Le Débrief de la tech - Mardi 29 septembre
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 27 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:26OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse sur l'arrêt du modèle 6.1 Astra par OpenAI ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Pourquoi les modèles d'IA deviennent-ils de plus en plus difficiles à maîtriser ?
- 5:52OuverteRéponse directe
Comment expliquer qu'une IA puisse désobéir ?
- 8:25OuverteRéponse directe
Quels sont les risques liés aux agents autonomes comme Muse ?
- 13:30RelanceRéponse directe
Nvidia propose des solutions pour sécuriser les agents IA. Est-ce suffisant ?
- 22:30RelanceRéponse directe
Les chiffres d'Anthropic sont-ils réalistes pour une valorisation à 2000 milliards ?
Temps de parole
- Présentateur30 %
- Présentateur 228 %
- Invité20 %
- Invité 219 %
- ?2 %
≈ 9,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Tech
& Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
Le
débrief de l'actu tech avec ce soir sur le plateau de Tech & Co. Julien Villerey est avec nous, salut Julien. Bonsoir François. Un vrai plaisir que de retrouver Julien qui est directeur de l'innovation chez EDF, qui est un fin connaisseur du monde des télécoms et de la tech en général et qu'on est très heureux de retrouver régulièrement dans Tech & Co. Et puis nous avons aussi sur le plateau Stan Laroc, salut Stan. Salut. Directeur des opérations chez Parrot et fondateur de L'Axe, ce casque de VR dont on a beaucoup parlé dans Tech & Co et sur BFM Business. Heureux aussi de t'accueillir. Il est avec nous en visio à quelques milliers de kilomètres d'ici. C'est Bruno Guglielminiti. Salut Bruno.
Salut.
Très heureux d'avoir une tête de Big Brother sur votre plateau ce soir.
Écoute, on est ravis de t'avoir avec nous. Bruno qui est journaliste, podcaster.
D
'ailleurs, est-ce que vous écoutez, vous regardez les podcasts de Bruno Guglielminiti ? Julien ? Mais oui,
tout à fait.
Forcément. Le carnet numérique, les 120 secondes de tech. Stan, évidemment, toi aussi, dis-moi oui s'il te plaît. Oui,
bien sûr. On a eu l'occasion
de faire des émissions ensemble. Mais en plus, exactement. Donc, l'actualité est quand même assez bouillonnante en ce moment, notamment dans le monde de l'IA. Alors, écoutez, j'ai envie de vous dire que c'est un peu comme ça tous les soirs. Et j'aimerais qu'on commence par ce qui va se passer du côté de OpenAI. OpenAI qui, vous le savez, est en pleine concurrence avec les autres, on va dire, géants de l'intelligence artificielle. Anthropique qui sort en nouveau modèle. Forcément, OpenAI dégaine le sien. Sauf que, eh bien, OpenAI a préféré, en fait, arrêter, on va dire, la sortie d'un nouveau modèle. Parce qu'ils l'ont jugé, alors, assez moyen.
C'est-à-dire qu'il ne faisait pas tout ce qu'il devait faire véritablement. Il s'échappait un peu de sa cage. Parce que, maintenant, voilà, c'est de nouveaux mots qu'on est obligés, maintenant, de comprendre et d'intégrer, en fait, dans le vocabulaire de l'intelligence artificielle. Tous ces grands modèles, enfin, tous ces géants de la tech essaient de confiner, en fait, leurs modèles dans des cages. Pour pas qu'ils ne s'échappent. Et Dieu sait si, on a vu, ces dernières semaines et ces derniers mois, que certains avaient le verrou de cette cage et en sortaient. Et je voulais avoir votre point de vue là-dessus.
Parce que, dans cette situation un peu étrange, qui est quand même assez anxiogène aussi, où on nous répète que l'IA risque de décimer l'humanité, de bouleverser notre quotidien, etc., et même les sociétés, le fait que OpenAI se dise, oula, on est en train de sortir un monstre là, qui n'est pas prêt, on va arrêter de le sortir. Et en tous les cas, différer son arrivée. Je voulais avoir votre avis là-dessus. Peut-être commencer par toi, Julien. Oui. D'abord,
il
faut toujours se méfier des effets marketing, dans les cas de figure.
Dire
que mon modèle est tellement bon que je dois le freiner. Il se trouve qu'Enthropique a classé ses trois modèles de frontières actuelles devant OpenAI. Le classement date d'hier soir. Donc, forcément, il faut qu'OpenAI puisse dire que lui aussi, il a des trucs géniaux en train de se préparer, mais qu
'il
ne
peut
pas les sortir parce qu'ils sont trop dangereux. Alors, c'était le 6.1 Astra qui devait sortir.
Il peut
y avoir un petit effet marketing. J'enlève l'effet marketing parce qu
'il
y
a
quand même un vrai changement de paradigme, je trouve. On était quand même tous obsédés, il
y
a encore quelques mois, par les hallucinations, pour le dire un peu trivialement. C'est-à-dire, finalement, un modèle qui ne résonne pas comme il devrait ou qui ne pense pas juste. Aujourd'hui, on est vraiment passé dans la crainte de l'action.
C
'est-à-dire que le problème, c'est que ces modèles, ce n
'est
pas tant qu'ils se plantent, c'est qu'ils prennent des actions de façon pseudo-autonome et qu'on ne sait pas très bien pourquoi et on ne
sait
pas très bien comment les arrêter. Et en fait, ça, c'est un vrai changement de paradigme parce que, du coup, on imagine tous les risques que ça fait prendre. Moi, j'ai ressorti les quelques chiffres qui viennent d'OpenAI. Donc, ça vient de leur hub sur le déploiement de la sécurité des modèles. Ils ont connu, avec ce modèle-là, 60 cas de violation du périmètre sur 499. Donc,
ce
n
'est
pas rien, quand même, à 60 sur 500. C'est quand même très impressionnant. C'est plus de 10% des cas. Et quand l'interdition était explicite, c'est-à
-dire
qu'on vraiment disait au modèle « Tu n'as pas le droit. Vraiment, c'est interdit. » Eh
bien,
il y
a
eu encore deux cas sur 500 où il s'est « échappé » de sa cale. Ça veut
dire
qu'on ne maîtrise clairement pas ce qu'il est en train de faire. Donc, ça, c'est un vrai changement de paradigme. Stan, est-ce que tu suis tous ces rebondissements ?
Évidemment. Moi, j'ai mon propre agent dans sa cage, dans son harness, comme on dit, avec un modèle local qui touche moi. J'ai, grâce à ça, plus d'abonnements cloud à des modèles comme ceux d'OpenAI. C'est-à-dire que tu as
ton
IA qui est physique sur un petit serveur que tu t'es créé, en fait ?
Exactement.
Sur un petit PC qui est chez moi. Et t'as quoi ? T
'as
un DeepSeek, un truc comme ça ? J'ai un QN 3.8 27B. Avec
quel
arnais ? Et avec ses Hermès agents, qui est super, que je vous recommande vraiment. J'utilise Hermès aussi. Voilà, donc je lui ai donné son adresse mail, son calendrier. Enfin, il a accès à mon calendrier, mais il n'a pas plus d'accès que ça, parce que même si c'est en local, on ne maîtrise pas encore, on ne sait pas vraiment tout ce qui peut se passer. Ce qu'on remarque aussi, c'est qu'on est dans le contexte d'OpenAI et d'Enthropic, de leur IPO. Donc, il y a des effets marketing, et il ne faut aussi surtout pas que...
Enfin, c'est le pire moment pour eux de se mettre en danger face à un très mauvais marketing et des mauvaises répercussions des actions de leur modèle par rapport à l'IPO qui se prépare. Celle d'OpenAI, ça devait se faire cette année. Ils ont déjà dit que ça allait être... Samatman a déjà dit que ça allait être décalé. Enthropic, ça ne paraît pas hyper bien parti au niveau de la pub qu'ils ont autour de leur entreprise. Donc, ça ne me surprend pas du tout qu'ils freinent un peu certaines choses pour éviter des dégâts comme ceux de GingFace et des autres attaques qu'on a pu avoir.
Alors, Bruno, c'est intéressant parce que ce 6.1 Astra, il a été mis de côté parce qu'en fait, il désobéissait. C'est quand même incroyable le fait de se dire qu'une IA désobéit. et donc, les développeurs s
'en
sont rendus compte, se sont dit qu
'on
ne
peut
pas lancer ça comme ça. Et il prenait un peu trop de liberté sur les recherches, etc. En fait, il n'était pas bien éduqué, finalement. C'est dingue parce que quand on parle de ça, on a l'impression d'évoquer soit un petit animal de compagnie, ce qui est quand même assez effrayant, soit même un enfant, quoi, ou en tout cas quelqu'un qui mérite une éducation. Qu'est-ce que tu en penses, Bruno
?
Ça m'appelle une conversation que j'ai eue la semaine dernière avec Yoshua Bengio qui, justement, bon, à l'heure actuelle,
il
est en train de développer avec son équipe de loi Zéro, une nouvelle génération de modèles d'IA qui n'auront pas d'agenda personnel. Et c'est dans ce contexte-là où on est pris en deux choses.
C
'est-à-dire que ça fait longtemps que c'est documenté au niveau de la recherche dans le domaine de l'IA que les modèles, à force de travailler, développent tranquillement, pas vite, une petite partie d'agenda personnel. À l'occasion pour aller visiter certains,
il
y en a d'autres à d'autres occasions pour aller se promener, pour aller enquérir de l'information. Et parallèlement, il existe aussi cette... Puis ça, on en parle peu dans le contexte des agents. Il y
a
le facteur de l'hallucination qu'on connaît très bien. Bon, pour les gens qui utilisent les chats GPT et Claude et compagnie, il y a un certain pourcentage d'hallucinations, de corrélations qui ne fonctionnent pas. Et à partir de ce moment-là, le modèle génère quelque chose pour avoir l'impression de travailler et d'accomplir ses missions. Et les agents, c'est la même chose. Donc, à un moment donné, ils se retrouvent un peu comme un... Je n'aime pas faire la comparaison, mais un peu comme un humain, qu'ils se
disent,
moi, je suis rendu ici, mais pour faire quoi exactement? J'ai oublié. Bon, mais là, il va essayer de faire quelque chose. Et donc, il y a cette partie-là, ce petit espace qui existe dans la mécanique des agents où là, il faut absolument arriver à interrompre cette petite part de démarche personnelle pour arriver essentiellement à des modèles d'IA et aussi à des agents d'IA qui n'auront qu'une chose et c'est de répondre à la commande qui leur est donnée par l'humain et de ne pas développer autre tentative pour aller faire autre chose. Et il est là, le défi.
Et visiblement, il est beaucoup plus compliqué que prévu. Julien? Oui, enfin, il faut rappeler que les LLM, donc les modèles larges de langage ou les larges language models, sont par définition des boîtes noires puisque ce sont des modèles statistiques qu
'on
ne maîtrise pas. Et d'ailleurs, c'est le problème de ces modèles, c'est que dans des applications industrielles comme celles qu'on connaît ou par autre doit connaître, par définition, on essaye de ne pas les utiliser parce qu
'on
ne sait pas expliquer quel est le raisonnement qu'ils ont utilisé. Et d'ailleurs, il y a eu beaucoup de communication d'Anthropic et d'OpenIA ces dernières semaines pour dire que c
'est
de pire en pire. On arrive de moins en moins à expliquer ce que font nos modèles. Ils le disent publiquement. C'est-à
-dire
que les ingénieurs qui développent ces IA n'arrivent pas à comprendre le fonctionnement. Ils comprennent le fonctionnement mais ils ne comprennent pas le raisonnement. Voilà, le raisonnement et comment l'IA arrive à avoir cette réponse. Exactement. Et ni eux, ni vous et encore moins moi, on est capable de le faire si eux ne sont pas capables de le faire. Donc ces boîtes noires, finalement, c'est ça aussi qui fait que c'est très difficile de les cantonner. C'est qu'elles arrivent à trouver, parce qu'en plus, elles sont très bien entraînées pour découvrir toutes les failles possibles, en particulier de cybersécurité, de les cantonner dans un environnement.
Et d'ailleurs, on en parlera peut-être tout à l'heure, l'annonce de Nvidia sur le sujet. C'est aussi un retour au hardware.
C
'est-à
-dire
de dire, finalement, si avec du software, avec des harnais software, on n'arrive pas à les cantonner, peut-être qu'à travers le hardware,
on
arrivera de la même façon qu'aujourd'hui,
on
fait passer les paquets Internet, les paquets IP dans des routeurs physiques qui vont sniffer, comme on dit, ces paquets et les bloquer physiquement plutôt que de s'en remettre à du logiciel. On va parler d'Nvidia dans un instant. Alors, il faut savoir que, en plus, le timing est assez intéressant puisque se déroule actuellement le DFD d'OpenAI présenté par Sam Altman. C'est à San Francisco. On attend plus de 20 annonces ou lancements aujourd'hui.
Et
notamment, alors, ça n'a pas été encore annoncé véritablement, mais, vous savez, il y
a
toujours des petits bruits avant ces keynotes. OpenAI pourrait lancer un agent personnel persistant. En fait, un agent capable de rester actif dans la durée, d'agir de manière beaucoup plus autonome. Donc, on voit que c'est quand même assez paradoxal parce que, d'un côté, tout le monde crie au loup en disant, attention, ça va trop vite et finalement, il y a cette course en fait à l'innovation. Il y
a
le marché. Il y
a
le marché qui est là et qui ne s'arrête pas. Et on n'oublie pas, il ne
faut
pas oublier qu'OpenAI a racheté, entre guillemets, OpenClo, qui est aussi un harnais pour gérer des modèles. Et donc, l'objectif d'OpenClo,
c
'est d'être en fait, à la fin, un assistant personnel. Et donc, Muse s'est lancé sur le marché américain. Enfin, le marché est là. Oui. Stan ?
C'est exactement, je pense, l'annonce qu'on va avoir. Marc Zuckerberg quand il a sorti Muse et qu'il a mis les doigts dans la prise de l'assistant personnel avec la plateforme de distribution Facebook où en fait, Muse, donc le produit de Facebook, est cet assistant persistant qui a vos données, qui peut échanger avec vous dans la durée et qui est encore plus pratique qu'un LLM de base. OpenAI va sortir exactement la même chose, un peu comme Anthropique le fait aussi. Donc, je pense que les annonces concordent, ça ne va pas arranger notre cas sur la disponibilité. Donc, on avait des problèmes de RAM, on avait des problèmes d'accès à la mémoire.
Là, on va avoir des problèmes d'accès au CPU puisque en fait, chaque utilisateur de Muse et du coup, de cet futur assistant d'OpenAI va nécessiter
une
machine virtuelle pour chaque utilisateur. Enfin, ça va être encore une course supplémentaire dans les data centers. Ça va demander des ressources considérables. Il suffit de voir les cours en bourse aussi des différents systémiers Intel, AMD, au-delà d'NVIDIA et des cours en bourse des autres acteurs de l'IA. Donc, il y
a
un marché vraiment qui se dessine. L'assistant personnel efficace qui a accès à ces données. Donc, moi, ce que j'ai décrit chez moi avec Hermès Agent qui est en local, c'est encore compliqué à utiliser. Il faut être un geek, il faut avoir du temps. C'est très, très compliqué. Facebook l'a mis dans les mains des gens de manière productisée. OpenAI va faire pareil. C'est la progression naturelle de l'offre en fait, le package autour du LLM.
Oui, puis bien sûr, il
y
a les IPOs qui sont en ligne de mire. Bruno, tu le disais d'ailleurs, je crois, tout à l'heure, mais c'est vrai qu'il
y
a des considérations financières derrière tout ça qu'il faut qu'on ne
peut
pas arrêter cette inertie finalement. Il faut que ça aille de plus en plus vite.
Ils n'ont pas le choix parce qu'ultimement, il y a des investisseurs et prochainement, des actionnaires qui sont là et doivent montrer qu'ils sont en avant de la parade. Pour revenir au sujet de base, le geste qui est presque responsable, c'est aussi un geste de communication,
on
s'entend, mais un geste responsable d'OpenAI, je pense que c'était important qu'ils le marquent,
qu'ils
l'ont fait, mais ça arrive aussi. J'étais content que tu fasses un lien avec le DFD parce qu'aujourd'hui, d'une part, on voulait régler ce problème-là en disant qu'on ralentit de ce côté-là, mais de l'autre côté, aujourd'hui, ce qu'on présente à San Francisco, ça va être fort intéressant. Et pour revenir sur ce que Stan disait, Muse, moi, ça fait deux semaines maintenant qu'il
y a
environ que je l'ai et ça a changé la vie parce que finalement, Meta a réussi à devancer toute la compétition, tous les géants de l'IA et j'inclus même Google avec un agent IA qui est facile à utiliser et d'ailleurs tellement facile que j'ai l'impression qu'il va probablement y avoir des victimes collatérales parce qu'il
y a
des gens qui vont faire tous les branchements que Muse demande, en tout cas, propose de faire et il
y
a des gens qui vont se retrouver peut-être avec des boîtes de courriels vides à un moment donné ou à faire des dépenses qu
'il
ne pensait pas nécessairement faire parce que c'est tellement simple de la façon que c'est proposé et contrairement à tous les autres modèles et tous les autres IA que le public en général a eu un contact a été offert, celui-là, il est proactif et au moins cinq à six fois par jour va vous proposer quelque chose en lien avec le travail que vous êtes en train de faire ou quelque chose qu'il connaît et qui sait à votre agenda. C'est une autre expérience. Je vous dirais que trois ans et demi plus tard, bien trop, quatre ans, c'est un autre moment de chez AGBT. OK.
Oui, Muse qui n'est pas disponible en France encore, malheureusement, mais c'est vrai que c'est très, très, très excitant. Je ne
sais
pas si tu as suivi un petit peu cette actualité Muse de Meta.
Oui,
bien sûr, c'est leur agent personnel.
Pour
grand public, en fait.
C'est ça qui est
très
intéressant par rapport au réseau
de Facebook. Ils ont deux milliards d'utilisateurs, c'est eux qui mettent le produit dans les mains des gens, c'est là que ça marche. C'est-à-dire que la technologie, à la fin, c'est un produit. En fait, ce qui compte, c'est 90% de sales et de marketing et c'est ce que Facebook sait très bien faire. Ils ont accès à une base client monumentale. Donc, c'est bien joué. C'est vraiment
bien joué. Et il faut quand même dire que sans l'avoir essayé moi-même, le produit a l'air, et c'est ce que tu disais à l
'instant,
extrêmement performant. Très enthousiaste. Pour moi, le benchmark absolu, c'est que le New York Times, qui est quand même un journal qui déteste Meta, mais alors un
point, et
Zuckerberg, c'est vraiment le diable pour eux, a fait des papiers extrêmement laudatifs sur Muse en disant c'est extraordinaire, c'est le premier vrai assistant numérique qui existe dans mon univers. Donc, si même ils ont même réussi à convaincre les journalistes du New York Times, c'est qu'ils tiennent quand même un produit qui est probablement assez expérimental. Moi, je ne
l'ai
pas utilisé personnellement, donc voilà.
Puis le logo est mignon, c'est super bien packagé. C'est vraiment pour le très grand public.
Et puis,
il
y
a
même du hardware, je ne
sais
pas si vous avez suivi, mais il
y
a ce petit News March. Il faut d'ailleurs dire que le développement du look and feel, du hardware, etc., en fait, est entre les mains d'anciens d'Apple, puisque Mark Zuckerberg a débauché le patron du design, software et hardware d'Apple, Alan Dye, pour qu'il développe entre autres le look and feel de ces produits-là. Donc, il suffit à faire du produit.
Ça
va être intéressant. Est-ce qu'on est en train de vivre la revanche de Mark Zuckerberg ? On aura l'occasion d'en parler, mais si on revient à notre sujet de cette peur sur l'IA, c'est très intéressant ce qui se passe du côté de chez Nvidia qui annonce qu'il lance une solution, tu le disais il y a un instant, Julien, pour contrer les dérapages des agents IA, alors que les tentatives de piratage se sont multipliées ces derniers mois et qu'elles proviennent de tous les acteurs du secteur.
Il
y a urgence à domestiquer ces agents, dit Jensen Huang, le patron de Nvidia sur CNBC hier soir. On l'écoute.
Ces
agents autonomes sont de toute évidence autonomes, ce qui signifie qu'ils fonctionnent de manière autonome, c'est comme une voiture autonome, et donc pour que vous puissiez déployer ce système en toute sécurité, vous devez vous assurer que l'environnement de test qui l'entoure, le champ de force, l'enclos, si vous voulez, tous ces systèmes sont conçus de manière à limiter au minimum les droits de l'agent, quels que soient les droits dont ils disposent, il n'en a besoin que pour accomplir sa tâche, pas plus de droits que cela, et qu'ils ne puissent rien faire qu'ils ne soient pas censés faire.
C
'est intéressant parce que tout à l'heure on évoquait ce mot de cage, donc il y
aurait
une cage software, mais il y aurait aussi une cage hardware. Tout à fait, c'est absolument l'idée, Nvidia est bien connue pour vendre les pelles et les pioches du monde de l'IA,
en
fait, et donc là,
même s'ils sont très
bons aussi en soft, d'ailleurs. Et ils rajoutent effectivement plein de couches en fait, en intégration verticale sur toute la chaîne de valeur de l'IA et en gros, ils veulent maîtriser, donc ils maîtrisent effectivement CUDA, ils maîtrisent le hardware avec Vera Rubin, avec des data centers, enfin ils font absolument tout et ils rajoutent finalement cette couche-là. Aujourd'hui,
c
'est un peu, peut-être pour ceux qui ne connaissent pas tout à fait, pour utiliser une image simple, c'est un peu comme si Nvidia fournissait le moteur jusqu'à présent, ben là, ils rajoutent en gros les freins et l'ABS, c'est-à-dire qu'en gros, ils commencent finalement, enfin ils continuent plutôt d'équiper tout autour de ces modèles d'IA qui sont du soft, qui sont des modèles logiciels, ben toutes les briques finalement qui permettent d'assurer cette sécurité.
Juste un point, c'est quand même assez ironique puisque Jensen Mung, il y a deux semaines maintenant, a couru tous les plateaux télé pour dire, oh mais tous ces gens qui expliquent que l'IA va nous tuer, va faire beaucoup de mal, est trop autonome, franchement ils exagèrent et deux semaines plus tard, il explique qu'il a la solution au problème, donc comme quoi, ça reste aussi un bon commerçant. Ça s'appelle l'Open Agent Safety Platform et en fait, il y a deux, deux, deux, Oui, deux modules, Open Shell qui fixe en fait les limites et trace les actions et puis Sentry qui est un surveillant indépendant qui est sur une puce dédiée. Une
sorte de kill
switch finalement. Bruno, voilà, ça fait des verrous supplémentaires, alors on peut s'en réjouir mais c'est quand même assez inquiétant parce qu'on se dit que finalement, il faut que tous les acteurs prennent ce sujet au sérieux pour essayer de contenir ces IA.
Oui, et ce qui est intéressant, moi j'ai suivi le dossier hier en fin de journée, et c'est qu'il
y a
une centaine de joueurs dans le domaine qui ont signé dont Anthropic, dont Microsoft, mais on ne voit pas Open and High dans le décor et ça,
c
'est peut-être pas rassurant. L'autre côté, ce que je trouve intéressant,
c
'est de voir justement ces deux modules qui sont là. C'est-à
-dire
qu'il y en a un,
c
'est carrément le carré de sable dans lequel l'IA va pouvoir faire ce qu'elle veut et ils pourront la tester évidemment dans un contexte hyper sécuritaire et toute la sécurité est orchestrée par le processus de NVIDIA et parallèlement, il y a cet outil centriste qui lui veille au grain et aussitôt qu'il va le voir qu'il y
a
un agent,
il
y a un modèle qui commence à prendre de l'initiative, mais hors du contexte sur lequel on lui a demandé de travailler, à la milliseconde, il le corrige.
Et ça, il
lui envoie un coup de
taser électrique. Virtuel, oui. Virtuel, c'est ça.
Intéressant,
Stan ?
Intéressant et est-ce que ça suffira ? En fait, c'est toujours ça la grande question. Effectivement, il va vendre plus de puces. NVIDIA, là...
Est-ce que ça ne serait pas un nouveau business model aussi pour NVIDIA finalement tout ça ? Tout à fait. C'est une extension en tout cas de
son budget. Je vends les puces, mais vous savez quoi ? Je vends aussi les cages
supplémentaires pour que vos IA ne s'échappent pas. Mais ils vendent déjà des racks serveurs,
ils
vendent déjà des data center clés en main,
ils
vendent déjà plein de choses qu'ils ne vendaient pas il
y a trois ans. Et là, c'est la
cybersécurité rattachée à l'IA, c
'est
tout.
Qui surveille la puce, qui surveille l'autre puce, tu vois ?
Aïe, aïe, on ne va pas s'en sortir. C'est le
problème de la sécurité,
c
'est jusqu'où il faut remonter. Et on voit, tu faisais la comparaison avec les paquets vidéo qui sont filtrés en FPGA dans les télécoms de manière générale. Le truc,
c
'est que par rapport au paquet Ethernet, ce n
'est
pas immuable, c'est-à-dire que ce n'est pas de la donnée statique,
c
'est
de
l'intelligence qui transite quand même. est-ce qu'elle peut déguiser ses actions ? Il y a plein de choses où il faudra voir. Comme tout ce milieu qui évolue très vite, c'est une bonne initiative. Après, c'est probablement la bonne. Est-ce que ça suffit ? C'est trop tôt pour le dire et
il faut
quand même un peu rester inquiet.
Et
pour ajouter quelque chose au propos de Stan, ce qui était particulièrement le défi pour parler avec des chercheurs assez souvent, c'est que justement, on n
'a
pas affaire à un logiciel qui fait sensiblement toujours la même chose un jour après l'autre. L'IA, elle apprend. Et donc, tous les mécanismes qui sont mis en place avec le lancement de ces deux modules-là, il va falloir toujours retravailler, retravailler. et c'est ça le contexte de la cybersécurité aujourd'hui avec l'IA, avec le quantique qui est bientôt à nos fenêtres. Et je ne voudrais pas être à la place de ces gens-là parce qu'ils ont vraiment un défi d'être plus intelligents que les modèles que les gens sont en train de développer.
bon,
excusez-nous de plomber un peu l'ambiance mais c'est la réalité qui est entretenue aussi par ce marketing de la peur de toutes ces boîtes-là. Espérons qu'elles savent qu'elles maîtrisent en fait le sujet mais ce n
'est
pas sûr. Ce n
'est
pas sûr. Bruno, Julien, Stan.
Le
retour de Tech & Co La Quotidienne il est 19h30 en ce mardi. Un grand merci d'être avec nous en visio. Bruno Guy Elminetti ce soir depuis le Québec le créateur du podcast Mon Carnet et des 120 secondes de tech que vous retrouvez tous les jours. Julien Villerey est avec nous directeur de l'innovation chez EDF et Stan Larocque directeur des opérations chez Parrot et fondateur et PDG de Lynx. On va essayer de détendre l'atmosphère mais ce n
'est
même pas sûr qu'on y arrive les amis parce qu'on va enchaîner avec Anthropique. C'est l'autre grosse actue de ces derniers temps finalement de ces derniers jours. Anthropique est le créateur de Claude qui prépare une entrée en bourse potentiellement gigantesque. On parle de plus de 2000 milliards de dollars de valorisation. Selon Rutgers elle pourrait même intervenir après les élections américaines de novembre. C'est vrai que là il y a on va dire ce flottement mais après les élections ça pourrait s'accélérer. Alors tout ça ce ne sont que des on va dire on envisage mais il
n'y
a rien d'officiel. Il faut savoir qu'il y a des chiffres qui ont été dévoilés qui sont quand même assez impressionnants. Je ne
sais
pas si tu les as je
les ai.
Julien on peut les commenter peut-être avec toi parce qu'ils sont quand même assez contrastés ces chiffres. Alors je ne les ai pas de tête mais je les ai notés parce qu'ils sont assez frappants d'abord sur le chiffre d'affaires. En gros c'est une boîte qui fait 4,5
milliards
de chiffre d'affaires en dollars tout ça par an ce qui est évidemment bien mais pour une boîte de tech il est très très modeste encore par
an. Cela dit c'est 12
fois
plus qu'en 2024. Exactement c'est 12 fois plus en
un an. Donc on voit bien qu'on est dans l'hyper croissance totale. pour 4,5 milliards de chiffre d'affaires ils font 8 milliards de pertes opérationnelles donc globalement à peu près ils dépensent deux fois plus qu'ils ne rentrent en chiffre d'affaires pas en profit mais uniquement en chiffre d'affaires. Moi ce qui m'a énormément frappé je dois dire c'est qu'ils ont 518 milliards on n'est pas en millions là on est bien toujours en milliards 518 milliards d'engagements futurs sur les infrastructures c
'est
-à-dire que sur les 10 prochaines années ils se sont engagés à acheter pour 500 milliards je le redis d'infrastructures et donc 80% ne sont pas annulables c'est
-à-dire
c
'est
pas des options c'est pas comme dans la
version où ils ont 400 milliards où
ils vont être obligés de les sortir. Obligés.
Ils
ont des créanciers et donc et leurs créanciers c'est d'ailleurs Google, Microsoft etc. qui fournissent la capacité et donc ça c'est absolument frappant parce que ça veut dire que XR aussi j'imagine et
donc
ça veut dire qu'en gros soit ils réussissent soit ils mettent dans le mur une large économie qui dépasse bien largement celle que l'on connaît et puis moi le dernier risque qui m'a frappé c'est qu'ils ont
deux
clients
on
ne sait pas lesquels qui représentent 25% de leur chiffre d'affaires donc ils ont quand même deux très très très gros clients qui représentent aujourd'hui 20
% qui
sont quand même relativement dépendants donc
ils
ont une forme en tout cas de semi-dépendance parce que 25% c'est pas encore totalement la dépendance mais ça c'est assez frappant pour une boîte aussi jeune
et
qui a une base de clientèle aussi large parce que je rappelle qu'Enthropique c'est Claude donc Claude c'est utilisé par exemple pour coder par à peu près tous les gens qui développent dans le monde alors OpenAI aussi donc en tout cas c'est effectivement très frappant très contrasté est-ce que tout ça vaut 2000 milliards de dollars
je
ne sais pas ça sera aux investisseurs de décider mais en tout cas sur le papier c'est très impressionnant attention on a oublié un chiffre c
'est
la perte nette en 2025 on est à 42 milliards
alors
là il y a un effet de charge comptable donc il
y a
un effet d'écriture comptable il y a 34 milliards de charge comptable sur les 42 mais
malgré
tout voilà c'est quand même des chiffres qui donnent le tournis Stan Anthropique
il faut
le mettre en parallèle enfin il faut le mettre dans le contexte des trois grosses IPO donc SpaceX qui a eu lieu
qui
a été un succès quoi qu'on en dise Anthropique et OpenAI
et
je voudrais différencier Anthropique et OpenAI de SpaceX donc SpaceX il y a XCI enfin il y a la plateforme il y a d'Elon Musk bien sûr packagé dans X dans Twitter
mais
au dessus de ça il y a un business extrêmement juteux comme on va en parler tout à l'heure de Lancer et Starlink qui est la plus belle boîte de télécom du monde et de tous les temps probablement avec un business très solide dont on sait je pense tous ici qu'il va continuer d
'être
très solide peut-être pendant des décennies mais après il brûle beaucoup de cash parce qu'il
faut
créer le réseau voilà mais si tu veux il y
a
des rentrées de cash qui sont beaucoup plus pérennes que ce qu'on peut voir chez OpenAI et du coup la Anthropique avec les chiffres qui sont révélés les chiffres qui sont révélés par Anthropique il faut aussi les mettre dans le contexte de la personnalité du CEO qui s'est quand même mis à dos l'entièreté de l'administration Trump aux Etats-Unis donc avec notamment Mythos là et Fable cet été qui ont l'anecdote il paraît qu'ils ont dîné ensemble hier soir j'ai lu ça alors ouais mais bon voilà avec Trump faut jamais enfin en tout cas aux dernières nouvelles il s
'est
quand même mis à dos toute l'administration américaine ils ont pas une vibe très très positive et donc la question qu'il y a en ce moment c'est laquelle de ces trois IPO fait éclater la bulle alors ça n
'a
pas été SpaceX
est
-ce que ce sera Anthropique qui va du coup dégonfler vu les engagements vu les pertes sèches est-ce que ce sera celle d'OpenAI peut-être aucune des trois peut-être que ça va continuer à être un délire parce qu'on parle quand même de délire si on fait un peu d'addition et de soustraction on voit qu'on a un petit problème comptable quand même assez fort je ne sais pas après les Etats-Unis ont énormément d'argent ils sont prêts à suivre leurs entreprises et puis on a
tous l'impression Bruno qu'ils sont assis sur une espèce de trésor dont on n'a pas encore véritablement toutes les recettes et tous les mécanismes pour que ça crache du cash mais ils en sont persuadés c'est pour ça qu'en fait il y
a
cette comment dirais-je cette ils sont aveuglés en fait par l'IA et c'est pour ça qu'on a ces centaines voire même parfois milliers de milliards enfin c'est des chiffres qui circulent encore aujourd'hui qu'est-ce que tu en penses Bruno de cet éventuel IPO d'Anthropic
en
tout cas ce qu'il confirme c'est qu'il y
a
énormément d'argent qui circule entre tous ces joueurs-là parce que c'est Julien qui le mentionnait les gens qui sont derrière et qui mettent de l'argent et qui investissent ce sont les autres gros joueurs du GAFAM et l'écosystème se nourrit en lui-même mais ce qui ce qui me surprend de ce sujet-là aujourd'hui c'est que de votre côté ce que vous avez noté évidemment c'est les chiffres faramineux mais qui viennent confirmer le phénomène et l'argent qui se dépensent là-dedans et moi quand j'ai regardé le prospectus qui est de la présentation qui fait quoi 260 pages c'est qu
'il
y a plus de pages qui concernent les risques de dérapage des produits d'anthropique qu'il y en a je pense que c'est le double qu'il y en a pour présenter les activités de l'entreprise je pense qu'il y a une quarantaine ou une 45 pages qui présentent ce que la compagnie peut faire au quotidien mais il y a 80 pages qui parlent de tous les risques qui seraient possibles et dérapages avec ces produits et là je me dis ouf avec les chiffres en plus qu'on est en train de publier j'ai hâte de voir quel type hors de l'écosystème de l'IA et de l'informatique j'ai hâte de voir qui va aller risquer son argent dans un contexte comme celui-là
parce
que tu as tout à fait raison c'était la deuxième partie de ce sujet que je voulais évoquer tu l'as initié Bruno je te remercie c'est vrai que Anthropique dans ce document avertit que ces modèles peuvent présenter des risques catastrophiques voire existentiels pour l'humanité donc on est vraiment sur des mots qui sont hyper forts oui alors d'abord quand on fait un prospectus d'IPO par définition on se protège parce que le principe en fait d'écrire tous les risques c'est qu'après les investisseurs ne fussent pas se retourner contre le management de l'entreprise
en se
disant vous nous aviez caché ce que vous saviez les risques de quitte à en rajouter un
peu on en rajoute
toujours un petit peu quand même et on imagine toutes les catastrophes possibles pour se protéger juridiquement quand même il y
a
de ça mais c'est vrai mais ça peut avoir un coût on va dire c'est à double tranchant finalement
bien
sûr oui oui bien sûr non mais c'est complètement à double tranchant après il faut quand même se dire la réalité et ils le disent publiquement et si on voilà on leur donne le crédit d'être honnête je ne sais pas s'ils le sont mais en tout cas d'être sincère ou authentique les gens qui font ces modèles disent bah voilà ça présente un risque mais on y trompe le
travail
et les empêcher Bill Gates dit voilà il y a le risque que ça tue un milliard de personnes à telle échéance bonjour ça c'est un chiffre aussi tout le monde effrayant avance des choses et c'est pas les gens qui ont le moins réfléchi au sujet quand même qui disent tout ça c'est pas voilà quelqu'un au hasard sur Twitter donc il faut quand même prendre conscience qu'on a devant nous quelque chose qu'on ne connait pas très bien et qu
'on
ne maîtrise pas moi je fais toujours un parallèle alors pardon il peut être un peu inquiétant mais c'est un peu le parallèle avec la défense c'est à dire qu'on a vécu la guerre froide avec des risques de se prendre des missiles qui détruiraient l'humanité sur la tête ça a été une angoisse on l'a oublié mais enfin pendant des décennies de tout un tas de générations dans tout un tas de pays bon et on a réussi à traverser jusqu'à présent en tout cas cette période là sans dommage sans dommage majeur donc on peut peut-être faire le parallèle avec l'IA oui les risques peuvent être absolument colossaux
mais
on va peut-être être capable aussi de les gérer il ne faut pas non plus être catastrophiste non non non c'est clair
le message entre les lignes le message entre les lignes aussi pour ces investisseurs qui lisent les fascicules d'IPO c'est ça va être un bouleversement et nous serons au centre de ça nous aurons le narratif on va être au centre de ça venez avec nous soyez au centre de ce bouleversement on aura la main enfin voilà il faut aussi le voir comme ça je pense et pas juste purement de la protection légale qui est aussi nécessaire bien sûr face à tout ça mais c'est clairement un message un peu alléchant en disant mais voilà il
y a
le venture capital et l'aventure c'est capital et ça va tout changer ça va bouleverser faites-en partie tu vois il y a beaucoup de gens je pense qui vont le dire comme ça
malheureusement
bon
juste un mot sur ce milliard d'humains qui pourraient disparaître selon Bill Gates je ne
sais
pas si vous avez suivi ce discours il n
'est
pas très clair sur comment ce milliard d'humains pourraient disparaître
je
n
'explique
pas pourquoi alors au-delà de ce chiffre très punchline finalement le fait qu'ils ne disent pas comment ces humains pourraient disparaître fait un peu dégonfler la dramaturgie finalement de son discours parce qu'on se dit bah ok mais pourquoi alors il parle de politique il parle que justement pour éviter tout ça qui pourrait être le scénario du pire il faut que les politiques prennent le sujet en main et qui est forcément une régulation mais cette régulation on le voit et on en parle régulièrement dans Takenco qui doit réguler est-ce que ce sont les acteurs eux-mêmes qui doivent s'auto-réguler est-ce qu'il faudrait comme une espèce de gendarme de la régulation qui soit autonome en fait de toutes ces boîtes-là on est clairement en train de l'inventer donc moi j'ai évidemment pas la solution à porter sur ce plateau ce soir mais ce que je remarque si on fait des parallèles avec d'autres secteurs extrêmement dangereux par exemple les biotechnologies et la santé les biotechnologies et la santé quoi qu'on en dise la gouvernance mondiale a jusqu'à présent plutôt je mets des rations mais plutôt bien fonctionné on n'a pas aujourd'hui alors on a évidemment des rumeurs que le Covid ou autre aurait pu être créé en laboratoire et s'être échappé c'est très possible mais la réalité c'est qu'aujourd'hui il y a un consensus y compris entre pays en guerre ou entre pays qui ne sont pas amis qu'il y a des limites à ne pas franchir et qu'en particulier sur les questions de santé d'armes biologiques d'armes bactériologiques de virus génétiquement modifiés etc on est une posture responsable mondialisée il y a un certain nombre de sujets quand même sur lesquels il y a ce type de consensus alors évidemment il peut toujours y avoir une brebis galeuse qui fait différemment mais jusqu'à présent ça a quand même été plutôt ça a plutôt fonctionné cette gouvernance mondiale
donc
pourquoi pas aussi pour l'IA enfin moi je ne
suis
pas catastrophiste au point de se dire de toute façon le système géopolitique est tellement complexe en ce moment que ça va être une catastrophe encore une fois quand je vois que le premier sujet à l'agenda mais le premier vraiment dans toutes les chaînes de télé américaine enfin européenne aussi mais principalement américaine de la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump aux Etats-Unis c'était de mettre en place un téléphone rouge autour de l'IA pour être sûr qu'on puisse éviter vraiment une catastrophe mondiale liée à une IA qui ferait n'importe quoi et qu'on imaginerait venir attaquer un pays ami ou ennemi donc c'est évidemment très lourd de sens tout ça mais c'est aussi assez rassurant de se dire qu'ils ont compris qu'il y avait quand même un sujet à traiter ce qui est intéressant aussi c'est que tout à
l
'heure tu faisais le parallèle avec l'arme nucléaire et la France et notamment l'Europe avaient son mot à dire à l'époque de la dissuasion nucléaire aujourd'hui on est totalement hors sujet finalement
on
n'est plus dans cette guerre là nous l'Europe finalement on se retrouve avec les Etats-Unis et la Chine on a le DMA quand même ouais non on a le DMA mais c'est vrai que pour revenir à ce parallèle avec le nucléaire on avait cette puissance malgré tout nucléaire et de dissuasion on l'a toujours oui oui on l'a toujours pour ce qui est de l
'arme sur
tout le
monde
la France reste
une
grande puissance nucléaire mais
on l'a pas sur l'IA c'est
ce que je veux dire évidemment ça je le sais mais ce que je voulais faire c'était le parallèle avec l'IA c'est à dire qu'on perd cette puissance là on n
'est
nulle part voilà on n'a plus comment dire ce joker finalement qu
'on avait
auparavant à part Mistral à part Mistral reste bien sûr l'espoir force à eux bon courage mais sinon oui oui on n'est nulle part Bruno mais il faut mettre je reviens sur l'image que Julien disait la fameuse création de cette ligne rouge entre Washington et Pékin ça c'est bien parce que j'allais dire pardon le lapsus Washington veut pas faire veut pas créer d'encadrement en tout cas jusqu'à maintenant mais là on apprenait aujourd'hui que Trump va rencontrer les grands patrons de l'IA pour avoir une discussion sur justement tous les risques qui sont évoqués peut-être qu
'il
va changer d'idée mais lors de la rencontre de la semaine dernière entre la Chine et les États-Unis la seule raison pour laquelle il n
'y a
pas eu de la création d'un début d'unité ou de secrétariat ou de comité international c'est parce que Trump en veut pas mais du côté de la Chine il y a un intérêt pour la chose alors si l'Europe à un moment donné décide de pousser dans ce sens-là il y aura d'autres pays qui vont embarquer là-dedans mais si on attend que ça vienne des États-Unis c'est sûr qu
'il
n
'y
aura absolument rien pas pour le moment en tout cas
Pendant ce temps-là j'essaie de suivre un petit peu la conférence OpenAI et ça y est c'est officiel donc OpenAI vient de lancer DOTS DOTS c'est
le
collègue IA c'est-à-dire que même quand vous fermez le chèque GPT vous avez toujours votre agent qui bosse pour vous et ça
répond aux amuses
exactement c'est ça et par exemple vous lui dites prépare-moi ma présentation commerciale de demain mets l'ajout avec les derniers chiffres et préviens-moi quand elle est prête vous fermez votre PC vous fermez votre truc et tout et vous recevez une notif quand il a terminé le travail en fait et bien sûr alors là on prend un exemple bien particulier mais imaginez un petit peu l'impact que ça peut avoir dans le quotidien en fait de millions de gens
c
'est
l'IA c'est
l'IA
agentique pour le très grand public voilà
pour le grand public
LLM c'est ça pour le très grand public le succès de chèque GPT absolument mondial et là c'est le step d'après c'est-à
-dire
avec les agents IA à disposition du très grand public et ça va être encore un nouveau phénomène on va pas arrêter d'en parler tous les soirs non mais c'est on n'est pas surpris par rapport à ce qu
'on
disait tout à l'heure où c'est effectivement la réponse à Muse à Facebook et on voit qu'il y
a
un vrai produit qui rencontre son marché et
peut-être que dans cette course et tu le disais très justement tout à l'heure Muse le principe c'est qu'en gros ça crée un ordinateur virtuel par utilisateur une VM comme on dit une machine virtuelle donc c'est très intensif en compute besoin de capacité de calcul et donc on imagine qu'à l'échelle de Facebook qui n'a lancé qu'aux US enfin de Meta on sait qu'aux US pour l'instant c'est déjà énorme comme
capacité
en Amérique du Nord si on regarde ce que fait OpenAI et l'échelle qu'a OpenAI sur ces produits qui est sur l'IA en tout cas largement supérieure à celle qu'avait Meta jusqu'à présent la capacité nécessaire pour faire tourner tout ça et donc les coûts derrière pour faire tourner tout ça sauf s'ils ont trouvé la martingale ils ont trouvé une façon de le faire ça va encore éloigner probablement vraiment de façon très très importante la rentabilité de tous ces produits-là parce que c'est extrêmement difficile de dédier une capacité de calcul colossale à chaque individu qui utilise ChatGPT c'est quand même un truc absolument incroyable donc voilà je suis assez curieux de voir comment ils vont tenir la charge et quel impact ça aura économiquement sur eux
et je pense qu'on peut prévenir tout le monde ce soir que si vous avez un PC chez vous prêtez-y beaucoup attention prenez-en soin parce que quand il va lâcher et qu
'il
va falloir en racheter un du coup ce sera encore moins le même prix que ce qu
'on
a pu voir ces derniers mois oui c'est vrai en
effet on parlait de Dots donc l'annonce qui a été faite par OpenAI on apprend aussi qu'on va pouvoir faire travailler plusieurs agents en même temps donc pour améliorer en fait le travail que tu peux avoir très intéressant on y reviendra bien sûr parce que là on vit ça en temps réel on passe sans doute à côté d'annonces importantes et puis j'imagine que cette présentation durera plus d'une heure on y reviendra demain bien sûr dans l'actualité toujours du côté de l'IA c'est AMD qui a créé la surprise avec le rachat de World's Lab pour quand même la coquette somme de 8,2 milliards de dollars alors c'est en action mais bon c'est quand même voilà une coquette somme finalisation attendue d'ici fin 2026 ça va aller très très vite même si le rachat n'est pas tout à fait bouclé et l'idée donc de cette boîte là World's Lab d'après ce que j'ai compris Stan c'est une boîte qui travaille sur l'IA physique et qui arrive à générer à reconstruire à simuler des environnements 3D à partir de textes d'images ou de vidéos c'est ça
c
'est exactement ce qu'on disait tout à l'heure où le next step après tout ça c'est la combinaison de la robotique avec l'IA c'est ce que semble préparer AMD alors 8 milliards en actions d'AMD on les prend quand même des actions d'AMD surtout en ce moment voilà surtout en ce moment c'est plutôt intéressant donc c'est un très gros deal très important c'est un énorme signal envoyé au marché qu'il
y
a déjà un ou deux coups d'avance chez les gros systémiers comme AMD ou Nvidia qui préparent cette interface avec la robotique avec la simulation du monde réel pour les voitures pour les robots pour les aspirateurs pour les tracteurs c'est l'or de demain
Julien ? Oui c'est exactement ça je pense qu
'il
s'achète une place pour le après LLM les world models c'est potentiellement la frontière d'après en tout cas beaucoup de gens y travaillent et développent ça parce que ça va devenir finalement les robots ça va être les bras et les jambes de l'IA donc ça va être vraiment la représentation dans le monde physique de l'IA et donc ils s'achètent une place autour de la table place qu'ils n'ont pas totalement eu dans la génération précédente et que Nvidia est en train de se faire et que Nvidia c'est largement fait et donc effectivement c'est un peu ce qu'on appelle en technologie classiquement en très bon français le leapfrogging donc en fait ils passent par dessus le problème ils se disent puisque de toute façon je n'arriverai pas trop avec ça je
vais essayer
d'acheter le coup d'après Meta a essayé de faire ça quand Meta a raté le mobile puisqu'ils avaient des ambitions à un moment de développer des mobiles ils sont allés sur la VR ça ne leur a pas totalement réussi encore jusqu'à présent quoique avec les lunettes Meta ils commencent à s'en sortir mais voilà c'est une tactique finalement assez classique dans le monde de la tech Bruno ton point de vue sur ce rachat
moi ce que je trouve intéressant c'est que bien avec l'entreprise sa créatrice Faye Faye Lee qui elle baigne dans l'IA depuis très longtemps moi je me souviens en 2013 je l'avais rencontré à Stanford elle était en charge du grand lab de l'IA et puis par la suite elle est passée chez Google entre temps elle a démarré cette entreprise-là et elle fait vraiment partie d'ailleurs on la qualifie on parle des grands-pères quand on parle de Lecun, Benjo et compagnie elle on la qualifie de grand-mère de l'IA et donc c'est aussi ça dont ils font l'acquisition c'est cette femme-là qui a énormément de connaissances et surtout beaucoup de vision dans le futur et donc justement si AMD veut prendre un coup d'avance c'était la personne à aller chercher
on reviendra évidemment sur ce rachat qui n'est pas encore acté bien sûr et il nous reste un peu plus de 5 minutes j'aimerais qu'on évoque aussi quand même le succès de Starship première mise en orbite déploiement de 26 satellites Starlink de nouvelle génération c'était le 28 septembre dernier alors même si tout n'a pas été on va dire au poil il y
a
eu un petit problème de moteur je crois qui a écouté la mission mais malgré tout c'est une réussite tu as suivi cet événement oui est-ce que tu es intéressé par justement l'évolution de l'espace enfin en tout cas de la conquête spatiale et le comment dirais-je la vision de SpaceX alors moi ce que je trouve très intéressant c'est pas tant la vision de SpaceX que la synergie incroyable qu'arrive à faire Elon Musk entre son lanceur et SpaceX en général et Starlink c'est-à-dire qu'en fait les deux fonctionnent dans une synergie absolument parfaite où évidemment l'un devient meilleur pour lancer plus de charges plus loin dans les bonnes orbites etc et l'autre développe des satellites de plus en plus performants et là en fait ce qui m'a intéressé c'est pas tant ce succès spatial mais c'est le succès Starlink c'est-à-dire qu'en fait ce qui m'a frappé quand on regarde les chiffres c'est que la version 3 de Starlink donc ça ce sont les premiers satellites de la version 3 qui ont été
il y en a 26 qui
ont été mis en
jeu
26 ils ont ajouté d'un coup 26 terabits secondes de capacité dans l'espace juste avec ces 26 là c'est-à-dire c'est 10 fois plus par satellite que la génération précédente donc il arrive à faire x10 en une génération c'est
d'ailleurs des satellites
beaucoup plus gros beaucoup plus lourds beaucoup plus gros mais qui peuvent du coup être lancés avec ce lanceur là et qui permettront de dialoguer avec votre téléphone parce qu'ils ont été conçus aussi pour pouvoir être assez puissants pour que vous puissiez capter ces satellites depuis votre téléphone et à terme et le terme il n'est pas dans très longtemps ce sera 60 satellites par lancement qui pourront être qui pourront être lancés oui ça devient de l'industrie finalement alors
c'est
devenu complètement industriel et surtout ils ont un concurrent clairement enfin deux si je veux être gentil avec hôtel satuan web enfin c'est surtout un concurrent qui est Amazon Leo qui s
'est
lancé beaucoup plus tard et quand Amazon Leo qui est pénalisé par son lanceur qui n'a pas exactement ils ont réussi à lancer à peu près 400 satellites jusqu'à présent Starlink ils en ont déjà 11 000 et donc s'ils continuent de déployer de la capacité à cette rapidité là avec cette puissance là je trouve que ça sera très intéressant de voir ce qu'Amazon va essayer ou réussir à faire parce que honnêtement j'ai l'impression que là en fait Starlink a pris une avance difficile difficile à rattraper en tout cas voilà cette synergie entre le lanceur et le satellite pour moi c'est stratégiquement un coût absolument majeur alors on l'avait vu venir c'est pas révolutionnaire de le dire mais là quand on a ce niveau de capacité quand on a cette avance là je crois que Starlink voilà fait un très très très joli coup Stan
alors
il y a énormément de choses à dire SpaceX là avec ce qu
'ils
sont en train de faire c'est probablement l'asset géopolitique le plus important
c
'est à
dire
que la guerre en Ukraine le fait que les drones arrivent à voler aussi loin maintenant côté ukrainien ce qui a permis à l'Ukraine encore aujourd'hui de ne pas être russe c'est Starlink il faut le dire chez Parrot on est bien placé pour le savoir ce que les drones sont capables de faire grâce à Starlink ça a absolument changé c
'est
un atout dans la défense énorme dans les télécommunications Starlink c'est la plus belle boîte de télécommunication de tous les temps là ils envoient 50 tonnes par lancement c'est énorme en fait c'est
à
dire que les autres sont en Vespa eux ils ont 32 tonnes c
'est
vraiment le leapfrog dont tu parlais tout à l'heure là c'est vraiment sur plusieurs secteurs à la fois hyper bien exécuté le fait que nos téléphones bientôt est ce qu'on appelle la technologie direct tout seul et bien vous allez l'avoir pour les téléphones
toutes
les voitures les drones beaucoup d'objets connectés autour de vous nous on travaille déjà là dessus je peux vous le garantir c
'est
extraordinaire c'est extraordinaire j'ai mal j'ai mal pour les concurrents là aussi bien sur le spatial que sur les télécoms ça doit être pénible d'être juste deuxième parce que le gap entre le premier et le deuxième là il devient assez monstrueux et c'est extraordinaire et la prouesse technique on n'en parle même pas le fait que les satellites Starlink et maintenant chacun ici des caméras donc ça va créer une constellation d'observations absolument dingue en plus du relais télécom que ça représente franchement
il
mérite
oui
et puis alors toi qui as travaillé Julien dans les télécoms tu sais très bien qu'il y a ce débat est-ce que les opérateurs télécoms ne sont pas en train de se faire distancer par cet opérateur géant planétaire qui en plus est relativement malin dans son discours parce qu'il dit pas du tout pas du tout moi je vais faire du complément je vais absolument pas venir remplacer
et je
passerai toujours par des opérateurs pour proposer mon service voilà en attendant si on regarde par exemple les avions qui sont équipés en wifi depuis maintenant très très longtemps qui fonctionnaient sur des systèmes qui marchaient très très mal qui marchent toujours très mal d'ailleurs de Telsat avec du wifi via satellite et puis des stations relais de base sur le sol Starlink a complètement disrupté ça d'ailleurs dans leurs conditions générales vous l'aurez peut-être remarqué si vous prenez l'avion c'est toujours gratuit c'est à dire que le wifi au débit de Starlink est toujours gratuit dans l'avion parce que c
'est on a l'impression d'être à la maison et c'est
évidemment un produit d'appel absolument incroyable pour les gens qui se disent ce truc là mais c'est génial moi ce que je suis dans l'avion en fait je le veux partout tout le temps etc donc oui ils ont probablement cette vision de veut dire disrupter les opérateurs de télécom traditionnels ce sera probablement pas pour cette génération là pour la finir mais quand les opérateurs de télécom vont devoir faire face aux investissements colossaux de la génération d'après ou encore de
la
génération d'après donc de la 6 ou de la 7G la question se posera la question se posera
Bruno
pour terminer sur ce sujet
par rapport à leur intérêt à faire de la compétition en Europe j'en ai aucune idée mais aux Etats-Unis ils sont déjà en train de faire l'acquisition de fréquences pour justement être capable d'aller faire de la compétition même dans le terrestre à l'occasion dans certaines zones des Etats-Unis donc oui il y
a
un intérêt mais j'avoue que moi d'abord et avant tout c'est la progresse technologique je regardais encore les images ce matin de voir l'expulsion des satellites de la constellation Starlink de voir sortir ça du module de la fusée je n'en revenais pas et c'était presque de regarder un film de cinéma tellement la qualité de l'image était là c'est vraiment c'est très fort
parce qu'en plus ils ont le sens du spectacle c'est-à-dire qu'ils mettent des caméras maintenant dans les satellites pour vivre tout ça en direct enfin il y a tout un storytelling qui est magistralement maîtrisé et bien voilà merci beaucoup à tous les trois c'était passionnant tout ça merci Julien Villeret à très vite Julien merci directeur d'innovation chez EDF merci à Stan Larocque qui a été le fondateur de L'Inx et qui est maintenant directeur des opérations chez Parrot et un grand merci à toi mon cher Bruno Bruno Gugier-Minetti suivez-le sur ses réseaux sur ses podcasts avec le carnet mais aussi avec ses 120 secondes de tech quotidienne
merci
à
toi
on a poursuivre