Interview Sabrina Roubache - Presqu' Incroyables Talents
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C'est pas moi qui l'ai choisi, c'est les Américains, c'est Netflix. Ils ont choisi Marseille parce que Marseille a une histoire très proche de celle des Etats-Unis, une grande mixité, beaucoup d'immigration, ravagée par la drogue à une certaine époque. Et ils ont dit que c'est probablement la plus américaine des villes.
Tourner à Paris c'est devenu compliqué, ils savaient qu'à Marseille ça serait techniquement plus facile. Donc voilà, il y a l'histoire de la ville et il y a la réalité technique des tournages. Il faut avoir vraiment, j'insiste sur ça, le goût du risque.
Se dire j'ai pas peur de toute manière et pour être joueur. C'est-à-dire qu'il faut avoir dans sa mécanique, il faut accepter de pouvoir perdre. Se débrouiller à peu près seul parce que quand tu ne démarres pas avec de gros moyens, il faut que tu saches faire quand même un minimum de choses tout seul.
Tu ne dormiras plus jamais pareil. C'est comme pour les enfants, sa boîte c'est pareil. J'ai eu ma fille, c'est moi.
J'ai dit plus jamais je dormirai pareil. Et j'ai même un ami qui me disait, plus t'es petit, c'est-à-dire des petites et moyennes entreprises comme moi, il me dit pour l'instant tu ne dors pas encore la nuit. Bon, quand tu deviendras beaucoup plus grosse, donc tu devras beaucoup d'argent à beaucoup.
C'est eux qui dormiront moins bien, toi tu dormiras très bien. Je suis vieille maintenant. C'est des rencontres tellement ornantes, notamment avec Athénaton.
A l'époque c'était un projet en premier, c'était juste après le Mia, donc un projet de court-métrage. Après arrive 97, l'école du micro d'argent, mais sous la même école, et 98 quand même. Donc ça c'est vraiment ce qui a lancé ma carrière.
Et j'ai commencé donc en production, donc j'étais stagiaire de prod, j'assiste les réals, je corrigeais les coquilles de scénarios. En fait c'est hyper organisé, on est quand même dans un métier d'organisation et de hiérarchie. Tout le travail qu'on faisait en amende, les scénarios, aller imprimer, les scénarios préparer, voir les productions, faire les repérages.
Et après au final voir une oeuvre, j'ai dit mon Dieu c'est ça que je veux faire. Parce que je n'ai pas trouvé meilleur moyen d'expression que de fabriquer des oeuvres, des films. Je ne sais pas quoi dire.
Bravo. Bravo. Bravo, ça subit.
Merci Sabrina. Merci à toi pour t'être aimé.
Sabrina Agresti Roubache