus de 9 milliards de tonnes.

C'est bien de parler de la production annuelle, mais finalement c'est pas très parlant puisque un 1 kg de plastique qui est produit va durer pendant des siècles. Donc, il faut parler de la quantité qui est cumulée. Moi, je suis pas d'accord avec ce que vous dites parce que je je vraiment vous éliminez tout un tas de de publications.

Il y a des milliers de publications qui démontrent les effets des microanoplastiques sur le vivant, que ce soit sur notre santé ou sur notre environnement. et ces effets sont vraiment réels. Je pense que nier ça, c'est c'est c'est faire quelque part de la science bashing quoi.

On pourrait appeler ça comme ça. Et il faut y faire attention. Et rien que ces derniers mois, on a eu deux publications qui ont clairement mis en évidence un lien entre par exemple la présence de micro et de nanoplastique dans le sang et les accidents cardio-vasculaires, la présence de micro et de nanoplastique dans le cerveau et et le développement de démence.

Et ça, ce ne sont que deux exemples très récents, il y en a énormément. voir que les industriels se sont penchés, que la science est penchée, mais aussi les pouvoirs publics s sont penchés. On va voir ça avec vous Natacha, la mise de la transition écologique Annie Espagier Runaché avait présenté en juin dernier le plan 2025-2030.

Alors, c'est quoi justement les grandes lignes de ce plan ? L'une des ambitions de ce plan, c'est de réduire en amont la fabrication de plastique non recyclable, d'améliorer la collecte et de développer l'industrie du recyclage en France. Alors pour freiner la production de plastique à usage unique, la ministre souhaite encourager les industriels avec un système de bonus malus avec d'un côté pénaliser les emballage non recyclable et de l'autre instaurer une prime pour les inciter à incorporer des plastiques recyclés parce qu'aujourd'hui environ 35 % des emballages qui sont sur le marché ne sont pas recyclables.

Alors pour de nombreuses ONG, ce plan n'est quand même pas à la hauteur de l'urgence. il est jugé trop axé sur le recyclage et non pas sur la réduction du plastique à la source ni sur le réemploi pour réutiliser une bouteille par exemple. Rien n'est évoqué non plus sur la fin des emballages à usage unique prévu d'ici 2040 comme prévu par la loi Ajec, la loi antigaspillage pour une économie circulaire votée en 2020.

Et il n'y a pas non plus de mesure fiscales structurantes. Votre association amorce, Antoine Guillou demande notamment cette mise en place d'une taxe générale sur les activités polluantes. 5 centimes pour chaque produit non recyclable mis sur le marché.

C'est le concept de pollueur payeur. Alors, selon vous, c'est aux industriels de payer ? Oui, effectivement, nous euh au sein de d'Amorce, association de collectivité, on défend le fait qu'il faut absolument dissuéder le fait d'avoir encore des plastiques qui ne soient pas recyclables.

Mais je remonte encore d'un cran par rapport à ce que vous avez dit. Effectivement, on déplore aussi que dans le plan qui a été dévoilé par le gouvernement, on a assez peu de mesures concrètes effectivement sur la réduction à la source des plastiques qui est quand même le premier enjeu avant de parler de recyclage puisque Nathalie Gontard le disait, le plastique à partir du moment où il existe où il est mis sur le marché, il commence déjà à avoir des effets. Certains qu'on connaît, d'autres qu'on connaît peut-être pas encore sur la santé, sur l'environnement et cetera.

Donc le but c'est avant tout l'objectif numéro 1, ça doit être de réduire le plastique. Ça veut dire interdire des emballages qui sont inutiles, qui n'ont aucune plus-value. Sinon peut-être de faire du marketing.

Ça veut dire bah oui, vous avez on voit tous quand on fait nos courses, il y a des produits parfois on se dit là est-ce qu'il y a vraiment besoin de trois couches d'emballage ? La boîte de gâteau, puis le sachet individuel puis et cetera et cetera. En fait, ces emballages-là, on pourrait tout à fait s'en passer euh dans nos vies.

Donc, d'abord réduire ces emballages et puis avoir des emballages qu'on puisse réutiliser justement pas forcément en plastique, plutôt des emballages pour le coup pas en plastique qu'on pourrait réutiliser plutôt que de les jeter. Effectivement, Joseph TF justement alors sur le concept de pollueur payeur appliqué au plastique. Alors, je constate effectivement que que monsieur qui travaille à la mairie de Paris propose de nouvelles taxes.

Je suis pas forcément opposé à créer de nouvelles taxes effectivement sur les activités polluantes et notamment je reprends ce que Mario Dragui a indiqué dans son rapport sur la compétitivité européenne partie B page 102 remis à la Commission européenne fin de l'année dernière. Déjà première chose, il a indiqué que l'industrie plastique était une industrie stratégique pour l'Union européenne que qu'aujourd'hui l'industrie plastique est celle qui émait le moins de CO2 et de gaz à effet de serre que l'ensemble de toutes les autres industries, le bois, le carton, la céramique, le métal, l'aluminium et que le problème aujourd'hui du plastique c'est quoi ? c'est qu'effectivement le coût du recyclage est plus élevé que le coût de l'incinération et de la mise en décharge en fouissement.

Et donc nous ce qu'on demande c'est effectivement de taxer mais de taxer encore plus ils sont déjà taxés aujourd'hui il a déjà une TGAP qui existe. Mais d'élargir l'assiette sur tout ce qui concerne la mise en décharge de l'enfouissement voire même d'ailleurs de l'interdire. En Allemagne sommes sur une chaîne franco-allemande la mise en décharge des emballages plastiques en Allemagne n'existe plus.

Donc ni en Belgique, ni au Pays-Bas, ni en Autriche. et d'augmenter éventuellement l'incinération. Et ça marchera à mon sens beaucoup mieux que ce que la ministre a proposé parce qu'en fin de compte la subvention qu'elle propose de donner pour inciter à incorporer du recycler, ça va entraîner une hausse des prix hein, faut faire attention.

Nathalie Gontard, pourquoi est-ce qu'on arrive pas à recycler 100 % du plastique ? Il y a des plastiques où c'est pas recyclable. En fait, le plastique ne se prête pas de façon intrinsèque au recyclage.

Il n'y a que une portion très faible qui est de moins de 0,5 % du plastique qui est réellement recyclé. Donc, ce sont les bouteilles en PET, par exemple de de l'eau qui est retransformé en bouteille en PET. C'est on a 30 % de perte, ça s'est fait que deux ou trois fois mais bon, on a quand même une réduction de l'usage du plastique.

Tout le reste de ce qu'on appelle du du recyclage est en réalité du déyclage. C'est-à-dire qu'on ne régénère pas l'objet à l'identique. On va chercher de nouveau déboucher.

Alors, je vous en prends. Je continue sur le même exemple. La bouteille en PET, au lieu de refaire une bouteille en PET et bien elle va devenir par exemple une veste de costume ou un pull au vert.

Excusez-moi. Par PET. Quand vous dites PET, c'est quoi ? polylin terftalat c'est vraiment les les bouteilles en eau assez classique qu'on peut trouver sur le marché et le problème finalement si alors évidemment on se dit c'est bien on donne finalement un une utilité alors c'est un problème parce que ces plastiques qui sont décyclés continuent de polluer il continuent d'émettre des micros et des nanoplastiqu on cherche de nouveau débouché donc on fait disparaître des filières entières comme la filière de la laine qui est en train vraiment de se casser la figure actuellement et ensuite on crée de nouvelles filières qui sont dépendantes au déchet chez plastique.

C'est-à-dire que même si un jour on décide qu'il y aura des fontaines à eau absolument partout et qu'on pourra utiliser des gourdes et qu'on aura plus besoin de bouteilles en PET, et bien il en faudra quand même parce qu'il va falloir nourrir. Donc quelque part ces technologies elles servent actuellement surtout à rassurer le consommateur pour qu'il continue. Mais je c'est ça qu'on ne sait pas faire aujourd'hui vraiment recyclerement.

Alors justement l'Allemagne est un exemple 50 % de recyclage des emballages plastiques. La Slovaquie 60 %. En France on est effectivement à 23 25 %.

Il y a différentes causes, ça prendrait beaucoup de temps pour vous expliquer pourquoi. Par contre, ce que dit madame Gontard, on pourrait le dire à ce moment-là concernant le carton parce que le carton alimentaire ne redevient pas du carton alimentaire, il devient du papier toilette. Vous avez les canettes d'aluminium aujourd'hui qui deviennent des carters de voiture et effectivement vous avez des pots de yaourt en plastique qui peuvent devenir des cintres.

Moi, ça me dérange pas que ça devienne un cintre. Un cintre n'est pas un produit à usage unique. C'est un produit qui dure plus longtemps qu'un produit à yaourt.

Et pour rappel également, et je terminerai là-dessus, l'Europe et la réglementation européenne parce que tout est juridique aujourd'hui, reconnaît ce qu'on appelle le recyclage en boucle ouverte, chose que madame Pontard appelle décyclage. Antoine Antoine Guillou, on va juste, excusez-moi, retourner un petit peu Antoine Guillou, justement, c'est aussi on dit aussi tout ça quand on voit le débat derrière et on voit quand même l'immensité de la tâche, on sait que ça va impacter aussi et bien tout un secteur industriel derrière. Est-ce que aujourd'hui on a réfléchi à ça ?

C'estàd qu'aujourd'hui des emplois qui sont derrière pour recycler ou travailler le plastique. Est-ce que aujourd'hui vous-même dans une association vous y pensez ça ? Oui, bien sûr.

Et d'ailleurs, je voulais préciser à monsieur TFIT, je travaille pas à la ville de Paris, je suis élu avec tous mes collègues euh élus de toutes les villes, toutes les collectivités qui sont représentées au sein de la mort, c'est-à-dire tous les bords politiques, on défend effectivement euh ces positions que que j'énonce ce soir parce que on est soucieux effectivement des intérêts euh de nos concitoyens euh que nous euh représentons. Alors évidemment derrière ces enjeux de transformation, mettre en place l'économie circulaire, il y a évidemment des enjeux économiques, des enjeux d'emploi derrière. Et vous posez la question tout à l'heure finalement qui doit payer ?

Au fond, aujourd'hui, ce sont les contribuables qui payent. il payent avec leurs impôts et ils payent aussi avec leur santé et l'impact sur l'environnement. Donc de toute façon effectivement aujourd'hui il y a déjà un coût de cette pollution plastique.

La question c'est est-ce qu'on peut essayer de le réduire en incitant effectivement l'industrie à faire des efforts pour améliorer un certain nombre de produits. En apprenant nous-même à se passer d'un certain nombre de produits. Ça va avoir un coût potentiellement de transformation pour l'industrie qu'il faut prendre en compte et qu'il faut accompagner évidemment mais à la fin je crois qu'on va tous y gagner.

Alors il y a peut-être une solution après tout. On le fait bien pour le verre. On est en train de revenir à l'idée de la consigne et ça passe plutôt bien en tout cas auprès de ce grand président d'une grande brasserie.

Regardez, c'est un geste qu'il va falloir apprendre ou réapprendre. Il y a à la fois un enjeu écologique et puis bien souvent économique parce que ça coûte moins cher pour le pour le consommateur. Et donc pour moi, il faut qu'on y aille.

D'ailleurs, la réglementation va dans ce sens avec des obligations croissantes. Donc tout nous pousse, c'est une question de temps, mais tout nous pousse à redéployer au niveau national le système de la consigné. Nathalie Gontard, pourquoi pas après tout une consigne pour plastique, ça serait une solution ou pas ?

Euh alors consigne pour plastique, il faut faire calme la différence. Je reviens, on retombe du coup sur peut-être ce qui a été dit tout à l'heure par monsieur Taillefé. le le le plastique aimé des microanoplastiques, il faut quand même vraiment s'en rappeler.

C'est-à-dire que par définition, c'est un matériau qui vieillit, qui est interactif, ça n'a rien à voir avec le verre. Donc la consigne pour le verre et le réusage du verre puisque le verre est réutilisable à l'infini. Ça oui, bien sûr, il faut pas tout mélanger hein.

Euh mais pas le cas du plastique. Ah non non non. Le plastique interagit, le plastique vieillit et le plastique pollue tout au long de son Lorsque par exemple vous ouvrez une bouteille en plastique, le simple fait de de tourner le le bouchon va émettre des micro et des nanoplastiques.

Donc et puis il faut quand même bien avoir il faut avoir bien conscience que c'est le seul matériau qui se comporte comme ça hein. C'est vrai que on déycle aussi du papier et du carton, hein, je suis d'accord, mais tout ce qui est t toutes ces particules qui sont émises par les papiers et les cartons, ce sont des particules qui sont biodégradables, donc qui n'auront pas du tout les mêmes conséquences sur la santé et l'environnement. Joseph, tu fait, ça existe des matériaux de substitution qui seraient aussi aussi intéressant que le plastique, je sais pas, le bambou, le bois.

Alors, vous savez quand on a ils ont essayé de mettre justement des assiettes en bambou et en bois et du papier carton un petit peu partout. Vous avez eu à une époque un article de l'UFC que choisir sans plastique mais pas fantastique parce qu'au final pour pouvoir avoir quelque chose qui a les mêmes propriétés que le plastique ben en fin de compte on on essaie de le faire transformer à que à autre chose que ce qu'il est initialement et en l'occurrence on a trouvé des pifaces dans des pailles en papier on a trouvé des pifaces dans une étude en 2021 sur les fast food à Paris sur des emballages en papier carton qui ne sont pas on va dire que du carton et que de la cellulose quand c'est quand il faut qui a du la protection contre l'humidité c'est pas possible d'avoir que du carton pur et Donc aujourd'hui, ben en fin de compte, moi ce que je pense et c'est ce que c'est un peu le cours de la science, c'est-à-dire que ce qui remplace, on va dire, un polymère plastique, ce sera un autre type de polymère plastique. Les bouteilles en plastique à une époque étaient faites en PVC dans les années 60 et 70 et en l'occurrence aujourd'hui maintenant, elles sont en polyéthylène terreftalate comme madame Genard effectivement l'a dit.

Là où on le voit quand même une chose aussi Anton Gu il y a une chose très simple euh et je pense que ça parlera à beaucoup de gens, c'est sur les sacs en plastique. Euh ce qu'on a du mal à comprendre c'est qu'en 2016 ça a été interdit et qu'en fait quand on va euh chez le commerçant on en a toujours des sacs en plastique. Comment ça se fait que là aujourd'hui le pouvoir public dit pas bah normalement il devrait ça devrait s'arrêter ?

Bah pourquoi il y en a encore ? Oui et c'est vrai que c'est c'est aberrant. La réalité c'est que la police de l'environnement si on on l'appelle comme ça en France est extrêmement peu développée.

On a absolument besoin de mettre plus de moyens sur le le contrôle de ça. Effectivement le gouvernement souvent prend des mesures. Typiquement celle-là c'est une très bonne mesure d'interdiction des sacs plastiques.

Mais après ne va pas forcément mettre en face les moyens de contrôle qui vont avec. Et on sait si le plastique s'est infiltré dans nos vies à à cette dimension là, c'est évidemment parce qu'il a des qualités qui le rendent pratique au quotidien. Donc évidemment, si on contrôle pas, ça va pas ça va pas s'arrêter tout seul rapidement intelligent aussi parce que l'interdiction de tous ces plastiques à usage unique, que ce soi les sacs plastique ou autres, a été cette interdiction a été contournée en tout simplement augmentant l'épaisseur de tous ces de tous ces objets et ces objets sont devenus miraculeusement hop réutilisables.

Donc plus à usage unique. Donc les plastiques que vous trouvez dans le commerce aujourd'hui sont des plastiques très épais. Il y a écrire en très gros plastique réutilisable.

Allez, grâce à nos archives, on va remonter en mai 2020 en pleine épidémie de Covid-19. Le plastique redevient notre allié afin de limiter la propagation du virus notamment en ce qui concerne les protections individuelles. Alors, finalement, ce plastique amis ou ennemi ?

Avant la crise, le plastique c'était l'ennemi numéro 1 à bannir du commerce. Aujourd'hui, il revient en force dans la santé, l'alimentation et même sur les plages. Alors, ce retour balittil nos engagements pour la suppression du plastique à usage unique ?

Dans ce garage parisien, on en installe aussi dans les taxis. Des protections en plastique souple et recyclables qui se fixent en quelques minutes pour séparer le chauffeur des passagers. Homologué par le ministère des transports, le plastique, une solution pratique.

Voilà, ça c'était pas le confinement. On s'en souvient tous hein de cette épidémie de Covid, mais aujourd'hui à Genève en ce moment, il y a 180 pays qui et bien discutent de savoir s'il y a une possibilité de s'entendre pour un traité pour réduire au maximum le plastique. Comment vous voyez cette initiative vous-même en tant qu'industriel du plastique ?

Alors moi je suis pour un traité hein. Mon livre se termine par une partie qui s'appelle problème mondial, solution mondiale. On est dans quelque chose dans lequel une pollution qui existe qui est quand même extrêmement localisée. 36 % de la pollution dans les océans et les Philippines.

La France c'est 0,02. l'Allemagne 001 et donc à un moment donné si vous nettoyez 1 % de votre maison, vous allez pas la trouver plus propre. Donc il faut être traité là où ça se passe.

Et donc on est d'accord pour qu'il y ait un traité. Maintenant la question c'est où est-ce qu'on met le curseur ? Et surtout c'est qui va signer ce traité quand vous avez les États-Unis, la Russie, le Brésil, l'Inde et la Chine.

On le voit à l'écran actuellement, on est les plus gros producteurs. Voilà, les plus gros producteurs. Et là où la croissance va se faire, vous savez les fameux chiffres dans 20 ans, on aura deux à trois fois plus de plastique.

C'est pas en France, c'est pas en Europe que ça va se passer, c'est là-bas parce que ces pays-là, ils ont un besoin de croissance et on peut pas non plus leur dire on vous empêchera d'avoir la croissance que les pays occidentes ont eu. C'est un peu du néocolonialisme aussi d'une certaine manière. Et donc effectivement, il faut développer les les on va dire les gestions des déchets dans ces pays-là.

Là-dessus, on est d'accord. La question et ça à mon avis les États-Unis vont être majeurs là-dessus, c'est qui va payer à voir si les grands pays vont vouloir payer pour les plus petits ? Nathalie Gontard, on le voit là sur ces négociations à Genève, les états pétroliers là sont font blocage.

Clairement, qu'est-ce que vous en attendez vous de de ces négociations et peut-être de ce traiter ? Alors moi ce que je ce que je constate c'est un gros un gros un gros angle mort dans ces négociations qui fait qu'on va avoir du mal à dépasser cette opposition entre ces deux coalitions et cet angle mort c'est la consommation. vous venez de nous présenter les principaux pays producteurs, j'aurais aimé que vous me présentiez les principaux pays consommateurs dont nous faisons partie parce que qu'on le veuille ou non, la production s'aligne sur la demande.

Nous vivons dans une économie de marché et donc c'est à nous à nous poser la question sur nos modes de vie. Comment peut-on faire pour changer nos modes de vie et réduire notre consommation ? Et à partir de là, je pense qu'on pourra exiger que les pays produisent moins.

Moi, ce qui me gêne là juste actuellement, c'est qu'on exige de ces pays qu'il produisent moins sans nous prendre nos propres responsabilités. C'est-à-dire dire on va investir pour réduire notre nos usages. Et attention, quand je dis consommation, je ne parle pas que des consommateurs.

Les consommateurs ont les épaules très larges. Je parle surtout de tous les usagers, c'est-à-dire de tous les secteurs professionnels qui utilisent le plastique. C'est à eux à nous proposer des biens et des services avec le strict minimum de plastique avec le soutien de toutes nos autorités politiques.

C'est bien noté. Merci beaucoup en tout cas à vous trois d'être venus ce soir pour débattre autour du sujet du plastique

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