Brexit : "Il vaut mieux un bon divorce qu’un mauvais mariage" assure Jordan Bardella
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Bonjour Jordan Bardella. Bonjour. Thérèse Hamet, la première ministre britannique, obtient un nouveau délai pour négocier le Brexit jusqu'au 31 octobre. On a l'impression que les Britanniques ne veulent plus sortir de l'Union Européenne.
Oh, je crois qu'il faut distinguer la classe politique britannique et Mme May, qui visiblement ne souhaite pas ce Brexit, dont la majorité est fragilisée, et les aspirations légitimes à la liberté d'une grande majorité britannique qui ont voté pour quitter l'Union Européenne. Maintenant, il faut entendre, il faut appliquer ce référendum. On a un peu l'impression, je trouve que la métaphore convient bien, de deux voitures qui se foncent dessus, et les deux chauffeurs se disent finalement, l'autre va dévier. Bon, il se trouve que du côté de Mme May comme du côté de M.
Barnier, on n'a pas souhaité ce Brexit, on fait tout pour en retarder l'échéance, mais il y a eu un vote, la démocratie a parlé, et maintenant la démocratie doit être respectée. Donc je veux bien qu'on repousse de six mois le temps de trouver un accord, et pourquoi pas, je veux dire, on va là devant un processus qui est évidemment majeur, qui est important sans précédent, avec des conséquences économiques derrière qui, nous le croyons et nous le disons, seront positives, notamment vu les effets positifs que ça a pour l'instant pour l'économie britannique.
Jordan Bardella, est-ce qu'on peut vraiment renvoyer dos à dos la responsabilité des Britanniques et de l'Union Européenne, quand on voit que l'Union Européenne, elle était favorable à ce Brexit, qu'Emmanuel Macron était favorable, parce qu'il entre en application, pardon, Emmanuel Macron voulait le délai le plus court possible. Je vous propose d'écouter ce qu'a dit Emmanuel Macron au sortir de la négociation à Bruxelles.
Il appartient maintenant aux Britanniques, d'abord d'être clairs avec eux-mêmes et avec leur peuple. Et donc c'est vrai que la position majoritaire était plutôt de donner une extension très longue. Mais à mes yeux, ça n'était pas logique, et surtout, ça n'était ni bon pour nous, ni bon pour les Britanniques. La France veut que ça aille le plus vite possible et que ce Brexit entre en application.
Oui, j'ai entendu aussi il y a quelques jours Emmanuel Macron dire qu'il fallait que la sortie se fasse avant le 30 juin et que les Britanniques devaient absolument sortir. Mais c'est bien les Britanniques qui ne veulent plus sortir. C'est bien les Britanniques qui ne veulent plus sortir, Jordan Bardella. S'il y a bien un dossier sur lequel l'Union Européenne a défendu ses intérêts, c'est sur celui du Brexit. Voilà, on ne les a jamais vus aussi efficaces dans la défense de leurs intérêts que lorsqu'il s'agissait de montrer l'exemple et de montrer que cette Union Européenne était en fait carcérale et qu'à partir du moment où un pays était dedans, il ne pouvait pas en sortir.
C'est une bonne chose que l'Union Européenne défend ses intérêts face au Royaume-Uni dans cette négociation.
Non, mais on n'est pas en guerre avec le Royaume-Uni. Dans cette négociation, je l'ai dit. Non, mais encore une fois, depuis des années, on négocie des traités de libre-échange avec la Terre entière et on voudrait nous faire croire que demain, le Royaume-Uni serait totalement isolé, qu'on ne pourrait pas commercer avec. En réalité, et M. Tusk, le président du Conseil, il a dit, la sortie doit être la plus douloureuse possible pour les Britanniques. Les Britanniques doivent aller en enfer. C'est lui qui a eu des propos totalement délirants, ça c'est Pécresse. Et lui, il a dit que les Britanniques devaient aller en enfer. Ils ont eu des propos totalement délirants et s'en jurent.
La semaine dernière, Donald Tusk a proposé, pour être précis, Donald Tusk, la semaine dernière, a plaidé pour un report d'un an. Il était même prêt à accorder beaucoup plus de temps aux Britanniques.
Mais on retarde l'échéance, on retarde l'échéance. Et dans un an, le problème sera le même. Moi, j'étais il y a quelques jours en Bretagne, aux côtés des pêcheurs qui ont de réelles inquiétudes, les pêcheurs français, les pêcheurs bretons, puisque vous savez que 50% des fruits de leur pêche est issu des eaux territoriales britanniques. Et il se trouve que ça fait des mois qu'on sait que ce Brexit va se produire. Et il n'y a aucune négociation qui a été ouverte, notamment pour défendre nos intérêts et les intérêts des pêcheurs français. Et gouverner, c'est prévoir. Et en réalité, depuis des mois, on attend, on attend, on attend. À un moment donné, il va falloir se mettre autour de la table.
Il va falloir convenir d'un accord qui soit raisonnable pour les deux camps. Parce qu'en réalité, l'accord qui a été proposé... Il y a un accord qui a été signé. Oui, mais d'accord, je vais venir. L'accord qui a été signé, y compris par les Britanniques. L'accord qui a été, par la classe politique britannique, l'accord qui a été proposé au mois de novembre, qui est le fameux accord qui a été discuté, si vous voulez, entraînait les conditions d'une sortie du Royaume-Uni. Mais en fait, ils avaient tous les inconvénients sans les avantages.
C'est-à-dire qu'ils restaient dans l'union douanière, ils restaient dans le marché commun, mais ils subissaient encore l'application d'un certain nombre de directives européennes, mais ils n'avaient plus la possibilité de s'exprimer et la possibilité de voter, notamment au Rosel, et notamment lors des élections européennes. Le Royaume-Uni l'a signé, c'est d'accord. Oui, d'accord, sauf que l'accord a été rejeté par les représentants du peuple, c'est-à-dire par la Chambre des députés. Donc, ok, d'accord, on va repousser de six mois, sauf que dans six mois, le problème va être le même.
Il faut donc aujourd'hui que le vote des Britanniques soit respecté et qu'on respecte la volonté populaire, qui est de retrouver la liberté.
Respecter la volonté populaire, ça voulait dire une sortie sauvage, par exemple, dès demain, sans accord. Et là, ça aurait été une très mauvaise nouvelle pour les pêcheurs.
Mais il y a des commissaires européens, il y a des gens qui sont payés très cher pour s'occuper du Brexit. Ils font quoi, ces gens, depuis des mois ? Parce que moi, quand j'entends effectivement les pêcheurs, la semaine dernière, nous expliquer que peut-être que dans une semaine, parce que c'est la semaine dernière, ils seront privés des eaux territoriales britanniques. Mais là, l'accord, il est refusé à Londres. Aucun dirigeant français ne s'est occupé d'eux. Eh bien oui, ça me pose un problème. J'ai regardé, concrètement, vous étiez favorable à un Brexit sans deal, sans accord, demain soir. Non, je disais, il y a un good deal qu'un no deal.
Effectivement, le no deal était peut-être un peu brut, mais l'économie britannique aurait survécu. Enfin, il faut quand même se rappeler que... Donc, il fallait un no deal demain pour être clair. D'accord. Non, mais attendez, je vais vous répondre. Laissez-moi parler plus de 30 secondes. Mais c'est juste qu'on ne comprend pas. Il faut quand même se... Bah si, je vais vous expliquer. Vous êtes si bon, vous auriez préféré un no deal demain. Alors, est-ce que vous auriez préféré un no deal demain à un report ? Laissez-moi vous répondre et je vais vous expliquer. Moi, je préférais un good deal qu'un no deal.
Parce qu'effectivement, le no deal aurait entraîné des conséquences dramatiques pour notamment les pêcheurs français. Bon, il se trouve que les accords concernant la pêche étaient en vigueur depuis les années 60. Donc, si le gouvernement français négocie de manière bilatérale avec le Royaume-Uni, comme on négocie des accords de libre-échange avec la Terre entière, on pouvait préserver nos intérêts. Or, il se trouve qu'on n'a pas négocié. Voilà, on n'a rien fait. On attendait que ça vienne. Et le jour, effectivement, le jour où le Royaume-Uni, la sortie était prévue, c'est-à-dire fin mars, et bien, effectivement, rien n'était prévue.
Et donc, votre réponse ? Donc, il valait mieux là, un report pour trouver un good deal.
Oui, bien sûr, bien sûr, mais on peut se laisser quelques mois, je veux bien, mais pour trouver un accord. Voilà, pas pour attendre le dernier jour et pour faire en sorte qu'on retarde l'échéance. Moi, je veux dire, il vaut mieux un bon divorce qu'un mauvais mariage. Les Britanniques ont choisi de sortir du Royaume-Uni. Il faut donc respecter leur accord et il faut que le gouvernement français défende les intérêts de la France. On a des exportations qui se portent relativement bien avec le Royaume-Uni. Et puis, pardon, mais on a joué sur les peurs pendant des mois parce que l'économie britannique ne s'est jamais aussi bien portée.
Le chômage n'a jamais été aussi bas depuis 1975, c'est-à-dire depuis 45 ans. Le Brésil n'a pas encore eu lieu. Vous savez qu'en économie, il y a des effets d'anticipation. Même M. Langley, maintenant, nous explique que l'économie britannique est assez solide et que nous avons commercé de tout temps avec le Royaume-Uni, qu'on continuera de commercer comme nous commerçons avec des pays du monde entier. Donc, ne jouons pas sur les peurs.
Vous dites que l'Europe est une prison. Vous avez parlé d'une logique carcérale. C'est une prison, à vos yeux, l'Europe. En tout cas, ils ont tout fait. Pourquoi est-ce que vous ne voulez pas que la France sorte de cette prison ?
Parce qu'on a fait un choix différent de celui des Britanniques. Aujourd'hui, il est en train d'arriver, et d'ailleurs, on paye un loyer très cher pour rester en prison, mais il est en train d'arriver aujourd'hui partout en Europe des partis qui contestent cette Union européenne. Bon, alors si demain, il s'agit d'aller devant les institutions européennes, avec M. Salvini, qui est ministre de l'Intérieur italien, avec nos alliés du FPO qui, aujourd'hui, sont au gouvernement, eh bien, on peut arriver en force et on peut changer profondément cette construction européenne en la transformant en une grande coopération entre les nations.
Mais il faut aujourd'hui que les nations retrouvent leurs prérogatives premières en matière de contrôle des frontières, en matière de contrôle de leur budget, parce qu'il est aujourd'hui soumis à la Commission européenne, en matière de patriotisme économique, qui est aujourd'hui interdit par la réglementation européenne. Et je pense que dans cette grande alliance des nations qu'on défend, des nations libres, souveraines, dans cette Europe des projets, qui a fonctionné par le passé, c'est celle qui a fait Herbus, c'est celle qui a fait Ariane, je pense que le Royaume-Uni, il y aura toute sa place.
Mais les Britanniques ne pouvaient plus supporter, et à juste titre, l'ingérence et le dictat de la Commission européenne, avec des normes qui étaient totalement délirantes. Donc il resterait dans cette Europe des nations, le Royaume-Uni ? Je pense que la volonté du Royaume-Uni est évidemment de continuer, de travailler avec l'ensemble des pays européens. Alors que le peuple britannique a voté pour sortir. Mais ils ont voté pour sortir de l'Union européenne, de cette Union européenne de Bruxelles. Mais moi je considère que cette Union européenne n'est pas l'Europe.
Et que cette Union européenne, elle est en train de tuer l'Europe, que l'Europe est un continent riche de nations, de nations qui doivent demeurer libres, souveraines. Et effectivement, dans ce cadre-là, dans ce cadre d'une Europe des projets, où on se met autour de la table quand on y a intérêt, eh bien le Royaume-Uni demain pourrait revenir. Et je pense qu'on défend de ce point de vue-là une vision beaucoup plus apaisée, et beaucoup plus pertinente de la construction européenne que celle que défend Macron qui visiblement ne marche pas.
On a d'autres questions pour vous. Jordan Bardet, la tête de liste du Rassemblement national aux élections européennes. Notre invité ce matin sur France Info, 8h41. Toute l'info, David Doba. Cambriolage, vol dans les véhicules, crimes et délits, les chiffres de la délinquance en hausse depuis le mois de novembre. France Info s'est procuré donc ses chiffres du ministère de l'Intérieur. Les forces de l'ordre y voient un lien avec le mouvement des gilets jaunes qui les mobilisent depuis maintenant cinq mois. L'UE offre six mois de plus au Royaume-Uni pour réussir sa sortie. Les dirigeants européens et Thérés Amé sont donc tombés d'accord dans la nuit sur la date du 31 octobre.
Emmanuel Macron évoque le meilleur compromis possible. Jean-Marie Le Pen devant la justice. Aujourd'hui, il compare devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour détention illégale d'armes. En 2015, des pompiers avaient découvert à son domicile un lanceur de balles de défense, deux pistolets semi-automatiques, un fusil à pompe, un revolver américain de calibre court, ainsi que des munitions. En désaccord avec le cardinal Barbarin, le vicaire du Rohanais, le père Bruno Milvoix démissionne. Il estime que le cardinal aurait dû assumer sa responsabilité dans la gestion de l'affaire Préna. Il conserve toutefois des fonctions au sein du diocèse.
Et puis, peut-être une branche de plus sur l'arbre généalogique, découverte en effet majeure d'une nouvelle espèce humaine aux Philippines. Des scientifiques ont retrouvé des eaux dans une grotte de l'île de Luzon. Il aurait vécu cet australopithèque il y a 67 000 ans. France Info Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement National pour les élections européennes. Notre invité ce matin sur France Info, Renaud Delis. Vous dites, Jordan Bardella, que vous voulez changer l'Europe,
construire une Europe des Nations, dit-vous, en passant une grande alliance avec tous les partis nationalistes d'Europe. Comment fait-on pour rassembler des partis qui sont extrêmement divisés ? Aujourd'hui, ils siègent dans trois groupes différents au Parlement de Strasbourg. Ils sont divisés dans trois groupes différents et ils votent pratiquement jamais la même chose sur des tas de sujets. Sur l'optimisation fiscale, les néerlandais votent toujours contre toute forme de limitation. Sur les migrants, Matteo Salvini, votre ami Matteo Salvini, est favorable à une répartition par pays puisqu'il demande à la France d'accueillir plus de 10 000 migrants ce qui ne sont pas vos positions.
Comment fait-on pour unir des partis aussi en désaccord ?
Pas du tout. C'est-à-dire que chaque parti a effectivement ces spécificités que nous respectons. En revanche, l'ensemble de nos partis alliés, parce que ça, ça ne date pas d'hier. Ça fait plusieurs années qu'on travaille au sein du Parlement européen avec ce groupe Europe des Nations et Libertés avec différents alliés, dont nos alliés, l'un des trois groupes. D'ailleurs, qui se sont réunis il y a quelques jours à Milan pour une conférence de presse autour de Matteo Salvini et qui démontre aussi, je crois, cette volonté de travailler ensemble.
Il y avait un représentant de chaque groupe parlementaire et il se trouve que le représentant du groupe parlementaire duquel nous participons au Parlement européen était Matteo Salvini. Donc, l'ensemble de ces partis que moi j'appelle les partis du bon sens aujourd'hui partagent cette volonté que les nations retrouvent leurs prérogatives, que les nations retrouvent leur souveraineté. Donc, on est d'accord sur l'essentiel, le retour à la souveraineté nationale et l'arrêt de l'immigration. Salvini, en l'état, il est d'accord parce qu'on partage cette volonté d'arrêter l'immigration dans nos pays respectifs. Mais il veut aujourd'hui que la France accueille des migrants qui sont en Italie.
non, ne soyez pas de mauvaise foi, non, ne soyez pas de mauvaise foi. Il répondait, si vous voulez, à des accusations d'Emmanuel Macron en disant puisqu'Emmanuel Macron donne des leçons à la terre entière sur l'immigration, bien qu'il l'y prenne chez lui et de ce point de vue-là, il a raison. Mais non, mais parce qu'avec Salvini, on partage cette volonté d'arrêter l'immigration. Voilà. On considère que, compte tenu de la situation économique de nos pays respectifs qui font face à un chômage de masse, à une pauvreté massive que ce soit en France ou en Italie, nous ne pouvons plus accueillir une immigration supplémentaire.
Et donc, nous sommes d'accord sur le fait que, aujourd'hui, il faut mettre en place une politique dissuasive d'immigration, c'est-à-dire couper toutes les pompes aspirantes qui font que des gens viennent dans notre pays en pensant que c'est l'Eldorado alors que nous n'avons plus rien à offrir objectivement et cette volonté de retrouver des frontières nationales. Donc,
si l'Assemblée nationale était au pouvoir en France, Matteo Salvini accepterait avec son gouvernement que tous les migrants restent en Italie ? Non,
que les migrants repartent chez eux. Voilà, parce qu'à partir du moment où vous êtes clandestin, que ce soit en France ou en Italie, vous violez la loi et donc, on n'a aucune raison de vous donner des prestations sociales, on n'a aucune raison de vous donner des droits ou de vous régulariser quand vous violez la loi. Donc, effectivement, nous mettrons en place une politique dissuasive d'immigration et d'ailleurs, ça a déjà marché parce que moi, je pense que la question migratoire peut être traitée de manière humaine mais de manière ferme.
C'est-à-dire que, en réalité, les responsables des morts de la Méditerranée sont ceux qui font croire à ces gens qu'ils peuvent venir dans nos pays, nous allons tout leur offrir. La réalité, c'est que nous n'avons plus rien à offrir et donc, il faut que les bateaux de migrants qui viennent et qui continuent de venir nombreux soient raccompagnés soit vers leur pays d'origine et c'est ce qui fera baisser en l'occurrence le nombre de morts de la Méditerranée. C'est ce qu'a fait l'Australie il y a quelques années et c'est ce que fait Salvini avec une baisse de 50% du nombre de morts dans la Méditerranée.
Ça, c'est notamment la responsabilité de l'agence européenne Frontex dont les élus... Non, pas du tout. Si, le contrôle des frontières de l'Union européenne. Les élus du Rassemblement national ont voté contre l'augmentation du budget de Frontex au Parlement européen en avril 2018. Ce n'est pas contradictoire qui est-ce qui vous fait dire que Frontex contrôle aujourd'hui nos frontières extérieures ? En tout cas, augmenter le budget de cette agence permettait de mieux contrôler les frontières extérieures.
C'est l'une de ses missions. Vous avez été regarder ce que fait Frontex. Frontex, c'est aujourd'hui une hôtesse d'accueil pour migrants. Frontex finance aujourd'hui des campements de migrants notamment en Grèce, à Lesbos. On en a parlé il y a quelques mois. Et Frontex se comporte comme une hôtesse d'accueil. Moi, je n'ai pas envie de donner... Vous me demandez pourquoi est-ce qu'on a voté contre ce renforcement de Frontex ? Parce que je n'ai pas envie de donner les clés de ma maison à des gens qui vous expliquent qu'il faut accueillir encore plus d'immigration. À M.
Avramopoulos qui est le commissaire européen en migration qui nous explique que l'Europe va avoir besoin de 6 millions de migrants supplémentaires. Je n'ai pas envie de donner les clés de ma maison à Mme Mogherini qui est la chef de la diplomatie européenne qui nous explique que l'islam politique doit s'intégrer dans les sociétés européennes. Mais je n'ai pas envie de donner les clés de ma maison à ces gens-là. Si vous voulez leur remettre les clés de votre maison, c'est votre problème. Mais moi, je considère qu'il faut... Mais on ne comprend pas bien. Je ne comprends pas bien. Mais laissez-moi terminer une phrase. Vous allez comprendre.
Vous êtes venu il y a 10 jours au débat de France 2. Vous êtes venu avec une passoire comme objet symbolisant à vos yeux cette Europe qui est incapable de protéger les citoyens. C'est ce que vous dites. Tout à fait. Et quand on regarde les votes du RN au Parlement européen de Strasbourg, on constate par exemple que le RN a aussi voté contre la création de l'agence européenne de garde-frontière, celle qui vise précisément à renforcer la protection des frontières extérieures de l'Europe. Mais parce que ça doit rester
une compétence des États. Et encore une fois, je ne vais pas donner les clés de chez moi à des gens qui sont immigrationnistes et qui m'expliquent qu'on va laisser les fenêtres de garde-ouvertes et qu'on va laisser rentrer des combrioleurs. Il s'agit de créer 10 000 postes de garde-frontière aux frontières extérieures de l'Europe. Ça, c'est déjà prévu de toute manière. Ce que nous disons aujourd'hui, laissez-moi terminer, vous allez comprendre. Ce que nous disons aujourd'hui, c'est qu'il faut remettre des portes à la Maison-France. Il faut aujourd'hui rétablir des contrôles aux frontières.
Il faut aujourd'hui rétablir des frontières nationales parce que la frontière, c'est un filtre et ça permet effectivement aux Français de décider de qui entre et qui sort sur leur territoire. Maintenant, demain, après, et en complément seulement de frontières nationales, on peut effectivement avoir une force d'appui qui serait créée et qui permette de venir en renfort d'État lorsqu'un État subit, par exemple, un afflux migratoire majeur. Et là, effectivement, on peut se mettre d'accord et cette force, elle peut intervenir à la demande exclusive des pays.
Mais aujourd'hui, effectivement, vous avez raison, je suis née qu'une passoire parce qu'aujourd'hui, on rentre en France comme dans un moulin. Moi, j'étais il y a quelques jours... On rentre en France parce qu'on rentre en Europe, Jean-Main Bardella. Cette passoire que vous dénoncez, ce sont les frontières extérieures de l'Europe, à vos yeux. Moi, j'étais il y a quelques jours... Vous faites des trous plus gros dans la passoire. C'est ça qu'on n'arrive pas à comprendre puisque vous refusez de le faire des dispositifs. Non, je remets des portes à la Maison-France.
Dans une ville frontalière avec le Suriname qui s'appelle Saint-Laurent-du-Maroni et là-bas, vous avez 10 000 migrants qui passent chaque année. Il suffit de traverser le fleuve, vous prenez une embarcation, il n'y a absolument aucun contrôle parce qu'on a affaibli nos effectifs de douane. Je vous rappelle qu'on en a supprimé près de 6 500 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy et effectivement, on a vu beaucoup de terroristes notamment utiliser la filière des migrants s'agissant notamment du commando du Bataclan.
Donc, effectivement, moi, je suis favorable à une frontière qui protège et qui puisse nous protéger de l'afflux migratoire et des trafics en tout genre, trafics de terroristes, trafics d'armes qui affluent aujourd'hui partout dans nos banlieues.
Justement, si je me permets de vous couper, c'est pour essayer d'éclaircir un peu cette expiation. Vous évoquiez les terroristes, notamment les terroristes du Bataclan. Et quand on regarde les votes toujours du Rassemblement National au Parlement européen de Strasbourg, on constate que vos eurodéputés ont voté contre la création du registre des passagers aériens, le fameux fichier PNR qui oblige les transporteurs aériens à communiquer des données envers des passagers qui sont justement suspectés d'activités terroristes. Citez-moi
un terroriste qui a frappé la France depuis 2015, qui a frappé la France par avion. Aujourd'hui, les terroristes, ils sont déjà sur notre sol. Les islamistes, aujourd'hui, ils sont déjà dans nos quartiers. On a déjà vu, j'en parle déjà dans l'histoire, préalablement en 2015, les terroristes se déplacent en avion. On l'a déjà vu. Ça ne peut pas se reproduire à vos yeux. Moi, je préfère le ciblage plutôt que le flicage. Et je pense que le PNR, en matière de sécurité, de sécurité et notamment de lutte contre le terrorisme, est totalement inefficace et qui remettrait notamment nos données personnelles entre les mains des Américains sans qu'il n'y ait aucune réciprocité, en l'occurrence. Bon.
Il se trouve que les terroristes, aujourd'hui, sont les islamistes, ils sont aujourd'hui sur notre sol. Donc ça ne sert à rien de remettre des portes à la Maison France, comme vous disiez. Si, mais le PNR est inefficace en l'occurrence.
Vous dites qu'ils sont déjà sur notre sol. Pourquoi faire une enceinte ?
Parce qu'en l'occurrence, lorsqu'ils viennent de l'étranger, ils utilisent la filière des migrants, comme ça a été le cas en 2015 avec les terroristes du Bataclan qui ont remonté les filières... Non, non, ils peuvent venir de l'étranger en remontant les filières de migrants. Ils sont notamment remontés par la Grèce. C'était le cas des terroristes du Bataclan. Ils ont pu passer en voiture de la France à la Belgique de manière extrêmement simple sans qu'il y ait absolument le moindre contrôle.
Donc je pense qu'en matière terroriste, il faut évidemment retrouver des contrôles aux frontières nationales et il faut avoir une politique de ciblage notamment en matière intérieure en ciblant les 20 000 fichiers S et une grande partie pour radicalisation qui sont aujourd'hui dans notre pays qui sont de véritables bombes humaines. Je vous rappelle qu'on a quand même un tiers aujourd'hui de musulmans en France qui est favorable à l'application de la charia. Ah bon ? Oui, oui, ça a été dit par vos confrères. Vous l'avez demandé ? Vous prenez-vous les sondages quand ça vous arrange. Ça a été dit par vos confrères de l'IFOP l'année dernière je crois, il y a une étude qui a été faite.
Nos confrères de l'IFOP
ont interrogé les musulmans français.
Tout à fait, tout à fait, tout à fait. Vous pourrez me fact-checker à ce niveau-là, vous verrez qu'on dit vrai. Et en l'occurrence, l'islamisme aujourd'hui il pullule dans nos quartiers, il pullule partout dans notre pays et encore une fois, on ne fait strictement rien à ce niveau-là. On ne fait rien pour expulser les prêcheurs de haine, on ne fait rien pour mettre hors d'état de nuire les islamistes radicaux et on ne fait rien face au mosquée radical
qui pullule partout dans notre pays. Tête de liste du Rassemblement National pour les élections européennes, notre invité ce matin 8h52, l'info David Doba. L'épouse de Carlos Ghosn s'est finalement présentée ce matin à un tribunal de Tokyo pour y être interrogée. Elle avait quitté précipitamment le pays après la nouvelle interpellation de son mari avant donc finalement d'y retourner. Les procureurs soupçonnent l'ancien patron de Renault-Nissan d'avoir fait transiter une partie des sommes qu'il accuse d'avoir détournées via une société dont elle est l'une des dirigeantes. Reculer pour peut-être mieux sauter, les 27 permettent à Theresa May de souffler un peu.
Elle a désormais jusqu'au 31 octobre pour éviter une sortie sans accord de l'Union Européenne. La France peut être bientôt représentée au Vatican par une femme. Emmanuel Macron nomme Elisabeth Beton-Délègue au poste d'ambassadrice une nomination qui doit encore recevoir l'agrément officiel du Vatican. Sur franceinfo.fr 14 associations notamment Greenpeace et les Amis de la Terre appellent à une nouvelle étape dans la mobilisation citoyenne sur les questions environnementales. Ils dénoncent les beaux discours de l'exécutif sur les questions écologiques et ses associations ONG également prônent la désobéissance civile pour bloquer la République des pollueurs le 19 avril.
Enfin, suite et fin des quarts de finale allées de la Ligue des Champions hier soir, résultat un partout entre l'Ajax et la Juventus. En revanche, le FC Barcelone s'impose 1-0 sur le terrain de Manchester United. Jordan Bardet, la tête de liste du Rassemblement National pour les élections européennes. Notre invité ce matin, Renaud Delis. Alors, on va essayer de continuer
à éclaircir le projet du Rassemblement National sur l'Europe, sur l'euro, très précisément. On se souvient avec Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle prenait la sortie de l'euro. Ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, l'euro, finalement, c'est bien et on le garde.
Non, l'euro présente un certain nombre d'inconvénients pour notre économie à commencer par sa surévaluation. Maintenant, on a entendu ce que nous ont dit aussi les Français lors de l'élection présidentielle. Et en l'état, effectivement, ils sont attachés à cette monnaie qu'est l'euro. Ils ne souhaitent pas en sortir. Donc, il ne faut pas être idéologue, il faut être pragmatique.
Effectivement, sur le plan européen, ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que l'arrivée partout en Europe de ces partis du bon sens et de nos alliés souverainisent dans un certain nombre de pays dont certains dirigent, on pourra renégocier, se mettre autour de la table de main et renégocier de cette question de l'euro, notamment sur sa gouvernance. Donc, on ne sortira pas de l'euro ? Aujourd'hui, non, ce n'est absolument pas prioritaire. Vous aviez dit que ça restait un objectif de soi,
mais que ce n'était pas une priorité. D'autant que
le fait de retrouver une monnaie nationale est un instrument de liberté, parce que 95% des pays du monde aujourd'hui maîtrisent leurs frontières et ont une monnaie. Maintenant, en l'État, l'euro présente un certain nombre d'inconvénients, à commencer par sa gouvernance et on a une banque centrale qui a un objectif quasiment unique dans le monde qui est de lutter contre l'inflation. Alors, demain, nous, on dit qu'avec nos alliés, on va se mettre autour de la table et il faut que la banque centrale européenne ait comme objectif de lutter contre le chômage et plus seulement contre l'inflation et on peut reparler aussi de l'indépendance.
Mais je pense qu'il y a d'autres priorités en matière économique. L'euro, justement, il vise aussi à protéger le patriotisme économique, la baisse des impôts et la protection de notre industrie et nos filières agricoles. Je voulais vous interroger
là-dessus. Sur le patriotisme économique, l'euro, il vise aussi à protéger l'Union européenne à un certain nombre de ses concurrents, de ses rivaux commerciaux. On a vu, par exemple, il y a quelques semaines, il y a trois semaines, le dirigeant chinois reçu en grande pompe en France et quand on regarde, on voit que les investissements chinois, ils ont progressé de 86% en France. Est-ce que ça vous inquiète pour notre souveraineté économique ? Est-ce que c'est de l'impérialisme commercial ?
Évidemment, et je l'ai dit, on est en train de subir aujourd'hui un pillage économique. Voilà, un pillage économique de la part de puissances privées, un pillage économique de la part de puissances étrangères et ce qui est hallucinant, c'est que toutes les grandes puissances économiques du monde protègent leur économie. En l'occurrence, vous me parlez de la Chine, les marchés publics chinois sont infranchissables. Ils sont quasiment impénétrables à l'heure où nos marchés publics sont ouverts à la terre entière.
Alors nous, on défend effectivement la possibilité de faire du patriotisme économique, c'est-à-dire la possibilité pour l'État d'intervenir à chaque fois qu'une entreprise stratégique est menacée, c'est ce qu'a annoncé l'Allemagne. D'ailleurs, l'Allemagne, il y a quelques jours, il y a quelques semaines, a indiqué que le ministre de l'économie allemande qu'à chaque fois qu'une industrie allemande serait menacée, l'État stratégie allemand
le pays de votre ami Matteo Salvini qui a signé un accord avec la Chine, un accord de partenariat dans le cadre des nouvelles routes de la soie. La Chine va notamment prendre en charge le port de Trieste, des tas d'infrastructures dans le pays. Comment ça se fait ?
Alors, déjà, soyons clairs, soyons précis, c'est un accord qui a été signé avec le 5 étoiles sur lequel Matteo Salvini, qui est membre de la Ligue, parce que vous savez que c'est un gouvernement de coalition, a émis un certain nombre de réserves. Et qui est vice-pand-iniste. Oui, bien sûr. Je ne le contestais pas. Maintenant, il faut être clair. Chaque pays fait du business. Chaque pays défend ses intérêts. Et encore une fois, si l'Italie trouve qu'il est bon de négocier avec la Chine sur le port de Trieste, eh bien, ils le font. Ça fait partie de sa liberté. Ce n'est pas du patriotisme économique. Moi, je vous parle de la France. Moi, je suis un responsable politique français.
Donc, ce n'est pas un gouvernement patriote, le gouvernement italien. Si, si, c'est un gouvernement patriote, mais en l'occurrence... Sauf pour l'économie. Il signe, si l'Union européenne était capable aujourd'hui, était suffisamment forte pour défendre ses intérêts et protéger les marchés européens, eh bien, l'Italie n'irait sans doute pas négocier des accords économiques. Bien sûr. Mais si l'Union européenne était suffisamment forte, vous l'admettrez, l'Italie n'irait pas négocier sans doute avec la Chine. Donc, il faut davantage d'Europe. Moi, ce que je dis, c'est qu'il faut davantage de patriotisme économique en France, en l'occurrence.
On a vendu, il y a quelques semaines, notre aéroport, l'aéroport de Toulouse au Chinois. C'est une catastrophe. La Cour d'appel administrative de Paris vient d'ailleurs de recommander l'annulation de la privatisation puisque les Chinois sont visiblement en train de vider les caisses et on est en train de brader l'ensemble de nos fleurons industriels. Donc, moi, je dis à M. Macron arrêtez de vendre ce qui n'est pas à vous. Arrêtez de vendre le patrimoine des Français. Vous le dites à votre ami Mathéo Salvini aussi ? Je le dis à M. Macron. Voilà. Je le dis à M. Macron parce que aéroport de Paris, la Française des Jeux, Engie, aéroport de Toulouse, ce n'est pas à vous.
C'est le patrimoine des Français. Donc, arrêtez par pitié de vendre ce qui ne vous appartient pas et demain, si nous arriverons au pouvoir, nous récupérons tout ce qui appartient aux Français à commencer par leur patrimoine matériel. Merci à vous, Jordan. Merci beaucoup.
Nous parlez de la tête de liste du Rassemblement National pour les élections européennes. Invité de France Info, ce matin, excellente journée à tous.
Jordan Bardella