Audition de M. François Bayrou, haut-commissaire au Plan (04/11/2020)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour à tous et bienvenue sur public sénat si vous nous rejoignez ce matin nous vous proposons de suivre en direct l'audition de françois bayrou haut commissaire au plan il est auditionné ce matin par les sénateurs membres de la commission des affaires économiques il s'exprimera sur la crise mais aussi sur le plan de relance je vous propose d'écouter ces échanges et on se retrouve après citoyenne qui vous paraîtrait en décalage avec le diagnostic des experts votre première publication le 28 octobre dernier et très synthétique elle brosse en une douzaine de pages un scénario intitulé et si l'aco vite du rêve et je suggère si vous en est d'accord que vous puissiez bien sûr rapidement évoqué vos recommandations alors que nous sommes ici au sénat très inquiets à la fois des difficultés d'anticipation actuelle du gouvernement et la situation d'exaspération des français permettez moi ce stade posé plusieurs questions à la fois concrète et transversal la première concerne notre endettement et la politique de relance industrielle d'un côté bien sûr comme les français nous appelons tous de nos voeux la relocalisation industrielle et pour cela le pays va durablement s'endetter via son plan de relance bien sûr l'endettement est à la fois moyens de sauvetage immédiat nous voyons est un moyen de prospective mais c'est aussi nous savons tous depuis longtemps une bombe à retardement l'état cherche donc à trouver les sources de désendettement l'une de ses sources et la cession de ses participations géré par la paix ou dans certaines entreprises pourriez vous nous apportez votre avis d'expert sur cette politique de cessions des participations de l'état certaines participations nous paraissent stratégique d'un point de vue industriel je pense aux chantiers de l'atlantique que l'état souhaite céder pour moins de 100 millions est maintenant un ticket de 100 millions ça nous paraît très faible je pense aussi à adp qui nous a beaucoup occupés lors de la loi pacte globalement le volume total du portefeuille de l'état représentent moins de 5% de sa dette pensez vous que la cession de nos actifs soit une solution souhaitable dans cette période la mobilisation de l'épargné nationale ne vous semblerait t'elle pas préférable à des transferts potentiels de savoir faire nous avons également besoin de votre avis sur le sujet fondamental télétravail le télétravail est par nature délocalisables il se pose un saut en avant technologique comme l'a souligné thierry breton d'un point de vue social aussi bien qu'économique au regard de la productivité du risque de désocialisation pouvez vous nous éclairer sur les équilibres qu'il conviendrait donc de construire dans la guerre sanitaire puisque c'est le terme consacré par le président de la république l'une de vos propositions invite également à désengorger les métropoles pour revitaliser les villes moyennes ici au sénat bien sûr nous applaudissons cette stratégie d'aménagement du territoire mais dans le cadre précis de la crise sanitaire pourriez vous nous préciser sur quels éléments elles se fondent car par exemple pour prendre l'exemple de taïwan le minimum de mort a été atteint dans des zones record de densité une métropolisation cela bien sûr à aiguiser notre curiosité ma prochaine question est peut-être plus compliqué puisqu'elle a trait aux capacités de prospective de l'état et vous êtes particulièrement donc bien placés ici pour répondre quel est d'après vous quelles sont d'après vous les limites actuelles de l'état stratège au site et avec un brin de nostalgie il avance prise dont tant par la france dans les technologies de l'information avec eux le minitel mais la vision de la française d'un ordinateur central avec des terminaux a été pour le moins bousculé par l'ordinateur personnel cela illustre la difficulté de la prospective et sans doute l'absolue nécessité d'écouter très largement les entrepreneurs les territoires les forces vives de notre pays qui sont au plus près des réalités des aspirations quelle est pour vous la place des autres acteurs ou de la de l'état lui-même et de son bras armé qui aujourd'hui le haut commissariat au plan accompagné de france stratégie dans la définition de la stratégie économique du pays enfin cela sera mon dernier point vous soulignez dans votre rapport le risque détention intergénérationnel pouvez vous nous expliquer la teneur de vos craintes et quelle est votre vision des conséquences des évolutions démographiques de long terme pour l'avenir de la france et de l'europe voilà j'étais trop longue vous donne la parole monsieur le haut commissaire pour un propos liminaire et ensuite l'ensemble de mes collègues peuvent se manifester pour poser des questions merci beaucoup et merci de m'avoir invité j'y suis extrêmement sensible je vais vous en parlait dans une minute en vous exposant l'idée que je me fais de la méthode qu'il faut suivre alors un panorama très rapide deux de ceux que je pense que le blanc entre guillemets doivent être d'abord pour rappeler que [Musique] moi je me suis battue depuis 15 ans autour de cette nécessité qui à mon avis est est impérieuse pour reprendre l'adjectif que le général de gaulle lui a collé de cette obligation à dante qui est celle pour un pays comme le nôtre c'est à dire une nation et un état d'arriver à se représenter ce que sont les exigences de l'avenir à moyen et long terme j'ai écrit beaucoup de livres est à peu près dans chacun de ces livres quand il était consacrée à la politique je défendrai cette nécessité en indiquant que ce quand j'observe le monde est une chose qui me frappe c'est que un pays comme la chine et dieu sait que je partage pas toutes les orientations du gouvernement et aider et de la force politique qui ne fait qu là avec lui en chine mais la chine couverte à 30 ans il y à une réflexion continuelle prospective sur ce que les nécessités vont être et peut-être sans vouloir exagérer peut-on considérer les achats de terre un peu partout dans le monde comme une de ses application d'une vision stratégique à très long terme ugg ouvert là trente ans nous nous gouvernons à 30 jours et encore on connaît tous l'état la manière dont l'état fonctionne dont les gouvernements fonctionne successifs et la pression de l'actualité la pression de l'urgence est évidemment l'élément déterminant pour la prise de décisions au sommet quelles que soient les sommets et quelles que soient les temps parce que l'opinion publique les sondages enfin tout cela que vous connaissez aussi bien que moi est extrêmement prévenant et donc je toujours trouvé que c'était une erreur absolue que d'avoir supprimé rayer d'un trait de plume ou en tout cas fait entrer dans une comment je pourrais lire une non une obscurité bienveillante ce travail de ce travail de prospective et donc je me suis beaucoup battu autour de cette idée j'ai eu beaucoup beaucoup de conversations avec le président de la république sur ce point et puis quand est arrivée la crise du cornât virus que nous avons vécu dès le début de l'année au printemps à ce moment là il est apparu à mes yeux et aux yeux du président de la république on était dans une situation d'impréparation tout le monde dit on n'avait pas prévu la crise du coronavirus c'est pas tout à fait exact la crise du coronavirus elle était parfaitement décrite dans le livre blanc de la défense en 2008 et avait quasiment à la ligne et au mot près la description de ce que pourrait être la menace sur un pays comme la france d'une épidémie pulmonaire virale je dois dire que moi j'ai toujours pensé toute ma vie que ça pourrait se produire parce que j'avais beaucoup étudié la grippe espagnole où tant et tant de des plus éminents esprit français sont partis je rappelle entre 30 et 50 millions de morts donc et dont j'ai toujours pensé que ça arrivait mais j'ai dit l'autre jour à la radio pour battre ma coulpe que j'avais jamais imaginé la désorganisation mondiale que ça provoquerait est donc cette question de de la prospective ou en tout cas l'introduction des grandes questions d'avenir même lointain dans la décision immédiate c'est une question qui m'est toujours apparu absolument crucial alors qu'est-ce que qu'est ce qu'on a vu pendant les pieds l'épidémie de coronavirus on a vu que tout d'un coup pour nous qui par exemple pour nous qui sommes nous qui croyons être un des premiers pays au monde pour notre organisation de la médecine on a vu qu'on a été menacé de rupture d'approvisionnement sur les molécules les plus essentiels j'en cite cinq on s'est trouvé en menace de rupture d'approvisionnement pour les molécules des traitement chimio pour le cancer on s'est trouvé en menace de rupture d'approvisionnement pour les molécules destinées à l'anesthésié on a parlé du curragh je crois qu'il y en a d'autres on s'est trouvé en menace de rupture d'approvisionnement pour les corticoïdes pour les antibiotiques et même pour le paracétamol c'est dire à quel point nous avons tout d'un coup vérifier non pas que nous étions fragile mais que nous étions fragile en situation de crise et pour ma part j'ai c'en est un exemple de plus j'ai toujours été admiratif de ce que faisait les militaires en terme de préparation à la défense face à des menaces pour l'instant non encore réalisés mais potentiel on a vu ça et puis alors tentons quand on se pose cette question qui est la porte d'entrée qu'a voulu le président de la république dans sept ans la création de ce commissariat où la re création de ce commissariat on a donc pris la question sous l'angle de la souveraineté car un pays comme le nôtre avec à la fois son potentiel et son histoire et le l'attachement si grand qu'il a son indépendance ou qu'il devrait avoir encore davantage à son indépendance ce pays là naturellement il ne peut pas ignorer ce que sont les domaines de sa vie qui peuvent se trouver brutalement mis en cause s'il ya une crise parce qu'ils dépendent de décisions lointaine je pense à l'extrême orient par exemple et donc je ça a été le je pense que ça a été une des raisons qui ont fait que nous président de la république a décidé que que oui décidément n'allait recréer ce type de réflexion à destination du débat public des citoyens qui sont les vrais patrons et les décideurs qui en sont le relais plus ou moins bien avisés et plus ou moins courageux selon les périodes voilà le contexte alors quelle méthode allons nous suivre vous avez commencé par cette phrase madame la présidente en dix ans la france est championne du monde de la production de rapports c'est plus que ça après deux mois d'exercice de de ce travail c'est plus que ça elle est championne du monde deux compétences non utilisés les rapports qui dès que signé par vous pour pour les pour les assemblées dès que sortie des deux france tratégie par exemple du conseil économique et social ces rapports la s'entassent sur des rayons des bibliothèques et sont immédiatement oubliées ou en tout cas retrouve immédiatement l'ombre et le silence qui fait que personne vous en avez des exemples des centaines d'exemples vous même par votre production mais personne ne peut au fond on utilise ce gisement de ressources mais ya pas que ça il ya des chercheurs par centaines qu'on interroge jamais je parlais récemment avec un très grand responsable industriel d'il ya quelques années dix à huit ou dix ans qui a joué un rôle majeur il me disait mais vous savez c'est la première fois qu'on me demande mon avis depuis dix ans les chercheurs vous parliez du terrain des entrepreneurs eux aussi on leur demande pas souvent leur avis alors dans le monde idéal que je porte de dans la conception de cette fonction je voudrais que toutes ses compétences soient soient mises en exploitation si j'ose dire que cette que ces mines différentes soit mise en exploitation alors vous m'interrogez sur les moyens aux mes moyens sont extrêmement faibles parce que j'ai choisi qu'il en soit ainsi le modèle qui est le mien c'est celui que j'emmenais mis en place après la guerre quand le général de gaulle lui a confié cette responsabilité si importante et s'agissant des deux personnalités de monnaie de gaulle qui n'étaient pas toujours d'accord mais qui cependant je rappelle que monet était membre du gouvernement à alger du général de gaulle à alger et que c'était lui qui était occupée lors de la première guerre et de la seconde guerre mondiale de l'approvisionnement et de l'organisation de l'approvisionnement notamment en armes de des forces françaises donc je n'étais pas toujours d'accord mais en tout cas monnaie à me semble-t-il en tout cas ouvert la voie vers ce que doit être une organisation extrêmement légère ne mobilisant pas de moyens importants j'imagine que nous serons je suis entouré d'eric terre qui est le secrétaire général et de philippe le gars qui est le rapporteur général de cette petite organisation que nous avons construite au maximum on sera une quinzaine quelque chose comme ça mais ce ce que j'imagine c'est que l'on puisse être en contact j'allais dire un team comme jean monnet le faisait avec tous ceux qui sont les hauts-fonds les acteurs ou qui pourraient être les acteurs de cette réflexion de long terme les industriels les chercheurs moi par exemple je suis toujours estomaqué de voir j'ai eu des responsabilités dans ce domaine autrefois que l'université est absolument déconnecté avec ses règles ses chercheurs de la réflexion publique or tous les autres pays du monde évidemment les états unis évidemment la grande bretagne évidemment l'allemagne font que sans parler de la chine ou du japon font que la recherche et l'université c'est le même monde chez eux notamment de séparer chez nous mais c'est le même monde chez eux en raison des grands organismes s'est séparé c'est le même monde chez eux et ça sert puissamment à la réflexion publique donc mettre en exploitation mettre en synergie m en symphonie toutes les images que vous voudrez ce très grand gisement de de travaux déjà élaboré et de compétences parmi ses compétences il y en a trois avec qui je compte particulièrement travaillé j'ai déjà je suis déjà allé trois fois devant le conseil économique et social parce que le conseil économique et social est fait pour ça fait d'ailleurs contemporain la création du conseil économique et social et la création du plan ses contemporains c'est dans le même esprit c'est que la société civile organisée comme comme se plaisent à dire les responsables et les membres du conseil économique et social la société civile organisée doit être un des interlocuteurs où un des cadres de ce travail deuxièmement il ya les commissions de l'assemblée nationale et du sénat c'est pourquoi je vous suis particulièrement reconnaissant de m'avoir invité est-ce que vous aussi vous êtes des producteurs de rapports vous aussi vous êtes des gisements de compétences et je veux pas m'avancer en disant qu' il doit vous arrivé de penser que ces compétences sont pas aussi utilement mise en oeuvre que vous le souhaiteriez et donc et donc je compte beaucoup travailler avec vous et avec et avec la commission compétente de l'assemblée nationale on est devant une réflexion en jachère sur ce sujet et c'est étrange parce que c'est pas du tout dans l'esprit alors je vais dire ça avec beaucoup de diplomatie si vous lisez les mémoires de monnaie vous apercevrez que la commune que la création du commissariat au plan le commissariat général au plan nathan enthousiasmé tout le monde dans l'appareil dans l'organisation de l'état et il me semble que c'est peut-être quelque chose qui est encore d'actualité je n'ai pas aperçu del en particulier de pour les pour les mises à dispositions nécessaires et tout ça tout ça est absolument humains et vous m'interrogez sur les rapports avec l'état je dis non seulement que c'est absolument humain mais que franchement ils ont bien tort de craindre qu'il y ait quelques empiètement que ce soit alors je m'empresse de dire je n'ai pas de compétence sur le plan de relance est d'ailleurs je ne souhaite pas en avoir parce que naturellement bercy le trésor [Musique] a tous les moyens du monde pour prendre ces orientations si je peux je suggérerais j'essaierai de d'avoir un peu d' influence mais je pense que ce serait une erreur pour cette institution recréer de chercher du pouvoir c'est pas du pouvoir qu'il faut trouver le pouvoir c'est du domaine de l'exécutif ce que je cherche moi c'est que ces questions d'avenir soit réimplanter dans le débat et que nous puissions en les traitant ou en les élucidant ou en les éclairant avoir de l' influence est influencée pouvoir ça n'est pas la même chose et donc c'est pour moi très très très important alors maintenant j'en viens aux questions que vous avez posé alors comme vous savez pour certains d'entre vous j'ai passé une très grande partie de ma vie publique à m'inquiéter des questions de dette et de déficit et à conduire des campagnes compris présidentielle différentes reprises pour mettre en garde contre la désinvolture qui était celle de notre société en face de ces questions alors je vais essayer de dire les choses avec prudents et nuancent haut aujourd'hui tout a changé on est nous aurons été contemporain pourrait raconter ça à vos petits enfants nous aurons été contemporain d'un changement absolu du mode de pensée des économistes sur la question de la monnaie et de la dette j'avais l'autre jour une réunion avec jean tirole le prix nobel d'économie et olivier blanchard qui vous savez a été l'économiste en chef du fmi je disais moi j'ai été à un zélateur de blanchard 1 je retrouve aujourd'hui en phase avec blanchard 2 sauf que blanchard et blanchard de ce n'était pas du tout le même mode de pensée olivier blanchard était un défenseur comme un certain nombre d'entre nous comme moi d'une orthodoxie assez strictes en matière de dette et se trouve aujourd'hui parmi ceux qui pensent que le problème c'est complètement déplacé et qu'il faut l'aborder d'une manière différente et ma conviction c'est que personne ne sait exactement comment l'aborder pourquoi parce que les banques centrales ont changé de paradigme qu'elles ont décidé à la suite de la réserve fédérale américaine que l'important était dans l'alimentation de l'économie en capacité de 2 financement que pour ça elles ont pratiqué sous toutes ses formes les taux les plus bas possibles jusqu'au taux zéro et jusqu'au taux négatifs les quantitative easing quand ce n'est pas une défense deux hélicoptères monnaie comme comme vous savez tout cela aux mieux que moi simplement et donc le bilan de ces banques centrales est devenu ce que ce que vous savez qu'il est là mais évidemment la création monétaire elle n'est pas seulement dans dans les banques commerciales dépendant des banques centrales la création des terres elle est aujourd'hui plus large on considère que pour un dollar créé à partir des décisions que nous évoquons des banques centrales y en a deux qui sont créés dans un domaine beaucoup plus mystérieux qui est certains disent le shadow banking et tout ça a créé des three lions 2 de disponibilité et le mystère et que ça ne crée pas d'inflation et même que ça n'irrigue pas autant que nous le voudrions l'économie est peut-être loin de là alors vous savez quels sont les ressorts secrets de cette de cette mystérieuse de ce mécanisme mystérieux c'est que lorsque des des produits ou des facilités sont créés les acteurs bancaires qui les créent cherche à se garantir par du collatéral le collatéral c'est les bons du trésor américains c'est le meilleur collatéral de la planète il se trouve que ce que latéral n'est pas très disponible et que d'une certaine manière il y à un assèchement à craindre ce qui fait que l'argent n'irrigue pas on a ainsi des enfin vous savez les chiffres mieux que moise combien on dit 17 tri lion 10 7 milliards de milliards de dollars qui qui qui ont été créés et qui trouve pas donc une espèce de nuages macif de 2,9 et puis pas d'alimentation de l'économie correspondante à cela si vous avez des idées pour sortir de cette situation vous me le dites je vous embauche faire immédiatement parce que vous voyez bien ce qu'ils gagnent et les banques centrales ont à deux reprises au moins essayer de remonter les taux la catastrophe a été tel que ils ont fait marche arrière et tout le monde comprend quand vous avez un portefeuille à taux zéro et que les banques centrales remontent leurs taux votre portefeuille est immédiatement dévalorisé et donc dans votre bilan de banques de grandes institutions cette capacité là elle se trouve immédiatement d'évaluer donc panique alors c'est pas très bien quelle est la solution parce que c'est apparemment une situation dont à ma connaissance personne sur la planète ne sait aujourd'hui comment sortir donc on est devant un nouveau modèle un paradigme sans précédent et le leu françois bayrou qui serait venu devant vous il ya dix ans alors avait des idées absolument granitique sur la dette les garanties qu'on doit apporter qu'on doit toujours finir par les payer que est aujourd'hui j'observe les choses je lis autant que je peux je parle avec les plus grands spécialistes autant que je peux qui sont pas si nombreux que ça je pense que nous sommes dans un univers d'incertitude or bonne univers d'incertitude ça veut dire une chose évidente c'est que il est très difficile d'investir et voilà la situation de la première vous avez interrogé sur sur la dette la première devant laquelle nous sommes alors je vais dire des choses qu on me reprochera donc je les dis avec avec humilité prudence et humour est-ce que je pense que la cession de participations de l'état est à l'échelle de ce que je suis en train de décrire peut-être pas vraiment si vous avez compris ce que j'ai dit je suis pas comme un responsable de la réserve fédérale qui disait dans une conférence de presse si vous avez compris ce que j'ai dit ce que je me suis mal exprimé mais ça n'est pas ce n'est pas moi ce n'est pas ma position mais non je ne suis pas du tout sûr quant à la mobilisation de l'épargné pour mobiliser l'épargné je pense que ça doit être beaucoup plus du côté de la consommation parce que pour mobiliser les pagnes pour l'investissement quand vous avez des prêts à 0 % d'une certaine manière c'est pas un c'est pal c'est pas la voie la plus la plus facile à suivre en revanche le jour où on pourra convaincre nos concitoyens de consommer ça sera très bien le problème c'est que ils sont dans les mêmes il constate les mêmes incertitudes que les autres et que donc la certitude ça ne pousse ni à l'investissement mais à la consommation ça veut dire qu'il ya des deux des moteurs de l'économie qui sont évidemment dans une situation critique alors ça se double en france pardonnez moi de vous le dire c'est un élu du sud ouest qui dit ça ça se double en france du fait que nous sommes atteints dans des secteurs qui sont des secteurs vitaux pour nous je pense l'aéronautique par exemple et au drame et à la catastrophe que nous sommes en train de vivre de ce point de vue là et donc tout ce qui peut être fait pour parier sur l'avenir sur des moteurs sur des moteurs verts sur des carburants verts donc tous ceux qui produisent de la matière végétale sont évidents évidemment en première ligne les agriculteurs aussi de ce point de vue là vous m'avez interrogé sur le télétravail avec les risque de désocialisation ils sont réels sont réels mais alors je j'élargis un peu mon mont en champ de réflexion de vision beaucoup de nos concitoyens ont pensé pense encore et des décideurs que c'est une crise c'est à dire une parenthèse que en a ouvert une parenthèse et qu'on la refermera et qu'on retrouvera le monde comme il était ceci est très compliqué pas seulement pour la dette comme je l'entends dire à droite mais c'est très compliqué parce que un monde si on nous avait dit ça il ya un an il ya dix mois personne n'aurait cru un monde où on ne s'embrasse plus où on ne se sert plus la main où on ne se visitent plus où on ne voyage plus où les échanges se trouve mise en cause alors que le développement la dynamique de développement de nos sociétés depuis deux siècles c'est l'augmentation constante exponentielle et l'élargissement consent constant exponentielle des échanges et c'est ça qui se trouve menacée est ce que c'est un changement passagers honnêtement je ne sais pas si ça dure et peut si on trouve un vaccin d'ici très peu de temps sans doute je peux arriver à comprendre mais je suis pas sûr qu'on aura les réponses très rapide et peut-être en est en train ça induit quelque chose qui est de l'ordre d'un changement pardon de le dire comme ça anthropologique quelque chose de profond qui est peut-être en train de se passer et ce quelque chose de profond va toucher le travail naturellement et le télétravail à des risques de désocialisation il ya des risques de dubé risation si je puis m'exprimer comme ça autour desquels il va falloir que nous travaillons beaucoup parce que s'il ya des risques du bir isation se trouve devant la question des garanties qu d'habitude de le contrat de travail et le salariat à porte à porte aux travailleurs et vous voyez bien que on se trouve là encore devant des situations qui sont très lourdes et nous allons beaucoup travailler au plan sur ce sujet vous m'avez à très juste titre et je vous en remercie chaleureusement parler d'aménagement du territoire alors vous prenez par les sentiments donc je vous en donne acte mais je pense que nous nous trouvons absolument au rendez-vous quand certain nombre d'entre nous ont annoncé depuis des années des années 2 delà de la nécessité de reprendre cette question d'aménagement du territoire pourquoi parce que les grandes unités urbaines ce on vécu leur fragilité en face du confinement les grandes unités urbaines ont découvert que c'est probablement la panacée n'était pas là alors vous m'opposer à yoann je ne suis pas absolument sûr que ce soit le modèle que les français veulent suivre et donc cette question de la métropolisation croissante des sociétés dans lesquelles nous sommes je pense qu'elle va se poser en termes nouveaux parce qu'on avait d'ailleurs d'ailleurs déjà vécu ça avec les gilets jaunes il y a aussi dans la société et je la crois essentiel une demande de d'équilibré du territoire the j'ai beaucoup ri parce que dès que j'ai été nommé j'avais dit au président de la république on va faire une toute petite équipe mais j'en mettrais une petite tard à pau alors c'est pas parce que c'est possible je suis capable de dire que c'est beau mais c'est parce que je pense nécessaire de montrer qu'on peut avoir une participation depuis la province et même la province réputée lointaines aux réflexions centrale il faut pas être sûr sur les sur les 50 hectares autour de la scène pour pour participer à la réflexion du pays et même ça se vivre est différemment on est quelques-uns à avoir une expérience d'élu local ici on vivrait différemment si tout le monde pensait que on peut depuis nos villes qui ont un enracinement une histoire et même depuis le monde rural participer à la vie du pays y compris dans sa dimension intellectuelle et vous voyez que tout ça est très lié vous parliez de télétravail c'est très lié à la numérisation et au numérique de même que un sujet que vous n'avez pas abordé mais que je compte beaucoup abordé qui est celui de la réforme de l'état nous sommes devant là encore une capacité de changements immenses et non réalisé un potentiel de changement positif pour la société avec un état qui sera si je puis exprimé un voeu de moins en moins bloquant et autobloquant et de plus en plus soutient des initiatives y compris des siennes propres de ce point de vue là la crise nous plonge dans la nécessité dans l'obligation de reprendre à frais nouveaux des réflexions que qui ont déjà été conduites et et nous comptons bien y participer et donc oui il n'ya pas seulement la question de désengorger c'est que peut-être notamment avec le confinement dont concitoyens ont compris qu'ils avaient d'autres modes de vie que la métropolisation galopante je vais finir par votre dernière question parce qu'elle est pour moi la plus préoccupante en effet nous avons dans ce rapport qui est le premier que nous allons fournir on va d'ici quelques semaines en produire d'autres notamment sur la démographie puisque vous m'avez interrogé sur ce sujet que je considère comme un sujet essentiel il n'y a pas de vitalité d'un pays s'il n'est pas capable d'avoir une vision positive de sa démographie et donc vous m'avez interrogé sur les risques de tensions inter générationnelle alors je n'emploie pas le mot tension au sens où on utilise habituellement sur ce sujet mais je sens qu'il y à une question lourde du côté de la vision que nous proposons plus jeunes pour leur avenir ça je trouve ça très préoccupant lorsqu'on à 17 18 20 ans 21 ans 23 ans et que l'univers qu'on vous propose c'est le confinement justifié sanitairement un jeu de passes en cause vous le comprenez bien et aucune porte pour entrer sur le marché du travail alors il ya là quelque chose qui est risqué je m'inquiète de ce point de vue là je m'inquiète parce que ça fait des décennies qu'il n'y a pas eu de discours de langage de projets qui atteignent directement les plus jeunes et il peut se faire aussi qu'un certain nombre de ces projets soient des impasses et donc le si j'avais alors je conclus sur cela j'ai une certitude et une réserve à cette certitude ma certitude c'est qu'on va s'en sortir un pays comme le nôtre avec son potentiel sa capacité les atouts qui pourraient être les siens un pays comme le nôtre va s'en sortir et ma réserve c'est sur les plus jeunes on va s'en sortir vous avez lu peut-être les propositions que nous avons faites j'ai parlé de notre dépendance sur sur les aspects de notre vie qui touche à la souveraineté les médicaments et puis bien d'autres sujets par exemple sur un certain nombre de composants électroniques bon donc les questions de dépendance nous allons essayer de décrire et on en parlera avec vous un plan pour retrouver l'indépendance sur ses secteurs d'activité sans lesquels nous ne pouvons pas vivre et sur lesquels nous devons avoir à l'image de ce que la défense nationale a produit pendant 150 ans un plan de mobilisation s'il ya une crise et donc premier sujet j'ai un deuxième sujet qui est naturellement un sujet de préoccupation on a comme vous l'avez noté remarquer y compris avec un peu d'ironie dans le regard on a puissamment soutenu le modèle social qui est le nôtre pour n'être en train tous les jours par des injections de milliards de soutenir le modèle social mais ceci n'est pas durable si nous n'avons pas l'appareil productif qui est capable de soutenir par les taxes et les cotisations ce modèle social là ce qui fait que le deuxième chapitre de notre action doit être quel plan de reconstruction de notre appareil productif pouvons-nous discuter ensemble tous ensemble et peint avec biya qu un des faucons alors on a de ce point de vue là une chance formidable c'est que on est à un tournant de la production dans le monde et ce tournant de la production il il est naturellement centré autour d'eux du numérique des dates à des algorithmes et donc de la robotisation un certain nombre d'industries qui étaient des industries de main d'oeuvre était évidemment projeter très loin aujourd'hui avec bon d'ici peu on use in rats plus de pièces on a des imprimantes 3d qui vont re est réalisé j'aurais réalisé ces pièces là et c'est pas de la science fiction c'est sais c'est tous les jours dans nos unités de production les plus avancées peut-être pouvons-nous monter dans ce train là mieux que d'autres parce que nous avons une capacité de recherche dans le numérique qui est plus forte dans les algorithmes qui est plus forte dans l'utilisation des data qui est plus forte que beaucoup d'autres pays dans le monde donc je vois ça je vois ce deuxième aspect avec optimisme de même que l'équipement numérique du pays nous sommes un des pays quand même les plus avancés en équipement numérique et on va aller jusqu'au bout et ça ne coûte pas si cher quelques dizaines de milliards alors qu'on va utiliser entre 500 et 700 milliards donc de ce point de vue là donc de ce point de vue là je suis habité par au fond un optimisme de résilience je sais pas comment on peut dire j'ai l'impression qu'on va mais il ya cette question de la jeunesse qui reste pour moi une réserve à laquelle nous devons beaucoup réfléchir consacrer beaucoup de notre intuition et de notre empathie pour pouvoir renouer avec eux et leur proposer des modèles qui ne soient pas des impasses voilà pardon d'avoir été trop long pour ce cet exposé introductif merci beaucoup sur le commissaire vous a écouté avec beaucoup d'attention en tout cas la salle est très calme je trouve et du coup à l'habitude les plus agités un petit peu plus voilà donc nous avons beaucoup de 2 oui ça va venir pierre nous avons beaucoup de demandes de parole je vais commencer par évelyne renou garabédian et ensuite franck mais non ville merci madame la présidente monsieur le corps le haut commissaire il y a quelques semaines france stratégie a publié une note d'excusé moi je ne vois pas je demande à mon collègue de s'avancer de circuler merci donc merci qui a publié une note d'étape sur la lutte contre la pauvreté et notamment pendant la période coronavirus ce rapport insiste sur le fait que la crise sanitaire que nous traversons aujourd'hui révèle des manques de nos politiques publiques en matière de lutte contre la pauvreté et combien le logement se trouve être au milieu est au coeur de ce dispositif nous savons tous ensemble que cette crise sanitaire va à court terme portée des fortes des fortes demandes d'emploi il va y avoir des chutes de pertes d'emplois il va y avoir des faillites en masse il va y avoir des secteurs entiers d'activités qui vont disparaître et certaines catégories de la population frôle aujourd'hui la pauvreté la situation actuelle de certains travailleurs indépendants le montre d'ailleurs comme jean monnet l'a expliqué le plan ne décide pas il oriente pouvez vous monsieur le haut commissaire nous indiquer comment vous envisagez d'orienter les options du gouvernement pour éviter à tous ces individus ne se trouvait dans une situation de précarité et qui comme vous le savez de laquelle on se redresse très difficilement merci de vos réponses si vous permettez prendre plusieurs questions je vais donner la parole à franck mais non ville ensuite à serge babary et ensuite ils boulot et je vous laisse répondre merci madame la présidente monsieur le commissaire de haut commissaire tout d'abord permettez moi de vous remercier et féliciter deux de vos propos absolument passionnant et vous aussi de vous dire que c'était attendu la création de ce haut commissaire pour ceux au commissariat pour effectivement nous inscrire dans une stratégie prospective de moyen et long terme ce qui est absolument nécessaire moi j'ai quelques questions à vous poser donc les vous avez évoqué peut-être vous vous demandez tout d'abord comment comptez vous associez donc au travail qui est le vôtre les collectivités territoriales et en particulier les régions qui sont bien évidemment au coeur de cette de ces stratégies économiques mais également de d'aménagement du territoire et qui doivent elles aussi s'inscrire dans le moyen et long terme aussi peut-être votre action on l'a bien compris s'inscrit aussi sur les enjeux de souveraineté donc peut-être que vous puissiez évoqué les enjeux de souveraineté notamment numériques qui est absolument stratégique et puis peut-être aussi quelle place aura l'agriculture et la bioéconomie qui là aussi est un axe stratégique et d'avenir voilà et peut-être une dernière question sur le sur le rôle qu'il sera le vôtre sur la promotion et je vais dire les propositions matière de quel champ de réflexion vous aurez en matière de réformes structurelles de notre pays est ce que c'est une mission qui vous est confiée voire même d'évolution institutionnelle merci franck la parole est temps au président de la délégation aux entreprises serge barba babar et ensuite ils boulot merci président monsieur haut commissaire merci tout d'abord de nous avoir fait partager au début de votre prise de fonction votre vision stratégique elle nous apporte évidemment plus haut point et on est tous disposés à participer à s'intéresser à vos travaux je souhaite évoquer un sujet de vue une extrême actualité la numérisation vous l'avez évoqué à plusieurs reprises les nouvelles façons de travailler le télétravail vous en avais dit amour une nouvelle forme de commerce c'est un sujet du jour il s'agit de la couverture numérique du territoire ça concourt à l'aménagement du territoire et de l'appropriation du numérique par nos concitoyens 13 millions de personnes pour des raisons diverses n'ont pas accès à l'internet il s'agit aussi de la numérisation des entreprises un tiers des entreprises tout particulièrement les tpe et les commerces n'ont pas accès internet on mesure cette lacune pour la continuité de l'activité économique et du et commerciale en ce moment même vous avez évoqué ces problèmes ces problématiques dans votre note l'ouverture du 28 octobre dernier et ce matin même pouvez vous nous indiquer monsieur le haut commissaire vos réflexions et préconisations dans ce domaine essentiel pour l'avenir et la modernisation notre société je vous remercie merci pour finir cette première série boulot oui merci madame la présente présidente monsieur le haut commissaire avant tout je vous félicite pour vos propos très intéressant je souhaiterais vous entendre sur un sujet brûlant d'actualité immédiate le nouveau confinement fait que les commerces de proximité déjà très fragilisé risques pour beaucoup d'entre eux de fermer malgré les aides du gouvernement c'est un enjeu crucial pour notre pays et pour la population des territoires ruraux toujours plus lésés en matière d'accès au commerce monsieur le haut commissaire avez-vous déjà réfléchi à des solutions à court ou moyen terme pour vous c'est plutôt moyen et long terme pour autant je pense que cet intéressant néanmoins pour donc réfléchir sur ses solutions pour sauver les commerces de proximité merci merci monsieur le haut commissaire je peux peut-être laissé répondre à ses premières prestations de questions prêts faciles que vous avez vu et je les aborde si vous permettez pas seulement dans ses fonctions la mets dans mes autres fonctions de maire et de président d'une communauté d'agglomération et je n'oublie pas que j'ai été président de conseil général aussi donc je monde à bord sera aussi bien locales que prospectifs la question la plus difficile c'est évidemment celle de madame reno garabédian pour aller droit au but je pense comme vous qu'il va falloir que nous réfléchissions à d'autres approches de lutte contre la pauvreté et dans tous ses aspects j'ai lancé à pau une opération il ya déjà plusieurs années que je trouve très intéressante qui est un plan anti solitude pour l'inciter parce que la solitude étant des aspects de la pauvreté et une pauvreté et la solitude peut être parfois plus cruelle en ville y compris sur sur le palier de son appartement parce que et je pense que la prise en charge de tous les moyens de lutter contre la solitude je vais donner un exemple ou de à est une manière de lutter contre la pauvreté j'ai défendu ça j'ai défendu sa dans une dans une campagne présidentielles antérieures je m'étais fait la réflexion suivante une personne seule avec 700 euros c'est la misère totale deux personnes avec les mêmes 700 euros ça fait 1400 euros c'est déjà un peu plus facile mais trois personnes avec 700 euros ça fait 2000 100 euros et on arrive dans une espèce de cellule familiale de cellules de de vie en commun on arrive à faire la cuisine trouvaient des approvisionnements simplement notre système social il est construit contre des solutions de cet ordre dès l'instant que vous alors pardon là je suis pas en train de faire le le commissaire au plan je suis en train de faire le citoyen qui réfléchit la question notre système est entièrement construit pour empêcher cela j'avais je sais tout à fait le moment où je me suis rendu compte avec tristesse de la situation il y avait une une dame d'âge mûr elle était en couple avec non non non non non non non non non non non non non non non en fait pas du tout elle avait 60 ans et son mari est mort il était tout l'été de son mari et est au rsa et elle a recueilli chez elle son beau père il y avait dans 80 et ils ont d'une certaine manière passer ce cap difficile et les choses allaient pas trop mal simplement les organismes sociaux ou couper les allocations puisque le t2 pour vivre ensemble ils ont coupé les allocations et donc le beau père est reparti dans il habitait une caravane les reparti on l'a rétabli les allocations et elle est restée tout seul et tous les deux avaient 700 euros et c'était 2 misère alors que ça aurait pu faire quelque chose de plus un et vous voyez le changement de perspective que cela impose j'ai donc travaillé avec les organismes sociaux à pau pour permettre ce genre de colocation de cohabitation de manière de vivre ensemble sans qu'on coupe les allocations et on en est un plusieurs locations comme ça on a travaillé avec les bailleurs sociaux n'a ce sont des approches différentes et j'insiste sur le fait qu'elle ne coûte pas un euro de plus mais on apporte des réponses qui sont des réponses différentes et plus humaine sur les situations que nous avons que nous avons ainsi à découvrir ensemble face à l'extrême pauvreté on s'en tirent pas tout seul et la puissance publique pousse à la solitude et cette nouvelle approche encore une fois je défends comme citoyen c'est ses traits en tout cas pour moi c'est prometteur et là comme ailleurs je pense qu'on peut faire mieux sans dépenser plus alors sans compter que il n'ya pas de logements bien entendu j'ai la chance d'habiter une zone qui n'est pas en tension mais il ya beaucoup beaucoup de logements disponibles en france il ya beaucoup beaucoup d'appartements de maisons inhabitées et ça rejoint l'aménagement du territoire qu'on évoquait à l'instant mais ça rejoint aussi la question de l'appareil productif parce que s'il n'y a que la misère sans appareil productif alors et vous voyez l'immense tâche que nous avons devant nous monsieur mêlant ville alors les cool les comment travailler avec les collectivités territoriales alors hein c'est une question que je considère comme vital pour la société le si on comparait j'ai fait ça cet exercice un jour le nombre de lignes dans les journaux consacrés à ce qui se passe parmi les 65 millions d'habitants non parisiens avec le nombre de lignes consacrées aux deux millions d'habitants parisien est encore parmi ces deux millions il y en a que deux cent mille d'antan dont on parle et qu'on écrivain c'est l'univers people politico médiatique il ya que ça qu'on écrit alors vous apercevez que probablement le contingent de ligne des 1 et 100 fois plus important que le comté jeudi sans probablement suis-je au dessous de la vérité les contingents de l'idée autres seraient quilibre âge de la france alors qu'il ya toutes les raisons historiques que vous savez que nous savons pour moi il est vital encore faudrait-il que les collectivités territoriales fussent bien composés équilibrée elle même je m'exprime ici à titre absolument personnelle mais vous vous dites comment va travailler avec les régions le ce qui vous regarde et le découpage des régions y en a qui sont très bien et d'autres qui sont impossibles contredire mais on aurait dû voter contre enfin de la situation n'est ce pas prétendre que pau et dans la même région que limoges que poitiers que brees suivent je veux dire faut faut jamais être allé en france quoi un bon et donc et donc c'est pour moi en tout cas cet équilibre du travail en commun ne pourra être trouvée que quand on aura les équilibres de de la réalité des responsabilités de tout et de tout c'est de toutes ces choses là donc oui je pense que on vient de le voir dans la crise quand ça va mal qu'est ce qui tient c'est l'échelon de proximité on a voilà j'ai passé mon temps à chercher en février des masques en aujourd'hui comment on peut faire si les services d'urgence se trouve en explosion et c'est une et c'est une grande richesse de pouvoir ainsi deux prêts essayer de faire face et l'état ne pourra pas faire autrement que de le reconnaître même si'il rejab tout le temps de dans un premier temps on va le faire après ça se fait moi mais mais c'est une absolue nécessité alors ensuite la question du numérique plusieurs questions ont été posées de ce point de vue là d'abord on a progressé pas mal et je pense que l'équipement 5g va nous permettre de faire un pas très important et notamment pour les zones non couvertes alors l'équipement 5g il ya beaucoup de débats autour de cet équipement je crois que à peu près tous les experts s'accordent pour dire que les les émetteurs en 5 g sont moins préoccupant du point de vue de la puissance d'émission et du point de vue de la longueur d'onde que ne le sont les émissions 4g et que ne l'étaient les émissions des générations précédentes donc ce débat là me semble-t-il devrait être écartée je crois d'ailleurs qu'il est moins fort qu'il ne l'était il ya quelques temps mais en tout cas moi je travaille avec les physiciens et ils disent ça alors sans la moindre hésitation de leur part je pense que ça va être un pas très important et je reprends l'affirmation qui est la vôtre sur l'agriculture et la bioéconomie gs qui sait tout à l'heure en parlant des carburants verts notamment pour l'aviation des voix 2 des voix 2 2 découvertes qui vont rendre à l'agriculture une partie de sa fonction y compris non alimentaire après peut-être on va se trouver aussi devant des questions de de capacités de production et donc il ya là des choses que chacun d'entre nous connaît et enfin réformes structurelles j'ai dit que nous allions travailler sur la question de l'état c'est c'est beaucoup plus facile quand ça n'est pas quand la démarche de travail sur ces sujets n'est pas une démarche électorale je les ai conduite sous forme électorale je sais les polémiques qu'on peut faire d'être sur ce sujet mais je vois bien que que que l'état se trouve alors d'abord il est extrêmement nécessaire quand ça va mal mais il peut pas faire tout seul ils se trouvent la plupart du temps ou assez souvent en situation d'auto blocage c'est lui même qui produit ses propres blocage enfin c'est nous mêmes parce que les normes nous en sommes contempteurs d'un côté en les critiques et nous en sommes producteurs de l'autre on demande constamment dès que ces normes donc de ce point de vue là oui 1,2 à de mes amis brillant disait l'autre joue au fond il ya deux chances que nous avons devant nous le numérique et le développement qui va être immense des capacités du numérique et les réserves de productivité de l'état parce que là aussi il ya une mine inexploité alors monsieur barry le commerce au fond la réponse est probablement la même nous avons construit un pot pas tout à fait fini de construire enfin un outil numérique qui permet aux gens intéressés de visiter chacune des boutiques du centre ville on promène son avatar comme disent les ans promène son avatar dans la rue il entre dans la boutique et y voit le confit de canard ou bien les robes il peut commander en direct il ya là une ressource je dis pas que c'est la seule ressource mais il ya un deuxième aspect des choses alors en dehors des aspects les plus polémiques de l'actualité je trouve que le modèle des grandes surfaces est moins attrayant pour les gens d'ailleurs les difficultés économiques des grandes chaînes le prouve je pense que là encore il ya une demande de deux sociétés à dimension humaine de contact de rencontre de bon après ça pose le problème des outils qu'on a et notamment des foncières qui peuvent permettre de une intervention dans le domaine commercial à condition qu'on arrive à équilibrer ses outils et ses moyens et donc je réponds pour la numérisation aussi bien pour les français que pour les entreprises trouvent que c'est un sujet sur lequel je travaille depuis le début des années 80 et donc ayant ayant produit un journal numérique qui devrait être à peu près le premier de 1983 je rappelle qu'internet ses 94 je rappelle aussi je les fais dans le rapport qu' il y avait eu une intuition formidable des gouvernants de l'époque qui était de proposer un terminal numérique dans chaque foyer et c'était une intuition magnifique essai sur ce réseau qui était le réseau de préfiguration du 10 août elle s'appelait pas encore comme ça que j'ai produit j'étais très jeune le premier journal numérique donc cette cette question là est une question fascinante parce que je rappelle que ce qui a donné internet c'est un tout petit nombre de chercheurs dont certains étaient français qui avaient pensé le qui avait pensé le langage qui a permis internet et puis comme toujours on était précurseur et on participe pas aux fruits de de la recherche et ça ça pose une question sur l'état aussi est sûre peut-être la mentalité de notre pays et sur le fait qu'il n'y a nulle part dans l'appareil de gouvernance de l'état il ya nulle part d'organisations qui s'occupe d'eux d'encourager le développement de l'innovation une fois que l'innovation a été trouvé alors ça ne peut pas se faire que par l'état se fait aussi avec évidemment le monde de l'entreprise mais vous voyez cette cette préoccupation n'a qu' on cherche on trouve et c'est d'autres qui cueille les fruits et donc voilà les quelques lesquels réponse je pense que la 5g est une solution voilà en tout cas une partie de la solution on pressent de dire que on peut faire autrement nous avons à pau un réseau numérique fibré jeu qui est arrivé chez tous les citoyens et à toutes les adresses sur investissement public et maintenant nous en récupérons les fruits mais c'est une décision que nous avons prise mois après comme président du conseil général et andré labarrère comme maire de pau à l'époque ensemble il ya 20 ans il nous a fallu 20 ans pour y arriver et on est la seule ville qui soit ainsi entièrement fibré sur investissement public et on a le retour sur investissement très bien monsieur le commissaire je vais prendre un petit peu plus de questions là parce que vous êtes très nombreux jeux pas ou trop longtemps ça je me permets très pieux mais mes collègues sont très curieux wells et voilà laurent duplomb suite viviane artigalas merci madame la présidente monsieur le haut commissaire dans votre note que vous nous avez fait passer au bout services nous ont fait passer j'ai retenu une phrase importante dans le paragraphe une nouvelle façon d'être au monde cette phrase cette réduction drastique des relations interpersonnelles notamment entre personnes relevant de catégories socioprofessionnelles différentes et porteuse de menaces sur la cohésion sociale on est en plein dans la réalité de notre pays aujourd'hui la problématique aujourd'hui monsieur le haut commissaire c'est qu'on oppose trop les ans les uns contre les autres on oppose trop les professions les unes contre les autres on oppose trop les minorités contre des idées qui sont pas obligatoirement faciles ou possible de mettre en place dans certaines professions et moi j'aurai une recommandation à vous faire qui ne coûte rien donc ça va vous intéresser puisque le but c'est de dépenser le moins d'argent possible c'est de redonner du sens à la politique le politique ne doit pas sombrer dans ses messages là et malheureusement depuis trois ans malgré l'histoire d'un nouveau monde on a énormément connu cela on a connu cela à travers la loi et galim qui engendrait encore un peu plus des grilles mashing on a connu ça dans la loi économie circulaire qui a engendré encore un peu plus de plastique bashing on a connu ça sur la suppression de taxes la taxe d'habitation avec le hashtag balances ton maire s'est pas tenable si on continue d'opposer les gens les uns contre les autres on aura au bout du bout la disparition de la cohésion sociale et ça aujourd'hui il faut véritablement qu'on le prenne en compte parce que c'est ça le vrai plan de relance on peut mettre des millions on peut mettre des milliards si on ne redoute pas la capacité pour les gens de comprendre ce que fait l'autre et d'essayer de comprendre pourquoi il le fait plutôt que de le condamner sur l'autel de l'obscurantisme ou d'avis tout à fait marquer politiquement eh bien on n'y arrivera pas alors je vous donne cette proposition là parce que je pense comme je vous le disais ne coûte pas cher mais par contre elle aiderait sérieusement notre pays dans la situation dans laquelle il va se trouver dans quelques mois merci laurent vivienne artigalas ensuite patrick chaize merci madame la présidente monsieur de le haut commissaire nous avons déjà beaucoup évoqué la question du numérique et cela montre bien combien ce développement du numérique est un enjeu incontournable pour notre pays nous avons dans le cadre de la mission d'information sénatoriale sur l'électro tisme insisté cependant sur la nécessité de maintenir des accès d'hiver au service public pour les usagers et de garantir l'égalité d'accès dans les territoires il faudrait garder une diversité d'accès aux services publics à destination de tous ceux qui pour des raisons diverses ne peuvent se contenter d'un recours exclusif aux sites aux solutions numériques nous avons ainsi suggéré la création d'une filière de médiateur numériques compétente à condition de leur garantir pérennité et stabilité pour les pme été pe il faudrait prévoir un accompagnement spécifique pour qu'elles se forme au numérique et s'équipent le plan de relance de l'économie devrait prévoir voulait consacrer un temps de formation avec des moyens financiers prévus par l'état que pensez vous de ces propositions et quelles pourraient être les vôtres sur le long terme merci merci viviane patrick chaize ensuite fabien gay oui ma présente merci monsieur le commissaire tout d'abord je voudrais remercier évidemment pour votre présence et pour vos propos tout aussi dense qu'inquiétant pour ma part j'espère un peu aussi porteur d'espoir je souhaiterais néanmoins donc revenir sur un sujet qui m'est chère qui était déjà abordé par nombre de mes collègues qui concerne le numérique vous l'avez rappelé internet est né en france il est né dans l'ain et j'en suis donc le représentant un compatriote voilà plusieurs points au niveau du numérique complémentaires le premier les infrastructures vous l'avez exprimé avec un bel exemple à pau un plan france très haut débit a été mis en place aujourd'hui il n'est pas encore évidemment complet sur le territoire national depuis plusieurs années ainsi ce taux pour faire en sorte que ce plan s'accélère dans le cadre du plan de relance évidemment j'imagine j'ai vu qu'il y avait à un volet mais il faudrait qu'il soit vraiment définitivement complet deuxième sujet qui était déjà abordé par mes collègues c'est l'inclusion numérique et avec effectivement là aussi des décisions importantes à prendre pour faire en sorte que l'ensemble de nos compatriotes puissent accéder à ce service qui devient un service indispensable et qui s'imposent à nous on a parlé des plateformes avec cette problématique qui est que ces plateformes sont plutôt à l'extérieur de notre pays on a un besoin de souveraineté vous l'avez rappelé on a aussi beaucoup parlé d' inégalité fiscale vis-à-vis de ces plateformes quel chantier allez vous ouvrir sur ce point là avec à mon sens une besoin d'accélération en tout cas un besoin rapide d'apporter des réponses sur le télétravail là aussi le télétravail peut être une solution on a parlé de problématiques sociales on pourrait aussi de développer les espaces dédiés c'est un homme une voix que j'ai pas vu ouverte de façon enfin en tout cas exprimé je pense que c'est important de pouvoir le faire enfin je voudrais finir sur le numérique en disant que nous sommes dans un monde de défiance a été rappelé aussi dans d'autres sujets vous avez évoqué donc été rassurant plutôt ça sur la 5g je ne le suis pas du tout on sent effectivement au sein de compatriotes une inquiétude sur la 5g je pense qu'il ya des problématiques d'information peut-être de pédagogie sur le sujet et puis le numérique ça aussi des inconvénients notamment un inconvénient environnementale puisque donc le numérique peut poser de façon importante donc vous avez parlé de rapports tout à l'heure et un excellent rapport sénatorial sur l'empreinte environnementale du numérique je pense qu'il serait aussi important de le prendre en compte rapidement pour faire en sorte que le remède ne soit pas pire que le mal enfin et c'est mon dernier point vraiment vous avez dans votre note évoqué le retour du politique de quelle manière vous voyez vous ça et à quelle échéance merci 6-4 et fabien gay ensuite joël labbé en visio alors si madame la présidente monsieur haut-commissaire moi je vous rassure de suite je n'aurais pas donnerait pas la solution sur la question de la monnaie et du changement de la banque centrale européenne sinon vous seriez obligés de m'embaucher et je pense que vous seriez en grande difficulté jean c'est en grand non mais sérieux j'ai un point d'accord avec vous et un point de désaccord moins un point d'accord je pense que la période que nous sommes en train de traverser est porteuse de doute et il nous faut douter doute et non pas pour retarder les échéances à ne pas prendre des décisions douté parce que nous toutes et tous avec nos différences politiques elle nous oblige à nous interroger à nous réinterroger pour construire des solutions porteuses d'avenir et c'est pour ça que j'ai lu avec attention votre première note il ya des choses extrêmement intéressante vous lit y compris que je peux partager mais il n'ya pas quand j'ai fini de lire une rupture avec les politiques telles qu'elles étaient menées avant crise c'est à dire que vous tracer un chemin qui est comme avant c'est à dire dans des petits s'inscrivent dans des politiques et des logiques que je qualifierais mois de libéral mais après on peut avoir un point un point de désaccord sur ça et donc je pense qu'on a besoin d'ouvrir le deuxième point je vous ai bien écoutez vous dites je m'inscris dans ce haut commissariat je n'ai pas de moyens mais il ya quand même les équipes de france stratégie donc je voudrais c'est bien confirmé que vous avez les équipes de france tratégie et je ne veux pas de pouvoir je veux de l' influence comme ça et je ne veux pas caricaturer vos propos mais en réalité c'est le choix contraire monsieur le haut commissaire parce que contrairement monnaie et au général de gaulle en 46 où il y avait des plans quinquennaux comme ça qu'on les appelait et on s'appuyait sur quoi un secteur bancaire nationalisé au quasi nationalisé et des grandes entreprises notamment qu'il y avait des monopoles publics et avec lesquels on aménageait le territoire sur une question d'égalité républicaine aujourd'hui c'est un choix contraint le secteur bancaire complètement privatisée et des monopoles et des grandes entreprises publiques complètement démantelée et donc en réalité vous avez aucun levier j'ai envie de le dire mais c'est pas vous qui construisent dans cette salle n'auraient aucun levier et dont vous avez une question que je finis par là sur la numérisation des entreprises moi je partage ça mais par exemple ont un problème le leader aujourd'hui de surprenant numériser les entreprises c'est pagesjaunes sur le call ça fait quatre ans qu'ils vivent des restructurations et des plans sociaux et ils sont en train de se faire aspirer par google et le gouvernement ne fait rien rien et je le dit les yeux dans les yeux j'ai été je les accompagne et aux délégués à la restructuration on a été voir cédric haut et monsieur match j'oublie avant est rien donc en réalité on peut pousser sur la numérisation des entreprises aujourd'hui on n'a aucun outil industriel pour y arriver voilà la réalité quel est ton jeu qu'elle est vous avez fini je veux pas trop longtemps traversé avait cité un an que je n'ai pas compris s'ils ont la balle jaune son local c'est le leader aujourd'hui français de la création des pages internet pour nos tpe pme c'est l'ancien pages jaunes et qui à 95 % aujourd'hui numérisées insérées entre air de laisser ça partira google et le gouvernement ne fait rien merci fabien joël labbé qui est en visio sais pas si tu es du morbihan ou dans les jardins du luxembourg mais voilà on t'écoute joël pourrait très bien très bien saisi sur le long terme et aux mutations pour moutier la jeunesse comment redonner l'espoir à cette jeunesse qui est quelque part en enrichir ses collections dans la nuit je souhaiterais votre point de vue sur deux rapports ce que vous avez évoqué aussi le fait que la france est championne du monde des compétences gâcher je partage alors qu'il y en a partout de présenter là il ya moins d'un an à la gauche sectaire et économiques qui je croisais l'unanimité sur le rapport de jean louis borloo a présenté par jean-louis borloo pixels qu'en est il de ce rapport sur la question des villes et des banlieues une chute de ventes sur la question de l'avenir cela dit montant minimum 25 ans pour une réconciliation nationale c'est une chose pour l'urbain et le léger banlieue foncier des territoires de au droit au pari d'un rapport qui a été dit je j'ai fait ce choix allusion maintenant parce qu'il vit pas troquer l'aperçu de l'institut du développement durable et des relations internationales une heure à gosn sic en 2050 pour une agriculture vue fonctionnel pour une alimentation saine et une redynamisation des territoires ruraux tout en créant de l'emploi merci merci merci joël ça c'est un petit frein on va finir par deux collègues jean marie jeune scène et ensuite henri cabanel madame la présidente mon cher françois puisque nous on sait déjà rencontrées en loir-et-cher avec jacqueline sa collègue aulas et la collusion assez longtemps la mission que vous a confiée le président de république consiste à penser la france dans les 20 à 50 ans qui viennent oui je suis un peu trop dans le contexte je vieillis sanitaires économiques s'il joue à l'inter et économique que nous vivons difficile de décoller des inquiétudes du présent pourtant il est tout à fait essentiel de sortir de l'immédiat et de l'actualité brute afin de bâtir la france de demain comme le dit l'adage l'avenir ne se prévoit pas il se prépare parmi les premières leçons que nous pouvons tirer de cette pandémie qui dure l'une d'elles concerne la gestion politique de la crise et l' équilibre entre l'état et les territoires français prise en tenailles entre entre un discours scientifique hétérogènes une très forte pression médiatique et l'omniprésence des réseaux sociaux dans le débat public la parole de l'état sont très affaiblies face à cela nos élus nous élus locaux ont montré leur capacité à réagir à répondre à l'urgence à être cotée des plus fragiles à sortir de la rigidité administrative pour être en phase avec les besoins du terrain l'heure est enfin venue de faire confiance au territoire français et de leur donner pleinement les moyens d'agir les français ne veulent pas davantage d'états mais mieux d'état l'exemple des arrêtés municipaux ce prix par de nombreux maires pour sauver leurs connaissances de pointe limiter le commerce de proximité doit faire réfléchir jusqu'au sommet de notre natation cet exemple est très révélateur d'une situation de tension et d'incompréhension forte d'élus locaux et d'une partie de la population vis-à-vis les décisions de l'état préparer l'avenir de la france commence par réaliser vraiment la décentralisation et par rééquilibrer les rapports entre les différentes strates de l'état nous ne ferons à nouveau nation que dans un pays où l'égalité des territoires est assuré et où l'état est perçu comme facilitateur facilitateur des choix locaux je vous remercie merci jean marie henri cabanel pour finir cette deuxième série de questions merci madame la présidente monsieur le haut commissaire vous venez de dire que l'exigence de la vie à moyen et long terme passe par un travail de prospective qui est indispensable et notamment sous la vision de la souveraineté volet de nous expliquer que les élus n'étaient pas toujours adéquation avec cette méthode parce que quel que soit les exécutifs entouré de technocrates ou souvent éloignés du terrain il jaune du mal à s'approprier donc les avis des experts les avis aussi à travers les travaux nombreux fournis par la scène nationale le sénat où ses oeufs car à mon avis ils sont trop focalisé sur le tas de leur mandat pensez-vous donc qu'il faudra pour pallier à cela arrivait à avoir des formations me pousser pour les élus pensez vous que aujourd'hui on parle beaucoup de démocratie participative pensez vous qu'il faille que les élus s'approprie aussi c'était démocratie participative avec les outils qui existent et avez vous d'autres idées sur de nouveaux outils de démocratie participative voilà merci beaucoup en rimes sur le haut-commissaire vous avez été interrogé sur beaucoup de thématiques peut-être voilà une réponse globale donc je vais répondre d'abord à monsieur chaize qui me prend par les sentiments même s'il sait pas exactement les lacs massif oui mais c'est ça je chercher là bas quand vous dites que non en réalité je me trompe c'est pas ça qui m'a posé des questions en premier de cette nouvelle centrale missionné son diplôme voilà je savais bien que je ne me trompe pas de regard monsieur du plomb mais donnons oui monsieur du plomb vous prenez par les sentiments parce que vous dit deux choses qui ont fait toute ma vie politique la première c'est que on ne peut pas perpétuellement dresser une partie du pays contre l'autre et si vous regardez les élections américaines aujourd'hui vous avez sous les yeux le résultat de cette politique est soit dit avec un clin d'oeil sans malignité aucune s'il m'est arrivé de me poser certains présidents de la république c'est parce que sur ce point je trouvais que le les choix stratégiques qui étaient les leurs de d'alimenter les affrontements entre une partie du pays et l'autre était dangereux et j'ai toujours pensé ça et c'est pourquoi je me suis toujours opposée à la bipolarisation mais la bipolarisation n'est qu'un aspect marginal vous avez parfaitement raison de dire catégories sociales quant aux autres catégories sociales et vous dit ben il faut rendre du sens à tout ça et c'est le politique qui peut rendre du sens alors ça m'a fait sourire parce que j'ai écrit un livre sur ce sujet il ya 25 ans et qui s'appelait et sur le sujet de la laïcité parce que c'est la même question qui s'appelait le droit au sens parce que je pense que le citoyen il a un droit que les responsables publics devraient prendre en compte et assumer c'est donner du sens à notre action collective à notre vie collective et au fond ça rejoint tout à fait la dernière question que monsieur cabanel m'a posé c'est essais sous jacent dans d'autres alors monsieur cabanel ces deux affirmations mais c'est un set en écho un fait des affirmations le premier les élus sont trop souvent deviennent trop souvent coupés des réalités c'est les technocrates qui c'est vrai que de ce point de vue là l'interdiction du cumul entre un mandat exécutif s'il avait beaucoup davantage l'opinion le souhaitez et j'ai moi même participé à cette réflexion il demain qu'on a là une question de l'enracinement et de la différence et oui bah je vais je vais vous laisser le faire après en tout cas je reconnais qu'il ya une question de même qu'il y à une question dans la distance entre la haute fonction publique et la décision politique et le terrain et je pense que tant le président de la république a proposé la une réforme de la haute fonction publique qui n'a pas été suivie d'effet c'est ça qu'il avait en tête qu'il existe ou que se crée des chemins différents de de respiration de ou de perse pire à sion entre le terrain et la décision au sommet administratives et politiques c'est vrai qu'on en est très loin c'est vrai que la conception que l'histoire longue de la france y compris monarchique et la troisième république et la vème république ont porté au travers de une haute fonction publique formés pour cela a eu des effets de long terme qui sont d effet de distanciation de séparation et je dis souvent c'est milieu de décision ne parle plus la langue que les gens comprennent mois moi je n'oublierai jamais c'est pas hier c'est à la fin il y avait des élections et j'étais en campagne j'avais ce une part de rôle national bien entendu j'avais été au gouvernement et dans un chef lieu de canton un soir comme ça il ya une jeune femme qui s'est levé et qui a dit écoutez il faut que vous m'écoutez parce que j'ai jamais pris la parole en public c'est la première fois de ma vie je voudrais vous dire quelque chose alors on l'a écouté je trouvais que c'était très émouvant et très très intéressant elle dit voilà quelque chose à vous dire moi le mercredi après midi comme j'ai les enfants à la maison je repasse et j'allume la télé pour les questions gouvernement et il faut que je vous dise quelque chose d'abord vous vous tenez mal si mes enfants se tenait alors là tout a semblé confondues 1 si mes enfants se tenait comme ça à l'école je serais morte de honte il me semble me souvenir d'exemple pas si vieux que ça et puis deuxièmement je ne comprends rien à ce que vous dites parce que le langage qui est devenu le nôtre et je dis notre sens le plus large possible administrateur fonctionnaires et hautes fonctions politiques qu'elle nous appartenons tous d'une manière ou d'une autre ce langage a pris par vocabulaire des tournures une sémantique l'utilisation de statistiques perdre et c'est plus le langage que les gens parlent et quand quelqu'un ne parle pas ce langage toute allusion est exclu il est mal vu il est mal vu et il ya là quelque chose qui en est fait pour moi est une est une question de rupture alors est-ce qu'il faut une formation ce qu'il faut plus de démocratie participative oui peut-être plus de démocratie tout court une nouvelle organisation y compris du fonctionnement des assemblées y compris des rapports entre les assemblées parlementaires et l'exécutif bon alors je suis constamment minoritaire sur cette question y compris parmi mes propres amis mais j'assumerai ce set cette question là en tout cas je pense que c'est très important monsieur guay pardon je saute pardon madame artigalas je suis d'accord avec vous sur un point c'est que le numérique ne peut pas être le seul mode de contact entre les dessine entre les administrations et des citoyens moi je suis exaspéré quand je dois téléphoné à fournisseur d'électricité en fournisseur d'eau fournisseurs de téléphones c'est impossible pour quelqu'un qui n'est pas totalement rodé à ces outils est assez langage de le faire je pense toujours est ce que serait la situation de ma mère si elle était encore là essayant de rejoindre le les plateformes téléphoniques c'est impossible on vous demande votre numéro d'usagé il est ou sur la sueur sur la feuille dans un coin a écrit en tout petit vous n'avez pas les lunettes pour le faire et comme vous ne maîtrisez pas ses codes vous n'osez même plus appeler et c'est vrai aussi pour les administrations et c'est pourquoi deux alors on a envisagé beaucoup de formules maison du service public en tout cas il faut qu'il y ait un truchement humain autant je crois aux capacités de progrès du numérique autant je pense qu'il faut garder du truchement humains et cette sorte de en même temps et pour moi quelque chose de très de très important monsieur chaize qu'est-ce qu'on peut faire contre les grandes plateformes mondialisé et sur la question fiscale eh bien c'est ce qu'on est en train d'essayer de faire avec l'union européenne moi je pense que ça va s'imposer parce qu' une des questions c'est que la base de la matière fiscale dans cette crise disparaît c'est vrai pour les cotisations qui soutiennent la sécurité sociale mais c'est vrai aussi pour pour l'état et les finances publiques alors vous dites le télétravail il ya une limite au télétravail ce que le dîner de travail au mieux ces faits pour le tertiaire mais c'est pas fait pour les usines c'est pas fait pour les ateliers c'est pas et là on a au contraire l'obligation de continuer à avoir du travail en présence physique et donc est donc bon alors sur la 5g on en parlera mais je lirai votre rapport sur l'empreinte environnementale du numérique parce que si j'ai bien compris c'est vous qui l'avez produit donc bon monsieur guay d'abord merci de ce que vous avez dit je suis d'accord avec vous mais vous n'avez pas lu ce que j'ai écrit comme me semble-t-il on aurait dû se mettre d'accord pour que vous ne lisiez dieu qu'en termes galants ces choses là sont dites bon pas ce que vous dites y'a pas de rupture il ya une rupture absolument essentiel est de ce point de vue là nous allons nous trouver d'accord on a vécu 30 ans pendant lesquels on a pensé que l'action publique ne devait pas diriger les choses on a pensé que c'était les décisions individuelles non non enfin bon vous avez aussi été au gouvernement non un peu voilà non non non non dangereux de jeu je fais pas de polémiques polémique oui par exemple moi pas mais et vous non plus donc c'est bien ça fait 2 se fait pas une majorité mais grosso modo le la doctrine générale pour ne pas dire l'idéologie général c'était que les décisions prises par des parts d des entreprises chacune pour leur compte la somme de ces intérêts individuels faisait l'intérêt général c'est ça qu'on a pensé et des gens aussi différents que si je prends les quatre derniers présidents de de la république jusqu'à jusqu'à cette période ils ont tous pensé ça ils ont pensé que ce travail de planification de prospective c'était un travail qui en réalité n'avait pas de légitimité à diriger les grandes décisions alors je pense en effet que pour ce qui est de l'intérêt de l'entreprise la décision individuelle de l'entreprise est meilleur qu une décision qui tombe du sommet je pense ça simplement je pense c'est écrit en toutes lettres dans la note que vous avez si bien lui la somme des intérêts particuliers ne fait pas l'intérêt général et c'est la raison pour laquelle nous nous sommes nous nous trouvons devant des ruptures d' équilibre les grands secteurs où nous avons accepté de dire d'où nous avons accepté de disparaître simplement parce que c'était plus intéressant pour alors en effet il y avait là une idéologie et ma présence ici signifie un signe que nous pensons où nous pouvons commencer à penser le contraire et retrouver un sens de l'intérêt général prospectifs par rapport aux abandons qu entraîne inéluctablement le fait de décisions d'intérêt personnel même s'il s'agit de personnes morales individuel même s'il s'agit d'entreprises et si on pose la question comme ça alors on retrouve une des inspirations qui a été celle de l'après guerre et que moi je considère comme toujours nécessaire aujourd'hui et donc de ce point de vue là oui il nous sommes dans cette audition ainsi de rupture et le nombre de ceux qui croyaient que c'était pas possible et qui ont fait les gorges chaudes de ce truc de la renaissance de ce truc complètement dépassés archaïque régressif je tiens les coupures de presse à disposition oui beaucoup de gens pensaient que ce temps était révolu et moi je pense que ce temps est désormais nécessaire autrement dit je pense qu'on n'est pas la conclusion de quelque chose mais au début de quelque chose c'est comme ça que je le que je le ressens quand à cette affaire de sault local je vais je vais voir d'abord ça m'énerve que l'on utilise des terminologies britannique pour tout je trouve que je trouve que cela donc je suis d'accord je vais je vais regarder ça si vous voulez mon bon monsieur l'abbé monsieur là mais vous si vous prenez par les sentiments parce que mon ami jean louis borloo en effet fait rapport intéressant et je ne connais pas le deuxième rapport sur le agriculture et et nouveau développement de l'agriculture je pense cependant que il y a là une voie que nous ne pouvons même pas imaginer d'ignorer parce que si l'on considère que les émissions de gaz à effet de serre sont la question principale en tout cas la question climatique principal la question principale dans le climat alors nous sommes bien obligés de trouver des substituts et il n'y a pas de doute que les biocarburants par exemple ou l'insertion d'une partie de biocarburants je pense par exemple aux carburants d'aviation quels autres moyens avons-nous de quels autres moyens disposons-nous que de travailler sur ce sujet de l'introduction d'une partie de biocarburants pour que au total les émissions des des due aux voyages aériens baissent on n'a pas d'autres moyens et donc je vous assure à l'avance de ma détermination à aller dans ce sens là et donc mais l'énergie faut aussi avoir le courage de poser par exemple j'ai déjà dit mais je répète ce que je crois profondément si l'on considère que les émissions de gaz à effet de serre sur la question principale alors s'agissant d'électricité on peut pas continuer avec l'idée qu'on peut faire ça et fermé des tranches de centrales nucléaires tout le temps même temps pour moi c'est c'est absolument contradictoires le fait que nous en ayons fermé récemment à fait que on a été obligé de faire marcher des centrales à charbon et quant à l'allemagne c'est un contre exemple c'est absolument le contraire parce que que font-ils ils ont fermé leurs propres centrales mais ils achètent du courant électrique dans les pays de l'est avec des centrales à charbon qui sont qu'ils émettent trente fois plus de gaz à effet de serre que le nucléaire est donc si on peut mettre un peu de cohérence dans cette réflexion là alors ça ne veut pas dire que korn qu'on ne prend pas les autres formes par exemple moi je crois beaucoup au photovoltaïque et à l'évolution du photovoltaïque je suis un peu plus embêté devant l'éolien parce que il ya une forme de de rejet et je viens de voir qu en baie de saint brieuc il y avait aussi ce genre de mobilisation mais le photovoltaïque en tout cas ça c'est de l'énergie gratuite est sûr et on a de ce point de vue là me semble-t-il des perspectives de progression majeure par exemple on travaille apo / du photovoltaïque code appelle organique vous savez que le photovoltaïques au silicium il a un bilan carbone discuter en tout cas le pour équilibrer il faut sept ans et demi de fonctionnement avant de re fournir l'énergie qu'il a fallu pour pour fabriquer les cellules au silicium et pour faire fondre le silicium on travaille sur le photovoltaïque organique dans le bilan carbone n'est pas de sept ans et demi mais de sept jours et demi alors c'est encore expérimental ça n'a pas lé la productivité d'une cellules photovoltaïques au silicium et encore de 1 à 3 mais c'est ça existe et donc ça n'a pas les effets négatifs sur le bilan carbone et puis permettez-moi de vous rappeler ce que vous savez certainement mais que vous ne manquerez pas de répéter que le seul la seule lit de transport en commun à hydrogène du monde elle a été mise en place à pau et je vous invite monsieur l'abbé venir la visiter quand je dis monsieur la blessure voilà et donc venez ça me fera plaisir un bon jean marie jeanne 110 la parole de l'état a été très affaiblie la parole publique était très affaibli celle de l'état est la nôtre le on est dans un monde où toute prescription pour autrui est mise en cause c'est vrai pour les politiques c'est vrai pour les médecins les français s'il ya une des révolutions que cette crise a entraîné dans l'esprit des français c'est qu'ils ont découvert que les médecins n'étaient pas d'accord entre eux et non seulement pas d'accord entre eux mais jusqu'à des affrontements le passionnel sans mesure et donc la prescription pour autrui est aujourd'hui mise en cause et les politiques ce n'est pas autre chose que les gens qui tentent de prescrire pour autrui on aimerait qu'ils prescrivent davantage pour eux mêmes que pour autrui mais voilà j'ai fini puisque j'ai répondu henri cabanel aussi les questions précises que vous m'avez posé il reste une dernière série voilà on va commencer par anne catherine loisier ensuite pierlot merci à mme la présidente monsieur ministre donc rapidement d'abord je veux vous remercier parce que n'auraient pu avoir quelques craintes la construction de ce nouveau commissariat ce qu'on nous on empile encore une technostructure supplémentaire donc à vous entendre on comprend qu'on est dans une structure je veux bien mais que nos jeunes voilà donc dans une structure de d'anticipation de recul pour finalement pour pour aller plus loin moi je voudrais savoir comment vous allez travailler avec les ministères puisqu'on voit bien que votre champ est totalement interministériel et que dans les propos ou ne tenait bien sombre de propositions qui vous font pas en cohérence avec ce qui se fait aujourd'hui donc il faudrait pas que cette structure devienne pour autant quelque part uniquement un espèce de think tank que derrière il n'y a pas une réelle emprise sur les choix en tout cas je pense que c'est pas votre ambition pour rebondir aussi sur les interventions de mes collègues et moi je voulais aussi souligné le fait que depuis ces dix derniers mois on a fait quand même un grand recul tout à l'heure mes collègues parlaient des problèmes d'accès au logement d'explosion de la pauvreté et nous sommes je le crains malheureusement qu'au début on a beaucoup parlé d'isolement numérique je voudrais juste aussi vous témoigner pour en avoir à la maison la situation effectivement des jeunes aujourd'hui et des jeunes étudiants qui n'ont pas accès au numérique qui ne sont pas dans des territoires bien desservi je rappelle que plus de 50% aujourd'hui des locaux ne sont pas desservis par la fibre donc il ya beaucoup de jeunes aujourd'hui étudiants qu'on invite à travailler en distance yale mais qui n'ont pas d'accès à un numérique qui leur permettent de le faire sur le pouvoir de la finance et les sujets de la dette moi je m'interroge quand même monsieur ministre savoir si ceux qui tirent en fait les ficelles ont ils vraiment envie de sortir de cette opacité je pense qu'on a tous un peu la réponse donc donc voilà comment faire et je repensais à l' einstein qui disait qu'on on ne résout pas un problème est que ceux qui l'ont créé donc une fois qu'on a dit ça on voit les noms cités du champ je voulais aussi vous interroger sur la politique énergétique alors vous venez d'en parler vous n'en aviez pas parler dans votre intervention préliminaire tout ce qu'on est en train de dire en fait est totalement tributaire de notre capacité de notre souveraineté énergétique dans un contexte où les ressources fossiles diminue et où les coûts explosent tout ce que vous évoquez le photovoltaïque tout ça avec des coûts qui sont exorbitants donc il ya un mon sens un vrai sujet de souveraineté de disponibilité énergétique auquel vous ne pouvez pas enfin échapper à mon avis vous y avez largement amplifié pu enfin une dernière question quels sont au final selon vous les atouts différentiel de la france à long terme et les leviers sur lequel nous devons agir merci merci une catherine pierlot ensuite daniels a dit oui monsieur le haut commissaire toute politique au plan à un volet aménagement du territoire depuis le général de gaulle dans des années 60 il n'y a pas eu et là il ya de véritables exemples de politiques d'aménagement du territoire porté par le général de gaulle depuis une trentaine d'années tout est au bénéfice des métropoles des grands centres urbains aux dépens financier total de 80 % du territoire où malheureusement vie seulement 20% de la population et donc ses 20% sont faiblement représentées dans les décisions politiques aujourd'hui on reparle des territoires ruraux en parlant d'une réindustrialisation de création d'emplois 1 il faut une volonté politique 2 il faut des moyens financiers qui existait il y avait le feader autrefois qui étaient réservés aux territoires ruraux et puis maintenant il est réservé aux territoires urbains il y avait des zones de revitalisation rurale qui permettait quelques avantages fiscaux de contributions sociales tout ceci a quasiment disparu et pourtant c'est possible j'ai été président d'une communauté de communes en vingt ans on a augmenté l'emploi salarié on a augmenté de 50% l'emploi salarié urssaf sur le territoire avec une politique volontariste avec les moyens qu'on nous offrait aujourd'hui on n'a plus ses moyens et donc fatalement les territoires le haut n'ont plus aucune chance eh ben je voulais savoir si vous prévoyez dans votre projet de plan un volet aménagement du territoire qui me semble indispensable merci hier daniel seulement ensuite servi merci madame la présidente monsieur le haut commissaire tout d'abord merci c'est vraiment très intéressant d'avoir un peu de prospective dans un monde où on est tout le temps dans le court termisme et où on a trop souvent opposé la fin du monde à la fin du mois bien entendu les deux vont de pair et donc il nous faut réfléchir à tout ça et j'ai trouvé votre note très intéressantes parmi les rapports qui dorment il y en a aussi une pile très importante ce sont des rapports du giec mais je sais que vous partagez ces constats je voudrais simplement vous interroger sur sur le numérique patrick chaize l'a déjà fait est ce que le numérique est vraiment la grande solution ou est ce qu'elle ne fait pas un peu partie également du problème effectivement le numérique est de plus en plus présent vous parler de ce qui fait société est ce que le numérique permet de faire vraiment société et puis quelle est notre indépendance vous savez que le numérique aujourd'hui fonctionne pour le construire il nous faut les terres rares que nous ne produisons plus il nous faut pas mal d'énergie et on a parlé un petit peu notre indépendance énergétique je ne suis pas d'ailleurs en accord avec vos constats mais ça c'est un petit peu normal sur le nucléaire sur le solaire et l'éolien mais voilà notre indépendance énergétique est fondamentale comment allons-nous comment voyez-vous cela et vous avez évolué très largement sur la dette est-ce que vous évoluerez aussi sur la consommation faut-il encore pousser notre monde a toujours plus de consommation je vous remercie merci à daniel serge mérillou ensuite olivier rythm and merci madame la présidente merci monsieur bayrou moi je m'interroge sur le principe même de la planification et du plein en quoi est ce compatible dans une économie mondiale qui est ultra libéralisé et comment allez vous vous y prendre pour associer les grands acteurs économiques mondiaux dans cette politique dans cette planification je pense par exemple aux gaffes en jeu j'ai le sentiment qu'ils sont suffisamment puissants pour s'affranchir de toute tutelle et parallèlement sur qui ou quoi vous allez vous appuyez au niveau de l'étang pour mener une politique active en matière de planification moi je crois à l'importance de la planification aujourd'hui peut-être plus qui hier pas plus qu'hier mais j'y crois moins aujourd'hui vous dites il faut réfléchir à long terme mais les décisions à court terme l'impact l'avenir aujourd'hui on discute haut niveau par exemple de la politique industrielle et je prends deux exemples sur la vente de la participation de l'état dans un fleuron industriel qui est les chantiers navals de l'atlantique est ce que cette décision de l'état n'était pas en train d'opérer les possibilités de garder un poids important au niveau de l'industrie navale et puis un autre exemple ce sont la signature des traités mondiaux et qui je pense d'être du s'étant par exemple et en quoi ces engagements la permettent ils de sauvegarder notre indépendance en matière agricole voilà merci serge olivier wittmann ensuite leur en somme on est bien en vue termina merci madame la présidente monsieur le haut commissaire j'imagine toute la difficulté de la période que l'on vit actuellement de pouvoir poser un plan de prospective sur des 15 20 25 30 ans à venir d'autant plus que si on veut qu'un plan soit plutôt judicieux et solide il faut quand même qu'ils soient posées sur un certain nombre de bases or les bases à l'heure actuelle les jours que nous vivons aujourd'hui sont complètement modifié remise en question par cette pandémie et le fait que nous vivions aujourd'hui est que nos concitoyens vivent aujourd'hui plutôt dans une situation due au jour le jour me pose la question sur la justification d'un tel plan et la solidité qu'on peut apporter aujourd'hui avec ce manque de base sur la justification d'un tel plan deuxième partie de ma question la propose le 28 octobre dernier et est là on est plus sûr au jour le jour sur france inter vous exprimer votre opposition art confinement généralisée je vous cite mon sentiment à moi c'est qu'on ne peut pas refermé le pays sur lui-même complètement vous indiquez aussi que nous étions davantage préparés à ce qui allait arriver en cas de seconde vague si je partage pleinement votre premier sentiment les récents événements donnent malheureusement tort à votre seconde prédictions ce que je regrette l'actualité témoigne de l'absence de dialogue avec les élus locaux et de la confusion et de l'impro vision généralisée dans les diction des règles qui encadrent ce second confinement et notamment par rapport aux dommages collatéraux économique je veux prendre pour exemple quelques petits exemples la situation des grossistes de boisson qui sont exclues de nombreux dispositifs d'état la situation des auto écoles qui pour qu'il est possible de faire passer le permis mais pas de suivre les cours la situation aujourd'hui est très préoccupante des producteurs de sapins de noël qui voient leurs commandes s'annuler de jour en jour et qui sont dans une situation de panique mais peut-être serons-nous vraiment prêt pour la troisième vague en prévision quels enseignements tirez vous de cet état de fait qui me rassure pas c'est olivier leurent saumon et ensuite vers le signe du satin nude je faisais un clin d'oeil sur le sapin [Rires] compris laurent segond ici à droite oui madame la présidente merci monsieur le commissaire pourquoi n'avez-vous pas intitulé votre texte et si l'aco vide il avait appelé si la colite durée et vous n'auriez pu l'intituler et même si la copie ne durait pas oui parce que je suis d'accord avec vous on traite la question j'en parle dans mon introduction tout à fait est que effectivement très content de cette de ce retour du plan puisque finances en rappel effectué en 1965 avec olivier guichard qui avait mis en place gérer ce premier sérieux vous avez cité pour moi il ya trois éléments qui sont très importants dans la crise que nous connaissons et qui n'est qu' en intérieur à la crise sanitaire connu c'est la mondialisation de la métropolisation et l'individualisation mondialisation dont vous n'avez pas cité le mot et qui est pourtant entraîner de graves conséquences de dérégulation aussi bien financières qu'on a connu en 2008 donc pu être corrigé depuis et à l'idée de la désastreuse désindustrialisation qui a provoqué notamment les conséquences sociales notamment en termes d'emplois sur le territoire national deuxième point la métropolisation là vous en avez parlé et nous partageons complètement va je partage complètement viré votre analyse parce que ilham en ce sens ça montre effectivement les limites et les dangers de cette stratégie de concentration à la fois de la richesse mais qui a aussi concentré la pauvreté dans le voit que les quartiers de la ville et qui ont eu des conséquences dans la crise du cog hill en termes sanitaires jeu qu'on peut constater notamment dans l'étude epic aux menées par lens est ce que ce sont les territoires les plus pauvres en milieu très dense qui ont été les plus frappés et notamment par les conséquences parfois psychologique autant que sanitaire heureusement la visualisation qui était choisi auparavant mais qui prend un certain type de population comme la jeunesse est aujourd'hui cbi et comme le disait sylvain tesson comment empêcher un marronnier de bourgeonner pour les cette expression était remarquable parce qu'évidemment avoir pouvoir contenir la jeunesse dans un système où ils ne pourront plus sortir se côtoyer vivre avec des suspects perspectives d'emploi comme vous l'avez dit qu'ils sont à ses cendres le facteur déclenchant comme vous l'avez dit aussi était prévisible il était prévisible par le livre blanc vous avez cités mais également en cours seize notamment par l'umr de montpellier a traversé serge ces chercheurs serge mourant et muriel fille et la mère de mon colis qui a d'ailleurs beaucoup travaillé dans le cadre je dirais de cette pandémie et notamment dans les tests antigénique pour lequel on peut trouver un espoir en matière de détection et de traçage on a cru effectivement trop facilement forts de nos compétences que toute la technique allait résoudre tous les problèmes et qu'on était je dirais on serait épargné de ce risque de pandémie tel n'a pas été le cas et je pense qu'on aurait pu tirer profit davantage j'irai des du monde animal et de la médecine vétérinaire qui a traité un certain que s'il était nerveux je m'inflige intérimaire qui ait raid qui a traité des épidémies d'une manière je dirais de masse là je dis pas naturellement qu'il faut suivre tous les éléments mais que l'idée que l'on ne cesse à de wayne s me paraîtrait d'atterir à pouvoir faire avancer les choses et d'essayer de prévenir les risques d'épidémies épidémiologique que l'on connaît et puis quatrième le troisième le troisième point qu'avec un point d'avancé dire effectivement ça a été cité je vais pas revenir de si mais sur la tâche ans social val attachement au système social de notre pays par mes questions sont de trois ordres la première c'est justement l'a bien vu d'ailleurs que l'asie avec le contenu davantage l'épidémie parce qu'ils ont notamment fait des contrôles à la frontière donc est ce le retour à l'état nation auxquelles sont attachées les françaises et les français sens que je sois considéré comme un gros mot mais il véritablement comme également hubert védrine en parle de vous n'avez pas parlé j'étais un peu surpris du rôle de l'europe ou de la france dans l'europe ou de l'europe avec la france dans le cadre justement de cette pro texte stratégie de protection et d'indépendance sanitaires et industrielle et enfin je me permettrai de cité cité par hubert védrine laisse une phrase de thomas gomart donc directoire l'institut français des relations internationales et c'est un peu faire polémique mais c'est l'occasion d'y répondre est ce que vous ne pensez pas comme lui que le mode de gestion des entreprises a contaminé la sphère publique alors que leurs finalités sont fondamentalement différentes on a tenu les notions de plans et de planification pour obsolète au profit des outils de gestion à horizon trimestriels dans les business school on n'a cessé d'encourager l'hyper rotation des actifs la liquidité plutôt que la solidité moi ce que je disais non dans un certain nombre de réunions on a pu préférer la quantité des profits à la qualité des produits c'est dommage que fabien gay soit parti et on va terminer par bernard bilicki et en visio en face de nous faut qu'ils la drôme au hasard bernard les dernières questions qui vous sont adressés bon merci d'abord de ce questionnaire très complet donc moi aussi j'ai trouvé ça très intéressant un catherine loisier vous avez tout à fait raison de dire que un certain nombre d'étudiants se trouvent eux aussi en confinement isolé des réseaux et il n'ya qu'une réponse que j'aperçois ve c'est que on doit mettre en place des outils dans ces quartiers ou dans ces communes qui soient des outils garantie en numérique en aliments réseau est ouvert à tous à ceux qui font du télétravail et aux étudiants qu'ils font on peut mettre des espaces ouverts offert à ceux qui en ont besoin tant qu'on n'aura pas tous les appartements où toutes les maisons brand alimenter la réponse ne peut être que de service public et il est vrai que pour l'instant c'est pas c'est pas le cas je pense que les universités sont devant un problème extrêmement difficile et les étudiants devant un problème extrêmement difficile je pense qu'on doit les y aider moi je me rends compte tout à fait de ce que vous dites qu'en 50 % du territoire n'a pas le haut débit c'est très difficile de suivre de suivre les cours ou d'organiser des travaux en distance donc le rôle que jouait autrefois les bibliothèques elles il peut être joué par des espaces de travail à distance et c'est là la responsabilité de la puissance publique que de le faire ensuite vous me dites vous me dites il ya de l'opacité dans le monde de la finance et est ce que tout le monde veut résoudre cette opacité d'abord je sais pas si c'est possible de résoudre toujours l'opacité mais quand vous si vous reprenez les chiffres que j'ai donné à la louche finances officiel un dollar sur trois finance plus plus secrètes ou en tout cas moins contrôlé deux dollars sur trois alors vous vous mesurez vous mesurer la puissance de tout ça mais justement l'état ça sert à ça alors je jeudi en même temps à monsieur saumon pour moi la puissance publique je fais pas de différence entre l'état national l'union européenne et même les collectivités locales la puissance publique locale pour moi c'est un continuum dans lequel l'état national a un rôle majeur centrale parce que nous sommes une nation qui se reconnaît dans un état qui a d'ailleurs été formés par cet état ça sera une discussion historique un peu un peu longue et donc oui je pense que de que de ce point de vue là l'état a un rôle par exemple sur la question de la souveraineté énergétique et on aurait dû avoir un rôle en europe pour ne pas laisser se faire ce que les nos amis allemands ont fait c'est à dire ceux se draper dans la vertu entre guillemets ou dans la prétendue vertus anti nucléaires pour aller ouvrir des centrales à charbon en pologne parce que c'est ça qui s'est fait et donc c'est là où nous avons un dialogue une discussion un débat que j'espère intéressant enfin quels sont les atouts différencier de la france au fond c'est la question centrale ainsi si je n'avais qu'une question à garder anne-catherine ça serait celle là quels sont les atouts différencier de la france je pense que c'est un pays en fait magnifiquement équipe et c'est un pays avec une tradition de recherche est une tradition industrielle très grande c'est un pays qui a une histoire et c'est un pays qui a une identité encore une fois si vous regardez les tensions incroyable de la démocratie américaine aujourd'hui même nous sommes un pays qui a la chance d'avoir une histoire d'unités il nous revient de savoir si on va abandonner cette histoire d'unités aussi au contraire en vain on va la garder à part ça est ce qu'on a fait tout ce qu'on pouvait faire ces dernières décennies sur l'éducation par exemple on est quelques-uns jean pierre chevènement et moi par exemple avoir suivi la même ligne et a regretté que cette ligne n'est pas été continués notamment sur les fondamentaux je trouve qu'il ya des aspects de culture générale qui manquent mais on peut peut-être imaginer de l'éducation populaire qui suppléait un peu voyez que je je pousse l'idéalisme assez loin né dans les nécessités que nous allons vivre et le numérique joue un rôle imaginez qu'on n'abandonne pas la population parce qu'elle n'est pas formé à la situation qui est la sienne je pense par exemple à l'illettrisme jeu ça fait des années que je travaille sur cette question que je me suis engagé sur cette question je pense qu'on va trouver des outils qui vont permettre d' apporter une remédiation en situation d'illettrisme et donc le en tout cas le niveau général de formation de la france est un bon niveau général le niveau général de la main d'oeuvre en france est un bon niveau général la question est quelle réponse on apporte à ceux qui apercevant des temps sans emploi apercevant des emplois ne veulent pas aller vers ces emplois-là pense à des choses aussi simples que le bâtiment le la difficulté qu'ont les entrepreneurs du bâtiment à trouver de la main d'oeuvre alors que ya plein de jeunes qui sont en situation difficile c'est à se taper la tête contre les murs alors est ce qu'on a fait tout ce qu'on pouvait du point de vue de la défense de l'image de ses métiers l'apprentissage y participent parmi les succès des dernières années du gouvernement il ya le bon formidable de l'apprentissage a qui y ait une augmentation considérable du nombre d'apprentis et de leur image voilà en tout cas moi je crois que nous avons des atouts différentiel qui est il qu'ils sont absolument remarquable bien lourd l'aménagement du territoire et les territoires ruraux le mouvement des temps va ouvrir une fenêtre d'action sur ce sujet ça que je sens j'ai pas de preuve mais je crois ça et je crois en particulier que on peut harmoniser on l'a déjà ville est question de dax et lointain avec une présence humaine garantie quelqu'un à qui parler et un meilleur équipement numérique une formation numérique parce que moi je fais ça dans le dans le plan anti solitude que nous avons mis en place et dont je vous parlais il ya une partie initiation au numérique pour tout le monde y compris pour les plus éloignés de de l'instrument moi je crois ça possible mais ça veut pas dire qu'on doive pas reprendre les réflexions antérieur je suis tout à fait d'accord pour le faire et alors monsieur salmon est ce que le numérique est la solution où le problème ben comme toujours on sait depuis esope que la langue est le meilleur et le pire le numérique ça peu isolé mais ça peut réunir en même temps une partie de la résolution de ces questions je crois peut-être naïvement qu'elle est entre les mains des gouvernants pourquoi les gouvernants quel qu'il soit vous en êtes tous des gouvernants pourquoi parce que je pense que l'essentiel de la responsabilité publique c'est pas d'apporter des réponses toutes faites c'est de donner aux gens des raisons de vivre de vivre ensemble de se comprendre et toutes les questions de laïcité sont extrêmement lié à ça comment est ce qu'on peut faire comprendre vous voyez les débats internationaux y compris comment est ce qu'on peut faire comprendre que nous nous avons un principe qui est un principe de protection de liberté et de respect des opinions liberté y compris de critiques et en même temps de respect de compréhension mutuelle et vous voyez que toujours dans ces questions je prends l'exemple de laïcité mais on pourrait prendre des domaines qui me sont plus proche encore dans ces questions là soit les interlocuteurs n'entendent que défense et promotion des libertés de tout dire soit l'autre volet qui est respecté et il faut faire comprendre que précisément la démarche qui permet de réunir les deux c'est ça notre principe de vie et donc le numérique au fond ce ça participe de ça et c'est un outil tellement extraordinaire que qu'on peut pas sans qu'on peut pas s'en priver est ce que la consommation est le but de tout non non et ça fait partie aussi de nos principes de vie en commun nous pensons que ça ne se se limite pas à ça que que la réussite c'est pas la rolex comme on va dire suffisamment souvent en tout cas moi je le croise et je continuerai à le croire et elle dira même imprudemment alors serge mérillou là bas est ce que le mot de plan est bien choisi je peux tout à fait entendre les questions sur ce sujet pour collège choisi parce que c'est un mot historique parce que en le reprenant je relevais comme on disait autrefois d'un titre de noblesse je relevais une tradition qui est une tradition vital pour l'avenir dans notre pays car comme vous je crois qu'on a besoin de cette de cette vision de long terme pour arrêter un cap qu'on suivra et vous avez tout à fait raison de dire que les décisions de court terme elles sont liées aux décisions de long terme je suis complètement d'accord sur ce sujet les chantiers navals déjà répondu un mot sur le c'est à dieu sexe a été critiquée dieu sait qu'on a eu des débats y compris dans les rangs de delà de la formation politique qui est la mienne sur ce sujet qu'est ce qui s'est passé qui a profité du ces temps c'est la france dont le chiffre d'affaires à l'exportation notamment dans le domaine agricole avec les pays concernés c'est à exploser les grands bénéficiaires du cétacé nous ça a été nous dans la période de convient de vivre j'ai lu le rapport j'ai peint philippe peut-être du canada oui non mais c'est non je crois que ce sont des chiffres établis bon et donc normes et le mercosur sait pas on n'a pas fait justement voilà donc on peut avoir du discernement et je crois que c'était assez juste olivier rythm and vous disiez que j'étais opposé au confinement généralisée c'est vrai et d'ailleurs on n'a pas eu le confinement généralisée j'avais cité trois domaines dans lesquels il me paraissait nécessaire de garder au contraire les choses ouverte en prenant les précautions nécessaires premier domaine l'école si vous fermez l'école vous fermez le pays deuxième domaine les lieux de travail je vais trouver catastrophique que le travail s'interrompit dans un certain nombre de secteurs et troisième domaine les ehpad et c'est 3 domaines sont demeurés en effet ouvert et donc de ce point de vue là je n'ai je n'ai pas changé de jeunes je n'ai pas changé de ligne alors vous dites tout change oui tout change d'une certaine manière heureusement de héraclite disait déjà ça il ya quelques temps donc tout change tout bouge to cool mais notre privilège à nous c'est de pouvoir non pas prévoir ce qui va se passer mais réduire les incertitudes si je devais définir le une des missions essentielles de ce commissariat au plan nous sommes là face aux décideurs et aux citoyens pour participer à la réduction des incertitudes sur le numérique sur l'énergie il ya des incertitudes qu'on peut réduire pour avoir une action cohérente une démarche cohérente alors monsieur saumon j'ai un fils vétérinaire donc je l'appuie tout à fait et vétérinaire spécialiste de virologie et notamment 2-2 d'épidémiologie dans le troupeau donc c'est dire à quel point je me sens en phase avec vous qu'est ce qui fait que l'asie a mieux résisté à ça je vais risquer une réponse peut-être n est pas du tout admise mais il avait déjà des masques et ne se touchaient pas depuis des décennies et peut-être d'anciens au japonais bien davantage est ce qu'il y a un lien de cause à effet entre les attitudes de vie qu'ils ont adoptés et l'heure des rencontres très ancienne avec des épidémies c'est possible c'est possible et je suis assez prêt à parier qu'après cette épidémie là on s'embrassera - et on se salue ras de plus loin que ne le faisait avant non mais comme la vie privée ne me regarde pas je vous je puis tout à fait admettre que vous ayez des choix différents mais mais mais il me semble que non je pense que que notre manière de notre proximité physique a joué un rôle dans la propagation de l'épidémie en tout cas je suis absolument certain dans un département comme le mien les vacances de l'été sur la côte basque et l'extrême liberté que les gens à adopter a joué un rôle dans leur démarrage de l'épidémie je n'ai aucun doute de ce point de vue là et enfin bernard biya distance oui je suis d'accord pour qu'on regarde parmi les questions de souveraineté pharmaceutique et la question des vaccins de la grippe en effet je je je promet en tout cas une intervention rapide sur ce sur ce sujet je vais je vais essayer de d'expliquer pourquoi on en est là et peut-être de suggérer des des éléments de réaction voilà merci en tout cas c'était pour moi très très précieux de vous rencontrer merci monsieur le haut commissaire je pense que la durée de la l'audition vous montre l'intérêt que nous portons à votre avis moi je retiens peut-être quelques éléments la place de la politique qui a été l'objet de plusieurs plusieurs interventions et d'une prise de voilà vous avez pu suivre l'audition de françois bayrou haut commissaire au plan il était auditionné ce matin par les sénateurs membres de la commission des affaires économiques à présent nous vous proposons de suivre une autre audition celle de denis massiglia président du comité national olympique et sportif français il était auditionné ce matin par les sénateurs membres de la commission des affaires culturelles je vous propose de regarder leurs échanges et on se retrouve après je souhaite quand même faire une minute de retour sur la situation post lima et quand je dis lima c'est parce que lima était la ville où le cio a décidé d'attribuer les jeux olympiques et paralympiques de 2024 à paris nous avons rêvé pendant 6 ans 6 ans on a préparé cette candidature que le fait d'obtenir l'organisation pouvait changer la place du sport dans la société française et que cette place serait concrétisée à l'issue des jeux de 2024 je pense qu'on ne peut pas occulter le fait que 2017 a été pour nous une année 2010 8 plus exactement puisque 2017 c'était l'année de la décision que 2018 a été pour nous une année compliquée au sens que alors qu'on pouvait s'attendre à un élan ou une impulsion et une place accrue en vue de l'échéance de 2024 ça n'a pas du tout été le cas et je rappelle que ça a généré chez nous une pétition c'était une grande première de faire une pétition au niveau du moment sportif pour expliquer qu'on ne pouvait pas avoir une échéance comme celle qui nous attendait et ne pas se donner les moyens à la fois de la réussir et aussi de pouvoir compter sur cette échéance pour ce qu'elle allait déclencher en termes de positionnement du sport dans la société française après on est devant aujourd'hui une crise qui met encore plus en évidence les difficultés que je viens d'expliquer donc effectivement comment s'étonner à partir du moment où on n'a pas donné au sport et au mouvement sportif qu'il anime la considération et les moyens auquel il pouvait s'attendre que en période de crise il ne sera pas reconnue comme faisant partie des priorités de la nation c'est quelque chose qui est apparu totalement évident aux yeux des acteurs du mouvement sportif et je rappelle quand même que celui ci ça me paraît important de le souligner est le premier des mouvements associatifs français nous avons 90 fédération qui sont affiliés au cnosf plus une quinzaine de fédérations qui sont des membres associés lesquels rassemblent au total plus de 160 mille club et qui sont animés par 2,5 à 3 millions de bénévoles et rassemble au total pratiquement 10 7 millions de personnes licenciées si on compte aussi toutes les personnes qui sont passés un jour par un club et qui savent ce que le club leur a apporté ça fait quand même du monde et ça dure depuis des années et des années et c'est pas envie de faire un comparatif avec la culture mais si on regarde tous les discours des décideurs politiques le mot culture apparaît pratiquement systématiquement le monde fournier jamais ou très peu souvent et parmi les derniers discours que l'on a entendu il a figuré dans le dernier discours du premier ministre mais de manière extrêmement fugitive donc c'est vrai que nous avons un vrai problème de considération de ce qu'est la chose sportive par rapport aux élites qu'il dirige la nation quelle que soit leur origine et c'est valable pour la droite pour la gauche et pour lorsqu'ali droite ni gauche donc aujourd'hui avec la crise qui nous touche le problème est encore plus sensible et on va distinguer si vous voulez deux choses la sortie du premier confinement où on a imaginé un certain nombre de dispositifs qui permettait d'aider les différents secteurs d'activité y compris le sport et puis ce qui se passe actuellement donc pour ce qui est du premier sujet c'est à dire on se met quelques semaines voire quelques mois en arrière une chose est certaine pour le ministère de l'économie et des finances le sport français n'existent qu'à partir de ce qu'il peut rapporter de manière tangible à l'état c'est à dire le sport professionnel c'est incontestable que le sport professionnel rapporte beaucoup plus à l'état que ce qui lui coûte et tout ce qui concerne les associations employeurs sur 157 mille associations qui sont aujourd'hui affilié à une fédération et certaines seront faits liés à plusieurs fédérations on peut on peut dire que entre guillemets seulement 25 mille sont des associations employeurs ce qui veut dire qu'il en reste quand même 125000 qui sont animés uniquement par des bénévoles ces 125 mille associations échappe totalement au radar de bercy parce que elles n'apportent pas en monnaie sonnante et trébuchante quelque chose sur ce qui peut être lié à l'emploi et parce que n'étant pas des associations professionnelles il est évident que elle ne rapporte pas non plus sur ce sujet là donc une fois qu'on a dit ça nous on est bien obligé de dire que ces 125 mille associations et les autres y participent évidemment elles sont quand même essentiel pour tout ce qui est création de lien social a pour une éducation et je dirais à la fin seulement apport de santé même si dans les circonstances actuelles c'est quelque chose de fondamental mais on n'est pas les seuls à apporter quelque chose en terme de santé par contre je crois qu'on est les seuls à apporter quelque chose en terme de lien social et d'éducation parce que si vous n'avez pas un éducateur pour s'occuper des jeunes voir des adultes vous n'avez pas ce que l'on appelle vulgairement les valeurs du sport qui peuvent être diffusées ici et là vers ceux qui les pratiquent donc une fois qu'on a dit ça on a plusieurs problèmes aujourd'hui qui se pose avec l'arrêt je veux dire l'arrêt de la nation puisque c'est la nation qui est quasiment à l'arrêt même si certain nombre d'activités sont évidemment autorisé le sport professionnel continu alors on va dire quand même que c'est une très bonne chose par rapport à l'arrêt qui avait été ordonnée il ya quelques mois et qui avait fait de nous le seul pays où le sport professionnel s'était arrêtée avec quelques difficultés relatives aux droits de télévision et puis aussi aux contestations qui ont suivi par rapport aux résultats aujourd'hui le sport professionnel peut continuer mais pour autant on va distinguer ceux qui sont avec des droits de télévision importants et ceux qui n'ont pas ou peu de droits de télévision parmi les sports que les droits de télévision qui peuvent continuer il ya que le football et de rugby actuellement même le basket c'est quand même un sport important n'a plus de contrat télévision qui lui permettent d'avoir des droits et heureusement key à la chaîne sport en france qui a été créé par le comité olympique est l'équipe qui relaie les matchs de basket de jeep élite sport en france aux armes aussi la promotion de la pro b et de la ligue féminine de basket et je parlerai un petit peu du sport professionnel féminin aussi après donc pour pour le sport crocs pour le foot qui est dépendant essentiellement des droits de télévision et avec le sujet mediapro qui n'est pas un petit sujet on se retrouve avec on va dire une forme de continuité à laquelle tous les clubs ont adhéré pour le rugby il ya un problème essentiel qui est liée à la perte de billetterie qui elle est un élément primordial dans le budget des clubs et de tout ce qui va avec parce que en termes de partenariats et d'organisation autour des matches il ya beaucoup de choses qui sont perdus actuellement et même les indemnités qui sont proposées ne suffiront jamais à compenser la perte budgétaires liées à l'organisation des matches je veux juste dire que si les 107 millions prévus et sanctuariser au niveau de bercy pour dédommager en termes de perte de billetterie sont reconnus comme pouvant être distribuée par la commission européenne pour autant la perte sèche de billetterie de marketing de roland-garros sur se situe à 100 millions vous avez juste un échelonnement des valeurs entre ce qui peut être donnée est le coût réel de l'interdiction de billetterie pour tous et tous ces sports après il ya le sport semi-professionnels ce que je qualifierais alors je le qualifiais comme ça parce que même si les professionnels il est moins dépendant des droits de télévision et là on a une vraie problématique parce que aujourd'hui sans billetterie ça on recettes de télévision sans partenariat ça coûte beaucoup plus cher de continuer que si on arrête mais si on arrête c'est une décision fédérale et on ne peut pas prétendre aux mêmes aides que si c'était une décision entre guillemets d'obligations gouvernementales donc on se retrouve pour tous ces sports avec une équation extrêmement difficile à résoudre qui fait que les lits pro de ces sports et les fédérations se réunissent tous les jours pour dire ben on diffère ont fait un arrêt de de quelques semaines donc personne ne peut prendre aujourd'hui une décision qui s'inscrivent dans la durée compte tenu aussi du fait qu'on sait pas quand on pourra reprendre une activité normale et puis jeté un éclairage sur le sport pro féminin qui était déjà en difficulté auparavant qui l'est encore plus aujourd'hui salle sans un plan de sauvetage du sport au féminin il y aura plus de sport pro féminine demain on peut pas demander aux clubs éternellement de perdre de l'argent et pourtant et pourtant ça devrait être une priorité de pouvoir permettre aux jeunes filles et lorsqu'elles deviendront un peu plus tard aux jeunes d'athlète féminine de pouvoir s'exprimer dans un sport professionnel féminin comme c'est le cas dans d'autres pays il ya un vrai sujet a développé sur le côté pour féminin nous nous avons maintenant à voir quelle est la problématique de tous ceux qui ne sont ni professionnel ni semi professionnels qui sont employeurs alors pour ceux qui son employeur et il ya une chance que à partir du moment où ils cessent leur activité les emplois sont pris en charge par le dispositif gouvernemental et sait très bien que le sport français puissent en bénéficier au même titre que d'autres secteurs d'activité reste la grande majorité des clubs les 125 milles dont je parlais tout à l'heure qui sont eux animée uniquement par des bénévoles alors la problématique aller simple qu'elle est l'actif de ces clubs mais leur actif c'est leur maman si les membres ne sont plus là demain ils ont plus d'actifs ils vont disparaître pas tous mais beaucoup leur deuxième active c'est les bénévoles qui les anime si les bénévoles n'ont plus d'activité est-ce qu'ils vont avoir l'esprit suffisamment chevillée au corps pour rester probablement que la plupart resteront ceux qui sont les plus anciens mais les plus anciens ont vocation aussi à ce que leur action diminue au fur et à mesure que l'âge avance donc on va se retrouver avec une vraie problématique de gestion de tous ces clubs amateurs animée uniquement par des bénévoles qui va se poser dès que [Musique] la pandémie sera finie alors si elle ne dure que trois quatre semaines ça ira si elle dure plus longtemps je suis extrêmement préoccupé par l'avenir de tout ce secteur amateur et c'est ce qui a justifié la lettre ouverte qu'on a faite au président de la république à un moment on le titre est illustratif ces sports en détresse c'est pas autre chose qu'une question de on est désemparés désemparé par le peu de considération dont on est l'objet alors que on considère qu' on a un rôle quand même important par rapport à la nation et ce qui est encore plus difficile à accepter c'est qu'on s'adresse à nous quand il ya un problème aujourd'hui on s'adresse à nous parce que il faut lutter contre la radicalisation et pourquoi pas puisque c'est aussi dans les ambitions sociétal du moment sportif que de pouvoir y contribuer mais pour autant il faut arrêter de promouvoir la pratique libre de promouvoir la pratique associative non fédérées parce que ceux qui aujourd'hui la meilleure garantie contre la radicalisation c'est d'avoir un club qui est sous couvert d'une fédération qui a un agrément si vous n'avez pas un guide une certaine organisation qui vous met des contraintes tout est libre et aujourd'hui j'aimerais qu'on fasse une enquête pour savoir quelles sont les associations qui sont aidées pas forcément par l'état mais par des collectivités territoriales et qui ne sont pas fédérer et qui sont des foyers de radicalisation ça va être intéressant quand même comme comme sujet on peut pas s'en prendre aux clubs fédérés alors que il ya autant de clubs non fédérées aujourd'hui qui sont ici est la bénéficiaire de dotation publique il faudra à un moment qu'on soit bien d'accord de faire le distinguo entre les associations fédérées et les associations qui ne le sont pas et je parle pas de la pratique libre elle a pris une certaine expansion ces dernières années là encore plus de possibilités du fait des des cours en ligne pendant qu vis des autres parce qu'à un moment lorsque la vie normale reprendra on reviendra aussi vers le côté associatif parce que la pratique libre a quand même quelques limites et notamment pour les jeunes et je veux pas finir sans parler des jeunes c'est pas parce que je suis un ancien enseignant que je dis ça mais prenez bien conscience de quelque chose aujourd'hui les jeunes ont une capacité physique qui est inférieure à celle qu'avait leurs aînés non je vais donc vous pour la plupart un jeune mais entre 30 secondes et une minute de plus qu'un jeune 10 à 50 ans pour faire 1 km en courant tout ça c'est la faute à une insuffisance d'activité physique voire au fait qu' il faut surtout pas leur dire qu'ils font de la compétition il faut surtout pas leur dire qu'il faut qu'ils aillent au bout de leurs limites auront jeune quand il a dix ans 12 ans 13 heures il a envie d'aller jusqu'au bout pour voir ce qu'il vaut il n'a pas forcément envie d'être champion olympique mais au moins pouvoir se confronter aux autres pouvoir aller jusqu'au bout de soi c'est extrêmement formateur et en même temps ça l'est sur le plan physique sur le plan mental et c'est ça qui manque aujourd'hui est le cri d'alarmé qu'on donne tous et attention on se prépare dans peut-être 20 30 40 ans une crise sanitaire à côté de laquelle celle du co vide ne sera pas grand chose la crise sanitaire du à l'inactivité physique à l'insuffisance de capacités des jeunes d'aujourd'hui va se traduire par davantage de maladies cardiovasculaires et autres c'est déjà le cas aujourd'hui l'union européenne a signé à tirer le signal d'alarmé dessus donc je le tire aussi si on ne fait pas de la pratique sportive des jeunes une priorité de la nation on va droit à une catastrophe nationale merci de votre attention jeu disponible pour vos questions et j'ai oublié de présenter julie laver qui et la directrice des relations institutionnelles du cnosf qui peut aussi répondre à mes côtés merci monsieur le président je vais transmettre sans plus tarder la parole à jean jacques lozach pour entamer une première série de questions journal le jacques et le rapporteur des crédits budgétaires du sport merci président j'espère que vous tendez correctement oui oui le président de business et d'il y a bien résumé la situation à travers cette lettre ouverte que le mouvement sportif unanime avait très surprise dans la république du 26 octobre dernier et depuis je dois dire que les lis les signaux d'alarmé pour ne pas dire les cris de détresse se multiplient de jour en jour aussi bien c'est concerne le sport professionnel que le sport amateur sans oublier d'ailleurs les loisirs sportifs marchand je pense en particulier à toutes ces salles de sport ses 6500 salle de sport en france qui sont aujourd'hui à l'arrêt et la première question je voudrais poser à 1 denis masseglia c'est elle que là la réponse budgétaire puisque nous sommes à quelques jours du débat budgétaire sénatoriales est-ce que la réponse budgétaire qui nous est aujourd'hui proposée par l'état et est suffisant pour pour faire face justement à cette situation très très très délicate deuxièmement va je voulais revenir sur les 107 millions d'euros qui était aujourd'hui en débat à bruxelles mais apparemment on n'a pas de réponse encore précises comme vous l'avez indiqué tout à l'heure donc je passe là dessus mais en ce qui concerne puisque vous avez débuté votre propos liminaire en faisant référence à la préparation des jeux olympiques je voulais savoir si si à vos yeux ce qu'on appelle l'héritage olympique et notamment le volet de la étage olympique concernant le développement du nombre de pratiquants puisque l'objectif c'était plus 3 millions de pratiquants est que ces objectifs là ne doit pas être aujourd'hui au regard de l'actualité réévaluez prévalu et d'autre part je voudrais vous demander une question un peu de direct mais à propos des échanges entre l'état et le mouvement sportif le 10 sport com comment ça se passe actuellement parce que on n'a pas l'impression qu'il y ait au niveau de matignon et en présence du premier ministre qui était quand même l'ancien dijonnais plomb c'est un délégué interministériel aux jeux olympiques on n'a pas l'impression qu'il y ait des réunions des échanges directs et que tout se passe au niveau des conseillers du cabinet ce que vous pouvez nous apporter quelques éléments de précision là dessus et puis enfin deux dernières questions très fait très rapide vous savez on est très remontés ici dans notre commission culture au sénat sur ce qui s'est passé dans le débat concernant le sport entreprise au plfss elle puisque il ya une sorte de retournement de situation de la position gouvernementale et dans le cadre de la remise en cause de cet amendement de la loi zap qui considéraient qu'il ne considérait plus comme un avantage en nature pour une entreprise la mise à disposition d'équipements hung est tout simplement toutes les aides qui pouvaient être apportées pour développer le sport d'entreprise ont des savoirs ce qui abrogeait spx cette sorte de volte face par rapport à ce que on appelait l'amendement adidas et puis enfin une dernière crainte une dernière inquiétude puisque nous sommes au sénat et le sénat est toujours très sensible à ce qui se passe tous les territoires et notamment lorsque les collectivités locales sont se sont impliqués je pense au centre de préparation aux jeux olympiques parce qu'aujourd'hui nous nous sommes arrivés à 1 619 sites qui ont été labellisés et ça n'est pas fini qu'est-ce qui dira d'autres arbitrages qui sont aujourd'hui attendu ans quand on regarde quand on décortique les budget on s'aperçoit que pour justement et aider notamment les investissements qui sont prévus pour réactualiser en quelque sorte et des équipements afin de recevoir des équipes nationales ou internationales il n'y a que 20 millions d'euros 2 prévus sur deux ans 14 pour l'année prochaine et 6 millions d'euros en 2022 est ce que cette crainte à vos yeux et était justifiée voilà quelques quelques questions préalables monsieur le président si ces présidents merci jean jacques il a posé beaucoup de questions j'ai commencé par un sujet mathématiques est ce que vous pensez qu'il est logique de prévoir 3 millions de plus de pratiquants sur un homme qu'on ne sait pas évaluer puisque c'est des pratiquants qui ne sont pas licenciés donc c'est une estimation et on estime qui a peut-être 15 peut-être 20 peut-être 1 5 million de gens qui pratiquent en dehors d'un club fédéré à partir du moment où on ne sait pas évaluer ce moment il me semble assez illogique d'imaginer qu'il puisse augmenter c'est juste une question d'appréciation mathématiques pour autant à partir du moment où il y aura plus de pratique sportive on va dire que tous les secteurs d'activités liés au sto en profiterez que ce soit le club fédéré que ce soit le secteur marchand que ce soit la pratique individuelle donc je suis évidemment favorable est éminemment favorable à ce qu'il y ait une incitation à la pratique sportive quelle qu'elle soit et à un moment donné ça sera à nous de montrer que pratiquée dans un club est plus intéressant s'en vient au problème du budget évoquée par jean jacques s'est dit tout à l'heure que la plupart des associations amateurs n'étaient pas sous le radar de bercy donc pour qu'elle le soit qu'est ce qu'on peut faire d'abord leur demander à elle ce qu'elle attendait quel est l'état de leur situation dont nous avons lancé depuis la semaine dernière une vaste enquête auprès des clubs alors c'est parfois un peu long pour que la déclinaison depuis la fédération jusqu'au club se fasse en particulier pour les fédérations un effectif important on est ce matin avec seize mille clubs qui ont répondu je pense que combien pas encore des clubs de foot de tennis de ruby qui ont répondu ça va forcément augmenter de manière assez rapide et nous attendons une réponse pour le 10 novembre de façon à pouvoir indiqué dans un premier temps qu'elle est la perte de membres quelle est la perte de licenciés quelle est la perte en recettes qui est occasionnée et pas simplement par les cotisations mais aussi par tous les à-côtés du type billetterie du type petit partenariat mécénat le club qui organisait un loto une soirée pour arrondir les fins de mois etc qui nous permettra d'avoir une meilleure estimation de ce qui peut être entre guillemets le manque à gagner du mouvement sportif associatif même si par ailleurs on nous rétorque assez souvent que oui mais comme il n'y a pas d'activité n'y a pas de charge c'est pas vrai ça il ya moins de charges mais y'a pas à dire il n'y a pas de charge et on peut on connaître évidemment qui en a - dont ce que nous souhaitons c'est que il y est d'abord une indemnité que je qualifierais d'urgence parce que effectivement les clubs qui sont dans la difficulté doivent être aidés pour pouvoir continuer leur action et puis il ya tous tout le dispositif lié au plan de relance qui peut être ensuite mis mis en place je sais que le plan de relance est quelque chose qui a été évoqué par jean jacques lozach dans le cadre de ce qu'on pouvait appeler le passeport sport ou une allocation sportive de rentrée je crois que si demain à la reprise à la relance il n'y avait pas ce dispositif ce serait une faute grave donc il faut que les uns et les autres nous militions pour qu'il y ait une incitation aux familles qui ne doit pas être comptée comme dans le cadre du budget sport c'est une aide aux familles comme il ya une aide à la rentrée scolaire combien une allocation de rentrée scolaire comme il ya un passeport culture même s'il n'a pas donné les effets escomptés mais peuvent tout garantir qu'un passeport sport lui donnerait les effets escomptés en tout cas il est attendu on a demandé aussi dans l' enquête quels étaient les préconisations que les clubs souhaiteraient pour ce passeport sport avec évidemment les limites pour les jeunes pour des conditions de ressources et autres qui pourrait être fixé sur celui ci donc ça c'est pour la relance pour le plan d'urgence il ya quelque chose qui est important qui concerne le fait que ça puisse passer par un dispositif qui a fait ses preuves je sais que beaucoup d'entre vous se sont posés la question de l'intérêt de l' agence nationale du sport pour avoir été un militant de la première heure pour une gouvernance partagée je peux dire aujourd'hui que l'organisation de l'agent national du sport elle fait l'unanimité et je dis bien l'unanimité chez les fédérations alors que ce n'était pas gagné au départ et donc pourquoi le fait parce que les fédérations se sont rendus compte d'un certain nombre de conduites et dans la gestion du cnrs le centre national de développement du sport précédent où parfois on aider de manière spectaculaire des associations qui ne faisait pas de licence et qui donc était plus des professionnels de la subvention que des professionnels de l'activité il n'y a pas mieux qu'une fédération pour connaître ces clubs que ce soit directement ou que ce soit par l'intermédiaire de ses structures déconcentrées et donc aujourd'hui il nous semble indispensable d'améliorer considérablement la dotation qui passe par les projets sportifs fédéraux parce que c'est la meilleure manière d'être sûr que l'aide au club va aller vers les clubs qui auront le plus d'actions à la matière donc quand le premier ministre a indiqué qu'il pouvait débloquer 122 millions dans le cadre du plan de relance et nous sommes avant la noce du deuxième confinement bon évidemment qu'on va pas faire la fine bouche et que on a approuvé avec satisfaction la décision qui a été prise pour autant et sans la comparer à d'autres secteurs d'activité on aurait peut-être pu prétendre à mieux et pour autant je tiens à attirer votre attention sur le fait que dans ces centaines de millions qui se divise en deux parties puissent y assez sur deux ans il ya 50 millions pour les équipements et on va dire pour la rénovation thermique et autres des équipements alors qu'il ya des équipements nouveaux à construire évidemment il ya 40 millions pour l'emploi j'ai attiré l'attention des deux ministres sur le fait que demander à des associations de créer des emplois dans une période où elles sont en difficultés de fonctionnement ça va être quand même très compliqué leur priorité va être de garder les emplois qu'elles le sont et puis ya entre guillemets seulement 30 millions pour le dispositif fédéral donc et sur ces 30 millions il y en a neuf qui vont à l'innovation technologique on aurait pu aussi nous consulter pour savoir où ils étaient les priorités mais il reste donc à la fin 20 millions 21 de dire 11 et 10 sur les deux ans qui arrive pour l'aide aux clubs via les fédérations l'aide supplémentaire au club via les fédérations c'est évident que c'est notoirement insuffisant et qui va falloir tenir compte des résultats de l' enquête que nous faisons pour que l'on puisse espérer sauver les clubs qui sont en difficulté et permettre à ceux qui ne sont pas encore en difficulté de ne pas l'être à la fin de la pandémie le l'estimation que l'on peut faire aujourd'hui je parle au conditionnel parce que pour certaines fédérations il n'y a pas de baisse de licence pour la plupart il ya une baisse significative il se pense que le chiffre moyen auquel on va arriver va être autour de 25% et si ça continue certainement supérieure à 25% donc nous avons une comparatif affaires au 31 octobre et on a prévu d'en faire un autre au 31 décembre le comparatif d'aujourd'hui même s'il n'est pas encore suffisamment précis je pense qu'il le sera dès les résultats de l' enquête à partir du 10 novembre sur 25% de licences en moins et de cotisations en moins je vous laisse faire le calcul nous sommes avec à peu près 15 millions de personnes licenciées si vous prenez donc le 25 % ça fait 4 millions de personnes vous multipliez par un chiffre moyen de 40 euros par licence a fait déjà 160 millions qui sont le manque à gagner du dispositif fédéral quant au club la cotisation est temps moyen entre trois et cinq fois voire dix fois le prix de la licence vous avez comme manque à gagner pratiquement le milliard d'euros qui concerne l'activité mouvement sportif donc c'est quand même pas des petits chiffres je dis pas qu'il faut indemniser à la hauteur de ce qui est perdu il faut juste avoir conscience de ce que ça peut représenter en termes de financement voilà je finis sur l'aspect budget sur le côté sport entreprise oui le vote qui a eu lieu au parlement nous a surpris on va dire fâché on a fait un communiqué de presse pour dire qu' on ne connaît absolument pas la décision qui avait été prise et si on considère que favoriser le sport en entreprise relève de un avantage en nature pour l'entreprise autant dire que le sport ne compte encore moins que ce qu'on pouvait imaginer dans les prévisions les plus optimistes donc j'ai vu hier qu' il y avait eu un accord entre la proposition formulée par votre collègue michel sa veine et les services de bercy mais pu suivre l'audition de denis masseglia président du comité national olympique et sportif français ils étaient auditionnés donc ce matin par les sénateurs membres de la commission des affaires culturelles c'est la fin de cette émission merci beaucoup de l'avoir suivi je vous rappelle que vous pouvez retrouver toute l'actualité parlementaire sur notre site internet publicsenat.fr je vous souhaite une excellente journée à tous [Musique]
François Bayrou