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Podcast / conversationRassemblement National (sur YouTube)· 19 juin 2025 49 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseSécuritéJusticeImmigration & asile

Laurent Jacobelli : "Pour Jean-Luc Mélenchon, un bulletin de vote n'a pas d'odeur !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 8 %Attaque 75 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'ils ont le choix ?

  • 1:46ComplaisanteRéponse directe

    Ces images dont vous parliez.

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que nous aussi, nous avons des abris ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Dans quel état d'esprit êtes-vous ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Comment s'est passé la nuit, concrètement ?

  • 5:41RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous dites que désormais, il va falloir aller très vite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42PrésentateurFait
    « L'Iran a déclaré qu'il fallait rayer de la carte du monde l'État d'Israël. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Les missiles hypersoniques qui sont envoyés aujourd'hui, les missiles FETA, sont très perfectionnés. »
  • 2:37Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, enfin, depuis le 7 octobre, le Premier ministre israélien, justement, avait dit qu'il allait redessiner la carte de la région. »
  • 5:32Invité politiqueFait
    « Je rappellerai juste que l'Iran, c'est l'Iran qui était à l'origine du 7 octobre. »
  • 6:42Invité politiqueFait
    « Vous vous rendez compte qu'il tire sur un hôpital ? »
  • 8:37Invité politiqueFait
    « Le Guardian qui ne porte plus son nom parce que The Guardian, c'est le gardien. Je ne sais pas ce qu'il garde, mais il ne garde pas la vérité, il ne garde pas la morale, il ne garde pas l'éthique. »
  • 8:50Invité politiqueFait
    « Mais quand un lieu public est transformé en lieu de guerre, il perd justement sa fonction. Et ça devient un lieu de guerre. »
  • 9:20Invité politiqueFait
    « En Israël, non seulement vous avez des abris dans chaque immeuble, pratiquement dans tous les nouveaux immeubles, il y a des chambres qui abritent aussi, qui sont renforcées pour, au cas où on n'a pas le temps de descendre, on peut s'abriter à l'intérieur, et des abris publics. »
  • 9:30Invité politiqueFait
    « Pourquoi ? Parce qu'ils veulent les instrumentaliser pour faire des victimes civiles, pour servir la propagande du Hamas. »
  • 10:07Invité politiqueChiffre
    « Des attaques qui ont fait au moins 47 blessés, dont 3 graves, selon la Croix-Rouge israélienne. »
  • 30:47Invité politiqueFait
    « « From the river to the sea, Palestine will be free » avec les débiles qui le chantent partout dans le monde, ça veut dire quoi ? L'extermination de 9 millions d'Israéliens et l'éradication de l'État d'Israël. »
  • 31:05Invité politiqueFait
    « Gaza est libéré depuis 2005 par Raïl Sharon, qui était considéré en plus comme l'ennemi du peuple palestinien. Il leur a donné Gaza. Regardez ce qu'ils en ont fait. »
  • 33:57PrésentateurFait
    « Jean-Luc Mélenchon a complètement versé dans l'horrible, dans l'abjecte, dans l'immonde. »
  • 34:16PrésentateurFait
    « il espère, avec un mépris presque raciste, que dans certaines banlieues, ça lui amènera des bulletins de vote. »
  • 35:52Invité politiqueFait
    « On a aujourd'hui un régime, qui était un régime aujourd'hui israélien »
  • 35:54Locuteur 8Fait
    « d'extrême droite messianique qui éradiquent les Palestiniens à Gaza »
  • 36:04Invité politiqueFait
    « en dehors de tout respect du droit international. »
  • 36:15Invité politiqueFait
    « et nous avons bien fait, parce que l'Irak, c'est le chaos. »
  • 36:20Invité politiqueFait
    « Et là, Nicolas Sarkozy a une responsabilité lourde. C'est le chaos. »
  • 36:43Invité politiqueFait
    « c'est un collabo. Il faut le dire, je vais vous expliquer pourquoi. »
  • 37:05Invité politiqueFait
    « Il oublie le 7 octobre, il oublie les otages, il oublie les missiles des Houthis »
  • 37:42Invité politiqueFait
    « un tweet de Rima Hassan et les gens sont dans la rue, un tweet de ces personnes et Paris et en sang, à feu et en sang. »
  • 38:00Invité politiqueFait
    « C'est comme ça la collaboration. »
  • 38:10Invité politiqueChiffre
    « Il a dit que, un, l'enrichissement déjà du nucléaire électrique commence à 4,5% maximum. Ils sont à 60%. »
  • 38:17Invité politiqueFait
    « Donc il dit, c'est certain que quand on commence à dépasser les 20%, c'est clairement l'enrichissement d'uranium pour fabriquer une arme nucléaire. »
  • 38:18Invité politiqueFait
    « Mais, comme ils sont honnêtes, la IEA, ils disent, on n'a pas vu l'arme nucléaire. On n'a pas vu. »
  • 41:15Invité politiqueFait
    « Ne soyons pas naïfs, il y a des filières d'immigration illégale encadrées par des gens qui se font de l'argent sur ceux qui entrent en France de façon irrégulière. »
  • 41:24Invité politiqueFait
    « Ce sont des trafiquants d'êtres humains qui sont liés aux organisations criminelles. »
  • 47:57PrésentateurFait
    « Israël se défend. Elle se défend contre des dictatures. »
  • 48:01PrésentateurChiffre
    « où il y a mille exécutions par an où les droits des femmes sont bafoués. »
  • 48:07PrésentateurFait
    « Je rappelle qu'en Israël les femmes sont considérées comme l'égal de l'homme »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli56 %
  • Présentateur14 %
  • Locuteur 610 %
  • Locuteur 47 %
  • Locuteur 55 %
  • Locuteur 23 %
  • Locuteur 72 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Oui, c'est un vrai miracle et ça montre aussi que le peuple israélien est extrêmement courageux. On employait le mot de « résilient » qui est un mot à la mode, mais qui, je crois, là, prend tout son sens. Il faut imaginer, et vous le disiez, M. Tapirou, tout à l'heure, ce que c'est que la vie en Israël. Ils sont préparés à aller dans la cave, dans des abris, à tout moment. On n'imagine pas ce que ça veut dire. Il y a cette épée de damoclès permanente et j'ai l'impression que les Israéliens ont choisi de l'intégrer dans leur logiciel. Est-ce qu'ils ont le choix ? Non, mais ils n'ont pas le choix, mais ils l'ont fait de manière intelligente, de manière dynamique.

J'allais presque dire de manière optimiste, parce que c'est un peuple qui veut survivre. C'est un peuple qui veut vivre. Ils sont entourés d'ennemis, et pas d'ennemis qui veulent simplement un petit bout de territoire, qui veulent leur nuire, d'ennemis qui veulent leur éradication. L'Iran a déclaré qu'il fallait rayer de la carte du monde l'État d'Israël. C'est ça, leurs voisins, proches ou à distance d'obus. Donc c'est terrible ce qu'ils vivent, et en même temps, si vous me permettez l'expression, ils ont appris à se protéger, à anticiper et à gérer cette situation.

Les images qu'on a vues tout à l'heure du quartier d'affaires, où beaucoup de dégâts ont eu lieu selon ce qu'on en a pu voir, avec des gens qui continuent à traverser la rue, à aller probablement soit faire leurs cours, soit aller travailler, elles sont impressionnantes. Et j'ai envie de dire, parce qu'on a envie de leur envoyer un message d'espoir, de leur dire qu'on les regarde, qu'on est avec eux et qu'on les soutient. C'est un pays ami. L'espoir, c'est que face à cette énergie, la doctrine terrible des Mollahs, la haine horrible du Hamas, perdra toujours. Parce que cette flamme de vie qu'il y a dans la vie et dans la cité israélienne, elle est probablement plus forte que tout.

Mais on voit bien aujourd'hui que ces ennemis passent à l'attaque. les Hamas, les Houthis, le Hezbollah, l'Iran et bien d'autres.

1:46
Laurent Jacobelli

Et c'est de ces images dont vous parliez. Absolument. Ces images à Ramadgan où la vie continue. Exact. Alors que voilà, on voit que les débris ne sont pas encore amassés. Le sol est toujours dans un état terrible. Rachida Kahout, c'est vrai que ces images, les images de l'hôpital, tout ça, c'est terrible ce matin, ce qu'on voit en Israël. Ah non, mais c'est terrible. Et j'apporte toute ma solidarité à la communauté juive de France, qui aujourd'hui a la boule au ventre, comme chaque jour d'ailleurs, du reste, avec cette guerre qui n'en finit plus. Et au-delà de ça, en fait, aujourd'hui, Israël fait face à un ennemi quand même qui est redoutable, il faut le dire.

Les missiles hypersoniques qui sont envoyés aujourd'hui, les missiles FETA, sont très perfectionnés. Et donc cible aujourd'hui Israël dans des points stratégiques. Et malheureusement, ce sont des points où des civils meurent et tombent sous les bombes. Jusqu'à quand cette escalade ? Aujourd'hui, enfin, depuis le 7 octobre, le Premier ministre israélien, justement, avait dit qu'il allait redessiner la carte de la région. Et aujourd'hui, eh bien, on est en train de constater que cette zone du monde va vraiment nous exploser, tous en pleine figure. Oui, sans mauvais jeu de mots.

Christine Kelly, c'est vrai que ces images sont touchantes, que ce soit les images dans ce quartier d'affaires, ou ces images qu'on va revoir de l'hôpital, par exemple, avec tous ces gens qui courent dans les couloirs, l'affolement. Et encore une fois, enfin, j'allais dire Dieu merci, mais je ne veux pas mettre Dieu au milieu. Mais en tout cas, les enfants ont été évacués hier soir de tout un étage.

Le témoignage de Cathy Choucroune, que vous avez vu tout à l'heure, m'a particulièrement choqué, parce qu'on ne peut pas imaginer, effectivement, le quotidien de ces familles, 4h du matin, 3h du matin, 7h du matin, effectivement, un parent âgé, un bébé, un enfant handicapé, et pouvoir, effectivement, aller dans ces abris. Et si vous permettez, Jean-Marc, lorsque je vois ces images, je me dis que c'est la seule démocratie de la région. Donc je pense à la France, et je me demande, est-ce que nous aussi, nous avons des abris ? Est-ce que nous aussi, nous avons de quoi nous défendre ? Alors, heureusement, on n'en est pas là. Non, mais je me permets de dire, ayons l'humilité de la diplomatie.

Effectivement. On va partir en direct à Jérusalem, si vous voulez bien. On va rejoindre Ahim, qui est à Jérusalem. Bonjour. Merci beaucoup d'être en direct avec nous. Dans quel état d'esprit êtes-vous, alors qu'il est ? Eh bien, écoutez, nous sommes comme tout le peuple d'Israël, nous nous mettons à l'abri. Moi, personnellement, je suis père de 3 petites filles, la plus grande a 5 ans. Et je me retrouve dans une situation où à 4h du matin, à 7h du matin ou à minuit, eh bien, je dois prendre mes filles dans les bras, elles me regardent.

Et je dois leur donner confiance, la même confiance que nous nous donnons à notre gouvernement, parce que nous n'avons pas le choix, parce que nous sommes dans une situation où Israël se bat pour sa survie. Vous avez des enfants, vous nous le disiez. Comment s'est passé la nuit, concrètement ? Écoutez, je vais vous dire, les enfants ressentent ce qui se passe. Ça veut dire tout simplement, ça veut dire qu'ils ont du mal à aller dormir, on les réveille en pleine nuit. Ils sont stressés par les sirènes, par les messages que nous recevons sur notre téléphone pour nous annoncer qu'il va y avoir la sirène.

Lorsque la sirène tombe, lorsque l'on entend des boums un petit peu partout, on ressent une certaine stress. Mais je vais vous dire, on est un peuple très fort, on est un peuple qui a survécu à énormément de choses. Depuis le 7 octobre, nous nous sommes retrouvés dans une situation très, très difficile. Et malgré tout, vous avez parlé tout à l'heure à l'antenne de résilience, eh bien, il y a une certaine résilience. Et on sait que notre gouvernement, on sait que Benjamin Netanyahou fait son maximum pour sortir Israël de cette situation. Et c'est exactement ce qui passe. Vous avez dit qu'on a un ennemi qui est redoutable, mais il n'est pas invincible.

Et nous avons les moyens, et nous allons utiliser tous les moyens pour pouvoir gagner cette guerre contre l'Iran. Je rappellerai juste que l'Iran, c'est l'Iran qui était à l'origine du 7 octobre. L'Iran est un ennemi d'Iran à jurer de détruire Israël, eh bien, on ne le laissera pas faire. Quand vous voyez une nuit comme celle qui vient de se passer, Rahim, est-ce que vous vous dites, maintenant, il faut aller vite ? Enfin, on ne va pas pouvoir nerveusement, je ne parle même pas sur le plan militaire et sans parler des pertes humaines, y compris des blessés. Parce que je trouve qu'on passe toujours un peu vite sur les blessés.

Et il y a des gens qui sont vraiment blessés gravement et qui vont avoir des séquelles toute leur vie. Donc, blessés, ce n'est pas neutre. Je trouve qu'on a un peu tendance à dire que blessés, c'est rien. Mais voilà, il y a des blessés aussi. Est-ce que vous dites que désormais, il va falloir aller très vite ? Parce que ça va être très dur de tenir longtemps, de tenir 15 jours ou 3 semaines avec des alertes toutes les nuits, avec des missiles qui tombent comme ça sur les villes. Bien sûr, il faut y aller le plus rapidement possible. Et vous parlez des blessés, vous avez tout à fait raison d'en parler. Je leur souhaite un très bon rétablissement.

Parce que lorsque vous avez un bâtiment qui vous tombe sur le dos, ça ne fait pas que des petits dégâts. On a une chance inouïe, peut-être une chance parce que nos dirigeants sont capables de prévoir à l'avance, comme dans cet hôpital que nous avons pu évacuer la veille. Vous vous rendez compte qu'il tire sur un hôpital ? Eh bien, il avait été évacué la veille. Alors, on peut appeler ça de la chance. Ici, en Israël, on appelle ça la providence d'Ivide qui nous aide. Mais bon, on a tous conscience qu'il faut aller très très vite. Il faut empêcher cette menace. Et cette fois-ci, je pense que l'Israël est déterminé. On va empêcher cette menace à jamais.

On n'a pas frappé une ou deux petites frappes pour leur dire attention, nous, nous, on est là et on va avancer. Non, on a frappé et on frappera jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune menace du côté de l'Iran. Merci beaucoup, Rahim. Et surtout, bon courage à vous. Beaucoup de force et de courage pour affronter tout ça. Justement, dans cette édition spéciale, on part tout de suite en direct à Birchiba. Vous savez, c'est cet hôpital qui a été touché avec ces images que vous découvrez en direct, ces images des dégâts dans l'hôpital, Franck Tapirot. C'est vrai qu'on voit le toit qui est effondré. Il y a des façades également.

Quand la caméra élargira un peu, on le verra, il y a des façades également. Quand je dis qu'on a vraiment frôlé un drame terrible, je crois que les mots ne sont pas galvaudés. Non, on a frôlé un drame. Et tout à l'heure, vous parliez justement de la possibilité, est-ce que c'était ciblé ou pas ? Est-ce que c'est un hasard ? Moi, je ne crois jamais au hasard ou non. En tout cas, ce qui est incroyable, c'est que ce matin, le magazine, le média The Guardian a donné une justification. Ça, c'est incroyable. Je l'ai posté tout à l'heure. J'ai vérifié parce que je crois que c'est une fake news.

Le Guardian a dit, mais en gros, c'est normal que cet hôpital a été ciblé parce qu'il y a dans cet hôpital des militaires blessés. Quand on arrive à justifier le bombardement d'un hôpital alors que les militaires sont blessés, et quand ils sont blessés, on sait très bien qu'on voit son Genève, ils ne sont plus milités parce que ce sont des blessés. De toute façon, il n'y a pas que des militaires. En plus, on sait bien qu'il y avait un étage couper avec des enfants. Vous vous rendez compte aujourd'hui que The Guardian se permet... Le Guardian qui ne porte plus son nom parce que The Guardian, c'est le gardien.

Je ne sais pas ce qu'il garde, mais il ne garde pas la vérité, il ne garde pas la morale, il ne garde pas l'éthique. Donc c'est scandaleux de se dire, voilà, il y a un hôpital qui est touché. Quoi qu'il arrive, c'est une catastrophe. Sauf si, et on l'a prouvé à Gaza, des terroristes se cachent sous les hôpitaux, sous les écoles. Et à ce moment-là, vous le savez, ça aussi dans la Confession de Genève. Les gens ne le savent pas. Mais quand un lieu public est transformé en lieu de guerre, il perd justement sa fonction. Et ça devient un lieu de guerre. Donc les hôpitaux à Gaza où on abrite, bien entendu, dessous des terroristes du Hamas, ça devient un lieu de guerre.

Et tout à l'heure, Christine a eu raison de parler de la protection civile. En France, c'est ça la protection civile. En Israël, non seulement vous avez des abris dans chaque immeuble, pratiquement dans tous les nouveaux immeubles, il y a des chambres qui abritent aussi, qui sont renforcées pour, au cas où on n'a pas le temps de descendre, on peut s'abriter à l'intérieur, et des abris publics. Allez encore une fois, dans n'importe quel autre pays, voisin d'Israël, notamment à Gaza, il y a 900 kilomètres de tunnels. Pas une fois le Hamas a voulu abriter sa population dans ces tunnels. Pourquoi ?

Parce qu'ils veulent les instrumentaliser pour faire des victimes civiles, pour servir la propagande du Hamas. Donc on est dans deux mondes diamétralement opposés. On voit Israël qui protège les civils tout le temps, et les autres qui les fragilisent parce que ça sert leur cause tuneste. On va poursuivre cette édition spéciale, bien évidemment, dans un instant, vous l'avez compris, beaucoup d'images, beaucoup de directs sur ce qui s'est passé ce matin, et beaucoup de témoignages en direct d'Israël. On fait le CNews Info avec Soma Yalabidi. L'Iran paiera un prix lourd.

Déclaration sur X de Benyamin Netanyahou après des tirs de missiles ce matin sur l'hôpital Soroka de Bercheva et sur des civils dans le centre du pays. Des attaques qui ont fait au moins 47 blessés, dont 3 graves, selon la Croix-Rouge israélienne. Après une première réunion la semaine dernière, le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une nouvelle réunion demain matin sur le conflit entre Israël et l'Iran, et ce, à la demande de la République islamique, requête soutenue par la Russie, la Chine et le Pakistan. Et puis une enquête ouverte suite aux menaces reçues par une professeure du collège, Lucie Aubracard, Janteuil, dans le Val-d'Oise.

L'enseignante a reçu une lettre de menace de mort mentionnant les noms de Samuel Paty et Dominique Bernard la semaine dernière. 11h06 sur CNews. Merci d'être avec nous avec ces images en direct de l'hôpital de Bercheva qui a été frappé par un missile. On voyait tout à l'heure des gros plans. Et là, on voit en particulier le mur sur l'immeuble de droite. On voit ce mur qui est quasiment totalement effondré, qui est un mur dans lequel, bien évidemment, derrière, il y avait des chambres, il y avait des enfants qui étaient là.

11:03
Présentateur

Laurent Jacobelli. Oui, je viens d'entendre ce qu'a dit M. Tapirou. Et moi, je suis révolté par l'article du Guardian. Mais ça montre bien, ici, comme ailleurs en Europe d'ailleurs, qu'il y a des forces qui s'élèvent et qui font d'Israël l'assassin permanent en oubliant que c'est la victime, en fait, plutôt que le coupable Israël. Il faut imaginer ce que c'est. C'est un confetti de démocratie dans une terre qui est soumise à beaucoup de dictatures. C'est un endroit de liberté entouré de fanatisme religieux. Israël, c'est finalement une vigie pour l'Occident. Ils sont les premiers de ligne face à l'islam radical, face à la charia, face à l'obscurantisme, face à la dictature.

Ce sont nos cousins, nos frères. Ils partagent beaucoup de valeurs avec nous. Et quand Israël est attaqué, quand Israël est blessé, ce sont aussi nos valeurs qui sont attaquées. Et donc, la distance que certains prennent, avec un reversement complet des valeurs, en faisant d'Israël le bourreau alors qu'elle est la victime, c'est incompréhensible, c'est d'une mauvaise foi. Peut-être qu'il y a derrière de l'antisémitisme d'ailleurs, même sûrement, mais les images qu'on voit là, elles ramènent à la réalité. Israël, terre de démocratie, terre de liberté, est entourée d'obscurantisme, obscurantisme qui veut bien évidemment réduire à néant ce petit morceau d'espoir en terre du Sud.

12:19
Laurent Jacobelli

Alors, vous imaginez, les gens sont parfois un peu compliqués avec Israël. On est en direct avec Régine Delfour, qui est avec nous à Tel Aviv. Bonjour Régine, merci d'être avec nous. Vous êtes avec Thibaut Marcheteau, et visiblement, beaucoup d'agitation autour de vous après les bombardements de cette nuit.

12:37
Locuteur 2

Oui, alors pour plus de précisions, Jean-Marc, en fait, nous sommes à Bercheva, devant l'hôpital Soroka, l'hôpital qui donc a été toussé cette nuit. Vous pouvez peut-être le voir sur les images de Thibaut Marcheteau. On ne peut pas rentrer à l'intérieur, puisque pour l'instant, les secouristes, les policiers, le Haut Commandement doit s'assurer que cet immeuble ne va pas s'effondrer. Mais ils nous ont dit qu'à l'intérieur, tout avait été soufflé. Il y a plusieurs services. Donc, heureusement, il y a des services qui ont été évacués hier, notamment un service pédiatrique de réanimation pour enfants qui a pu être évacué. Alors, ces attaques ont eu lieu à 7h ce matin.

Il y a entre près d'une trentaine de missiles, en fait, qui ont été lancés sur tout le pays. Beaucoup de dégâts aussi à Tel Aviv. Et tous ces... Donc, ici à l'hôpital, tous les malades ont pu être évacués vers d'autres hôpitaux. Le bilan pour le moment, et c'est un bilan vraiment qu'il faut prendre avec des pincettes, puisqu'il peut évoluer, il y aurait près de 90 blessés.

13:37
Laurent Jacobelli

— Régine, donc, on le rappelle, vous êtes devant l'hôpital de Bercheva qui a été touché cette nuit. L'ambiance semble assez calme, malgré tout, malgré le drame qui est en train d'être vécu. Ça semble assez calme, ça semble très organisé, très structuré, ce qui se passe derrière vous. — J'ai entendu. Je disais que l'ambiance avait l'air très calme, ça avait l'air très structuré, les secours sur place.

14:04
Locuteur 2

— Mais j'en marque que, comme d'habitude, en fait, en Israël, tout est très structuré, c'est extrêmement calme. Tout le monde sait ce qu'il doit faire. Les Israéliens aussi, les habitants, savent aussi comment agir, puisque c'est pas la première fois. Depuis longtemps, ils sont habitués à des attaques. Là, évidemment, ce sont des missiles. Donc il y a d'autres consignes pour se mettre à l'abri. Mais tout le monde... C'est pas la panique, en fait. On sait ici, en Israël, que tout est géré, Jean-Marc.

14:32
Laurent Jacobelli

— Merci beaucoup, Régine. Vous nous rappelez, si vous le pouvez, bien évidemment, d'ici la fin de cette édition spéciale, vous étiez avec Thibault Marcheteau sur place. On repart à nouveau en Israël, priorité au direct, vous l'avez compris, dans cette émission. On va rejoindre Francklin, qui, lui, est habitant à Tel Aviv. Bonjour, Francklin. Merci beaucoup d'être avec nous. Comment s'est passée la nuit pour vous et surtout le début de journée ?

14:52
Locuteur 6

Écoutez, jusqu'à maintenant, les trois derniers jours ont été assez durs. Mais cette nuit, la dernière alerte était vers 1h du matin. Quand on s'est couché à 6h du matin, je me suis dit « Ah ben, c'est tranquille, ça s'est calmé ». Et à 6h du matin, ça a été terrible. 5-6 alertes de suite. On a été obligé de se réfugier immédiatement, évidemment, dans les abris. Et là, beaucoup d'explosions qu'on entendait à l'extérieur, sans savoir exactement ce qui se passait ni où ça a été tombé. Mais nous, on a… Je ne veux pas dire qu'on a pris l'habitude, parce qu'on ne prend pas l'habitude de ça, mais en fait, on est confinés mais confiants. Voilà tout ce que je peux dire.

Et effectivement, la résilience des Israéliens, l'organisation, la solidarité, c'est quelque chose qu'on ne peut même pas imaginer quand on ne le vit pas.

15:53
Laurent Jacobelli

Tous ceux qu'on a pu avoir en ligne, en témoignage depuis ce matin, nous expliquent que les explosions étaient très spectaculaires cette nuit.

16:02
Locuteur 6

Oui, c'était effectivement très spectaculaire, d'autant que quand on voit les endroits où c'est tombé, c'est des endroits évidemment qu'on connaît, qu'on a parcourus. Et quand on s'aperçoit de tous ces dégâts, on dit que c'est vraiment dommage. Mais bon, qu'est-ce que vous voulez ? On est dans une situation où on sait qu'on prend des coups sur la tête, mais tous ces coups de fouet qu'on nous donne au travers de ces missiles, c'est toujours mieux qu'une balle dans la tête. Alors donc, pour nous, c'est clair, il n'y a même pas à se poser de questions. On tient le coup et on avancera. On est absolument convaincus de la victoire finale.

La seule chose, c'est que bon, entre-temps, il va se passer des choses. Mais vous savez, vous questionnez tout à l'heure un interlocuteur en lui demandant pourquoi cette nuit, il y a eu plus de missiles, 23 missiles, plus que d'habitude. Moi, mais c'est un avis totalement personnel, je pense que le régime des Molas est à terre. C'est le dernier sursaut d'un régime qui va mourir. Voilà ce que moi, j'aime à penser. Et je crois que forcément, parce qu'Israël n'a plus l'intention du tout de se laisser faire, ni d'abandonner en cours, malgré tout ce qu'on lui demande de faire au travers des pays européens qui ont le mot facile à la bouche, arrêter, arrêter, cesser le feu et tout.

Mais qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Ça ne veut rien dire du tout. Je veux dire, nous, on vit la situation, on est obligés de se défendre. C'est une question de vie ou de mort. C'est aussi simple que ça. Et personne, personne à Paris, alors que des bombes tombent à nuit, ne seraient dans une situation différente. Voilà. C'est tout ce que je veux dire. On est... Maintenant, par rapport à l'hôpital de Bercheva, un de vos interlocuteurs a dit qu'il ne savait pas si c'était un hasard, s'était tombé à cet endroit-là.

L'ambassadeur d'Israël en France, qui a été interviewé dans une émission précédente juste avant vous, a dit que les missiles iraniens étaient téléguités et pouvaient avoir un impact à 30 mètres de l'endroit où ils souhaitaient tomber. Donc, visait l'hôpital de Bercheva en plein centre de l'hôpital. Mais quand on voit le missile, parce qu'on a des images du missile qui est tombé à ce moment-là, il est tombé en plein centre comme une fléchette au milieu de la cible. C'est évident que les choses étaient programmées. Ils voulaient faire un maximum de victimes civiles. C'est toujours la même théorie chez eux, qu'il s'agisse des proxys du Hamas ou de n'importe qui, ils veulent viser les civils.

18:55
Laurent Jacobelli

Franklin, vous parliez de l'ambassadeur. On va l'écouter, l'ambassadeur, justement, ce qu'il a dit. C'était chez Apolline de Manerbe ce matin. Et effectivement, il dit exactement ce que vous venez d'expliquer. C'est-à-dire que pour lui, c'était visé, cet hôpital était bien visé pour faire un maximum de victimes. Écoutez.

19:10
Locuteur 7

Mais elles sont très importantes parce qu'un hôpital a été touché et des habitations ont été touchées. Il faut comprendre que les missiles iraniens sont précis. Ils sont très précis même, à un niveau d'un radius de 30 mètres. Donc ils savent exactement ce qu'ils font. Quand ils tirent sur un hôpital, le seul hôpital de Bercheva, qui sert tout le sud de Bercheva pour la population bédouine, la population du sud de Bercheva, etc. Ils savent exactement ce qu'ils font. Ils ont touché un bâtiment spécifique, qui est un bâtiment, le bloc opératoire de cet hôpital, en sachant exactement ce qu'ils faisaient. Pour l'instant, on parle d'une trentaine de blessés, 34 si je me trompe.

Il avait été évacué auparavant, effectivement, parce que justement, il n'était pas suffisamment sécurisé. Hier, hier soir, il a été évacué. Et donc, c'est vraiment une chance que, certains parlent de miracle, c'est vraiment une chance qu'on a pu évacuer cela à temps. Et ils ont tiré ça sur cet hôpital ce matin.

20:12
Laurent Jacobelli

Voilà, donc il y a un peu du miracle, mais il y a aussi de la prévention. Je disais, c'est presque un miracle, mais il y a aussi de la prévention. Juste, Franklin, une dernière question, si vous permettez. Et j'espère que vous n'avez pas vous vexé de ma question, mais je crois qu'on est beaucoup à se la poser. Est-ce que vous avez peur ?

20:28
Locuteur 6

Absolument pas. Absolument pas. Écoutez, pas plus tard que ce matin, quand on était dans la chambre forte avec ma femme. Évidemment, quand on entendait toutes ces explosions à l'extérieur, ma femme a sursauté au bruit des explosions, mais je l'ai rassuré à aucun moment. Mais à aucun moment, je n'ai peur. Aucun moment. Alors, c'est de l'inconscience peut-être. Ou alors, on est profondément convaincu d'être couvert par la main de Dieu. D'ailleurs, quand on parlait de chance pour cet hôpital qui a déménagé les enfants la veille, vous savez, on dit que la chance, c'est l'habit que met le bon Dieu pour circuler parmi les hommes.

Alors, voilà, moi, je veux rester dans cette optique-là et ils n'auront pas notre peur et on restera vigilants et combatifs. Aucun problème pour ça.

21:24
Laurent Jacobelli

Merci beaucoup, Francklin. Et encore une fois, je vous le redis, on pense à vous très fort. Et c'est vrai que chaque fois qu'on voit, nous, les dépêches arriver, on est tranquillement en France et on voit ces dépêches arriver sur la FP. On s'est dit, mon Dieu, mon Dieu, qu'est-ce qui se passe et comment les choses vont-elles tourner ? On pense très fort à vous. Merci beaucoup, Francklin, d'avoir été avec nous. Juste, Christine Kelly, parce que ça fait plusieurs fois que Dieu revient dans le discours. Vous, vous êtes croyante, ce n'est pas un secret, vous l'avez dit plusieurs fois. Parfois, certains se disent, à quoi ça sert de croire ? Je crois qu'on a la réponse, finalement.

Ça sert à garder l'espoir et ça sert également à continuer à se battre. Et j'irais même plus loin, tous ceux qui ont une certaine spiritualité, quelle que soit peut-être leur croyance, permettent justement d'affronter le réel et permettent justement d'avoir cette force. Et tous les grands spécialistes disent qu'on tire une certaine résilience, on vit plus longtemps lorsqu'on a une foi, quel que soit ce à quoi on croit, mais lorsqu'on a une certaine spiritualité, ça permet de faire face au réel. Et évidemment, Israël a une très très grande histoire, puisque vous faites le lien avec la Bible.

Israël a une très très grande histoire, c'est le peuple choisi par Dieu, selon la Bible et selon les croyants. Donc c'est vrai que pour continuer ce que vous disiez, les croyants regardent cet épisode avec un œil très particulier. – Oui, on l'entend dans les témoignages qui sont très forts. Juste sur l'hôpital qui a été touché, moi je voudrais vous montrer quelque chose que j'ai vu ce matin sur les réseaux sociaux, j'ai été profondément choqué. Regardez, alors c'est un double tweet, c'est-à-dire qu'il y a eu cette image qui a été publiée, vous savez, et puis dessous, les gens commentent.

Alors je voudrais vous montrer, alors c'est en anglais, mais on va les traduire, c'est juste des mots, la série de commentaires. Quel signe merveilleux, c'est superbe, bien joué, vous vous rendez compte, c'est un hôpital, on est en train de montrer des images d'un hôpital bombardé. Il y a la même, un, qui s'appelle Salman Varzy, qui dit « the best place to eat ». Le meilleur endroit à toucher. Non mais vous vous rendez compte, on parle d'un hôpital. En fait, la haine, elle est incroyable. – C'est vraiment pas l'humanité dont on parlait tout à l'heure qui n'est pas le même, mais on voit bien que la radicalisation d'ailleurs, c'est même pas de l'opinion, c'est un point de vue sur la vie.

Donc c'est même pas une question de croyance, c'est même pas une question de culture, c'est un point de vue sur la vie. En gros, c'est vraiment la contre-imposée. On a Israël qui ne pense qu'à la vie, des autres qui ne pensent qu'à la mort. Mais pas la mort d'Israël seulement, leur mort à eux, puisqu'ils nous disent que le meilleur de la vie, c'est quand ils seront morts. Donc voilà pourquoi est-ce qu'ils se suicident, voilà pourquoi ils font des attentats suicides.

– Mais vous vous rendez compte, dire quand même que quand on touche un hôpital, quand on montre des gens en train de jouer dans un hôpital, quand on dit que c'était le meilleur endroit à toucher, mais enfin, ça donne envie de vomir. – Mais vous savez, les images ne montrent pas qu'à Gaza, depuis quelques jours, dès qu'il y a une explosion en Israël, c'est la fête dans les rues, on donne des bonbons au Carrefour, on distribue des gâteaux. Et comme ça a été le 7 octobre, à moins il faut arrêter de se cacher derrière notre petit doigt, on veut voir de l'humanité partout, mais même là où il n'y a pas d'humanité, ça c'est une erreur. – Allez-y, et ensuite on ira à tel avis.

– C'est assez important, je pense qu'on comprenne, on m'a dit, mais Rachida, je me suis posé légitimement, est-ce que le domne de fer fonctionne ? Oui, il fonctionne, sauf qu'il y a plusieurs niveaux de défense. Il y a le domne de fer pour, on va dire, des attaques classiques, avec des missiles plutôt qui sont assez parallèles à la surface du sol, qu'on peut voir arriver. Ensuite, il y a les missiles Arrow, on ne va pas entrer dans les détails, mais Arrow c'est des missiles balistiques qui vont chercher justement des missiles plus élaborés.

Et donc à ce moment-là, il y a deux niveaux de défense, mais les nouveaux missiles que lance l'Iran aujourd'hui sont des supersoniques qui dépassent Mach 12 ou Mach 13. Ça veut dire qu'ils passent dans la stratosphère de façon verticale et retombent au sol avec une vitesse, vous imaginez, Mach 13. Donc c'est très compliqué à voir. Voilà pourquoi, de temps en temps, il y en a certains qui passent. Et on espère bien entendu que, comme tout système de défense, qu'ils s'adaptent et qu'ils soient de plus en plus performants.

– On parlera de l'aspect politique tout à l'heure, bien évidemment, mais vous savez, moi, ma priorité toujours dans toutes mes émissions, c'est de donner la parole aux gens qui sont sur place et pour essayer de comprendre ce que les gens vivent. On va repartir à Tel Aviv. Et je voudrais vous montrer des images. C'est les images, vous vous en souvenez peut-être, en début de semaine, on était en direct avec Laura Cohen qui habitait Tel Aviv et qui nous montrait les images de son appartement. Son appartement qui a été soufflé. vous les voyez par un missile qui est tombé non loin. Voilà, c'était ça son appartement. Il a été soufflé, l'appartement est inhabitable.

Elle avait dû quitter avec ses enfants, avec son mari. Elle avait dû quitter les lieux pour aller se réfugier. Et forcément, il y avait une solidarité incroyable. Et on voit le missile qui était tombé juste à côté, vous voyez, et qui avait détruit l'immeuble. On est en direct à nouveau avec Laura. Bonjour Laura, merci d'être avec nous. – Bonjour Max. – Je voulais prendre de vos nouvelles pour savoir comment ça va et où vous en êtes. Et je suppose que cette nuit, voilà, ça a dû vous rappeler. Alors je dis cette nuit, mais en revanche, c'était tôt ce matin. Mais tôt ce matin, ça a dû vous rappeler des souvenirs terribles.

26:07
Locuteur 5

– Alors c'est ça, bonjour Jean-Marc déjà. Écoutez, aujourd'hui, on a eu la chance d'être relogés, comme je vous disais. On a surtout la chance d'avoir un abri dans l'appartement. Donc les enfants ne sont plus réveillés la nuit. Ça, c'est vraiment la meilleure nouvelle pour nous. Cette nuit, alors, ça a ressonné depuis. En tout cas, depuis plusieurs jours, ça a ressonné, mais il n'y avait pas de grosses explosions autour de nous. Donc ça allait. C'est vrai que ce matin, à 7h du matin, il y a eu une nouvelle alerte. On a entendu des grosses explosions, alors que pourtant, ce n'est pas autour de chez nous, c'est un peu plus loin. C'est vrai que les explosions, ça fait toujours peur.

On tremble toujours un peu, d'autant qu'à 7h du matin, notre fille était réveillée, donc celle qui a trois ans et demi, et elle commence à poser des questions. Donc c'est vraiment notre priorité. On essaye de faire en sorte de lui répondre. Surtout, on a appelé des spécialistes, on est pris en charge. On a, comme vous disiez, on a une solidarité autour de nous qui est exceptionnelle. Il y a des mamans de l'école qui m'ont proposé justement de prendre les enfants aujourd'hui parce que j'ai la possibilité de retourner dans mon appartement. Donc on y est allé ce matin, on constate l'étendue des dégâts, on fait venir des experts. Ça va très très vite. Les Israéliens sont très forts pour ça.

Tout va très vite. J'ai filmé un petit peu autour de chez nous toutes les boutiques qui ont été détruites. Tout est en train d'être reconstruit déjà maintenant. Les appartements vont être pris en charge.

27:24
Laurent Jacobelli

Vous avez filmé, vous nous avez envoyé des images que vous allez pouvoir peut-être commenter en direct. Voilà, ça c'est les images, c'est en bas de chez vous.

27:31
Locuteur 5

Ça c'est en bas de chez nous. Voilà, ça c'est tous les commerces qui ont été soufflés également. Et tout est repris en charge. Il n'y a plus un seul bout de verre dans la rue. Donc ça c'est, bon là on en voit quand même quelques-uns, mais c'est les boutiques qui ont un petit peu du mal à se prendre en charge. Mais vraiment il y a une solidarité exceptionnelle. Et comme je vous dis, ça va très très vite. Après c'est toujours un petit peu choquant. Là je sors de mon appartement. En fait on voit notre quotidien qui est bouleversé. On sait que ça va être rapide, mais que ça va quand même prendre du temps. Il y a des expertises à faire. Il faut vérifier que l'immeuble est viable.

Parce que même si on remet les fenêtres, il faut vérifier que l'immeuble ne va pas s'écrouler, que les balcons sont toujours en place. C'est vraiment, ça va être très long. Et surtout, il va falloir qu'on soit relogé pendant un petit moment.

28:12
Laurent Jacobelli

Elles sont assez incroyables ces images. Parce qu'on a vu juste au début, on a vu les dégâts qui avaient été faits. On a vu les gravats, on a vu les immeubles qui s'effondraient. Et là quand on voit ces images que vous nous avez envoyées, qui ont été tournées ce matin, on se dit, j'ai envie de dire, on a le sentiment qu'on est sur les Champs-Elysées après une nuit d'émeute.

28:31
Locuteur 5

C'est une nouvelle vie en fait. Et ce qu'on s'est dit, c'est les mêmes, ils barricadent les commerces comme ils le font sur les Champs-Elysées, quand il y a des matchs, comme il y a eu récemment d'ailleurs.

28:43
Laurent Jacobelli

Exactement. Dernier mot Laura, comment vous allez, vous, dans votre tête ?

28:47
Locuteur 5

Nous pour l'instant, en tout cas avec mon mari, on ne fait pas face à ce qui se passe. En fait, de toutes les façons, j'en parlais avec des amis, on n'a pas le choix. On n'a pas le choix, il n'y a pas de vol. L'espace aérien est fermé, en tout cas dans le sens des rapatriments. En fait, on n'a pas le choix. Donc à part avancer, faire ce qu'il y a à faire pour l'appartement, penser à nos enfants, voilà, on tient le coup. On attend que ça passe et on craquera peut-être plus tard s'il faut, mais pour l'instant, on n'a pas le choix, il faut repartir.

29:11
Laurent Jacobelli

Merci beaucoup Laura. Merci d'avoir été en direct avec nous. Je vous embrasse et bon courage, bien évidemment, à vous, à votre famille, pour cette reconstruction. Enfin, c'est presque, c'est au propre et au figuré, quoi. Il faut repartir. De toute façon, on n'a pas le choix, il faut repartir. Merci beaucoup Laura. C'est vrai que c'est bouleversant, Franck, quand même, tout ça. Ces témoignages, moi, à chaque fois, quand je ressors d'avoir une série de témoignages comme ça, je me dis, mais ces gens, ils ont une force, ils ont une force, ils ont une volonté, ils ont une croyance, voilà, enfin, c'est fort.

Et surtout, je le disais hier, mais j'ai envie de le redire, ils ont l'amour du pays, voilà. Et c'est peut-être qu'il nous manque un peu parfois aussi en France, c'est-à-dire qu'ils sont prêts à tout pour leur pays, ils sont prêts à tout pour défendre Israël. Et si tout le monde en France pouvait avoir la même volonté d'aimer la France et la même volonté d'aimer notre pays, je crois qu'on n'en serait pas là dans notre pays. Mais c'est une petite part en fait. Le parler est assez intéressant, mais en fait, ils ont, et ça n'a rien à voir avec le côté religieux, ils ont la foi. Ils veulent vivre.

Ils croient en leur pays, ils croient en leur avenir, ils croient en leur peuple, ils croient en leurs idées, ils croient en leur business. Ils croient en un avenir et ils croient surtout, et ça, vraiment par rapport à toutes les fake news dans le monde depuis 18 mois, ils croient en la paix. Ce qu'il y a d'incroyable, c'est d'imaginer qu'un Israélien veut faire la guerre. C'est un grain de riz dans un risotto islamiste. Comment voulez-vous qu'Israël ait la prétention de vouloir faire la guerre à tout le monde ? Non, ils se défendent. Alors, ils sont très bons en défense d'ailleurs. Tzahal veut dire armée de défense, pas armée d'attaque.

Et ça, il faut comprendre que dans la mentalité depuis 48, Israël, quand ils ont fait la fête le soir de leur indépendance, le soir même, ils ont pris une guerre contre 5 pays arabes qui voulaient les rejeter à la mer. D'ailleurs, le fameux slogan, « From the river to the sea, Palestine will be free » avec les débiles qui le chantent partout dans le monde, ça veut dire quoi ? L'extermination de 9 millions d'Israéliens et l'éradication de l'État d'Israël. Il faut juste rappeler à ces gens-là que c'est un slogan qui appelle à un génocide. Parce que c'est quoi ? Même Free Gaza, mais Free Gaza, mais vous vous rendez compte ?

Gaza est libéré depuis 2005 par Raïl Sharon, qui était considéré en plus comme l'ennemi du peuple palestinien. Il leur a donné Gaza. Regardez ce qu'ils en ont fait. Eh bien, en face, vous avez Israël qui essaye de... Pas de donner des leçons, mais de croire lui-même en son avenir, de croire en la vie, de dire, malgré les agressions, malgré la guerre, malgré les menaces comme le nucléaire iranien, nous, on croit en la vie. Maintenant, on se défend. Et la défense, c'est vrai, parfois, de l'auté supérieur à l'attaque. C'est clair. Alors, on va aller sur un terrain un peu plus politique.

On retournera, bien évidemment, avec des témoignages tout à l'heure en Israël, mais je voudrais qu'on aille sur un terrain un peu plus politique français, cette fois. Et je voudrais vous faire écouter Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon, hier, qui a pris la parole et qui a remis en cause l'attaque d'Israël sur l'Iran. Écoutez.

31:43
Locuteur 8

– Oui, c'est magnifique. – Dans le moment où on est, il y a des abus de toutes sortes, et même, on peut dire d'une certaine manière, qu'il n'y a que des abus. On nous dit que c'est parce qu'il y a la menace. Je vous ai dit pourquoi nous avons des raisons de penser que ce n'est pas le cas, mais ce n'est plus seulement moi qui parle dans cette affaire. C'est le gars qui est le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui vient de déclarer nous ne sommes pas en capacité de dire que l'Iran fait un effort vers la fabrication d'armes nucléaires. D'accord ?

Donc, il n'y a à cette heure aucune raison de croire ceux qui nous disent que l'arme est prête et qu'elle va être tirée sur Israël. Ce n'est pas vrai.

32:23
Laurent Jacobelli

– Rachida Akaoud, comment vous réagissez quand vous entendez ces propos ? Vous êtes très mal à l'aise. – Non, je ne suis pas mal à l'aise. En fait, il y a un véritable enjeu dans cette zone du monde et les gens l'oublient. – Oui, c'est quand même une guerre

32:36
Locuteur 3

qui peut mal tourner pour le monde entier. On est en train de parler d'enjeux stratégiques, pétroliers, et notamment ce fameux détroit d'Hormuz.

32:47
Laurent Jacobelli

– Là, vous partez sur autre chose comme vous le faites souvent, excusez-moi. Non, non, non, excusez-moi. Il dit juste... Écoutez-moi, non, non, mais Rachida, écoutez-moi. Il est juste en train de dire que la guerre n'est pas justifiée parce qu'on n'est pas sûr que l'Iran soit en train de préparer des bombes nucléaires. Comment vous réagissez à ça ? – Non, mais le Premier ministre israélien, je l'ai dit tout à l'heure, en fait, depuis le 7 octobre, a décidé, si vous voulez, de redessiner la carte, si vous voulez, de la région. – Mais est-ce que vous, vous êtes sûr que l'Iran est en train de faire du nucléaire ou vous avez un doute comme Jean-Luc Mélenchon ?

– Moi, je vais vous dire, la seule chose à faire aujourd'hui, c'est d'apaiser les tensions qu'il y a là-bas. – D'accord. – Alors, est-ce que vous, vous pensez que l'Iran est en train de préparer du nucléaire ou pas ?

33:23
Locuteur 5

– C'est très dangereux ce qui se passe. – Est-ce que vous, vous pensez que l'Iran est en train de préparer du nucléaire ou pas ? – De notre survie économique. Vous avez 30%.

33:30
Laurent Jacobelli

– Non, moi, je voudrais une réponse à ma question. Excusez-moi, Rachida. Rachida, on n'est pas là pour faire des... – Mais non, mais vous êtes là, vous lisez votre fiche que vous avez préparée et puis, quelle que soit ma question, en fait, vous êtes dans votre tunnel et vous ne répondez jamais. Est-ce que vous croyez que l'Iran, comme Jean-Luc Mélenchon, ne prépare pas de bombe nucléaire ? – Non, mais la bombe nucléaire, bien sûr que oui. – Et bien voilà, on y est.

33:50
Présentateur

Laurent Jacobelli. – Écoutez, oui, et puis ce n'est pas nous qui le disons. Ce sont des instances de vérification internationales. Je crois que Jean-Luc Mélenchon a complètement versé dans l'horrible, dans l'abjecte, dans l'immonde, c'est-à-dire que pour lui, un bulletin de vote n'a pas d'odeur et qu'il est prêt à dire tout et n'importe quoi pour condamner en permanence Israël. Et je le dis et j'assume mes propos pour mettre une cible dans le dos des Juifs et notamment des Juifs de France. Et il espère, avec un mépris presque raciste, que dans certaines banlieues, ça lui amènera des bulletins de vote. Voilà ce qu'est Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui. Il n'a pas vu les mêmes images que nous.

Il n'a pas vu qu'un petit bout de démocratie était en train de lutter contre l'obscurantisme. Pourquoi ? Parce que lui fait son miel de cet obscurantisme. Et il dit aux obscurantistes français « Je suis votre porte-parole. » C'est devenu une indignité sur pattes, Jean-Luc Mélenchon. C'est l'abjection faite homme. C'est la haine faite politique. Voilà ce que c'est que Jean-Luc Mélenchon.

Quand ses sbires, quand les membres de sa secte osent déclarer que le Hamas est un groupe de résistance, comme quand Mme Rima Hassan va faire son cirque au milieu d'une zone de tension pour amener les caméras sur elle et dire « Vous regardez comme les juifs sont méchants », ces gens-là ont une part de responsabilité dans la haine importée en France. Car je le rappelle, aujourd'hui, l'antisémitisme moderne, il y en a eu d'autres, tout aussi condamnables, l'antisémitisme moderne est un antisémitisme d'importation lié à l'islamisme radical dont Jean-Luc Mélenchon est officiellement aujourd'hui le porte-parole.

35:29
Laurent Jacobelli

Alors, je vous propose d'écouter quelqu'un d'autre qui, puisque vous avez vu que la rubrique s'appelle « Ceux qui ne soutiennent pas Israël », je vous propose d'écouter Karim Zéribi. Il était hier sur CNews et Franck Tapirot va même de l'avoir entendu et est en train de réagir. Alors, écoutez, écoutez, puisque vous le savez, c'est sur CNews, contrairement à d'autres chaînes, ici, tout le monde s'exprime. Donc, vous allez entendre l'avis de Karim Zéribi, hier, sur le plateau de CNews. On a aujourd'hui un régime, qui était un régime aujourd'hui israélien

35:54
Locuteur 8

d'extrême droite messianique qui éradiquent les Palestiniens à Gaza, qui colonient la Céjordanie, qui frappent le Liban, qui frappent la Syrie, qui frappent l'Iran,

36:04
Laurent Jacobelli

en dehors de tout respect du droit international. Qu'est-ce que la France doit dire ? La France doit rappeler le droit international. Il faut se servir de l'histoire. Qu'est-ce que nous avons fait en Irak ? Nous avons refusé de suivre les États-Unis et nous avons bien fait, parce que l'Irak, c'est le chaos. Qu'est-ce que nous avons fait en Libye ? Et là, Nicolas Sarkozy a une responsabilité lourde. C'est le chaos. Qu'est-ce qu'on veut ? Créer le chaos dans ce monde ? Pourquoi il crie ? Pour suivre un criminel, un fou furieux qui s'appelle l'Étaniaou ? Pourquoi ce monsieur ne veut pas parler ?

Voilà, on a un régime israélien d'extrême droite, messianique, qui éradique les Palestiniens à Gaza, qui colonise la Cisjordanie, qui frappe le Liban, qui frappe la Syrie, qui frappe l'Iran, en dehors de tout droit international. Mais excusez-moi, je lui ai dit en face, c'est un collabo. Il faut le dire, je vais vous expliquer pourquoi. D'abord, quand on entend régime, aujourd'hui, dans le monde, on dit régime israélien. Non ! Il prend le mot et il l'adapte au régime messianique israélien. Bon, il ne connaît rien au Messie, il ne connaît rien à la religion juive, ça, ça se sait depuis longtemps. Je travaillais assez longtemps avec lui au grande gueule pour le savoir.

Et après, derrière, en fait, le coupable idéal, c'est Israël de tout. Il oublie le 7 octobre, il oublie les otages, il oublie les missiles des Houthis, les missiles du Hezbollah, les missiles du Hamas de Gaza, les missiles iraniens. Il oublie tout, mais en fait, il est ridicule, pourquoi ? Parce qu'en gros, et comme Jean-Luc Mélenchon. Il y a des gens qui pensent comme lui. Moi, je pense qu'il n'est pas ridicule. Moi aussi, moi aussi. C'est pour ça que je vous reprends sur ce mot. Je pense qu'il n'est pas ridicule. Oui, je pense qu'il n'est pas ridicule parce qu'il y a énormément de personnes, justement, qui écoutent, qui entendent et chez qui ce discours fleurit, malheureusement.

Il est ridicule dans ses propos. Oui, il est ridicule dans ses propos. Mais il y a des gens qui l'écoutent. Ils sont dit sciemment et par Mélenchon et par Karim Zérabi parce qu'ils savent qu'ils sont la courroie de transmission de l'importation du conflit et parce qu'ils savent qu'un tweet de Rima Hassan et les gens sont dans la rue, un tweet de ces personnes et Paris et en sang, à feu et en sang. Et ils savent très bien ce qu'ils font. C'est comme ça la collaboration. Même Mélenchon fait pareil. Mélenchon, qu'est-ce qu'il fait ? Il prend le bout qui l'intéresse et il oublie toute la déclaration de la IEA. Et en fait, il n'a jamais dit ça, le patron de la IEA.

Il a dit que, un, l'enrichissement déjà du nucléaire électrique commence à 4,5% maximum. Ils sont à 60%. Donc il dit, c'est certain que quand on commence à dépasser les 20%, c'est clairement l'enrichissement d'uranium pour fabriquer une arme nucléaire. Mais, comme ils sont honnêtes, la IEA, ils disent, on n'a pas vu l'arme nucléaire. On n'a pas vu. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'intentionnalité. À 20%, on sait que c'est pour une arme nucléaire. Ils sont à 60% et plus. C'est de la malhonnêteté. C'est pour ça que, vous avez totalement raison Christine, un mot Rachida et puis on fait la pause.

C'est surtout ce qu'il faut dire, c'est que le régime des Mollas, ce n'est pas le régime... Mais c'est Annie qui devrait... Ça, il faut le dire.

38:47
Locuteur 4

Et justement, Karim, je ne comprends pas que tu ne dénonces pas ce régime des Mollas. Je ne comprends pas.

38:52
Laurent Jacobelli

C'est intéressant de l'interpeller et de lui dire pourquoi. Je trouve que c'est intéressant. Peut-être qu'il faudrait qu'il vienne d'ailleurs. Je lui propose une fois, mais il a eu après deux débats qui se sont mal passés. Il a très très peur. Non, on va lui proposer. Je l'aime bien Karim. En plus, c'est un garçon qui est dans la vie, qui est adorable en plus. Moi, je pense aux femmes iraniennes qui se sont tellement manifestées, qui sont défigurées, qui ont eu de l'acide au visage, qui ont été battues, qui ont été frappées, qui ont été emprisonnées. Pourquoi ? Parce qu'elles portent le voile. Parce qu'elles ne veulent pas porter le voile.

Toutes ces femmes qui se sont coupées les cheveux, toutes ces femmes qu'on a soutenues, tous ceux qui ont fui l'Iran et qui sont venus s'installer en France, au nom de ces gens-là, juste un peu de dignité, de respect, au nom de ces gens-là. On va l'appeler Karim, on va lui proposer si vous êtes dispo demain, on va lui proposer de venir demain et de faire un face-à-face avec vous. Non, il n'y a jamais proposé. On peut lui proposer de venir demain. On fait une pause, on se retrouve dans un instant, repartir en Israël dès le retour. La pub, le CNews Info, à tout de suite.

39:44
Présentateur

Un pare-brise fissuré ? Faites comme ma cliente, venez chez Carglass.

39:57
Laurent Jacobelli

On a plus de 150 000 pare-brise en stock. Alors bien sûr, le sien, on l'avait. Je lui ai remplacé et comme toujours quand on remplace, sa voiture, elle l'a retrouvée encore plus propre qu'avant. Et pour qu'elle le reste longtemps, en ce moment, Carglass vous offre un aspirateur de voiture développé par Noroto. Alors, prenez rendez-vous maintenant sur carglass.fr ou appelez-nous gratuitement au 3044.

40:16
Locuteur 3

Carglass répare, Carglass remplace. Louis de Ragnel, directeur de la rédaction du JDM.

40:21
Laurent Jacobelli

Cette semaine, dans le JD News, notre enquête sur l'islamisation de l'Europe, bienvenue en Europe-Istan. Violence, agression au couteau, les victimes ne baissent plus la tête. Laboratoire Pierre-Fabre, le tarn dans la peau, découvrez notre saga. Et comme chaque semaine, retrouvez les éditos de Laurence Ferrari, de Vincent Hervouet, Mathieu Boccoté et de Philippe Devilliers.

40:44
Locuteur 3

Le JD News, votre nouvelle hebdomadaire 2,20€ chaque mercredi en kiosque et le dimanche dans le JD.

41:00
Locuteur 5

Toutes les options sont ouvertes

41:02
Laurent Jacobelli

en cas d'intervention américaine. C'est la mise en garde du vice-ministre iranien des Affaires étrangères près d'une semaine après le début de la guerre entre Israël et l'Iran. Le vice-ministre qui ajoute que le régime d'Emola est prêt à se défendre en cas d'escalade. « Ne soyons pas naïfs, il y a des filières d'immigration illégale encadrées par des gens qui se font de l'argent sur ceux qui entrent en France de façon irrégulière. Ce sont des trafiquants d'êtres humains qui sont liés aux organisations criminelles. » Les mots de Bruno Retailleau lors de son déplacement en Gare du Nord dans le cadre du deuxième jour de contrôle renforcé des clandestins.

Et puis, rebondissement dans l'affaire Grégory, Jacqueline Jacobs, sa grande-tante, va être entendu en vue d'une éventuelle mise en examen. Toutefois, cette convocation ne devrait pas avoir lieu avant quelques mois, précise le parquet de Dijon. 11h37 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On poursuit cette édition spéciale pour essayer de vous faire vivre au mieux ce qui s'est passé ce matin en Israël avec ces missiles qui sont tombés essentiellement sur Jérusalem mais également sur Tel Aviv, sur la banlieue de Tel Aviv. Vous voyez certaines images qui nous ont été envoyées. Il y a cet hôpital également qui a été touché. On a vu des images.

Et puis, il y a certains centres-villes, certains immeubles qui ont été soufflés par le choc de ces missiles quand ils ont touché le sol. Et parfois, d'ailleurs, c'est même la défense anti-aérienne israélienne puisqu'il y a des contre-missiles pour faire simple qui sont envoyés. Et puis ensuite, il y a les débris qui tombent et qui font parfois également des dégâts. Je vous disais que Jérusalem avait été touchée ce matin. On part en direct à Jérusalem. On rejoint Isaac qui habite à Jérusalem. Bonjour Isaac. Marc, merci beaucoup d'être en direct avec nous.

Vous avez, je suppose, entendu ce que tout le monde décrit, tous les habitants de Jérusalem qu'on a en ligne, tous nous décrivent, des violents boums, des violentes explosions ce matin.

42:51
Locuteur 4

Alors, oui, Jean-Marc, je précise que moi, je suis français de passage bloqué en Israël, notamment à Jérusalem. Mais depuis une semaine, c'est des boums incessants qui réveillent la population à des horaires comme 1h, 5h, 3h du matin et qui n'ont qu'une vocation, c'est de faire le plus de mal et surtout de terroriser une population. Pour nous, Français, c'est vraiment terrorisant puisque nous n'avons pas l'habitude de ce genre de situation. Nous sommes maintenant les meilleurs témoins pour la France de ce qui réellement se passe ici au quotidien. Ce n'était pas l'objectif de mon voyage.

Mais maintenant, malheureusement, je peux comprendre ce que les Israéliens vivent depuis trop longtemps et pourquoi aussi la politique israélienne prévoit une riposte. Mais en tout cas, sur la partie choc émotionnel et choc de passage en tant que Français, c'est vraiment, vraiment quelque chose que je ne recommande à personne.

43:42
Laurent Jacobelli

Je parlais tout à l'heure des différences d'état d'esprit entre la France et Israël, cette unité qui existe, cette solidarité. Vous ressentez aussi, puisque vous êtes Français de passage, vous ressentez aussi cette différence dans l'état d'esprit des gens ?

43:56
Locuteur 4

Écoutez, on suit l'actualité israélienne comme toute politique ou toute démocratie ou la seule démocratie du Moyen-Orient et on constate qu'il y a toujours eu des chamailleries sur tous ces derniers mois ou voire dernières années.

Depuis le jeudi soir à 3h du matin, puisqu'on a été réveillé, on constate une unité, une union au sein des différents partis politiques ou figures politiques israéliennes parce que c'est la nation Israël qui est touchée et cette nation-là n'a pas de couleur politique et aujourd'hui Israël vit des moments difficiles mais aussi sa survie est en jeu et c'est ce qu'on ressent lorsqu'on se balade à droite à gauche parce que les commerces ouvrent tantôt fermes, les écoles sont réorganisées puisque tout se fait à distance, que les mariages et les célébrations sont toutes annulées et qu'on sent quand même que les gens sont là pour dire il faut en finir avec cette menace que nous avons depuis trop longtemps et aujourd'hui on est content de voir d'une certaine manière des politiques qui ne se chamaillent plus mais qui sont là pour sauver Israël et s'assurer que cette menace cesse une bonne fois pour toutes.

44:57
Laurent Jacobelli

Isaac, moi j'ai parlé avec beaucoup de Français qui sont de passage en Israël et tous me disent qu'ils n'ont pas nouvelles de l'ambassade, que c'est une catastrophe la façon dont l'ambassade de France gère la situation de ces ressortissants là-bas. Est-ce que vous avez le même sentiment ?

45:11
Locuteur 4

Alors Jean-Marc, j'ai à l'initiative de quelques confrères puisque je suis expert comptable de passage pour une convention en Israël créer un groupe d'entraide dont je suis le coordinateur avec plus de 1700 ressortissants français qui ne sont pas binationaux qui sont tous bloqués ici. C'est une catastrophe. On a eu des échanges avec l'ambassadeur, on a eu les échanges avec le consulat, ils sont tous adorables, ils nous donnent les instructions du Quai d'Orsay, c'est-à-dire de s'inscrire sur le fil Ariane, d'appeler quand il faut appeler, de suivre les instructions militaires du pays mais rien et strictement rien n'est fait. J'en appelle formellement et sonalèlement à M.

Macron, notre président de la République française puisque c'est inadmissible. Nous avons reçu ce matin sur le fil d'Ariane une information comme quoi les Français de Téhéran avaient un droit de passage, de sortie, d'extraction du pays de l'Iran et un numéro direct leur a été donné pour sécuriser ce convoi alors que nous, Français vivant en métropole, nous sommes livrés à nous-mêmes. C'est juste inadmissible et incompréhensible.

46:11
Laurent Jacobelli

Merci beaucoup d'avoir lancé cet appel et on espère qu'il sera entendu parce que c'est vrai que ça revient régulièrement sur tous les Français de passage qu'on a. Tous nous disent on n'a jamais vu ça. Enfin voilà, les gens à l'ambassade sont gentils mais rien ne bouge et on ne nous donne aucune indication. Merci beaucoup Isaac. Merci d'avoir été en direct avec nous. Je voudrais qu'on s'intéresse également aux États-Unis maintenant à ce que va faire Donald Trump parce que c'est un peu peut-être bien que oui peut-être bien que non. On écoute Donald Trump qui a pris la parole hier et ce reportage qui résume un peu la situation politique.

46:40
Présentateur

Vous ne savez pas si je vais le faire. Vous ne savez pas. Je vais peut-être le faire, peut-être pas. Personne ne sait ce que je vais faire.

46:49
Locuteur 6

Ce que je peux vous dire c'est que l'Iran a beaucoup de problèmes

46:52
Locuteur 4

et qu'ils veulent négocier. Je leur ai dit pourquoi n'avez-vous pas négocié avec moi avant tous ces morts et ces destructions ? Pourquoi n'avez-vous pas négocié ? Pourquoi n'avez-vous pas négocié avec moi il y a deux semaines ?

47:03
Laurent Jacobelli

Vous auriez pu vous en sortir. Vous auriez toujours un pays. C'est très triste de voir cela. Laurent Jacobelli, peut-être bien que oui peut-être bien que non.

47:10
Présentateur

Oui, c'est très compliqué de décrypter la stratégie de Donald Trump s'il en a une puisqu'effectivement il émet des avis presque contradictoires d'un jour sur l'autre. Il me rappelle en cela le président de la République française dont on a du mal à savoir quelle est la ligne directrice. Moi je me rappelle qu'à un moment il disait qu'il fallait faire une internationale contre le Hamas et puis quelques temps après il critiquait vivement Israël sans déceladariser refusait de défiler dans Paris et en tout cas ses proches ont fait fermer récemment le stand d'Israël au salon du Bourget. On met un Tchador autour. On met une protection autour. Donc on ne comprend plus rien en fait.

Alors c'est vrai que c'est une situation extrêmement difficile. C'est vrai qu'il vaut mieux aller vers la diplomatie que vers la guerre qui est mauvaise pour tout le monde mais il faut le dire Israël n'attaque personne. Israël se défend. Elle se défend contre des dictatures. Elle se défend contre l'Iran où il y a mille exécutions par an où les droits des femmes sont bafoués.

Je rappelle qu'en Israël les femmes sont considérées comme l'égal de l'homme qu'elles peuvent se déplacer librement que tout le monde est libre quelle que soit sa religion sa sexualité son boulot et donc Israël est une démocratie et je pense que les démocraties devraient être du côté des démocraties où oui bien sûr à la voie diplomatique ce serait une évidence elle paraît cette voie aujourd'hui compliquée même si nous la souhaitons parce qu'on a dans le monde des dirigeants soit expansionnistes et impérialistes comme Poutine comme les Molas qui sont des gens durs et affirmés dans leur dureté soit des dirigeants occidentaux dont on ne sait pas bien où ils vont.